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Science

  • La dysbiose de putréfaction

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    "LA DYSBIOSE DE PUTRÉFACTION est typique de ceux consommant beaucoup de graisses saturées, sous forme de viande, de charcuteries, de beurre, de saindoux et graisses animales, fromages, et dans le même temps peu de fibres.

     

    Elle se manifeste sous forme de gaz, flatulences, mauvaise haleine, météorisme.

     

    Les déchets en putréfaction stagnent dans les intestins et produisent des substances nuisibles, comme des toxines potentiellement cancérigènes qu'il convient d'éliminer rapidement pour ne pas affecter les tissus intestinaux."

     

    Source : https://www.mr-plantes.com/2014/09/dysbiose-que-faire/

  • La citation du jour : Martin Amis

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    "Comment l'homme (cette dangereuse créature, c'est vrai, regardez son casier judiciaire), comment l'homme pourrait-il résister à l'ivresse du Crime Parfait, celui qui détruit toute preuve, toute justice, tous les passés et tous les futurs ?"

     

    Martin Amis, Les Monstres d'Einstein

  • TÉLÉTHON : l'envers du décor... (communiqué de l'association COPRA du 2/12/2016)

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    TÉLÉTHON : l'envers du décor...

     

    La 30e édition du Téléthon a lieu les 2 et 3 décembre. Bien que l'AFM-Téléthon mentionne le recours à des méthodes alternatives (in vitro, in silico) et l'application du protocole dit des « 3R » sur son site officiel, cette association :


    - n'a de cesse de vouloir justifier l'utilisation des animaux et ce, en se retranchant derrière la nécessité légale de réaliser des tests sur eux lorsque d'autres méthodes ne parviennent pas à établir l'innocuité et la non-toxicité d'une thérapie avant tout traitement chez l'humain ;

    - s'appuie sur la déclaration de la Commission européenne de juin 2015 qui avait rejeté l'ensemble des 10 propositions de l'ICE Stop Vivisection au mépris de ses organisateurs et de ses 1,15 million de soutiens d'une part et au grand dam des cobayes d'autre part ;

    - cherche à rassurer les donateurs en parlant de forte responsabilité éthique et en prétendant que les chercheurs financés opèrent dans un cadre qui met en place un niveau de surveillance très élevé.

    Pour pouvoir apprécier ladite responsabilité et les bornes inférieures dudit niveau, nous relayons la campagne de PeTA qui a reçu une vidéo de l'association Animal Testing qui révèle qu'à l'abri des regards, à l'École national vétérinaire d'Alfort, des chiens sont élevés afin qu'ils développent une maladie des muscles paralysante. Ils passent leur vie à lutter pour marcher, déglutir et même respirer.

     

    « La souffrance est réelle » : ces expériences sur les chiens sont financées par le Téléthon.

    Attention : certaines images sont très dures : https://youtu.be/Wr7OFqh6zsU [vidéo de l'association PETA].

     

    Soyons nombreux à nous informer, à lire et à signer la pétition de PeTA France pour inciter l'AFM-Téléthon à cesser de contribuer au supplice de ces malheureux chiens et à davantage miser sur le développement des méthodes substitutives comme le souhaite le Comité scientifique Pro Anima - entre autres.

     

    Mots-clés et termes de recherche autour du thème du Téléthon :
    AFM, AFM-Téléthon, Association française contre les myopathies, maladie de Duchenne, maladie de Charcot, SLA, sclérose latérale amyotrophique, maladies neurodégénératives, téléthon face cachée, expérimentation animale, souffrance animale, vivisection, thérapie génique, méthode substitutives

     

    Permalien de ce communiqué :
    http://copranimal.free.fr/telethon-l-envers-du-decor.html

     

    2 PÉTITIONS :

     

    1) http://action.petafrance.com/ea-action/action?ea.client.id=45&ea.campaign.id=59555&utm_campaign=Telethon&utm_source=Facebook&utm_medium=mojosa

     

    2) http://www.mesopinions.com/petition/animaux/telethon-horreur/26613

     

  • Le vrai visage du Téléthon, piège à c*** (article de PETA)

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    "La souffrance est réelle" : ces expériences sur les chiens sont financées par Téléthon.

