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  • 6 juin : Journée contre le spécisme

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    Le samedi 6 juin un ensemble de collectifs et associations participeront à la journée contre le spécisme.

    Des actions sont prévues dans 16 villes, dont une dizaine d'actions "barquette".

    Vous pouvez consulter le communiqué de presse national parti aujourd'hui à cette adresse :

    http://www.l214. com/lettres- infos/journee- contre-specisme- 2009.html

    Le détail des actions et villes participantes se trouve ici :

    http://www.l214. com/journee- contre-specisme- 2009

    Prendre contact avec les organisateurs locaux si vous souhaitez vous joindre à eux.

  • RAC : "Les fédérations des chasseurs tentent d'enrayer la chute de leurs effectifs"

    DEER HUNTER

    Depuis plusieurs dizaines d'années, le nombre de chasseurs en France est en nette diminution.

    Voyant leur force électorale -la seule force dont ils disposent- se réduire, les chasseurs s'inquiètent de cette perte d'effectifs et tentent d'y remédier.

    Nous avons constaté qu’ils utilisent deux principaux moyens.

    - Les intrusions dans les écoles pour recruter la jeunesse :

    Il est de plus en plus fréquent que les chasseurs interviennent dans des écoles primaires. Cela concerne particulièrement les enfants de 8 à 10 ans, étant sans doute ceux dont l'esprit critique n'est pas encore bien développé, donc les plus intéressants...

    Il y a d'ailleurs eu récemment un accord entre le président de la fédération nationale des chasseurs et le ministre de l'Education Nationale pour que les chasseurs puissent bénéficier d'une "labellisation" afin de pouvoir intervenir encore plus facilement dans les classes.

    Ils essayent également d’encourager les enseignants à emmener leurs élèves visiter des "maisons de la chasse et de la nature".

    Le Rassemblement Anti Chasse s'oppose vivement à ce procédé honteux.

    Comment le principe de neutralité peut-il être respecté lorsque les chasseurs viennent vanter leur loisir dans les écoles ?

    Le rôle de l’Education nationale est-il d’apprendre à tuer, d’inciter à la violence et au mépris de la vie ?

    Protégeons nos enfants de ce prosélytisme insalubre ! Interdisons à ce groupe de pression d'intervenir dans les écoles.

    - Le remboursement, total ou partiel, des frais liés au permis de chasse :

    D'une « réduction de 50 % sur le prix de la carte » à un « régime de gratuité totale » en passant par la possibilité de chasser pour « la somme symbolique d'un euro », chacun choisit son offre pour attirer de nouveaux chasseurs, en particulier les jeunes, pour qui les remises sont généralement plus importantes.

    Car chaque année de nombreux chasseurs ne renouvellent plus le permis de chasse. Encore une fois, l’incitation financière est à la clef :

    « Le but est de conduire ces chasseurs à re-valider leur permis, grâce à un système de parrainage ».

    Le Rassemblement Anti Chasse trouve ce procédé malsain.

    N'ont-ils pas encore compris que le manque de nouveaux chasseurs n'est pas lié à un problème pécuniaire, mais à un désintérêt pour la chasse ?

    La notion du respect de l'animal se développe, en particulier chez les jeunes.

    Que faire si tuer des animaux pour se distraire ne leur plaît plus ?

    Le RAC est dans la presse :

    Nous remercions notre délégation locale du Poitou-Charentes qui vient de réagir, auprès de la presse, à l’une de ces opérations de "racolage".

    Celle-ci a eu lieu à la Foirexpo de Niort, où les frais d'inscription au permis de chasse ont été offerts à 69 visiteurs.

    L’article est disponible sur ce lien :

    http://www.lanouvellerepublique.fr/dossiers/journal/index.php?dep=79&num=1246489

    http://www.antichasse.com/mailings_new/0912_Jeunesse.htm

  • "Animaux esclaves", de Marie-Pierre Hage

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    Présentation de l'éditeur

    Au bonheur des bêtes...

