04.05.2012

Elections : rien ne changera pour les animaux

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30.04.2012

"En France, les animaux sont encore... des meubles" (Le Monde)

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LE MONDE | 30.04.2012 à 12h16 • Mis à jour le 02.05.2012 à 09h58

Par Catherine Vincent

 
Un chien n'est pas une chaise.

Une évidence ?

Ce n'est pourtant pas ce que considère notre Code civil, pour lequel, depuis Napoléon, les animaux sont inscrits dans la catégorie des biens.

Et plus précisément des "biens meubles", objets qui, par leur nature, "peuvent se transporter d'un lieu à un autre".
 
De plus en plus de personnes réclament une réforme de ce statut.

D'où un projet d'avis, proposé par le président de la Ligue de protection des oiseaux, Allain Bougrain-Dubourg, qui a été validé en avril 2011 par le Conseil économique, social et environnemental (CESE).

Mais las !

Bien qu'adoptée à l'unanimité par la section environnement, puis validée par le bureau du CESE, cette saisine a été stoppée net, mercredi 25 avril, en raison des violentes tensions qui se sont progressivement instaurées entre naturalistes d'une part, et représentants des chasseurs, pêcheurs et agriculteurs d'autre part.

"La pression des lobbies a été si forte qu'elle a rendu tout débat impossible sur ce sujet éthique, au point que nous avons dû nous résoudre à faire voter, au sein même de la section environnement, sur la poursuite ou non de la saisine.

A une voix près (14 contre 13), celle-ci a été rejetée.

Depuis que le CESE existe, cela n'était jamais arrivé!", s'indigne M. Bougrain-Dubourg.

"Si l'on ne peut pas réfléchir sereinement à des questions de ce type dans une assemblée démocratique comme celle-là, où pourra-t-on le faire ?", s'inquiète Anne-Marie Ducroux, présidente de la section environnement, qui a dû se résoudre à organiser le vote.

PREMIER MASTER EN DROIT ANIMAL
 
En dépit d'une proposition de loi déposée, le 3 avril, par le député Jacques Remiller (UMP), demandant à ce que les animaux soient reconnus dans le Code civil comme "des êtres vivants doués de sensibilité", le temps ne semble donc pas venu de voir s'engager cette réforme.

Est-ce pour cela, entre autres, que l'enseignement du droit animal reste si peu développé en France ?

Moins qu'en Espagne et que dans les pays anglo-saxons (Royaume-Uni, Canada, Australie), et bien moins encore qu'aux Etats-Unis ?

L'université Lewis & Clark de Portland, dans l'Oregon, vient d'annoncer le lancement, à l'automne 2012, du premier master au monde exclusivement consacré au droit animal.

Et le pays dans son ensemble compte quelque 120 universités - parmi lesquelles Harvard et Stanford - proposant des cours dans cette matière.

"A la suite de la publication du livre du philosophe australien Peter Singer, Animal Liberation, en 1975, un vaste mouvement en vue de la reconnaissance de droits en faveur des animaux s'est développé en Amérique du Nord", explique le juriste Jean-Marc Neumann, qui tient un blog exclusivement consacré à ce sujet (Animaletdroit.blogspot.fr).

"Par sa nouveauté, son inégalable richesse résultant de sa transversalité [le droit civil, le droit pénal, le droit de l'environnement, le droit administratif, le droit constitutionnel sont concernés], son originalité, l'apport de notions philosophiques et éthiques, ses opportunités nouvelles de carrière, le droit animal attire, aux Etats-Unis, de plus en plus d'étudiants", énumère M. Neumann.
 
Si Lewis & Clark reste pour le moment la seule université anglo-saxonne à proposer un master dédié à cette discipline, beaucoup d'autres (Melbourne en Australie, Northampton au Royaume-Uni) ont développé des masters en bien-être animal, qui intègrent dans leurs programmes des cours de droit animal.

Une tendance que l'on retrouve jusqu'en Catalogne, où la faculté de droit de l'Université autonome de Barcelone a lancé, en octobre 2011, un master interdisciplinaire intitulé "Droit animal et société".
 
Et en France ?

Rien ou presque.

La faute à Descartes, et à sa philosophie de l'animal machine ?

Un peu, sans doute.

Mais pas seulement.

"Dans le discours philosophique moderne, l'animalité est toujours définie de manière négative, privative, comme un ensemble de manques : comparé à l'homme, l'animal sera dénué d'âme, de raison, de conscience...

Au-delà du domaine savant, cette vision privative se retrouve aussi dans nos pratiques.

Et ce qui régit nos pratiques, ce sont, pour beaucoup, les législations", remarque Florence Burgat, philosophe au Centre de recherche Sens, Ethique, Société (CNRS-Université Paris-Descartes) et spécialiste de la question animale.

Ce qui nous ramène au Code civil, et à la catégorie des biens mobiliers.

LES ANIMAUX SONT-ILS DES CHOSES ?
 
Jean-Pierre Marguénaud, juriste universitaire à la faculté de droit de Limoges et directeur de la Revue semestrielle de droit animalier, en est persuadé : si l'application des peines relatives aux délits de cruauté reste négligeable dans notre pays, et si l'enseignement du droit animal y est encore embryonnaire, c'est en grande partie à ce statut juridique qu'on le doit.

"Il y a en France des textes protecteurs des animaux qui sont assez avancés.

Mais les mêmes dispositions protectrices ne seront pas interprétées avec la même force, la même ampleur et la même efficacité dans un système qui continuera à dire que les animaux sont des biens meubles, que dans un système où on a affirmé le contraire", déclare-t-il.

En Suisse, depuis le 1er avril 2003, une disposition du Code civil affirme expressément que les animaux ne sont pas des choses.
 
Le futur chef de l'Etat français ouvrira-t-il une réforme similaire ?

Et notre pays restera-t-il encore longtemps à l'écart de l'essor que connaît dans le monde entier l'enseignement du droit animal ?

Le vent pourrait tourner.

Ainsi l'épreuve écrite de l'agrégation externe de philosophie, qui se déroulait le 21 mars, portait cette année sur le thème de l'animal, une première.

