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  • “Hugh Hefner n’a pas normalisé le sexe, il a normalisé la misogynie” (par Meghan Murphy)

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    Hef ne devrait pas laisser le souvenir d’un combattant libertaire. Mais bien celui d’un escroc de proportions épiques.

     

    par MEGHAN MURPHY, sur FeministCurrent.com, le 28 septembre 2017

     

    Hefner

     

    Le véritable monarque de la culture porno est mort mercredi dernier et, alors que des milliers de personnes ont crié « Enfin ! » et « Bon débarras! », beaucoup d’autres se sont lancées dans de sombres panégyriques, en parlant d’Hugh Hefner comme d’un « révolutionnaire » et d’un visionnaire.

     

    Et à certains égards, il l’était.

     

    Le vieux ‘Hef envisageait un monde où le porno était totalement banalisé – plutôt que quelque chose de honteux que des hommes utilisaient seuls chez eux ou dans des cabines privées de sex shop, hantées par le sperme d’antan, mais quelque chose qui n’était qu’un élément normal de la société. Il rêvait en effet de la culture pornographique ; et il l’a effectivement instaurée.

     

    Hefner avait une opinion plus élevée de lui-même que peut-être n’importe qui d’autre. Pour m’être imposé le pénible visionnement de sa série filmique de 2017, American Playboy: The Hugh Hefner Story, un hommage à Hef de Hef, il m’est devenu évident que cet homme a très délibérément conçu le récit que l’Amérique en viendrait à tenir à son sujet : celui d’un croisé, un rebelle, un simple homme humble qui voulait mener le bon combat contre la répression sexuelle et libérer la population américaine des croisés moraux pour qui le sexe était une mauvaise chose. Hefner a constamment fait valoir que son objectif, avec la revue Playboy, était de convaincre les États-Unis que le sexe était « normal » et d’« amener le sexe au grand public ». Mais non seulement n’y a-t-il pas réussi, mais il n’a même pas essayé.

     

    En regardant la série American Playboy, en écoutant les histoires racontées par Hef sur lui-même, je me suis rendue compte que Hefner était en grande partie responsable du mensonge selon lequel la chosification sexuelle équivaut au sexe. Il ne s’intéressait aucunement à une normalisation de la sexualité réelle, mais voulait plutôt normaliser le regard masculin et la perception masculine des femmes comme de jolis objets à regarder. Playboy n’a jamais été à propos du « sexe », mais bien à propos de fantasmes masculins.

     

    Le numéro inaugural de la revue Playboy, en 1953, contenait des photos de Marilyn Monroe nue, photos dont Hefner avait acheté les droits sans prendre la peine de demander à Monroe l’autorisation de les utiliser. Peu importe. Pour Hef le révolutionnaire, le « sexe » était une chose qui arrivait aux femmes, pour divertir les hommes. De fait, le « sexe » résultant des photos nues publiées par Playboy était unilatéral. Après avoir utilisé Monroe pour vendre des dizaines de milliers d’exemplaires de la revue, Hef a décidé qu’il voulait mettre en vedette des femmes du genre « jolie voisine » ; il s’est donc mis à les détourner de leurs emplois de bureau pour faire d’elles la « Playmate du mois ». Encore une fois, il s’est lui-même félicité de cette approche révolutionnaire de la chosification, qualifiant ces femmes d’éminemment accessibles (et certainement moins coûteuses que des modèles professionnelles). Elles n’avaient pas l’aspect intimidant des modèles et des célébrités sur lesquelles les hommes étaient habitués à fantasmer – c’étaient des femmes que tout homme pouvait s’approprier.

     

    Cette notion, lancée par Hefner, que de chosifier des femmes « ordinaires » constituait un progrès – comme si diversifier les types de femmes face auxquelles les hommes pouvaient se branler était le plus généreux cadeau que nous puissions offrir à la population féminine – a été entièrement adoptée par les progressistes d’aujourd’hui.

     

    Shauna, sur Twitter : « Fait amusant : Hugh Hefner était un allié précoce du mouvement LGBT, présentant un modèle trans dans Playboy en 1991. » http://www.cosmopolitan.com/entertainment/news/a42434/caroline-tula-cossey/ …

    « J’ai l’impression d’avoir été en avance de beaucoup trop d’années. » (Caroline « Tussa » Cossey)

     

    Il a été loué en tant que pionnier pour avoir fait de Jennifer Jackson, une femme noire, sa Playmate du mois en 1965 et pour avoir mis Darine Stern sur la couverture de Playboy en 1971, en faisant d'elle la première Noire à bénéficier de l’honneur d’une couverture solo. Il a été porté aux nues comme un « défenseur des droits des trans » pour avoir mis le modèle transsexuel Caroline « Tula » Cossey dans son magazine en 1991. Si quelqu’un se souciait d’y porter quelque attention, il serait clair que la chosification sexuelle n’est pas un vecteur de droits, de respect ou d’égalité. Mais l’Amérique néolibérale préfère un récit plus simpliste.

     

    Hefner s’est longtemps vanté d’avoir été un pionnier féministe, et il n’est pas le seul. Les critiques de l’homme sont constamment tempérées par des rappels au fait qu'il a soutenu les droits reproductifs – mais quel libéral masculin ne l’a pas fait ? La capacité de baiser sans l’inquiétude de devenir enceinte libère sans aucun doute les femmes, mais elle libère également les hommes. En effet, il est remarquable que, même si les hommes libéraux se rallient au seul droit spécifique à la femme qui les absout de leur propre responsabilité sexuelle (les femmes demeurent, après tout, responsables de prendre cette pilule ou d’obtenir cet avortement), ils refusent de prendre position contre la déshumanisation des femmes dans la pornographie ou la violence inhérente à leur prostitution.

     

    Le rôle que s’est attribué Hef dans le fait d’avoir cimenté le statut des femmes comme objets sexuels a été repris avec enthousiasme par ses successeurs. Bien que le magazine ait annoncé qu’ils ne publieraient plus de nus en 2015, ils ont rapidement compris que les bénéfices de l’empire Playboy dépendaient (encore) du corps des femmes et, en février, le fils de Hefner et chef créatif de la société, Cooper Hefner, a annoncé que l’élimination de la nudité avait été une erreur.

     

    Il a dit : "La nudité n’a jamais été le problème car la nudité n’est pas un problème. Aujourd’hui, nous reprenons notre identité et revendiquons qui nous sommes."

     

    Cooper Hefner

     

    Le vocabulaire utilisé pour commercialiser Playboy et l’héritage de Hef comme féministe – en lutte contre tous les pouvoirs – ne peut être décrit que comme dégoûtant. Nous parlons d’un empire plusieurs fois millionnaire. Au-delà du fait que transformer des femmes en objets décoratifs destinés à accueillir les projections masculines de fantasmes unidimensionnels garantissait indéniablement le maintien des femmes dans la subordination, Playboy s’est livré à plusieurs autres pratiques contraires à l’éthique. Dès les années 1960, Gloria Steinem a rendu compte de la manière déshumanisante et exploitante dont les Playboy Bunnies étaient traitées, et Monroe n’a pas été la seule femme dont les images ont été publiées sans leur consentement.

     

    Malgré toutes ses prétentions d’avoir été « féministe avant qu’il ait existé une chose comme le féminisme », Hef détestait celles qu’il appelait les « women’s libbers ». Dans une dévastatrice chronique nécrologique, Julie Bindel cite, après Susan Braudy, « une note de service secrète que des secrétaires de Playboy avaient coulée à des féministes ». Hefner y écrivait : « Ces poules [les féministes] sont nos ennemies naturelles. Il est temps d’engager la bataille contre elles… Ce que je veux, c’est un article dévastateur qui réduise en miettes le militantisme féministe. Les féministes se sont toujours opposées au type de société romantique garçon/fille que Playboy veut promouvoir. » (Cité dans L’envers de la nuit : les femmes contre la pornographie, Montréal, Remue-ménage, 1983, p. 299.)

     

    couv Envers de la nuit

     

    Hefner a traité les femmes comme des jouets, et les femmes qui vivaient dans son palais ont témoigné de la façon dont elles étaient contrôlées par lui et à quel point les rapports sexuels qu’elles étaient forcées d’avoir avec lui leur était désagréables. La « révolution sexuelle » de Hefner n’était rien d’autre que de la misogynie ordinaire. En effet, un harem est loin d’être révolutionnaire, et traiter des femmes comme des enfants emprisonnés est le contraire exact d’une libération. Après que l’ex-Playboy Bunny Holly Madison a refusé son offre d’un Quaalude lors de leur première soirée de clubbing, Hef lui a dit : « Habituellement, je n’approuve pas l’usage de drogues, mais vous savez, dans les années 1970, on appelait ces pilules des ‘ouvre-cuisses’. » S’il est le pionnier d’une évolution, Hefner est plutôt celui de la culture du viol, comme en témoignent les dessins « humoristiques » omniprésents dans le magazine Playboy.

     

    Hoechst raspe

    Un dessin de Bill Hoest publié dans Playboy.

     

    Le premier des playboys ne sera pas oublié, c’est certain. Son héritage, cependant, n’est pas celui d’un croisé pour les droits des femmes, mais plutôt celui d’un menteur habile. Hefner a consacré sa vie à répandre le mensonge selon lequel la pornographie équivaut à la sexualité et les femmes doivent choisir la chosification pour être libérées. En d’autres termes, il a convaincu l’Amérique que la liberté des femmes se situait dans les bénéfices des hommes (et dans leurs lits).

     

    C’est l’arnaque la plus grotesque du XXe siècle, et Hef peut être certain que nous ne l’oublierons pas.

     

    Version originale : http://www.feministcurrent.com/2017/09/28/hugh-hefner-didnt-normalize-sex-normalized-patriarchy/ + commentaires

     

    Traduit par TRADFEM, avec l’accord de l’autrice.

     

    Meghan Murphy est une écrivaine de Vancouver, C.-B. Son site Web est Feminist Current, www.feministcurrent.com et plusieurs de ses articles sont traduits sur le site de TRADFEM.

     

    https://tradfem.wordpress.com/2017/10/02/meghan-murphy-hugh-hefner-na-pas-normalise-le-sexe-il-a-normalise-la-misogynie/

  • La résistance selon Mélenchon

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    À l'heure où nos contemporains décérébrés, en proie au vieil instinct de génuflexion qui perdure en dépit des révolutions populaires, sont tombés dans l'idolâtrie des "stars" du show-business et des médias, Mélenchon en appelle à l'intelligence de l'individu. 

     

    Une résistance nietzschéenne à saluer.

