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  • Les adultes végétariens auraient été des enfants intelligents

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    LONDRES (Reuters) 

    Les enfants dont le quotient intellectuel est élevé sont davantage susceptibles de devenir végétariens en grandissant, selon le résultats d'une enquête publiée sur internet par le British Medical Journal.

    Cette étude, réalisée sur plus de 8.000 hommes et femmes âgés de 30 ans dont le QI avait été mesuré quand ils avaient dix ans, montre que plus leur QI était élevé, plus grandes ont été leur chances de devenir ou de se dire végétarien à l'âge adulte.

    Pour chaque hausse de 15 points de QI, la probabilité de devenir végétarien augmente de 38%, affirme l'étude. Après ajustement pour tenir compte de facteurs comme la catégorie sociale et l'éducation, le lien demeure.

    Plus de 33% des hommes et des femmes de l'étude se décrivent comme végétariens mais disent manger de la viande blanche et du poisson.

    Seulement un peu plus de 4% sont de stricts végétariens et 2,5% sont végétaliens, c'est à dire qu'ils ne consomment aucun produit d'origine animale, que ce soient des oeufs ou des produits laitiers.

    Les conclusions de cette étude, affirme le Dr Catherine Gale, épidémiologiste à l'université de Southampton en Angleterre, vont dans le même sens que d'autres études montrant que les personnes qui sont plus intelligentes ont tendance à s'alimenter plus sainement et à faire davantage de sport.

    « Les végétariens ont tendance à avoir une tension moins forte, moins de cholestérol et ont un risque moindre de mourir de maladie cardiaques coronariennes », a ajouté le médecin.
     
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    http://www.latribun e.fr/info/ Les-adultes- vegetariens- auraient- ete-des-enfants- intelligents- ~-OFROE-GB- VEGERATIENS- ETUDE-20061215TX T-$Db=News/ News.nsf

  • Barcelone 2008 : fin des corridas !

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    Par un article publié le 15 décembre dans le journal "El Païs", confirmé hier par le journal "Libération", nous apprenons que les arènes de "La Monumental" qui continuaient encore à accueillir des corridas à Barcelone dans la mesure où une société privée bénéficiait d'un droit d'utilisation, seront transformées en 2008 en marché à ciel ouvert !

    En effet, la mairie de Barcelone qui s'était déclarée ville anti-corrida en avril 2004 ne subventionnait plus les spectacles de torture. "El Païs" nous apprend que la société qui gérait la deuxième arène d'Espagne depuis 1993 jette l'éponge en raison des pertes : 24 000 euros par corrida !!!

    Les dernier sondages montrent que 70% des Catalans sont pour l'abolition de la barbarie des arènes (source El Païs).

    Un message à faire passer à nos politiciens qui n'ont toujours pas compris que les Français du sud de la France étaient comme ceux du nord dans leur immense majorité : ils refusent l'horreur tauromachique.

    Jean-Pierre Garrigues

    Président du CRAC

    www.anticorrida.com

    * * *

     

    Barcelona to be left without bullfights dpa German Press Agency

    Published: Friday December 15, 2006

    Madrid- Spain's second-biggest city Barcelona will be left without bullfights from 2008 onwards, the daily El Pais reported Friday. The company managing the 93-year-old Monumental bullring will close it over financial losses of more than 24,000 euros (31,500 dollars) per bullfight.

    The region of Catalonia is known for its critical attitude towards the "national spectacle" the rest of Spain takes pride in, but the decision to close the bullring was taken by the company without interference from the city council, according to El Pais.

    Deputy Mayor Jordi Portabella wants to convert the bullring into an open-air market.

    The Barcelona city council adopted a motion expressing its opposition to bullfights in 2004. More than 20 Catalan municipalities have declared themselves "anti-bullfight," often closing their bullrings.

    Polls show that over 70 per cent of Catalans back the abolition of the spectacle, said Manuel Cases of the animal rights association Adda, which regards bullfights as torture.

    Catalonia's critical attitude towards bullfights has been attributed to its liberal culture. The region seeking increasing autonomy from Spain also tends to distance itself from things seen as typically Spanish.

    © 2006 dpa German Press Agency

    http://rawstory.com/news/2006/Barcelona_to_be_left_without_bullfi_12152006.html

  • Silence, on assassine

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    Pour les noctambules téléphages, l'émission Tracks diffusée par Arte offre un exact reflet de l'Occident moderne tel qu'il ne va plus, abonné aux "performances" et autres "expériences-limites" propres à l'art contemporain, et flanqué de la Déesse Perversion en guise de grande ordonnatrice.