     

    La vidéo que l'association Animal Testing a donnée à PETA révèle qu'à l'abri des regards, à l'École nationale vétérinaire d'Alfort, des chiens sont élevés afin qu'ils développent une maladie des muscles paralysante.

     

    Ils passent leur vie à lutter pour marcher, déglutir et même respirer.

    Dans un laboratoire français, on reproduit la douleur et la détresse.

     

    Les chiens sont génétiquement sujets à différents types de dystrophie musculaire (DM), y compris la myopathie de Duchenne (DMD) qui est particulièrement grave.

     

    Ces maladies leur ravagent le corps et se traduisent par une perte et une faiblesse musculaire progressive.

     

    La plupart des chiens n'atteignent jamais l'âge adulte.

     

    Certains sont complètement handicapés avant même d'avoir atteint l'âge de 6 mois, et la moitié d'entre eux subissent une mort atroce avant l'âge de 10 mois.

     

    Cette vidéo bouleversante tournée à l'intérieur d'un laboratoire à Alfort, montre des chiens qui peinent à déglutir, à respirer et à marcher du fait de la dégradation de leurs muscles.

     

    De la bave coule de la bouche des chiens dont les muscles des mâchoires se sont affaiblis.

     

    L'un des chiens avait tellement de difficulté pour manger et ne pas régurgiter sa nourriture à cause de l'affaiblissement des muscles de son œsophage qu'il avait la face couverte de vomi. 

    Certains chiens finissaient par ne plus pouvoir manger et devaient alors être nourris au moyen d'un tube débouchant dans leur estomac.

     

    Les chiens survivants développent par la suite des problèmes cardiaques au fur et à mesure que la maladie attaque et affaiblit leur muscle cardiaque.

     

    Les chiens souffrent, comme l'a reconnu l'un des personnels qui a déclaré : "La beagle j'aimerais  pas être à sa place. La souffrance, elle est réelle".

    Mauvaise science.

     

    Qu'est-ce que ces expériences douloureuses ont accompli ?

     

    Après des décennies d'expériences sur des générations de chiens handicapés et souffrants, il n'y a toujours pas de remède ou de traitement qui permettent de faire reculer cette terrible maladie chez les humains.

     

    Ainsi les enfants atteints de DMD continuent à souffrir.

     

    Une analyse des études sur DM utilisant des chiens a montré qu'il existe de graves biais lorsque l'on essaie d'appliquer leurs résultats aux humains. En fait, il existe même des études qui ont produit le résultat opposé à celui escompté sur les humains.

     

    Il y a de meilleures méthodes pour aider les patients atteints de maladies des muscles paralysantes.

     

    Des techniques de pointe, comme l'utilisation de cellules souches  des patients atteints de DMD pour développer des remèdes ciblés, le développement de méthodes permettant de reproduire des cellules musculaires humaines saines qui pourraient être transplantées à des patients atteints de DM et la création d'outils d'évaluation de médicaments adaptés aux humains, ont conduit au développement de thérapies plus prometteuses.

    Téléthon : plus de mal que de bien ?

     

    Les expériences qui ont lieu à l'École nationale vétérinaire d'Alfort sont financées par AFM-Téléthon.

     

    Cependant, un représentant du laboratoire a admis que le laboratoire pourrait perdre ce financement si le grand public venait à découvrir ce qu'y subissent les chiens :

    « C'est sûr que si on leur montre nos chiens myopathes ça risque de leur faire perdre beaucoup d'argent. "Voilà l'argent du Téléthon. Ça sert à faire cette recherche-là." C'est dissuasif pour les gens.  »

     

    En effet.

    Vous pouvez aider à y mettre un terme !

     

    Faites pression sur l'association AFM-Téléthon pour qu'elle cesse de financer ces expériences cruelles sur les chiens et qu'elle ne finance plus que des études modernes et sans animaux.

