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Textes

  • Qui je suis, ce que je pense

  • La citation du jour : Ralph Waldo Emerson

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    "Qui désire être un homme doit être non-conformiste."

    Ralph Waldo Emerson

  • Le diable probablement

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    Emmanuel Macron, qui ce dimanche 14 mai entre dans la fonction présidentielle, est un amateur de corrida, un "aficionado".

     

    La torera Marie Sara, qu'il a personnellement investie comme candidate aux prochaines législatives dans le sud de la France, l'a révélé à une radio espagnole.

     

    La suite sur : 

    http://www.veterinaires-anticorrida.fr/2017/05/emmanuel-macron-est-aficionado.html

     

    Vous pourrez le lire tout en regardant de l'autre oeil la cérémonie d'investiture de M. Macron.

     

    Bien cordialement,

     

    Jean-Paul Richier

    Psychiatre

  • La citation du jour : Martin Amis

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    "Comment l'homme (cette dangereuse créature, c'est vrai, regardez son casier judiciaire), comment l'homme pourrait-il résister à l'ivresse du Crime Parfait, celui qui détruit toute preuve, toute justice, tous les passés et tous les futurs ?"

     

                                                                                              Martin Amis, Les Monstres d'Einstein

  • La résistance selon Mélenchon

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    À l'heure où nos contemporains décérébrés, en proie au vieil instinct de génuflexion qui perdure en dépit des révolutions populaires, sont tombés dans l'idolâtrie des "stars" du show-business et des médias, Mélenchon en appelle à l'intelligence de l'individu. 

     

    Une résistance nietzschéenne à saluer.

     

    "Arrêtez ça, je ne veux pas que mon nom soit un slogan. Guérissez-vous de cette manie. Vous n'êtes pas des dévots, vous portez un programme, l'Avenir en commun. Je fais ma part du travail, faites le vôtre !".
    Jean-Luc Mélenchon

     

    http://www.huffingtonpost.fr/2017/04/09/porte-par-un-enthousiasme-nouveau-melenchon-gronde-ses-soutie_a_22032473/

     

    P. S. : ce billet n'a pas valeur de ralliement à Mélenchon, dont le programme (y compris pour les animaux, très insuffisant : cf. corrida par exemple) ne me convient aucunement. Fidèle à moi-même, je voterai blanc ainsi que je l'ai toujours fait depuis ma majorité. Mais cette révolte contre ce que j'appelle l'autovassalité des foules, ce défi lancé à l'individu, me plaisaient trop pour que je les passe ici sous silence.

  • Alice en enfer

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    "Tu as l'air un peu intimidée, permets-moi de te présenter à ce gigot de mouton, dit la Reine Rouge. Alice... Mouton ; Mouton... Alice."

     

    Lewis Carroll, De l'autre côté du miroir.

  • La solution à tous les maux du monde

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    En 2050, l'espèce humaine comptera 9,6 milliards d'individus, quand toutes les autres espèces sauvages frisent l'extinction. À chaque cause sa conséquence.

     

    Plus on est de cons, plus on crève et moins on rit.

     

    Le meilleur moyen de mettre un terme aux problèmes multiples et démesurés auxquels nous devons faire face est de mettre fin à l'espèce qui a généré ces problèmes : la nôtre.

     

    Rendez service aux animaux, à la terre et à l'humanité elle-même : ne faites pas d'enfants.

  • France Culture censure les végans

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    France Culture censure la parole végane.

    Drame en 3 actes.

     

    France Culture pratique la censure et méprise assez ses auditeurs végan.e.s pour ne pas leur donner d'explications quand ils lui en demandent.

     

    Voici la 3e fois que je poste (en vain) un commentaire ici : https://www.franceculture.fr/emissions/hashtag/comment-notre-consommation-de-viande-est-en-train-de-changer#xtor=EPR-2-[LaLettre03032017]

     

    J'ai été censurée chaque fois. Pourquoi ? Mystère.

     

    Le véganisme dérange-t-il à ce point ? Refuser de consommer les animaux nonhumains est-il révolutionnaire à ce point ?

     

    Il faut croire que oui, décidément. Même pour une radio soi-disant progressiste comme France Culture.

