29.05.2008
"Ils gagnent du terrain en Suisse: Les ultras de la cause animale" (L'Hebdo, Suisse)
Combat: Ils veulent que les humains cessent d’exploiter les animaux. Après le foie gras, ils auront la peau du steak.
Peter Singer a profité de son récent passage à l’Université de Berne, mardi 20 mai, pour dire combien la nouvelle législation suisse sur les animaux lui semble d’avant-garde dans le monde contemporain.
Le compliment n’est pas anodin. Il provient d’un philosophe d’origine australienne, né en 1946, professeur de bioéthique à l’Université de Princeton, qui passe pour être aujourd’hui le penseur le plus influent parmi les défenseurs de la cause animale.
Peter Singer plaide depuis longtemps pour l’abolition de la frontière séparant l’homme de la bête. Il dénonce le « spécisme », c’est-à-dire l’injustifiable supériorité que s’arroge l’espèce humaine sur les autres espèces.
Et il s’est fait connaître par un ouvrage de 1975, La libération animale (Grasset, 1992), dans lequel il défend l’idée d’accorder une considération égale à tous les êtres qui souffrent, quelle que soit l’espèce à laquelle ils appartiennent.
Ces thèses ont fait de lui un personnage très controversé. La philosophe française Elisabeth de Fontenay, auteur de l’ouvrage de référence Le silence des bêtes (Fayard, 1998), le tient pour un penseur « extrémiste » et « dangereux ».
Les Suisses, eux, se sont montrés plus sceptiques que Peter Singer sur nos avancées législatives. Fin avril, l’ordonnance sur la protection des animaux a semé le trouble. On a discuté l’idée d’instituer un permis pour les détenteurs de chien.
Mais on s’est aussi étonné des dispositions qui concernent les perruches ou les cochons d’Inde. Ainsi donc, il faudra désormais acheter ces animaux par paires afin que leur sociabilité naturelle ne soit pas trop maltraitée.
Le législateur est-il ici dans son rôle ? Ne se trouve-t-on pas devant une dérive comparable à celle qui, s’agissant du règne végétal, a conduit la Commission fédérale d’éthique pour la biotechnologie dans le domaine non humain (CENH) à vouloir défendre la « dignité » des plantes ? Sait-on vraiment où l’on va ?
A ces questions, on peut en ajouter une autre: dans quelle mesure les fondamentalistes de la cause animale, dont Peter Singer apparaît comme un des principaux inspirateurs, ne sont-ils pas en train de faire avancer leur conception radicale du rapport entre l’homme et l’animal sous le couvert du droit ?
Végétarien, végétalien, végan
Les végétariens : ils renoncent à manger de la viande, par égard envers les animaux ou pour des motifs écologiques, la production de la viande étant bien plus polluante qu’une quantité équivalente de calories d’origine végétale.
Les végétaliens : ils refusent également d’ingérer les produits lactés, les œufs et tout produit d’origine animale comme le miel, en général parce qu’ils sont animalistes.
Les végans : d’origine anglo-saxonne, le véganisme s’applique à ceux qui, en plus d’être végétaliens, évitent d’utiliser des produits d’origine animale (cuir, laine, cire d’abeille, etc.). Pour ses adeptes, ce mode de vie est le seul à être en cohérence avec des convictions animalistes. Peter Singer est lui-même végan.
À consulter :
www.cahiers-antispecistes.org
www.lausanimaliste.org
www.vegan.ch
Mot-clés : Cause animale, animaux, viande, foie gras, steak, végétariens, végétaliens, végans,
http://www.hebdo.ch/Edition/2008-22/Actuels/societe/ils_g...
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28.05.2008
Jane Goodall demande à l'Europe d'interdire les expériences sur les animaux
Par Constant Brand, ASSOCIATED PRESS
BRUXELLES - Plusieurs scientifiques - dont Jane Goodall, une experte de renommée mondiale sur les primates - ont demandé mercredi à l'Union européenne d'interdire l'expérimentation sur les animaux dans le cadre de recherches médicales et scientifiques.