     

    Ainsi apprenait-on hier soir la tenue d'une exposition de "porn art" (dans le vaste Néant il y a toujours de la place pour tout) à Pigalle, haut-lieu parisien qui voit chaque jour débarquer son lot de sous-hommes en mal de sensations fortes et de perversions en tout genre.

     

    Et la dignité humaine là-dedans ?

     

    Évacuée, au même titre que l'Art et la Beauté.

     

    Piétinée. Assassinée. Et sans aucun remords, avec délectation même. Avec férocité, avec jubilation. Et morgue. Et défi.

     

    Se battre, jusqu'à la mort, pour que l'homme ne s'avilisse pas, y compris contre sa volonté : telle doit être notre ambition et tel doit être notre devoir. 

     

    On a pu découvrir au cours de l'émission une "performeuse" québécoise dont je tairai le nom à dessein, jeune femme d'une vingtaine d'années en slip et soutien-gorge coiffée d'une tête de truie, des traces de sang partout sur le corps, faisant irruption parmi les visiteurs de l'exposition. Cette "artiste" réalise également des portraits d'elle-même, des photographies où on la voit, toujours avec sa tête de truie, en cage et tenant un long couteau de boucher.

     

    La chair est triste, décidément, alors qu'elle est pourtant si belle, une fois débarrassée des profanateurs et des scories qui la salissent, fruits hideux aussi bien du puritanisme que de la débauche (mais nous savons bien que les deux vont ensemble).

     

    Voilà, sans doute, tout ce qu'il faut haïr de la Modernité. Voilà tout ce qui, en elle, est dangereux et qu'il faut combattre, farouchement. Il est impératif de se dresser contre ceux qui veulent, en se réduisant, réduire l'humain à rien, à moins que rien.

     

    Impératif de faire barrage à ceux qui, en assassinant la dignité de l'homme, assassinent l'homme lui-même. 

  • Morad El Hattab

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    "Être en présence d’un animal me donne l'impression d'être confronté à l'absolu car sa nature instinctive recouvre les douleurs comme les jouissances d'un étrange chemin plein de révélations. S'ajoutent à ces résonances, une sorte de vibration interne où se mêle l'harmonie d’un Tout, d’un Universel qui me fait être au monde.
     
     
    Avec mon chat, je veille sur chaque heure de son sommeil. Une brise de rien du tout sur l'océan de vivre. Un grand tracas d'amour qui monte jusqu'aux étoiles. La voûte céleste se peuple alors d’étoiles dont la lumière palpite dans ses yeux clairs, poudre d’astres qui nimbe la nuit bleue d’une aura de mystère.
     
     
    J’aime voir et sentir la liberté de nos amis les animaux, car dans leur liberté, il y a le meilleur dont rêve chaque être humain en secret, une grandeur qui mène haut, là où justement le vertige n'est plus frayeur mais soif plus grande encore, où se noie la vérité au fond d’un puits d’insouciance.
     
     
    Mon engagement pour susciter l’amour et le désir d’émerveillement, frontière entre le visible et l'indiscernable, se situe parfois dans un bain de silence où sombre l’ombre d’un moment. Cette douceur que l’on éprouve à respecter la vie, toutes les vies, est ouverture sur l'intense et dans nos soupirs se nouent peut-être l'aventure accessible de l'être humain et du destin des animaux."
     
     
    Moral El Hattab 

    (écrivain, philosophe, conférencier international, lauréat du Prix littéraire pour la Paix et la Tolérance, auteur des Chroniques d’un buveur de lune publiées aux éditions Albin Michel. Membre d'honneur du CRAC, Comité radicalement anti-corrida)

     
    Ses positions font l'objet de grandes polémiques au sein des milieux musulmans et ne sont pas sans susciter l'intérêt des médias. Influencée par l'éthique du philosophe juif Emmanuel Lévinas, sa pensée est profondément ancrée dans le respect de la dignité humaine et la recherche de la vérité. Comme Chirine Ebadi, Morad El Hattab est musulman et témoigne de l'universalité de certaines valeurs dites "occidentales" depuis le 11 septembre 2001 - une certaine conception des Droits de l'Homme, un certain universalisme kantien... Très marqué par Auschwitz, il s'insurge des propos révisionnistes qui dédramatisent la Shoah et lutte activement contre l'antijudaïsme. Il est le porte-parole d'une partie de la communauté musulmane républicaine, intégrationniste et laïque qui prône, entre autres, l'interdiction du port du voile à l'école - comme Chahrdott Djavann, iranienne musulmane naturalisée française. Sa pensée universelle contrebalance largement le discours "islamiste" de Tariq Ramadan.
     
    http://www.evene.fr/celebre/
    biographie/morad-el-hattab-15178.php 

     

  • The Body Shop se laisse racheter par L'Oréal : traîtrise !

