24.11.2009

Anti-vivisection : concert de soutien à International Campaigns le 6 décembre à Paris

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23.11.2009

Anti-vivisection : conférence d'Antidote Europe et International Campaigns à Toulouse


Mieux vaut finir à l'abattoir ?
(regardez jusqu'au bout)

Conférence (et débat) sur la vivisection : Stop aux Animaux dans les Laboratoires d'Expérimentation ! 

Avec Hélène Sarraseca d'Antidote Europe et un animateur d'International Campaigns

toulousenov09.jpg (111052 octets)

Salle de Canal Sud - 40 , rue Alfred Duméril - Toulouse - De 16 h à 19h

Conférence organisée par l'association pour les droits des animaux A.V.I.S.

(C) Charlie Hebdo 18.11.09

http://www.international-campaigns.org/ic/action/programm...

22.11.2009

Incendie à la faculté de médecine de Limoges : plusieurs morts sont à déplorer

http://www.droitsdesanimaux-shop.net/images/carte_postale_anti_vivisection_recto.jpg

Mon courrier à M. Patrice Herreyre en réponse à son article paru dans La Montagne le 22/11/2009

Monsieur,

Je prends connaissance de votre article sur l'incendie qui a récemment eu lieu à la faculté de médecine de Limoges.

Vous écrivez : "Aucune victime, mais le préjudice scientifique est énorme", avant de remarquer plus loin : "les animaux de laboratoire n’ont pas survécu à l’incendie".

Il y a donc bien eu des victimes : les martyrs torturés par les vivisecteurs de ladite faculté.

Les animaux non humains sont des êtres sensibles.

Ceux qui étaient enfermés pour subir des expériences dans les locaux limousins incendiés en sont morts, et je trouve particulièrement scandaleux de voir qu'un journaliste, en 2009, continue à considérer les animaux comme des "choses" au point de ne pas les voir comme des victimes - ici doubles, puisqu'avant de périr par le feu, elles ont été torturées par des "chercheurs" sans âme, qui gagneraient à se tourner vers l'avenir en se détournant du modèle animal pour embrasser les méthodes substitutives à la vivisection, cruelle et scientifiquement non pertinente (voir le site d'Antidote ici : http://www.antidote-europe.org/equipe_fr.htm
qui ne manquera pas d'intéresser le journaliste que vous êtes).

En espérant que, sur les animaux, votre regard changera, je vous prie d'agréer, Monsieur, l'expression de mes salutations distinguées.

M. P
.

*******************************************************************************************************

L'article incriminé :

D'importants moyens ont été déployés, hier, à la faculté de médecine de Limoges, pour lutter contre un incendie qui a détruit l'animalerie.

Aucune victime, mais le préjudice scientifique est énorme.

Le feu s’est déclaré dans un local proche de l’animalerie de la faculté de médecine, vers 15 h 30.

« Nous étions en pleine session de la “Formation médicale continue du Limousin”, explique le Dr Gérard Terrier. Nous avons entendu la sirène d’alarme, nous sommes sortis. Personne n’a été touché. »

En revanche, les animaux de laboratoire n’ont pas survécu à l’incendie.

Pour de nombreux services du centre hospitalier, cette perte est irréparable : les études qui étaient menées grâce à eux duraient depuis des mois, voire des années.

Et ces travaux sont désormais réduits en cendres.

Prévenus rapidement, les sapeurs-pompiers de Limoges ont déployé un important dispositif.

La proximité du centre hospitalier universitaire et de ses milliers de malades, de visiteurs et de soignants, rendait indispensable de telles précautions.

Heureusement, personne n’a eu besoin d’être évacué.

Le feu ne s’est pas propagé aux autres bâtiments et a rapidement été circonscrit par les pompiers.

Une enquête devra désormais être menée pour déterminer les causes d’un sinistre sans conséquences humaines mais aux conséquences scientifiques très importantes.