     

    "Arrêtez ça, je ne veux pas que mon nom soit un slogan. Guérissez-vous de cette manie. Vous n'êtes pas des dévots, vous portez un programme, l'Avenir en commun. Je fais ma part du travail, faites le vôtre !".
    Jean-Luc Mélenchon

     

    http://www.huffingtonpost.fr/2017/04/09/porte-par-un-enthousiasme-nouveau-melenchon-gronde-ses-soutie_a_22032473/

     

    P. S. : ce billet n'a pas valeur de ralliement à Mélenchon, dont le programme (y compris pour les animaux, très insuffisant : cf. corrida par exemple) ne me convient aucunement. Fidèle à moi-même, je voterai blanc ainsi que je l'ai toujours fait depuis ma majorité. Mais cette révolte contre ce que j'appelle l'autovassalité des foules, ce défi lancé à l'individu, me plaisaient trop pour que je les passe ici sous silence.

  • "Le scandale de la maltraitance animale" (Cynthia Fleury)

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    Merci à Cynthia Fleury d'avoir parlé dans cet article, paru le 13 janvier 2017 dans L'Humanité, de l'abolitionnisme, de Gary L. Francione et de Bêtes humaines ? Pour une révolution végane, ouvrage paru en 2015 aux éditions Autrement et que j'ai eu l'honneur de diriger. 

    ***

    Décembre 2016, les parlementaires de six groupes politiques avaient déposé une proposition de loi relative au respect de l’animal en abattoir, l’enjeu étant alors de contrôler les pratiques des 960 abattoirs français et de les sanctionner si de la maltraitance animale y était constatée.

     

    D’emblée, la mesure phare de vidéosurveillance des abattoirs avait été supprimée, sous prétexte qu’elle serait trop coûteuse et aux dépens des salariés.

     

    Autre suppression symptomatique de la non-envie du reste des parlementaires de voir la situation évoluer, celle consistant à visiter les établissements de manière inopinée.

     

    Bêtes humaines ? Pour une révolution végane (Autrement, 2015), dirigé par Méryl Pinque, reprend les grands enjeux de la fin de la maltraitance de l’animal, voire même de la domination de l’homme sur celui-ci.

     

    Si la thèse abolitionniste est loin d’être partagée par tous, la thèse « amélioriste » (néowelfarisme) l’est dorénavant.

     

    « C’est une erreur que de concevoir les problèmes de l’exploitation humaine et animale comme mutuellement exclusifs. Au contraire, toutes les formes d’exploitation sont inextricablement liées », écrit Gary L. Francione, un des spécialistes du droit des animaux, qui pour sa part défend une démarche plus radicale qui considère qu’aucun être sensible ne peut être considéré comme la propriété d’autrui.

     

    Ne plus accepter la désensibilisation sur laquelle prolifère l’exploitation animale relève désormais du consensus, comme de cesser de méconnaître les manquements éthiques liés aux pratiques dans les abattoirs, tout bonnement barbares.

     

    En revanche, la thèse abolitionniste continue d’interpeller tant elle n’est pas simple à tenir jusqu’au bout.

     

    Réduire la consommation des animaux à la stricte nécessité est tout à fait envisageable, ne mettre en place aucun système de régulation envers eux, pour respecter leur condition d’égalité morale, est loin d’être aisé tant la disproportion entre les animaux et les humains est réelle, et nullement en faveur des humains.

     

    L’ouvrage défend à l’inverse un véganisme, qui n’est pas un choix mais, au-delà d’un mode de vie et d’une pratique alimentaire excluant tout produit d’origine animale, « une obligation morale, un engagement profond vis-à-vis de ceux dont nous reconnaissons la valeur intrinsèque ».

     

    Il ne s’agit nullement de se contenter de soulager la conscience humaine, en mettant en place plus de compassion envers les animaux, et pour la plupart d’entre nous les devoirs de compassion sont moins exigeants que les devoirs de justice.

     

    Mme Brigitte Gothière, porte-parole de l’association L214, rappelait encore lors de la commission d’enquête (septembre 2016) sur les conditions d’abattage que « Les animaux souffrent toujours de leurs conditions d’abattage, que celui-ci soit fait conformément à la réglementation ou pas. Les lieux d’abattage, par essence, sont des lieux violents et cruels. »

     

    La déclaration de Cambridge (2012) rappelait quant à elle que les humains ne sont pas seuls à posséder les substrats neurologiques de la conscience.

     

    Cynthia Fleury

     

    Lien article : http://www.humanite.fr/le-scandale-de-la-maltraitance-animale-630293

  • TÉLÉTHON : l'envers du décor... (communiqué de l'association COPRA du 2/12/2016)

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    TÉLÉTHON : l'envers du décor...

     

    La 30e édition du Téléthon a lieu les 2 et 3 décembre. Bien que l'AFM-Téléthon mentionne le recours à des méthodes alternatives (in vitro, in silico) et l'application du protocole dit des « 3R » sur son site officiel, cette association :


    - n'a de cesse de vouloir justifier l'utilisation des animaux et ce, en se retranchant derrière la nécessité légale de réaliser des tests sur eux lorsque d'autres méthodes ne parviennent pas à établir l'innocuité et la non-toxicité d'une thérapie avant tout traitement chez l'humain ;

    - s'appuie sur la déclaration de la Commission européenne de juin 2015 qui avait rejeté l'ensemble des 10 propositions de l'ICE Stop Vivisection au mépris de ses organisateurs et de ses 1,15 million de soutiens d'une part et au grand dam des cobayes d'autre part ;

    - cherche à rassurer les donateurs en parlant de forte responsabilité éthique et en prétendant que les chercheurs financés opèrent dans un cadre qui met en place un niveau de surveillance très élevé.

    Pour pouvoir apprécier ladite responsabilité et les bornes inférieures dudit niveau, nous relayons la campagne de PeTA qui a reçu une vidéo de l'association Animal Testing qui révèle qu'à l'abri des regards, à l'École national vétérinaire d'Alfort, des chiens sont élevés afin qu'ils développent une maladie des muscles paralysante. Ils passent leur vie à lutter pour marcher, déglutir et même respirer.

     

    « La souffrance est réelle » : ces expériences sur les chiens sont financées par le Téléthon.

    Attention : certaines images sont très dures : https://youtu.be/Wr7OFqh6zsU [vidéo de l'association PETA].

     

    Soyons nombreux à nous informer, à lire et à signer la pétition de PeTA France pour inciter l'AFM-Téléthon à cesser de contribuer au supplice de ces malheureux chiens et à davantage miser sur le développement des méthodes substitutives comme le souhaite le Comité scientifique Pro Anima - entre autres.

     

    Mots-clés et termes de recherche autour du thème du Téléthon :
    AFM, AFM-Téléthon, Association française contre les myopathies, maladie de Duchenne, maladie de Charcot, SLA, sclérose latérale amyotrophique, maladies neurodégénératives, téléthon face cachée, expérimentation animale, souffrance animale, vivisection, thérapie génique, méthode substitutives

     

    Permalien de ce communiqué :
    http://copranimal.free.fr/telethon-l-envers-du-decor.html

     

    2 PÉTITIONS :

     

    1) http://action.petafrance.com/ea-action/action?ea.client.id=45&ea.campaign.id=59555&utm_campaign=Telethon&utm_source=Facebook&utm_medium=mojosa

     

    2) http://www.mesopinions.com/petition/animaux/telethon-horreur/26613

     

  • Le vrai visage du Téléthon, piège à c*** (article de PETA)

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    "La souffrance est réelle" : ces expériences sur les chiens sont financées par Téléthon.

     

    La vidéo que l'association Animal Testing a donnée à PETA révèle qu'à l'abri des regards, à l'École nationale vétérinaire d'Alfort, des chiens sont élevés afin qu'ils développent une maladie des muscles paralysante.

     

    Ils passent leur vie à lutter pour marcher, déglutir et même respirer.

    Dans un laboratoire français, on reproduit la douleur et la détresse.

     

    Les chiens sont génétiquement sujets à différents types de dystrophie musculaire (DM), y compris la myopathie de Duchenne (DMD) qui est particulièrement grave.

     

    Ces maladies leur ravagent le corps et se traduisent par une perte et une faiblesse musculaire progressive.

     

    La plupart des chiens n'atteignent jamais l'âge adulte.

     

    Certains sont complètement handicapés avant même d'avoir atteint l'âge de 6 mois, et la moitié d'entre eux subissent une mort atroce avant l'âge de 10 mois.

     

    Cette vidéo bouleversante tournée à l'intérieur d'un laboratoire à Alfort, montre des chiens qui peinent à déglutir, à respirer et à marcher du fait de la dégradation de leurs muscles.

     

    De la bave coule de la bouche des chiens dont les muscles des mâchoires se sont affaiblis.

     

    L'un des chiens avait tellement de difficulté pour manger et ne pas régurgiter sa nourriture à cause de l'affaiblissement des muscles de son œsophage qu'il avait la face couverte de vomi. 

    Certains chiens finissaient par ne plus pouvoir manger et devaient alors être nourris au moyen d'un tube débouchant dans leur estomac.

     

    Les chiens survivants développent par la suite des problèmes cardiaques au fur et à mesure que la maladie attaque et affaiblit leur muscle cardiaque.

     

    Les chiens souffrent, comme l'a reconnu l'un des personnels qui a déclaré : "La beagle j'aimerais  pas être à sa place. La souffrance, elle est réelle".

    Mauvaise science.

     

    Qu'est-ce que ces expériences douloureuses ont accompli ?

     

    Après des décennies d'expériences sur des générations de chiens handicapés et souffrants, il n'y a toujours pas de remède ou de traitement qui permettent de faire reculer cette terrible maladie chez les humains.

     

    Ainsi les enfants atteints de DMD continuent à souffrir.

     

    Une analyse des études sur DM utilisant des chiens a montré qu'il existe de graves biais lorsque l'on essaie d'appliquer leurs résultats aux humains. En fait, il existe même des études qui ont produit le résultat opposé à celui escompté sur les humains.

     

    Il y a de meilleures méthodes pour aider les patients atteints de maladies des muscles paralysantes.

     

    Des techniques de pointe, comme l'utilisation de cellules souches  des patients atteints de DMD pour développer des remèdes ciblés, le développement de méthodes permettant de reproduire des cellules musculaires humaines saines qui pourraient être transplantées à des patients atteints de DM et la création d'outils d'évaluation de médicaments adaptés aux humains, ont conduit au développement de thérapies plus prometteuses.

    Téléthon : plus de mal que de bien ?

     

    Les expériences qui ont lieu à l'École nationale vétérinaire d'Alfort sont financées par AFM-Téléthon.

