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  • La logique des imbéciles

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    Défendre le chaton Oscar c’est bien, défendre TOUS les animaux, c’est mal !

    http://mouvementvegan.wordpress.com/

  • L'animal dans la philosophie contemporaine : une libération à venir ?

    Chimères 81 animalité

    Le dernier numéro de la revue Chimères, fondée par Deleuze et Guattari, vient de publier son dernier numéro sur   la question animale dans la pensée contemporaine, en mettant à l'honneur trois des plus importants philosophes animalistes de notre époque : Derrida, Deleuze et l'allemand Sloterdijk...

    Le numéro est tout simplement passionnant et contient une grande richesse d'articles sur cette question animale. L'article le plus engagé est celui qui s'intitule "Du droit des bêtes à la bêtise" dans lequel le philosophe Patrick Llored propose d'accorder des droits politiques aux animaux domestiques pour les sortir de l'esclavage dans lequel nous les avons  enfermés.

    D'autres articles tout aussi intéressants réfléchissent sur les liens étroits entre certaines formes de domination politique et celle qui s'exerce sur les animaux.

    Autrement dit, un numéro iconoclaste qui donne la parole à de vrais défenseurs des animaux, phénomène rare pour ne pas le signaler...

    Jaquis

    http://blogs.mediapart.fr/edition/droits-des-animaux/article/160214/lanimal-dans-la-philosophie-contemporaine-une-liberation-venir

  • Exécution de Marius pour "raisons génétiques" : un meurtre bureaucratique aux sinistres relents

    A vomir...

    "Dis maman, c'est quoi un patrimoine génétique original ?"

    Marius, girafon en parfaite santé, a été euthanasié dimanche matin par le zoo de Copenhague. Le zoo a expliqué n'avoir pas d'autre alternative. Malgré plusieurs pétitions d'internautes scandalisés et des offres de rachat du girafon, le zoo a refusé d'adopter une autre solution.

    Selon le zoo, "il n'y avait pas d'autre choix que de ne pas laisser le girafon devenir adulte", car le zoo est tenu d'éviter la consanguinité entre girafes et la castration aurait "été cruelle et aurait eu des effets indésirables". Impossible également de transférer l'animal dans un autre zoo pour des raisons génétiques, et le réintroduire en milieu naturel aurait été impossible car l'Afrique refuse d'accueillir plus de girafes.

    Dans le cadre de l’Association européenne des zoos et des aquariums (EAZA), il est en effet tenu d’éviter la consanguinité entre girafes.

    Pour des raisons génétiques, Marius n’a pas pu trouver refuge dans l’un des autres établissements du réseau de l’EAZA qui en compte 300. Pourtant, le parc animalier du Yorkshire à Doncaster (Angleterre), membre de l'EAZA, a indiqué à la BBC avoir contacté en urgence samedi ses collègues danois pour proposer d'adopter Marius, mais ne pas avoir reçu de réponse.

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    Il était pourtant en très bonne santé.

    Un zoo suédois, non soumis à la réglementation concernant les girafes, a révélé avoir demandé à récupérer Marius, sans réponse. Un imprésario vivant à Los Angeles avait même dit avoir trouvé un acheteur qui souhaitait placer le girafon dans son jardin de Bervely Hills : "Un de mes amis a proposé de l'accueillir chez lui, mais le zoo a refusé" a-t-il tweeté. Dès l'annonce de l'euthanasie, le zoo avait fait savoir que sa politique était de ne pas vendre ses animaux.

    A force de nier l'animal, les responsables du zoo en sont devenus des psychopathes.

    La preuve, la réaction du directeur du zoo est éloquente : "Nous abattons entre 20 et 30 animaux au zoo chaque année".

    Car la consanguinité est une bonne excuse ; Marius le girafon ne devait pas avoir les "bons gènes" : Le directeur scientifique du zoo a expliqué que le zoo gardait les animaux aux meilleurs gènes pour assurer une bonne reproduction.

    Car pour ce zoo, ce n'est pas l'individu qui compte, mais l'espèce. Ou plutôt, la génétique au nom de la protection animale. L'eugénisme dans son horreur.

    Et le pire, c'est que les associations de défense des animaux trouvent visiblement ça normal :

    "L’idée de sa mort a révolté des internautes. Samedi soir, plus de 3.200 d’entre eux étaient inscrits à un groupe Facebook appelé « Sauvez Marius ». Plus de 2.500 avaient signé une pétition en danois sur skrivunder.net, et près de 2.300 une autre pétition, en anglais, sur thepetitionsite.com.
    Cependant, la campagne en faveur du girafon a été ignorée par les deux principales associations de défense des animaux danoises, Dyrenes Beskyttelse (« protection des animaux ») et Anima (pour le véganisme)".

    Marius a été exécuté avec un pistolet d'abattage en début de matinée, a indiqué le porte-parole du zoo, Tobias Stenbaek Bro.

    Le vétérinaire Mads Bertelsen a expliqué comment il avait tué l’animal après qu’il a été attiré dehors grâce à de la nourriture. "Je me suis mis derrière le girafon avec ma carabine, et quand il s’est penché pour manger, je lui ai tiré dans le cerveau. Ça semble violent, mais ça veut dire que Marius n’a rien vu venir. Il a eu son bout de pain et puis il est mort", a-t-il expliqué.

    Une autopsie était en cours, à laquelle étaient conviés les visiteurs souhaitant y assister. L'animal finira dépecé pour nourrir les fauves.

    Le zoo ne s'attendait pas à cette émotion. «C'est toujours le droit des gens de protester. Mais bien sûr nous avons été étonnés»

    Ils ont fait de son abattage (et non "euthanasie") et de son autopsie (de quoi ?) un spectacle. Pour preuve, de nombreux enfants y ont assisté :

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    Un responsable de l'Association des zoos suédois, Jonas Wahlström, a dit comprendre l'euthanasie, mais s'est étonné de l'autopsie. «Si on annonçait ça dans les zoos suédois, je crois que le personnel se ferait presque lapider.

    Si c'est cela les zoos, alors oui, il faut les boycotter. Et dénoncer le programme EAZA s'il s'avère qu'il cautionne l'eugénisme.

    A rappeler que les îles Féroé, où se tient chaque année un grand massacre de dauphins, appartiennent au Danemark.

    Et que le Danemark organise aussi des chasses aux ours blancs.

    C'EST BEAU L'EUROPE !!

    Pour écrire votre indignation (sans injures) ou poser des questions sur le fonctionnement de EAZA vis à vis de cette politique eugéniste et de cette mort indigne : info@eaza.net

    Lien : http://www.franceinfo.fr/faits-divers/un-girafon-en-parfaite-sante-euthanasie-par-le-zoo-de-copenhague-1311997-2014-02-09

    http://fr.metrotime.be/2014/02/08/news/un-girafon-promis-a-leuthanasie-au-zoo-de-copenhague/

    http://www.leparisien.fr/societe/emotion-autour-de-l-euthanasie-d-un-girafon-au-zoo-de-copenhague-08-02-2014-3572839.php

    http://fr.news.yahoo.com/girafon-parfaite-sant%C3%A9-euthanasi%C3%A9-au-zoo-copenhague-144548876.html

    Lire aussi : http://lesbrindherbes.org/2013/02/22/la-chasse-a-lours-blanc-un-loisir-en-plein-essor-qui-ne-soucie-ni-la-france-ni-le-wwf/

    http://www.liberation.fr/terre/2005/02/07/le-groenland-vend-la-peau-de-l-ours-polaire-aux-touristes_508742

    http://le-terrier-de-meghann.over-blog.com/article-danemark-ou-tuer-un-girafon-en-bonne-sante-est-considere-comme-normal-122474687.html

  • Chacun doit boire le lait de son espèce pour le bien de tous

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    Voici un article intéressant pris sur le blog "Candeur Verte" (http://candeurverte.canalblog.com/archives/2013/01/26/26253586.html)

    Le lait de vache, le réflexe poison

    PARTIE 1

    Aujourd’hui, qui ne donne pas du « bon lait de vache » à ses enfants pour le petit déjeuner, ou le goûter ?

    Qui ne fait pas sa purée, son velouté avec du lait de vache ?

    Très peu de gens !

    Avec des pubs où les vaches ont l’air tellement heureux dans leur jolie prairie, qui pourrait se douter de l’enfer qui se cache derrière nos briques de lait ?

    Trop peu de gens.

    Il est grand temps de lever le voile de l’ignorance sur ce liquide.

    On veut nous faire croire que le lait de vache est bon pour notre santé et qu’il n’y a aucun risque à en consommer tous les jours et à tous les âges.

    Alors comment expliquer les intolérants au lactose ?

    Comment expliquer que dans les pays où l'on consomme le plus de lait d'origine animal, le taux d’ostéoporose soit terriblement plus élevé que dans les pays où le lait animal n’est qu’à peine présent ?

    Grand mystère n’est-ce pas ?

    Le saviez-vous ?

