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  • Pamela Anderson a pour ami un proxénète allemand qui porte de la fourrure

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    Pamela Anderson (dont on m'apprend à l'instant qu'elle a récemment porté des chaussures YSL en cuir de veau : http://www.jeanmarcmorandini.com/article-385454-revelation-pamela-anderson-multiplie-les-exigences-vegan-lors-de-son-passage-dans-quotidien-mais-vient-avec-des-escarpins-en-cuir-de-veau.html) a pour ami un proxénète allemand multi-condamné pour trafics d'êtres humains et blanchiment d'argent, du nom de Marcus von Anhalt.
    Ce triste sire porte aussi manifestement de la fourrure.
     
     
    "Il y a la chaîne [de bordels] du flamboyant « prince » de Anhalt qui possède plus de 20 bordels et strip clubs, où plus de 1 000 femmes « travaillent » pour lui. Bien sûr, il a été arrêté pour fraude fiscale, blanchiment d’argent et trafic d’êtres humains et a fait 4 ans de prison. 
     
    On peut voir des photos de lui dans la presse de caniveau allemande, souriant aux côtés de son amie Pamela Anderson, figure de proue du mouvement animaliste, qui vient en Allemagne pour l’inauguration des nouveaux établissements de son ami Marcus." 
     
    Mon tweet à Pamela Anderson :
     
    "@pamfoundation, you can't promote animal rights if you are the friend of @prinzvonanhalt who exploits women in prostitution (and wears fur). If you are antispecist, you are necessarily against sexism and racism too, and vice versa."

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  • LA question la plus cruciale, et aussi la plus taboue : pourquoi les hommes sont-ils sadiques ?

     

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    Brett Kavanaugh et Christine Blasey Ford

    Que faudra-t-il qu’il arrive pour qu’on parle franchement de la source du sadisme des hommes ?

    Le sadisme des hommes est soit inné, soit appris. S’il est appris, c’est un problème auquel on peut s’attaquer.

    Le 6 octobre 2018 par MEGHAN MURPHY (traduit par Pauline Cyr)

     

    Bonjour et bienvenue à l’édition de cette semaine sur Qu’est-ce qui peut bien clocher à ce point chez les hommes?

    Je dois vous avertir que je n’aurai probablement pas de réponse à la fin de cette enquête, mais peut-être qu’un généreux confrère se sentira inspiré à éclairer notre pauvre lanterne.

    Je suis, bien sûr, hors de mon domaine d’expertise, car je n’ai jamais joui en suffoquant un homme avec mon vagin, et je n’ai jamais rêvé non plus d’inviter un groupe de copines à venir torturer avec moi un homme jusqu’à ce qu’il pleure ou qu’il vomisse, tout en me masturbant et en le traitant de sale chien. Je n’ai jamais poussé un homme saoul dans une chambre, verrouillé la porte, et couvert sa bouche pour l’empêcher de respirer ou de crier, pour ensuite le baiser devant une copine en rigolant.

    Vous me trouverez peut-être coincée, mais faire mal à d’autres personnes ne m’excite pas. L’idée d’étrangler ou de torturer quelqu’un ne m’excite pas: ça me rend malade. Cela ressemble à quelque chose qu’on ferait à quelqu’un qu’on déteste, pas à quelqu’un qu’on désire. Et qui veut avoir des relations sexuelles avec une personne qu’on déteste?

    Oh? Ah bon…

    Le 8 août 2017, Justin Schneider a offert à une femme de l’emmener chez son copain à elle, en insistant qu’il le connaissait. Mais il l’a conduite ailleurs, puis a arrêté la voiture et lui a demandé de sortir. Alors qu’elle s’éloignait, il l’a attaquée par-derrière et lui a dit qu’elle allait mourir, avant de l’étrangler jusqu’à ce qu’elle perde connaissance. Lorsque sa victime de 25 ans a repris connaissance, Schneider venait de se masturber et d’éjaculer sur elle. Il refermait sa braguette. Il lui a donné un mouchoir en lui disant : « Je ne vais pas réellement te tuer, j’ai dû te faire croire que tu allais mourir pour pouvoir jouir. »

    Cet homme de 34 ans n’a pas reçu de peine d’emprisonnement, mais son année de détention à domicile lui a donné une chance de « travailler sur lui-même et de devenir une meilleure personne, un meilleur mari et un meilleur père ».

    Bravo pour lui. Super.