Patrice Herreyre
patrice.herreyre@centrefrance.com

JIDA (Journée Internationale pour les Droits des Animaux) : 1o décembre 2009

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Bienvenue sur ce site militant animé par International Campaigns et dédié au relais de la Journée Internationale pour les Droits des Animaux (JIDA) en France

- 12ème édition - Jeudi 10 décembre 2009

Période d'actions recommandée : du samedi 05 au samedi 12 décembre 2009

Cette campagne annuelle est animée par l'organisation antivivisection et pour les droits des animaux Uncaged Campaigns et relayée dans les pays francophones par International Campaigns.

La JIDA a pour objectif de faire reconnaître les droits des animaux au moyen d'une véritable Déclaration Universelle (Universal Declaration of Animal Rights - UDAR).

CONTEXTE DE LA CAMPAGNE

Le 10 décembre de chaque année, jour anniversaire de la ratification de la Déclaration des Droits de l'Homme, ou alentour (comme pour l'édition 2007), des militants pour les droits des animaux du monde entier participent à la Journée Internationale pour les Droits des Animaux pour dénoncer l'hypocrisie qui consiste à ne pas reconnaître les droits fondamentaux des animaux non humains.

Le relais de cette campagne s'effectue par le biais de manifestations silencieuses (veillées) organisées devant des sites où les droits des animaux sont bafoués, notamment des laboratoires pratiquant des expériences sur les animaux (entreprises, facultés et autres établissements de recherche).

Pour une visibilité encore plus grande de votre action, il est important de la poursuivre jusqu'en soirée.

La nuit tombe vite en hiver et vos bougies et autres sources de lumière attireront sans peine l'attention du public sur la Journée Internationale pour les Droits des Animaux et sur le non respect de ces droits par l'établissement devant lequel vous êtes installés.

COMMENT REUSSIR VOTRE ACTION JIDA ?

  • Utilisez en priorité absolue les supports militants dédiés à cette campagne que vous trouverez ici en téléchargement.
  • Se déroulant en hiver, cette campagne vous permet d'attirer d'autant plus l'attention des passants en allumant dès la tombée de la nuit des bougies dans des bocaux ouverts (pour protéger la flamme contre le vent). Bougies vegan en vente ici. Lampes commerciales de faible consommation également souhaitables en cas de vent ou de pluie.
  • En plus de distribuer à titre particulier ou dans le cadre d'une table d'information le tract JIDA et la documentation UDAR associée (voir les Supports militants), n'hésitez pas à afficher des posters et affiches mentionnant "Journée Internationale pour les Droits des Animaux".
  • Sur votre stand ou devant l'établissement devant lequel vous avez choisi de manifester  (site pratiquant la vivisection, abattoir, élevage industriel, magasin de fourrure, etc.), disposez des photos de grande dimension (A3 minimum) dénonçant les sévices et abus dont les animaux sont victimes.

Pour vous inspirer, consultez les rapports d'action et les album-photos des précédentes éditions relayées en France depuis 2004 (colonne de droite, rubrique "Archives").

Pour envoyer votre rapport d'action et vos photos numériques (200 Ko par photo environ) : info[at]journee-internationale-droits-animaux.org

NB : Il est conseillé de faire une déclaration auprès des autorités locales (préfecture, mairie) dans un délai raisonnable afin d’obtenir l’autorisation nécessaire.

Plusieurs milliers de signatures de la déclaration UDAR récoltées depuis le 10 décembre 2004. En outre, Uncaged Campaigns a depuis reçu en parallèle plus de mille premières signatures de toute la France.
Cliquez ici pour amplifier le mouvement !

03.11.2009

Claude Levi-Strauss, in memoriam

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(Merci à Claude Levi-Strauss d'avoir désigné et dénoncé le danger majeur qui pèse sur la planète et l'ensemble du vivant : la surpopulation humaine.

Plus d'humains, cela veut dire de moins en moins d'espaces sauvages, de nature, de poésie.

Cela veut dire plus de villes, plus de routes, plus d'industries, plus de pollution.

Cela veut dire des animaux sauvages expropriés, assassinés, des animaux domestiques exploités et massacrés dans les abattoirs en plus grand nombre...

La surpopulation humaine, cela veut dire la Mort.

Voici pourquoi, depuis longtemps, je me suis engagée à ne pas faire d'enfant. MP)

***

Une source d’inspiration de ce blog, Arne Naess, est mort au début de cette année 2009.