     

    2 PÉTITIONS :

     

    1) http://action.petafrance.com/ea-action/action?ea.client.id=45&ea.campaign.id=59555&utm_campaign=Telethon&utm_source=Facebook&utm_medium=mojosa

     

    2) http://www.mesopinions.com/petition/animaux/telethon-horreur/26613

  • Les deux seuls remèdes à la disparition des animaux sauvages sur terre

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    IL N'Y A QUE DEUX REMÈDES À LA DISPARITION DES ANIMAUX SAUVAGES :
     
    1) Le véganisme ;
    2) La décision de ne pas faire d'enfants.
     
    Mais qui le dit ?
    Personne.
     
    Quel gouvernement le prescrit ?
    Aucun.
     
    L'issue fatale est donc inéluctable.
     
    La planète Terre ne sera bientôt plus qu'un dépotoir bétonné décimé par un cancer ravageur ayant pour nom : humanité.
     

  • La citation du jour : Claude Lévi-Strauss

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  • L’ONU recommande de devenir végan, et de taxer la viande

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    Lien article : http://www.vegactu.com/actualite/lonu-recommande-de-devenir-vegan-et-de-taxer-la-viande-22802/

     

    Un rapport de l’ONU a pointé du doigt dès 2010, et comme jamais auparavant, le lien de cause à effet entre consommation de viande et réchauffement climatique. Et en a tiré les conséquences :

    Une réduction substantielle des impacts [environnementaux] ne serait possible qu’avec un changement substantiel, au niveau planétaire, de régime alimentaire, d’où serait bannie  la consommation de tout produit d’origine animale.

    Le Professeur Edgar Hertwich, auteur principal du rapport de l’ONU, a ajouté :

    Les produits animaux causent plus de dégâts que n’en cause la production  de minéraux et de matériaux de construction, tels sables et ciments, plastiques ou métaux. La biomasse et les cultures spécifiques pour les animaux sont aussi dommageables que la consommation de combustibles fossiles1.

    Ernst von Weizsäcker, un spécialiste de l’environnement qui a co-présidé le groupe de travail de l’ONU, a quant à lui déclaré :

    La prospérité croissante provoque et enclenche un changement dans l’alimentation qui se porte sur la viande et les produits laitiers – le bétail consomme maintenant beaucoup des cultures de par le monde et, par inférence, beaucoup d’eau douce, des quantités d’engrais et de pesticides.

    Gaspillage de l’or bleu au profit de l’élevage : pour produire 1 kg de bœuf, il faut plus de 15 400 litres d’eau contre seulement 290 litres pour 1 kg de pommes de terre !
    Gaspillage de l’or bleu au profit de l’élevage : pour produire 1 kg de bœuf, il faut plus de 15 400 litres d’eau contre seulement 290 litres pour 1 kg de pommes de terre !

    Un rapport accablant

    Le groupe d’experts s’est appuyé sur plus de 240 études scientifiques (dont l’évaluation de l’écosystème du millénaire2 ) pour classer les produits, les ressources et les activités en fonction de leurs impacts environnementaux. L’agriculture s’est révélée faire autant de dégâts que la consommation de combustibles fossiles.
    Elle représente par ailleurs 70% de la consommation mondiale d’eau douce, 38% de l’utilisation totale des terres et 19% des émissions de gaz à effet de serre mondiales — ces chiffres sont cités dans le rapport, qui n’omet pas de préciser que c’est avant tout la viande et les produits laitiers qui en sont responsables :

    Les produits animaux, viande et produits laitiers, nécessitent plus de ressources et causent des émissions de gaz à effet de serre plus importantes que les alternatives végétales.

    Elevage

    Des experts préconisent de taxer les produits animaux

    L’impact environnemental est la raison pour laquelle un nouveau rapport de l’ONU daté de mai 2016 vient de recommander une taxe sur les producteurs et vendeurs de viande3. En effet, augmenter le coût d’achat de la viande, réduirait la demande, et en fin de compte la production de celle-ci.