    Pour éviter tout malentendu, je dois préciser que je crois en la réhabilitation. Je crois que les gens peuvent changer. Je ne crois pas que la prison réhabilite les gens. Mais je sais aussi qu’il y a énormément d’hommes sadiques dans ce monde, et c’est terrifiant. Je ne crois pas du tout qu’une année de détention à domicile a guéri cet homme de ses désirs sadiques, et je pense que maintenant, comme d’habitude, d’autres femmes courent le danger d’être victimes de cet homme. Et je pense que suffisamment de femmes ont subi des épreuves semblables à celle de la victime de Schneider – et bien pire – et qu’il est temps de commencer à examiner les causes profondes de ce problème au lieu d’accorder aux hommes des peines ridicules après le fait, en leur permettant de continuer à fonctionner comme ils l’ont toujours fait, mais peut-être un peu plus discrètement.

    Il me semble évident que, dans une société qui tolère le sadisme comme une fantaisie sexuelle saine, les hommes voudront réaliser ces fantasmes. Je trouve choquant que tout le monde considère la strangulation comme une façon amusante et inoffensive de pimenter les choses dans la chambre à coucher, mais aussi que personne ne s’attende à ce qu’un homme se masturbe en étranglant une femme.

    Et je sais, oui je sais. Je sais ce que vous allez me dire : Le consentement, Meghan… C’est le consentement qui fait la différence. Mais je ne parle pas ici de ce que les femmes veulent (ou de ce qu’elles disent qu’elles veulent, parce qu’elles savent que cela fait bander les hommes). Je parle de ce que les hommes veulent. Parce que même si un homme me demandait de l’étrangler jusqu’à ce qu’il perde connaissance, je ne le ferais pas. Et même si je le faisais, sous quelque prétexte, comme de l’aimer au point que je veuille lui plaire en l’étranglant jusqu’à ce qu’il perde connaissance, parce que pour lui, je ferais n’importe quoi, cela ne me ferait pas jouir.

    La semaine dernière, nous avons entendu Dre Christine Blasey Ford expliquer que ce qui l’a le plus marquée, cette nuit-là, il y a 36 ans, lorsque Brett Kavanaugh l’a agressée sexuellement, c’était le rire : « Le rire éclatant des deux gars » a-t-elle dit de sa voix brisée, « et le fait qu’ils s’amusaient à mes dépens… J’étais sous l’un d’eux, et ils riaient. »

    J’ai beaucoup de souvenirs de jeunes hommes comme ces deux-là, qui ont fait des choses semblables à mes amies, ou qui ont essayé de me les faire à moi. D’une façon ou d’une autre, j’ai réussi à m’échapper de situations semblables, en pleurant et traumatisée, mais seulement de m’être faite traiter de « salope », de « putain », de « chienne », parce que je j’avais refusé de me plier au scénario prévu. J’ai eu beaucoup de chance dans de nombreuses situations qui auraient pu tourner extrêmement mal. Beaucoup de femmes que je connais n’ont pas eu cette chance. Ce que je veux dire, c’est que les hommes de ce genre ne sont pas particulièrement hors de l’ordinaire, même s’il y a de nombreux niveaux aux actes sadiques que différents hommes veulent infliger aux femmes et leur infligent.

    Le 9 juin 2017, Yingying Zhang, chercheuse chinoise invitée aux États-Unis, est montée dans une voiture avec Brendt Christensen à l’Université de l’Illinois, au campus Urbana-Champaign. Christensen a emmené Zhang jusqu’à son appartement où il l’a séquestrée, sans doute agressée sexuellement et torturée de diverses façons, avant de l’assassiner (son corps n’a toujours pas été retrouvé). Christensen est un ancien étudiant au doctorat, inscrit à l’université de Zhang. Il s’est servi du site Fetlife, un « réseau social de la communauté des BDSM, fétichistes et pervers », pour accéder au forum « Enlèvement 101 », qui comprend des sous-titres comme « Fantasme de l’enlèvement parfait » et « Planifier un enlèvement ». Des procureurs à son procès ont révélé que Christensen avait « étranglé et agressé sexuellement » une autre victime en 2013, en Illinois, et déclaré avoir fait « d’autres victimes », et exprimé sa volonté d’être « connu en tant que tueur ». C’était réellement un de ses fantasmes, qu’il a pu entretenir et planifier grâce à des sites BDSM. Christensen était marié et semblait, aux dires de tous, être un homme tout à fait normal. Il était aimé de ses élèves (Christensen a été maître de recherches à la faculté de Physique, lors de ses études post-graduées).

