28.01.2012

Omne Datum Optimum : "Les Moissons Ecarlates - Requiem pour les Sans-Voix"

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Je viens de recevoir ce matin Les Moissons Ecarlates, le disque d'Omne Datum Optimum, en vente ici : http://www.cynfeirdd.com/

Ce disque est une pure merveille artistique. Les textes et la musique sont somptueux, d'une beauté, d'une force et d'une profondeur rares.

Je vous invite à vous le procurer le plus rapidement possible : c'est de l'art, et de l'art vegan par-dessus le marché.

Autant dire un joyau.

Méryl

***

Ci-dessous une interview - excellente - d'Omne Datum Optimum par le magazine Obsküre :

Omne Datum Optimum

En complément de l’entrevue parue dans Obsküre Magazine #5, www.obskuremag.net publie ces extraits inédits de notre entretien avec Omne Datum Optimum

Obsküremag : La forme en requiem s’est-elle imposée d’elle-même pour Les Moissons Ecarlates ?

Plus ou moins. Au départ, j’avais plutôt imaginé un ‘opéra’, puis en cours de composition, au vu du nombre d’animaux tués (on parle alors en millions d’individus tués chaque jour), une prière pour les âmes des défunts m’a semblé plus appropriée, il m’est alors apparu évident et bien plus juste de composer un requiem, même si ce dernier est un terme un brin présomptueux de ma part si l’on se réfère à ceux écrits jadis par des personnages ô combien plus talentueux que moi…

Tu as pris le temps pour faire ce disque. Doit-on le voir comme un aboutissement ? La fin de quelque chose ?

L’aboutissement de 3 ans de composition et de réflexion, d’hésitations et de doutes, d’envie de tout arrêter en cours de route, de tout stopper au moment où les disques pressés sortent de l’usine car un imprévu s’est infiltré dans ma conception globale de ce que devait être l’objet tel que je l’avais imaginé au final… en fait, la fin d’un projet qui me tenait à coeur, sorte de parenthèse qui fera sans doute figure d’ovni aux yeux des personnes qui ne me connaissent qu’au travers de ma musique, un soulagement aussi d’avoir mené l’enfant à terme si je puis m’exprimer ainsi et ce malgré les obstacles qu’il m’a fallu franchir et les déceptions personnelles relatives à cet album et pour lesquelles j’ai, comme on dit, beaucoup pris sur moi…

Pour donner voix aux sans voix, tu as démultiplié ta voix, remplaçant une chorale à toi tout seul. Comment procèdes-tu pour mettre en place et conjuguer ces harmonies vocales ?

Comme beaucoup, je compose une base au clavier, sur laquelle se greffe une voix, puis deux, puis trois… Les harmonies et les tessitures viennent soit naturellement, lorsque le morceau lui-même me guide dans le choix des voix et des tonalités, imaginant ce que j’aimerais ressentir en écoutant le morceau achevé, soit elles viennent lentement après plusieurs essais jusqu’à ce que LE truc se passe, l’alchimie faisant que quelque chose de quasi vivant s’opère en notre for intérieur et que l’on sait qu’on a touché le but dans la création du titre en question. Ensuite, pour étoffer un morceau, je superpose des voix d’harmonies et octaves différents pour donner l’impression d’un choeur comme dans le titre « Agnus Dei » qui comprend 21 voix. Comme je suis tout seul, je compose avec les moyens du bord, c’est-à-dire moi…

Cet album est peut-être celui qui se rapproche le plus de la musique classique, tout en s’éloignant de l’aspect très médiéval de ton précédent « Missa XXI » (bien qu’on le ressente toujours, notamment sur « Le Flûtiste de Hamelin »). Ce choix est lié au sujet de l’album ?

Oui et non. Oui parce que les ambiances médiévales ne collaient pas vraiment au thème ni au choix du requiem. Et non parce que l’album a été composé alors que j’écoutais beaucoup de musique classique et que je ressentais le besoin d’explorer le côté plus baroque de mes possibilités vocales. Tout cela a été en fait assez naturel, je ne savais pas vraiment où j’allais, mais quelque chose me guidait inéluctablement dans cette voie et dans ces voix. Ainsi le côté plus «classique» s’est imposé de lui-même.

Pour ce qui est des clins d’œil et des citations (on ne m’a pas envoyé le livret, mais il me semble qu’il y a des reprises, dont la sublime version de « Ich würd auf meinem Pfad » de Mozart version haute-contre proche des ambiances à la Peter Greenaway), comment as-tu opéré tes choix ?

Je me suis en fait inspiré de ce que j’écoutais lors de la maturation de l’album, quelques titres classiques se sont imposés (dans la limite de ce que je pouvais interpréter compte tenu de mes possibilités vocales, j’entends) dont le «Ich würd auf meinem Pfad…» auquel tu fais allusion et que je me suis bien réapproprié (!!!), mais aussi le titre traditionnel «Ich hab’ die Nacht getraümet…». Aussi quelques lectures ont fait écho avec mes ressentis et souhaits du moment, d’où l’utilisation d’un texte de Victor Hugo ou d’un passage remanié extrait du livre de Charles Patterson «Un Eternel Treblinka».

Le contraste entre la douceur apaisée des compositions (« Iguana Paradiso » par exemple) et la violence du propos crée un décalage ironique intéressant et plus cruel encore, qui renvoie à ce que disait un compositeur de musiques de films comme Riz Ortolani, et que des images violentes étaient bien plus violentes encore quand on les mêlait à une musique douce. As-tu souhaité travailler sur ce décalage ?

Je suis content que tu me poses cette question, car effectivement, c’est ainsi que j’ai procédé, me refusant à emprunter les sentiers battus. Il aurait été plus évident, vu le thème, d’user de samples de cris d’animaux torturés, ou de sons plus industriels poussés à l’inaudible… D’ailleurs, les rares titres sur lesquels je m’essaie à cette approche sont plus lourds et pas forcément ceux que les gens préfèrent. La situation actuelle de l’exploitation des animaux non-humains me plonge davantage dans une mélancolie et une tristesse -toutes deux bien sûr nimbées de révolte parfois- que dans un état de croisade permanent. De ce fait, les titres sonnent plus nostalgiques voire désespérés que belliqueux et révoltés… Concernant l’ironie dont tu fais mention, notamment avec le titre « Petite promenade dominicale »(*), je pense que si nous -vegans et autres défenseurs de la cause animale- n’avons point un brin d’auto-dérision, alors nous sommes bons pour nous foutre àla Seine. Il ne se passe pas un seul jour sans que nous ne soyons confrontés à la triste mais bien réelle « marginalité » de notre éthique, il nous faut donc souvent vivre face à cette cruauté qui nous entoure au quotidien ; sans une once de recul, ce serait invivable.

« Iguana Paradiso » est un titre en hommage à mon compagnon iguane que j’ai sauvé d’une mort certaine et qui a partagé 11 années de ma vie… alors que je lui donnais à peine quelques mois lorsque je l’ai vu dans une animalerie et que j’ai décidé de lui donner une chance de s’en sortir… Il m’a quitté en septembre 2008, j’étais alors en pleine composition de l’album… Quant à (*), petit, j’allais le dimanche me promener dans la forêt avec mon père, chasseur, et ladite promenade était rythmée par des coups de fusil pour dégommer ici un faisan, là un lapin ou un chevreuil…

On ressent un certain lyrisme gothique dans tes compositions, comme il a pu se développer à la fin des années 80 et au début des années 90 avec des formations comme Sopor Aeternus, Ataraxia, Rosa Crux ou les plus obscurs Artwork et Renaissance Noire, eux-mêmes marqués par Dead Can Dance auquel le titre « Al Ahrmen Dian’ » semble faire référence (on pense à « Dreams made flesh » en particulier). Ce sont tes origines musicales ?

Bon choix, tu ne cites ici que des groupes que j’affectionne… Sopor pour sa capacité à se créer un univers complètement hors du temps et fantasmé, Ataraxia pour les quelques 20 années d’amitié qui nous lient Francesca (et donc le groupe) et moi, Rosa+Crux pour l’hermétisme et la rigueur dans l’esthétisme de leurs productions, Artwork pour le côté baroque de certains morceaux et le phrasé d’Oswald Henke… (me souviens d’un magnifique titre de ce groupe intitulé «Staub» dont les paroles en allemand étaient assez crues et d’un concert de ce groupe en Belgique, période 94/97…), Renaissance Noire qui promettait et avec qui j’étais en contact début 1990, puis Thierry a subitement disparu après leur concert de l’Arapaho en 95… Concernant Dead Can Dance, il est évident qu’avec l’utilisation du Yan’t'chin, il y a peut-être un peu de Dreams Made Flesh dans mon titre Al Ahrmen’ Dian Dö, mais sans volonté aucune de faire du DCD, juste parce que les sonorités de cet instrument évoquent immédiatement Lisa et Brendan. Mes origines musicales sont en partie là, oui, mais tout autant issues de groupes comme Kastriete Philosophen, Life Garden, Cocteau Twins, Ordo Equitum Solis, Orchis, Malicorne, Christian Wolz, Revolutionary Army of The Infant Jesus… pour m’arrêter là dans la liste non exhaustive de ce que j’apprécie.

Qu’envisages-tu suite à cet album ?