     

    Cependant, un représentant du laboratoire a admis que le laboratoire pourrait perdre ce financement si le grand public venait à découvrir ce qu'y subissent les chiens :

    « C'est sûr que si on leur montre nos chiens myopathes ça risque de leur faire perdre beaucoup d'argent. "Voilà l'argent du Téléthon. Ça sert à faire cette recherche-là." C'est dissuasif pour les gens.  »

     

    En effet.

    Vous pouvez aider à y mettre un terme !

     

    Faites pression sur l'association AFM-Téléthon pour qu'elle cesse de financer ces expériences cruelles sur les chiens et qu'elle ne finance plus que des études modernes et sans animaux.

     

    2 PÉTITIONS :

     

    1) http://action.petafrance.com/ea-action/action?ea.client.id=45&ea.campaign.id=59555&utm_campaign=Telethon&utm_source=Facebook&utm_medium=mojosa

     

    2) http://www.mesopinions.com/petition/animaux/telethon-horreur/26613

  • NEW ROOTS (Suisse) : certainement les meilleurs fromages végans au monde !

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    Vous en rêviez ?

    NEW ROOTS l'a fait.

     

    De délicieux fromages végans et biologiques... dont le goût est strictement le même que celui du "camembert" ou d'autres fromages "traditionnels" bien connus !

     

    Liens directs : http://www.newroots.ch/shop/casheeze-gereift/

    et : http://www.newroots.ch/shop/casheeze-frisch/

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    Vous trouverez également d'autres délicieux produits végans à déguster :

    http://www.newroots.ch/shop/kale-chips/

     

    Les créateurs en sont deux jeunes Suisses très talentueux, Alice et Freddy.

     

    "De vrais aliments faits à la main en Suisse à base de plantes biologiques."

     

    Des produits, un site et des gens à faire connaître d'urgence !

     

    Site : http://www.newroots.ch

    Page Facebook : https://www.facebook.com/newrootsfoodsfromplants/

  • Nobel de littérature 2016 : ferraille à vendre !

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    Les écrivains (les vrais), déjà victimes de la désaffection générale due à l'ignorance des générations actuelles qui ne savent plus lire ou qui s'ennuient en lisant, se voient en plus piquer les prix qui leur reviennent de droit par des chanteurs. Demain par des acteurs ?

     

    Joyce Carol Oates et Philip Roth, pour ne citer qu'eux, méritaient ce Nobel.

     

    Qu'un Dylan (dont le talent est incontestable, mais ce n'est pas de talent qu'on parle) rafle la mise à leur place est consternant et en dit long sur notre époque et le relativisme aberrant de ses valeurs.

     

    Nous aurons donc tout soldé, y compris (surtout ?) la littérature.

     

    Comme disait Burgess, "ferraille à vendre" !

  • Tous végans ! (?)

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    Faut-il s'en réjouir ou, au contraire, s'en effrayer ? À moins qu'il ne faille, en ce domaine comme en tant d'autres, en rire...

     

    Depuis quelque temps, une véritable épidémie de véganisme s'est abattue sur nos "people" : plus un qui ne soit épargné par ce virus aussi subit qu'indomptable. Partout s'affichent des "stars" grandiloquentes qui signent des tribunes dans les plus grands journaux et nous racontent par le menu combien le véganisme est l'avenir du monde et à quel point elles sont éclairées et ont tout compris avant tout le monde.

     

    L'époque n'est pourtant pas si lointaine où, loin des projecteurs et des effets de mode, les végans (les vrais) essuyaient les railleries des médias et autres personnalités du petit et du grand écran...

     

    Plus inquiétant encore : ces végans auto-déclarés le sont-ils vraiment ? Ne sont-ils pas plutôt des flexitariens, voire des omnivores bon teint surfant sur la nouvelle mode du véganisme comme d'autres sur celle des selfies (en écho au titre de cet article de Télé 7 Jours que m'a transmis un ami : "Selfies, véganisme : faut-il céder aux dernières modes ?") ?...

     

    Rien de nouveau sous le soleil décidément : les modes se succèdent mais l'humanité demeure (et les animaux passent à la trappe).

  • L’ONU recommande de devenir végan, et de taxer la viande

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    Lien article : http://www.vegactu.com/actualite/lonu-recommande-de-devenir-vegan-et-de-taxer-la-viande-22802/

     

    Un rapport de l’ONU a pointé du doigt dès 2010, et comme jamais auparavant, le lien de cause à effet entre consommation de viande et réchauffement climatique. Et en a tiré les conséquences :

    Une réduction substantielle des impacts [environnementaux] ne serait possible qu’avec un changement substantiel, au niveau planétaire, de régime alimentaire, d’où serait bannie  la consommation de tout produit d’origine animale.

    Le Professeur Edgar Hertwich, auteur principal du rapport de l’ONU, a ajouté :

    Les produits animaux causent plus de dégâts que n’en cause la production  de minéraux et de matériaux de construction, tels sables et ciments, plastiques ou métaux. La biomasse et les cultures spécifiques pour les animaux sont aussi dommageables que la consommation de combustibles fossiles1.

    Ernst von Weizsäcker, un spécialiste de l’environnement qui a co-présidé le groupe de travail de l’ONU, a quant à lui déclaré :

    La prospérité croissante provoque et enclenche un changement dans l’alimentation qui se porte sur la viande et les produits laitiers – le bétail consomme maintenant beaucoup des cultures de par le monde et, par inférence, beaucoup d’eau douce, des quantités d’engrais et de pesticides.

    Gaspillage de l’or bleu au profit de l’élevage : pour produire 1 kg de bœuf, il faut plus de 15 400 litres d’eau contre seulement 290 litres pour 1 kg de pommes de terre !
    Gaspillage de l’or bleu au profit de l’élevage : pour produire 1 kg de bœuf, il faut plus de 15 400 litres d’eau contre seulement 290 litres pour 1 kg de pommes de terre !

    Un rapport accablant

    Le groupe d’experts s’est appuyé sur plus de 240 études scientifiques (dont l’évaluation de l’écosystème du millénaire2 ) pour classer les produits, les ressources et les activités en fonction de leurs impacts environnementaux. L’agriculture s’est révélée faire autant de dégâts que la consommation de combustibles fossiles.
    Elle représente par ailleurs 70% de la consommation mondiale d’eau douce, 38% de l’utilisation totale des terres et 19% des émissions de gaz à effet de serre mondiales — ces chiffres sont cités dans le rapport, qui n’omet pas de préciser que c’est avant tout la viande et les produits laitiers qui en sont responsables :

    Les produits animaux, viande et produits laitiers, nécessitent plus de ressources et causent des émissions de gaz à effet de serre plus importantes que les alternatives végétales.

    Elevage

    Des experts préconisent de taxer les produits animaux

    L’impact environnemental est la raison pour laquelle un nouveau rapport de l’ONU daté de mai 2016 vient de recommander une taxe sur les producteurs et vendeurs de viande3. En effet, augmenter le coût d’achat de la viande, réduirait la demande, et en fin de compte la production de celle-ci.

    Crédits : Pawel Kazmierczyk, contributeur au rapport des Nations Unies
    Crédits : Pawel Kazmierczyk, contributeur au rapport des Nations Unies
    Maarten Hajer
    Maarten Hajer

    Le groupe d’experts réunissait cette fois 34 chercheurs de haut niveau et 30 représentants de gouvernements internationaux.

    Maarten Hajer, universitaire et directeur de l’Agence d’Évaluation Environnementale des Pays-Bas, a participé à la rédaction de rapport de l’ONU. Dans le Washington Post4, il propose que les conséquences néfastes de la consommation de produits animaux soient prises en compte via une taxe sur la viande :

    Tous les effets nocif sur l’environnement et sur la santé doivent être répercutés sur le prix des aliments.

    Si Maarten Hajer évoque la santé du consommateur, c’est qu’en 2015, l’OMS a classé les viandes transformées (saucisse, jambon, bacon…) comme cancérigènes — entre l’arsenic, l’amiante et la cigarette — et la viande rouge comme probablement cancérigène.

    Il a ajouté qu’il y avait urgence.

    « La nourriture est très politique »

    Les pays qui tentent désespérément de freiner les émissions qui favorisent le réchauffement climatique vont-ils suivre cette recommandation ?

    En Suisse, les organisations environnementales sont d’accord avec les experts et envisagent très favorablement elles aussi une taxe sur les produits carnés5. Selon Greenpeace Suisse :

    La production de produits carnés contribue énormément au réchauffement climatique, bien plus que le trafic routier ou aérien. Dans de nombreux pays, les habitants sont affamés car dans leurs champs, ils ne produisent que du fourrage pour le bétail. La forêt tropicale est aussi souvent déboisée à cet effet.

    Système-économique-sociétal-1-1.jpg

    Extrait du rapport des Nations Unies

    Greenpeace réclame une taxe qui pourrait être de 20 à 30% au début, avant de grimper jusqu’à 100% si elle n’est pas suivie d’effets.

    En Suisse toujours, où le rapport de l’ONU a fait l’effet d’une déflagration (contrairement à chez nous), le WWF semble globalement d’accord, mais comme à son habitude n’ose pas s’assumer et s’embourbe dans des déclarations accessoires (« d’un point de vue environnemental, tous les prix, que ce soit celui d’une saucisse ou d’un stylo à bille, devraient être revus à la hausse, puisque tous ces produits ont tous un impact sur le climat »).

    Proviande, lobby helvète de la filière carnée, se défend en expliquant qu’en Suisse, l’agriculture est responsable de moins d’émissions de gaz à effet de serre que les pots d’échappement. C’est faux au niveau mondial, et comment cloisonner par pays pour lutter contre le réchauffement climatique ?

    Enfin, on sera peut-être surpris de constater qu’une taxe sur la viande ne trouve pas de relais politique, même auprès des Verts. Pour Bastien Girod, conseiller national suisse, « il faut procéder autrement: si les substituts de viande étaient meilleurs au niveau du goût, les consommateurs se tourneraient davantage vers les produits à base de plantes ». Un manque de courage politique et une hypocrisie flagrants.

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    Alternatives à la viande, en supermarché traditionnel : galettes, steaks, nuggets, falafels.

    Selon Bastien Girod, il existe des façons respectueuses de l’environnement pour produire de la viande : alors, pourquoi ne sont-elles pas mentionnées dans le rapport de l’ONU ?