Un autre de mes maîtres à penser, Claude Lévi-Strauss, vient de mourir.

Plutôt que de vaines éloges, je lui laisse la parole, une parole qui à mon avis donnera une colonne vertébrale à notre XXIe siècle :

« J’ai connu une époque où l’identité nationale était le seul principe concevable des relations entre les Etats.

On sait quels désastres en résultèrent. (…)

Puisqu'au cours du dernier siècle j’ai assisté à une catastrophe sans pareille dans l’histoire de l’humanité, on me permettra de l’évoquer sur un ton personnel.

La population mondiale comptait à ma naissance un milliard et demi d’habitants.

Quand j’entrai dans la vie active vers 1930, ce nombre s’élevait à deux milliards.

Il est de six milliards aujourd’hui, et il atteindra neuf milliards dans quelques décennies à croire les prévisions des démographes.

Ils nous disent certes que ce dernier chiffre représentera un pic et que la population déclinera ensuite, si rapidement, ajoutent certains, qu’à l’échelle de quelques siècles une menace pèsera sur la survie de notre espèce.

De toute façon, elle aura exercé ses ravages sur la diversité, non pas seulement culturelle, mais aussi biologique en faisant disparaître quantité d’espèces animales et végétales.

De ces disparitions, l’homme est sans doute l’auteur, mais leurs effets se retournent contre lui.

Il n’est aucun, peut-être, des grands drames contemporains qui ne trouve son origine directe ou indirecte dans la difficulté croissante de vivre ensemble, inconsciemment ressentie par une humanité en proie à l’explosion démographique et qui - tels ces vers de farine qui s’empoisonnent à distance dans le sac qui les enferme, bien avant que la nourriture commence à leur manquer - se mettrait à se haïr elle-même, parce qu’une prescience secrète l’avertit qu’elle devient trop nombreuse pour que chacun de ses membres puisse librement jouir de ces bien essentiels que sont l’espace libre, l’eau pure, l’air non pollué.

Aussi la seule chance offerte à l’humanité serait de reconnaître que devenue sa propre victime, cette condition la met sur un pied d’égalité avec toutes les autres formes de vie qu’elle s’est employée et continue de s’employer à détruire.

Mais si l’homme possède d’abord des droits au titre d’être vivant, il en résulte que ces droits, reconnus à l’humanité en tant qu’espèce, rencontrent leurs limites naturelles dans les droits des autres espèces.

Les droits de l’humanité cessent au moment où leur exercice met en péril l’existence d’autres espèces.

Le droit à la vie et au libre développement des espèces vivantes encore représentées sur la terre peut seul être dit imprescriptible, pour la raison très simple que la disparition d’une espèce quelconque creuse un vide, irréparable, à notre échelle, dans le système de la création.

Seule cette façon de considérer l’homme pourrait recueillir l’assentiment de toutes les civilisations.

La nôtre d’abord, car la conception que je viens d’esquisser fut celle des jurisconsultes romains, pénétrés d’influences stoïciennes, qui définissaient la loi naturelle comme l’ensemble des rapports généraux établis par la nature entre tous les êtres animés pour leur commune conservation ; celle aussi des grandes civilisations de l’Orient et de l’Extrême-Orient, inspirées par l’hindouisme et le bouddhisme; celle, enfin, des peuples dits sous-développés, et même des plus humbles d’entre eux, les sociétés sans écriture qu’étudient les ethnologues.

Par de sages coutumes que nous aurions tort de reléguer au rang de superstitions, elles limitent la consommation par l’homme des autres espèces vivantes et lui en imposent le respect moral, associé à des règles très strictes pour assurer leur conservation.

Si différentes que ces dernières sociétés soient les unes des autres, elles concordent pour faire de l’homme une partie prenante, et non un maître de la création.

Telle est la leçon que l’ethnologie a apprise auprès d’elles, en souhaitant qu’au moment de rejoindre le concert des nations ces sociétés la conservent intacte et que, par leur exemple, nous sachions nous en inspirer. »

Source : L’ETHNOLOGUE DEVANT LES IDENTITES NATIONALES

Discours de Claude Lévi-Strauss à l’occasion de la remise du XVIIe Premi Internacional Catalunya, 2005.

http://biosphere.blog.lemonde.fr/2009/11/03/levi-strauss-...