Mme Goodall a déclaré que de telles expériences sont « moralement mauvaises et inacceptables ».
Elle a présenté aux membres du Parlement européen une pétition de 150 000 noms qui demande aux responsables politiques de l'Union européenne d'avoir recours à des méthodes d'expérimentation qui n'impliquent pas les animaux.
Mme Goodall et ses collègues demandent aussi à l'Europe de revoir des règles adoptées en 1986, notamment en donnant plus d'ampleur à un interdit qui existe déjà sur l'utilisation des animaux et en faisant la promotion de technologies alternatives pour les recherches médicales.
Des règles qui entreront en vigueur en 2009 interdiront essentiellement les tests de produits cosmétiques sur les animaux sur le territoire des 27 pays membres de l'Union européenne. Certains tests effectués sur les animaux dans le cadre de recherches médicales seront toutefois encore autorisés.
La Commission européenne et les industries cosmétique, chimique et pharmaceutique se sont aussi entendus, en 2006, pour éliminer progressivement les tests de nouveaux médicaments et autres produits de consommation sur les animaux, sur le territoire de l'Union européenne.
Quelque 115 millions d'animaux seraient utilisés à travers le monde chaque année, dans le cadre d'expériences médicales.
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Goodall urges Nobel prize for sparing lab animals (The Guardian)
James Randerson, science correspondent
The primatologist Dr Jane Goodall will today propose that a Nobel prize be set up for advancing medical knowledge without experimentation on animals. The scientist, who pioneered research on chimpanzees in the wild, says moving away from animal research is a "goal towards which all civilised nations should be moving".
She will speak at an event organised by animal rights groups and MEPs to put pressure on the European commission to review directive 86/609, which governs animal research across the EU.
"As we move into the 21st century we need a new mind-set," she said. "We should admit that the infliction of suffering on beings who are capable of feeling is ethically problematic and that the amazing human brain should set to work to find new ways of testing and experimenting that will not involve the use of live, sentient beings.
"The scientific establishment should actively encourage such research. More funding should be made available for it. And rewards - such as a Nobel prize - should be given for it."
She will also advocate a centre of excellence to develop alternatives to animal research. About 12m animals were used in experiments in 2005. The vast majority were mice and rats.
Goodall's suggestion of a Nobel prize looks unlikely to succeed. Only one has been added - the Nobel Memorial Prize in Economics in 1968 - since the scientific accolades were first awarded in 1901.
About 15 years ago the former US vice-president Al Gore approached the Nobel Foundation to suggest an award for contributions to environmentalism. Michael Sohlman, president of the foundation, said the organisation politely turned him down.
Adding a prize for alternatives to animal testing was "out of the question", Sohlman said.
Scientists argue that research using animals has contributed to advances in many fields including antibiotics, anaesthetics, vaccines, insulin for diabetes, open heart surgery, kidney dialysis and transplants.
They say that animal research is highly regulated in the UK, with both the lab where research is carried out and the specific project needing a licence from the Home Office.
They also point out that the high cost of animal testing is a strong incentive for researchers to use alternatives where possible.
But Green MEP Caroline Lucas said alternatives were not being developed fast enough.
"What we want to see in there very clearly is a strategy that will move us away from animal experiments and include more up to date, effective alternatives," she said, "What we need is far more resources put into developing them and getting them on to the market."
http://www.guardian.co.uk/environment/2008/may/28/medical...
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27.05.2008
Duel Farrachi/Nihous chez Fogiel : 1-0
http://www.m6.fr/html/emissions/tempechestoutlemonde/bios...
Bravo Armand… et sab the bastards ! ;-)
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ONU : Animaux en danger (La Dépêche)
La biodiversité et son avenir sont au cœur des préoccupations de l'ONU.
Il ne fait pas bon d'être un animal ou un végétal en ce moment sur la planète bleue : 70 % des plantes, 33 % des amphibiens, 25 % des mammifères et un oiseau sur huit sont menacés d'extinction, selon l'UICN (Union mondiale pour la nature).