Soit partir vivre sur une île que j’aurai achetée avec les royalties touchées sur les ventes de cet album, soit essayer de rester en vie, ici, et faire ce que j’ai à faire du mieux qu’il me sera possible de le faire…

http://www.facebook.com/pages/OMNE-DATUM-OPTIMUM/13166294...

http://www.myspace.com/omnedatumoptimum

http://www.reverbnation.com/omnedatumoptimum

http://my.zikinf.com/omnedatumoptimum

Lien de l'interview : http://www.obskuremag.net/articles/omne-datum-optimum/

20.12.2011

Célébrer la paix durant les fêtes (Gary L. Francione)

http://www.americaforpurchase.com/wp-content/uploads/Christmas_Peace_Love___Joy.jpg

J’entends souvent des gens dire qu’ils se sentent dépassés par la pauvreté et la violence de la vie moderne.

Nous vivons certainement une époque difficile et pleine de défis.

Mais cela ne veut pas dire que nous ne pouvons pas agir.

Nous le pouvons.

Voici trois suggestions pour vous aider à célébrer la paix durant cette saison des fêtes :

Premièrement, ne consommez pas.

Prenez l’argent que vous prévoyiez d’utiliser pour acquérir des choses dont vous n’avez pas besoin et donnez cet argent à une famille qui a besoin d’aide dans ces moments très difficiles.

Ou utilisez cet argent pour procurer de la nourriture végane et des couvertures sans laine à un site Occupy local.

Deuxièmement, si vous n’êtes pas végan, devenez-le et arrêtez de manger, porter ou consommer des produits d’origine animale.

Il n’y a aucune justification pour cela.

Et consacrez une partie de chaque jour à une éducation au véganisme créative et non-violente.

Vos possibilités d’éducation peuvent prendre de nombreuses formes différentes.

Troisièmement, adoptez un animal sans foyer.

Il y a tant d’individus qui ont besoin de vous.

Si vous n’avez pas la place ou les ressources pour un chien ou chat, adoptez un hamster, un lapin ou un poisson.

Il y a forcément un animal réfugié qui s’adaptera à votre mode de vie.

Et si vous en adoptez un (ou plus), vous n’aurez pas seulement sauvé la vie d’un autre, mais cela vous permettra aussi d’enrichir votre propre vie de façon incommensurable.

Gary L. Francione
Professeur, Rutgers University

©2011 Gary L. Francione

http://fr.abolitionistapproach.com/2011/12/20/celebrer-la...

16.12.2011

Les animaux ne sont pas des cadeaux de Noël


12.12.2011

Wespiser pleine de bonne volonté mais pas végane (ni même végétarienne)

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Je n'ai pas l'habitude de rencenser, sur ce blog ou ailleurs, les nouvelles du milieu du spectacle, dont sont si friands la majorité des humains d'aujourd'hui, et moins encore toutes les manifestations du genre Miss France qui sont, à mes yeux féministes, notoirement antiféministes.

Néanmoins, je fais une exception ce soir pour Delphine Wespiser, sacrée Miss France 2012 le 4 décembre dernier.

Qu'elle continue à choquer cette brave France spéciste, qu'elle commette encore de nombreux "faux pas" (dixit nos journaleux) de ce genre, qui sont, au contraire, de très beaux pas, qui vont dans la bonne direction : celle de la reconnaissance de l'égalité animale.

Bref, que Delphine Wespiser aille moralement jusqu'au bout de la philosophie qu'elle a choisi d'épouser en devenant végane (1), le véganisme étant le seul mode de vie garantissant réellement les êtres sentients nonhumains de l'exploitation.

Méryl Pinque

(1) Wespiser n'est même pas végétarienne (contrairement à ses propres allégations) puisqu'elle mange encore les poissons et les fruits de mer.

04.12.2011

TELETHON-VIVISECTION / Un rapport qui fait mal : la Cour des comptes épingle l'utilisation des dons par l'AFM (Association Française contre les Myopathies)

http://media.rtl.fr/online/image/2011/0423/7679889115_des-manifestants-protestent-contre-la-vivisection-sur-les-animaux-samedi-23-avril-2011-devant-l-hotel-de-ville-a-paris.jpg

SANS "GENES" l'AFM !

Un parfum de scandale flotte sur le Téléthon 2011.

On pourrait dire que l'AFM a de mauvais gènes, en inversant  l'accent de la corde sensible. 

Dans notre série ANTI TELETHON ANTI VIVISECTION, nous avons trouvé cet article relatant le profit personnel retiré des dons du Téléthon par  la directrice de l'AFM, Association Française contre les Myopathies.

Il n'y aurait pas de raison pour que cela change en 2011 quand on voit ce charity showbizness qui fait de moins en moins l'unanimité, l'élection des miss France attirant plus d'audience. 

Sacrées rémunérations, achat de maison, avantages en nature et suppléments de voyages d'agrément, facture de France Télévision inclus, c'est ce qu'on lit sur le rapport de la Cour des Comptes 2004.

Ca fait mal mais ça nous serait bien égal si l'AFM ne tuait pas des animaux pour ses recherches et ne décevait pas l'espoir des malades.

Et si  elle ne faisait pas  APPEL A LA SOLIDARITE NATIONALE représentant des dizaines de millions d'euros chaque année, en plus des dons hors antenne et l'Etat.

L'AFM : un business comme un autre.  

Elle n'est pas la seule : l'UNICEF France fait aussi appel à la générosité alors qu'elle soutient l'horrifiante torture en public des taureaux, avec ses dons, en se trouvant dans les villes amies des enfants pour faire la fiesta avec eux lors des corridas.

Elle pervertit les enfants sans remplir aucune mission pédagogique (voir nos pages mot clé : Unicef France).

Mais l'AFM brasse des sommes considérables pour d'hypothétiques résultats et ça fait beaucoup réfléchir en ces temps de "crise de la dette des grandes fortunes". 

Elle multiplie les articles pour se défendre contre les anti Téléthon, qui sont pourtant aussi des scientifiques et pas seulement en France, et les présente comme insensibles à la détresse des malades, un sujet inattaquable dont ils ne sont pas dupes.

Justement, le CLAM Collectif de Libération Animale de Montepllier avait mis en ligne dès le 2 octobre 2011 un modèle de lettre à envoyer à l'AFM pour demander des comptes, officialiser la vérité sur les meurtres d'animaux et justifier un refus de don http://clam34.org/spip.php?article704 :

Soyons nombreux à exiger une science moderne, performante, et réellement éthique, à la hauteur de la générosité des français ! 

SES METHODES DE RECHERCHE SONT PERIMEES ET INUTILES !

De quoi faire pleurer à chaudes larmes les donateurs mais surtout les malades et leurs familles qui attendent si désespérement des solutions de la science et aussi les TROIS MILLIONS d'animaux innocents cruellement massacrés chaque année pour rien !

Exactement pour rien.

Il est attesté que le "succès" de la torture sur les animaux n'est fiable que de 37 à 50 % : c'est aussi aléatoire que de jouer à pile ou face (Antidote Europe, notre article La charité pour l'enfer !).

Les chercheurs modernes sensés et progressistes tirent la sonnette d'alarme : il faut passer aux moyens substitutifs, beaucoup plus rapides et moins chers qui existent depuis longtemps !

Malgré cela, l'AFM continue, depuis 25 ANS que dure le Téléthon, à assassiner, à perdre un temps pourtant si précieux et l'argent des dons, provenant majoritairement  des braves "Français moyens" émus et charitables.

Mais on oublie aussi les énormes subventions que le gouvernement lui verse pour mener grand train.

Un gouffre.

Le Téléthon serait devenu un  véritable  système de fonctionnement, une vieille institution poussiéreuse qui rémunère une foule de services satellites (industrie de l'élevage d'animaux de laboratoire compris) et de personnes enracinées dans un confort 5 étoiles - sauf les bas salaires - auquel personne ne semble prêt à renoncer pour la cause.

C'est sûr que ça n'avancera pas ainsi.  

Photo : Oui c'est la tête d'un pauvre chat décapité dans le formol.

Que lui est-il arrivé ?

Il a été "expérimenté" pour ses cordes vocales... 

Les maladies génétiques restent incurables parce que les méthodes de recherche sont inapplicables aux animaux.

Puissent les hurlements des animaux parvenir à l'AFM afin que la  science progresse et cesse cette abomination !    

"Téléthon : La directrice s’achète une maison et des rémunérations à 100 000 € (avec vos dons)"

"Pierre Bergé (note d'Unanimus : co-fondateur de Sidaction, mécène, PDG et ami de feu Yves Saint-Laurent) a déclaré que l’Association Française contre les Myopathies réalise des achats immobiliers avec les dons du Téléthon.

Est-ce vrai ?

Que lit-on dans le rapport de la Cour des comptes sur l’AFM (qui date de 2004) ?
 
Des choses étonnantes.
 
Notamment à la page 79 du rapport.

  L’achat d’une maison dans l’Essonne pour la directrice générale de l’association.
 
Or, note la Cour des Comptes :

« bien que l’AFM ait exposé chaque année dans son rapport annuel la composition de l’ensemble de son patrimoine immobilier, cette maison n’y a jamais figuré.