"C'est un détail, mais quand on sait à quel point le milieu académique est resté longtemps fermé à ces questions, il a son importance", note Mme Burgat.
 
Autre signe annonciateur : M. Marguénaud, qui s'est récemment rendu à l'université de Barcelone, en est revenu avec quelques dépliants sur le nouveau master "Droit animal et société".

"Quand j'ai retrouvé à Limoges mes étudiants en droits de l'homme, ils se sont véritablement rués dessus", raconte-t-il.

La preuve, à ses yeux, que cette question "est véritablement devenue une question de société, et non seulement de lobbies socio-professionnels".

Catherine Vincent
 

24.04.2012

Au bout du chemin

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"Lève-toi, réveille-toi,
Le chemin est une passe difficile,
Il est pénible de le parcourir."

Katha Upanishad 3-14

16.04.2012

"Hommage à Marti Kheel… et aux autres femmes invisibles/inaudibles de la cause animale" (Michelle Julien)

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Je suis toujours choquée – lorsque l’on connaît une personne, on ne s’attend jamais à la perspective qu’elle puisse, un jour, partir – triste, mais aussi en colère de savoir la disparition de Marti Kheel.
Marti était une activiste et théoricienne animaliste - courant ecoféministe.
Je l’ai connue « grâce » à mon ouvrage Des souris et des salopes et, depuis, on était resté en contact.
Elle avait le don de faire le lien entre les gens qui travaillaient dans un même domaine/centre d’intérêt.
C’est ainsi, par exemple, qu’elle m’avait présentée à une universitaire qui, à l’époque, tentait d’écrire un ouvrage sur les vaches laitières – elle aussi.
Je n’ai jamais rencontré « physiquement » Marti, trop tard.
Au moins, je me console d’avoir donné une voix à cette théoricienne dans un de mes livres.
Pourtant, je suis aussi en colère.
En colère contre ces animalistes français, et particulièrement les femmes animalistes, qui s’évertuent à snober superbement l’existence de ces quelques rares femmes théoriciennes, préférant – question de « crédibilité » dans ce monde de la pensée masculine dominante ?– s’accrocher aux écrits des « Singer », « Regan », « Francione »… et récemment « Marcus ».
En ignorant/méprisant les autres voix.
Plutôt ironique car, dans la protection animale, pas seulement leurs intellectuelles sont invisibles/inaudibles - les ouvrières le sont tout autant : je veux parler, en particulier, des bénévoles : celles qui donnent le soin et sont vraiment dans le concret animalier.
Aller plus loin
Qui était Marti Kheel ?

12.04.2012

Beauté

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Ce chien magnifique est à l'adoption :

http://www.rescue-forum.com/discussions/49963-TOBBY-berger-australien-d-Am%C3%A9rique-14-ans-compl%C3%A8tement-perdu-au-refuge-%2855%29?p=1086311#post1086311

Contact : 03-29-84-21-54

04.04.2012

La tragédie des femmes

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"Then I act like a woman

And he likes a woman

To act like a woman should..."

Marilyn Monroe

29.03.2012

"Déclaration conjointe par un groupe de femmes véganes abolitionnistes" (The Starting Point)

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En tant que véganes abolitionnistes et féministes, nous sommes contre l'utilisation de tactiques sexistes par le mouvement de défense des animaux.

Le véganisme éthique pour les droits des animaux fait part de la conclusion logique de l'opposition à l'exploitation des êtres sensibles -- les animaux humains autant que les animaux non-humains.

L'opposition du spécisme est incompatible avec la participation au sexisme ou à toute autre forme de discrimination, telles le racisme, l'hétérosexisme, le classisme, etc.

Malheureusement, nous avons été témoins de plusieurs femmes proclamant qu'il n'a rien de mal dans l'utilisation du "sexe" comme outil pour communiquer notre message, en se justifiant avec divers arguments.

De plus, d'autres défenseurs ont été victimes d'accusations injustes de "sexisme" pour avoir critiqué le sexisme et les choix sexistes dans le cadre du mouvement de protection des animaux.

Ni l'un ni l'autre ne devrait être acceptable du point de vue de ceux et celles qui prennent au sérieux le travail contre l'oppression.

Certaines activistes défendent l'utilisation du sexe en nous accusant de pruderie ou de sentiments "anti-sexe".

Les végans abolitionnistes sont loin d'être "anti-sexe"; toutefois, nous voyons que la manière dont le sexe est utilisé pour "vendre" dans notre société patriarcale renforce l'image des femmes comme objets.

Par exemple, considérez la façon dont PETA utilise le sexe dans ses campagnes - ils renforcent les normes occidentaux de beauté nocives en utilisant presque uniquement des femmes qui sont minces, avec des seins larges, et qui sont présentées de sorte qu'elles apparaissent vulnérables et séduisantes au visionneur (mâle, hétérosexuel) visé, ainsi que presque uniquement des hommes qui sont musclés et présentés comme puissants et sûrs de soi.

Lorsque l'on essaie d'utiliser le sexisme pour "vendre" la justice pour les animaux non-humains au prix du renforcement des attitudes nuisibles aux femmes humaines, l'ironie de la situation est claire.

L'utilisation des tactiques basées sur des stéréotypes bêtes et nocifs déprécie la gravité des injustices commises contre les animaux non-humains et les femmes humaines tous les deux.

Loin de lancer un défi contre l'exploitation animale, ce genre d'approche renforce les stéréotypes mêmes qui nuisent aux femmes tout comme aux non-humains.

Certaines activistes qui défendent l'utilisation du sexe croient que le fait de démontrer notre sexualité attirera l'attention de véganes potentiels en faisant appel à leur image de soi, laissant entendre que lorsqu'elles voient comment le véganisme nous rend "sexy", elles voudront elles aussi devenir végan.

Cette notion est non seulement trompeuse mais nuit aussi au vrai message que nous devrions communiquer.

Le véganisme se rapporte aux droits des animaux, et non pas au fait de se sentir séduisante ou d'avoir une meilleure vie sexuelle (des caractéristiques que nous savons ont peu à faire avec le fait d'être végan ou non, mais avec le mode de vie et le bien-être de chacun) et ne se rapporte surtout pas à "paraître plus beau" que ceux et celles qui mangent des animaux.