    • Le lait maternel contient 50% de calcium de plus que le lait de vache.
    • « Dans la nature, aucun animal, excepté l’être humain, ne consomme le lait d’une autre espèce. L’homme est le seul être vivant à continuer à boire du lait après l’âge adulte. Et il considère qu’un tel comportement alimentaire, pourtant contre nature, est essentiel pour sa survie! »

    Rien ne vaut l’allaitement de la mère à son enfant, ne l’oublions pas, le lait des femmes humaines et fait pour les bébés humains.

    Est-ce qu’on donne du lait humain aux petits veaux ?

    Non, alors pourquoi du lait de vache à nos enfants ? 

    Le lait maternel immunise les bébés contre toutes sortes de maladies, les aident à bien grandir et à se développer correctement.

    Pour faire du lait de vache, il faut que la vache ait un petit, donc on la féconde par insémination artificielle à l'aide d'un tube d'insémination qui dépose le sperme contenu dans la paillette à l'entrée de l'utérus.

    Voilà encore quelque chose de vraiment TRES naturel vous en conviendrez.

    Une fois que le petit veau est né, que devient-il ?

    On le laisse téter le premier lait de sa maman qui se nomme le colostrum et qui n’est pas commercialisable.

    Ensuite, on sépare le veau de sa mère.

    Les vaches à qui on arrache leurs petits sont perturbées, meuglent pendant plusieurs jours à la recherche de leurs enfants.

    Imaginez-vous mère ou père, on vous arrache votre enfant quelques jours après l’avoir mis au monde sur cette belle planète.

    Vous ne savez pas où est le fruit de vos entrailles, vous avez peur et vous êtes impuissant devant cette situation... 

    Tous les veaux mâles et la plupart des femelles sont tués pour être transformés en viande.  

      1°. Un déchirement.

    2°. Des retrouvailles.

    A vous de voir quelle vidéo vous préférez cautionner…

    Pour qu’une vache produise autant de lait qu’elle le fait actuellement on lui donne des antibiotiques pour parer sa fragilité.

    Cette surexploitation des animaux est à l’origine de nombreuses maladies, principalement des infections du pis, qui sont traitées au moyen de… médicaments !

    Elles ont souvent des mammites.

    « Ce que l'on sait encore moins, c'est que le lait contient aussi du pus, pudiquement appelé « cellules somatiques ». 

    C'est en effet par ces cellules somatiques que se traduisent les mastites à répétition dont sont victimes un tiers des vaches laitières. 

    Le taux de cellules somatiques d'un lait sain est inférieur à 100 000/ml, mais l'industrie laitière a le droit de mettre sur le marché du lait présentant un taux de 400 000/ml, taux qu'elle obtient en mélangeant des laits très contaminés avec des laits qui le sont moins. 

    On trouve aussi dans le lait des résidus anti-parasitaires, anti-inflammatoires, des pesticides et des aflatoxines fortement cancérigènes ». Peta 

    Dans les élevages industriels, les vaches sont traitées comme des « machines à fabriquer du lait ».

    Après quelques années la production de lait diminue fortement chez la vache qui n’est donc plus rentable.

    Elle est alors envoyée à l’abattoir.

    "Bon alors passons au bio !"

    Oui c’est déjà mieux que le non-bio, surtout pour les antibiotiques.

    Toutefois le veau est également séparé de sa mère après sa naissance pour être élevé seul et, après quelques mois, il est abattu pour être transformé en viande de veau bio.

    Le veau est parfois envoyé à l’engraissement dans des élevages conventionnels.

    Dans les élevages de masse traditionnels, le veau bio est détenu isolé et engraissé avec de la nourriture non naturelle, puis, après une vie de misère, il est abattu.

    Sa nourriture ne contient souvent pas de fer pour que la viande soit blanche et tendre, comme le veulent les consommateurs ; les veaux souffrent d’anémie.

    Ça aussi c’est vraiment naturel n’est-ce pas ?

    Les vaches ne sont pas des machines à lait, mais des êtres vivants qui ont besoin d’énergie absorbée sous forme de nourriture. Cette nourriture produit aussi des déchets polluants (urines et excréments). Et puis pour nourrir cette vache, il faut procéder de la même façon que pour les autres animaux d’élevages.

    Le calcium il n’y en a pas que dans le lait animal ! Si, si, c’est bien vrai !

     Le persil, le cresson, le soja, le sésame, l'orge, les pois chiches, les noisettes, les amandes, les pistaches, les figues sèches, les algues, les épinards, le brocoli, les choux fleurs, le céleri en branche, les navets et certains légumes verts feuillus, haricots secs, haricots blancs, les lentilles, le soja, les fruits secs... etc.

    Quel lait dans vos céréales du matin?

    Personnellement je ne bois jamais de lait tel quel, je n’ai jamais aimé cela, je préfère les infusions, par contre je les utilise quand je cuisine.

    Oh, et petite anecdote, j'ai grandi au lait de soja.

    Et j'ai beaucoup grandi ;) 

    Amande

     

    NOISETTE

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

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    1. Le lait d’amande : je l’utilise beaucoup pour faire mes purées, mes gâteaux, mes crêpes, etc.
    2. Le lait de noisette : un membre de ma famille qui le boit nature - mon testeur omnivore -  m’a dit : « Ce lait laisse un goût de pâte à tartiner dans la bouche ». Amateurs de Nutella [à bannir car non végan] et autres pâtes à tartiner, ce lait est fait pour vous.
    3. Le lait de soja : lui aussi je l'utilise beaucoup pour cuisiner, comme le lait d'amande.

    * Sachez qu'un grand nombre de laits peuvent être trouvés avec des goûts différents (vanille, chocolat...).

    Quelques autres laits : le lait d’avoine, le lait de riz, le lait d’épeautre, le lait de coco...

    Voici une jolie trouvaille de quelques minutes pour finir :

    http://candeurverte.canalblog.com/archives/2013/01/26/26253586.html

  • Ni jeune ni jolie

     

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    http://plaintecontre.wordpress.com/2013/09/19/ni-jeune-ni-jolie/

    En mai, au festival de Cannes, François Ozon a présenté un film où une jeune fille de dix-sept ans, d’un milieu favorisé, sans aucun besoin d’argent, décide de se prostituer.

    Le rôle est interprété par une mannequin correspondant parfaitement aux critères de beauté de son époque et on ne peut plus lisse.

    Avec ce film, la mannequin devenue actrice a obtenu de nombreux articles, des couvertures de magazines, et les éloges d’un certain nombre de critiques (Télérama, Le NouvelObs, L’Express, Les Inrocks…).

    Plusieurs de mes ami(e)s cinéphiles qui ont regretté de s’être déplacés pour ce qu’ils ont qualifié de « film médiocre » ou « vraiment mauvais », ont surtout souligné l’aspect totalement invraisemblable, voire ridicule, du scenario.

    L’héroïne ne rencontre pas de vraie difficulté dans l’exercice de sa « distraction » et on est bien loin de ce que vivent les personnes qui traversent cette expérience dans le réel. Loin de dissuader les jeunes de ce que Ozon en interview qualifie parfois de « fantasme » ou, parfois, quand même, de « comportement à risque », cette histoire n’aurait donc évidemment aucune prétention à éduquer quiconque ou délivrer un message.

    Sans doute est-ce un motif trop vulgaire pour le cinéaste…

    Le film a déjà fait plus de 400 000 entrées en France avec dans les salles des spectateurs de tous les âges.

    Trois mois avant, la marque Louis Vuitton avait eu la merveilleuse idée de transformer ses mannequins en prostituées de rue, déclinant cette mise en scène à la fois pour son défilé de mode et pour une vidéo promotionnelle.

    Là encore les filles étaient magnifiques et magnifiées dans une perspective totalement irréaliste. Ni viol, ni coups, ni saleté, bien évidemment.

    Faut-il donc rappeler que les prostituées ont entre 60 et 120 fois plus de risques d’être battues ou assassinées que les autres  personnes et qu’elles connaissaient un taux de mortalité 40 fois supérieur à la moyenne nationale ?

    « Dans une étude australienne (où l’exercice de la prostitution est légalisé), 81% des personnes interrogées ont déclaré avoir subi des sévices sexuels pendant l’exercice de leur activité.

    A Glasgow, 94% des personnes prostituées de rue interrogées ont subi une agression sexuelle, 75% ont été violées par un client. »

    80% des personnes en situation prostitutionnelle connaissent d’importants troubles psychotraumatiques : maltraitance, agression sexuelle pendant l’enfance, la corrélation entre la prostitution et les violences sexuelles subies pendant l’enfance est flagrante dans toutes les études :

    « En 2008 une étude australienne montre que 75% des personnes prostituées ont subi des violences sexuelles avant 16 ans, en mars 2010 le CFCV montre dans une étude faite sur les 187 appels de personnes prostituées reçus à la permanence viols femmes-informations de 1998 à fin 2007 que 100% ont été agressées sexuellement avant d’avoir été exposées à la prostitution.