Les donateurs n’ont donc pas eu connaissance de son achat, de son utilisation ou de son coût. »

D’autres pratiques de gestion de l’association sont également critiquables: la Cour évoque des rémunérations supérieures à 100 000 € bruts (page 8).

Et sans parler de ce paragraphe étonnant (page 81) :

« De même, à l’occasion d’une mission à Papetee, un cadre de l’association est allé passer un samedi et un dimanche à Bora-Bora : le coût du trajet en avion entre Papetee et Bora-Bora ainsi que celui de l’hébergement et de la restauration ont été imputés en missions sociales dans le compte d’emploi. »
 
Note de la rédaction du Post : l’association a reçu le prix « Cristal de la transparence en 1998 rappelle Bakchich, qui a effectué un comparatif entre l’AFM et le Sidaction !

Sur RMC, Marc Reidiboym, auteur d’un livre sur les comptes des associations Donateurs si vous saviez, explique :

« l’AFM a des pratiques critiquables… comme la plupart des associations.

Certains investissements immobiliers se sont avérés hasardeux (l’achat d’un centre de conférence sous-utilisé sans l’Essonne).

– La facture de France Télévisions pour le coût de la réalisation de l’émission augmente chaque année. Il y a de la transparence, mais il n’y en a pas assez ». (Sources: Bakchich, RMC, Cour des Comptes)

Le total des indemnités versées (indemnités conventionnelles et transactionnelles) a été de 192.655 € et 191.728 € pour deux autres cadres de direction partis respectivement après quatorze et quinze années passées à l’AFM.D

– Les avantages en nature

Un certain nombre d’avantages ont été consentis par l’AFM à plusieurs salariés

35.1 – Logement de fonction Après la nomination de sa directrice générale en 1991, l’AFM a acquis une maison dans l’Essonne pour 0,256 M »36″ ; bien que la directrice générale ait quitté l’AFM en 1998, elle a occupé cette maison jusqu’au milieu de l’année 1999″37″.

Si l’achat de la maison a été, comme le prévoient les statuts de l’association, approuvé par l’assemblée générale, le procès-verbal de celle-ci ne fait pas apparaître que la destination de la maison avait été portée à la connaissance des adhérents.

L’AFM a invoqué pour justifier l’achat de ce bien immobilier la nécessité de loger son directeur général dans l’Essonne.

Cependant, aucun autre directeur général de l’AFM n’a résidé ou ne réside dans l’Essonne ni n’a bénéficié d’un logement de fonction.

Or les associations reconnues d’utilité publique « ne peuvent posséder ou acquérir d’autres immeubles que ceux nécessaires au but qu’elles se proposent », selon l’article 11 modifié de la loi du 1er juillet 1901.

Bien que l’AFM ait exposé chaque année dans son rapport annuel la composition de l’ensemble de son patrimoine immobilier, cette maison n’y a jamais figuré.

Les donateurs n’ont donc pas eu connaissance de son achat, de son utilisation ou de son coût.

35) L’association n’a pas toujours communiqué à ce sujet au cours de l’instruction des informations cohérentes avec les documents comptables.

Dans plusieurs cas, une première réponse présentait les pratiques de l’AFM sous un jour plus modeste et plus conforme aux dispositions législatives et réglementaires que dans la réalité.

36) Cette maison comprend cinq chambres et un jardin de 1000 m².

37) Elle a ensuite été louée par l’AFM à une société, puis revendue en 2003 avec une moins value de 30 490 €."

SOURCE : http://pensetouseul.unblog.fr/2009/11/23/telethonla-direc...

Relayé en clair par LE COIN UTILE : http://lecoinutile.com/?p=4987 

Derniers articles : Téléthon pas un rond pour les thons des labos ! Vidéos libération de Beagles des laboratoires de recherche:


Téléthon c'est non !

Pas de soutien à la vivisection 3 millions d'animaux de la recherche ne font pas de dons, les produits testés et la liste de ceux qui ne le sont pas :

La charité pour l'enfer !


Unanimât

Ce n'est pas un sujet reposant pour un dimanche mais pour les animaux torturés et les malades il n'y a jamais de dimanche !

Pas de vacances ! Pas d'été ! Pas de neige au soleil !

La vivisection est à la science du XXIe siècle ce que Adolf Hitler était au XXe siècle.

En France un animal meurt ainsi toutes les 3 secondes.

18.11.2011

"Qu'est-ce qui ne va pas avec Sea Shepherd ?" (La Pilule rouge)

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Tiens, pourquoi je ne soutiens pas Sea Shepherd ?

Sea Shepherd possède une très bonne réputation chez les vegans et défenseurs des animaux : des navires qui combattent en mer les braconniers de dauphins, baleines et autres animaux marins en péril ainsi qu’une nourriture vegan pour l’équipage, de quoi créer une belle image de super héros dans la population.

 « Fondée en 1977, Sea Shepherd Conservation Society (SSCS) est une organisation internationale à but non lucratif de conservation de la faune et de la flore marines.

Notre mission est de mettre un terme à la destruction des écosystèmes marins et au massacre des espèces dans le but de conserver et de protéger la biodiversité des océans du monde entier.

Nous mettons en place des stratégies novatrices d’action directe pour enquêter, documenter et intervenir si nécessaire afin d’exposer et de combattre les activités illégales de haute mer.

En sauvegardant la biodiversité, nous nous efforçons de préserver la survie de nos fragiles écosystèmes marins pour les futures générations. »
 
Alors pourquoi bon sang, en tant que vegan, je ne soutiens pas Sea Shepherd financièrement pour les aider dans leur combat ?

Eh bien, parce qu’en plus d’être vegan principalement par éthique envers les animaux non-humains, je suis également anti-spéciste.

Être anti-spéciste c’est non-seulement être contre la discrimination des espèces animales non-humaines au profit de l’homme, mais également être contre la discrimination que l’homme peut instaurer entre différentes espèces animales non-humaines (un chien a plus de « droits » qu’une dinde dans notre société par exemple).
 
(Si vous ne savez pas ce qu’est l’anti-spécisme, je vous redirige vers l’excellent article de L’Elfe : L'anti-spécisme pour les nuls )
 
Le gros problème que j’ai avec Sea Shepherd, c’est que c’est une organisation environnementale spéciste et ce point me dérange profondément.
 
Sea Shepherd n’est aucunement une organisation en faveur des droits des animaux, c’est une organisation environnementale qui se bat contre les massacres illégaux de certains animaux marins et pour la conservation des océans.

Et ce mot « illégal » prend toute son importance quand on parle de Sea Shepherd.

En effet, dans plusieurs interviews, Paul Watson, capitaine de SS, a été très clair vis-à-vis des actions effectuées sur le terrain : se battre contre les pratiques illégales.

Dès qu’on touche aux pratiques dites légales, Sea Shepherd n’interviendrait apparemment pas.
 
En tant que vegan anti-spéciste, je n’accorde pas plus d’importance à un dauphin qu’à un crabe, à une baleine qu’à un cochon, à une tortue qu’à une vache.

J’estime que toute souffrance animale doit être mise sur le même pied d’égalité et doit être évitée.

La souffrance d’un crabe n’est pas moins importante que la souffrance d’un dauphin.

Hiérarchiser la souffrance selon les espèces est une pratique spéciste courante ; la majorité des personnes qui verraient par exemple un chien ou un chat souffrir vont avoir de l’empathie pour lui et essayer de lui venir en aide.

Mais ces mêmes personnes peuvent trouver ça tout à fait normal de consommer le soir-même au restaurant un homard ébouillanté vivant, car la souffrance d’un homard est jugée moins importante et dès lors acceptable.
 
Paul Watson hiérarchise la souffrance des animaux et déclare dans une interview :

"(...) Vous ne pouvez pas comparer l'abattage des animaux dans un abattoir à celui d'une baleine.
Ce qu'on fait à ces baleines – ou dauphins, comme à Taiji – ne serait jamais toléré dans un abattoir.
Ces abattoirs seraient fermés.
Ca prend de 10 à 45 minutes pour tuer une baleine et elles meurent dans une horrible agonie.
Ce serait complètement intolérable et illégal dans n'importe quel abattoir du monde."
"(...) Et ce sont des espèces en danger et protégées - les cochons et les vaches pas.
Elles font partie d'un écosystème, au contraire des cochons et des vaches."
"(...) nous ne faisons pas la promotion du veganisme pour les droits des animaux mais pour des raisons de conservation environnementale"

C'est un excellent exemple de spécisme : parce qu'une baleine est un animal majestueux ne veut pas dire qu'elle est plus importante que le petit cochon qui va se faire ouvrir la gorge dans l'abattoir, de même que la souffrance d'un animal en voie d'extinction n'est pas plus importante que celle d'un animal qu'on fait naître par millions dans le seul but d'assouvir notre plaisir gustatif.

On ne doit pas minimiser la souffrance de ces animaux parce qu'ils sont moins beaux ou parce qu'ils ne sont pas menacés.

Toute souffrance animale est intolérable.
 
Pourquoi est-ce qu’on sert des repas exclusivement vegan pour l’équipage à bord des navires de SS, équipage qui n’est d'ailleurs pas entièrement vegan comme on le pense, parfois même pas végétarien ?

Pas par éthique pour les animaux, pas du tout.

Encore une fois, pour une question purement environnementale : parce que la production de produits animaux est un désastre environnemental.

Et donc par souci de cohérence avec leurs actions.