    En France aussi, les Écologistes ont toujours été et demeurent lamentablement frileux et rétrogrades sur la question de l’alimentation végétale. Lorsqu’on sait que l’agriculture représente aujourd’hui un tiers des émissions mondiales de gaz à effet de serre, et que la moitié de ces émissions de l’agriculture sont dues à l’élevage — qui produit notamment de grandes quantités de méthane, puissant gaz à effet de serre — on ne peut que constater que ces élus ont saisi un créneau politique ouvert et n’ont en réalité pas la moindre conscience écologique.
    Nous verrons dans les jours à venir si l’édifiant rapport d’experts des Nations Unies sera commenté par Europe Ecologie Les Verts.

    Stop viande

  • PÉTITION : Pour la reconnaissance des droits fondamentaux et du statut de personne aux animaux nonhumains

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    SIGNEZ : http://www.thepetitionsite.com/fr/728/090/867/pour-la-reconnaissance-du-statut-de-personne-aux-animaux-nonhumains/#sign

     

    Les animaux nonhumains sont des êtres sensibles et conscients, possédant pour cette raison des droits fondamentaux que nous leur nions arbitrairement.

    De même que le racisme et le sexisme sont à combattre, le spécisme (discrimination sur la base de l'espèce) est un fléau qui doit être identifié, dénoncé et éradiqué.

    La reconnaissance des droits fondamentaux des animaux nonhumains (droit à la vie, à la liberté, à ne pas être torturé ni exploité) passe par l'adoption, par les humains, d'un mode de vie végan, c'est-à-dire dénué de tout produit d'origine animale - non seulement dans l'alimentation, mais aussi dans l'habillement et tous les autres aspects de l'existence.

    Les animaux nonhumains ne nous appartiennent pas.

    Nous n'avons pas, et n'avons jamais eu, le droit de nous servir d'eux pour satisfaire nos propres fins et appétits égoïstes.

    L'espèce humaine n'est aucunement supérieure aux autres.

     

    Grandir, devenir meilleur, c'est convenir de cette réalité et évoluer en conséquence.

  • Être vegan et manger équilibré : à bas les idées reçues !

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    Charlotte est végane, et en a un peu assez des idées reçues sur ce mode d’alimentation encore méconnu.

    Suivez le guide pour vous débarrasser des clichés !

    Que mange un/e végétalien/ne, pourquoi, qui sont-ils, quels sont leurs réseaux ?

    Je tenterai modestement d’apporter quelques éléments de réponse à ces questions et bien d’autres soulevées sur le forum après l’article de BleuKobalt, à partir de mon expérience.

    Avertissement : je ne suis pas le porte-drapeau des végétaliens de France et de Navarre.

    Je rechigne d’ailleurs à m’attacher l’étiquette.

    Pour moi, être végé, vegan, ce que vous voulez, c’est un peu comme être féministe : c’est une philosophie de vie, des valeurs auxquelles je crois sans vouloir nécessairement les imprimer sur ma carte de visite.

    Il s’est écoulé 8 ans entre ma “prise de conscience” et le moment où j’ai exclu le dernier produit laitier (le parmesan) et le dernier animal (le sashimi saumon) de mon alimentation.

    Je n’ai pas lu Faut-il manger des animaux, j’ai lu Fast Food Nation.

    Au final, j’étais devenue une végé-dilettante : un peu comme certain/es ne fument qu’en soirées, je ne mangeais “normalement” qu’en société.

    Et ces repas “sociaux” sont au fil du temps devenus des efforts, puis des contraintes.

    À l’aide d’amis végétaliens (vivant malheureusement à l’autre bout de la planète) j’ai finalement sauté le pas.

    Le plus dur n’était pas “d’exclure” des produits sur lesquels mon choix ne se portait plus depuis longtemps.

    Le problème était d’assumer publiquement ce qui est perçu comme une différence… dérangeante.

    Pour tout vous dire, j’avais bien pensé à proposer mon témoignage sur Mad, et puis non, j’avais peur d’être étiquetée, réduite à mon assiette.

    La team Mad étant composée des gens les plus ouverts et les plus tolérants que je connaisse, je vous laisse imaginer mon niveau de paranoïa…

    Mais les idées reçues ont la vie dure.

    Dégommons-les ensemble s’il vous plaît, ça me fait plaisir.

    Idée reçue numéro 1 : Les carences

    Ce n’est pas parce que vous mangez “de tout” que vous mangez “équilibré”.

    La difficulté, c’est d’équilibrer.

    C’est d’autant plus difficile que “l’équilibre” n’est pas le même pour tout le monde, il n’est pas figé dans le temps, bref, il n’existe pas de recette gravée dans le marbre de l’équilibre alimentaire.

    Au sortir de mes 5 années d’études dont une d’Erasmus, autant vous dire que j’avais oublié qu’un repas se prenait à table, à heures fixes, avec différents groupes alimentaires…

    Bière + chips constituait pour moi un dîner tout à fait valide.

    Afin d’entrer dignement dans la vie active (et ceux qui subissent en ce moment la transition savent qu’adopter un rythme “travail” après la vie étudiante est épuisant), j’ai été suivie par une diététicienne pendant 6 mois.

    Prescription : pas de produits laitiers, c’est beaucoup trop gras.

    Pour le calcium, 4 yaourts nature par jour (pas allégés, ces produits maudits, et pas de sucre).

    Un repas, c’est 125g de protéines animales (125g = un steak haché.)

    Pas de porc, c’est trop gras, plutôt poulet, boeuf ou poisson gras (saumon) et 300g de légumes.

    Pas de féculents, sauf si on fait beaucoup de sport.

    Dans une vie sédentaire, ça s’accumule.

    Soit.

    Admettons (mais je sens que cette version du “régime équilibré” est facilement attaquable : “lâchez vos com’s” !).

    Au bout de 6 mois, j’ai capitulé.

    J’en avais vraiment marre du poulet, du saumon, du steak.

    En revanche, j’ai redécouvert les légumes (300g sérieux, ça cale) et les féculents me manquaient.

    J’ai donc remanié le régime à ma sauce.

    Notez que 125g de viande, ce n’est pas énorme.

    On arrive facilement à récupérer l’équivalent en protéines végétales.

    Le tofu est un substitut “facile” : je lui colle une sauce aux légumes ou un curry selon mes envies, je suis tranquille en protéines.

    Mais ça marche aussi en incluant du soja frais à votre wok de légumes, ou en utilisant les fameux couples de légumineuses ; j’alterne riz + haricots rouges (en burritos végétaliens, mmmmh), pâtes + pois chiches (tomates/basilic, ou huile/ail/piment), lentilles (j’ai appris le Dal indien, ma nouvelle drogue), j’accompagne mes ratatouilles bio de quinoa, en été je m’en fais des tupperwares froid pour les pique-niques (une variante de taboulé).

    Mes astuces pour ne pas carencer en protéines sont aussi et surtout les noix, le houmous (purée de pois chiches), le tahini (purée de sésame) et les falafels.

    Un de mes plats spécial re-boost si je me sens à plat est un pad thaï maison : udon noodles, légumes sautés (oignons, poivrons, soja, choux chinois et/ou brocolis), avec une sauce soja + beurre de cacahuètes + piment + sucre + jus de citron.

    Plein de saveurs, tout ce qu’il faut pour décoller.

    Et c’est addictif tellement c’est magnifique.

    Être vegan et manger équilibré : à bas les idées reçues ! (1/2) padthai

    Les protéines végétales sont ingérées en plus faibles quantités, mais elles sont plus efficaces, c’est-à-dire qu’on les absorbe mieux.

    Donc on s’y retrouve assez facilement.

    C’est certain que s’il fallait ingurgiter l’équivalent de 250g de steak en protéines végétales, j’aurais fait une overdose de soja en 2 jours.

    Je ne parle pas des quantités ; voilà l’élément variable.

    Ça dépend des gens !

    Si vous devenez vegan du jour au lendemain, vous aurez une DALLE MONSTRE les premières semaines.

    Si vous y allez progressivement, même sans vouloir arrêter complètement les produits animaux, vous ressentirez les bénéfices tout aussi rapidement.

    Je ne m’étais jamais dit que je voulais arrêter les produits laitiers.

    Mais en l’espace de quelques semaines, j’ai ressenti un tel changement, dans le confort de digestion, l’après-repas, que je ne pourrais sans doute plus y revenir.

    Moi qui fut fan de fromage pendant quelques années, le confort d’une vie sans produits laitiers compense largement pour le “sacrifice” d’une vie sans raclette.

    C’est dit.

    Le fer et le calcium ?

    On les trouve essentiellement dans les légumes verts (brocolis, épinards, haricots, petits pois, choux, etc… )

    Astuce ?

    Si vous les agrémentez d’un jus de citron, vous absorbez plus efficacement le fer.

    La carence en calcium est la plus facile à éviter, tant les substituts sont nombreux : laits de soja ou d’amandes sont parfaits pour votre chocolat chaud du matin ou du 4h, j’en utilise abondamment dans mes gâteaux (mes collègues ont récemment salué mon carrot cake vegan ; c’est la minute “je me la pète”).

    Certains laits sont fortifiés en B12 (dont nous reparlerons).

    On trouve également facilement du calcium dans les légumes verts.

    C’est sûr qu’un verre de lait contient plus de calcium qu’une portion de brocolis.

    Mais le calcium d’origine animale augmente l’acidité de l’organisme, qui doit puiser dans le calcium des os pour faire baisser cette acidité.

    Le calcium du lait animal n’est donc pas la panacée.

    Ah oui, tous les végétaliens que j’ai rencontrés étaient assez calés en diététique et en métabolisme humain.

    Effet collatéral d’un régime “non-conventionnel” qui oblige à se documenter soi-même, sans doute…

    Depuis que je suis « strictement » végétalienne, je goûte religieusement.

    J’ai toujours des barres de céréales dans les poches ou dans le sac, un fruit si je peux, et une réserve d’amandes que je grignote vers 16h.

    …Mais… ET LA B12 ?

    Oui.

    La vitamine B12 ne se trouve pas dans les produits végétaux.

    Ni la D3 qu’on trouve essentiellement dans le poisson (ceux/elles qui n’en mangent pas, vous êtes sans doute carencés en D3 de toute façon).

    Donc oui, je prends des gélules de B12 et de D3 de temps en temps.

    Niveau contrainte, c’est rien comparé à la pilule ; si j’oublie ma B12, je la prends quand je veux.

    Quant à choisir un régime “par défaut carencé”, je dois vous avouer que cet argument m’a longtemps, longtemps retenue.

    Mais on en revient toujours au premier point : la clé, c’est l’équilibre.

    Quand j’étais omnivore, j’étais systématiquement carencée en fer et en vitamine C.

    J’absorbais mal le fer animal.

    Je prenais régulièrement des gélules de fer et des pastilles de vitamine C.

    Depuis que je mets du jus de citron sur mes brocolis (et du poivre pour le goût), deux révolutions ont eu lieu dans ma vie : 1/ j’aime les brocolis, 2/ je n’ai jamais eu d’aussi bons bilans sanguins.