     

    Voici mon commentaire, objet de tant de... haine (trois "raffinages" n'ont pas suffi à le faire accepter) :

     

    1) "Je suis horrifiée par le bas niveau de certaines interventions - à commencer par celle de la dénommée "Carine", qui a le culot de revendiquer le fait de faire passer son estomac avant la vie des êtres conscients et sensibles dont elle mange la chair... Quel bel exemple d'éthique. Nous sommes décidément bel et bien toujours à l'âge de pierre.
    En outre - et je ne félicite pas les journalistes français dans leur ensemble car tous occultent cette réalité, par ignorance ou à dessein -, je rappelle que le végétaRisme contribue à l'exploitation animale. En effet, arrêter simplement de consommer de la viande ne change rien au sort des animaux, lesquels seront toujours exploités, torturés et tués dans les abattoirs pour les produits laitiers. Comme le dit le théoricien abolitionniste Gary L. Francione, "il y a autant de souffrance et de mort dans un verre de lait, un bout de fromage ou une glace que dans un steak." Industrie de la viande et industrie du lait sont inextricablement liées.
    Le véganisme (suppression de TOUS les produits d'origine animale : chair, lait, oeufs, cuir, laine, fourrure, soie, miel, etc.) est le SEUL mode de vie garantissant aux animaux nonhumains leurs droits fondamentaux : droit à la vie, à la liberté, à ne pas être exploité ni maltraité - tous droits qu'ils possèdent par nature en vertu de leur sentience, seul critère pertinent pour faire partie de la communauté morale."

     

    2) "Je suis horrifiée par le bas niveau de certaines interventions - à commencer par celle de la jeune étudiante qui a le culot de revendiquer le fait de faire passer son estomac avant la vie des êtres conscients et sensibles dont elle mange la chair... Quel bel exemple d'éthique. Nous sommes décidément bel et bien toujours à l'âge de pierre.
    En outre - et je ne félicite pas les médias français dans leur ensemble car tous occultent cette réalité, par ignorance ou à dessein -, je rappelle que le végétaRisme contribue à l'exploitation animale. En effet, arrêter simplement de consommer de la viande ne change rien au sort des animaux, lesquels seront toujours exploités, torturés et tués dans les abattoirs pour les produits laitiers. Comme le dit le théoricien abolitionniste Gary L. Francione, "il y a autant de souffrance et de mort dans un verre de lait, un bout de fromage ou une glace que dans un steak." Industrie de la viande et industrie du lait sont inextricablement liées.
    Le véganisme (suppression de TOUS les produits d'origine animale : chair, lait, oeufs, cuir, laine, fourrure, soie, miel, etc.) est le SEUL mode de vie garantissant aux animaux nonhumains leurs droits fondamentaux : droit à la vie, à la liberté, à ne pas être exploité ni maltraité - tous droits qu'ils possèdent par nature en vertu de leur sentience, seul critère pertinent pour faire partie de la communauté morale."

     

    3) "Le végétaRisme contribue à l'exploitation animale. En effet, arrêter simplement de consommer de la viande ne change rien au sort des animaux, lesquels seront toujours exploités, torturés et tués dans les abattoirs pour les produits laitiers. Comme le dit le théoricien abolitionniste Gary L. Francione, "il y a autant de souffrance et de mort dans un verre de lait, un bout de fromage ou une glace que dans un steak." Industrie de la viande et industrie du lait sont inextricablement liées.
    Le véganisme (suppression de TOUS les produits d'origine animale : chair, lait, oeufs, cuir, laine, fourrure, soie, miel, etc.) est le SEUL mode de vie garantissant aux animaux nonhumains leurs droits fondamentaux : droit à la vie, à la liberté, à ne pas être exploité ni maltraité - tous droits qu'ils possèdent par nature en vertu de leur sentience, seul critère pertinent pour faire partie de la communauté morale."

  • "Le scandale de la maltraitance animale" (Cynthia Fleury)

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    Merci à Cynthia Fleury d'avoir parlé dans cet article, paru le 13 janvier 2017 dans L'Humanité, de l'abolitionnisme, de Gary L. Francione et de Bêtes humaines ? Pour une révolution végane, ouvrage paru en 2015 aux éditions Autrement et que j'ai eu l'honneur de diriger. 

    ***

    Décembre 2016, les parlementaires de six groupes politiques avaient déposé une proposition de loi relative au respect de l’animal en abattoir, l’enjeu étant alors de contrôler les pratiques des 960 abattoirs français et de les sanctionner si de la maltraitance animale y était constatée.

     

    D’emblée, la mesure phare de vidéosurveillance des abattoirs avait été supprimée, sous prétexte qu’elle serait trop coûteuse et aux dépens des salariés.