    402 agresseurs ont été dénombrés soi une moyenne de 2,15 agresseurs par victime. »

    Certes, le cinéma et le markéting du luxe sont à des milliers de kilomètres de ces abominations obscènes qui ne les concernent pas…

    Mais là où Monsieur Ozon fait de la « fiction » et où l’industrie de la mode peut délirer avec des symboles qui ne font peut-être plus fantasmer que leurs acheteurs cyniques, aujourd’hui, en plein débat sur son abolition, les « journalistes » surenchérissent dans la mystification de la prostitution.

    Mais celles et ceux qui connaissent la prostitution de l’intérieur ne supportent plus ces inepties, car à l’inverse de ces cas où la « création », « l’art » – disons plutôt le divertissement – pouvaient encore servir d’alibi, le journalisme a pour mission de donner de l’information.

    Or, que ce soit par exemple dans les récents articles de Libé (très justement dénoncés par plusieurs blogues) ou sur Arte (qui n’est pourtant pas la chaîne télévisée la moins respectable) ces media imposent une vision tronquée, celle d’une prostitution « libre », d’un métier formidable que l’on choisit même quand on est issue d’une excellente famille et que l’on est entrée à Sciences Po : devenir "travailleuse du sexe".

    Ils mettent en lumière le « S.T.R.AS.S », qui porte si bien son nom, une minorité bruyante et agressive qui recouvre la réalité de vernis et de paillettes et dont les moyens d’action sont des plus malhonnêtes, parfois même terrifiants.

    Alors non, ces « journalistes » n’ont apparemment pas voulu rencontrer des survivantes de la prostitution, celles qui témoignent par ailleurs, celles qui ont été abîmées par la violence de ce quotidien qu’elles ont vécu, non ils ont choisi de rester dans un imaginaire qui les arrange, afin de pérenniser cette tradition de l’exploitation sexuelle des femmes et des enfants.

    Ces « journalistes » emploieront encore cette euphémisme mensonger de « travailleuses du sexe » pour désigner les personnes prostituées.

    Mais écoutons tour à tour Trisha Baptie, Rebecca Mott et Rosen Hicher  :

    "J’ai été prostituée plus de 15 ans et je n’ai jamais rencontré une seule « travailleuse du sexe ».

    Pour moi, cette expression sort de la bouche des gens qui endossent et exploitent la chosification des femmes (…)

    Pas une prostituée ne veut voir sa fille entrer dans cette industrie mangeuse d’âme.

    Je suis contre ce prétendu « travail du sexe », parce qu’il affecte non seulement les femmes qui y sont mais toutes les femmes et notre rapport au monde.

    Au Canada comme partout sur la Terre, des femmes – presque toutes appauvries et objets de racisme – sont amenées à cette industrie par la coercition, la violence et la tromperie.

    C’est parce que je veux la liberté pour TOUTES les femmes que je suis contre l’industrie qui nous vend comme jouets de masturbation.

    C’est une violence en soi, un viol, où l’argent ne fait qu’apaiser la conscience des hommes. (…)

    Quant au soi-disant « libre choix » de se faire baiser plusieurs fois par jour par des hommes anonymes, mon expérience est toute autre.

    Partout où il y a prostitution, il y a trafic sexuel, crime organisé, drogues et autres activités criminelles, et aucun pays n’arrive à les désenchevêtrer.

    Alors, pourquoi laisser une minuscule minorité de gens nous imposer leur individualisme, quand nous savons que toute la société en souffrira, et que ce seront surtout les femmes pauvres et les femmes de couleur dont les droits humains seront bafoués pour maintenir l’offre de sexe aux hommes sur demande ?"

    "Nous devons employer un langage qui désigne fortement et clairement cette destruction de notre être.

    Pour moi, les mots « femme prostituée » expriment ce que j’étais et comment cela n’a jamais été de ma faute, mais toujours un projet délibéré de couler ma vie dans un moule infernal en me faisant croire que c’était mon choix.

    Dire que l’on m’a prostituée, c’est attribuer carrément le blâme aux profiteurs du commerce du sexe, à chacun des prostitueurs qui ont fait le choix de me consommer, et surtout, c’est blâmer TOUS CEUX QUI SONT AU POUVOIR ET QUI NE FONT RIEN POUR METTRE FIN A LA PROSTITUTION ; en ne faisant rien, ils endossent la destruction de la classe prostituée.

    Être désignée femme ou fille prostituée, objet d’une prostitution, c’est voir et savoir à quel point l’on est dénuée de contrôle, sans voix et sans droits humains fondamentaux.

    Un des prétextes classiques pour ne pas employer ces mots, c’est de leur préférer plutôt l’expression « travailleuse du sexe », qui est apparemment politiquement correcte.

    Mais comme le savent la plupart des femmes ayant quitté la prostitution, « travailleuse du sexe» est l’expression que cherchent à imposer les lobbyistes du commerce du sexe ; elle est utilisée pour prétendre que la prostitution est une partie normale de la vie et pour cacher toute la violence et l’avilissement infligés aux personnes qui sont prostituées. 

    « Travailleur du sexe » est une expression totalement choquante, et je ne l’emploierai jamais, sauf pour expliquer pourquoi ELLE NE DEVRAIT JAMAIS ETRE EMPLOYEE."

     —

    "Comment peut-on parler de choix … le choix d’une victime, le choix d’être chaque jour violée, je l’ai fait et pourtant, je le dis et redis, ce n’était pas un choix de carrière mais un choix de survie.

    Toutes les femmes que j’ai rencontrées dans se système n’étaient pas volontaire mais s’étaient tout simplement égarées de la réalité.

    La peur au ventre, elles allaient vendre leur corps, pour quelques deniers. (…)

    Elles ont toutes souhaitées un jour une vie meilleure.

    Elles ont toutes rêvées vivre autre chose.

    Je suis et je resterai pour la pénalisation du client.

    Etre client, c’est se donner tous les droits et même d’acheter un corps donc celui de violer."

    —-

    Puisque l’âge moyen d’entrée dans la prostitution selon est de 14 ans, revenons à nos journalistes et à ce film, « Jeune et jolie », qu’ils aiment tant…

    Pourquoi n’ont-ils pas parlé des mineures dans cette émission hier ?

    90% des prostituées sont victimes de proxénétisme, 90 % d’entre elles viennent de pays étrangers, à peine pourra-t-on entendre les faits, dans ce débat à cinq contre une, bien courageuse alors qu’ils ne lui laissaient pas finir ses phrases…

    On comprend mieux pourquoi ce film d’Ozon a tant de succès auprès des « journalistes ».

    Pour les esclavagistes de la deuxième moitié du XXe siècle et du début du XXIe, la propagande est facile avec ces images de cinéma, quand la prostituée est souriante, pimpante et joyeuse comme l’était Julia Roberts dans « Pretty Woman », quand elle est bien blanche, « Jeune et Jolie »…

    Oui, il existe des prostituées jeunes et jolies.

    Mais si ces journalistes voulaient parler des jeunes qui se prostituent, peut-être auraient-ils dû vraiment se pencher sur les 10 000 mineur(e)s prostitué(e)s en France et les 40 000 étudiantes pour lesquelles la précarité est le premier facteur d’entrée dans la prostitution.

     Contrairement à François Ozon, la réalisatrice Emmanuelle Bercot, avant de filmer « Mes chères études », a non seulement eu l’intelligence mais surtout le mérite de se documenter sur son sujet.

    Il y a une semaine, exaspérée par tout ce tapage autour de la prétendue puissance des femmes qui se vendent, j’ai juste écrit « prostitution étudiante » dans la barre de recherche de mon ordinateur.

    Voici ce que j’ai trouvé en première réponse : un témoignage sous forme d’appel au secours sur le forum de « aufeminin.com » dans la rubrique « première fois » (!)

    (Les messages postés sont copiés tels quels, mais l’orthographe a parfois été rectifiée en raison des difficultés de lecture. Les adresses email ont été supprimées.)

    "Bonjour à toutes et à tous, voilà mon problème est simple et tristement réputé.

    Je vis à Paris, je suis en 1ère année de fac sauf que financièrement je ne m’en sors absolument pas.

    J’ai une vie familiale compliquée, mon père a sombré petit à petit étant alcoolique il a perdu son emploi, il a fait 4 cures de désintoxication mais rien n’y a fait il n’a jamais réussi à guérir, ses années de droits au chômage arrivent à terme dans peu de temps il n’aura donc plus aucun revenu, il vit chez ma grand mère et il ne peut pas même pas me donner ne serait ce que 20E par mois, ma mère gagne 1500E par mois ce qui tout juste suffisant pour payer le loyer et la nourriture…

    Actuellement je fais des études de consommations pour essayer de me faire de l’argent et je garde un petit garçon le week-end et le soir après les cours, mais je suis en restriction permanente malgré tout pour tout, je peux à peine m’acheter quelques vêtements et pour les sorties je n’y pense même pas…

    Je n’ai même pas le droit à une bourse !!!

    Les revenus de ma mère sont jugés trop " élevés" pour…

    En bref j’ai vraiment besoin d’aide, j’ai honte rien que de penser a me prostituer mais je ne vois pas d’autres choix pour avoir une vie plus convenable.