    Tel pourrait être le titre, ironique il va sans dire, de ce vibrant plaidoyer.

    Logés, nourris, parfois même déguisés, les animaux esclaves ont perdu ce qu'ils avaient de plus cher, leur liberté.

    Qu'ils soient animaux domestiques, pensionnaires de zoos, de refuges, artistes de cirque, il n'ont qu'en apparence la vie belle.

    Au service des hommes, ils sont pour eux une source de revenus, de divertissement ou de nourriture.

    Avec une rare sensibilité, Marie-Pierre Hage explore le drame de leur condition à travers l'Histoire.

    Depuis le premier loup domestique, apprivoisé il y a 14 000 ans, jusqu'aux animaux de ferme en passant par les nouveaux animaux de compagnie (NAC), elle nous rappelle que tous ces êtres vivants ont une sensibilité et des états d'âme.

    Elle lance ici un bouleversant cri d'alarme et nous propose de consommer et de vivre autrement, dans le respect de la biodiversité et de la nature véritablement sauvage.

    Biographie de l'auteur

    Marie-Pierre Hage vit en Touraine où elle milite avec passion au sein de plusieurs associations pour la défense de l'environnement et des animaux.

    http://www.amazon.fr/Animaux-Esclaves-Marie-Pierre-Hage/dp/2848862173

  • Manger de la viande, c'est participer à grande échelle à la déforestation de l'Amazonie - Photos (The Gardian)

    Amazon deforestation: Cattle farm at 'Estancia Bahia', Agua Boa, Mato Grosso, Brazil

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    A cattle farm in Mato Grosso, Brazil. A new report from Greenpeace names a series of high-profile companies that it says profit from products supplied by Brazilian farms set up on illegally deforested land

    Photograph: Daniel Beltra/Greenpeace

    Environment

  • Antidote Europe : Europeennes 2009 : la santé au programme

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    Européennes 2009 : la santé au programme !

    Perpignan (France), 26 mai 2009 - En vue des élections du 7 juin 2009 pour élire les membres du Parlement européen, Antidote Europe a demandé que la santé publique soit prise en compte dans les programmes des candidats.

    Créée par des chercheurs issus du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) et oeuvrant pour une meilleure prévention en matière de santé humaine, Antidote Europe a proposé deux thèmes de campagne :

    - que la Commission européenne soit préservée des lobbies industriels, et

    - que des méthodes fiables d'évaluation de la toxicité des substances chimiques soient adoptées.

    Ces deux mesures permettraient de réduire le nombre de cas de maladies dues à notre environnement toxique.

    Jean Marc Governatori, tête de liste en Ile-de-France pour l'Alliance écologiste indépendante (AEI) avait spontanément consulté Antidote Europe et sollicité son avis sur les thèmes de santé qu'il serait important d'inclure dans le programme de ce parti.

    Antidote Europe étant une association à but non politique et considérant que la santé est un thème qui dépasse tous les clivages, a envoyé la lettre ci-dessous à tous les "grands" partis qui présentent des candidats aux prochaines élections européennes.

    Vous pouvez retrouver ce communiqué sur : http://www.antidote -europe.org/ cp26mai09_ fr.htm

    Contact médias : Claude Reiss (33 (0)4 76 36 35 87 ou 33(0)4 68 80 53 32)

    Monsieur ou Madame le/la candidat(e) aux élections européennes,

    Antidote Europe est une association à but non lucratif, créée par des chercheurs issus du Centre national de la recherche scientifique (CNRS), oeuvrant pour une meilleure prévention en matière de santé humaine et, à ce titre, nous souhaitons attirer votre attention sur les préoccupations de santé que nous vous suggérons d'aborder lors de votre campagne et de prendre en compte dans votre mandat de député(e) européen(ne) si vous êtes élu(e).

    Votre programme électoral pourrait s'emparer de deux thèmes.