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    The Body Shop a toujours été le chouchou des défenseurs des animaux : lobbying sur les listes de discussion et forums pour demander aux "amis des animaux" d’acheter cette marque, distribution d’échantillons dans la rue au nom de la cause animale (sic !). Et les étudiantes qui distribuent des échantillons L’Oréal devant les supermarchés, elles le font peut-être pour la cause féminine, qui sait ?

    Mais le vendredi 17 mars 2006, un crime a été commis : le méchant L’Oréal a osé faire main basse sur le gentil Body Shop. Sacrilège ! Les associations de protection animale contre-attaquent en demandant à leurs militants de boycotter The Body Shop. Pourquoi avoir attendu 2006, alors que Body Shop existe depuis 30 ans et traîne de nombreuses casseroles ? Pourquoi combattre les tests cosmétiques et ne rien faire, voire approuver les tests médicaux ? Quelle crédibilité a donc ce boycott ?

    Qui est The Body Shop ?

    Version défenseurs des animaux : Une marque artisanale de cosmétiques qui sentent bon la fraise et la vanille et puis ils ne testent pas sur les animaux, eux, même que c’est marqué sur les flacons et que les associations animales demandent d’acheter cette marque.

    Version consommateurs avertis : C’est super cher, pour ce que c’est !

    Version écologistes et défenseurs des droits des indigènes :The Body Shop est un de ces groupes mondiaux qui surfent habilement sur le marketing "éthico-vert". il n’y a rien de mal à cela, sauf que cette société a été épinglée plusieurs fois pour tromper le consommateur sur le commerce équitable et écologique.

    Survival International, Greenpeace London, Jon Entine d’Ethical Corporation Magazine, Michael Johnson d’International Management magazine etc., ont dénoncé cette compagnie pour être contre les syndicats, rémunérer faiblement ses salariés, exploiter les peuples indigènes (les indiens Kayapo au brésil, les indiens Pueblo aux US, etc.), tromper les consommateurs avec des produits faussement naturels (mais vraiment pétrochimiques : sopropyl myristate, petrolatum, triethanolmine, formol etc.) et faussement "sans cruauté" envers les animaux (des ingrédients à base de sous-produits animaux provenant des abattoirs, des ingrédients qui ont été testés sur les animaux avant 1991 etc.).

    Pour en savoir plus, lisez les articles :

    The Queen of Bubble Bath

    THE BODY SHOP FILE : Beyond "Shattered Image"

    What’s wrong with The Body Shop - a criticism of ’green’ consumerism

    Qui est L’Oréal ?

    Version écologistes et défenseurs des animaux :L’Oréal c’est un peu le McDonald’s de la cosmétique. C’est le plus grand, le plus puissant, le plus arrogant, alors c’est plus fédérateur de s’attaquer à lui, comme c’est plus fédérateur de stigmatiser McDo plutôt que Quick.

    L’Oréal est particulièrement haï par les défenseurs des animaux (sauf l’association PETA qui n’a jamais rien trouvé à redire sur lui) car il teste les molécules de ses nouveaux ingrédients sur les animaux (comme virtuellement toutes les marques cosmétiques, c’est la loi). Et puis, il est surtout responsable d’avoir fait reculer la législation européenne sur l’arrêt des tests cosmétiques, date qui aurait dû être appliquée en 1998, puis repoussée en 2003 pour être finalement adoptée en 2009. Pour en savoir plus, lisez, Lobby de la France pour continuer les tests cosmétiques sur animaux

    Paradoxalement, L’Oréal est également leader dans le domaine des méthodes substitutives à l’expérimentation animale en cosmétologie. Cette compagnie a, par exemple, dans sa besace les brevets Episkin®, SkinChip®, SkinEthic®. Son centre parisien d’essais cliniques est très connu dans le milieu estudiantin pour recruter régulièrement des volontaires afin de tester leurs produits de soin et de maquillage moyennant rémunération (autour de 100 euros).