    Cet équilibre vaut bien une prise de gélule en concession, à mon avis.

    Vous devez trouver votre équilibre, avec l’aide de médecins, de diététiciens, d’amis, de forums Internet, de ce qui vous permet d’accorder vos choix avec votre santé.

    Oui, je recommande même des sources non scientifiques, ainsi que cet océan d’incertitude et d’intox qu’est Internet.

    Mais toi qui dans la semaine alterne pâtes jambon-beurre-gruyère, pâtes bolo, pâtes pesto (pour la verdure), pâtes Sodebo (« boh, j’avais pu de casserole propre…« ), pizza, bière+chips+vodka le samedi, admets que tu n’as pas besoin d’un gourou de la médecine moderne pour t’aider à “corriger” ton équilibre alimentaire…

    J’ajoute que je suis très sportive (5 jours sur 7) et que j’avais la solide habitude de tomber malade 3 fois par hiver (un trio gastro-angine-rhino).

    Aujourd’hui je suis toujours très sportive, je me blesse moins, je ne suis pas (vraiment) tombée malade les 3 dernières années.

    Ça ne prouve rien à personne, mais ça me conforte dans mes choix.

    Idée reçue n°2 : la privation

    Si je ne vous ai pas fait saliver avec mon pad thaï maison, mon dal ou mon carrot cake, attendez que je vous parle de mes muffins banane chocolat…

    Être vegan et manger équilibré : à bas les idées reçues ! (1/2) carrotcake

    Le fameux carrot cake et son smoothie aux fruits

    La privation c’était AVANT.

    Mange pas ci, mange pas trop de ça, mange 5 fruits et légumes par jour, ne mange pas trop gras, trop sucré, trop salé, pratique une activité sportive régulière.

    Mais bon, si tu demandes des légumes sans beurre à la cantine, alors là, c’est la levée de boucliers.

    Un pain au chocolat tous les 15 jours et ma mère me tombait dessus comme si je mettais ma santé en péril, mais en revanche “bon, il reste une part de quiche lorraine, faut la finir” (pour ceux qui l’ignorent, la quiche lorraine c’est pâte brisée = beurre, flanquée d’une omelette au lard et au fromage, en gros).

    Bref, avant, j’avalais en un repas l’équivalent calorique d’une journée entière.

    Donc quand j’avais envie de M&M’s au ciné c’était non, les calories. Le mal.

    Forcément, maintenant, c’est l’inverse.

    Je tartine le beurre de cachuète sur mon pain multicéréales le matin en avalant 3 fruits différents, j’emporte un muffin et un stock d’amandes “pour tenir l’après midi”.

    Et M&M’s vient de sortir une variété chocolat noir SANS LAIT.

    Mesdames et messieurs, Dieu existe (et il est vraisemblablement végétalien).

    Quant à toutes ces choses qu’il FAUT aimer sous peine de commettre un suicide social assuré, type les glaces, le Nutella, et j’en passe : je distingue deux types d’aliments.

    La catégorie “Nutella”, qui comprend également les Kinder, etc., correspond à la pression sociale.

    Je ne me suis jamais mise à fumer malgré la “pression sociale”, j’ai fini par adopter le même raisonnement avec les aliments.

    De toute façon, je n’ai jamais aimé le Nutella !

    La 2ème catégorie est ce que j’appelle les attaches émotionnelles.

    Il se trouve que les spaghettis carbonara sont LE plat de ma famille.

    J’ai tellement de souvenirs autour de ce plat que quand je vivais loin, il me suffisait de le cuisiner pour me retrouver à table avec eux.

    Ces aliments sont les plus difficiles à supprimer.

    Mais il s’agit finalement d’une simple prise de conscience.

    Je n’aime pas moins ma famille parce que j’ai décidé de ne plus manger d’aliments que je n’apprécie pas pour leur goût mais pour les émotions qu’ils me rappellent.

    Je garde ces émotions précieusement à l’intérieur de moi, et je n’ai pas besoin d’une odeur de lard grillé dans tout mon appart pour penser à mes proches.

    Il en va de même pour le chocolat chaud de mon enfance et la tarte aux myrtilles de ma grand-mère.

    Leurs versions vegan existent, et ce sont de nouveaux souvenirs qui s’y attacheront.

    Je garde un souvenir indélébile de mon premier carrot cake vegan.

    Grandir, c’est aussi lâcher prise sur certaines choses, en découvrir et en aimer d’autres…

    Mes parents m’ont justement éduquée de sorte que je devienne une adulte indépendante, apte à faire ses propres choix, intelligemment et dans le respect d’autrui.

    J’ai le sentiment de faire honneur à leur éducation dans ce sens.

    À très bientôt pour casser de nouvelles idées reçues concernant les végétalien-ne-s !

    En attendant, n’hésite pas à venir réagir dans les commentaires !

    http://www.madmoizelle.com/vegan-idees-recues-1-120062

  • La pornographie : une violence bien réelle vendue comme du fantasme

    Stoltenberg pornography

    Avec les moyens technologiques actuels, il serait aisé de réaliser des films pornographiques en images de synthèse.

    Alors pourquoi, aujourd’hui encore, l’industrie pornographique continue-t-elle à utiliser de vraies femmes pour tourner ses films ?

    Pour la simple raison que les consommateurs de pornographie ont besoin de savoir que ce sont de vraies femmes qui ont été humiliées et violentées pour fantasmer.

    Voici la traduction d’une interview dans laquelle Andrea Dworkin parle de l’artifice qu’utilise l’industrie pornographique pour faire passer la pornographie pour du fantasme :

    « (…) la pornographie comme une forme de fantasme.

    En réalité, ils parlent de la prostitution comme s’il s’agissait d’un entraînement au fantasme.

    Et cela fait partie de l’effort des pornographes pour cacher ce qu’ils font en réalité, d’encourager l’usage du mot « fantasme » à la place des véritables comportements qui se passent vraiment dans la vraie vie.

    Un fantasme est quelque chose qui se passe dans votre tête, ça ne sort pas de votre tête.

    Une fois que vous avez quelqu’un qui le réalise, même s’il s’agit d’une zone qui peut être dans votre tête, il s’agit bien d’un acte dans la réalité.

    C’est réel, c’est un comportement réel, avec de réelles conséquences sur des personnes réelles.

    Et cela a été une idée brillante de la campagne de propagande des pornographes pour protéger la pornographie de définir cette industrie comme une industrie de fantasme.

    Alors qu’en réalité, quand vous avez cette femme asiatique suspendue à un arbre, vous avez une vraie femme asiatique et elle est vraiment suspendue à un vrai arbre.

    Et ça n’a absolument rien à voir avec du fantasme.

    Cela a à voir avec des êtres humains à qui il arrive vraiment ce que nous voyons qu'il leur arriver.

    Et je pense que, vous voyez, c’est simplement l’insulte la plus extraordinaire à la conscience humaine que de continuer à définir ces actes réels qui sont faits à des gens réels comme s’ils n’existaient que dans la tête du consommateur masculin.

    Et ce que cela signifie, c’est que sa tête (his head), sa psychologie (his psychology) est plus importante que sa vie (her life). »

    http://rememberresistdonotcomply.wordpress.com/2013/08/20/la-pornographie-une-violence-bien-reelle-vendue-comme-du-fantasme/

  • Les humains, prédateurs suprêmes, cancer de la Terre

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    Les humains sont le cancer de la Terre.

    Le quotidien Le Monde* a un vocabulaire plus feutré : « L'homme est une espèce prédatrice sous-estimée ».

    C’est en effet l'espèce qui a le plus d'influence sur le fonctionnement des milieux naturels.

    A première vue, la découverte n'en est pas une.

    Les biologistes s'intéressent à la fois au sommet de la chaîne alimentaire (les grands prédateurs) et à la base de la pyramide, la quantité de végétaux disponibles.

    L'ensemble forme ce qu'on appelle « l'équilibre prédateur-proie ».

    Le modèle Lotka-Volterra montre une évolution cyclique.

    Mais l’homme influence aussi bien le mécanisme descendant que ascendant.

    Dans une région au sud de l'Alberta, qui présente une densité de population à peu près équivalente à celle des campagnes françaises, des chercheurs canadiens ont remarqué une double influence humaine.

    D'une part, la production de fourrage liée à l'agriculture et à l'élevage augmente les ressources alimentaires des herbivores.

    D'autre part, en journée, la simple présence de l'homme écarte les prédateurs.

    Résultat : Le nombre d'herbivores augmente et les espèces sauvages sont stressées.

    En France, Florent Mouillot, a établi que les paramètres humains sont dix fois plus influents que ceux liés au climat pour expliquer le déclenchement des incendies.

    Ce n’est pas seulement  les fumeurs ou les pyromanes qui sont malveillants, mais la densité humaine, trop importante, joue un rôle prépondérant.

    Au nombre d’hommes s’ajoute des moyens techniques démesurés de détérioration des chaînes alimentaires, fusils de chasse ou filets de pêche, artificialisation des sols, gaz à effet de serre d’origine anthropique, etc.

    Le résultat, c’est que tous les cycles vitaux sont détériorés.

    Oui, l’espèce humaine est une espèce prédatrice redoutable, oui l’homme est l’animal dominant, oui l’image de l’homme comme cancer de la Terre est une bonne métaphore.

    Mais seulement une métaphore !