29.10.2009

Hiltl (Suisse) : quand la cuisine végétarienne écrit l'histoire

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Dirigé par la même famille depuis quatre générations, Hiltl est le plus ancien restaurant végétarien d'Europe.

Inaugurée il y a 111 ans à Zurich, alors que cette cuisine ne suscitait encore que des sarcasmes, l'enseigne est aujourd'hui une des plus courues de la ville.

En 1898, un restaurant végétarien ouvre ses portes à la Sihlstrasse, à quelques pas de la Bahnhofstrasse, la plus célèbre artère marchande de Zurich, qui relie la gare aux rives du lac.

Au cours des premières années, l'établissement n'attire pas les foules.

A l'époque, les coffres des banques zurichoises ne regorgent pas encore d'or et la population est plutôt pauvre.

A cela s'ajoute que la culture végétarienne, encore très nouvelle en Europe, suscite plutôt l'incompréhension.

Se régaler d'un morceau de viande, au moins le dimanche, est un des luxes auquel aspirent les citoyens, surtout dans les villes.

Les rares végétariens d'alors sont affublés du quolibet de « Grassfresser » (« bouffeurs d'herbe »).

Avec un chiffre d'affaire qui ne dépasse guère la trentaine de francs par jour, le restaurant tente tant bien que mal de nouer les deux bouts.

Et son histoire aurait tout aussi bien pu s'arrêter là.

Mais c'est sans compter avec Ambrosius Hiltl, jeune tailleur d'une vingtaine d'années, arrivé tout droit de Bavière.

Gravement atteint de la goutte, il ne parvient presque plus à remuer ses doigts ou à tenir le fil et l'aiguille.

Un médecin lui a même prédit une mort précoce s'il ne renonce pas sur-le-champ à consommer de la viande.

Et c'est ainsi qu'Ambrosius Hiltl se met à fréquenter le restaurant avec assiduité.

En 1904, le propriétaire jette l'éponge et l'entreprenant couturier décide de reprendre l'affaire en mains.

L'année suivante, il épouse la cuisinière et en 1907, le couple rachète le restaurant.



Le temps des restrictions

Et c'est ainsi que l'histoire continue.

Celui qui la raconte aujourd'hui, confortablement installé dans l'élégant et moderne établissement de la Sihlstrasse, est Rolf Hiltl, arrière petit-fils du tailleur.

Ses yeux bleus et sa chevelure blonde indiquent d'ailleurs bien ses origines bavaroises.

« Mon arrière grand-père, qui s'est rapidement remis de la goutte, a finalement vécu jusqu'à l'âge de 93 ans », relève avec plaisir le quadragénaire, qui dirige l'établissement depuis 1998.

Mais avant d'arriver à la quatrième génération de la famille Hiltl, la maison a traversé des périodes particulièrement difficiles, marquées par les crises, la guerre et le rationnement des années 1930-1940.

« Notre restaurant n'en a que partiellement souffert puisque les mesures de rationnement frappaient surtout la viande, denrée dont notre cuisine n'avait évidemment pas besoin », souligne Rolf Hiltl.

Renoncer à la viande a aussi obligé les Hiltl à faire preuve d'imagination et à innover en permanence, avec le peu d'ingrédients disponibles, comme les œufs, la farine, les céréales, les pommes de terre et quelque légumineuses.

Au fil du temps toutefois, l'établissement s'est forgé une bonne réputation, ce qui lui a permis de traverser les décennies de l'après-guerre, notamment lorsque la viande est devenue pratiquement omniprésente dans l'alimentation des Suisses.



Les avantages de la globalisation

Longtemps considéré comme un style d'alimentation marginal, le végétarisme est entré dans une nouvelle ère dès les années septante.

Dès lors, il a suscité davantage d'engouement, notamment auprès des jeunes, sensibilisés à la nature, aux animaux et aux cultures exotiques, dont celle de l'Inde, véritable berceau de la cuisine végétarienne.