Est-ce que Sea Shepherd encourage les gens à adopter le veganisme par éthique pour les animaux ?

Aucunement.

La souffrance des vaches, cochons, poulets ou visons n’est pas importante pour Sea Shepherd et Paul Watson.

L'abattage de ces animaux est légal et donc minimisé, contrairement aux baleines & co. qui sont en voie d’extinction.
 
Quand on demande à Paul Watson :  
 
Quels changements et quelles améliorations envisagez-vous et quelles recommandations adressez-vous aux consommateurs ?

Comment chaque individu peut-il contribuer à l’amélioration de la situation ?

Comment les gens peuvent-ils aider Sea Shepherd ?
 
Il répond :  
 
"La ‘Sea Shepherd Conservation Society’ est la seule association pour la préservation de la faune marine qui promeut l’absence totale, donc à 100%, de consommation de poissons et tous autres animaux marins.
Les espèces peuplant l’océan ont été sauvagement endommagées par l’exploitation commerciale, à un point tel que le commerce de la pêche est au bord de l’effondrement économique.
La vie dans les mers a diminué dramatiquement.
Il n’y a simplement plus assez de poissons pour continuer de nourrir une population humaine qui ne cesse de croître.
Si les gens veulent nous aider, c’est en participant à nos efforts en vue d’acquérir un bateau plus rapide pour nous permettre de pourchasser et anéantir la flotte baleinière japonaise."
"Si les gens veulent manger de la viande, soyez sur que c'est organique et que ça ne contribue pas à la destruction des océans car 40% des poissons attrapés dans l'océan sont destinés à l'élevage - les poulets des élevages industriels sont nourris avec des aliments à base de poisson."
 
C’est tout ?

On arrête de manger des animaux marins parce qu'ils vont disparaitre et on vous donne de l’argent pour faire la guerre avec vos bateaux ?

Mais c'est ok de manger de la viande si c'est organique ?
 
Quel est le message que Sea Shepherd transmet au consommateur lambda ?

D’arrêter de voir les animaux comme des choses ?

D’envisager de devenir vegan pour tous les animaux ?

Rien de tout ça.

Le message que Sea Shepherd fait passer est : il faut arrêter la chasse illégale de la baleine, le massacre des dauphins et des phoques, il faut arrêter de piller les océans pour nourrir la planète.

Faites attention à l'environnement.

Le message s’arrête là.

Et la confusion dans le public par rapport aux droits des animaux est entretenue.

Et c’est pour cette raison que je ne soutiens pas les campagnes spécistes de Sea Shepherd.


Car ce n’est pas ok de continuer de porter de la fourrure.

Car ce n’est pas ok de financer l’esclavagisme des animaux dans les zoos.

Car ce qui se passe dans les abattoirs n’est pas ok car légal.

Car les animaux ne sont pas des choses.
 
Est-ce qu'injecter de l'argent à Sea Shepherd va aider le veganisme à se propager ?

Pas du tout.

Sea Shepherd, à cause de leurs campagnes ciblées, envoie un message catastrophique pour tous ces animaux qu’on oublie et je trouve dès lors que leurs campagnes ne font que renforcer le spécisme dans notre société, ce qui est tout simplement contre-productif si on veut que le veganisme devienne une base morale dans notre société.

C’est une question de justice pour tous les animaux.
 
« Mais si on ne fait rien pour les baleines elles vont disparaître ! »
 
Ce ne sera pas la première espèce à disparaître par la faute de l’homme, le rhinocéros blanc vient de s’éteindre tout récemment par sa faute il me semble.

Mais les vaches, les cochons, les poulets, parce qu’ils ne sont pas en voie d’extinction, ne sont pas moralement moins importants que les baleines.

Leur souffrance ne doit pas être mise de côté parce que d’autres espèces sont en danger.

C’est pourquoi je ne soutiens pas les campagnes ciblées qui renforcent le spécisme, je soutiens au contraire les campagnes non-violentes renforçant le veganisme, qui éduquent les gens à réfléchir sur le statut de TOUS les animaux et à ne plus les voir comme des choses qui ne sont là que pour satisfaire nos plaisirs triviaux : gustatif, esthétique, artistique ou pratique.

Et ça englobe forcément les baleines, les dauphins, les crabes, le thon et tous les autres animaux sur cette planète.

Je cite Gary L. Francione par rapport au problème des campagnes ciblées :
"Laissez-moi être très clair : je pense que les campagnes ciblées sont problématiques et qu’elles risquent de perpétuer la confusion, y compris dans les circonstances les plus idéales.
Je pense que les défenseurs seraient bien avisés de se tenir à l’écart des campagnes ciblées.
Si néanmoins vous tenez absolument à vous lancer là-dedans, merci de minimiser au moins la confusion qui en résulte en vous assurant que le message « aucune exploitation » est explicite et clair comme le cristal.
Par exemple, si un cirque vient dans votre ville et que vous voulez protester contre un tel événement, assurez-vous au moins (en plus d’être pacifique et non-violent dans votre protestation) d’être explicite en incluant dans votre documentation et dans toutes vos discussions avec les gens que les cirques sont seulement représentatifs de l’exploitation animale en tant que phénomène global, et que nous devrions arrêter complètement de manger, de porter et d’utiliser les animaux.
Faites du cirque un « point de discussion », mais ne le dépeignez pas comme moralement différentiable des autres formes d’exploitation animale."
 
Si vous êtes pour le droit des animaux à ne pas être utilisé comme des choses, si vous souhaitez agir pour eux, ce n'est pas en injectant de l'argent dans des campagnes ciblées et spécistes, ou welfaristes, c'est en devenant vegan et en faisant passer le message de manière créative et non-violente et, si vous le pouvez, en injectant de l'argent dans des organisations promouvant le veganisme dans son ensemble.

Go vegan: c'est bon pour vous, c'est bon pour l'environnement, c'est bon pour les animaux et, le plus important, c'est la chose moralement juste à faire.

A lire (anglais) : Why non-human animal activists shouldn't get too excited about the Sea Shepherd

Intéressé par le veganisme ? Commencez ici !

31.10.2011

Cahiers de L'Herne spécial Colette : l'animalité de l'écrivaine au sommaire

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Les Cahiers de L'Herne viennent de faire paraître leur n° 97, consacré à Colette :

 
J'ai eu l'honneur de participer à ces Cahiers et j'en suis d'autant plus heureuse que j'ai évidemment consacré mon texte aux rapports intimes que l'écrivaine entretenait avec les animaux au point de se dire elle-même animale, faisant éclater, bien avant tout le monde, les frontières illusoires entre humains et non-humains.

On peut déceler chez l'auteure de La Naissance du jour les prémices de l'antispécisme contemporain.

Bien qu'elle ne soit pas devenue végétarienne (et moins encore végétalienne), n'ayant pas eu le courage de mettre en oeuvre ses propres convictions, du moins en eut-elle la tentation éthique, qu'elle avoue en toutes lettres et qui fut - et continue d'être - ignorée par les lecteurs et les critiques au profit d'un banal et bénin "amour des animaux" et d'une "gourmandise" contradictoire, tant il est plus facile de reconnaître dans un écrivain ce qui l'identifie à la majorité que ce qui l'en distingue.

Or il ne faisait pas de doute, aux yeux de Colette, que les animaux étaient des personnes au strict sens du mot, et donc des êtres pourvus de droits.

Le fait qu'on m'ait sollicitée en connaissance de cause prouve que les directeurs de ces Cahiers (que je remercie pour leur sensibilité et leur ouverture d'esprit) ont compris à quel point l'égalité animale était un sujet capable de revitaliser l'appréhension d'une oeuvre trop souvent considérée comme appartenant à un passé révolu : l'esprit visionnaire de Colette quant à la condition des animaux prouve au contraire son extrême modernité.
 


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30.10.2011

Lars Von Trier, cinéaste assassin

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On connaissait Lars Von Trier pour son idéologie misogyne (d'une violence rarement atteinte au cinéma).

Il est temps de dévoiler une autre des facettes de ce réalisateur : un âne a réellement été tué pour les "besoins" dramatiques de son film Manderlay (2004), parabole douteuse officiellement antiraciste, officieusement raciste, posant que le bonheur, au fond, se trouve dans l'esclavage ("l'intrigue a été en partie inspirée, de l'aveu même du cinéaste, par la préface, signée Jean Paulhan, de la célèbre Histoire d'O de Pauline Réage. Paulhan y relate la révolte de Noirs, sur l'île de la Barbade, en 1838, demandant à retrouver leur statut d'esclave alors que celui-ci vient d'être aboli" : http://www.allocine.fr/film/anecdote_gen_cfilm=49149.html).

On ne s'étonne pas des sources d'inspiration de Trier.
 
L'acteur John C. Reilly, qui devait jouer dans le film, a finalement refusé en apprenant qu'un animal devait y être sacrifié.
 
La scène de l'abattage de l'âne a été coupée au montage.

16.10.2011

Manger de la viande provoque la faim dans le monde (Swissinfo)

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Dommage que cet article n'aille pas au fond de sa logique en concluant que le véganisme (et non seulement le végétarisme...) est le seul mode de vie éthique en mesure de sauver aussi bien les animaux (non-humains et humains) que la planète ! M. P.


