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  • Cirque Muller : un florilège d'incidents (Le Parisien)

    http://www.au-jardin.fr/public/200808/.lion_m.jpg

    S'il ne s'agissait pas de souffrance animale, les erreurs ou les problèmes survenus au cirque Muller recensés par la SPA depuis dix ans auraient pu prêter à sourire.

    La liste n'est pas exhaustive.

    En mars 1999, un singe s'échappe.

    Pendant quatre jours, il traîne sa chaîne avant d'être retrouvé par des sportifs.

    En juin 2000, la menace est tout autre : un lion et une lionne prennent le large en Alsace.

    Le mâle sera abattu sur un quai de gare tandis que la femelle a finalement été capturée... dans la cour d'un lycée.

    Rebelote en mai 2002, quand un lion erre cité Lamartine, près de Marseille.

    Enfin, les défenseurs des animaux pointent du doigt une victime de la canicule de 2003 : à l'isolement, c'est un chameau qui a succombé à la déshydratation.

    « Un comble », selon la SPA.

    Plus près de nous, en novembre dernier, un poney et un lama sont allés se promener le long d'une voie rapide à Valenton, dans le Val-de-Marne.

    http://www.leparisien.fr/abo-hauts-de-seine/un-florilege-d-incidents-09-05-2009-506371.php

  • "Droits humains et droits animaux: parfaits ensemble" (Gary Francione)

    http://3.bp.blogspot.com/_NSAQjsCzwcE/TEcRySCIfnI/AAAAAAAAApk/aWkQ-h7zTsw/s320/NonviolenceCenterdovelogo.jpg

    Chères collègues et chers collègues,

    « Il y a trop de problèmes dans le monde que nous devons régler avant de penser aux animaux. »

    « Travaillons sur la paix mondiale en premier ; nous pourrons ensuite nous préoccuper des droits des animaux. »

    Toute personne qui se porte à la défense des animaux est fréquemment confrontée à des commentaires similaires.

    On me demande souvent ce que je réponds à cela.

    Premièrement, personne ne soutient que ceux qui défendent les droits humains doivent cesser de faire ce qu’ils font et doivent, à la place, défendre les droits des animaux.

    L’idée est plutôt que, si nous considérons les animaux comme des membres de la communauté morale, nous devrions cesser de les manger, de les porter ou de les consommer dans nos vies individuelles.

    Devenir végan n’exige aucunement que vous cessiez de vous battre contre les abus envers les enfants, les femmes battues et la guerre.

    Après avoir donné une conférence sur les droits des animaux dans un centre communautaire, une femme m’a approché et m’a dit qu’elle était bénévole dans un centre pour femmes victimes d’abus et pour victimes de viols.

    Elle a dit qu’elle était très touchée par ce que j’ai dit à propos des animaux, mais que son temps était complètement investi dans son travail pour venir en aide à ces femmes et qu’elle ne savait pas comment elle pourrait trouver le temps de s’impliquer dans la lutte pour les droits des animaux.

    Je lui ai demandé : « Vous avez le temps de manger, n’est-ce pas ? »

    Elle a répondu, «  Oui, bien sûr ! »

    « Est-ce que vous portez des vêtements et utilisez du shampooing et d’autres produits ? »

    « Oui, bien sûr. Mais qu’est-ce que cela a à voir avec ça ? »

    Ça a tout à voir avec ça.

    Je lui ai expliqué que, si elle prenait vraiment la question animale au sérieux, tout ce qu’elle avait besoin de faire est de cesser de les consommer comme aliments, de les porter, d’utiliser des produits qui sont dérivés de leur corps ou qui ont été testés sur eux, ou d’encourager quelque forme de divertissement qui implique le recours à des animaux.

    Si elle devait ne jamais rien faire d’autre par rapport aux animaux, sa décision de devenir végane - et l’exemple qu’elle représenterait pour ses amis et pour sa famille - constituerait déjà une importante forme d’activisme qui n’interfèrerait d’aucune manière avec son travail pour les femmes.

    Devenir un défenseur de l’abolition est quelque chose que vous pouvez faire lors de votre prochain repas.