Pour 785 espèces, il est trop tard : ils ont été rayés de la carte. Parmi eux, le dinosaure, le dodo, canard géant de Nouvelle-Zélande, le mammouth et tant d'autres dont on a déjà oublié le nom. Soixante-cinq autres survivent « grâce » à l'homme, en captivité ou domestiqué.
Une étude renforce les conclusions du Groupe intergouvernemental sur le climat (GIEC), mandaté par l'ONU. À cause du réchauffement climatique, « des changements significatifs sont en cours sur tous les continents et la plupart des océans », détaille le texte publié dans la revue scientifique Nature.
La semaine dernière une conférence internationale sur la biodiversité a réuni 191 pays, pour une journée mondiale. Angela Merkel, la chancelière allemande, a averti que cette rencontre internationale devait donner le signal d'un nouveau départ indispensable.
Son appel sera-t-il été entendu ? En tout cas, le temps presse. Sans chiffrer son objectif, la Convention de l'ONU veut ralentir le rythme de l'appauvrissement de la biodiversité d'ici 2 010.
Côté français, pour Nathalie Kosiusko-Morizet, secrétaire d'état à l'Ecologie, « nous ne sommes pas sur le bon chemin pour ralentir l'érosion de la biodiversité ». Les promesses de Bonn seront-elles mieux respectées que celles de Rio qui ont été rapidement enterrées ?
« Une très grande responsabilité »
Quelle est la situation de la région en terme de biodiversité ?
C'est une très grande région en terme de biogéographie, avec des influences de deux grands massifs, de l'Atlantique, de la Méditerranée. Nous avons donc une biodiversité très intéressante et donc une très grande responsabilité.
Quelles sont les menaces ?
Il y a d'abord la fragmentation des habitats, mais aussi les problèmes liés à l'aménagement de la montagne. Le grand tétras, par exemple, vit dans les vieilles forêts pyrénéennes. Il est donc directement concerné du fait de l'extension des stations de ski.
La disparition des haies porte atteinte aux rivières. Il y a aussi le problème de l'étalement urbain de Toulouse allant jusqu'à 80 km. Les gens n'ont pas conscience des atteintes portées.
Les hommes n'ont-ils qu'une influence néfaste sur le milieu ?
Non, en Midi-Pyrénées, la biodiversité est aussi là où les hommes ont travaillé la terre. Les zones de culture sont extrêmement positives pour son développement. Ça a permis le développement d'orchidées sur les pelouses sèches, par exemple.
Une journée de la biodiversité est-elle importante ?
La biodiversité est une notion compliquée à comprendre, mais les gens se sont appropriés le concept de développement durable, de réchauffement climatique. La notion de biodiversité commence à entrer dans les mœurs et c'est grâce à ces grands événements internationaux que l'on fait avancer les choses.
124 espèces menacées en France
La France fait partie des dix pays hébergeant le plus grand nombre d'espèces en danger.641 espèces mondialement menacées sont présentes sur son territoire. Ce sont les collectivités françaises d'Outre-Mer, et notamment la Nouvelle -Calédonie et la Polynésie française, qui placent l'hexagone dans cette position.
« Une situation à risque quand on sait que 80 % de la biodiversité se trouve dans les DOM-TOM qui, malheureusement, attirent peu l'attention », explique Florian Kirchner, chargé de mission « espèces » au comité français de l'UICN.
Dans le classement européen, la France métropolitaine ne fait pas mieux : avec 124 espèces mondialement menacées, elle se classe quatrième, après l'Espagne, le Portugal et l'Italie.
Pour avoir une vision plus précise des animaux et végétaux concernés, le comité français de l'UICN et le Muséum national d'histoire naturelle ont lancé il y a un an un recensement complet de la faune et de la flore selon les critères internationaux.
Les premiers résultats viennent de tomber : un reptile sur cinq et un amphibien sur cinq sont en sursis en France. Les autres espèces devraient être comptabilisées d'ici 2 010 dans un Livre rouge.
Le dernier décompte datait de 1994-1995.
Région : des espèces uniques
Esturgeon commun : Présent dans toute l'Europe, il n'existe plus qu'un seul site de reproduction qui se situe dans l'estuaire de la Gironde.