Promouvoir le véganisme comme manière de se rendre "sexy", ce qui est malheureusement presque toujours assimilé à "perdre du poids" dans notre société (par exemple, le livre "Skinny Bitch" vient à l'esprit), sert à renforcer les préjugés contre les personnes plus larges ou qui ont un surplus de poids, ce qui nuit aux hommes tout comme aux femmes dans notre société, mais particulièrement aux femmes.

De plus, le véganisme n'est pas une formule magique de perte de poids - il ne manque pas de végans qui sont loin d'être maigres, qui se font essentiellement traités d'échecs par ce genre de campagne qui suggère ou même qui affirme explicitement que le véganisme est une façon d'atteindre les normes de beauté occidentaux.

Le fait de faire appel à ces normes nocives non seulement les renforce mais détourne l'attention de la raison réelle pour le véganisme : la reconnaissance de nos obligations morales envers les animaux non-humains.

Plusieurs des activistes qui font la défense de tactiques sexistes argumentent qu'elle ne sont pas, en fait, sexistes, qu'elles permettent aux femmes de s'assumer, et donc que le fait de critiquer ces tactiques démontre un manque de respect envers ces femmes - certaines et certains disent même que le fait de critiquer ces tactiques est sexiste en soi.

Ces arguments sont faux pour plusieurs raisons. Premièrement, la plupart du temps ces allégations sont lancées contre les activistes mâles lorsqu'ils critiquent de telles campagnes.

Mais le sexe d'une personne, en soi, ne la rend pas plus ou moins qualifié au sujet de sexisme ou de féminisme.

Il y a une attitude que "les hommes devraient se taire et écouter aux femmes" dans ces revendications, ce qui tente de remplacer l'égalitarisme réclamée par le féminisme avec un autoritarisme vide basé sur la biologie.

Comme le suggère la féministe américaine Bell Hooks, bien que la solidarité féminine soit puissante, le féminisme est pour tout le monde.

En tant que femmes véganes abolitionnistes, nous sommes très contentes d'avoir des alliés mâles tels que Gary L. Francione, entre autres, qui défend le féminisme et dénonce le sexisme dans le mouvement de défense des animaux depuis des années.

Quoique nous croyons, comme il se doit, que tout le monde devrait prendre au sérieux les femmes, écouter au point de vue d'une personne n'est pas équivalent à accepter ses arguments ou à se mettre d'accord avec ceux-ci tout simplement puisque la personne est une femme; se trouver en désaccord et présenter des contre-arguments n'est pas équivalent au sexisme.

C'est malheureux, mais le sexisme est tellement omniprésent dans notre société que certaines femmes ne croient même pas que ça continue d'être un problème, ne voient pas l'impact du sexisme sur leur vie, et ne se sentent pas que le féminisme demeure pertinent.

Certains alliés de féminisme mâles étudient la théorie féministe depuis des années; le fait qu'ils soient mâles ne rend pas invalide cette expertise.

En outre, l'opinion que n'importe quelle action choisie par une femme lui permet automatiquement de s'assumer est simpliste puisqu'elle ignore le contexte patriarcal dans lequel ces choix sont faits.

Oui, les femmes qui participent aux campagnes que nous critiquons ont choisi volontairement de le faire, et certaines peuvent se sentir libérées, ou se sentir que leur choix sont eux-mêmes des actes qui défient l'objectivation des femmes, et nous sommes reconnaissantes qu'elles sont de cet avis.

Nous leur demandons simplement de considérer sérieusement que ces campagnes sont nuisibles aux femmes ainsi qu'inefficaces contre l'exploitation des animaux non-humains, et, qu'en vue de cela, les femmes seraient mieux de ne plus les soutenir ni d'y participer.

Tel qu'affirmé ci-haut, l'opinion que les femmes s'assument ou sont libérées en choisissant de se marchandiser ignore la dimension structurelle du sexisme dans notre société patriarcale.

Que nous en sommes d'accord ou non, nos choix de tenter de "réclamer" la marchandisation des femmes en y participant volontairement affectent la vie d'autres femmes, surtout les femmes qui ont moins d'influence.

Dans le contexte d'une culture qui voit et qui présente quotidiennement les femmes comme des objets sexuels, l'intention de "réclamation" de ces choix est en pure perte vis-à-vis du public, et l’objectivation est tout simplement renforcée.

Lorsque ce sexisme est renforcé comme étant acceptable ou sans importance, l'effet global est de renforcer les attitudes qui permettent le trafic, l'abus, et les autres formes d'exploitation et de violence que subissent les femmes pauvres et de statut socio-économique inférieur à travers le monde à tous les jours.

Certains défenseurs argumentent que ces campagnes sont nécessaires afin d'attirer l'attention du public.

Comme nous avons mentionné, cela détourne l'attention des véritables raisons pour le véganisme : le droit des êtres sensibles de ne pas être des propriétés.

Attirer de l'attention peu importe le coût n'est pas la façon d'avancer une question sérieuse comme la violence envers les animaux.

Puisque cette violence n'est pas encore prise au sérieux, les tactiques qui visent à attirer de l'attention peu importe le coût servent seulement à minimiser de plus la question dans les yeux du public.

Il est vrai que les campagnes sexistes menées par PETA attirent de l'attention, mais dans l'ensemble c'est de l'attention pour PETA et non pour les enjeux en question.

C'est une stratégie de guerrilla marketing conçue pour inciter les gens à parler de PETA et donc pour que les dons continuent à survenir.

(Et voyons, ça fonctionne, puisque nous discutons présentement de PETA, mais nous nous sentions que nous ne pouvaient exposer la question sans mentionner le plus flagrant coupable.)

Encore plus troublant sont les campagnes qui juxtaposent le sexe et des images explicites de violence, dans le but prétendu d'attirer l'attention des jeunes hommes hétérosexuels et ensuite leur informer du traitement des non-humains.

Par exemple, le vidéo "State of the Union Undress 2010" sur le site web de PETA met en vedette une femme qui se dérobe "pour les animaux" et ensuite un deuxième vidéo, présentant des images de violence explicite infligée sur les non-humains, commence à jouer automatiquement.