    Peter Masden participait régulièrement à des partys « fétiches ». Il a lui-même figuré dans deux films pornos, et aimait la pornographie violente de type « snuff ». Le jour où il a rencontré la journaliste Kim Wall à Copenhague, qu’il a tuée à bord de son sous-marin en août 2017, Masden a fait une recherche sur Internetavec les mots beheaded girl agony (agonie d’une fille décapitée), et il a regardé un film sur une femme à qui l’on tranchait la gorge. On a trouvé dans son ordinateur des vidéos de femmes torturées et exécutées en direct. L’homme de 47 ans a ligoté Kim Wall et l’a agressée sexuellement avant de la tuer et de démembrer son cadavre. Madsen a été accusé de « relations sexuelles autres que la pénétration vaginale d’un caractère particulièrement dangereux » après qu’on ait découvert des blessures faites au poignard dans et autour des organes génitaux de Kim Wall.

    Il y a beaucoup d’autres récits concernant des hommes comme ceux-là. Il y a les Jian Ghomeshi, qui ne veulent peut-être pas aller jusqu’à tuer quelqu’un, mais veulent simplement avoir le plaisir de frapper une femme à la tête pendant qu’elle leur fait une fellation. Il y a d’innombrables jeunes hommes qui violent des femmes en groupe lors d’un party, parce qu’en fin de compte, c’est un party! Et puis il y a tous les hommes qui regardent tout simplement ce genre de chose sur Internet en se masturbant, et qui suggèrent peut-être très poliment à leurs copines d’intégrer ces « perversions inoffensives » à leur répertoire sexuel. Il y a tellement d’hommes qui trouvent amusant de faire mal à des femmes. C’est une blague. C’est un divertissement, ou c’est sexy.

    Où se situe la limite? À quel moment déclarons-nous qu’il est acceptable ou inacceptable qu’un homme rêve de faire mal à des femmes? Lorsqu’il réalise son fantasme? Lorsqu’il se masturbe en regardant des femmes se faire agresser ou humilier sur Internet? Lorsqu’il est trop tard?

    Et d’où viennent ces désirs? Pourquoi tant d’hommes veulent-ils faire mal aux femmes – pourquoi faire mal aux femmes les fait-il bander?

    Je suppose que certains de ces hommes ont eux-mêmes été victimes d’agressions, peut-être sexuelles. Mais ils ont fort probablement, pour la plupart, souffert ces agressions aux mains d’autres hommes. Et beaucoup d’entre eux, bien sûr, n’ont pas subi d’agressions sexuelles – ils n’ont pas été étranglés en se faisant baiser, n’ont pas été étouffés par une queue dans la gorge, n’ont pas été traités de pute ou de chienne en étant pénétrés dans le cul et la gorge en même temps. Il y a une raison pour laquelle les hommes font cela aux femmes. Ce n’est pas parce que les femmes le méritent, ni parce que les femmes le leur ont fait et qu’ils veulent maintenant se venger.

    Beaucoup de gens trouvent difficile d’expliquer ou de constater la misogynie. Cependant, quand on réfléchit à de tels crimes et qu’on cherche leur justification, cela cesse d’être difficile.

    Il y a quelque chose d’inquiétant dans notre peu de préoccupation envers ces comportements et envers la quantité d’hommes qui les adoptent, sous différentes formes. Soit que nous admettons toutes et tous qu’il y a quelque chose d’inné chez les hommes qui les incite à jouir de la torture, et dans ce cas, que doit-on faire des hommes? Soit que nous reconnaissons que ce comportement est surtout appris, et dans ce cas, nous pouvons y mettre fin. Il ne peut pas y avoir autant de psychopathes de naissance dans ce monde. (Et s’il y en a autant, pourquoi sont-ils presque tous des hommes, et presque jamais des femmes?) Et considérant les hommes non psychopathes que nous aimons et avec lesquels nous vivons – ceux qui sont « bons », et qui ne se masturbent pas sur des femmes qu’ils étranglent dans la rue jusqu’à l’inconscience – des hommes qui sont eux aussi excités à l’idée qu’ils pourraient tuer leur copine s’ils le voulaient et qui nous le disent, mais choisissent de ne pas le faire, et trouvent que ce sentiment de puissance en étranglant juste un peu leur copine constitue une perversion inoffensive, alors nous devons reconnaître que ce problème de violence et de domination sexualisées n’est pas seulement un problème de pervers et de « cas psychiatriques ».