Gypaète barbu : Le plus grand vautour européen, dont la majorité se trouve dans les Pyrénées, est le rapace le plus menacé en Europe.
La Cistude d'Europe : Malgré une protection précoce dès 1979 en France et 1992 en Europe, la tortue est en voie de disparition, notamment en Aquitaine, à cause de la suppression des habitats des zones humides.
Vautour percnoptère : À cause de la disparition de sa nourriture, le plus petit vautour français est en sursis dans les montagnes pyrénéennes où l'on ne décomptait plus que 63 couples il y a deux ans.
Grand tétras ou coq de Bruyère : Le plus gros gallinacé d'Europe est un habitant des forêts de conifères de montagnes, d'où sa présence forte dans notre région. Il a disparu des Alpes et est en danger dans les Vosges.
Dossier de Gwénaëlle Conraux
- Ouverture à Bonn de la conférence de l'ONU sur la biodiversité
- Alerte : la planète en danger
- Hautes-Pyrénées. La biodiversité dans tous ses débats
- Changement climatique : la réponse des plantes
- La fin du ski dans les Pyrénées ?
http://www.ladepeche.fr/article/2008/05/27/456095-Environ...
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24.05.2008
Verra-t-on des labos sans animaux ? (La Presse)

La Presse
D'ici une ou deux décennies, la médecine arrivera à se passer presque complètement d'animaux de laboratoire, selon un chercheur américain. Mais les singes passeront fort probablement à côté de cette révolution.
« Les chercheurs qui veulent utiliser des primates doivent déjà affronter des exigences très sévères », a expliqué Alan Goldberg, directeur du Centre pour des options aux tests animaux à l'Université Johns Hopkins, à Baltimore, rencontré l'hiver dernier dans une conférence scientifique à Boston.
« Ils doivent faire la preuve que leur recherche ne peut être menée à bien sans ces caractéristiques physiologiques si proches des humains. Les tests sur des bouillons de cellules humaines ne pourront malheureusement pas remplacer cela. Nous utilisons déjà au minimum les primates.»
Ces bouillons de culture sont faits à partir de cellules humaines prélevées sur des volontaires. Les cellules sont ensuite nourries de manière à ce qu'elles se multiplient. Les primates exceptés, les autres espèces d'animaux de laboratoire seront profondément affectées par le grand chambardement qui s'annonce.
« Présentement, les bouillons de cellules humaines ne sont pas encore totalement capables de remplacer les animaux. Mais l'an dernier, les instituts nationaux de la santé des États-Unis ont publié une première comparaison de 1200 tests toxicologiques qui montrent qu'on s'en approche. »
La fin des animaux de laboratoire est annoncée depuis les années 50.
« Le biologiste qui a dès 1959 proposé les trois R de la recherche animale remplacer les animaux par des bouillons de cellules si possible; réduire le nombre d'animaux nécessaires ; raffiner la méthodologie pour réduire la souffrance des animaux - avait aussi souligné que le stress de la captivité sur les animaux de laboratoire fausse les résultats », dit M. Goldberg, qui s'est d'abord spécialisé en pharmacologie.
À l'Université McGill, le responsable du Bureau de déontologie animale, Le vétérinaire Jim Gourdon, estime que la question du stress doit être nuancée.
« En soi, ce n'est pas une mauvaise chose, a souligné Dr Gourdon. Dans la nature, il y a de la compétition entre les espèces, et à l'intérieur même des espèces. La chasse est stressante. L'activité sexuelle est stressante. Si elle est bien conçue, avec des activités sportives et assez d'espace pour chaque individu, la captivité n'est pas un stress qualitativement différent pour les animaux. »
[Horrible menteur...]
L'équipe de Cyberpresse vous suggère : Des recherches top secret impliquant des primates
http://www.cyberpresse.ca/article/20080524/CPSCIENCES/805...
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Québec : "Des recherches top secret impliquant des primates" (La Presse)
La Presse
N'entre pas qui veut dans un laboratoire de primates.