Par Rosa Amelia Fierro, swissinfo.ch

Avec 53,6 kilos par personne en 2010, la consommation de viande augmente en Suisse.

Mais à quel prix !

Pour la Journée mondiale de l’alimentation, des experts rappellent qu’une forte consommation provoque des problèmes environnementaux et sociaux, principalement au Sud.

La production industrielle de viande a des conséquences écologiques et sociales dévastatrices: un seul kilo nécessite 20'000 litres d’eau.

Et en toile de fond, on trouve des violations systématiques du droit à l’alimentation dans les régions productrices, généralement des pays du Sud.
 
La viande provoque-t-elle de la faim ?

« Oui », ont répondu, unanimes, des experts réunis jeudi à la Haute Ecole du nord-ouest de la Suisse en vue de la Journée mondiale de l’alimentation de dimanche.
 
« Il est logique de manger de la viande produite dans la région, avec des lois de protection assez strictes, déclare Thomas Gröbly, professeur d’éthique à la Haute Ecole.

Cela évite l’impact environnemental que suppose la production et le transport de viande. »
 
Thomas Gröbly critique en revanche le fait que les animaux suisses consomment des céréales et du soja importés.

« L’Union suisse des paysans se félicite toujours que le pays soit autosuffisant en viande.

Mais si on employait uniquement du fourrage local, nous ne mangerions que la moitié de toute cette viande », remarque-t-il.
 
Un avis que partage Fritz Schneider, chef du département agronomie de la Haute Ecole suisse d’agriculture.

Pour lui, en Suisse aussi, la production de viande entre en conflit avec la sécurité alimentaire et la préservation de l’environnement.

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Informer le consommateur

« La viande produite ici provoque aussi des émissions de méthane et de dioxyde de carbone, explique-t-il.

De plus, cette production n’est possible que grâce à l’importation de fourrage.

C’est notamment le cas du soja du Brésil, dont la monoculture décime la forêt amazonienne. »
 
Selon l’agronome, ces conséquences dramatiques pourraient être limitées si le consommateur était bien informé et conscient de la durabilité et de la gestion efficace des ressources.
 
« Nous devons consommer moins de viande et, dans la mesure du possible, privilégier celle produite dans la région, déclare-t-il.

De manière plus générale, nous devrions avoir une attitude très prudente avec les aliments que nous achetons, car entre 20 et 30% d’entre eux finissent à la poubelle. »
 
Il précise encore que seulement 60% de tous les aliments consommés en Suisse sont produits dans le pays.

« Cet aspect est sous-estimé, parce qu’il revient moins cher d’importer que de produire; mais cela signifie que nous n’avons pas de souveraineté alimentaire », conclut l’agronome.
 
« Nous sommes conscients que la production de viande affecte l’environnement.

C’est pour cela que, depuis plusieurs années, nous promouvons une production munie de labels de qualité qui couvre déjà 60% de la viande que nous commercialisons », déclare pour sa part Sibyl Anwander, responsable de la qualité et de la durabilité auprès de Coop.
 
Le grand distributeur et l’Institut fédéral de recherches réalisent d’ailleurs une étude sur la balance écologique de la viande suisse et de la viande importée.

« Les résultats indiquent que tant le transport que le système de conservation sont déterminants pour une gestion efficace des ressources », indique-t-elle.
 
Mais si la viande arrive par avion, les émissions de CO2 posent problème.

« C’est pour cela que depuis 2007, Coop s’est engagé à compenser les émissions provoquées par ce moyen de transport.

De plus, nous nous efforçons, dans la mesure du possible, de renoncer au transport de viande par avion », affirme Sibyl Anwander.

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Danger pour la santé

Président de l’Association suisse pour le végétarisme, Renato Pichler va plus loin et préconise tout simplement de renoncer à la viande.

« Notre objectif est d’informer sur les conséquences de notre alimentation orientée vers la viande », dit-il.
 
Outre les conséquences écologiques, Renato Pichler met l’accent sur les conditions antinaturelles de l’élevage intensif, avec des méthodes relevant pratiquement de la torture.

« Dans ces conditions, il n’est pas rare de voir se développer de nouvelles maladies chez ces animaux, ce qui n’est pas sans danger pour les humains », dénonce-t-il.
 
Le stress et la sécrétion d’hormones qui y est liée, comme l’adrénaline durant l’abattage, ajouté à toutes les substances nocives que l’animal ingère durant sa vie provoquent chez les consommateurs des maladies telles que la goutte, le rhumatisme, des problèmes circulatoires, du diabète et certaines formes de cancer qui affectent moins les végétariens, plaide Renato Pichler.
 
Ce dernier relève enfin que le secteur de l’élevage doit être fortement subventionné pour rester rentable.

« La Suisse consacre en moyenne 84% de ses subventions agricoles à la production d’aliments d’origine animale », souligne-t-il.

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Réfléchir aux structures

Pour Thomas Gröbly, une information transparente sur les conséquences de l’élevage intensif peut provoquer un changement de comportement chez le consommateur.

« Bon marché signifie toujours davantage de douleur et de souffrance pour l’animal, et ceci ne se voit pas dans un steak emballé sous plastique », dit-il.
 
Mais il faut aussi des informations sur les conséquences sociales et écologiques de la production de viande.

« En Argentine, on expulse des paysans de leurs terres pour les consacrer à la monoculture du soja, dénonce Thomas Gröbly.

Et ces terres sont finalement détruites par les pesticides et l’érosion. »
 
Il est donc important de réfléchir sur les structures :

« Nous avons besoin d’une politique agricole où la priorité est mise sur le bien-être des animaux et où leur alimentation est basée sur du fourrage local ».
 
Le professeur d’éthique estime qu’il ne faudrait pas se réjouir à la vue de viande bon marché.

Et de conclure :

« En Suisse, la consommation de viande devrait diminuer à 25 kilos par personne et par année.

Cette réduction ou le renoncement à ce produit constitueraient notre petite contribution à la concrétisation du droit que l’homme a à l’alimentation ».

Rosa Amelia Fierro, swissinfo.ch
Traduction de l’espagnol: Olivier Pauchard

 

Annexe : la consommation de viande en Suisse

2008: plus de 400'000 tonnes de viande, soit une consommation moyenne de 53,43 kilos par habitant. Augmentation de 3% par rapport à l’année précédente.
 
La viande préférée des Suisses est celle de porc (environ 200'000 tonnes, dont 50% suisses). Viennent ensuite la viande de bœuf (90'000 tonnes, dont 80% suisses) et la volaille (85'000 tonnes).
 
2010: 427'138 tonnes de viande, soit une consommation moyenne de 53,6 kilos par habitant et par année, ce qui correspond à plus d’un kilo par semaine. Augmentation de 3,3% par rapport à l’année précédente.
 
Source: Proviande, organisation faîtière du secteur.

http://www.swissinfo.ch/fre/societe/La_viande_provoque_la...

07.10.2011

La citation du jour : Jacques Derrida

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"Personne ne peut plus nier sérieusement et longtemps que les hommes font tout ce qu’ils peuvent pour dissimuler ou pour se dissimuler cette cruauté, pour organiser à l’échelle mondiale l’oubli ou la méconnaissance de cette violence que certains pourraient comparer aux pires génocides (il y a aussi des génocides d’animaux : le nombre des espèces en voie de disparition du fait de l’homme est à couper le souffle).

De la figure du génocide il ne faudrait ni abuser ni s’acquitter trop vite.

Car elle se complique ici : l’anéantissement des espèces, certes, serait à l’œuvre, mais il passerait par l’organisation et l’exploitation d’une survie artificielle, infernale, virtuellement interminable, dans des conditions que des hommes du passé auraient jugées monstrueuses, hors de toutes les normes supposées de la vie propre aux animaux ainsi exterminés dans leur survivance ou dans leur surpeuplement même.

Comme si, par exemple, au lieu de jeter un peuple dans des fours crématoires et dans des chambres à gaz, des médecins ou des généticiens (par exemple nazis) avaient décidé d’organiser par insémination artificielle la surproduction et la surgénération de Juifs, de Tziganes et d’homosexuels qui, toujours plus nombreux et plus nourris, auraient été destinés, en un nombre toujours croissant, au même enfer, celui de l’expérimentation génétique imposée, de l’extermination par le gaz ou par le feu."

Jacques Derrida, L'Animal que donc je suis, Paris, Galilée, 2006, p. 46

21.09.2011

La prostitution en France : vers une interdiction ?

Le 21 septembre 2011, la députée socialiste Danielle Bousquet et le député UMP Guy Geoffroy annonçaient que l'Assemblée nationale devrait débattre en novembre 2011 de l'interdiction de la prostitution.

Dans un rapport publié en avril, les 2 députés préconisaient de l'aide aux prostituées, de la prévention mais aussi la pénalisation du client.

Le souhait des rapporteurs est clair : que la France réaffirme "sa position abolitionniste".

Une proposition de loi pourrait être examinée avant la présidentielle mais aucune chance qu'un texte soit voté avant cette échéance.

Obtenir l'abolition de la prostitution c'est aussi la volonté du Lobby européen des femmes (LEF) qui a présenté à l'Assemblée un clip choc.

Vidéo dans laquelle un homme prostitué enchaîne les passes avec en voix off un message percutant :

"Si dix fois par jour je devais avoir des relations sexuelles avec des inconnues pour vivre, après combien de fois aurais-je la nausée ?