    Dans la pornographie et dans la « vraie vie », des hommes veulent nous étrangler, éjaculer dans nos yeux, nous pénétrer jusqu’à nous faire étouffer, pleurer ou vomir – jusqu’à nous tuer peut-être aussi – et peut-être rire tout en le faisant (« Oh, tu ne peux plus respirer? Mais regarde comme ma queue est dure! »), mais ils n’arrivent pas à comprendre pourquoi les féministes protestent! C’est comme s’ils croyaient que les femmes ne voient pas ce qu’ils regardent, ce qu’ils font et ce qu’ils demandent au lit. Mais bien sûr, nous le voyons. Nous le savons toutes. Seulement, la plupart d’entre nous ne veulent pas en parler. C’est trop dur de reconnaître ce problème, et c’est trop dur d’y faire face lorsque nous le faisons. Allons-nous quitter ces hommes? Désespérer d’eux comme étant mauvais et incorrigibles? Allons-nous leur parler et essayer de leur expliquer les torts causés par leurs habitudes pornographiques ou sexuelles? Je n’ai pas de réponse assurée à ces questions. Mais je sais au moins qu’il nous faut commencer à en parler, et dire que cela n’est pas normal, que ce n’est pas acceptable, et que ce n’est certainement pas inoffensif.

    Nous pouvons continuer à trouver des excuses, à fermer les yeux, ou à crier : « Ne viens pas contrôler ma sexualité, espèce de sainte-Nitouche! » chaque fois que des féministes suggèrent que, peut-être, le fait de transformer la violence en source d’excitation pourrait inciter les hommes à être excités par la violence. Ou nous pouvons commencer à parler franchement. Étant donné les conséquences, ça semble en valoir la peine.

    Version originale, suivie d’une centaine de commentaires : https://www.feministcurrent.com/2018/10/06/will-take-honest-conversation-root-mens-sadism/

    On trouvera beaucoup d’autres textes de Meghan Murphy sur d’autres pages de TRADFEM.

    photo Meghan C-16Meghan Murphy est écrivaine et journaliste autonome, secrétaire de rédaction du soir pour le site rabble.ca, et fondatrice et directrice du site Feminist Current. Elle a obtenu une maîtrise au département d’Études sur les femmes, le genre et la sexualité de l’Université Simon Fraser en 2012.
    Meghan a commencé sa carrière radiophonique en 2007, dans une caravane installée au milieu d’un champ de moutons. Son émission s’appelait « The F Word » et était diffusée à partir d’une toute petite île au large des côtes de la Colombie-Britannique. Elle a pleinement profité de la liberté que lui laissait cette radio pirate  : buvant de la bière à l’antenne, lisant des passages d’Andrea Dworkin, et passant du Biggie Smalls. Elle est revenue à Vancouver, où elle a rejoint l’émission de radio elle aussi nommée, coïncidence, « The F Word », qu’elle a produite et animée jusqu’en 2012. Le podcast de Feminist Current est le projet « radio » actuel de Meghan, une façon de communiquer une analyse critique féministe progressiste à quiconque s’y intéresse. Feminist Current est une émission syndiquée à Pacifica Radio et hébergée par le réseau de podcasts Rabble.
    Meghan blogue sur le féminisme depuis 2010. Elle n’hésite pas à penser à contre-courant et a été la première à publier une critique des défilés Slutwalk, en 2011. C’est l’une des rares blogueuses populaires à développer en public une critique à la fois féministe radicale et socialiste de l’industrie du sexe. Les critiques adressées par Meghan au #twitterfeminism, à la mode du burlesque, à l’auto-objectivation des selfies, et au féminisme du libre choix lui ont valu une foule d’éloges et d’attaques, mais surtout une reconnaissance comme écrivaine qui n’a pas peur de dire quelque chose de différent, en dépit de ce que le féminisme populaire et les grands médias décrètent comme ligne du parti.
    Vous pouvez trouver ses écrits en version originale dans les médias TruthdigThe Globe and MailGeorgia StraightAl JazeeraMs. MagazineAlterNetHerizonsThe TyeeMegaphone MagazineGoodNational PostVerily MagazineRavishlyrabble.caxoJaneViceThe Vancouver Observer et New Statesman. Meghan a également participé à l’anthologie Freedom Fallacy : The Limits of Liberal Feminism.
    Elle a été interviewée par Radio-Canada, Sun News, The Big Picture avec Thom Hartmann, BBC Radio 5, et Al Jazeera, ainsi que dans de nombreux autres médias.
    Isabelle Alonso a publié une interview d’elle sur son blog.
    Vous pouvez la suivre sur Twitter @MeghanEMurphy.
     