Inciter les hommes à associer ces images excitantes avec des images de violence sanglantes aide la situation comment?

Les campagnes qui utilisent de façon flagrante le sexe et les standards occidentaux de beauté ne sont pas les seules tactiques sexistes utilisées par le mouvement de protection animale.

Par exemple, les campagnes de longue date contre la fourrure ont un élément sexiste distinct.

En singularisant la fourrure, les défenseurs ne suggèrent non seulement qu'il y a une différence morale entre la fourrure et le cuir ou les autres types de vêtements dérivés d'animaux, mais singularisent aussi les personnes qui portent de la fourrure, tout en ignorant ou minimisant les actions des autres qui portent d'autres sortes d'animaux.

La plupart de la fourrure dans notre société est portée par des femmes.

En effet, ces campagnes distinguent comme moralement injuste une utilisation particulière d'animaux qui est le plus souvent perpétré par des femmes, tout en minimisant d'autres utilisations également moralement injustes qui sont perpétrés par tous les sexes.

Est-ce vraiment utile de dénoncer une vieille dame en manteau de fourrure tout en ignorant un motard en veste de cuir?

La question du sexe dans le contexte de l'exploitation animale mérite aussi une mention.

Les animaux exploités pour leur lait et leurs oeufs sont, il est évident, des femelles qui se font exploitées pour leur cycle reproductif.

Elles se font fécondées par force à chaque année dans le cas des vaches (c'est-à-dire, violées), et ensuite se font enlever leur bébé, ce qui cause un bouleversement profond à la mère autant qu'au petit.

Mammifères et oiseaux sont tous les deux tués lorsqu'ils atteignent l'âge où leur cycle de reproduction ralentit ou arrête et donc que leur propriétaire ne les trouve plus rentables.

De façon similaire, des femelles de la plupart des espèces exploitées par les humains se font utiliser comme reproductrices, forcées à donner naissance à portée sur portée de petits, et sont abandonnées ou tuées lorsque leur utilité diminue.

Bien que, comme nous nous attendons dans notre société spéciste où les non-humains ont le statut de propriété, le féminisme et le sexisme s'adressent aux humains, lorsque nous prenons une perspective abolitionniste végane ainsi que féministe, cette exploitation de la "féminitude" des animaux femelles tombe dans l'intersection des deux luttes.

Il est bizarre que certaines personnes se disent végétariennes (mais non véganes) pour des "raisons féministes" - on s'attendrait à ce que quelqu'un qui trouve qu'il y ait un lien entre la consommation de chair animale et le traitement des femmes "comme de la viande" verrait aussi le lien entre l'utilisation de produits animaliers qui viennent expressément du cycle reproductif d'animaux femelles.

Le féminisme n'est pas uniquement une question d'avoir un vagin et un monologue; c'est une pratique mise en oeuvre à chaque jour, une force dynamique pour le changement et la libération, un dialogue, une communauté, et une transformation sociale concrétisée dans nos paroles et nos actions à chaque moment de notre vie.

Si le féminisme est pour tout le monde, cela inclut les animaux non-humains.

En tant que défenseurs des animaux, peu importe que nous soyons mâle ou femelle ou genderqueer, c'est à nous d'assumer la responsabilité d'opposer l'exploitation et l'oppression de tous les êtres sensibles.

Nous pourrons réaliser cela en nous engageant dans de l'éducation créative et objective.

Comment pouvons-nous prétendre d'éliminer l'exploitation des non-humains tout en encourageant ou en acceptant l'exploitation de nos semblables êtres humains?

Au fond de la question : nous marchandiser volontairement ne nous permet pas réellement de nous assumer.

Nous ne pouvons utiliser des méthodes sexistes afin d'avancer une cause de justice sociale.

Des liens existent entre toutes les formes d'exploitation d'êtres sensibles; nous ne réussirons pas à éliminer le spécisme, l'oppression des animaux non-humains tout simplement à cause de leur espèce non-humaine, sans nous engager sérieusement à éliminer en plus le sexisme, et surtout pas par la voie de l'opportunisme de certains activistes qui visent à attirer de l'attention peu importe le coût aux autres groupes opprimés.

Ana María Aboglio
Paola Aldana de Meoño
Jo Charlebois
Elizabeth Collins
Vera Cristofani
Karin Hilpisch
Mylène Ouellet
Renata Peters
Trisha Roberts
Kerry Wyler

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http://www.emancipationanimale.com/

PETA : "Could Dominic Strauss-Kahn Be PETA’s New Desexing Ambassador?"

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The world stops and listens when they hear the name “Dominique Strauss-Kahn” and anything related to sex, so we think that by becoming PETA’s Desexing Ambassador, Mr. Strauss-Kahn could finally put his notorious reputation to good use and help alleviate the plight of homeless dogs and cats by urging people to spay and neuter their companion animals.

We’ve mocked up an advertisement bearing the message “Too Much Sex Can Be a Bad Thing” and Mr. Strauss-Kahn’s image:

We think no one is better placed to make the case that a rampant sex drive is most definitely not a good thing, and the sex drives of unaltered dogs and cats have created a global crisis: millions of loving animals are being killed in animal shelters around the world each year.

These animals were born into a world that didn’t want them or offer them love, and although they cannot use condoms, their births could have been easily prevented with a little snip.

Help be a part of the solution and not the problem – help end animal homelessness today.

http://blog.peta.org.uk/2012/03/could-dominic-strauss-kahn-be-petas-new-desexing-ambassador/

27.03.2012

"Arte, la viande et les femmes nues"

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C'est très bien que certains médias se scandalisent de ce sexisme hérité (sans trop de difficulté hélas) de Peta.

Où nous voyons que le sexisme affiché de bon nombre de campagnes et messages animalistes décrédibilise totalement la cause animale et nuit aux animaux - contrairement à ce que beaucoup de "militants" sexistes voudraient nous faire croire.

On ne saurait en effet lutter contre une discrimination X en validant une discrimination Y.

Méryl Pinque

***

Mis en ligne le 27/03/12 I Rédaction par Hortense Lasbleis

 
Arte, la chaîne culturelle franco-allemande, tire une des plus vieilles ficelles de la pub : les femmes nues, pour promouvoir son émission sur la consommation de viande.