Gants, masque, lunettes et blouse blanche ne suffisent pas. Il faut d'abord subir un examen médical pour vérifier qu'on est en bonne santé, à la fois pour sa propre sécurité et pour protéger les animaux des pathogènes humains. Vérifier que son carnet de vaccination est à jour.
Et suivre une petite formation.
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Même si La Presse était disposée à respecter toutes ces exigences, aucune des quatre universités québécoises qui utilisent des singes pour leurs recherches n'a accepté qu'un photographe se rende sur les lieux.
Les universités de Montréal, McGill et Laval et le Centre Armand-Frappier de l'INRS ont invoqué des motifs allant de la nécessité de protéger les primates du stress causé par la venue d'une nouvelle personne à la « sécurité » des lieux, en référence à la crainte de devenir la cible des militants des droits des animaux.
« Si on vous permet de venir, on ne pourra pas refuser les autres demandes », a expliqué la vétérinaire Lucie Côté, responsable du laboratoire de primates de l'INRS. Santé Canada, qui a une colonie à Ottawa, a aussi refusé que La Presse y envoie un photographe.
Cache-t-on des mauvais traitements ?
« Je ne peux l'affirmer », a répondu Kathleen Conlee, spécialiste de la recherche animale à la Humane Society des États-Unis, qui estime qu'on devrait mettre un terme à la recherche sur les primates. « Mais ces laboratoires devraient savoir que leurs refus de permettre les visites incitent le public à se demander pourquoi. »
Chose certaine, les laboratoires de primates sont étroitement surveillés. Les inspections du Conseil canadien de protection des animaux ont lieu au moins tous les trois ans, selon Claude Charbonneau, du Conseil. « Chez nous, ils viennent à deux équipes de quatre personnes et restent deux semaines », a souligné le Dr Jim Gourdon, responsable du Bureau de déontologie animale à McGill.
De plus, le Comité de protection des animaux (CPA) de chaque établissement fait une inspection au moins chaque année. Il vérifie s'il y a une façon de se passer des primates ou carrément des animaux, si on a raffiné les techniques pour diminuer le stress des animaux et si on a réduit le nombre d'animaux au minimum. Les exigences sont particulièrement élevées, selon la Dre Lucie Côté.
Selon le Dr Gourdon, les projets refusés par un conseil de protection des animaux sont très rares, parce que les chercheurs connaissent bien les exigences. Par contre, moins de 10% des projets sont acceptés sans modifications : la plupart du temps, le conseil exige que le chercheur justifie mieux qu'il utilise vraiment le nombre minimal d'animaux.
Autre limite à la recherche sur les primates: leur coût, jusqu'à 5000$ par animal, selon la vétérinaire Brigitte Dubé, responsable du laboratoire de primates à l'Université Laval. « Si une étude peut être faite avec un autre animal, c'est certain que le chercheur ne va pas demander un primate », a-t-elle dit.
Les craintes relatives à la sécurité ne sont pas futiles, non plus. « Nous n'avons pas eu de vandalisme ou de menaces, mais il y a eu des cas dans des entreprises privées montréalaises », a précisé le Dr Gourdon, citant l'entreprise d'essais cliniques Lomir, dans l'Ouest-de-l'Île.
Un responsable de Lomir a confirmé à La Presse, lors d'une conversation téléphonique, qu'il y avait effectivement eu du vandalisme de la part de groupes animalistes l'an dernier. Cette personne n'a pas voulu donner son nom.
« Pourquoi mettre l'accent sur les primates alors que c'est une si petite proportion des animaux de laboratoire, moins de 0,5%, a déploré le Dr Gourdon. En tant que vétérinaire, j'ai un respect pour toute vie animale, autant pour les souris que pour les primates. »
[Que surtout le Dr Gourdon dorme sur ses deux oreilles : les authentiques défenseurs des droits des animaux se préoccupent de TOUS les animaux.]
La recherche soulève des objections
Voici les arguments de la Humane Society of America contre la recherche qui fait appel à des primates non humains.
- Personne n'a réévalué l'ut