    Deuxièmement, c’est une erreur de concevoir les problèmes de l’exploitation humaine et animale comme mutuellement exclusifs.

    Au contraire, toutes les formes d’exploitation sont inextricablement liées.

    Toute exploitation est une manifestation de violence.

    Toute discrimination est une manifestation de violence.

    Tant et aussi longtemps que nous tolérons la violence sous une ou l’autre de ses formes, la violence existera sous toutes ses formes.

    Comme l’observait l’auteur russe Leo Tolstoï :

    « Tant et aussi longtemps qu’il y aura des abattoirs, il y aura des champs de bataille. »

    Tolstoï avait, évidemment, complètement raison.

    Tant que les humains considéreront comme normal d’abattre des animaux pour l’alimentation, ce qui ne peut être justifié par autre chose que le simple plaisir que nous obtenons lorsque nous mangeons les animaux ou les utilisons autrement, ils considéreront comme normal d’avoir recours à la violence dès que quelque chose d’important est en jeu.

    Et cela va également dans l’autre sens : tant que nous tolérerons le racisme, le sexisme, l’hétérosexisme et les autres formes de discrimination, il y aura du spécisme.

    Voilà une des raisons pour lesquelles il est important que les défenseurs des animaux ne se perçoivent jamais comme les défenseurs d’« une seule cause ».

    Le spécisme est moralement condamnable parce que, comme le racisme, le sexisme et les autres formes de discrimination, il exclut certains êtres de la famille de ceux dont nous nous soucions moralement, sur la base de critères non pertinents.

    Peu importe que ce critère soit la race, le sexe, l’orientation sexuelle ou l’espèce.

    Nous ne pouvons raisonnablement soutenir que nous sommes opposés au spécisme, mais que nous n’avons pas d’opinion par rapport aux autres formes de discrimination.

    Nous nous opposons au spécisme parce que c’est comme le racisme, le sexisme et les autres formes de discrimination.

    Notre opposition au spécisme implique logiquement le rejet de ces autres formes de discrimination.

    Une fois de plus, cela ne signifie pas que les défenseurs des animaux doivent cesser leur travail pour les animaux et devenir des défenseurs des droits humains.

    Cela signifie, par contre, qu’ils doivent toujours exprimer clairement aux autres qu’ils sont opposés à toutes les formes de discrimination et ils ne devraient jamais se permettre de discriminer dans leur propre vie.

    Troisièmement, plusieurs personnes altruistes veulent admirablement changer le monde, mais ne voient pas que le changement le plus important se situe au niveau individuel.

    Comme Mahatma Gandhi disait :

    « Vous devez représenter le changement que vous voulez voir dans le monde. »

    Si vous voulez un monde de non violence, vous devez vivre pacifiquement votre propre vie.

    Le véganisme est un élément important de la vie non violente puisqu’il ne fait aucun doute que tous les aliments et autres produits d’origine animale sont le résultat de la violence.

    Une autre des perles de Tolstoï :

    « Tout le monde pense à changer le monde, mais personne ne pense à se changer soi-même ».

    Gary L. Francione

    http://www.abolitionistapproach.com/fr/2009/05/08/droits-humains-et-droits-animaux-parfaits-ensemble/

  • "Littérature végane abolitionniste" (Gary Francione)

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    Chères collègues et chers collègues,

    Comme vous le savez, je soutiens que, pour ceux d’entre vous qui êtes préoccupés par l’exploitation animale, la décision personnelle de devenir végan est, de loin, la plus importante des choses que vous puissiez faire.

    Si vous voulez faire plus, alors vous devriez vous efforcer d’éduquer à propos du véganisme, de manière créative et non violente.

    Cette semaine, je suis tombé sur un autre exemple d’éducation végane non violente, en action. Le site Vegan Abolitionist offre une description simple et claire, tenant sur une page, de la signification, des fondements et de l’importance du véganisme.

    Voilà qui s’ajoute à d’autres actions similaires, incluant notre pamphlet abolitionniste, maintenant disponible en français et en dix autres langues, le Boston Vegan Association pamphlet, et le pamphlet bilingue (anglais et français) distribué par Le point de départ.