Pour promouvoir l'émission Théma "doit-on encore manger des animaux ?", Arte aligne, côte à côte, de la viande et des femmes nues. Déjà en février dernier, Rue89 cédait aux sirènes du « dénudez plus pour vendre plus » à l’occasion de la sortie de son mensuel sur la malbouffe.

La Une du magazine, représentait une femme dévêtue sous cellophane et exaspérait par exemple la bloggeuse Olympe ou Jacques Rosselin(directeur de la rédaction de La Tribune).

Cette fois-ci, pour réfléchir aux « conséquences écologiques de l'augmentation de la production de viande », Arte publie sur son site et sur sa page Facebook plusieurs visuels avec la question : « doit-on encore manger des animaux ? »... et des corps de femmes en guise d’illustration.

Quel rapport entre le végétarisme et une blonde jouant à la volaille ?

Entre ces deux poulets préparés pour la vente et la grande brune dénudée qu’ils entourent ?

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Serait-ce d’assimiler la consommation de viande et le cannibalisme ?

Peu probable quand on regarde les autres visuels : une femme allongée en robe de légumes et… oh ! Un homme ! Mais qui n’est pas assimilé à un aliment.

Comme dans toute bonne représentation sexiste, c’est le seul personnage qui semble être actif :

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Arte a ainsi repris les images produites pour l’association PETA (People for the Ethical Treatment of Animals).

Militant pour le droit des animaux, l’organisation tente, entre autres, de faire passer ce message : « le végétarisme, c’est sexy ».

Problème : c’est l’image des femmes qui en fait les frais.

L'une des dernières vidéos de PETA va encore plus loin en parodiant la problématique des violences conjugales.

Une jeune femme, portant une minerve et marchant difficilement dans la rue, en sous-vêtements et manteau court.

Une voix off explique alors qu'elle souffre du syndrome « mon petit ami est devenu végétalien et m’a cassé les reins ».

Une pétition a été mise en ligne contre ce spot, jugé inacceptable car présentant la violence conjugale comme « romantique ».

http://www.lesnouvellesnews.fr/index.php/cafouillage/42-c...

24.03.2012

La liberté humaine : un concept vain

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23.03.2012

Occident : aveuglement et naïveté

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L'islamiste est le Hitler d'aujourd'hui, et comme hier, nous ne voulons pas voir le danger.
 
La guerre a déjà commencé le 11 septembre 2001 et nous ne le savons pas.

Nous autres Occidentaux, pacifistes et naïfs, ne pourrons survivre face à cette barbarie dont nous avons perdu l'habitude au point de ne plus même savoir la discerner.

22.03.2012

France Culture / Brice Couturier : "Le coupable n'est pas celui qui était souhaité"

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Comme on dit dans les films américains : « Arrest the usual suspects ».

Lorsqu’un attentat est commis contre une synagogue, lorsqu’on tire à bout portant sur des enfants juifs en pleine cour d’école, commencer par pointer du doigt les « discours de haine » de l’extrême droite – et tenter de mouiller la droite républicaine au passage, pour n’avoir pas pris suffisamment ses distances avec la pré-citée.

C’est l’usage du politiquement correct.

Il serait cruel d’aligner les noms de toutes les personnalités politiques, de tous les journalistes qui ont cru découvrir, ces derniers jours, « les causes indirectes de cette folie meurtrière » du côté de « ceux qui montrent du doigt en fonction des origines » ; de se moquer de l’empressement avec lequel ils ont aussitôt incriminé « la démence raciste » ; de citer les articles consacrés aux crimes de Toulouse et de Montauban par un rappel réprobateur des polémiques déplacées sur la viande halal, censées avoir créé un climat « d’aveuglement volontaire qui constitue le racisme » et face auquel il était urgent de rappeler que « l’identité française s’est historiquement construite sur une multiplicité de populations »…

Auto-critique : je suis moi-même tombé dans ce piège en commentant, hier, le livre « Nous sommes tous des sang-mêlés »…

Mais voilà : les coupables n’étaient pas ceux qui étaient souhaités.

Les tueurs d’enfants juifs et de militaires français ne provenaient pas de l’ultra-droite, mais du terrorisme islamiste.
 
Vous me direz que ce n’est pas la première fois que cette vérité apparaît tellement intolérable qu’on cherche à la dissimuler : l’attentat contre la synagogue de la rue Copernic du 3 octobre 1980 a été attribué immédiatement à un groupuscule fasciste, les Faisceaux Nationalistes Révolutionnaires.

Durant les années suivantes, les ministres de l’Intérieur, Gaston Defferre en tête, ont fait tout ce qui était en leur pouvoir pour que l’autre piste, celle d’un groupuscule palestinien, ne soit pas explorée.

Or c’était la bonne.

C’est ce que dit, entre autres, le juge Trividic aujourd’hui :

« L’enquête a été lancée sur une mauvaise piste » « par certains politiques »

Et on a perdu trente ans…

Aujourd’hui, on connaît l’identité de certains des terroristes en question.

Ils appartenaient à un groupuscule palestinien, le FPLP-Opérations Spéciales.
 
Même l’attentat du 9 août 1982 contre le restaurant de Jo Goldenberg, rue des Rosiers, a été un moment attribué à des « néo-nazis venus d’Allemagne ».

On connaît à présent l’identité de certains de ses auteurs.

Ils appartenaient au groupe d’Abou Nidal et coulent des jours paisibles en Jordanie.
 
Pourquoi cet aveuglement volontaire ?

Pourquoi est-il si difficile d’appeler un chat un chat et antisémite – ou antijuif - un islamiste ?

On dira : risque de stigmatisation.

Tous les paisibles musulmans qui vivent dans nos banlieues seraient soupçonnés du pire.

Mais c’est cet amalgame qui est raciste.

Nul n’ignore que nombre d’entre eux sont justement venus en France pour échapper au fanatisme des islamistes de leur pays d’origine.

Que la quasi-totalité d’entre eux n’aspirent qu’à bénéficier d’un régime de laïcité qui leur permet de pratiquer tranquillement le culte de leur choix sans risquer d’être agressés par les tenants d’une autre branche de l’islam, ou par une faction radicale et politisée.