     

    Autre suppression symptomatique de la non-envie du reste des parlementaires de voir la situation évoluer, celle consistant à visiter les établissements de manière inopinée.

     

    Bêtes humaines ? Pour une révolution végane (Autrement, 2015), dirigé par Méryl Pinque, reprend les grands enjeux de la fin de la maltraitance de l’animal, voire même de la domination de l’homme sur celui-ci.

     

    Si la thèse abolitionniste est loin d’être partagée par tous, la thèse « amélioriste » (néowelfarisme) l’est dorénavant.

     

    « C’est une erreur que de concevoir les problèmes de l’exploitation humaine et animale comme mutuellement exclusifs. Au contraire, toutes les formes d’exploitation sont inextricablement liées », écrit Gary L. Francione, un des spécialistes du droit des animaux, qui pour sa part défend une démarche plus radicale qui considère qu’aucun être sensible ne peut être considéré comme la propriété d’autrui.

     

    Ne plus accepter la désensibilisation sur laquelle prolifère l’exploitation animale relève désormais du consensus, comme de cesser de méconnaître les manquements éthiques liés aux pratiques dans les abattoirs, tout bonnement barbares.

     

    En revanche, la thèse abolitionniste continue d’interpeller tant elle n’est pas simple à tenir jusqu’au bout.

     

    Réduire la consommation des animaux à la stricte nécessité est tout à fait envisageable, ne mettre en place aucun système de régulation envers eux, pour respecter leur condition d’égalité morale, est loin d’être aisé tant la disproportion entre les animaux et les humains est réelle, et nullement en faveur des humains.

     

    L’ouvrage défend à l’inverse un véganisme, qui n’est pas un choix mais, au-delà d’un mode de vie et d’une pratique alimentaire excluant tout produit d’origine animale, « une obligation morale, un engagement profond vis-à-vis de ceux dont nous reconnaissons la valeur intrinsèque ».

     

    Il ne s’agit nullement de se contenter de soulager la conscience humaine, en mettant en place plus de compassion envers les animaux, et pour la plupart d’entre nous les devoirs de compassion sont moins exigeants que les devoirs de justice.

     

    Mme Brigitte Gothière, porte-parole de l’association L214, rappelait encore lors de la commission d’enquête (septembre 2016) sur les conditions d’abattage que « Les animaux souffrent toujours de leurs conditions d’abattage, que celui-ci soit fait conformément à la réglementation ou pas. Les lieux d’abattage, par essence, sont des lieux violents et cruels. »

     

    La déclaration de Cambridge (2012) rappelait quant à elle que les humains ne sont pas seuls à posséder les substrats neurologiques de la conscience.

     

    Cynthia Fleury

     

    Lien article : http://www.humanite.fr/le-scandale-de-la-maltraitance-animale-630293

  • La citation du jour : Stephen King

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    "J'ai peu d'indulgence pour les écrivains qui ne prennent pas leur boulot au sérieux et je n'en ai aucune pour ceux qui voient l'art du récit de fiction comme fondamentalement éculé. Ce n'est pas un art éculé. Ce n'est pas non plus un amusement littéraire. C'est l'un des moyens essentiels dont nous disposons pour essayer de donner du sens à nos vies et au monde souvent terrible que nous voyons autour de nous."

                                                                                                                      Stephen King (2009)

  • La citation du jour : Einstein

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    "C'est la personne humaine, libre et créatrice qui façonne
    le beau et le sublime, alors que les masses restent entraînées
    dans une ronde infernale d'imbécillité et d'abrutissement."

     

    Einstein

  • La citation du jour : Karl Kraus

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    Jan Fabre, un nain parmi d'autres, ici avec un morceau du corps d'un animal sur l'épaule pour les"besoins" d'une "performance".

     

    "Quand le soleil de la culture est bas sur l'horizon,

    même les nains projettent de grandes ombres."

     

    Karl Kraus

  • La citation du jour : Romain Gary (encore !)

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    La prochaine fois que l'on vous reprochera de vous occuper de vos frères et soeurs nonhumains au détriment - soi-disant - de vos frères et soeurs humains (vieille antienne !), répondez en citant le grand Romain Gary, à qui l'on reprochait à l'époque de défendre les phoques et les éléphants quand la misère humaine persistait :

     

    "Il existe aujourd'hui une nouvelle casuistique qui vous dispense, à cause du Biafra, à cause du Vietnam, à cause de la misère du tiers-monde, à cause de tout, d'aider un aveugle à traverser la rue."