    Il est grand temps que L’Oréal montre l’exemple et se décide, une bonne fois pour toutes, de n’utiliser que des méthodes substitutives en toxicologie. Le choix est large : test de diffusion de l’agarose, microphysiomètre, etc. Pour en savoir plus, lisez Les alternatives aux tests de toxicité sur animaux

    Les associations de protection animale et les tests cosmétiques

    En France, quand les richissimes associations animales dénoncent la "vivisection", leur stratégie est de s’assurer un maximum de donations par des campagnes ultra consensuelles tournant quasi exclusivement sur les chiens et les tests cosmétiques. En effet, c’est plus facile de manipuler l’émotion du grand public avec les photos de chiens [1] plutôt que de rongeurs [2], et puis, les tests cosmétiques [3], qui est pour ? Personne ! Mais le son de cloche est différent quand il s’agit de "recherche médicale".

    Les discours clairs et cohérents basés sur l’abolition de toute forme d’expérimentation animale sont savamment évités, pour ne fâcher aucun (potentiel) donateur.

    Un exemple symptomatique est le cas Fondation 30 millions d’amis qui focalise son discours "anti-vivisection" sur les tests cosmétiques [4]. Dans son dossier "les horreurs de l’expérimentation animale" diffusé sur son site, la fondation écrit : "Notre priorité reste aujourd’hui d’interdire l’expérimentation animale en cosmétologie, persuadée que le développement de nouveaux produits de beauté n’est pas un objectif nécessaire et suffisamment important pour justifier l’utilisation et la mort de milliers d’animaux".

    Condamner les tests cosmétiques, parce que c’est "frivole, inutile, pas nécessaire, pas suffisamment important ... ", renforce toujours plus l’idée qu’il y aurait des raisons sérieuses, importantes et nécessaires d’utiliser, d’empoisonner et de tuer des animaux. Ce n’est pas avec ce genre d’attitude ambiguë que l’on conscientise et informe le grand public sur l’expérimentation animale. C’est donner raison aux partisans de la vivisection !

    La médaille de l’hypocrisie revient à l’association britannique Naturewatch dont l’objectif autoproclamé est de faire des campagnes contre la cruauté sur animaux (campaigning against animal cruelty). Depuis juin 2000, cette association organise une campagne de boycott contre L’Oréal. Rien d’étonnant donc qu’elle demande à ses sympathisants de boycotter The Body Shop puisqu’il appartient dorénavant à L’Oréal [5].

    Malheureusement, pour NatureWatch, seule compte la lutte contre "la cruauté sur animaux" avec les tests cosmétiques. En effet, celle-ci n’hésite pas à encourager l’expérimentation animale dans les autres domaines en faisant la promotion des 3 R (Raffiner, Remplacer et Réduire) sur son site [6]. Les 3 R permettent à tout vivisecteur lambda de continuer, la conscience tranquille et avec la bénédiction des associations animales, d’expérimenter sur les animaux. Pour en savoir plus sur les 3 R, lisez :

    Le chapitre : Les 3 R, un cadeau pour les vivisecteurs

    L’article : Aren’t the 3Rs ("Reduce, Refine and Replace") the best way to phase out animal experiments ?

    Deux exemples de discours cohérents au milieu du marasme de la protection animale :

    Kathy Archibald, consultante scientifique pour l’EFMA :"EFMA ne soutient qu’un seul R : Rayer (l’expérimentation animale). Une pratique scientifiquement sans valeur ne peut être remplacée par une " alternative ". La science dispose déjà d’une pléthore de méthodes plus efficaces (et non " alternatives " !) ".

    André Menache, consultant scientifique pour Animal Aid : " Ceux qui soutiennent les 3R promulguent la vue "obligatoirement malveillante" de l’expérimentation animale et prétendent qu’on ne peut l’abolir jusqu’à ce que toutes les expériences, qui existent par millions, soient remplacées par des "alternatives". Ce serait un processus sans fin. Les expérimentateurs sur animaux déclarent que chaque expérience doit être certifiée au cas par cas pour obtenir une valeur scientifique et une justification. Cependant, ils ne sont pas prêts à le faire ".

    L’arnaque du marketing "Produits non testés sur les animaux"

    Les sites StopVivisection.info et VegAnimal.info ne recommandent aucune liste de type "produits sans cruauté ou produits cosmétiques non testés sur animaux" diffusée par des associations de protection animale, à cause d’un manque de cohérence et de fiabilité.

    Avant tout, ces listes mentionnent des marques dont les produits renferment de nombreuses substances chimiques. Pour les "amis des animaux", sachez que ces substances chimiques empoisonnent beaucoup plus d’animaux dans la nature que les quelques milliers d’animaux en labo pour tester les cosmétiques. Alors, ne négligez pas l’impact de ces poisons sur la faune !