    Voilà quelques exemples d’actions peu coûteuses permettant d’éduquer le public à propos du véganisme.

    Il y a plusieurs personnes qui, dans leur vie quotidienne, s’efforcent d’éduquer les gens, de manière non violente et créative, à propos du véganisme.

    Simplement parler avec vos amis et avec votre famille du véganisme est la plus importante forme d’activiste.

    La seule manière de mettre fin à l’exploitation animale est de se débarrasser du statut de propriété des animaux et de le remplacer par le statut morale de personne.

    Et cela ne se réalisera ni par l’adoption de lois, ni par quelque forme de violence que ce soit.

    Cela se réalisera grâce aux individus déterminés qui adhèrent au principe de non violence, qui l’appliquent dans leur propre vie et qui le partagent avec les autres.

    Je sais que les défenseurs des animaux sont souvent découragés à l’idée que les choses ne semblent pas progresser.

    C’est le cas de tous les militants pour une plus grande justice sociale.

    Mais gardez toujours à l’esprit les mots de l’anthropologiste Margaret Mead :

    Ne doutez jamais du fait qu’un petit groupe de citoyens réfléchis et engagés peut changer le monde.

    En fait, c’est la seule chose qui l’ait jamais fait.

    Et continuez, chaque jour, à éduquer les gens à propos du véganisme, de manière créative et non violente.

    Gary L. Francione

    http://www.abolitionistapproach.com/fr/2009/05/05/litterature-vegane-abolitionniste/

  • "Non, ce n'est pas naturel" (Gary Francione)

    http://static.etnies.com/site-images/news/article/vegan500-1.jpg

    « Mais manger de la viande n’est-il pas naturel ? »

    Cette question est probablement celle qui m’a été le plus fréquemment posée dans les trente dernières années, pendant lesquelles j’ai fait la promotion du véganisme.

    Les étudiants suivant mes cours ; les gens assistant à mes conférences ; les auditeurs qui appellent lors des émissions radiophoniques auxquelles je participe ; les passagers assis près de moi lorsque que je me trouve dans un avion et qui se demandent pourquoi je reçois un repas végan alors que tous les autres mangent du poulet ou du poisson - tous semblent croire que la position morale que je défends n’est pas « naturelle ».

    Tel que je l’ai soutenu ailleurs sur ce site, plusieurs pratiques et traditions, incluant l’esclavage et le sexisme, ont été justifiées par l’appel à des arguments reposant sur la présomption que certaines personnes sont naturellement supérieures et que d’autres sont naturellement inférieures.

    L’apparition récente de la grippe porcine offre une nouvelle occasion de réaliser à quel point l’argument selon lequel l’exploitation animale est naturelle est vicié.

    Plusieurs personne soutiennent qu’il est naturel pour les gens de manger de la viande.

    Nous avons évolué, disent-ils, de manière à manger des produits animaux et la consommation de viande, de poisson, de lait, d’oeufs, etc. est un comportement que la nature a prévu pour nous.

    Ne pas manger ces choses revient à agir en opposition à ce que nous sommes supposés faire et, donc, le principe moral voulant que nous ne les mangions pas ne peut être juste.

    L’évolution a fait de nous des êtres qui possédons des yeux; soutenir que nous avons l’obligation morale de toujours les couvrir et de ne jamais utiliser nos capacités visuelles serait adéquatement perçu comme une position idiote à adopter.

    L’évolution a fait de nous des omnivores.

    Nous pouvons manger des produits animaux.

    Mais tout ce que cela prouve, c’est que nous sommes des êtres qui avons évolué de manière à pouvoir choisir ce que nous mangeons et qui avons le choix de vivre exclusivement grâce aux aliments végétaux.

    Le fait que nous pouvons manger des produits d’origine animale n’appuie pas davantage la conclusion selon laquelle manger ces produits est moralement justifié, que le fait que nous sommes capables d’être violents n’appuie la conclusion selon laquelle la guerre (ou n’importe quel autre type de violence) est moralement justifiée.

    Le fait que nous pouvons faire quelque chose n’est pas pertinent lorsqu’il s’agit d’évaluer si nous devons le faire.