    * LE MONDE | 20.05.2013, L'homme, une espèce prédatrice sous-estimée

    http://biosphere.blog.lemonde.fr/2013/05/22/les-humains-predateurs-supremes-cancer-de-la-terre/#comment-5215

    9 commentaires à Les humains, prédateurs suprêmes, cancer de la Terre

    1. Paul Ehrlich, la Bombe « P »(1971)
      « Lorsque des cellules vivantes prolifèrent sans contrôle, il y a cancer ; l’explosion démographique c’est la multiplication sans contrôle des êtres humains. Si nous ne soignons que les symptômes du cancer, le malade peut en être soulagé quelques temps : mais tôt ou tard il mourra, souvent après d’atroces souffrances. Tel sera le destin d’un monde atteint d’explosion démographique si les symptômes seuls sont traités. Nous devons reconvertir nos efforts et tenter l’ablation du cancer Cette opération demandera de nombreuses décisions qui sembleront brutales et sans pitié. La douleur pourra être intense. Mais la maladie a fait de tels progrès que seule la chirurgie la plus énergique pourra désormais sauver le malade. »

    2. L’état de la planète, rapport de l’Institut Worldwatch (1999)
      « Exactement comme un cancer qui étend ses métastases et finit par détruire les systèmes vitaux sur lesquels il repose, une économie en expansion continue détruit de plus en plus rapidement l’hôte qui le nourrit, l’écosystème terrestre. La croissance pour la croissance, c’est l’idéologie de la cellule cancéreuse. »

    3. Yves Paccalet dans son livre L’humanité disparaîtra, bon débarras ! (2006)

    4. « L’homme est un organisme vivant. Comme tous ses homologues, il se reproduit et il consomme. Il a besoin de respirer, de manger… Ce faisant, parce qu’il engloutit beaucoup plus d’énergie et de biens matériels que les espèces sauvages, et parce qu’il prolifère, il détruit à grande vitesse la seule maison dont il dispose : la Terre. (L’humanité disparaîtra, bon débarras ! éditions Arthaud p.19 » « Lorsque, dans un végétal ou un animal, une population cellulaire augmente de façon aberrante, elle déstabilise l’édifice. Elle accapare l’oxygène, l’eau et la nourriture. Les cellules conquérantes ont besoin de celles qui les entourent pour vivre, mais elles les asphyxient, les assoiffent et les affament, tous en les intoxiquant avec leurs déchets. A terme, les envahisseuses ruinent l’édifice dont elles sont une pièce. Elles se suicident. Pour le médecin, une population excessive de cellules prend le nom de « tumeur ». Si le processus de multiplication s’emballe, la tumeur devient maligne : on a affaire à un cancer. Une seule bête colonise en masse la planète entière : l’homme bien sûr ! Nous ne sommes ni le fleuron, ni l’orgueil, ni l’âme pensante de la planète : nous en incarnons la tumeur maligne. L’homme est le cancer de la Terre. Le cancer est une métaphore. Il en existe bien d’autres… p.49 à 5

    5. Al Gore, dans son livre Urgence planète Terre, 2007 : « Nous les humains, exercerions une action pathogène, comme si nous étions une sorte de virus qui irriterait la planète, lui donnerait la fièvre, et menacerait ses fonctions vitales. Les écologistes radicaux assigneraient à notre espèce le rôle d’un cancer généralisé, dont nos villes seraient les métastases et qui, pour nourrir sa propre expansion, priverait le globe des ressources qui lui sont nécessaires pour rester en bonne santé. Le problème de cette métaphore, c’est qu’elle n’indique qu’un seul traitement possible : l’élimination des hommes de la surface de la Terre. 

    6. Dire aujourd’hui que l’Homme est le cancer de la Terre ne revient pas selon moi à faire preuve d’anti-humanisme, au contraire. L’Homme est un cancer au sens où il prolifère au détriment de toutes les autres cellules et où cette prolifération menace l’ensemble de l’équilibre écologique de la planète. Ce constat me semble imparable, aussi désagréable que soit le mot cancer.
      Mais on peut définir l’humanisme autrement qu’à travers une valorisation permanente de notre espèce par elle-même. On peut le définir comme un respect envers l’ensemble du vivant et vers l’ensemble de l’avenir. En ce sens, comprendre qu’aujourd’hui notre prolifération a, dans sa nature comme dans ses conséquences, un caractère cancéreux constitue la première marche peut-être nécessaire vers un humanisme mieux conçu qui engloberait la tendresse pour le monde et qui mettrait sa préservation au premier rang des préoccupations. La guérison n’a probablement pas d’autre voie. Comme cela pourrait être le cas pour un individu, l’excès d’égo dont fait preuve notre espèce finit par poser problème.

    7. Tout le monde s’accorde sur le constat de l’homo sapiens PS (prédateur suprême). Rester là à regarder la tumeur s’agrandir, comme le font tant de reportages et de documentaires actuellement, c’est aussi participer au suicide collectif. Il y a donc urgence à mettre en oeuvre très rapidement la deuxième marche en prenant les mesures politiques qui s’imposent et en passant, par un virage à 180 degrés, d’une politique nataliste à une politique résolument anti nataliste. Les deux mesures urgentissimes à prendre sont la suppression des allocations familiales et la suppression des compléments de retraite pour avoir élevé des enfants. Il faut casser au plus vite l’ »impôt braguette » comme disent si joliment nos compatriotes des départements d’outre-mer !

      Rédigé par : Michel CLAIRE | le 23 mai 2013 à 15:29 | | Alerter |
    8. Merci pour cet article et également à Didier Barthès qui a parfaitement résumé mes propres pensées sur le sujet.

      Rédigé par : Méryl | le 23 mai 2013 à 17:05 | | Alerter |
  • Mise au point

    http://2.bp.blogspot.com/_bFYlCyavCjU/SpeFU4mxLeI/AAAAAAAANoU/x5L4suXWmN0/s400/21+-+Pendant+que+le+ciel+se+barre+d%27obscurantisme.bmp

    « Une bonne partie de l’antifascisme d’aujourd’hui (…) est soit naïf et stupide, soit prétextuel et de mauvaise foi ; en effet, elle combat ou fait semblant de combattre un phénomène mort et enterré, archéologique, qui ne peut plus faire peur à personne.

    C’est, en somme, un antifascisme de tout confort et de tout repos ».

    Pier Paolo Pasolini

    ***

    Victime à très petite échelle d'une chasse aux sorcières qui sévit désormais partout, je tiens à faire une mise au point.

    Parce que, sur ce blog, j'ai dit que Bardot n'était pas raciste.

    Parce que, sur ce blog, j'ai dit que l'islam nie les droits des femmes.

    Parce que, sur ce blog, j'ai dit que l'islamisme représente un danger pour le monde libre.

    Parce que, sur ce blog, je me suis interrogée sur la légitimité de pratiques rituelles sacrificielles d'animaux (juives et musulmanes) dans un pays qui ne pratique pas le sacrifice religieux des animaux.

    Parce que, sur ce blog, j'ai pointé du doigt la naïveté d'une partie du monde occidental qui ne voit pas le danger de l'islamisme de la même façon qu'hier nous n'avons pas voulu voir le danger qu'Hitler représentait,

    je suis exposée à des accusations de racisme qui me dégoûtent, me heurtent profondément et contre lesquelles je ne peux que réagir.

    N'ayant de ma vie glissé dans l'urne démocratique un bulletin autre que blanc (il m'a toujours été impossible de pencher pour l'un ou l'autre des candidats qu'on nous propose), je pourrais rire du grotesque de ces attaques, mais leur gravité et la bêtise qu'elles recouvrent m'en empêchent.

    D'ores et déjà, mêler Vegan.fr ou les membres de Vegan.fr à mon blog (qui ne dépend que de moi-même) et aux quelques idées socio-politiques qu’il contient est tout simplement délirant.

    Les membres de Vegan.fr sont des individus et non un clan.

    Chaque individu a ses propres idées sur tout un tas de sujets et je vois mal en quoi les idées de l’un devraient être considérées comme étant les idées de l’autre, ou en quoi le fait que l’un expose ses idées sur tel sujet signifierait que l’autre a lui aussi ces idées.

    Donc il serait bienvenu de laisser Vegan.fr en dehors de ça.

    Quant à savoir si Vegan.fr doit organiser, comme au bon vieux temps du maccarthysme (ce serait ici une version à rebours du maccarthysme, consistant à voir des bruns partout comme la bande à McCarthy voyait partout des rouges) une chasse aux sorcières afin de m’en évincer, seuls les membres de l’association en décideront et certainement pas de petits juges autoproclamés n'ayant rien à voir avec Vegan.fr et dont le but n'est manifestement que de semer la  zizanie et s'établir grands inquisiteurs.

    Le temps est à la paranoïa collective, attention de ne pas y sombrer.

    1) BARDOT

    Quiconque possède la moindre parcelle de flair verra au-delà des mots, des bourdes, des maladresses et des apparences, et ne pourra que tomber d’accord sur le fait que Bardot n’est pas raciste, tout simplement parce qu’elle n’a pas en elle la méchanceté de l’être.

    Ceci peut paraître simpliste et pourtant, c'est une défense qui en vaut bien une autre.

    L’anti-Bardotisme (pardon pour ce vilain néologisme) des bien-pensants me dégoûte parce qu’il ressemble à une véritable curée et parce qu’il est à côté de la plaque.

    Bien que je sois en désaccord avec sa vision du combat pour les animaux, elle reste quelqu’un à qui je dois quelque chose puisque c’est grâce à elle qu’à 6-7 ans je suis « entrée » dans la défense animale.

    Je suis simplement consciente de cette dette.

    On a le droit de ne pas aimer Bardot, on a le droit de la critiquer sur certaines de ses dérives langagières, mais on n’a pas à l’accuser d’être raciste.

    On a aussi le droit de l’apprécier un peu pour ce qu’elle a permis aux Français, vers 1960, de découvrir la réalité d’une condition animale que tout le monde ignorait ou méprisait.

    On a même celui de ne pas parler d'elle du tout.

    P.-S. : leçon de cours élémentaire en forme de truisme : ce n'est pas parce que vous dites d'une personne X qu'elle n'est pas raciste que cela fait de vous un raciste.

    2) HALAL / CASHER

    J'ai bien précisé dans mon article qu'un tel débat était vain dans le cadre de l'exploitation animale proprement dite.

    Il est évident qu'on n'a pas à mettre dessus l'accent pour dédouaner les abattages non rituels et donner ainsi bonne conscience aux omnivores non musulmans/juifs.

    En revanche, je m'interrogeais sur la légitimité de telles pratiques religieuses sacrificielles au sein d'un pays (la France) qui ne pratique plus le sacrifice animal et a par ailleurs derrière lui une longue tradition d'anticléricalisme.

    Et dans ce cas : pourquoi avoir fait et continuer de faire la chasse aux curés si c'est pour ensuite s'agenouiller aux pieds des imams, des rabbins, et tolérer l'intolérable sous prétexte qu'ils ne sont pas chrétiens ?

    Où l'on est contre la religion et on est contre toutes les religions, ou alors on les respecte toutes.

    Pour en revenir à la question du sacrifice animal.

    On me répondra : et l'agneau Pascal alors ?

    Mais l'agneau Pascal, dans un pays qui n'est plus guère religieux, est, comme Noël, depuis longtemps une fête profane : celle des commerçants et des consommateurs.

    Ce qui, par rapport aux victimes animales, ne la rend évidemment pas plus excusable.

    Mais, du point de vue anthropologique, et comme le dit Abdelwahab Meddeb plus bas sur cette page, il y a une différence.

    Sur Wikipédia, à l'article "Agneau", on peut en outre lire ceci :

    "Dans les grandes religions modernes, l'agneau est sacrifié à Dieu, sauf dans le christianisme car Jésus a aboli le sacrifice animalier."