« La globalisation a certainement contribué de manière positive au développement de la cuisine végétarienne. Nous avons découvert d'autres formes de gastronomie, beaucoup plus variées que la nôtre, originaires de l'Inde, de la Chine, de la Malaisie, mais aussi du bassin méditerranéen », confirme Rolf Hiltl.

Aujourd'hui, le restaurant zurichois poursuit son exploration des saveurs et sa recherche de nouvelles recettes.

A noter que les collaborateurs de Hiltl proviennent d'une quarantaine de pays différents.

Gastronomie

D'un rendez-vous pour végétariens et abstinents, le restaurant s'est désormais transformé en un véritable temple de la gastronomie.

Et ce n'est pas un hasard si aujourd'hui, l'établissement n'attire pas que des végétariens convaincus.

Plus de 90% des clients sont plutôt des végétariens occasionnels, comme le propriétaire des lieux lui-même, Rolf Hiltl, qui s'autorise parfois un morceau de viande.

« Les premiers végétariens étaient souvent des rêveurs ou des utopistes qui aspiraient à recréer un paradis terrestre.

Aujourd'hui, c'est plutôt la conscience écologique qui prévaut, tout comme le souci de préserver sa santé. I

l y a quelques années, lorsque les journaux ont commencé à parler de la vache folle, les gens se sont littéralement mis à faire la queue devant l'entrée de notre établissement », se souvient Rolf Hiltl.

Nouveaux projets

Ambrosius Hiltl serait sans doute très surpris de revoir son restaurant de la Sihlstrassse, entièrement rénové en 2006.

Cet endroit très populaire est fréquenté par près de 1500 personnes chaque jour et dispose d'un bar, d'une discothèque et propose même des cours de cuisine.

Hiltl est devenu l'un des symboles de Zurich.

L'établissement figure sur tous les guides touristiques et attire des personnages aussi célèbres que Paul McCartney ou Marc Forster.

Fort de ce succès, Rolf Hiltl en a décidé de fonder, avec les frères Frei, la chaîne de restaurants « tibits by Hiltl », soit quatre enseignes en Suisse et une à Londres, ouvertes en 2000.

D'autres succursales devraient suivre au cours des prochaines années.

« Enthousiasmer les clients, sans nuire à un seul animal me réjouit tout particulièrement », confie Rolf Hiltl avec satisfaction.

« Depuis 1989, nous avons servi près de 40 millions de plats.

Qui sait combien d'animaux auraient été sacrifiés, si sur chacune de ces assiettes nous n'avions ajouté ne serait-ce que 100 grammes de viande... ? ».

Swissinfo, Armando Mombelli
(Traduction de l'italien : Nicole della Pietra)



TRADITION VEGETARIENNE

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Les premières traces du végétarisme apparaissent dans les courants philosophiques et religieux de civilisations anciennes, grecques et indiennes, notamment.

Au cours des siècles, plusieurs grands personnages de l'histoire, comme Léonard de Vinci, Voltaire, Tolstoï ou Einstein ont manifesté une vocation végétarienne.

La culture végétarienne s'est surtout développée en Europe à partir de la seconde moitié du XIXe siècle, avec l'avènement de diverses sociétés nationales fidèles à ses préceptes.

En 1980, l'Union végétarienne internationale voit le jour à Dresde, en Allemagne. Aujourd'hui, elle est l'organisation faîtière des associations nationales.

Selon des sondages de l'Association suisse pour le végétarisme (ASV), entre 2 et 3% des Suisses seraient végétariens.


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1898, année de l'ouverture

LE HILTL

Le « Vegetarierheim und Abstinenz Café » est inauguré en 1898, à la Sihlstrasse 28 à Zurich.

A en croire le livre Guiness des records, il s'agit du premier restaurant végétarien apparu en Europe.

En 1904, l'établissement est repris par Ambrosius Hiltl et son épouse Martha Gneupel.

Depuis, la direction de l'établissement a été transmise de père en fils, jusqu'à la quatrième génération (Ambrosius, Leonhard, Heinz, Rolf).