    Crédits : Pawel Kazmierczyk, contributeur au rapport des Nations Unies
    Crédits : Pawel Kazmierczyk, contributeur au rapport des Nations Unies
    Maarten Hajer
    Maarten Hajer

    Le groupe d’experts réunissait cette fois 34 chercheurs de haut niveau et 30 représentants de gouvernements internationaux.

    Maarten Hajer, universitaire et directeur de l’Agence d’Évaluation Environnementale des Pays-Bas, a participé à la rédaction de rapport de l’ONU. Dans le Washington Post4, il propose que les conséquences néfastes de la consommation de produits animaux soient prises en compte via une taxe sur la viande :

    Tous les effets nocif sur l’environnement et sur la santé doivent être répercutés sur le prix des aliments.

    Si Maarten Hajer évoque la santé du consommateur, c’est qu’en 2015, l’OMS a classé les viandes transformées (saucisse, jambon, bacon…) comme cancérigènes — entre l’arsenic, l’amiante et la cigarette — et la viande rouge comme probablement cancérigène.

    Il a ajouté qu’il y avait urgence.

    « La nourriture est très politique »

    Les pays qui tentent désespérément de freiner les émissions qui favorisent le réchauffement climatique vont-ils suivre cette recommandation ?

    En Suisse, les organisations environnementales sont d’accord avec les experts et envisagent très favorablement elles aussi une taxe sur les produits carnés5. Selon Greenpeace Suisse :

    La production de produits carnés contribue énormément au réchauffement climatique, bien plus que le trafic routier ou aérien. Dans de nombreux pays, les habitants sont affamés car dans leurs champs, ils ne produisent que du fourrage pour le bétail. La forêt tropicale est aussi souvent déboisée à cet effet.

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    Extrait du rapport des Nations Unies

    Greenpeace réclame une taxe qui pourrait être de 20 à 30% au début, avant de grimper jusqu’à 100% si elle n’est pas suivie d’effets.

    En Suisse toujours, où le rapport de l’ONU a fait l’effet d’une déflagration (contrairement à chez nous), le WWF semble globalement d’accord, mais comme à son habitude n’ose pas s’assumer et s’embourbe dans des déclarations accessoires (« d’un point de vue environnemental, tous les prix, que ce soit celui d’une saucisse ou d’un stylo à bille, devraient être revus à la hausse, puisque tous ces produits ont tous un impact sur le climat »).

    Proviande, lobby helvète de la filière carnée, se défend en expliquant qu’en Suisse, l’agriculture est responsable de moins d’émissions de gaz à effet de serre que les pots d’échappement. C’est faux au niveau mondial, et comment cloisonner par pays pour lutter contre le réchauffement climatique ?

    Enfin, on sera peut-être surpris de constater qu’une taxe sur la viande ne trouve pas de relais politique, même auprès des Verts. Pour Bastien Girod, conseiller national suisse, « il faut procéder autrement: si les substituts de viande étaient meilleurs au niveau du goût, les consommateurs se tourneraient davantage vers les produits à base de plantes ». Un manque de courage politique et une hypocrisie flagrants.

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    Alternatives à la viande, en supermarché traditionnel : galettes, steaks, nuggets, falafels.

    Selon Bastien Girod, il existe des façons respectueuses de l’environnement pour produire de la viande : alors, pourquoi ne sont-elles pas mentionnées dans le rapport de l’ONU ?

    En France aussi, les Écologistes ont toujours été et demeurent lamentablement frileux et rétrogrades sur la question de l’alimentation végétale. Lorsqu’on sait que l’agriculture représente aujourd’hui un tiers des émissions mondiales de gaz à effet de serre, et que la moitié de ces émissions de l’agriculture sont dues à l’élevage — qui produit notamment de grandes quantités de méthane, puissant gaz à effet de serre — on ne peut que constater que ces élus ont saisi un créneau politique ouvert et n’ont en réalité pas la moindre conscience écologique.
    Nous verrons dans les jours à venir si l’édifiant rapport d’experts des Nations Unies sera commenté par Europe Ecologie Les Verts.