    Le poids est lourd à porter, je ne peux pas en parler à mes amis, et je ne sais pas à qui ( où ) m’adresser pour ça.

    SVP AIDEZ MOI, je suis prête à franchir le pas, si vous savez qui est intéressé ou autres envoyez moi un message.

    Merci d’avance pour vos réponses."

    Quelques personnes recommandent à cette jeune femme d’autres possibilités que la prostitution, lui disent d’aller voir une assistante sociale, des associations.

    Mais j’ai été sidérée de lire l’abondance de propositions, des hommes qui se précipitent sur la chair fraîche qui leur est livrée en pâture.

    Vito 75

    Héy’ baby girl ;- ) Je ss intéressé !! contacte moi !!

    rimk7593

    Je suis interesser contacte moi par email 

    Phil7515

    Bonjour.
    Je viens de lire votre annonce. Je suis un gentleman fin quarantaine. Si je peux vous aider, pourquoi ne pas faire connaissance?
    Au plaisir de vous rencontrer.

    bonjourdeparis

    moi je peux t’aider et meme te donner du plaisir !! contacte moi

    gilldav2011

    J’aimerais te rencontrer. Mon annonce est sérieuse. Je suis quelqu’un de propre et recherche une relation ephémère; N’hésite pas à me répondre.

    Samirh6

    je suis interesser par ton annonce, envoie moi une photo de toi par mail on se contacte 

    granadaheat

    Si le besoin s’en fait sentir
    Sérieux et avec délicatesse 
    Dispo demain

    manub

    Bonjour, je tombe par hasard sur votre message. Je suis un jh tres regulierement en deplacement à Paris, dans de beaux hotels et beaux lieu, peut etre voudriez vous m’accompagner de temps en temps, et nous pourrions discuter de ce que vous souhaitez comme relation et aide, merci de me laisser plus d’infos sur ce que vous desirerez, eventuellement un mail ou plutot un tel pour vous joindre, je serai sur Paris cette semaine et dispo.

    Benoith5

    Vas y fonce maintenant t’as pas d’autre solution si t’attends ce sera trop tard plus personne voudra de toi c sans doute le mieux à faire

    Alexandrel15

    bha moi je suis ok si tu veut

    zinefifay

    je suis très intéressé par ta proposition. Contactes-moi par mail.

    mimichael

    Bonjour,
    Je suis intéressé pour te donner un petit coup de pouce en échange d’un moment intime.
    Cordialement.

    jamesboda

    Bonsoir Mle, Toujours disponible ?

    farwest31

    Quand tu ve ma poule

    slt jvien dlire ton message si tes envie sont tjr dactualite et bhe sache que je suis tres interesser contacte moi quand tu ve chui ouvert a tout

    Vene361

    Je t’attends si tu veux contactes moi

    __

    Voudra-t-on encore nous faire croire longtemps que la prostitution n’est pas liée au désespoir et à l’exploitation de la détresse des femmes ?

    Nous sommes loin, très loin de la top-model du cinéma et des fantasmes de tous ceux qui ne supporteraient pas une demi-journée de la vie d’une femme prostituée.

    Mais il semblerait que certains aient des intérêts à faire croire que c’est une carrière comme une autre, et ils glorifient leurs nouvelles icônes qui ont réussi, des « escorts » comme Zahia aux actrices du X.

    Pourtant, la pornographie, comme la prostitution, n’est ni « glamour » ni « fun ».

    Hier j’ai reçu hier un courriel d’une femme qui, ayant vu mon livre Plainte contre X, me sollicitait à propos de la fille d’une de ses amies.

    Voici ce qu’elle m’écrit :

    "C’est une gamine qui aime faire des photos, très belle, elle est très naïve et s’est faite piéger par le X.

    Très timide, rejetée elle voulait juste avoir des amis, être aimée et elle n’a rien trouvé d’autre pour dire "je suis là, j’existe regardez moi, et des manipulateurs libertins rigolos qui lui ont dit "profites"…

    « Profite… », ça me rappelle le « vas-y fonce » du prostitueur sur le site aufeminin.com…

    Qui profite de qui, ici ?

    Entre 15 et 25 ans, j’ai moi aussi posé pour des photographes.

    Certains me disaient aussi que j’étais « jeune et jolie ».

    Pourtant, pendant toute cette période, je ne me sentais rien de cela.

    Ni jeune ni jolie.  

    Quand Estelle dans mon livre Plainte contre X dit qu’elle a « grandi dans la pornographie », elle n’est malheureusement pas dans de la fiction.

    Et tous ceux qui, en regardant son visage, son corps exposé sous tous les angles, filmé sur les écrans, n’ont pas vu sa détresse, n’ont décidément rien compris non plus.

    Leur aveuglement peut devenir meurtrier. 

    Quelques liens :

    http://www.franceinter.fr/depeche-il-ma-dit-tu-dois-me-payer-35-000-euros-jai-commence-a-pleurer-il-ma-frappee

    http://www.ouest-france.fr/actu/actuDet_–Je-vivais-l-enfer-.-Debby-a-echappe-a-la-prostitution_39382-2229863_actu.Htm

    https://www.youtube.com/watch?v=VM6U951GvS0

    http://8mars.info/ulla?lang=fr

    http://www.jolpress.com/article/le-rapport-choc-sur-la-prostitution-dans-le-monde-374420.html

    http://stopauxviolences.blogspot.fr/2012/09/article-de-muriel-salmona-en-reponse.html

  • C'est perdu ou l'ère des survivances

    dechets.jpg

    Pardon de cet accès de pessimisme au coeur de l'été, mais il faut parfois donner sa place à la vérité : c’est perdu !

    Le combat pour la sauvegarde de la nature et pour la construction d’une coexistence harmonieuse et durable (ou même durable parce qu’harmonieuse) entre l’homme et  le reste du monde vivant est un combat perdu.  

    Des solutions se feront jour, bien sûr, le temps résout tout, mais  elles seront subies quand elles auraient pu être voulues et c’est là, me semble-t-il, une juste définition de l’échec.

    Ces solutions feront suite à un anéantissement durable des équilibres naturels.

    Les espèces disparues mettront plusieurs millions d’années avant d’être remplacées par leurs équivalents.

    Depuis le début du 20e siècle nous avons multiplié nos effectifs par 4, avons rasé, - les estimations varient - plus de la moitié des forêts et avons éliminé 97 % des prédateurs que sont les lions et les tigres, les poissons rapetissent et disparaissent, beaucoup d’espèces ont vu leurs effectifs baisser de 90 %.

    Les sols sont détruits et l’atmosphère voit évoluer sa composition à travers la rapide augmentation de la proportion de gaz carbonique.

    Les faits sont graves, ils sont catastrophiques, mais plus terrible encore, aucun retournement de notre attitude n’est en vue.

    Tendances lourdes et volonté mal dirigée… que pouvons-nous faire ? 

    Il y a maintenant quatre ans, l'analyste Jean-Marc Jancovici nous en donnait trois pour sauver le monde et rien n'a changé, ni dans les faits ni dans les aspirations des humains comme de leurs dirigeants qui n'ont en rien pris la mesure de l'enjeu :  notre survie et celle de la vie évoluée sur la planète. 

    Les économistes ne parlent que de croissance sans comprendre que nous nous heurtons aux limites physiques de notre monde, les écologistes s’attachent à cet oxymore qu’est le développement durable et ils refusent dans leur grande majorité toute mise en cause de notre démographie.

    En France, le débat sur les allocations familiales tourne autour de l’idée de ne surtout pas défavoriser les familles nombreuses alors que le monde croule sous nos effectifs.    

    Bref, nous refusons toute remise en cause sérieuse et laissons les choses suivrent leur cours cataclysmique. 

    Ne soyons pas naïfs ;  ni la Nature ni l’Histoire ne seront tendres avec nous, qui d’ailleurs ne l’avons pas mérité. Notre omniprésence bien réelle et notre omnipuissance bien provisoire ont désenchanté le monde, elles le détruisent aujourd’hui.

    Le biologiste Frank Fenner  l’avait très clairement exprimé en 2010 en prévoyant un écroulement de nos sociétés avant la fin du siècle.

    Il n’est pas le seul et je ne peux, hélas, que faire miens les propos de François Cavanna qui répondit un jour à l’association Démographie Responsable qui lui demandait son soutien :

    « Une certaine association, Démographie Responsable, se propose de lutter par tous les moyens contre le peuplement anarchique - et criminel - de la planète.

    Ces vaillants militants me demandent mon concours.

    Je dois dire tout de suite quelle est mon opinion.

    La voici : il n’y a rien à faire.

    Il est trop tard, beaucoup trop tard.

    Je n’ai pas le loisir d’entrer dans les chiffres.

    Nous sommes déjà entrés dans l’ère des survivances.

    L’économie planifiée, les progrès techniques, les privations, ne peuvent plus faire face à la monstrueuse vague humaine qui submerge la Terre.

    Le fameux et terrible facteur 2 (doublement de plus en plus rapide du contingent) est un adversaire implacable.

    Nous sommes en démocratie, chacun a le droit de pondre, fût-ce des crève-la-faim.