Sans doute dès la première.

C'est pourtant ce que vivent chaque jour les personnes prostituées.

La prostitution, c'est de la violence.

Moi, je ne veux pas en être complice.

Et vous?"

[...]

Combien y a-t-il vraiment de prostituées en France ? Qui sont-elles ? D'où viennent-elle ? Etat des lieux de la prostitution en France

http://news.fr.msn.com/m6-actualite/france/la-prostitutio...

18.09.2011

Vegan.fr sera présente au Paris Vegan Day (1er & 2 octobre 2011)

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Vegan.fr sera présente à cette nouvelle édition du Paris Vegan Day.

Une conférence sur le véganisme abolitionniste aura lieu le 1er octobre de 14 à 15 h, donnée par moi-même.

L'association tiendra également une table d'information.

Programme : http://www.parisveganday.fr/programme-2011/

Présentation de l'asso sur le site du PVD :

"Vegan.fr est une association qui promeut le véganisme et l’abolition de l’exploitation animale.

Les animaux étant des individus sentients et la sentience étant le seul critère pertinent qui fonde l’égalité, ils ne doivent pas être considérés comme des propriétés dont les intérêts sont nécessairement subordonnés à ceux des exploiteurs.

Les productions fermières et laitières, intensives ou familiales, industrielles ou biologiques, ne respectent pas et ne respecteront jamais les animaux, qui se retrouvent privés de leur liberté et de leur droit le plus fondamental : la vie.

Se tourner vers un mode de vie végan est l’unique moyen de ne plus participer à leur exploitation et d’y mettre fin.

Le site de l’association : www.vegan.fr est une très bonne source d’information avec divers liens vous renvoyant vers différentes communautés véganes (Wikipédia, forum, restaurants, groupes de musique, cuisine, etc.), et rapporte également l’actualité de la sphère végane en France et à l’étranger.

Etant donné que Vegan.fr plaide pour une véritable [r]évolution éthique, l’association compte parmi ses membres de nombreux militants.

Vous pouvez retrouver les actions auxquelles ils participent sur Vegan.fr, et même vous joindre à eux pour vous aussi faire valoir les Droits des Animaux.

Une autre manière de faire passer le message est de faire circuler les tracts informatifs qui sont disponibles sur le site au format PDF.

Et si vous ne vous sentez pas l’âme d’un activiste, vous pouvez également soutenir l’association soit en devenant membre, soit en faisant un don – pour ce faire, il vous suffit de vous rendre sur le site internet et de cliquer sur la catégorie correspondante.

Vegan.fr tiendra une table d’information sur le salon du Paris Vegan Day. Vous pourrez ainsi en savoir plus sur le véganisme abolitionniste, les Droits des Animaux et l’association."

http://www.parisveganday.fr/?s=vegan.fr&search=Search

 

PARIS VEGAN DAY – 2011
Entrez dans l’Ère Végétale

Les 1 & 2 Octobre 2011 à La Bellevilloise.
19-21, rue Boyer – 75020 Paris – France
Entrée : Prix libre (mais suggéré à 2€)

Le salon Paris Vegan Day s’oriente depuis deux ans vers la mise en œuvre d’un salon / festival 100% végétal au sens large. Ce weekend est composée de stands, d’ateliers, de conférences et de débats autour de sujets constituant les raisons de ce mode de vie 100% responsable. La découverte de ce salon a fait le plaisir de plus de 4 500 personnes l’année passée.

Ce succès, le salon le doit à une programmation de qualité, à un remarquable investissement des membres de l’association, à une passion partagée pour les rencontres autour de la gastronomie, l’écologie, le respect de la vie animale et pour le bien-être et la santé.

Après une édition 2010 faisant appel à des associations et entreprises régionales aux beaux parcours, le salon confirme, pour cette année 2011, sa volonté de faire découvrir de nombreuses jeunes entreprises, des associations dynamiques européennes et des ateliers et conférences pleins de sensations.

http://www.parisveganday.fr/

08.09.2011

"Le triomphe de l’obscène, le mépris des victimes et la défaite du mouvement" (Vegmag)

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La nouvelle est tombée, sans surprise : la célèbre organisation de défense animale PETA, connue pour le sexisme de ses campagnes, va ouvrir son propre site pornographique, peta.xxx.

Sans ironie aucune, on peut dire que la boucle est bouclée : tout tendait vers ce but, des campagnes « I’d rather go naked than wear fur  » et « Vegetarians have better sex » aux innombrables manifestations de rue en tenue légère organisées par l’association dans le monde entier.

Sur peta.xxx, des scènes pornographiques alterneront avec des images de torture animale : la chair des unes, la chair des autres, consommées à toutes les sauces du voyeurisme.

Des « stars du porno » ont d’ores et déjà annoncé leur participation - hautement rémunérée, cela va sans dire.

Le mélange promet d’être explosif, les recettes juteuses, et il faudra s’attendre, si ce genre d’initiative se banalise (et il semble bien que tel soit le cas) à une recrudescence notable des actes de zoophilie et de torture à caractère sexuel sur ceux-là mêmes dont on prétend défendre les droits.

« Nous vivons dans un monde hyper-connecté et nous sommes bien conscients que c’est en se démarquant qu’on a le plus de chances de sensibiliser de nouvelles personnes à notre cause. »

Ces propos, qui émanent de Lindsay Rajt, la porte-parole de PETA, laissent pantois : la pornographie étant devenue la chose la plus banale du monde, comment peut-on prétendre qu’elle sert à se « démarquer » ?

Est-ce, de la part de Mme Rajt, de la candeur, du cynisme, de la simplicité, ou les trois à la fois ?

PETA affirme viser à l’efficacité : la pornographie est le plus sûr moyen de toucher un très large public, et de sensibiliser ainsi le maximum de gens au sort des animaux.

Mais outre la naïveté presque touchante d’une telle croyance (depuis quand les amateurs de pornographie viennent-ils sur un site pornographique pour autre chose que du sexe ?), on se demande si cette naïveté ne sert pas en fait d’aimable camouflage à des mobiles beaucoup moins avouables : un terrible appât du gain et une inversion des valeurs qui révèle bien plus que de l’hypocrisie, presque une volonté de sape.

Dans un tel contexte en effet, l’être nonhumain apparaît comme une victime de si peu d’importance qu’on la donne en pâture aux pervers et qu’on ridiculise le mouvement pour la défense de ses droits en faisant intervenir sur le devant de la scène, non pas des militants inspirés et dignes, mais des femmes-esclaves afin d’attirer le gogo, le machiste lambda, le beauf majeur, qui se contrefichent du sort des animaux.

On imagine aisément ce qu’aurait été, par exemple, l’issue du mouvement pour les droits civiques aux Etats-Unis si Martin Luther King, au lieu d’entraîner à sa suite des militants sérieux et déterminés, porteurs de valeurs fortes et guidés par leurs seuls idéaux de justice, avait organisé, en vue de ratisser large, des marches de femmes noires en tenue d’Eve.

L’issue en aurait été nulle.

Pis : le mouvement pour les droits civiques aurait été complètement discrédité, Martin Luther King et ses partisans seraient passés pour des guignols et le message aurait été envoyé aux hommes blancs selon lequel les femmes noires étaient bien les objets sexuels qu’ils croyaient.

La politique de ségrégation aurait perduré, se serait intensifiée et les Noirs seraient aujourd’hui encore considérés comme des citoyens de troisième ordre.

Le propre du carnaval n’est pas de changer le monde, mais de divertir. Le divertissement, le festif : tels sont, comme par hasard, les maîtres-mots de l’époque.

Or, défendre les intérêts des victimes, ce n’est pas faire le carnaval.

Ce n’est pas faire la fête.

Ce n’est pas faire n’importe quoi.

Ce n’est pas flatter le voyeurisme des foules, ce n’est pas décrédibiliser la cause et les victimes.

Ce n’est pas faire appel au star-system si prompt à retourner sa veste et embrasser toutes les causes, même contraires, pour autant qu’elles lui font de la publicité.

Bref, ce n’est pas ridiculiser tout un mouvement.

Lorsqu’un humanitaire lutte contre la famine en Afrique, il ne va pas manifester nu dans la rue, ni fonder un site X où défileront des séquences pornographiques entrecoupées d’images d’Ethiopiens mourant d’inanition.

Cela serait considéré comme parfaitement obscène, insultant pour les victimes et totalement contre-productif.

Pourquoi les animalistes se permettent-ils de ridiculiser ainsi leur propre cause, sinon parce qu’ils ne respectent pas la personne animale, quoi qu’ils en disent ?

D’ailleurs (et ceci explique probablement cela), le pourcentage de militants végans est incroyablement faible au sein du mouvement, ce qui prouve bien que les autres, autrement dit la majorité, ne prennent pas les animaux au sérieux, et que le mouvement est encore à l’état embryonnaire.

PETA et d’autres associations du même acabit (1) surfent allégrement sur la vague de vulgarité qui déferle sur notre époque et qu’elle caractérise.

Tous les moyens sont bons, plaident ces associations, pour sensibiliser le public à la cause animale.

Or, non, tous les moyens ne sont pas bons, et la fin ne les justifie pas tous.