    Toujours sur Wikipédia, à l'article "Sacrifice" :

    "Jésus dans l'évangile de Saint Mathieu comdamne le sacrifice des animaux.

    • 9.13 : Allez, et apprenez ce que signifie: Je prends plaisir à la miséricorde, et non aux sacrifices. Car je ne suis pas venu appeler des justes, mais des pécheurs.
    • 12.7 : Mais si vous saviez ce que signifient ces paroles : je veux miséricorde, et non pas sacrifice, vous n'auriez pas condamné ceux qui ne sont point coupables. (Ceux qui ne sont point coupables, des innocents = les animaux.)"

    De même, Bouddha s'opposait au sacrifice animal.

    Voir : http://www.agoravox.fr/actualites/religions/article/le-bouddhisme-et-la-viande-77641

    Des personnes de culture musulmane s'élèvent elles-mêmes avec force contre ce rite prescrit par l'islam.

    Ecoutons par exemple Abdelwahab Meddeb, écrivain, poète, directeur de la revue internationale Dédale et professeur de littérature comparée à l'Université Paris X : http://perseides.hautetfort.com/archive/2009/11/27/abdelwahab-meddeb-bravo-et-merci.html

    Je cite :

    "C'est une chance, c'est une chance pour l'islam que des musulmans soient en France et qu'ils soient frustrés de cela [qu'il n'y ait pas d'abattoir rituel installé en Seine Saint-Denis], parce que j'estime, d'un point de vue anthropologique, que celui qui continue de sacrifier ne peut pas évoluer, et ça me paraît essentiel et important de vivre aujourd'hui un sacrifice symbolique, un sacrifice mental.

    Nous sommes de plus en plus nombreux sur cette terre, il y a 1,5 milliard de musulmans.

    Vous imaginez, il y aurait 700 millions de bêtes qui seraient abattues en une journée ?

    Vous imaginez le bain de sang que c'est ?

    Vous imaginez les ruisseaux de sang que c'est ?

    Vous imaginez la catastrophe que c'est ?

    J'ai un ami, l'anthropologue marocain de Princeton Abdellah Hammoudi, qui a écrit un livre très intéressant sur le pèlerinage.

    Il décrit l'usine abominable, abominable, qui reprend toutes ces bêtes qu'elle sacrifie pour les mettre ensuite en boîtes destinées à la charité islamique et à la distribution aux pays pauvres, et cet espace est tout simplement un espace nauséabond.

    Les 2 ou 3 millions de pèlerins musulmans, chacun sacrifiant sa bête, 3 millions de bêtes tuées en une journée par un système de modernisation assez spectaculaire et totalement automatisé, c'est quelque chose de proprement terrifiant.

    J'appelle véritablement les musulmans à savoir vivre un sacrifice symbolique, à être dans un sacrifice mental.

    Cela est possible et je sais que beaucoup de musulmans le font ; beaucoup de patriciens, beaucoup de gens d'une certaine distinction qui ont une sorte d' horreur du sang se débarrassent de ce rite du sacrifice, du sang versé qui nous vient de Rome, de Grèce, qui nous vient du paganisme.

    C'est un rite du paganisme, mais le propre du monothéisme est peut-être dans le dépassement des pratiques païennes."

    L'évolution d'une religion (d'une pensée autrement dit) évolue d'abord à travers sa propre remise en cause.

    Ce n’est pas parce que je ne suis pas d’origine arabe comme Abdelwahab Meddeb que je n’ai pas le droit de penser ce qu’il pense.

    Abdelwahab Meddeb n’est pas raciste de penser ce qu’il pense, tout comme je ne suis pas raciste de penser la même chose que lui au sujet de l'abattage rituel et de dénoncer celui-ci pour ce qu'il est : une horreur sans nom.

    3) LES MOTS SONT IMPORTANTS

    Tout le problème vient du fait que la pensée politiquement correcte (visible dans la conversation du forum où le "scandale" a éclaté comme en tant d'autres lieux) confond allégrement deux concepts distincts : celui de race d'une part, et de religion d'autre part.

    Or de même que tous les Blancs ne sont pas chrétiens, de même tous les Noirs ou Arabes ne sont pas musulmans ni ne veulent l'être.

    Critiquer un être pour sa couleur de peau, pour ses gènes, pour ce qu'il est biologiquement, c'est du racisme.

    Critiquer une culture ou une religion parce qu'elle est aliénante ; critiquer les adeptes de ces cultures et de ces religions aliénantes, ce n'est pas du racisme : c'est de l'humanisme.

    Si je condamne les chrétiens intégristes (ce que je fais aussi), nul ne dira de moi que je suis raciste : au contraire, j'en serai chaudement félicitée.

    De la même façon, j'ai le droit de condamner l'islamisme sans être taxée de racisme.

    Bien que je m’inscrive en faux contre l’humanisme en raison du "sacrifice" qu’il fait des animaux, dans un cadre strictement humain, je m’en réclame.

    L'islam et la culture islamique aliénant l'être humain (particulièrement les femmes), je m'oppose à l'islam et à la culture qu'il sécrète.

    Ne sont visés ici que les aspects fascistes des religions et des cultures (je n'emploie pas le terme "fasciste" à la légère, contrairement à ce que veut la mode actuelle), toute culture et tout héritage religieux méritant respect dans ce qu'ils ont de noble.

    Je ne nie pas l'héritage chrétien de l'Europe, moins encore la culture européenne qui est la mienne et qui est pétrie de christianisme.

    De la même façon, je ne nie pas non plus les autres cultures ou religions dans leur ensemble : encore une fois, seuls leurs aspects intégristes sont visés, même si je reste fondamentalement persuadée que le phénomène religieux participe à l'aliénation humaine per se.

    Du temps des Croisades, je me serais insurgée contre les Croisades et leur politique expansionniste.

    Mais le temps des Croisades est révolu et a laissé place à d'autres "croisades" tout aussi dangereuses qui n'ont pas à ne pas être combattues sous prétexte qu'elles ne sont pas le fait des Occidentaux.

    Le fait de dédouaner l'autre de toute responsabilité, de toute violence, de tout crime sous prétexte qu'il n'est pas Blanc, n'est ni plus ni moins que la forme moderne du paternalisme.

    J'ose même écrire que c'est une forme pernicieuse et particulièrement élaborée de racisme.

    Parce que, comme Taslima Nasreen dont j'épouse en tout point le combat, je me positionne contre l'islam, contre les islamistes et plus généralement contre tout ce qui, dans les cultures et les religions, aliène l'individu, je me vois traitée de "raciste" et d'"islamophobe", les deux termes étant jugés par mes détracteurs synonymes.

    Or personne ou presque ne sait que le concept d'islamophobie a été forgé par les islamistes eux-mêmes afin de piéger le débat.

    Sur cette intéressante question, on lira avec profit, de Caroline Fourest et Fiammetta Venner : http://www.prochoix.org/frameset/26/islamophobie26.html.

    Deux paragraphes se révèlent particulièrement intéressants dans le contexte de cette discussion :

    "Plus inquiétant, de plus en plus de militants de gauche, y compris antiracistes, participent à cet amalgame en faisant de la question du foulard islamique une question de "racisme" et non plus une question d'"intégrisme".

    Comme s'il n'était plus possible d'être à la fois antiraciste et opposé aux interprétations sexistes du Coran sous peine de se voir traiter d'"islamophobes".

    Les militants laïques, ceux qui ne souhaitent pas voir de signes religieux ostentatoires et prosélytes entrer à l'école, ceux qui s'opposent aux diktats de la religion des extrémistes, sont aussitôt soupçonnés de racisme.

    Comment en est-on arrivé là ?

    Par quel retournement de situation hallucinant, le débat public français a-t-il pu être piégé et verrouillé à ce point ?

    La réponse tient en un seul mot : "ISLAMOPHOBIE".

    Le mot “islamophobie” a une histoire, qu'il vaut mieux connaître avant de l'utiliser à la légère.

    Il a été utilisé en 1979, par les mollahs iraniens qui souhaitaient faire passer les femmes qui refusaient de porter le voile pour de "mauvaises musulmanes" en les accusant d'être "islamophobes".

    Il a été réactivité au lendemain de l'affaire Rushdie, par des associations islamistes londoniennes comme Al Muhajiroun ou la Islamic Human Rights Commission dont les statuts prévoient de “recueillir les informations sur les abus des droits de Dieu”.

    De fait, la lutte contre l'islamophobie rentre bien dans cette catégorie puisqu'elle englobe toutes les atteintes à la morale intégriste (homosexualité, adultère, blasphème, etc.).

    Les premières victimes de l'islamophobie sont à leurs yeux les Talibans, tandis que les "islamophobes" les plus souvent cités par ces groupes s'appellent Salman Rushdie ou Taslima Nasreen !

    En réalité, loin de désigner un quelconque racisme, le mot islamophobie est clairement pensé pour disqualifier ceux qui résistent aux intégristes : à commencer par les féministes et les musulmans libéraux."

    4) NAÏVETE D'UNE PARTIE DU MONDE OCCIDENTAL

    Je ne résiste pas au plaisir de citer de nouveau Caroline Fourest :

    "Nous [C. Fourest et Fiammetta Venner] avions aussi identifié quels facteurs expliquaient précisément le surcroît de dangerosité de l'intégrisme musulman : non pas la nature de l'islam mais bien le fait que l'islamisme - en tant qu'idéologie politique - puisse séduire plus largement que les deux autres [intégrismes juif et chrétien], immédiatement repérés comme réactionnaires, grâce à un positionnement anti-impérialiste, tiers-mondiste, antisioniste, et surtout grâce à la peur d'apparaître comme "islamophobe", paralysant ceux qui d'ordinaire font justement barrage à l'intégrisme."

    Caroline Fourest, Frère Tariq, Paris, Grasset, 2004, p. 11.

    Voilà qui devrait faire réfléchir "ceux qui d'ordinaire font justement barrage à l'intégrisme" et qui défendent pourtant l'islam[isme] pour les raisons que Fourest énumère avec la sagacité qu'on lui connaît.

    Fourest distingue l'islam de l'islamisme, Taslima Nasreen ne le fait pas, disant que l'islam est en lui-même un extrémisme à combattre.

    En tant que femme, Bangladaise et victime politique, je pense qu'elle sait largement de quoi elle parle, même s'il existe évidemment des musulmans modérés comme en toute religion.

    Seulement un religieux, même modéré, reste soumis à un certain nombre de préceptes sinon de préjugés, et s'avère le plus souvent un ennemi des homosexuels, de l'égalité entre hommes et femmes, et plus encore de l'égalité entre humains et non-humains.