    Les nations ayant employé des mesures persuasives ou coercitives ont échoué.

    La sélection naturelle va dans le sens de l’aggravation en favorisant l’avènement des plus doués pour survivre, puis, fin du scénario, en les tuant tous d’un coup.

    La « nature » n’est pas notre amie.

    L’homme non plus.

    L’ambition, la rapacité, l’emporteront toujours sur la « froide » raison.

    Je regrette : il est trop tard.

    On va dans le mur.

    Allons-y gaiement.

    Ceci est mon message.»

    http://economiedurable.over-blog.com/article-c-est-perdu-ou-l-ere-des-survivances-118371599.html

  • Féminisme et véganisme éthique : indissolublement liés

    http://www.vegansoapbox.com/wordpress/wp-content/uploads/2009/10/feministvegan.jpg

    S'attaquer aux racines du patriarcat

    (Traduction de l'article de Maya Shlayen, "Striking at the roots of patriarchy")

    Le 6 décembre marque l’anniversaire du massacre de l’Ecole Polytechnique à Montréal.

    Ce jour-là en 1989, un tireur solitaire – Marc Lépine – est entré dans l’école et a spécifiquement tiré sur des femmes.

    Après avoir tué 14 femmes et blessé 14 autres personnes, il se suicida.

    Sa lettre de suicide blâmait les « féministes » d’avoir ruiné sa vie.

    En tant que Canadiens, le pays commémorant cette tragédie, nous sommes invités à réfléchir sur la manière dont la violence contre les femmes continue d’imprégner notre culture et se répercute négativement sur nous tous.

    Selon Statistics Canada, la femme moyenne ne gagne encore seulement que 71%  par rapport à un homme moyen, et cet écart n’a pas considérablement changé ces dix dernières années.

    La grande majorité des victimes de violences conjugales – 8 sur 10 – sont des femmes, et 1 femme sur 4 en Amérique du Nord peut s’attendre à être agressée sexuellement au cours de sa vie.

    Bien que les hommes qui commettent des agressions sexuelles soient minoritaires, leurs actes se produisent dans le contexte plus grand d’une culture qui marchande sans relâche le corps féminin à chaque occasion.

    Des concours de bikini aux clubs de strip-tease en passant par l’utilisation de mannequins pour « vendre » des biens de consommation, le message est clair : le corps féminin existe pour le plaisir sexuel des hommes.

    Des êtres humains réfléchissant, respirant, ressentant, sont réduits, dans notre culture de consommation, à une fin pour les moyens de quelqu’un d’autre.

    Cette hypersexualisation de nos corps crée une énorme quantité de pression sur nous pour paraître et agir de manière sexy à tout moment, parce qu’on nous dit (implicitement et explicitement) que notre mesure principale de valeur réside dans notre capacité à satisfaire les hommes.

    L’idée que certains corps existent pour le plaisir des autres est, bien évidemment, de l’obscénité.

    Et pourtant chacun de nous – homme ou femme, féministe ou pas – rejoint cette même idée, non seulement à travers la pornification constante du corps féminin, mais également à travers quelque chose d’autre : notre consommation d’animaux et de ‘produits’ animaux. 

    En vertu de leur sentience, tous les animaux – humains ou pas – se soucient de leur vie, et souhaitent éviter la souffrance et la mort.

    Malgré le fait de n’avoir aucun besoin nutritionnel à consommer des ‘produits’ animaux, et pour le seul intérêt de notre plaisir gastronomique, nous condamnons 665 millions d’animaux de ‘ferme’ (sans compter les poissons) à une vie misérable et hideuse, à une mort prématurée, chaque année seulement dans ce pays.

    Comme nous prenons le temps en ce jour pour remettre en question l’obscénité des hommes présumant propriété des corps des femmes, combien d’entre nous remettront en question la même obscénité et notion (se renforçant mutuellement) que les corps des nonhumains existent pour le plaisir des humains ?

    Lorsqu’un sens de propriété sur le corps de quelqu’un d’autre se présume dès le départ, cela se traduit en un équilibre de pouvoir qui favorise invariablement le groupe dominant aux dépens des désavantagés.

    Nous avons tous entendu parler de cas où des hommes sont sortis d’une rencontre sexuelle avec le sentiment que tout était ok et consenti, alors que leur partenaire féminine restait avec un sentiment d’abus.

    Une conclusion possible à tirer ici est qu’au moins quelques hommes ont un sentiment de droit lorsqu’il s’agit de sexe, acquis tout au long d’une vie d’endoctrinement qui assimile la masculinité avec l’agression et la puissance – cette dernière étant définie, dans notre culture patriarcale, comme la capacité à la violence et à la soumission.

    Et c’est exactement pourquoi il est absurde de déclarer, comme certains le font, que les femmes peuvent se responsabiliser en participant à leur propre marchandisation.

    Bien sûr, les femmes au club de strip-tease ‘choisissent’ de travailler là.

    Mais ce ‘choix’ fut fait dans le contexte d’une culture dans laquelle les femmes n’ont pas les ressources économiques que les hommes ont, dans laquelle on leur a appris, dès leur plus jeune âge, que c’est leur travail de faire plaisir aux hommes ; et dans laquelle on a appris, dès leur plus jeune âge, aux hommes, qui paient pour les regarder se dégrader elles-mêmes, qu’ils ont droit à un privilège sexuel sur les femmes.

    L’exploitation approuvée par la victime reste de l’exploitation.

    La même chose s’applique à notre relation avec les nonhumains.

    L’exploitation « humaine » - qui est un terme mal approprié, car toute utilisation animale implique de la violence indicible – est un leurre qui ignore la dimension structurelle de l’exploitation en question.

    C'est-à-dire, les nonhumains ‘domestiqués’ sont des horreurs de la nature génétiquement manipulées qui existent dans un état permanent de vulnérabilité.

    Mis au monde pour leur utilisation par leurs propriétaires humains, des individus nonhumains – qui ne sont rien de moins que des biens aux yeux de la loi – sont continuellement tourmentés et abusés pendant la durée de leur courte et misérable vie, jusqu’au moment de leur abattage.

    Ce dernier instant – moment où nous leur volons leur vie – se traduit en une brutalité qu’aucun mot ne pourrait condamner assez fortement.

    L’idée que la violence hideuse infligée aux êtres vulnérables puisse être réconciliée avec quelque chose qui puisse être décrit de manière cohérente comme « humain » est de la pure fantaisie.

    A côté du ‘choix’ des femmes à l’auto-marchandisation dans une société patriarcale, ou le ‘choix’ des travailleurs dans une société capitaliste à peiner dans un environnement de travail abusif, l’esclavagisme « humain » des nonhumains semble être la dernière d’une série d’illusions morales servant à rassurer un groupe oppresseur par rapport à la légitimité supposée de leur oppression sur les autres.

    La connexion entre la patriarcat et l’exploitation des nonhumains devient surtout évidente si nous nous penchons sur l’utilisation des animaux femelles.

    Les poules, qui pondraient seulement quelques œufs par an dans la nature, ont été génétiquement manipulées par les humains afin de pondre des centaines d’œufs par an.

    Puisque la ponte épuise les nutriments de leurs corps, leur utilité pour les humains dépend de la mesure à laquelle leur système de reproduction féminin peut être exploité, et leur corps blessé.

    Et une fois que leur productivité chute à une fraction de leur vie naturelle, elles sont abattues. 

    De même, les vaches ‘laitières’ sont exploitées pour leur capacité à produire du lait.

    Puisque les vaches, comme tous les mammifères, doivent donner naissance avant de pouvoir produire du lait, elles sont maîtrisées, tous les ans, sur un « support à viol », où elles seront artificiellement inséminées.

    Lorsque leur bébé vient au monde, il ou elle sera enlevé, et le lait maternel qui était destiné au bébé est à la place volé par les humains.

    La douleur atroce que cause cette séparation autant pour la mère que pour le veau, et l’agonie de la traite agressive qui suit, sont bien au-delà de ce que de simples mots pourraient rendre.

    De manière intéressante, ce lait – destiné à aider le veau à gagner des centaines de livres en l’espace de quelques mois – a un fort contenu en graisses saturées et en hormones, qui est lié à une oestrogénicité accrue et à la croissance de tumeur liée au cancer du sein chez les femmes.

    Nous exploitons les seins des bovines pour obtenir un « produit » qui nuit aux seins des humaines.

    Si vous êtes féministe, et que vous n’êtes pas vegan – pourquoi ne l’êtes-vous pas ?

    Si vous êtes contre l’exploitation des vulnérables, et que vous n’êtes pas vegan – pourquoi ne l’êtes-vous pas ?

    Si la justice et la non-violence vous importent, et que vous n’êtes pas vegan – pourquoi ne l’êtes-vous pas ?

    Condamner la violence gratuite contre un groupe désemparé est facile à faire quand c’est quelqu’un d’autre qui le fait.