    De plus, si ces marques ont bien une charte de non-tests sur animaux (au même titre que Nike peut avoir une charte de non-fabrication de chez chaussures par des enfants), elles ne peuvent pas garantir (mais ne font qu’affirmer sans qu’il n’y ait de travail d’investigation de la part des associations pour vérifier) que tous leurs fournisseurs n’aient jamais eu recours à l’expérimentation animale sur leurs ingrédients.

    Voici une analyse intéressante de la marque LUSH sur le marketing éthico-animal :

    « Il y a des sociétés de cosmétiques bien connues qui se conforment à tous les standards des organisations contre la cruauté et qui continuent à acheter des ingrédients à des sociétés qui font des tests sur les animaux. 

    Comment ? Voici quelques exemples :

    Les sociétés de cosmétiques peuvent acheter des ingrédients qui ne sont pas testés sur des animaux chez un fournisseur qui continue à tester d’autres ingrédients sur des animaux.

    Les sociétés de cosmétiques peuvent, tout en respectant les conseils donnés par des organisations contre la cruauté, utiliser des ingrédients qui ne sont pas testés pour leur utilisation dans les cosmétiques mais qui le sont pour leur utilisation dans les aliments. Prenons par exemple les colorants. Les couleurs doivent être re-testées si une société alimentaire veut augmenter la quantité qu’elle utilise. Pourquoi se donner la peine ? Sûrement nous devrions plutôt lutter pour réduire les niveaux d’ingrédients artificiels dans les aliments au lieu de l’utiliser comme une justification pour faire des tests sur les animaux.

    L’argent que vous dépensez sur des cosmétiques qui portent le signe officiel contre la cruauté pourrait peut-être utilisé pour les tests sur les animaux. »

    Commentaires de Franck Schrafstetter (ancien directeur de campagnes de l’association One Voice) : " Les listes de produits " sans cruauté ou non testés sur animaux " diffusées par des associations animales ne présentent qu’une fiabilité trop partielle, du fait qu’il n’y a pas d’audit. L’entreprise n’a aucun intérêt à financer un tel audit indépendant - la demande de produits non testés n’étant pas suffisamment significative - et les associations n’ont pas les moyens nécessaires. Par conséquent tout est une question d’honnêteté de l’entreprise qui elle-même doit être sûr de l’honnêteté des fournisseurs qui eux-mêmes... Bref, il y a tant de fournisseurs d’ingrédients dans tant de pays du monde que la traçabilité devient complexe... la confiance ne suffit plus, d’autant que certains considèrent ne pas tester parce que ne testant pas sous la réglementation des produits cosmétiques, mais sous celle des produits chimiques ! Nuance des mots, qui ne change rien aux faits sur les animaux. Et que penser de firmes qui apparaissent sur des listes non testés, mais qui apparaissent sur les listes rouge d’association écologiques, car contenant des produits particulièrement nocifs ? Faut-il une fois de plus séparer le combat pour la sauvegarde de la nature, de celui de l’homme et de l’animal ? Je crois que l’achat le plus fiable est celui de produits naturels - bio. Si la garantie n’est pas totale, elle est optimum, car exempt de nombreux produits de synthèse obligatoirement testés sur animaux, elle représente, à mon avis, la meilleure alternative pour la nature et la santé humaine. "

    Notes :

    [1] 21 000 chiens ont été utilisés au sein de l’UE pour l’année 2002.

    [2] Plus de 8 millions de rongeurs ont été utilisés au sein de l’UE pour l’année 2002.

    [3] 2 691 animaux ont été utilisés pour des tests cosmétiques au sein de l’UE en 2002.

    [4] Encore une stratégie marketing qui ne fâche personne et remplit le tiroir-caisse sans traiter en profondeur l’expérimentation animale : dans la rubrique "pétition contre l’expérimentation animale", la fondation 30 millions d’amis propose un pétition "DITES NON A L’EXPÉRIMENTATION ANIMALE POUR LES PRODUITS DE BEAUTÉ ". Super inutile comme pétition mais tellement consensuelle !

    [5] L’article publié dans The Guardian concernant l’appel au boycott de Body Shop par NatureWatch : Activists call Body Shop boycott.

    [6] " Naturewatch is strongly in favour of the 3Rs, as we believe that it provides a viable framework by which the use of animals in research may be improved and ultimately phased out ". Pour accéder à la rubrique 3 R du site de NatureWatch, cliquez ICI.

    http://www.stopvivisection.info/article.php3?id_article=131