    Je cite Taslima Nasreen :

    "Partout dans le monde, les femmes sont opprimées par les religions, les coutumes, les traditions.

    Mais là où elles souffrent le plus de nos jours, c'est dans les pays islamiques.

    L'Occident a instauré la laïcité, la séparation des Eglises et de l'Etat, alors que dans la plupart des pays musulmans les femmes sont toujours sous le joug de sept cents ans de charia.

    Des millions de femmes endurent de terribles souffrances.

    Elles sont enfermées, brûlées, lapidées à mort...

    Venant d'une famille musulmane, je me sens la responsabilité de dénoncer l'islam, car les femmes qui y sont soumises n'ont ni les droits ni la liberté qu'elles devraient avoir.

    On leur a inculqué depuis des siècles qu'elles étaient des esclaves pour l'homme, qu'elles devaient suivre le système que les hommes ou Dieu ont créé.

    Sous la charia, les femmes sont considérées non pas comme des êtres humains, mais comme des objets sexuels, des êtres de seconde classe.

    Nous n'avons pas besoin de cette loi, il faut la combattre.

    [...]

    Si les fondamentalistes ont voulu me tuer, c'est parce qu'ils veulent vraiment appliquer le vrai islam.

    Ils sont l'islam authentique.

    Les musulmans qui souhaiteraient voir les femmes libérées sont en contradiction avec leur doctrine : Allah ne les aurait pas acceptés."

    L'article est consultable dans son intégralité ici : http://www.lexpress.fr/culture/livre/je-me-sens-la-responsabilite-de-denoncer-l-islam_818721.html

    En tant que libérale, mon devoir est de me prononcer contre tout ce qui aliène l'individu, et je ne me tairai pas sous prétexte que cela signifie dénoncer également d'autres cultures que la mienne (que je ne ménage en rien), d'autres pays que la France (dont je connais les tares) et d'autres religions que le christianisme.

    5) UN MONSTRUEUX PARADOXE

    On assiste, au nom de la political correctness, à un paradoxe des plus monstrueux : les personnes affichant traditionnellement des valeurs humanistes en arrivent à les renier au nom du sacro-saint respect des cultures pour autant qu'elles ne sont pas occidentales.

    Le résultat est que, loin de rallier la lutte émancipatrice d'une Taslima Nasreen ou d'une Chahdortt Djavann (qui conspue avec raison "les intellectuels de salon [occidentaux] complices de la barbarie islamique"), ces personnes la combattent au contraire en prenant la défense de l'idéologie islamique, autrement dit en prenant la défense de ce qui va clairement à l'encontre des droits humains les plus élémentaires.

    Les racistes se servent de l'islam comme pivot de leur haine.

    Cela ne signifie pas que critiquer l'islam fait automatiquement de vous un raciste, lorsque cette critique est motivée par des arguments éthiques.

    Ne pas voir cette différence est le signe d'une insondable crétinerie.

    Pour ma part, je n'ai qu'une seule patrie : celle des hommes et des femmes libres oeuvrant pour un monde pacifique et démocratique qui ne sera plus soumis au principe de la violence.

    Une telle posture m'amène naturellement, légitimement, à dénoncer un certain nombre de réalités qu'une partie de l'Occident (la partie politiquement correcte, bien-pensante et parfois violente ainsi que l'ont démontré mes détracteurs, dont l'un - cela vaut la peine d'être noté - arbore l'aimable pseudonyme de "jihad") se refuse à voir pour tout un nombre de raisons au premier rang desquelles figurent la naïveté, la lâcheté, mais aussi le masochisme : celui d'un Occident qui n'en finit pas d'avoir honte de lui-même, de son histoire, de ses politiques coloniales, de ses prétentions universalistes, et qui, pour s'en punir, n'a de cesse de se diaboliser, de se haïr, au point de méconnaître qu'en face, on ne se montre pas meilleur.

    Méryl Pinque

  • VEGnord fait peau neuve

    http://www.facebook.com/profile/pic.php?uid=AAAAAQAQBVXZ6IHVHyM2mZr9j4w1bQAAAAoBtoL5dbtgPzRJObRxhq8q

    Forte de cinq années d'existence, l'association VEGnord (les végétariens et les végétaliens du Nord) fait peau neuve. Actuellement engagée dans une démarche de restructuration, afin d'améliorer le fonctionnement et de diversifier les actions organisées, toute l'équipe est heureuse de vous inviter à découvrir la toute nouvelle version de notre site internet, que nous espérons plus complet, plus interactif et plus fonctionnel.

    VEGnord aujourd'hui c'est minimum un stand par mois, souvent 2 ou 3, des actions visuelles, des expos, des conférences et énormément de projets, pour nous tous les médias sont bons pour diffuser l'information sur le végétarisme.

    Notre site internet est notre principale vitrine, c'est pourquoi il nous paraissait logique de lui donner une nouvelle jeunesse et de faire évoluer ce support à ce que nous sommes aujourd'hui.

    Nous l'avons voulu plus clair et plus moderne, c'est à vous de nous dire si le résultat est au niveau de nos attentes et de vos besoins.

    L'accès à l'information a été rendu plus simple et plus rapide.

    Nous avons décidé d'ouvrir dorénavant tous les articles du site aux commentaires.

    Les photos de nos actions sont maintenant accessibles directement sur le site dans des diaporamas ergonomiques et, espérons le, intuitifs.

    Un bloc d'actualités par onglets permet d'accéder maintenant à nos comptes rendus, communiqués à la presse, à nos dates à venir, etc. d'un seul clic.

    Un agenda vous indique les événements susceptibles d'intéresser un végétarien lillois.

    Vous pouvez proposer vous mêmes les dates de vos évènements, par le biais d'un formulaire prévu à cet effet.

    Une boutique en ligne a été ouverte, dans laquelle vous pourrez adhérer à l'association ou commander l'un des objets que nous proposons à la vente.

    Le magasin « Au bon groin » a pour vocation de fournir des supports au développement du végétarisme, du merchandising militant et des oeuvres de référence y trouveront petit à petit leur place.

    La webradio est de retour et ne demande qu'à grandir jour après jour, n'hésitez pas à proposer de nouveaux titres qui traitent de la condition animale, la langue et le style musical n'ont pas d'importance, seul le message compte !

    En règle général, tout le contenu du site a été revu; corrigé et augmenté.

    Evidemment, il restera de ci de là un bug, une omission, une inexactitude, merci de nous en tenir informé.

    Le nouveau site est truffé de petites améliorations techniques que je vous propose de découvrir par vous-même.

    En règle général, et si vous ne le saviez pas encore, vous pourrez vous rendre compte que VEGnord a fait le choix de s'élargir, aussi bien dans sa présence sur le net (nous sommes maintenant présents sur Facebook, Myspace et Youtube) que dans les partenariats que nous sommes en train d'installer.

    Nous proposons ainsi un tarif promotionnel d'adhésion à VEGnord couplé à un abonnement à Végétariens magazines, nous relayons également, en tant qu'antenne nordiste, les campagnes de L214 et de One Voice.

    Le forum sera, lui, réorganisé en un deuxième temps, mais n'hésitez pas à venir vous inscrire et à transmettre l'information autour de vous.

    Si par malheur, vous avez oublié ou perdu vos identifiants, n'hésitez pas à nous contacter.

    Toute l'équipe Vegnord vous remercie par avance.

    le site : http://www.vegnord.fr
    le forum : http://www.vegnord.fr/forum/

    http://www.vegnord.fr/site/local/cache-vignettes/L283xH300/arton359-805d0.jpg

  • Annonce Facebook (Gary Francione)

    http://lecolporteur.files.wordpress.com/2009/10/colombe-sortir-du-nucleaire.jpg

    Chers collègues,

    Je suppose que la plupart d’entre vous choisiront de ne pas passer du temps avec des gens qui se montrent sur la place publique proposant une guerre civile ou parlant de plan de santé digne des « nazis », ou avec des gens qui pensent que ce genre de comportements et discours est acceptable, et qui les appuient.

    Je ne veux pas passer mon temps à parler avec des gens qui pensent qu’il est approprié d’encourager la violence ou qui considèrent comme approprié d’appeler les gens des “cons”, “nazis” ou “collaborateurs de l’État” parce qu’ils rejettent la violence et les menaces de violence.

    Quand j’ai commencé mon compte Facebook, j’ai demandé à ceux qui soutiennent la violence de ne pas participer à ma page.

    J’ai clairement fait savoir que le but de la page était de discuter des questions relatives aux animaux à partir d’une perspective non-violente.

    Malheureusement, il est un certain nombre de personnes qui pensent avoir le droit d’entrer dans n’importe quel forum et d’y promouvoir leur vision pro-violence.

    C'est d'autant plus curieux que ces mêmes personnes ne tolèrent aucune critique de leurs positions sur leurs propres sites, ou modifient et altèrent parfois même des commentaires critiques qui ont été postés.

    En tout état de cause, j’ai décidé de mettre en pause mon compte FB.

    Je continuerai à promouvoir la non-violence ici et vais peut-être démarrer un groupe de discussion FB sur “Ahimsa” et “Animal Rights” qui se fera sur invitation seulement.

    Je ne suis pas sûr.

    Sachez que j’ai pris un immense plaisir à rencontrer beaucoup de personnes qui ont rejoint le site.

    Il y a eu des discussions merveilleuses et de nombreuses contributions réfléchies.

    Malheureusement, un nombre relativement restreint de personnes en ont fait leur projet pour essayer d’infecter tous les articles avec leur rhétorique pro-violence malgré mes demandes répétées comme quoi la page FB met uniquement l’accent sur la discussion sur les droits des animaux dans une perspective de non-violence.

    S’il vous plaît, continuez de visiter ce site.

    Il y aura beaucoup plus d’articles et de podcasts à venir.

    Et j’ai un nouveau livre, Le Débat sur les Droits des Animaux : abolition ou réglementation ?, co-écrit avec le Dr Robert Garner et publiée par Columbia University Press, qui paraîtra cet automne.

    J’espère que ce livre aidera les défenseurs des animaux à avoir une réflexion critique sur des problématiques pertinentes.

    Devenez végan.

    C’est facile ; c’est meilleur pour vous et pour la planète et, le plus important, c’est d’un point de vue moral le juste choix à faire.

    L’éducation végane et non-violente est la plus importante forme d’activisme dans laquelle nous pouvons nous engager.

    Selon moi, notre mouvement doit être celui de la paix et de la non-violence.

    C’est l’unique façon que nous avons d’atteindre, un jour, des changements significatifs et durables.

    Gary L. Francione

    http://www.abolitionistapproach.com/fr/2009/09/03/annonce-facebook/