    Source : https://tradfem.wordpress.com/2018/10/08/que-faudra-t-il-quil-arrive-pour-quon-parle-franchement-de-la-source-du-sadisme-des-hommes/

  • Pourquoi le véganisme ?

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    Pourquoi le véganisme ?

    Voilà pourquoi.

  • Quand les bouchers parlent des végans

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  • Climat : mon tweet aux marcheurs

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    À quoi sert une si les marcheurs ne sont pas ?... L' étant la première cause du , lutter contre celui-ci exige pourtant de l'être ! C'est si facile... et si nécessaire.

    Stop à l' !

  • L'instinct de génuflexion

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    Ces imbéciles sacrifient leurs maigres économies à leur idole.
    Si "Johnny" leur avait demandé de sacrifier leur vie pour lui, ils l'auraient fait.
    Le mot "pathétique" ne rend que faiblement ce qui est ici à l'oeuvre.
    Le culte des idoles est une religion à part entière, avec ses dieux et ses croyants fanatiques, décérébrés et soumis jusqu'à la mort.

     

    Morceaux choisis :

     

    "On va faire des sacrifices. Au lieu de partir une semaine avec les enfants au ski dans les Pyrénées, on va rester là et mettre de l'argent de côté."

     

    "Jusqu'à présent, je n'ai pas compté l'argent dépensé pour mon idole. Mes parents m'ont avancé un peu d'argent que j'ai remboursé, j'ai vendu une voiture pour me payer des tickets de concert... J'aurais été jusqu'au bout avec lui."
     

    https://www.francetvinfo.fr/culture/johnny-hallyday/j-ai-une-petite-tirelire-mais-je-me-debrouillerai-comment-des-fans-de-johnny-hallyday-preparent-leur-pelerinage-a-saint-barthelemy_2532681.html

  • “Hugh Hefner n’a pas normalisé le sexe, il a normalisé la misogynie” (par Meghan Murphy)

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    Hef ne devrait pas laisser le souvenir d’un combattant libertaire. Mais bien celui d’un escroc de proportions épiques.

     

    par MEGHAN MURPHY, sur FeministCurrent.com, le 28 septembre 2017

     

    Hefner

     

    Le véritable monarque de la culture porno est mort mercredi dernier et, alors que des milliers de personnes ont crié « Enfin ! » et « Bon débarras! », beaucoup d’autres se sont lancées dans de sombres panégyriques, en parlant d’Hugh Hefner comme d’un « révolutionnaire » et d’un visionnaire.

     

    Et à certains égards, il l’était.

     

    Le vieux ‘Hef envisageait un monde où le porno était totalement banalisé – plutôt que quelque chose de honteux que des hommes utilisaient seuls chez eux ou dans des cabines privées de sex shop, hantées par le sperme d’antan, mais quelque chose qui n’était qu’un élément normal de la société. Il rêvait en effet de la culture pornographique ; et il l’a effectivement instaurée.

     

    Hefner avait une opinion plus élevée de lui-même que peut-être n’importe qui d’autre. Pour m’être imposé le pénible visionnement de sa série filmique de 2017, American Playboy: The Hugh Hefner Story, un hommage à Hef de Hef, il m’est devenu évident que cet homme a très délibérément conçu le récit que l’Amérique en viendrait à tenir à son sujet : celui d’un croisé, un rebelle, un simple homme humble qui voulait mener le bon combat contre la répression sexuelle et libérer la population américaine des croisés moraux pour qui le sexe était une mauvaise chose. Hefner a constamment fait valoir que son objectif, avec la revue Playboy, était de convaincre les États-Unis que le sexe était « normal » et d’« amener le sexe au grand public ». Mais non seulement n’y a-t-il pas réussi, mais il n’a même pas essayé.