Aussi bien, le public reste parfaitement insensible au message qu’on prétend lui transmettre.

Et d’ailleurs, quelle est la fin réellement poursuivie ici ?

Certainement pas celle de l’exploitation animale.

Les animaux, de cette débauche de médiocrité, sortent vaincus, et la cause discréditée.

PETA, et toutes les organisations qui l’imitent (elles sont nombreuses à embrayer sur ce terrain, la dernière en date étant GAIA et le lancement le 9 septembre prochain de la « journée sans slip » pour protester contre la castration à vif des porcelets), ont réussi à faire passer les militants des droits des animaux pour des clowns et des débiles, incapables de comprendre qu’on ne lutte pas contre une discrimination en en exploitant une autre.

« J’ai essayé de rendre clair que c’est mal d’utiliser des moyens immoraux pour atteindre une juste fin. » (2)

« Aucun homme moral ne peut patiemment se conformer à l’injustice. » (3)

Telles sont les paroles de Martin Luther King, dont nos animalistes autoproclamés feraient bien de s’inspirer.

A leur absence de radicalité éthique, manifeste dans leur politique d’orientation welfariste et les divers partenariats marketing qu’ils forment avec les exploiteurs des animaux, s’ajoute la promotion du sexisme.

Ce triomphe de l’obscène signe la défaite du mouvement.

Un mouvement pour les droits des animaux ne peut faire l’apologie du sexisme ou du consumérisme sexuel.

Il ne peut dénoncer l’animal-objet et son exploitation s’il promeut parallèlement la femme-objet et son exploitation.

Il ne peut espérer faire évoluer l’être humain s’il flatte en lui ce qu’il doit précisément combattre.

Il ne peut prétendre élever s’il s’abaisse lui-même.

Le sexisme est l’un des maux endémiques dont souffre l’humanité, et il est navrant de constater qu’il est utilisé comme ressort quasi systématique de l’antispécisme.

C’est là non seulement la marque d’un illogisme tragique, mais aussi d’une navrante stupidité.

Nous vivons une époque où la vulgarité trône partout.

Les médias nous en abreuvent, le juteux marché de la dépendance à la pornographie s’est organisé et bien sûr, les foules s’y sont jetées, là comme ailleurs, sans aucun esprit de résistance, sans aucune conscience d’être dupées : bien au contraire, chacun ne s’est jamais autant senti libre, au point de le marteler à chaque seconde, tout en l’étant de moins en moins.

Il ne faudra pas, pour excuser notre passivité, invoquer plus tard la fatalité, la rapacité capitaliste ou l’influence pernicieuse d’un pouvoir qui nous manipule, mais bien notre seul abandon de nous-mêmes, la défaite de notre pensée et la cession de notre responsabilité.

Martin Luther King – encore lui - affirmait que l’égalité raciale viendrait moins de la promulgation des lois défendant la personne que de la manière dont cette personne s’envisageait elle-même.

Aussi nous prêterons-nous pour finir à un jeu permutatoire éloquent, en remplaçant, dans l’extrait qui suit, le mot « Noir » par le mot « femme » :

Aussi longtemps que l’esprit est mis en esclavage, le corps ne peut jamais être libre.

La liberté psychologique, un ferme sens d’estime de soi, est l’arme la plus puissante contre la longue nuit de l’esclavage physique. […]

La femme sera libre quand elle atteindra les profondeurs de son être et qu’elle signera avec le stylo et l’encre de son humanité affirmée sa propre déclaration d’émancipation.

Et avec un esprit tendu vers la vraie estime de soi, la femme doit rejeter fièrement les menottes de l’auto-abnégation et dire à elle-même et au monde :

« Je suis quelqu’un. Je suis une personne. Je suis une femme avec dignité et honneur. J’ai une histoire riche et noble. » (4)

Des esclaves ne sauraient libérer d’autres esclaves, et leurs exploiteurs encore moins.

Méryl Pinque

Vegan.fr

Notes :

(1) Il y a quelques mois, la SPA italienne embauchait l’acteur pornographique Rocco Siffredi, connu pour l’extrême violence misogyne de ses prestations, dans le cadre d’une campagne publicitaire contre l’abandon. En 2009, une strip-teaseuse se faisait étriper dans une vidéo de l’association hollandaise Wakker Dier (voir http://www.lepost.fr/article/2009/0…).

(2) Letter from a Birmingham Jail, 1963.

(3) Martin Luther King, The Autobiography of Martin Luther King, Jr., New York, Warner Books, 1998 (chap. 2).

(4) Where Do We Go from Here ? Discours au SCLC (Southern Christian Leadership Conference), 16 août 1967.

Mots-clés :  PETA porno sexisme animaliste

http://www.vegmag.fr/005-actus/043-paroles-veganes/752-le...

13.08.2011

On mange bien les bébés...

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29.07.2011

Schizophrénie morale

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14.07.2011

Abandons des vacances : et si les humains abandonnaient plutôt leur connerie ?

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Une idée pour les vacances ?

Au lieu d'abandonner lâchement votre compagnon sur la route, dans une fourrière ou dans les champs, pourquoi ne pas laisser votre connerie au placard ?

Vous verrez, vous vous sentirez tout de suite plus léger !

12.07.2011

Pétition : "Vie, misère et mort des animaux dans les refuges"

http://www.cyberpresse.ca/images/bizphotos/435x290/200812/15/34148.jpg

URL Courte : http://9295.lapetition.be/

Refuge : lieu où l’on se retire pour échapper à un danger ou à un désagrément, pour se mettre en sûreté. Synonymes : abri, asile. Exemples : « Chercher refuge ». « Demander refuge à quelqu’un ». (Le Robert).

Quiconque, doué d’un minimum de sens moral et faisant preuve d’un respect réel des animaux, ne peut qu’être horrifié devant ce qui se passe dans nombre de fourrières et refuges français, les quelques structures dignes de leur vocation - il en existe fort heureusement – ne parvenant guère à compenser la litanie des autres.

La période estivale voit se multiplier les abandons, déjà légion le reste de l’année.

Nos concitoyens, sous des prétextes divers et futiles (départ en vacances, déménagement, divorce, allergie, etc.), se séparent d’un compagnon qui n’a que le tort de ne plus plaire.

Aussi s’en débarrassent-ils comme d’un vulgaire paquet, le vouant à une mort quasi certaine : les fourrières et les refuges, pleins, doivent « faire de la place », procédant sans état d’âme à l’euthanasie de dizaines de milliers de sujets en parfaite santé, et même de sujets très jeunes.

Un refuge devrait constituer, pour les animaux errants, blessés ou abandonnés, un havre où se reposer, être soigné et adopté.

Or, trop souvent, ce n’est qu’un camp de la mort géré par des irresponsables davantage intéressés par l’appât du gain ou une notoriété quelconque que par le sort des êtres sensibles dont ils ont charge d’âme.

On ne compte plus, dans le milieu de la protection animale (qu’il ne faut pas confondre avec celui de la libération animale) les scandales financiers, administratifs et de gestion.

On ne compte plus les vétérinaires véreux prêts à euthanasier n’importe quel animal sur demande d’un particulier ou d’un « refuge ».

On ne compte plus le nombre de gens qui, pensant bien faire, vont, par leurs dons, parfois très généreux, non pas soulager la misère des animaux, mais enrichir quelques rouages bien huilés d’une machine à fric qui ne survit précisément que grâce à elle.

Tous ces maux ont une cause : le mépris de la personne animale.

Et ce mépris vient d’une raison simple : tant que les « protecteurs » mangeront les animaux et des produits d’origine animale, qu’attendre d’eux en tant que protecteurs ?

Pourrait-on, par exemple, décemment concevoir un humanitaire cannibale ?

Bien sûr que non : un tel individu trahirait non seulement son idéal, mais serait à juste titre considéré comme un criminel.

De la même façon, un animaliste ne peut qu’être végan.

Nous sommes en 2011, et nous n’avons toujours pas compris que l’animal nonhumain est une personne, et qu’il est, à ce titre, notre égal, doté de droits fondamentaux.

Les animaux sont, dans le monde, toujours considérés comme des biens de consommation propres à tous les usages : alimentaire, sportif, économique, récréatif, etc.

Tant que l’animal sera perçu, par les citoyens autant que par les « protecteurs », comme une chose et non comme un individu, alors on continuera d’abandonner du côté des premiers, et d’euthanasier du côté des seconds.

La misère des refuges est d’abord morale.

Agir pour les animaux, c’est entrer en mission.

Ce n’est pas faire du commerce, ni se payer une place au soleil des célébrités locales.

C’est donner et non prendre, c’est servir et non s’en servir.

Combien d’animaux paient, chaque jour de leur vie, et de leur vie, le crime d’avoir été abandonnés et de n’être pas des humains ?

Combien de scandales étouffés, de vengeances intestines assouvies sur le dos d’innocents martyrs ?

A combien s’élève le nombre des victimes de l’irresponsabilité de ceux qui se prétendent pourtant à leur service ?

Le nombre de gens réellement dévoués aux animaux dans les refuges compensera-t-il jamais le nombre de ceux dont l’impéritie est notoire ?

Certaines organisations animalistes sont très connues, riches et puissantes.

Mais à quoi sert l’argent libéralement versé par leurs donateurs ?