    Stop viande

  • RAPEX

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    Le viol est devenu endémique en Afrique du Sud, de sorte qu'une médecin nommée Sonette Ehlers a développé un produit qui a immédiatement retenu l'attention dans son pays.
     
    Ehlers n'avait jamais oublié une victime de viol qui lui disait tristement : "Si seulement j'avais des dents là-dedans."
     
    Quelque temps après, un homme est venu à l'hôpital où Ehlers travaille, souffrant de douleurs atroces parce que son pénis était coincé dans la fermeture-éclair de son pantalon.
     
    Ehlers a fusionné ces images et a inventé un produit qu'elle a appelé RAPEX.
     
    Il ressemble à un tube, avec des barbes à l'intérieur. La femme l'insère comme un tampon, avec un applicateur, et tout homme qui tente de la violer s'empale sur les barbes et doit aller aux urgences d'un hôpital pour pouvoir le retirer.
     
    Quand des voix chagrines se sont élevées en disant qu'il s'agissait d'une punition médiévale, Ehlers a répondu laconiquement : "Un dispositif médiéval pour un acte médiéval."
  • COP21 : sans un véganisme généralisé, la planète n'a pas d'avenir (mais le direz-vous ?)

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  • "Manifeste pour les animaux", de Franz-Olivier Giesbert : un comble d'abjection

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    Les imposteurs, les pitres, les clowns, les opportunistes et les menteurs ont toujours dominé le monde politico-médiatique.

    C'est grave, mais ça l'est plus encore quand des questions éthiques fondamentales sont en jeu.

    Nous le constatons aujourd'hui avec la question des "droits des animaux" (expression qui ne signifie plus rien à force d'être galvaudée), devenue depuis quelque temps à la mode en France, qui tente maladroitement de combler son retard calamiteux en ce domaine.

    En effet, il ne se passe pratiquement plus un jour sans qu'on tombe sur un article ou une émission qui ne traite du sujet.

    Faut-il s'en réjouir pour les animaux ? Rien n'est moins sûr.

    En effet, que valent les discours vides des opportunistes qui, parce que la question est, justement, à la mode, prennent le train en marche et pondent livre sur livre sans que rien de bon, rien de vrai, rien de cohérent n'en sorte jamais ?...

    Dernière publication en date : le Manifeste pour les animaux dirigé par Franz-Olivier Giesbert, paru aux éditions Autrement. Une perle d'abjection.

    Un beau titre engagé aussi peu en accord avec le contenu réel du livre que ne l'est celui de l'autre ouvrage de M. Giesbert consacré au même sujet, paru chez Fayard de manière simultanée : L'Animal est une personne.

    Monsieur Giesbert, lorsqu'on écrit que l'animal est une personne, la moindre des choses est de traiter l'animal en personne, ce qui suppose d'abord de ne pas le consommer, comme vous le faites, à certaines sauces.

    Que retirera le grand public de vos sombres incohérences, sinon un flou grandiose et dommageable à la cause que de fait vous ne défendez pas ?...

    La liste des intervenants du Manifeste laisse rêveur, à commencer par son auteur : M. Giesbert se prétend végétarien militant quand il n'est donc ni l'un, ni l'autre, goûtant par exemple la chair des poulets pour vérifier s'ils sont "fermiers".

    La suite est à l'avenant :

    Michel Onfray, grand amateur de produits d'origine animale devant l'éternel, et grand essentialiste pour qui la suprématie humaine ne fait aucun doute. Ses prises de position contre la chasse et la corrida sont classiques et consensuelles.

    Boris Cyrulnik, homme de convictions tièdes, qui ose parler de droits des animaux alors qu'il continue de les consommer sous toutes les formes.

    Elisabeth de Fontenay qui, au moyen d'acrobaties philosophiques pitoyables, s'efforce vainement de justifier son manque de courage pour devenir végane. Depuis des années on la voit aligner pieusement les absurdités dans de gros livres savants, comme cette perle parfaitement ridicule éructée lors d'une interview : "Si j’étais végétarienne, je me retrancherais de la communauté des êtres humains". (Source : http://www.elle.fr/Societe/Les-enquetes/Elisabeth-de-Fontenay-Pour-etre-humain-il-faut-aimer-les-hommes-et-les-animaux-2258824)

    Jean-Didier Vincent, biologiste, dont je ne sache pas qu'il soit allé loin dans la cohérence.