L’islam de France se développe en harmonie avec les autres religions monothéistes et ne professe pas la haine des Juifs.

Il n’a plus de lien avec les groupuscules ou les « loups solitaires » djihadistes que la Bande à Baader n’en avait avec le SPD…
 
Mais lorsque tous nos médias sans hésitation ni vérification ont repris la thèse (contestée) selon laquelle le petit Mohamed avait été assassiné, il y a onze ans, dans les bras de son père par l’armée israélienne, personne ne s’est inquiété du risque de « stigmatisation » qui allait frapper les communautés juives à travers le monde. Pourquoi ce double standard ?
 
Ceux qui ont armé le bras du tueur de Toulouse et de Montauban ne sont pas ceux qui ergotent sur le pourcentage de viande halal que nous consommons sans le savoir.

Ce sont ceux qui, unis dans la réprobation d’Israël, diabolisent ce pays ; ceux qui mentent en parlant « d’apartheid », sans dire jamais comment y sont traités, soignés et éduqués les Arabes ; ceux qui suggèrent à des fanatiques illuminés qu’on peut « venger les enfants palestiniens » en assassinant des petits Français d’origine juive jusque dans les cours de récréation.

Mais de ceux-là, on n’exige aucun examen de conscience.

Pourquoi ?

 

13.03.2012

Documentaire Arte, 27/3 : "L'Adieu au steak"

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Mardi 27 mars 2012
"L'adieu au steak"
(Allemagne, 2012, 62mn)
Réalisateur : Jutta Pinzler


Rediffusions :

28.03.2012 à 14:30

La consommation de viande dans le monde a été multipliée par cinq au cours
des cinquante dernières années.

Enquête sur les conséquences d'une telle explosion, avec un commentaire dit par Nathalie Baye.

L'industrie agroalimentaire tente de nous persuader que consommer de la viande est bon pour la santé et que celle-ci est nécessaire à notre équilibre alimentaire.

Or de nombreuses études prouvent que trop de viande rouge peut non seulement menacer la santé, mais même raccourcir l'espérance de vie.

Quant aux viandes blanches, elles contiennent trop souvent des résidus d'antibiotiques.

De manière générale, les élevages sont devenus des entreprises high-tech dans lesquelles on oublie totalement que les animaux sont des êtres vivants et non de simples produits.

Sans parler des abattoirs.

Et pour nourrir ces animaux qui fourniront les 40 millions de tonnes de viande produits chaque année, l'Europe doit importer du fourrage, par exemple du Paraguay, où quelques gros producteurs profitent de ces commandes tandis que la majorité de la population subit les conséquences, parfois dramatiques, de l'utilisation massive des pesticides.

Pire encore : grâce à cette exploitation des ressources mondiales, la production européenne est tellement bon marché que les pays émergents préfèrent importer la viande d'Europe plutôt que de soutenir les producteurs locaux.

Si l'on ajoute à ce tableau la contribution des élevages au réchauffement climatique, la pollution de notre environnement par les herbicides, insecticides et les nitrates, il est plus que temps de reconsidérer les habitudes de consommation de cette viande des riches qui affame les pauvres.

http://www.arte.tv/fr/Programmes-a-la-semaine/244,broadca...

07.03.2012

Concert classique Rossini le 10 mars à Paris donné par la pianiste végane Michèle Scharapan

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Venez nombreux à ce concert qui promet d'être magnifique.

Le cachet de Michèle ira aux animaux.

Samedi 10 mars 2012 à 20 heures 30


Gioachino Rossini
Petite messe solennelle

Théâtre du Conservatoire National d'Art Dramatique de Paris
2bis rue du Conservatoire 75009 Paris

Tarif : 20 € (réduit :15 €)

Réservation des billets sur le site de la compagnie
www.lesfoliesdutemps.com

Version pour douze chanteurs, accordéon et piano

Distribution :

Ensemble Vocal des Folies du temps - Orianne Moretti - Sylvie Pascal - Valentine Roos - Mathilde Cardon - Juliette De Cointet - Claire Garraud - Louis Zeitoun - Antonin Caors - Denis Mignien - Arnaud Guillou - Jean-Christophe Marq - Aurélien Pernay

Piano - Michèle Scharapan

Accordéon - Anthony Millet

Direction - Olivier Dejours
 

06.03.2012

Pourquoi je suis vegan

05.03.2012

"Je ne suis pas du veau, ni du cuir. Je suis quelqu'un."

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08.02.2012

"Des orques portent plainte pour esclavage" (7 sur 7)

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© photo news

Un tribunal américain fait face à une plainte peu commune.

Il doit en effet décider si cinq orques ont le droit de poursuivre leur employeur pour esclavage.

Tilikum, Corky, Katina, Ulises et Kasatka sont cinq orques qui passent leur temps à effectuer des numéros dans les parcs Seaworld d'Orlando et de San Diego, aux Etats-Unis.

Des cétacés qui, selon l'association de défense des animaux PETA, sont maltraités et "soumis à la servitude involontaire" par le parc aquatique, rapporte l'Agence France Presse.

PETA a donc décidé de porter plainte au nom des cinq animaux, et espère obtenir gain de cause de la part du tribunal.

Mais Seaworld ne voit pas la chose du même oeil.

Pour les responsables du parc aquatique, le tribunal ne peut recevoir la plainte, car "le treizième amendement protège uniquement les personnes".

Un argument que PETA rejette.

"L'esclavage ne dépend pas plus de l'espèce de l'esclave que de la race, du sexe ou de l'ethnie.

La contrainte, l'avilissement et l'assujettissement sont les caractéristiques de l'esclavage et ces orgues endurent les trois", a déclaré l'avocat de l'association.

C'est donc maintenant au tribunal de décider si la plainte des orques est recevable ou non.

Le problème majeur étant de savoir si la loi peut s'appliquer aux animaux ou pas.

Seaworld crie haut et fort que si le tribunal "franchissait ce pas sans précédent, il ouvrirait certainement une boîte de Pandore aux problèmes inextricables et aux conséquences absurdes", et affirme également que la plainte de PETA est une "perte de temps, d'énergie et d'argent".