    Mais si nous voulons un jour régler le chaos qu’est notre monde, il incombe à chacun d’entre nous de réévaluer et de rejeter en fin de compte le paradigme ‘force fait loi’ de la violence et de la domination que nous avons fini par accepter comme étant « l’ordre naturel des choses ».

    Toutes les formes d’injustice sont liées et se renforcent mutuellement.

    Aussi longtemps que nous tolérerons l’oppression de n’importe quelle sorte, nous tolérerons nécessairement – et renforceront – l’oppression de toute sorte.

    Ce 6 décembre, dites « non » à la violence contre les femmes en rejetant la notion que certains corps existent pour le plaisir des autres.

    Dites « non » au patriarcat en rejetant la violence patriarcale à sa racine. 

    Féministe ?

    Devenez vegan.

    Maya Shlayen

    http://kwaice.blogspot.fr/2012/01/traduction-sattaquer-aux-racines-du.html

  • Mille et une astuces pour remplacer les oeufs dans les recettes

    Pour ne plus collaborer à ça :

    http://arda-saintes.blogspot.fr/2012/01/le-probleme-des-oeufs.html,

    devenez végans.

    ***

    Remplacer les œufs dans les recettes est de loin la plus grande difficulté lorsque l’on passe au vert. Et c’est là sans doute l’une des principales raisons qui rebutent certaines personnes à franchir le pas.

    Alors si comme eux vous ne savez pas comment faire. Si vos desserts ne ressemblent à rien, que vos cakes s’effondrent tel un château de cartes ; que vous salivez devant un tiramisu ou bien encore devant un éclair. Sachez qu’il existe plusieurs astuces pour que vos tartes, tourtes, petits gâteaux et autres desserts ressemblent à s’en méprendre à ceux que vous aviez l’habitude d’admirer et de déguster dans un salon de thé… Si ce n’est meilleur !

    Il existe différentes alternatives aux œufs. Car même s’ils ont différentes fonctions à eux seuls, les alternatives elles, ne peuvent pas se combiner en une seule et même méthode.

    Voici donc les différentes manières pour remplacer le jaune, le blanc ou l’œuf tout entier.

    Remplacement pour un œuf :

    Combinaison vinaigre de cidre et lait végétal

    L’ajout du vinaigre de cidre dans du lait végétal permet au lait de cailler et de s’épaissir tout comme un œuf l’aurait fait.

    Les mesures diffèrent en fonction de la recette que vous voulez réaliser. Que cela soit des simples muffins et cupcakes ou un gâteau, vous n’aurez pas besoin des mêmes quantités. Mais pour avoir un petit aperçu, sachez qu’il faut une cuillère à café de vinaigre de cidre pour 85 ml de lait végétal ou une cuillère à soupe de vinaigre de cidre pour 180 ml de lait végétal. Cette technique permet au gâteau de gonfler et de rendre son intérieur moelleux.

    Combinaison vinaigre de cidre et poudre à lever

    La combinaison entre ces deux ingrédients apporte de la légèreté à vos préparations.

    Mélangez une cuillère à soupe de vinaigre et une cuillère à café de poudre à lever avant de l’incorporer dans votre recette.

    Combinaison poudre à lever, huile et eau

    Une autre alternative aux œufs est possible. Il faut pour cela mélanger deux cuillères à soupe d’eau et une cuillère à soupe d’huile, puis ajouter une cuillère à café de poudre à lever et mélanger le tout avant de l’ajouter à votre préparation.

    Combinaison graines de lin et eau

    Les graines de lin mélangées à de l’eau donne un aspect gélatineux, très ressemblant à celui d’un blanc d’œuf. Il suffit pour cela de mixer 5 g de graines de lin, puis de le mélanger à 15 ml d’eau.

    Ce remplacement marche très bien dans les pancakes, les muffins et les cookies.

    Rappelons également que les graines de lin sont très riches en oméga 3, ce qui est un avantage en plus dans un régime végétarien.

    Combinaison purée de fruits et poudre à lever

    Les fruits sont une excellente alternative aux œufs : banane, purée de pommes ou tout autre fruit contenant de la pectine.

    Une demi banane mixée ou 60 ml de purée de pommes remplacera l’équivalent d’un œuf. La purée de pommes se trouve être la meilleure alternative pour réaliser une délicieuse mousse au chocolat !

    Attention cependant, car chaque fruit apportera sa propre saveur à la préparation. Prenez donc cela en compte lorsque vous décidez de réaliser un dessert. Sachez également qu’il faut rajouter une cuillère à café de poudre à lever si vous ne voulez pas que votre dessert soit trop lourd.

    L’alternative des fruits est une très bonne alternative pour apporter différentes saveurs à des muffins ou gâteaux. N’hésitez pas à combiner différents fruits entre eux !

    Combinaison agar-agar et eau

    L’agar-agar est un excellent substitut pour gélifier un flan sucré ou salé. Pour cela, il vous suffit de délayer 2g d’agar-agar avec un peu de lait végétal, y ajouter 600 à 800 ml de lait végétal ainsi que les autres ingrédients salés ou sucrés, porter à ébullition et laisser bouillir quatre à six minutes tout en mélangeant continuellement. Verser le tout dans un moule à tarte et laisser prendre la préparation quatre heures au réfrigérateur.

    http://www.plaisirvegetal.fr/wp-content/uploads/2010/09/f%C3%A9cules.jpg

    Combinaison fécule de pommes de terre, fécule de maïs, fécule de tapioca, arrow-root et lait végétal

    La purée de pommes de terre ou de potimarron, le concentré de tomates ou encore les flocons d’avoine sont souvent utilisés comme substitut aux œufs. Tout comme les fécules de pommes de terre, de maïs et de tapioca, ils apportent de la tenue à vos préparations.

    La fécule de pommes de terre, de maïs et de tapioca sont très souvent utilisées pour les recettes salées pour réaliser des quiches ou des tourtes. Elles permettent à la préparation de tenir.

    L’arrow-root est beaucoup plus utilisé pour les versions sucrées où tout comme la fécule de pommes de terre et de maïs, elle épaissit la préparation.

    Comptez 10 g de fécule pour 150 à 250 ml de lait végétal. Chaque recette étant différente, je ne vous donne ici qu’une approximation.

    Combinaison farine de soja ou farine de tapioca ou crème de riz et eau

    Ces farines peuvent tout à fait remplacer les fécules dans les mêmes proportions. Un oeuf équivaut à une cuillère à café de farine mélangée à trois cuillères à café d’eau.

    Utilisation du tofu ferme

    Le tofu ferme est un ingrédient fabuleux. Car tout comme le tofu soyeux, il prendra la saveur des ingrédients dans lequel vous le rajouterez. Vous pouvez grâce à lui réaliser de délicieuses quiches tout comme la Quiche « Mon amour »

    http://www.plaisirvegetal.fr/wp-content/uploads/2010/09/tofu-soyeux-original.jpg

    Utilisation du tofu soyeux

    Tout comme le tofu ferme, le tofu soyeux prendra la saveur des ingrédients dans lequel vous le rajouterez. Cependant, il est beaucoup plus utilisé dans les desserts comme dans les cakes, les cookies ou encore les muffins, où il apporte du moelleux aux préparations. Contrairement au tofu ferme, le tofu soyeux est d’une consistance moelleuse et crémeuse. Vous pourrez en trouver dans tous les magasins bios sous la marque Taifun ou bien dans les épiceries asiatiques sous le nom anglophone de « Silken Tofu ». Vous pouvez le garder facilement un mois dans votre réfrigérateur.

    Pour remplacer un œuf dans une préparation, il vous faudra 60 g de tofu soyeux que vous mixerez dans un blender ou un mixeur avant de le rajouter à tout autre ingrédient. La plupart du temps, il est ajouté en tout dernier dans les préparations. Si par exemple, il vous faut remplacer trois œufs, sachez que la plupart du temps, il n’est nécessaire que d’en utiliser que deux. De même que cinq œufs peuvent très bien être remplacés par trois.

    Utilisation du yaourt au soja

    Pour le yaourt au soja, il est préférable d’utiliser un pot dont la consistance sera bien ferme et dense. Pour cela, deux marques méritent d’être mentionnées. Il s’agit de la marque Provamel – qui est pour moi sans doute l’une des meilleures marques actuellement sur le marché – et la marque Sojasun. Vous trouverez la première en magasin bio et la deuxième dans toutes grandes surfaces.

    Son utilisation permet d’ajouter du moelleux et de la consistance à vos préparations. Un œuf équivaut à 60 ml de yaourt au soja.

    Utilisation de la purée de potimarron, de pommes de terre ou de concentré de tomates

    La purée de potimarron et de pommes de terre sont idéales pour réaliser des pains et gâteaux moelleux et épais. Rappelons que le potimarron peut tout aussi bien se consommer en version sucrée.

    Utilisation de l’Ener-G Egg Replacer

    La dernière alternative est sans nul doute le très célèbre Ener-G que l’on peut commander sur Internet. Bien qu’il soit une très bonne alternative au remplacement des œufs, il n’en reste pas moins que les autres alternatives marcheront tout aussi bien sans devoir utiliser un produit en poudre tout préparé. Une cuillère à café et demie mélangée à une cuillère à soupe d’eau équivaut à un œuf. Je l’ai notamment utilisé pour les beignets de Carnaval.