Entré au service de l'entreprise familiale en 1998, Rolf Hiltl, accompagné des trois frères Frei, a créé la nouvelle chaîne de restaurant « tibits by Hiltl », qui compte une filiale à Londres et des établissements à Zurich, à Berne et à Bâle.

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Commentaire : bravo à Hitl... jusqu'à un certain point.

Car Rolf Hitl se trompe lorsqu'il affirme que la cuisine végétarienne ne nuit pas aux animaux : certes, la viande en est absente, mais pour produire des produits laitiers ou des oeufs, il faut exploiter les vaches et les poules, et sacrifier les veaux et les poussins mâles sur l'autel du rendement...

L'industrie laitière est en effet inextricablement liée à l'industrie viandiste, et les végétariens font souffrir les animaux autant que les carnivores.

Respecter les animaux et la planète (ainsi que sa santé, car les produits laitiers sont néfastes à la santé, et peuvent à long terme entraîner des cancers du sein et de la prostate) à 100%, cela signifie être végan, pas végétarien.

Alors à quand un Hitl vegan ?

GO VEGAN!

M. P.

12.10.2009

La fourrure bientôt interdite en Israël ?

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Nitzan Horowitz

Un projet de loi visant à interdire l’importation, la production et la vente de toute fourrure en Israël a récemment été déposé à la Knesset pour être soumis au vote des Députés.

Soutenant ce texte, Brigitte Bardot a écrit au Député Nitzan Horowitz, auteur de la proposition, pour le féliciter et le remercier chaleureusement :

« Ce projet de loi représente une avancée majeure, un exemple pour le monde quant à la nécessité de respecter et reconnaître l’animal en tant qu’être sensible.

Vous le savez, l’industrie de la fourrure condamne des millions d’animaux à être parqués dans des cages, entassés, martyrisés avant d’être gazés ou électrocutés, c’est une industrie de la honte et de l’indignité !

J’ai un profond respect et une sincère admiration pour votre combat personnel contre toute forme de discrimination, toute violence perpétrée sur des êtres en souffrance sans barrière de race ou d’espèce.

Le monde politique qui nous gouverne semble dépourvu d’humanité et d’empathie, il nous faudrait un Nitzan Horowitz dans chaque pays pour rééquilibrer la donne, nous en sommes loin, hélas.

La Cour suprême d’Israël a déjà interdit le gavage des palmipèdes considérant, à juste titre, que les "besoins de l’agriculture ne doivent pas systématiquement compter plus que l’intérêt de protéger les animaux".

Aujourd’hui, votre projet suscite un nouvel espoir pour tous ceux qui s’élèvent contre l’exploitation animale et la cruauté qu’elle engendre.

Nous avons tous un devoir moral vis-à-vis des êtres vivants qui sont exploités par l’homme.

Nous n’avons pas le droit et ne devons pas accepter de plonger des millions d’animaux dans la douleur, l’épouvante alors que rien ne peut le justifier.

C’est éthiquement, humainement et intellectuellement impossible. »

En réponse, le Député de la Knesset a tenu à remercier notre Présidente (extrait de sa lettre) :

« Je tiens à vous remercier du fond du cœur, en mon nom et au nom de toutes les personnes et organisations en Israël qui supportent cette cause et qui se battent pour que la loi contre l’importation de fourrure en Israël sous toutes ses formes soit votée.

Merci pour votre soutien que vous nous avez apporté, pour votre courrier, vos mots sincères et si réalistes de la situation.

Merci de l’interview si précieux dont vous nous avez fait l’honneur et dont toute la presse israélienne a parlé.

Merci d’être là sur la scène internationale et ce depuis toujours, pour votre courage et votre combat permanent pour la protection des animaux.

Vous êtes un modèle de force et de croyance pour tous les gens ; ces gens qui comme vous sont dévoués à la protection des animaux et ceci avec un amour inconditionnel.

Et croyez moi, ils sont nombreux en Israël.

Nous prions tous et croyons au plus profond de nous que cette souffrance que l’homme fait subir à ces pauvres bêtes sans défense finira un jour très bientôt et pour cela nous allons nous battre pour faire ce grand pas et bannir l’importation de fourrure en Israël. »

Le projet de loi a été rejeté le 19 juillet dernier par le gouvernement (2 ministres y étaient favorables et 2 y étaient opposés).