Mais les membres de PETA, eux, comptent se battre jusqu'au bout et défendre ces orques, qu'ils considèrent comme prises au piège du parc aquatique et soumises à des pratiques peu honorables.

Les cinq orques sont représentées par des membres de PETA, un ancien dresseur de cétacés, un biologiste, le fondateur d'un réseau de protection des orques et d'ex-dresseuses ayant officié à Seaworld. (mlb)

http://www.7sur7.be/7s7/fr/2668/Especes-Menacees/article/...

28.01.2012

Omne Datum Optimum : "Les Moissons Ecarlates - Requiem pour les Sans-Voix"

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Je viens de recevoir ce matin Les Moissons Ecarlates, le disque d'Omne Datum Optimum, en vente ici : http://www.cynfeirdd.com/

Ce disque est une pure merveille artistique. Les textes et la musique sont somptueux, d'une beauté, d'une force et d'une profondeur rares.

Je vous invite à vous le procurer le plus rapidement possible : c'est de l'art, et de l'art vegan par-dessus le marché.

Autant dire un joyau.

Méryl

***

Ci-dessous une interview - excellente - d'Omne Datum Optimum par le magazine Obsküre :

Omne Datum Optimum

En complément de l’entrevue parue dans Obsküre Magazine #5, www.obskuremag.net publie ces extraits inédits de notre entretien avec Omne Datum Optimum

Obsküremag : La forme en requiem s’est-elle imposée d’elle-même pour Les Moissons Ecarlates ?

Plus ou moins. Au départ, j’avais plutôt imaginé un ‘opéra’, puis en cours de composition, au vu du nombre d’animaux tués (on parle alors en millions d’individus tués chaque jour), une prière pour les âmes des défunts m’a semblé plus appropriée, il m’est alors apparu évident et bien plus juste de composer un requiem, même si ce dernier est un terme un brin présomptueux de ma part si l’on se réfère à ceux écrits jadis par des personnages ô combien plus talentueux que moi…

Tu as pris le temps pour faire ce disque. Doit-on le voir comme un aboutissement ? La fin de quelque chose ?

L’aboutissement de 3 ans de composition et de réflexion, d’hésitations et de doutes, d’envie de tout arrêter en cours de route, de tout stopper au moment où les disques pressés sortent de l’usine car un imprévu s’est infiltré dans ma conception globale de ce que devait être l’objet tel que je l’avais imaginé au final… en fait, la fin d’un projet qui me tenait à coeur, sorte de parenthèse qui fera sans doute figure d’ovni aux yeux des personnes qui ne me connaissent qu’au travers de ma musique, un soulagement aussi d’avoir mené l’enfant à terme si je puis m’exprimer ainsi et ce malgré les obstacles qu’il m’a fallu franchir et les déceptions personnelles relatives à cet album et pour lesquelles j’ai, comme on dit, beaucoup pris sur moi…

Pour donner voix aux sans voix, tu as démultiplié ta voix, remplaçant une chorale à toi tout seul. Comment procèdes-tu pour mettre en place et conjuguer ces harmonies vocales ?

Comme beaucoup, je compose une base au clavier, sur laquelle se greffe une voix, puis deux, puis trois… Les harmonies et les tessitures viennent soit naturellement, lorsque le morceau lui-même me guide dans le choix des voix et des tonalités, imaginant ce que j’aimerais ressentir en écoutant le morceau achevé, soit elles viennent lentement après plusieurs essais jusqu’à ce que LE truc se passe, l’alchimie faisant que quelque chose de quasi vivant s’opère en notre for intérieur et que l’on sait qu’on a touché le but dans la création du titre en question. Ensuite, pour étoffer un morceau, je superpose des voix d’harmonies et octaves différents pour donner l’impression d’un choeur comme dans le titre « Agnus Dei » qui comprend 21 voix. Comme je suis tout seul, je compose avec les moyens du bord, c’est-à-dire moi…

Cet album est peut-être celui qui se rapproche le plus de la musique classique, tout en s’éloignant de l’aspect très médiéval de ton précédent « Missa XXI » (bien qu’on le ressente toujours, notamment sur « Le Flûtiste de Hamelin »). Ce choix est lié au sujet de l’album ?

Oui et non. Oui parce que les ambiances médiévales ne collaient pas vraiment au thème ni au choix du requiem. Et non parce que l’album a été composé alors que j’écoutais beaucoup de musique classique et que je ressentais le besoin d’explorer le côté plus baroque de mes possibilités vocales. Tout cela a été en fait assez naturel, je ne savais pas vraiment où j’allais, mais quelque chose me guidait inéluctablement dans cette voie et dans ces voix. Ainsi le côté plus «classique» s’est imposé de lui-même.

Pour ce qui est des clins d’œil et des citations (on ne m’a pas envoyé le livret, mais il me semble qu’il y a des reprises, dont la sublime version de « Ich würd auf meinem Pfad » de Mozart version haute-contre proche des ambiances à la Peter Greenaway), comment as-tu opéré tes choix ?

Je me suis en fait inspiré de ce que j’écoutais lors de la maturation de l’album, quelques titres classiques se sont imposés (dans la limite de ce que je pouvais interpréter compte tenu de mes possibilités vocales, j’entends) dont le «Ich würd auf meinem Pfad…» auquel tu fais allusion et que je me suis bien réapproprié (!!!), mais aussi le titre traditionnel «Ich hab’ die Nacht getraümet…». Aussi quelques lectures ont fait écho avec mes ressentis et souhaits du moment, d’où l’utilisation d’un texte de Victor Hugo ou d’un passage remanié extrait du livre de Charles Patterson «Un Eternel Treblinka».

Le contraste entre la douceur apaisée des compositions (« Iguana Paradiso » par exemple) et la violence du propos crée un décalage ironique intéressant et plus cruel encore, qui renvoie à ce que disait un compositeur de musiques de films comme Riz Ortolani, et que des images violentes étaient bien plus violentes encore quand on les mêlait à une musique douce. As-tu souhaité travailler sur ce décalage ?

