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  • Le Monde : "Les militants végétariens adeptes du régime des images-chocs"

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    La place Saint-Michel à Paris transformée en rayon boucherie d'un supermarché. Voilà ce qu'ont pu découvrir, jeudi 22 février dans l'après-midi, les passants et les touristes du Quartier latin en déambulant près de la fontaine Saint-Michel.

    Deux personnes, un homme et une femme, se sont volontairement maculés de liquide rouge et se sont allongés chacun dans une barquette de polystyrène recouverte d'une bâche en plastique.

    Un emballage fait pour rappeler les morceaux de viande vendus en libre-service dans les grandes surfaces. Effet garanti, comme en témoignent les photos de la manifestation qu'on a pu découvrir.

    HAPPENING

    Ce happening très choc a été organisé par le groupe militant Mangez végétarien, dont l'adresse du site Internet figure en bonne place sur les étiquettes collées sur la bâche en plastique. Une étiquette sur laquelle on peut aussi lire : "3 millions d'animaux sont tués chaque jour en France".

    Martin Bureau, photographe pour l'AFP, était présent sur les lieux lors de cette manifestation destinée à sensibiliser le grand public sur les souffrances infligées aux animaux dans les abattoirs.

    "Il y avait beaucoup de photographes. Deux équipes de télévision étaient aussi présentes. Quand je suis arrivé, les deux militants étaient en train de se préparer. Ils se sont aspergés d'une sorte de peinture rouge avant de prendre place dans leur barquette. A côté d'eux, il y avait deux autres militants qui tenaient des pancartes et un autre qui distribuait des tracts", explique-t-il.

    Sur la place Saint-Michel, la démonstration sanguinolente ne laisse pas indifférent. "Il y avait beaucoup de touristes qui prenaient des photos avec leur téléphone mobile, raconte Martin Bureau.

    Un vieille dame est passée et s'est montrée scandalisée, en expliquant qu'elle avait connu la guerre et qu'elle n'avait pas toujours eu la chance de manger de la viande."

    D'autres spectateurs, comme le rapporte Libération dans son édition du 23 février avec un article et une photo prise par Guillaume Binet, se montrent plus compréhensifs et encouragent ce type d'"actions qui se voient".

    MATÉRIEL DE COMMUNICATION

    "Ce genre d'événements me mettent toujours mal à l'aise, explique pour sa part Martin Bureau. Quand il y a une manifestation avec des milliers de gens dans la rue, on ne peut pas ne pas y aller. Mais là je ne vois pas où est l'actualité. Du coup, j'ai l'impression qu'en prenant ces photos nous sommes plus dans la publicité et la communication que dans l'information."

    Si elles ne sont pas souvent reprises dans la presse, les photos de ce genre d'événements - dont certaines sont prises par un photographe membre du groupe ou de l'association qui les organise - circulent ensuite beaucoup sur Internet.

    "On les retrouve dans les classements des photos- chocs de la semaine sur certains sites. Elles servent aussi à alimenter le matériel de communication militant." Mais vendredi 23 février, les photos de la place Saint-Michel n'étaient pas en ligne sur le site mangez-vegetarien.com.

    Au même moment, à Sydney, en Australie, d'autres militants de la cause animale organisaient eux aussi une opération coup de poing. Le long des quais du port de la ville, à deux pas de l'imposant paquebot Queen-Elizabeth, plusieurs personnes se sont volontairement enfermées dans des cages destinées à transporter de la volaille.

    Leur but, cette fois, était de dénoncer les conditions de transport "cruelles" des poulets et autres dindes promis à la consommation. Ne manquait que la peinture rouge. 

    Guillaume Fraissard

  • Le Figaro : "Les amis des bêtes s'attaquent aux cirques animaliers"

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    CYRILLE LOUIS

    Selon un recensement des services vétérinaires en février 2004, les cirques français hébergent 1 222 bêtes sauvages.

    Girafes, hippopotames et rhinocéros seront bientôt proscrits sous les chapiteaux.

    Un vent d'inquiétude souffle sur les quelque 180 cirques animaliers de France. Sous la pression de plusieurs associations de protection des bêtes, le ministère de l'Écologie envisage en effet de limiter le nombre d'espèces pouvant être détenues en ménagerie.

    Dans les toutes prochaines semaines, un nouvel arrêté devrait proscrire girafes, hippopotames et rhinocéros sous les chapiteaux. « Et ce n'est qu'un début, exhorte la présidente de la SPA, Caroline Lanty : dès à présent, nous appelons à la stérilisation des animaux sauvages vivant dans des cirques pour qu'à terme cessent les situations de maltraitance dont ils sont trop souvent victimes. »

    Selon un recensement effectué par les services vétérinaires en février 2004, les cirques français hébergent 1 222 bêtes sauvages dont 30 éléphants, 505 félins, 42 ours, 95 singes et 131 serpents. Pour détenir ce type de bêtes, chaque établissement doit obtenir un certificat de capacité et, au terme d'un arrêté publié en 1978, « offrir aux animaux de bonnes conditions de détention ».