La décision a été contestée et le projet devrait faire l’objet d’une nouvelle étude, mi-novembre, puis être mis au vote à la Knesset d’ici la fin de l’année.

http://www.fondationbrigittebardot.fr/site/actu.php?id=40...

10.10.2009

Daniel Cohn-Bendit : encore un effort ! (Jean-Claude Hubert)

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La revue Marianne n° 650 du 3 au 9 octobre 2009 titre en première page : « Cohn-Bendit passe aux aveux… », et en sous-titre : « Son égo, Bayrou, les socialistes, Hulot, la Gauche, son rapport au peuple, le nucléaire, Sarkozy, les régionales, Besancenot, 2012, l’Europe… »

Déçu par ce début de sommaire « d’aveux », je mettais tous mes espoirs dans les trois points de suspension.

Sur 8 pages, face aux journalistes Eric Conan, Renaud Dély et Nicolas Domenach, Daniel Cohn-Bendit se lâche...

Bien sûr, toute démarche consistant à extraire quelques citations de 8 pages de texte est arbitraire.

Nous admettons ce reproche, par contre ce dont il ne parle pas ne peut être dû à l’absence de question des journalistes.

Dany est suffisamment connu pour dire en toute circonstance ce qu’il a envie de dire !

Il dit :

« …la politique, c’est le rapport de force ! » ;

« l’Europe, c’est une communauté de valeurs » ;

« la nécessité de repenser la politique à cause de la dimension écologique » ;

« l’écologie est une critique de la droite et de la gauche traditionnelles, qui ont la même manière de penser la production et le rapport de l’être humain à l’environnement » ;

« Le résultat des européennes a montré que l’écologie politique en France pouvait être autre chose que les 1,4 % de Dominique Voynet… » ;

« Il faut montrer, nous aussi, que l’on est capable de casser des cloisonnements pour créer des majorités. »....

On appréciera aussi sa sincérité dans son aveu de se reconnaître « radicalement narcissique » en dénonçant avec raison que, chez les hommes politiques, « si on ne le dit pas, on ne dit pas la vérité ».

Ce qu’il ne dit pas :

- Rien, pas un mot, pas une allusion, sur la démographie !

Penserait-il comme Nicolas Hulot qu’ « on ne peut rien faire au nom de la liberté » ?

Cette liberté qu’on invoque pour justifier le milliard d’êtres humains en état de sous-alimentation permanente.

Cette liberté qu’on invoque pour justifier ces 25 000 personnes qui meurent de faim chaque jour !

- Rien, pas un mot, pas une allusion, sur les discriminations qui se multiplient et se renforcent bénéficiant des effets d’une crise systémique qui n’en finit pas d’étendre ses ravages !

- Rien, pas un mot, pas une allusion, sur le nouveau rapport à l’être animal, sur la pérennité des espèces, de leurs habitats et de leurs conditions de vie.

Pas un mot, pas une allusion sur les souffrances qu’on inflige gratuitement aux êtres animaux tout spécialement dans la mort-loisir de la chasse, dans la mort-spectacle de la corrida…

La démocratie représentative masque les problèmes liés à des lobbies-électorats qui risqueraient de ne pas déposer le « bon » bulletin dans l’urne.

Avec beaucoup de lucidité, Gérard Charollois, Président-Fondateur de la CVN, note dans sa Lettre hebdomadaire du 4 octobre 2009 :

« Mais, les discoureurs officiels préfèrent débiter des propos convenus, des évidences plates qui ne bousculent aucun préjugé.

L’environnementalisme ne s’intéresse qu’à l’homme sur son piédestal.

Il crée un écran derrière lequel le saccage du vivant prospère avec son cortège de bétonnage (168 hectares de nature disparaissent chaque jour en ce pays, l’équivalent de la superficie d’un département tous les dix ans).

Les commentateurs formatés se félicitent du taux de natalité sans mesurer que nous sommes déjà en état de surpopulation.

L’écologie éthique pense un monde nouveau, une approche bienveillante du vivant.