    Isabelle Sorente, écrivaine, dont le discours timide et nuancé ne remporte pas l'adhésion, par exemple ici : http://www.vegeshopper.com/2013/10/la-romanciere-isabelle-sorente.html

    Frédéric Edelstein, dompteur chez Pinder et fier de l'être.

    Hugo Desnoyer, boucher et fier de l'être.

    Anne-Marie Philipe, dont je ne saurais que dire étant donné que je ne la connais pas. Ce qui est certain, c'est que le monde militant ne la connaît pas non plus, ce qui augure mal de la suite.

    Le fait que M. Giesbert n'hésite pas à convier, dans son livre, la parole des bourreaux Edelstein et Desnoyer (qui toucheront, en plus, leur pourcentage), est en soi hautement révélateur.
     
    Car l'on ne donne pas la parole aux bourreaux si l'on prétend respecter leurs victimes.
     
    Voit-on des rescapés d'un massacre humain inviter des bourreaux à disserter dans un livre afin d'y exprimer leur "point de vue" ?
     
    Bien sûr que non.
     
    Et moins encore deviser avec eux "joyeusement", comme il est dit dans la présentation de l'ouvrage sur le site de l'éditeur : http://www.autrement.com/ouvrage/manifeste-pour-les-animaux-franz-olivier-giesbert
     
    La mode est dangereuse en ce qu'elle met sur le devant de la scène des imposteurs au discours parfaitement creux et contre-productif - le propre des imposteurs étant de n'avoir pas de convictions réelles, ce qui se vérifie en les lisant : leurs discours ne résistent pas à l'analyse, fût-elle même superficielle. Ils ne trompent personne, sauf les candides, qui sont légion.

    Personne ne doit s'étonner de la présence du boucher Desnoyer et du dompteur Edelstein dans ce livre pathétique : au contraire, cette présence est parfaitement logique.

    Voilà ce que le plus connu des moteurs de recherche fait apparaître lorsqu'on tape "Hugo Desnoyer" :

    "Hugo Desnoyer
    hugodesnoyer.fr/
    d'Hugo Desnoyer. Respect des bêtes, respect des éleveurs, respect de l'environnement, respect de l'antique métier de boucher. "

    Tout un programme décidément.

    Conclusion : absolument rien de bon ne peut sortir de l'incohérence d'un discours ni de l’opportunisme de son auteur.

    Matthieu Ricard, qui vient de sortir lui aussi un Plaidoyer pour les animaux aux éditions Allary, a par exemple parlé jeudi 23 octobre sur France 5, dans l’émission "La Grande Librairie", de « l'extrémisme » (sic) dont faisaient preuve les militants cohérents : http://culturebox.francetvinfo.fr/emissions/france-5/la-grande-librairie/laurent-mauvignier-matthieu-ricard-alice-ferney-et-eric-vuillard-191989

    Il a clairement exprimé son indignation quant au fait que l’on puisse comparer le sort des animaux avec des tragédies humaines comme la Shoah, ajoutant que comparer c'était insulter les victimes.

    Ces gens n’aident pas les animaux ; ils les enfoncent. Par leur lâcheté intellectuelle ou intestinale (Messer Gaster ignore la compassion), leur besoin de gloire, leur absence d’implication réelle, leur spécisme constitutif et leur ignorance.

    Le monde militant ne doit pas relayer les ouvrages de ces individus, mais au contraire en dénoncer l’imposture.

    Le monde militant doit comprendre que la fin de l’esclavage animal passe nécessairement par le véganisme, seul mode de vie cohérent avec le respect des animaux puisqu’il les garantit de l’exploitation.

    Ce n’est que par la radicalité et la cohérence de nos paroles et de nos actes que les droits des animaux seront respectés.

    Le reste n’est que vanité, dans les deux sens de ce terme.