    « Or, s'indigne Muriel Arnal, présidente de l'association One Voice, les enquêtes que nous menons dans les ménageries révèlent de graves situations de maltraitance : presque partout, les animaux sont stressés par le transport, détenus dans des cages exiguës, violentés par les dresseurs et déprimés par la solitude. »

    Enchaîné dans le noir

    À l'appui de leurs revendications, ces associations rappellent que plusieurs incidents ont récemment impliqué des bêtes de cirque. Le 11 février, un lion de 3 mois, vraisemblablement échappé d'une ménagerie, a été trouvé errant dans un quartier d'Avignon.

    Le 15, une cage aux tigres s'est écroulée à Perpignan, où une mère de famille s'est trouvée nez à nez avec un fauve. Huit mois plus tôt, à Sorgues (Vaucluse), un éléphant d'Asie avait mortellement blessé un homme qui avait pénétré dans son enclos.

    Confrontées à des manquements manifestes à la réglementation, les associations n'hésitent plus à saisir la justice.

    En janvier 2006, la confiscation d'un éléphant nommé « Vicky », alors âgé de 42 ans et enchaîné dans le noir en permanence, a ainsi été ordonnée par un tribunal de Seine-et-Marne, qui a depuis condamné le propriétaire du cirque à 1 000 euros d'amende. Le 15 février dernier, le tribunal d'Annecy a de même ordonné la saisie de cinq lions, un tigre, un hippopotame et cinq serpents aux dépens du cirque Luigi Zavatta.

    « Ces quelques dérives ne doivent pas jeter l'opprobre sur le milieu du cirque qui, dans l'ensemble, traite les animaux avec beaucoup de soin, relativise le président du Syndicat national du cirque, Gilbert Edelstein. Aujourd'hui, nous sommes inquiets de voir une association en perte de vitesse comme la SPA tenter de mobiliser l'opinion contre nous. D'ailleurs, si les autorités tentent d'interdire l'emploi des animaux sauvages, nous devrons appeler nos 14 millions de spectateurs à descendre dans la rue. »

    Pris entre deux feux, le ministère de l'Écologie hésite pour l'heure sur la voie à suivre. « Compte tenu de l'intérêt du public pour les cirques animaliers, il paraît difficile de les interdire purement et simplement comme cela a été fait en Autriche, relève-t-on dans l'entourage de Nelly Olin. Pour autant, la légitime protection des animaux nous incite à envisager une restriction progressive des espèces autorisées. »

  • Conférence de Jane Goodall à Paris le 20 février

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    "SAUVONS LES GRANDS SINGES !"

    Conférence de Jane Goodall - Paris, Cité des Sciences et de l'Industrie, le 20 février à 20h, salle Gaston Berger

    Voir et écouter la conférence : http://www.cite- sciences. fr/francais/ ala_cite/ college/v2/ html/2006_ 2007/cycles/ cycle_251. htm

    La primatologue anglaise Jane Goodall décorée par la mairie de Paris

    Lors de sa conférence sur les grands singes devant 1400 personnes, Jane Goodall a aussi évoqué les bienfaits du végétarisme pour le respect des animaux, de l'environnement mais aussi des hommes (la quantité de céréale pour nourrir une vache destinée à la viande est la même que pour nourrir un village africain). Elle a décrit la façon dont sont traités les animaux dans les élevages intensifs, dans les labos...

    Nous pouvons parrainer les singes du refuge de Jane Goodall et aider l'institut à élargir son champs d'action en allant sur le site http://www.janegood all.fr/

    Depuis de longues années, la primatologue Jane Goodall parcourt le monde pour partager ses expériences et inviter le plus grand nombre de personnes à la suivre dans son combat contre les graves menaces qui pèsent sur l'avenir des grands singes : chimpanzés, bonobos, gorilles et orangs-outans. Tous sont menacés d'extinction à très court terme. Outre des épidémies, ils sont victimes du braconnage, de la déforestation et des conflits armés.

    Estimée à 1 million dans les années 1960, les chimpanzés sont probablement moins de 100 000 aujourd'hui. Si rien n'est entrepris, combien seront-ils dans 20 ans ? La population de bonobos ne compte plus que 10 000 à 20 000 individus !  Des menaces majeures pèsent également sur les gorilles et sur l'orang-outan. Sans mobilisation et action à grande échelle, ce dernier aura très probablement disparu d'ici 2015.

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