A quand l’investissement des sommes dans l’agrandissement des structures d’accueil, dans un programme d’adoption et dans une politique nationale de sensibilisation au respect des animaux ?

A quand la mise à la porte des directeurs et directrices de « refuges » ne brillant que par leur incompétence et leur opportunisme ?...

Il est temps d’ouvrir les yeux. Au XXIe siècle, la France, pays prospère et soi-disant « civilisé », n’a aucune excuse pour continuer d’ignorer le sort réservé aux animaux dans ses refuges (et partout ailleurs), ou, pire, s’en contenter.

Les refuges ne mériteront leur nom que lorsqu’ils respecteront entièrement les animaux qui leur sont confiés.

Ce jour-là, plus aucun animal ne sera euthanasié, et tous bénéficieront de l’amour et des soins qui leur sont dûs.

Nous réclamons :

1) l’arrêt de l’euthanasie des animaux en bonne santé dans les refuges et les fourrières, afin que l’euthanasie ne soit plus pratiquée que dans les conditions très strictes exigées dans le cadre des euthanasies humaines.

L’euthanasie n’est pas un meurtre : c’est un acte de miséricorde perpétré sur un individu lorsque les chances de guérison de celui-ci ont été reconnues nulles.

Ne peuvent donc être euthanasiés que les animaux malades de façon incurable ou à qui l’on épargnera des souffrances extrêmes et irréversibles.

2) la mise en place, par les grosses organisations animalistes, d’une réelle politique nationale de sensibilisation au respect des animaux et d’un programme d’adoption afin de faire régresser le nombre d’abandons et de maltraitances.

3) l’interdiction des ventes d’animaux en animalerie et la cessation des élevages, que ceux-ci soient clandestins ou agréés, personnels ou professionnels : faire naître volontairement des chiens et des chats dans une société qui ne les respecte pas et qui en euthanasie des dizaines de milliers chaque année (plus de 50 000) est un acte moralement condamnable qui devrait être légalement sanctionné.

4) l'interdiction des ventes et des dons d'animaux de la part des particuliers et pseudo-particuliers faisant du trafic d'animaux via les sites de vente sur Internet.

5) l’investissement des dons perçus par les refuges dans l’agrandissement des structures d’accueil existantes : plus les refuges seront vastes, plus ils pourront accueillir, et non massacrer, les animaux abandonnés ou errants.

6) la surveillance médicale quotidienne des animaux au sein des refuges et des fourrières, afin que nul animal malade ne souffre et meure dans l’indifférence générale.

7) la vaccination et la stérilisation obligatoires des animaux dans les fourrières et les refuges, mais aussi chez les particuliers.

8) la création, pour les particuliers, d’un permis d’avoir un animal de compagnie.

Ce permis ne sera délivré qu’après que la personne aura démontré sa capacité à soigner et entourer son compagnon nonhumain tout au long de sa vie.

Adopter un animal est un engagement et une responsabilité, et devrait être soumis aux mêmes exigences que le fait d’adopter un enfant humain.

9) l’acceptation, par tous les refuges et non seulement par quelques-uns, des familles d’accueil (pour autant qu’elles soient sérieuses), des adoptions et du covoiturage (pour autant que les animaux soient correctement harnachés lors du trajet, afin d’éviter leur fuite, et trop souvent leur mort, au cours du déplacement) sur toute la France, et ce afin de désemplir les structures et d’empêcher que des animaux passent toute leur vie derrière les barreaux.

10) la possibilité pour chaque animal de disposer d’un jouet dans son box, et la multiplication des promenades des animaux par les bénévoles.

11) la généralisation des pré-visites aux adoptants et du suivi des animaux placés.

12) que soit instauré au niveau national un service juridique spécialisé dans la défense animale.

Méryl Pinque

Signer la pétition / De petitie ondertekenen. Signer la pétition / De petitie ondertekenen.

05.07.2011

"De la cohérence" (Vegmag)

Harmonie innéfable

http://www.vegmag.fr/005-actus/043-paroles-veganes/661-pa...

 De la cohérence

Un synonyme du mot cohérence est harmonie.

Un de ses antonymes est confusion.

Entre la confusion et l’harmonie, notre choix devrait être fait, surtout lorsqu’il s’agit du bien de ces animaux que nous affirmons défendre.

Souvent pourtant l’on prétend que la cohérence en ce domaine est impossible, que le monde étant régi par une exploitation animale omniprésente, nul ne serait, en pratique, en mesure d’être cohérent absolument.

Mais c’est méconnaître une des règles morales fondamentales, à savoir que si la perfection n’existe pas, en revanche chacun se doit d’y tendre.

Miguel d’Unamuno disait à propos de Dieu :

« Croire en Dieu, c’est désirer qu’il existe, et c’est, en outre, se conduire comme s’il existait. »

Il voulait dire par là que ce n’est pas tant le fait que Dieu existe ou non qui importe, mais le fait que nous nous conduisions comme si tel était le cas, et, pourquoi pas, en « accoucher » ainsi pour de bon.

Cela vaut pour le sujet qui nous occupe.

Peu importe qu’il soit possible ou non, dans le monde tel qu’il est, d’être absolument végan (peut-être ne le pouvons-nous pas en effet) : l’essentiel est de nous efforcer de tendre vers cet absolu par tous les moyens et autant qu’il est possible, par respect des non-humains dont nous prétendons prendre en compte les intérêts, et faire advenir, de cette façon, un monde libéré de l’exploitation animale.

Le fait de tendre vers cet absolu respect par tous les moyens et autant qu’il est possible, c’est précisément la cohérence.

Et la cohérence exige deux qualités cardinales : la volonté et l’humilité.

La volonté est ce qui nous fait le plus défaut.

Souvent nous sommes régis par des forces qui ne sont pas nôtres, tout en croyant le contraire.

Nous sommes influençables, que ce soit par d’autres humains, la publicité, la mode ou nos faiblesses particulières qui nous empêchent d’être authentiquement libres.

Nous nous croyons libres mais il est rare que nous le soyons, car nous pensons peu par nous-mêmes.

Or la liberté n’est rien sans la volonté.

Est libre celui qui conquiert, par le vouloir, son affranchissement.

Il devient alors cet individu unique en ce qu’il est porteur de ses propres valeurs.

L’homme volontaire est donc celui de la conscience.

La conscience d’un humain se préoccupant moralement des autres humains lui interdit de nuire à ces derniers.

Un humanitaire possédant la conscience de sa mission respecte l’engagement moral qui est le sien, celui de venir en aide à ses semblables.

Un humanitaire qui déroge à sa mission n’en est plus un (ainsi de celui qui, par exemple, sera reconnu coupable d’attouchements sexuels sur des enfants qu’il devait au départ protéger).

Il en va de même de l’animaliste.

L’animaliste, s’il veut mériter ce nom, doit respecter son propre engagement moral, qui est de ne rien faire qui puisse nuire aux animaux.

Un animaliste se doit donc d’être végan, à moins de reconnaître qu’il n’en est pas un dans le sens où sa volonté n’est pas assez forte pour vaincre son désir de consommer, par exemple, des œufs et du fromage alors qu’il sait que la production d’œufs et de produits laitiers, fussent-ils bios, condamne des animaux à la torture et à la mort, soit tout ce contre quoi il déclare s’opposer.

C’est ici que l’humilité entre en jeu.

Consentir à reconnaître son manque de volonté, et donc de conscience, suppose un pas fondamental dans la bonne direction.

La plupart des végans sont d’anciens omnivores ou végétariens qui ont eu l’humilité de remettre en cause leur mode de vie dans le sens d’une plus grande cohérence avec leurs idéaux.

L’éthique végane abolitionniste ne prétend pas faire preuve d’autre chose que de cohérence, c’est-à-dire d’harmonie avec les principes intangibles que tout animaliste se doit de posséder, mais aussi d’harmonie dans le monde.

Méryl Pinque

http://www.vegmag.fr/005-actus/043-paroles-veganes/661-paroles-veganes-de-la-coherence.html?var_mode=

04.07.2011

Il y a plus coupable qu'une prostituée qui ment : l'homme qui l'achète (ou pas) et qui s'en sert

http://4.bp.blogspot.com/_CFlD6soLXSM/TAIK_FC_brI/AAAAAAAAAPg/MUI3U5ghJN4/S1600-R/cv_prostitution_1006.jpg

02.07.2011

Nafissatou Diallo "menteuse" et "prostituée" ? Et alors ?

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Remettons quelques pendules à l'heure.

Les prostituées sont des victimes : celles de nos sociétés phallocrates où les corps des femmes s'échangent et se vendent.

Ce n'est pas parce qu'une femme ment (ce qui, dans le cas de Nafissatou Diallo, reste à prouver), que toutes les femmes mentent.

Ce n'est pas parce que Nafissatou Diallo est une prostituée qu'elle ne peut subir de viol ni de violences sexuelles.

Ce n'est pas parce que Nafissatou Diallo est une prostituée que DSK devait se permettre de lui demander des services sexuels (si tant est que cela se soit passé ainsi).

Ce n'est pas parce que Nafissatou Diallo n'a pas le passé vierge qu'on croyait qu'elle ne peut être victime.

Ce n'est pas parce que Nafissatou Diallo n'a pas le passé vierge qu'on croyait que celui de DSK en devient blanc comme neige.