    Une boîte permet de remplacer une centaine d’oeufs et peut se conserver deux ans.

    Sans aucune alternative

    Il est également possible de réaliser des desserts sans alternative aux œufs. Tous les desserts ne requérant que l’utilisation d’un œuf ou deux tiennent tout à fait bien sans aucune alternative. Il faut simplement rajouter un peu de liquide à la préparation (une à deux cuillères à café de lait végétal ou d’eau) pour faire oublier l’absence d’œufs.

    Pour les gâteaux vegan sans gluten :

    Les gâteaux sans gluten utilisant des farines beaucoup plus difficiles à lever, il faut y ajouter une grosse pincée de bicarbonate de soude, une cuillère à café de poudre à lever et une cuillère à café de vinaigre de cidre ou de jus de citron. Les gâteaux sans gluten se révèlent être beaucoup plus digestes que ceux avec de la farine de blé, ne pas oublier de couper votre farine sans gluten avec de la farine de riz pour qu’elle puisse tenir.

    Après avoir fait le tour des substitutions aux oeufs, voici les alternatives pour les recettes à base d’oeufs. En d’autres termes, celles qui semblent irréalisables en cuisine telles que les omelettes, les oeufs brouillés, les oeufs en neige ou encore les îles flottantes ! Toutes les recettes qu’en près de deux ans, j’ai réalisé afin de vous démontrer qu’il était possible de contourner le jaune et le blanc.

    Alternatives pour les recettes à base d’œufs :

    Pour faire dorer les pâtisseries, galettes et tourtes :

    Il suffit pour cela de badigeonner de lait végétal votre gâteau avant cuisson, puis de le recouvrir de papier sulfurisé. Lorsque le gâteau est cuit, badigeonner de purée de fruits pour apporter au gâteau du brillant comme en boulangerie. Le meilleur exemple étant la galette des rois et la couronne briochée.

    Omelette

    « On ne fait pas une omelette sans casser des oeufs ! » Eh ! Bien ! Si ! Et en plus, pas besoin de casser quoique ce soit. Les omelettes sans oeufs sont possibles. Pour cela, la farine de pois chiches est l’idéal. Vous pouvez bien évidemment y rajouter tous les ingrédients qui vous tombent sous la main : légumes, tofu, légumes secs, épices… L’imagination ne manque pas ! Je vous rappelle que je vous en avais déjà présenté une avec la piperade basque.

    Œufs brouillés

    Les oeufs brouillés sont une spécialité britannique. Le petit déjeuner anglo-saxon ne pourrait se passer de ce privilège. Et si tout comme moi, vous appréciez son goût, le tofu ferme émietté mélangé à des épices vous apportera tout autant la même satisfaction que si vous dégustiez de réels oeufs brouillés. Vous pouvez vous inspirer de la recette que j’avais faite avec du tofu brouillé aux herbes.

    Œufs en neige

    Aaaahh! Les fameux blancs en neige ! Une autre technique que l’on pense insurmontable sans la présence des oeufs. Et pourtant, les chefs vegan Outre-Atlantique avaient d’ores-et-déjà trouvé une solution imparable : les noix de cajou mixées avec du lait de coco ou du lait d’amande. Une technique dont je ne pourrais jamais me lasser quant il s’agit de réaliser un tiramisu végétal ! Une technique plus qu’approuvée, qui ravit à chaque fois mes invités !

    L’autre technique consiste à utiliser de l’agar-agar. Une cuillère à soupe diluée avec une cuillère à soupe d’eau équivalent à un blanc. Mélanger énergiquement laisser poser, puis mélanger de nouveau avant de l’incorporer dans votre préparation. Cependant, cette technique ne marchera pas avec un tiramisu.

    Iles flottantes

    Les îles flottantes sont sans doute la plus grande difficulté pour remplacer les oeufs. Mais avec un peu de persévérance, il est possible de parvenir à un résultat assez satisfaisant avec du tofu ferme émietté et de l’agar-agar. Pour la recette, je vous invite à lire ma recette sur les icebergs flottants en disparition.

    Crème anglaise

    Une crème anglaise semble irréalisable sans oeufs. Pourtant, un anglais du nom de Alfred Bird l’a réalisée en 1837 alors que sa femme était allergique. Ainsi est née la très célèbre Bird’s Custard Powder que  l’on peut trouver dans les épiceries britanniques ou indiennes en capitale. Pour l’utiliser, rien de plus facile ! Il suffit de mélanger deux cuillères à soupe de custard powder et une à deux cuillères à soupe de sirop d’agave jusqu’à obtention d’une pâte bien onctueuse. Porter à ébullition 500 ml de lait végétal, ajouter la pâte de Custard Powder, puis mélanger continuellement jusqu’à ce que la crème s’épaississe. Vous pouvez ainsi voir le résultat avec les icebergs flottants en disparition. Si vous ne pouvez pas vous procurer de Bird’s Custard Powder, la poudre impériale est également une bonne alternative.

    Voici donc la plupart des alternatives aux oeufs. Vous n’avez donc plus aucune excuse de ne pouvoir réaliser des pâtisseries, tourtes ou quiches sans eux !

    Sandrine du blog Végébon vient également de publier un article sur les raisons de consommer des oeufs. N’hésitez pas à aller le consulter !

    http://www.plaisirvegetal.fr/2010/09/13/mille-et-une-astuces-pour-remplacer-les-oeufs-dans-les-recettes/

  • "Renoncer à sa religion au nom de l’égalité" (Jimmy Carter)

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    Jimmy Carter a été président des États-Unis de 1977 à 1981

    par Jimmy Carter, membre du groupe The Elders

    Les femmes et les filles sont victimes de discrimination depuis trop longtemps à cause d’une interprétation faussée de la parole de Dieu.

    Toute ma vie, j’ai été un chrétien pratiquant et j’ai été diacre pendant de nombreuses années.

    J’ai aussi enseigné les textes bibliques pendant longtemps.

    Tout comme des millions d’autres personnes dans le monde entier, je trouve dans ma foi une source de force et de réconfort.

    Ma décision de quitter la Convention baptiste du Sud (1), dont je faisais partie depuis une soixantaine d’années, a donc été douloureuse et difficile.

    Elle est cependant devenue inévitable pour moi lorsque les dirigeants de la Convention, citant quelques versets de la Bible soigneusement choisis et affirmant qu’Ève a été créée après Adam et qu’elle était responsable du péché originel, ont édicté que les femmes devaient être « soumises » à leur mari et qu’elles ne pouvaient pas être diacres, pasteures ni aumônières des forces militaires.

    L’idée selon laquelle les femmes seraient en quelque sorte inférieures aux hommes n’est pas le propre d’une seule religion ou croyance.

    Beaucoup de confessions interdisent aux femmes de jouer un rôle égal à celui des hommes.

    Fort malheureusement, cette opinion a également cours à l’extérieur des murs des églises, mosquées, synagogues ou temples.

    Depuis des siècles, cette discrimination qu’on attribue de façon injustifiable à une Puissance supérieure sert de prétexte pour priver les femmes de droits égaux à ceux des hommes partout dans le monde.

    Sous sa forme la plus répugnante, la croyance que les femmes doivent être soumises aux désirs des hommes sert à justifier l’esclavage, la violence, la prostitution forcée, la mutilation génitale et l’adoption de lois nationales qui ne classent pas le viol parmi les crimes.

    Mais elle prive aussi des millions de filles et de femmes de tout contrôle sur leur propre corps et sur leur vie, en leur interdisant un accès équitable à l’éducation, à la santé, à l’emploi et à toute influence dans leur collectivité.

    Ces croyances religieuses se répercutent sur tous les aspects de notre vie.

    Elles expliquent pourquoi dans beaucoup de pays on scolarise les garçons avant les filles, pourquoi on dicte aux filles qui elles épouseront, et à quel moment et pourquoi la grossesse et l’accouchement comportent des risques énormes et inacceptables pour beaucoup de femmes privées des soins de santé les plus élémentaires.

    Dans certaines nations islamiques, on restreint la liberté de mouvement des femmes et on les punit pour un bras ou une cheville exposée.

    On les prive d’éducation et on leur interdit de conduire une voiture ou de postuler un emploi au même titre que les hommes.

    Si une femme est violée, elle est souvent considérée comme la coupable et sévèrement châtiée.

    Le même raisonnement discriminatoire explique l’écart salarial persistant entre les hommes et les femmes et la faible présence féminine parmi les élu-es dans les pays occidentaux.

    Si les racines de ce préjugé plongent au plus profond de notre histoire, ses effets se font néanmoins sentir tous les jours.

    Du reste, les filles et les femmes ne sont pas les seules à en pâtir : ce préjugé nous cause du tort à tous.

    Il n’est plus à démontrer que l’argent investi pour améliorer le sort des femmes et des filles rapporte beaucoup à la société.

    Une femme instruite a des enfants en meilleure santé.