Je suis content que tu me poses cette question, car effectivement, c’est ainsi que j’ai procédé, me refusant à emprunter les sentiers battus. Il aurait été plus évident, vu le thème, d’user de samples de cris d’animaux torturés, ou de sons plus industriels poussés à l’inaudible… D’ailleurs, les rares titres sur lesquels je m’essaie à cette approche sont plus lourds et pas forcément ceux que les gens préfèrent. La situation actuelle de l’exploitation des animaux non-humains me plonge davantage dans une mélancolie et une tristesse -toutes deux bien sûr nimbées de révolte parfois- que dans un état de croisade permanent. De ce fait, les titres sonnent plus nostalgiques voire désespérés que belliqueux et révoltés… Concernant l’ironie dont tu fais mention, notamment avec le titre « Petite promenade dominicale »(*), je pense que si nous -vegans et autres défenseurs de la cause animale- n’avons point un brin d’auto-dérision, alors nous sommes bons pour nous foutre àla Seine. Il ne se passe pas un seul jour sans que nous ne soyons confrontés à la triste mais bien réelle « marginalité » de notre éthique, il nous faut donc souvent vivre face à cette cruauté qui nous entoure au quotidien ; sans une once de recul, ce serait invivable.

« Iguana Paradiso » est un titre en hommage à mon compagnon iguane que j’ai sauvé d’une mort certaine et qui a partagé 11 années de ma vie… alors que je lui donnais à peine quelques mois lorsque je l’ai vu dans une animalerie et que j’ai décidé de lui donner une chance de s’en sortir… Il m’a quitté en septembre 2008, j’étais alors en pleine composition de l’album… Quant à (*), petit, j’allais le dimanche me promener dans la forêt avec mon père, chasseur, et ladite promenade était rythmée par des coups de fusil pour dégommer ici un faisan, là un lapin ou un chevreuil…

On ressent un certain lyrisme gothique dans tes compositions, comme il a pu se développer à la fin des années 80 et au début des années 90 avec des formations comme Sopor Aeternus, Ataraxia, Rosa Crux ou les plus obscurs Artwork et Renaissance Noire, eux-mêmes marqués par Dead Can Dance auquel le titre « Al Ahrmen Dian’ » semble faire référence (on pense à « Dreams made flesh » en particulier). Ce sont tes origines musicales ?

Bon choix, tu ne cites ici que des groupes que j’affectionne… Sopor pour sa capacité à se créer un univers complètement hors du temps et fantasmé, Ataraxia pour les quelques 20 années d’amitié qui nous lient Francesca (et donc le groupe) et moi, Rosa+Crux pour l’hermétisme et la rigueur dans l’esthétisme de leurs productions, Artwork pour le côté baroque de certains morceaux et le phrasé d’Oswald Henke… (me souviens d’un magnifique titre de ce groupe intitulé «Staub» dont les paroles en allemand étaient assez crues et d’un concert de ce groupe en Belgique, période 94/97…), Renaissance Noire qui promettait et avec qui j’étais en contact début 1990, puis Thierry a subitement disparu après leur concert de l’Arapaho en 95… Concernant Dead Can Dance, il est évident qu’avec l’utilisation du Yan’t'chin, il y a peut-être un peu de Dreams Made Flesh dans mon titre Al Ahrmen’ Dian Dö, mais sans volonté aucune de faire du DCD, juste parce que les sonorités de cet instrument évoquent immédiatement Lisa et Brendan. Mes origines musicales sont en partie là, oui, mais tout autant issues de groupes comme Kastriete Philosophen, Life Garden, Cocteau Twins, Ordo Equitum Solis, Orchis, Malicorne, Christian Wolz, Revolutionary Army of The Infant Jesus… pour m’arrêter là dans la liste non exhaustive de ce que j’apprécie.

Qu’envisages-tu suite à cet album ?

Soit partir vivre sur une île que j’aurai achetée avec les royalties touchées sur les ventes de cet album, soit essayer de rester en vie, ici, et faire ce que j’ai à faire du mieux qu’il me sera possible de le faire…

http://www.facebook.com/pages/OMNE-DATUM-OPTIMUM/13166294...

http://www.myspace.com/omnedatumoptimum

http://www.reverbnation.com/omnedatumoptimum

http://my.zikinf.com/omnedatumoptimum

Lien de l'interview : http://www.obskuremag.net/articles/omne-datum-optimum/

20.12.2011

Célébrer la paix durant les fêtes (Gary L. Francione)

http://www.americaforpurchase.com/wp-content/uploads/Christmas_Peace_Love___Joy.jpg

J’entends souvent des gens dire qu’ils se sentent dépassés par la pauvreté et la violence de la vie moderne.

Nous vivons certainement une époque difficile et pleine de défis.

Mais cela ne veut pas dire que nous ne pouvons pas agir.

Nous le pouvons.

Voici trois suggestions pour vous aider à célébrer la paix durant cette saison des fêtes :

Premièrement, ne consommez pas.

Prenez l’argent que vous prévoyiez d’utiliser pour acquérir des choses dont vous n’avez pas besoin et donnez cet argent à une famille qui a besoin d’aide dans ces moments très difficiles.

Ou utilisez cet argent pour procurer de la nourriture végane et des couvertures sans laine à un site Occupy local.

Deuxièmement, si vous n’êtes pas végan, devenez-le et arrêtez de manger, porter ou consommer des produits d’origine animale.

Il n’y a aucune justification pour cela.

Et consacrez une partie de chaque jour à une éducation au véganisme créative et non-violente.

Vos possibilités d’éducation peuvent prendre de nombreuses formes différentes.

Troisièmement, adoptez un animal sans foyer.

Il y a tant d’individus qui ont besoin de vous.

Si vous n’avez pas la place ou les ressources pour un chien ou chat, adoptez un hamster, un lapin ou un poisson.

Il y a forcément un animal réfugié qui s’adaptera à votre mode de vie.

Et si vous en adoptez un (ou plus), vous n’aurez pas seulement sauvé la vie d’un autre, mais cela vous permettra aussi d’enrichir votre propre vie de façon incommensurable.

Gary L. Francione
Professeur, Rutgers University

©2011 Gary L. Francione

http://fr.abolitionistapproach.com/2011/12/20/celebrer-la...

16.12.2011

Les animaux ne sont pas des cadeaux de Noël