    Il est clair qu’il n’est pas nécessaire, pour nous, de manger des produits animaux.

    Et les études dont nous disposons démontrent que la quantité de produits animaux consommés quotidiennement dans les pays riches est mauvaise pour la santé.

    De plus, aucun d’entre nous (ou d’entre ceux qui lisent ce texte) n’est un chasseur-cueilleur.

    Nos produits animaux sont nécessairement obtenus à partir d’animaux domestiqués.

    L’apparition récente de la grippe porcine illustre le fait que percevoir la domestication d’animaux comme naturelle implique que nous soutenions qu’il est dans l’ordre naturel des choses d’adopter des comportement qui, au plan pratique, sont désastreux pour notre survie :

    [C]’est notre proximité avec les animaux, qui nous a permis de survivre pendant des millénaires, qui nous rend maintenant si vulnérables aux maladies et qui nous tue en grand nombre.

    Depuis le jour où l’homme a cessé d’être un chasseur-cueilleur et a commencé à vivre joue contre mâchoire avec son bétail, il court le risque des pandémies.

    Plusieurs maladies humaines tirent leurs origines des animaux domestiques : la rougeole et la tuberculose des bovins; la variole des bovins et d’autres bétails atteints du virus; la grippe des porcs et des canards; la coqueluche des chiens.

    Ces agents pathogènes se sont développés et répandus facilement parce que les animaux vivaient en troupeaux ou en meutes.

    Lorsqu’ils ont été domestiqués par les premiers fermiers, les virus n’attendaient qu’à être transmis.

    Ces maladies dites zoonotiques se sont alors facilement transmises aux personnes humaines qui vivaient à proximité les unes des autres.

    La citation précédente est tirée d’un article paru dans un journal anglais. Mais ce que l’auteur écrit n’est pas controversé.

    Il s’agit d’un fait indiscutable que la domestication, en favorisant l’augmentation des contacts humains/nonhumains, a entraîné une grande variété de maladies graves.

    En plus des autres conséquences résultant de la consommation de produits animaux, tels que les maladies du coeur, le cancer, etc., et sans compter les conséquences environnementales désastreuses de l’élevage d’animaux, le niveau de contacts humain/nonhumain qu’implique la domestication est, lui-même, un très grand danger pour la survie des humains.

    Alors comment une chose qui engendre d’aussi abominables dangers peut-elle être naturelle ?

    La réponse courte : elle ne peut pas l’être, à moins que ce que nous considérions être naturel est ce qui nous tue.

    Si quelqu’un prétendait qu’ingérer du poison est naturel, nous jugerions que cette personne est folle.

    Pourquoi continuons-nous à nous dire rationnels alors que nous pensons qu’une institution mortelle - la domestication - est naturelle et fait partie intégrante de notre civilisation ?

    Mais, dites-vous, nous n’aurions jamais pu survivre sans la domestication ; nous avons eu besoin d’aliments provenant des animaux domestiqués pour que notre population puisse s’élargir et pour développer les cités et les civilisations telles que nous les connaissons (et aimons).

    Ainsi, même si la domestication présente des dangers, elle offre par ailleurs des bénéfices et nous devons équilibrer le tout.

    Même si vous êtes admiratifs devant ce qui est perçu comme la civilisation moderne, cette réponse néglige le fait que nous aurions pu survivre en ne mangeant que des aliments issus des plantes.

    La domestication n’est nécessaire dans ce contexte que si elle représente la seule option possible et ce n’est clairement pas le cas.

    En bout de ligne : si vous croyez que nous pouvons justifier la douleur, la souffrance et la mort que nous infligeons à 53 milliards d’animaux chaque année (sans compter les poissons) en prétendant que la domestication est, pour une raison ou une autre, naturelle, ou que la solution est d’adoucir les coins et de rendre l’élevage industriel plus “humain”, alors continuez à réfléchir.

    S’il une seule chose est naturelle, c’est le véganisme.

    Et le véganisme est la seule manière d’agir qui respecte le statut de personne des animaux nonhumains.

    Gary L. Francione

    http://www.abolitionistapproach.com/fr/2009/05/04/non-ce-nest-pas-naturel/