     

    En regardant la série American Playboy, en écoutant les histoires racontées par Hef sur lui-même, je me suis rendue compte que Hefner était en grande partie responsable du mensonge selon lequel la chosification sexuelle équivaut au sexe. Il ne s’intéressait aucunement à une normalisation de la sexualité réelle, mais voulait plutôt normaliser le regard masculin et la perception masculine des femmes comme de jolis objets à regarder. Playboy n’a jamais été à propos du « sexe », mais bien à propos de fantasmes masculins.

     

    Le numéro inaugural de la revue Playboy, en 1953, contenait des photos de Marilyn Monroe nue, photos dont Hefner avait acheté les droits sans prendre la peine de demander à Monroe l’autorisation de les utiliser. Peu importe. Pour Hef le révolutionnaire, le « sexe » était une chose qui arrivait aux femmes, pour divertir les hommes. De fait, le « sexe » résultant des photos nues publiées par Playboy était unilatéral. Après avoir utilisé Monroe pour vendre des dizaines de milliers d’exemplaires de la revue, Hef a décidé qu’il voulait mettre en vedette des femmes du genre « jolie voisine » ; il s’est donc mis à les détourner de leurs emplois de bureau pour faire d’elles la « Playmate du mois ». Encore une fois, il s’est lui-même félicité de cette approche révolutionnaire de la chosification, qualifiant ces femmes d’éminemment accessibles (et certainement moins coûteuses que des modèles professionnelles). Elles n’avaient pas l’aspect intimidant des modèles et des célébrités sur lesquelles les hommes étaient habitués à fantasmer – c’étaient des femmes que tout homme pouvait s’approprier.

     

    Cette notion, lancée par Hefner, que de chosifier des femmes « ordinaires » constituait un progrès – comme si diversifier les types de femmes face auxquelles les hommes pouvaient se branler était le plus généreux cadeau que nous puissions offrir à la population féminine – a été entièrement adoptée par les progressistes d’aujourd’hui.

     

    Shauna, sur Twitter : « Fait amusant : Hugh Hefner était un allié précoce du mouvement LGBT, présentant un modèle trans dans Playboy en 1991. » http://www.cosmopolitan.com/entertainment/news/a42434/caroline-tula-cossey/ …

    « J’ai l’impression d’avoir été en avance de beaucoup trop d’années. » (Caroline « Tussa » Cossey)

     

    Il a été loué en tant que pionnier pour avoir fait de Jennifer Jackson, une femme noire, sa Playmate du mois en 1965 et pour avoir mis Darine Stern sur la couverture de Playboy en 1971, en faisant d'elle la première Noire à bénéficier de l’honneur d’une couverture solo. Il a été porté aux nues comme un « défenseur des droits des trans » pour avoir mis le modèle transsexuel Caroline « Tula » Cossey dans son magazine en 1991. Si quelqu’un se souciait d’y porter quelque attention, il serait clair que la chosification sexuelle n’est pas un vecteur de droits, de respect ou d’égalité. Mais l’Amérique néolibérale préfère un récit plus simpliste.

     

    Hefner s’est longtemps vanté d’avoir été un pionnier féministe, et il n’est pas le seul. Les critiques de l’homme sont constamment tempérées par des rappels au fait qu'il a soutenu les droits reproductifs – mais quel libéral masculin ne l’a pas fait ? La capacité de baiser sans l’inquiétude de devenir enceinte libère sans aucun doute les femmes, mais elle libère également les hommes. En effet, il est remarquable que, même si les hommes libéraux se rallient au seul droit spécifique à la femme qui les absout de leur propre responsabilité sexuelle (les femmes demeurent, après tout, responsables de prendre cette pilule ou d’obtenir cet avortement), ils refusent de prendre position contre la déshumanisation des femmes dans la pornographie ou la violence inhérente à leur prostitution.

     

    Le rôle que s’est attribué Hef dans le fait d’avoir cimenté le statut des femmes comme objets sexuels a été repris avec enthousiasme par ses successeurs. Bien que le magazine ait annoncé qu’ils ne publieraient plus de nus en 2015, ils ont rapidement compris que les bénéfices de l’empire Playboy dépendaient (encore) du corps des femmes et, en février, le fils de Hefner et chef créatif de la société, Cooper Hefner, a annoncé que l’élimination de la nudité avait été une erreur.

     

    Il a dit : "La nudité n’a jamais été le problème car la nudité n’est pas un problème. Aujourd’hui, nous reprenons notre identité et revendiquons qui nous sommes."