Les environnementalistes sont nos cousins, avec un petit air de famille et quelques occasions de rencontres mais nous assumons notre fructueuse différence. »

Ce sont nos convictions, ce sont nos valeurs.

Nous assumons pleinement et pensons bien assumer aussi longtemps que nécessaire « notre fructueuse différence. »

Jean-Claude Hubert - Biocentriste – Vice-président de la CVN

http://www.ecologie-radicale.org/actu/new_news.cgi?id_new...

Rescue Ink (USA) : des « gros bras » au cœur encore plus gros

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Des « gros bras » au cœur encore plus gros

Il y a les associations de protection des animaux et il y a la « Rescue Ink. Unleashed ».

Bien loin des méthodes de la SPA, cette bande de gros durs s’est mise en tête d’agir dans l’intérêt des animaux.

Ce sont des balèzes, des durs, des tatoués.

Et des amoureux des animaux, qu'on se le dise !

Ils œuvrent à New-York où plusieurs milliers de bêtes (chiens, chats, et ce qui marche, vole ou rampe en général) sont négligées ou maltraitées.

Ces 8 barracudas ont des passés différents, certains plus troubles que d’autres, et connaissent les bas-fonds de New-York comme leur poche.

Peu importe leurs antécédents, ils cherchent la rédemption et cela se manifeste par leur passion commune pour les animaux.

Ils créent la « Rescue Ink. Unleashed » en 2007 après avoir été émus par un acte d’extrême cruauté envers un chien.

Depuis, ils ne comptent plus leurs interventions (parfois musclées).

Ils sont retraités, dans la sécurité, l’automobile, l’aménagement paysager ou le crédit hypothécaire, et sont disponibles 24/24h et 7/7j.

Ils reçoivent d’ailleurs entre 150 et 200 appels et e-mails par jours.

Une équipe de la chaîne américaine National Geographic les a suivis pendant 7 mois dans le cadre du tournage d'une émission, en train de confronter les possesseurs d’animaux irresponsables et de réconforter les animaux livrés à eux-mêmes.

Ils ne se considèrent pas comme des policiers, des experts en animaux, ni même des « services sociaux » des animaux.

Ils se considèrent juste comme de gros types… avec un cœur encore plus gros !

Quoi qu'il en soit, on n'a pas envie d'être à la place du type qui se fait passer un savon par ces repentis !

Le site : http://www.rescueink.org/index.html

Pensez-vous que secouer les plumes des mauvais maîtres est une solution ? OUI !

Texte et références transmis par Odette Chauve, membre du Bureau National et Correspondante Interrégionale Internet :terrienne01@free.fr.

http://www.ecologie-radicale.org/actu/new_news.cgi?id_new...

http://weblogs.baltimoresun.com/features/mutts/blog/RescueInk_063%5B1%5D.JPG

08.10.2009

Quarante moutons sauvés de la mort par l'Association Stéphane Lamart et la Fondation Bardot

http://www.associationstephanelamart.com/photos/steph-mouton-octobre-2009.jpg

Après le démantèlement d’un abattoir clandestin, jeudi par la police, à Argenteuil (Val-d’Oise), une quarantaine de moutons étaient parqués depuis le 2 octobre dans un enclos à la SPA d’Orgeval, à la demande de la direction des services vétérinaires.
Notre association est intervenue, ainsi que la Fondation Brigitte Bardot, pour sauver ces animaux qui devaient être abattus.

Notre président s'étant déplacé à Orgeval précise :

« Ces moutons ont eu un parcours douloureux, maintenant qu’ils ont été récupérés, ils ont le droit de vivre ».

Nous retrouvons là le grave problème des abattoirs clandestins.

Aussi, notre association a fait appel à son avocat : Maître Patrice Grillon afin qu'une plainte soit déposée au tribunal de grande instance de Versailles.

Finalement, nous avons pu, notre association et la Fondation Brigitte Bardot, trouver une solution pour que ces animaux soient sauvés et transportés en lieux sûrs.

Nous avons alerté les services vétérinaires qui mettent tout en œuvre pour remonter la filière et découvrir la provenance des moutons.

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