    Elle est plus susceptible de veiller à ce qu’ils aillent à l’école.

    Elle gagne un meilleur salaire et l’utilise pour subvenir aux besoins de sa famille.

    En un mot, toute société qui exerce une discrimination à l’endroit de la moitié de sa population se nuit à elle-même.

    Nous devons contester ces attitudes et pratiques intéressées et dépassées, comme cela se fait actuellement en Iran, où les femmes sont à l’avant-garde du combat pour la démocratie et la liberté.

    Je sais cependant pourquoi beaucoup de chefs politiques hésitent à s’aventurer sur ce terrain miné.

    La religion et les traditions sont des sujets sensibles, voire explosifs, qu’il est risqué de remettre en question.

    Mais les autres "Elders" (Anciens) (2) et moi-même, qui sommes issus de nombreuses confessions religieuses et de différents milieux, n’avons plus à nous soucier de remporter des élections ou d’éviter les controverses, et nous sommes profondément déterminés à combattre l’injustice partout où elle se trouve.

    "The Elders" (3) forment un groupe indépendant d’éminents leaders mondiaux rassemblés par Nelson Mandela, ancien président de l’Afrique du Sud.

    Ils mettent à profit leur influence et leur expérience pour promouvoir la paix, s’attaquer aux principales causes de la souffrance humaine et défendre les intérêts communs de l’humanité.

    Nous avons décidé d’attirer l’attention tout particulièrement sur la responsabilité qui incombe aux chefs religieux et ancestraux pour ce qui est de garantir l’égalité et le respect des droits humains.

    Nous avons récemment rendu publique la déclaration suivante :

    « Il est inacceptable d’invoquer la religion ou les traditions pour justifier la discrimination contre les femmes et les filles, comme si cette discrimination était édictée par une Puissance supérieure. »

    Nous exhortons tous les leaders à contester et à modifier les enseignements et les pratiques néfastes, même profondément enracinés, qui justifient la discrimination contre les femmes.

    Nous demandons, en particulier, que les chefs de toutes les religions aient le courage de reconnaître et de souligner les messages positifs de la dignité et de l’égalité que toutes les grandes religions du monde partagent.

    Les versets des Saintes Écritures soigneusement choisis pour justifier la supériorité des hommes sont davantage tributaires de leur époque et de leur lieu d’origine que de vérités intemporelles.

    On pourrait tout aussi bien trouver dans la Bible des passages pour justifier l’esclavage et la soumission face aux tyrans.

    Je connais aussi, dans ces mêmes Écritures, des passages qui décrivent avec vénération des femmes dotées de qualités de chef exceptionnelles.

    Au début de l’ère chrétienne, les femmes étaient diacres, prêtresses, évêques, apôtres, professeures et prophètes.

    Ce n’est qu’au IVe siècle que les chefs chrétiens dominants, tous des hommes, ont déformé et faussé le sens des Saintes Écritures afin de perpétuer leurs positions privilégiées dans la hiérarchie religieuse.

    Le fait est que les chefs religieux masculins avaient - et ont encore - le choix d’interpréter les enseignements divins de manière soit à exalter les femmes, soit à les asservir.

    Or, pour des fins purement égoïstes, l’immense majorité d’entre eux ont choisi la deuxième option.

    C’est dans la persistance de ce choix que réside le fondement ou la justification d’une bonne part des persécutions et des mauvais traitements infligés aux femmes partout dans le monde.

    Cela va manifestement à l’encontre non seulement de la Déclaration universelle des droits de l’homme mais aussi des enseignements de Jésus-Christ, de Moïse et des prophètes, de Mahomet et des fondateurs d’autres grandes religions, lesquelles prescrivent toutes le traitement convenable et équitable de tous les enfants de Dieu.

    Il est grand temps que nous ayons le courage de remettre ces idées en question.

    Notes

    1. La Convention baptiste du Sud est une église chrétienne des États-Unis. Avec 16 millions de membres (2012), c’est la plus grande église baptiste au monde, et la première congrégation protestante des États-Unis.(Source : Wikipedia)

    2. The Elders dans le texte original. "Anciens, Aînés ou Sages".

    3. NdT : Nom officiel du groupe Global Elders, appelé aussi The Elders. Il s’agit d’une organisation non gouvernementale fondée par Nelson Mandela en 2007. Elle regroupe des personnalités publiques reconnues comme des Hommes d’État, des activistes politiques pour la paix et des avocats des droits de l’homme.

    - Version originale : Losing my religion for equality, The Age National Times, 15 juillet 2009. Aussi dans Women’s Press.

    - Traduction pour Sisyphe : Marie Savoie.

    * La photo de l’auteur dans cette page provient du site [Wikipédia].

    Copyright © 2013 Fairfax Media

    - Lire aussi : La religion et les femmes, par Nicholas D. Kristof

    Mis en ligne sur Sisyphe, le 15 mai 2013

    http://sisyphe.org/spip.php?article4425

  • "Refuser d'être un homme : Pour en finir avec la virilité", par John Stoltenberg (éd. Syllepses)

    par M éditeur

    Communiqué

    John Stoltenberg, Refuser d’être un homme. Pour en finir avec la virilité. Avant-propos de Christine Delphy, Mickaël Merlet, Yeun L-Y, Martin Dufresne, Patric Jean

    • Un manifeste contre l’identité sexuelle masculine dominante.


    • Un livre insurrection qui traduit les idées féministes en une vision du monde et une identité morale que les hommes peuvent revendiquer et incarner sans fausse honte.

    L’identité masculine en tant que rapport social doit être transformée : tel est le postulat de ce livre.

    L’identité sexuelle masculine, la pornographie, la suprématie masculine et le militantisme proféministe, autant de questions qu’aborde cet ouvrage devenu un classique.

    Au-delà des « stéréotypes », il montre l’investissement actif dans le pouvoir sur l’autre instillé dans le rapport aux femmes et aux hommes, dans la sexualité et le contrôle social de la procréation et, en fin de compte, dans l’identité sexuelle masculine elle-même.

    Ce livre interpelle tous les hommes qui s’interrogent sur les rapports de genre dominants dans la société.

    Il ouvre l’espoir d’un changement basé sur le consentement, la réciprocité et le respect dans les relations entre les hommes et les femmes.

    Les hommes ont le choix, nous dit John Stoltenberg, ils peuvent refuser l’identité masculine dominante.

    Au moment où se multiplient les tentatives de restauration de la masculinité (ébranlée par le mouvement des femmes), sous le prétexte de rétablir les droits soi-disant bafoués des hommes, John Stoltenberg témoigne de la construction sociale de la virilité dans ses différentes conséquences : viol, homophobie, chosification sexuelle, pornographie, violence conjugale, militarisme et contrôle masculin de la procréation des femmes.

    Ses coups de sonde trouvent dans le quotidien des hommes – homosexuels comme hétérosexuels – des résistances et des accointances avec le projet radical d’une véritable égalité sexuelle, en validant une identité morale intime, qui place la justice au-dessus du plaisir encore éprouvé à « être un homme ».

    Cet essai traduit les idées féministes dans une vision du monde que les hommes peuvent revendiquer et incarner sans fausse honte.

    Sommaire
    Avant-propos de Christine Delphy, Mickaël Merlet, Yeun L-Y et Martin Dufresne

    Partie 1 : Éthique de l’identité sexuelle masculine
    L’éthique du violeur
    Comment le sexe vient aux hommes
    Objectification sexuelle et suprématie masculine

    Partie 2 : Politique de l’identité sexuelle masculine
    Érotisme et violence dans la relation père-fils
    Désarmement et masculinité
    Du fœtus comme pénis : l’intérêt personnel des hommes et le droit à l’avortement
    Qu’appelle-t-on du « bon sexe » ?

    Partie 3 : Pornographie et suprématie masculine
    Sexe et interdit de langage
    Pornographie et liberté
    Affronter la pornographie comme enjeu de droits civiques

    Partie 4 : Militantisme et identité morale
    Militantisme féministe et identité sexuelle masculine
    Les autres hommes
    Violence conjugale et désir de liberté

    L’auteur

    John Stoltenberg, né en 1945, est un militant proféministe américain.

    Il a publié de nombreux ouvrages sur les rapports sociaux de sexe.

    Cofondateur de Men Against Pornography et de Men Can Stop Rape, militant proféministe et compagnon de feue Andrea Dworkin, John Stoltenberg demeure l’analyste le plus attentif de la masculinité contemporaine.

    Refuser d’être un homme. Pour en finir avec la virilité, par John Stoltenberg. Avant-propos de Christine Delphy, Mickaël Merlet, Yeun L-Y et Martin Dufresne

    Parution : 8 mai 2013
    Prix : 24,95 $
    Pages : 272 ; format : 150 x 210
    ISBN : 978-2-923986-72-2
    Collection : Mobilisations

    L’ouvrage a été traduit de l’anglais (États-Unis) par Martin Dufresne, Yeun L-Y et Mickaël Merlet.

    Mis en ligne sur Sisyphe, le 7 mai 2013

    http://sisyphe.org/spip.php?article4417