     

    Cooper Hefner

     

    Le vocabulaire utilisé pour commercialiser Playboy et l’héritage de Hef comme féministe – en lutte contre tous les pouvoirs – ne peut être décrit que comme dégoûtant. Nous parlons d’un empire plusieurs fois millionnaire. Au-delà du fait que transformer des femmes en objets décoratifs destinés à accueillir les projections masculines de fantasmes unidimensionnels garantissait indéniablement le maintien des femmes dans la subordination, Playboy s’est livré à plusieurs autres pratiques contraires à l’éthique. Dès les années 1960, Gloria Steinem a rendu compte de la manière déshumanisante et exploitante dont les Playboy Bunnies étaient traitées, et Monroe n’a pas été la seule femme dont les images ont été publiées sans leur consentement.

     

    Malgré toutes ses prétentions d’avoir été « féministe avant qu’il ait existé une chose comme le féminisme », Hef détestait celles qu’il appelait les « women’s libbers ». Dans une dévastatrice chronique nécrologique, Julie Bindel cite, après Susan Braudy, « une note de service secrète que des secrétaires de Playboy avaient coulée à des féministes ». Hefner y écrivait : « Ces poules [les féministes] sont nos ennemies naturelles. Il est temps d’engager la bataille contre elles… Ce que je veux, c’est un article dévastateur qui réduise en miettes le militantisme féministe. Les féministes se sont toujours opposées au type de société romantique garçon/fille que Playboy veut promouvoir. » (Cité dans L’envers de la nuit : les femmes contre la pornographie, Montréal, Remue-ménage, 1983, p. 299.)

     

    couv Envers de la nuit

     

    Hefner a traité les femmes comme des jouets, et les femmes qui vivaient dans son palais ont témoigné de la façon dont elles étaient contrôlées par lui et à quel point les rapports sexuels qu’elles étaient forcées d’avoir avec lui leur était désagréables. La « révolution sexuelle » de Hefner n’était rien d’autre que de la misogynie ordinaire. En effet, un harem est loin d’être révolutionnaire, et traiter des femmes comme des enfants emprisonnés est le contraire exact d’une libération. Après que l’ex-Playboy Bunny Holly Madison a refusé son offre d’un Quaalude lors de leur première soirée de clubbing, Hef lui a dit : « Habituellement, je n’approuve pas l’usage de drogues, mais vous savez, dans les années 1970, on appelait ces pilules des ‘ouvre-cuisses’. » S’il est le pionnier d’une évolution, Hefner est plutôt celui de la culture du viol, comme en témoignent les dessins « humoristiques » omniprésents dans le magazine Playboy.

     

    Hoechst raspe

    Un dessin de Bill Hoest publié dans Playboy.

     

    Le premier des playboys ne sera pas oublié, c’est certain. Son héritage, cependant, n’est pas celui d’un croisé pour les droits des femmes, mais plutôt celui d’un menteur habile. Hefner a consacré sa vie à répandre le mensonge selon lequel la pornographie équivaut à la sexualité et les femmes doivent choisir la chosification pour être libérées. En d’autres termes, il a convaincu l’Amérique que la liberté des femmes se situait dans les bénéfices des hommes (et dans leurs lits).

     

    C’est l’arnaque la plus grotesque du XXe siècle, et Hef peut être certain que nous ne l’oublierons pas.

     

    Version originale : http://www.feministcurrent.com/2017/09/28/hugh-hefner-didnt-normalize-sex-normalized-patriarchy/ + commentaires

     

    Traduit par TRADFEM, avec l’accord de l’autrice.

     

    Meghan Murphy est une écrivaine de Vancouver, C.-B. Son site Web est Feminist Current, www.feministcurrent.com et plusieurs de ses articles sont traduits sur le site de TRADFEM.

     

    https://tradfem.wordpress.com/2017/10/02/meghan-murphy-hugh-hefner-na-pas-normalise-le-sexe-il-a-normalise-la-misogynie/

  • La résistance selon Mélenchon

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    À l'heure où nos contemporains décérébrés, en proie au vieil instinct de génuflexion qui perdure en dépit des révolutions populaires, sont tombés dans l'idolâtrie des "stars" du show-business et des médias, Mélenchon en appelle à l'intelligence de l'individu. 

     

    Une résistance nietzschéenne à saluer.