     

    Romain Gary, Chien Blanc (1970)

     

    Moralité : tous les combats se valent et ne font qu'un. Ce n'est pas l'un ou l'autre. Ce n'est pas parce que vous ne voulez pas que les animaux souffrent que vous ne faites rien contre la misère de vos semblables.

     

    Il arrive souvent en revanche que ceux qui ne font rien pour les uns ne fassent rien pour les autres.

     

  • 1er novembre : JOURNÉE MONDIALE VÉGANE

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    *** Aujourd'hui 1er novembre : JOURNÉE MONDIALE VÉGANE ***

     

    Honorez ceux que vous prétendez aimer et respecter en cessant de les consommer : c'est la moindre des choses !

     

    DEVENEZ VÉGAN/E/S POUR LES ANIMAUX.

    PARCE QU'ILS LE VALENT BIEN.

  • Le poème du jour : "Ainsi soit le vers", Philip Larkin

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    This Be The Verse
     
    They fuck you up, your mum and dad.   
    They may not mean to, but they do.   
    They fill you with the faults they had
    And add some extra, just for you.
     
    But they were fucked up in their turn
    By fools in old-style hats and coats,   
    Who half the time were soppy-stern
    And half at one another’s throats.
     
    Man hands on misery to man.
    It deepens like a coastal shelf.
    Get out as early as you can,
    And don’t have any kids yourself.
     
    Philip Larkin, "This Be the Verse" from Collected Poems.
    Copyright © Estate of Philip Larkin.  Reprinted by permission of Faber and Faber, Ltd.
    Source: Collected Poems (Farrar Straus and Giroux, 2001)
     
    * * *
     

    Ainsi soit le vers

     

    Ils te bousillent, papa et maman.

    Ce n’était pas leur but, mais pourtant

    Ils te remplissent de tous leurs défauts

    Puis en ajoutent deux trois, en cadeau.

     

    Car ils ont été bousillés naguère

    Par des idiots en habits d’avant-guerre,

    Un jour sur deux tendres et guindés

    Et le reste du temps à s’étriper.

     

    Ainsi l’homme lègue à l’homme la misère

    Toujours plus bas, comme le fond des mers

    Alors fuis tant qu’il est encore temps,

    Et abstiens-toi d’avoir des enfants.

     

    (Traduction française : François Charton)

     

  • Nobel de littérature 2016 : ferraille à vendre !

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    Les écrivains (les vrais), déjà victimes de la désaffection générale due à l'ignorance des générations actuelles qui ne savent plus lire ou qui s'ennuient en lisant, se voient en plus piquer les prix qui leur reviennent de droit par des chanteurs. Demain par des acteurs ?

     

    Joyce Carol Oates et Philip Roth, pour ne citer qu'eux, méritaient ce Nobel.

     

    Qu'un Dylan (dont le talent est incontestable, mais ce n'est pas de talent qu'on parle) rafle la mise à leur place est consternant et en dit long sur notre époque et le relativisme aberrant de ses valeurs.

     

    Nous aurons donc tout soldé, y compris (surtout ?) la littérature.

     

    Comme disait Burgess, "ferraille à vendre" !

  • " La valeur d'une civilisation", par Gérard Charollois (CVN)

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    La valeur d’une civilisation se mesure au degré de respect, de protection, de dignité, de liberté qu'elle offre aux plus vulnérables et notamment aux femmes, aux animaux, aux enfants, aux malades.

     

    Lorsque se déchaînent les haines, les guerres, les génocides, que tombent les barrières des interdits moraux les plus élémentaires, que la pulsion prime sur la raison et la violence primaire sur la retenue, ce sont ces victimes vulnérables qui succombent d’abord.

     

    Sur la terre des hommes qui n’est pas partout celle des femmes, le kidnapping, l’exploitation, la soumission, la domination, perpétuent en notre temps leurs atrocités.

     

    N’en déplaise aux récitants des dogmes contemporains, toutes les cultures ne se valent pas.

     

    Tous les us et coutumes, y compris certains des nôtres, gagnent à être abolis et récusés au nom du progrès humain qui tient à une élévation de ce degré de respect et d’empathie.

     

    Que de lâchetés criantes se masquent derrière le refus de condamner les crimes de notre temps : enfermement de la femme, répression de l’homosexualité, châtiments corporels et peine de mort à l’encontre des blasphémateurs et des apostats, mais aussi abattages rituels, chasse loisir, corrida et plus généralement tous actes révélant la cruauté hideuse des hommes.