     

    "Arrêtez ça, je ne veux pas que mon nom soit un slogan. Guérissez-vous de cette manie. Vous n'êtes pas des dévots, vous portez un programme, l'Avenir en commun. Je fais ma part du travail, faites le vôtre !".
    Jean-Luc Mélenchon

     

    http://www.huffingtonpost.fr/2017/04/09/porte-par-un-enthousiasme-nouveau-melenchon-gronde-ses-soutie_a_22032473/

     

    P. S. : ce billet n'a pas valeur de ralliement à Mélenchon, dont le programme (y compris pour les animaux, très insuffisant : cf. corrida par exemple) ne me convient aucunement. Fidèle à moi-même, je voterai blanc ainsi que je l'ai toujours fait depuis ma majorité. Mais cette révolte contre ce que j'appelle l'autovassalité des foules, ce défi lancé à l'individu, me plaisaient trop pour que je les passe ici sous silence.

  • "Le scandale de la maltraitance animale" (Cynthia Fleury)

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    Merci à Cynthia Fleury d'avoir parlé dans cet article, paru le 13 janvier 2017 dans L'Humanité, de l'abolitionnisme, de Gary L. Francione et de Bêtes humaines ? Pour une révolution végane, ouvrage paru en 2015 aux éditions Autrement et que j'ai eu l'honneur de diriger. 

    ***

    Décembre 2016, les parlementaires de six groupes politiques avaient déposé une proposition de loi relative au respect de l’animal en abattoir, l’enjeu étant alors de contrôler les pratiques des 960 abattoirs français et de les sanctionner si de la maltraitance animale y était constatée.

     

    D’emblée, la mesure phare de vidéosurveillance des abattoirs avait été supprimée, sous prétexte qu’elle serait trop coûteuse et aux dépens des salariés.

     

    Autre suppression symptomatique de la non-envie du reste des parlementaires de voir la situation évoluer, celle consistant à visiter les établissements de manière inopinée.

     

    Bêtes humaines ? Pour une révolution végane (Autrement, 2015), dirigé par Méryl Pinque, reprend les grands enjeux de la fin de la maltraitance de l’animal, voire même de la domination de l’homme sur celui-ci.

     

    Si la thèse abolitionniste est loin d’être partagée par tous, la thèse « amélioriste » (néowelfarisme) l’est dorénavant.

     

    « C’est une erreur que de concevoir les problèmes de l’exploitation humaine et animale comme mutuellement exclusifs. Au contraire, toutes les formes d’exploitation sont inextricablement liées », écrit Gary L. Francione, un des spécialistes du droit des animaux, qui pour sa part défend une démarche plus radicale qui considère qu’aucun être sensible ne peut être considéré comme la propriété d’autrui.

     

    Ne plus accepter la désensibilisation sur laquelle prolifère l’exploitation animale relève désormais du consensus, comme de cesser de méconnaître les manquements éthiques liés aux pratiques dans les abattoirs, tout bonnement barbares.

     

    En revanche, la thèse abolitionniste continue d’interpeller tant elle n’est pas simple à tenir jusqu’au bout.

     

    Réduire la consommation des animaux à la stricte nécessité est tout à fait envisageable, ne mettre en place aucun système de régulation envers eux, pour respecter leur condition d’égalité morale, est loin d’être aisé tant la disproportion entre les animaux et les humains est réelle, et nullement en faveur des humains.

     

    L’ouvrage défend à l’inverse un véganisme, qui n’est pas un choix mais, au-delà d’un mode de vie et d’une pratique alimentaire excluant tout produit d’origine animale, « une obligation morale, un engagement profond vis-à-vis de ceux dont nous reconnaissons la valeur intrinsèque ».

     

    Il ne s’agit nullement de se contenter de soulager la conscience humaine, en mettant en place plus de compassion envers les animaux, et pour la plupart d’entre nous les devoirs de compassion sont moins exigeants que les devoirs de justice.

     

    Mme Brigitte Gothière, porte-parole de l’association L214, rappelait encore lors de la commission d’enquête (septembre 2016) sur les conditions d’abattage que « Les animaux souffrent toujours de leurs conditions d’abattage, que celui-ci soit fait conformément à la réglementation ou pas. Les lieux d’abattage, par essence, sont des lieux violents et cruels. »

     

    La déclaration de Cambridge (2012) rappelait quant à elle que les humains ne sont pas seuls à posséder les substrats neurologiques de la conscience.

     

    Cynthia Fleury

     

    Lien article : http://www.humanite.fr/le-scandale-de-la-maltraitance-animale-630293