     

    Notre époque souffre, dans le petit monde intellectuel, des mêmes tares qui empêchaient, au siècle passé, de beaux et grands esprits de dénoncer les crimes des régimes totalitaires.

     

    Il leur fallait, pour la bonne cause, cacher le sang coulant du mauvais côté.

     

    Or, aucune fin ne justifiera jamais le mépris des plus faibles, des plus fragiles, des plus humbles.

     

    Une fin civilisatrice passe par des moyens qui lui correspondent et n’exige aucun moment de négativité.

     

    Que voilà des évidences éthiques qui dépassent tellement les débats politiciens dont l’indigence confine à la débilité.

     

    Comme il est plus aisé de célébrer les révolutions d’hier, les résistances victorieuses du passé, que d’affronter les maux de l’époque où l’on vit.

     

    Combien de ceux qui commémorent les gloires d’antan auraient été du bon côté de l’Histoire ?

     

    En fait, trop rares sont les humains d’exception qui osent se dresser contre les crimes contemporains car, à dénoncer la violence, la soumission, le lâche conformisme, il y a trop de coups à recevoir.

     

    Flatter le tyran, servir le lobby, bêler à l’unisson des capitulations morales, radoter les préjugés de sa secte s’avère plus confortable que de s’exposer à penser librement, à solliciter sa raison et à pratiquer l’empathie.

     

    « La civilisation est une marche vers la lumière », disait Victor Hugo.

     

    Vers la lumière ?

     

    Oui, si l’on contemple le chemin parcouru, l’amélioration des conditions matérielles de vie des hommes, les conquêtes contre la maladie et la douleur, la reconnaissance des droits des enfants, l’abolition de la torture et de la peine de mort, la déclaration des droits de l’homme et les garanties contre l’arbitraire, la dissipation des ténèbres de la superstition et du charlatanisme.

     

    Alors sommes-nous assurés, pour nos successeurs, de lendemains radieux, sous le soleil de la raison et de la compassion envers tout ce qui vit ?

     

    Rien n’est décidé.

     

    Le gouffre béant, le trou noir dont rien ne sort attendent leur heure, enfantés par le libéralisme économique qui dévaste la biosphère et avilit l’humain en un être cupide, avec altération du climat, surpopulation, disparition de la biodiversité, libération des pulsions de mort.

     

    Selon les jours et vos interlocuteurs, vous opterez pour la marche vers la lumière ou pour celle à l’abîme.

     

    Mais n’oublions pas que si l’humanité s’anéantissait, cela ne ferait pas frissonner le cosmos*.

     

    Gérard CHAROLLOIS

    CONVENTION VIE ET NATURE

    MOUVEMENT D’ECOLOGIE ETHIQUE ET RADICALE

    POUR LE RESPECT DES ÊTRES VIVANTS ET DES ÉQUILIBRES NATURELS

    www.ecologie-radicale.org

     

    * Sinon de joie ?... (note personnelle)

  • Show-business : de l'aliénation et de l'hystérie populaires

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    Source : Henri Blondet, Arts. La culture de la provocation 1952-1966, Paris, Tallandier, 2009.

     
    Parcourir la presse people équivaut, pour les âmes intelligentes, à plonger sans retour dans les tréfonds de la bêtise humaine. Il n'y a rien de pire (rien de pire) que de voir ses semblables s'agenouiller devant d'autres humains divinisés.
     
    L'humanité a eu les dieux, puis les rois. Et elle se prosterne désormais devant les "stars", qui se produisent en série aussi bien génétique qu'industrielle.
     
    Bref, cet amour de l'abaissement volontaire, cette renonciation à soi, cet instinct de génuflexion si profondément ancré, aussi bien chez les "fans" imbéciles que chez les scribouillards de Gala, Voici & co, montre à quel point l'espèce humaine est intrinsèquement servile et incapable de liberté, n'existant qu'à travers des chefs, qu'ils s'appellent Hitler, Mao, Dieu ou Depp.
     
    Ce qui était valable hier pour Bécaud (voir supra l'analyse lucide qu'en fit l'écrivain Michel Mohrt) l'est encore plus aujourd'hui où l'humanité tout entière est prise en otage par le monde du spectacle - une servitude hélas volontaire dans une déshonorante et désespérante majorité de cas.
  • La citation du jour : Claude Lévi-Strauss

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