    Le premier concerne la Commission européenne (CE).

    Il s'agit d'en faire :

    1) Une institution démocratique : commissaires et président élus par le PE et non désignés selon les souhaits des responsables politiques des Etats membres ;

    2) Une institution pouvant être mise en cause juridiquement par les citoyens de l'UE, au moins par une "class action" devant la juridiction européenne ; cette dernière pour l'instant sert de bouclier juridique à la CE ;

    3) Une institution qui soit isolée des lobbies industriels : il devrait être interdit à tout secteur de l'industrie ou économique qui souhaite attirer l'attention sur un sujet donné d’agir dans les coulisses des institutions européennes : dîners de luxe, "séminaires" dans quelque paradis touristique avec des membres de la CE, des cabinets, conseillers.

    Le secteur concerné doit en être informé, invité à exposer son problème en pleine lumière, notamment pour être porté à la connaissance ou rappelé aux membres du PE. Le citoyen de l'Union européenne (UE) doit, lui aussi, en être informé au moyen des nombreuses voies médiatiques dont s’est dotée l’UE.

    En cas de nouvelle tentative d'agir "en coulisses" le secteur doit être mis à l’index.

    A titre d'illustration, un évènement dont Antidote Europe peut témoigner : l’étrange autisme de la CE, qui, en faisant l’impasse sur les développements scientifiques majeurs qu’elle ne pouvait ignorer et en contrevenant à ses propres directives, refuse l’assistance à des millions de personnes en danger de mort, s’expose à l’accusation de mise en danger d’autrui par violation manifestement délibérée d’obligations de sécurité et de prudence, et de gaspillage de ressources financières de l’UE (*).

    Le second thème, qui concerne tout citoyen de l’UE au premier chef, est celui de sa santé (environnementale en particulier) donc de la sécurité sanitaire dans l'UE.

    Depuis plusieurs décennies, on constate une inflation anormalement forte des chiffres de morbidité et de mortalité de pathologies lourdes comme le cancer, les maladies neurodégénératives, de maladies et dysfonctionnements menaçant l’avenir de l’espèce humaine (affections de l’enfance, fertilité).

    Le PE a voté et le Conseil des ministres européens a adopté le règlement REACH dont la mise en place devrait contribuer à la sécurité sanitaire par l’évaluation des (et la prévention contre les)
    risques toxiques des substances chimiques.

    Cette évaluation doit bénéficier sans délai des méthodes scientifiques de toxicologie les
    plus performantes, notamment celles issues de la biologie, comme la toxicogénomique qui a été retenue comme telle par le PE et connaît un grand succès, aux Etats-Unis par exemple.

    Or, tout au contraire, la CE persiste à imposer dans REACH des méthodes d’évaluation de toxicité sur des "modèles animaux".

    Ces méthodes antédiluviennes sont inutiles, voire dangereuses, et violent la directive 86/609/CEE.

    Contrairement à l'opinion exprimée par nombre de députés sortants, aucune espèce animale n'est un modèle biologique fiable pour une autre, car le patrimoine génétique d'une espèce (donc ses gènes) est unique, et qu'en conséquence elle va répondre à un test avec ses gènes, qui ne sont pas ceux d'une autre, de l'homme en ce qui nous concerne.

    Vous remerciant de l'attention que vous voudrez bien porter aux éléments ci-dessus,

    Bien respectueusement,

    Claude Reiss
    Président d'Antidote Europe
    Ancien directeur de recherche au Centre national de la recherche scientifique (CNRS)

    (*) Dès 2005, nous avons informé la CE qu'une méthode d'évaluation des risques toxiques, la toxicogénomique (TXG) sur des cellules humaines en culture, existe, qu'elle est fiable pour l'homme, 100 fois plus rapide et moins onéreuse que les tests sur des "modèles" animaux (dont le transfert à l'homme est très aléatoire), et que cette méthode a déjà été adoptée par des pays (Etats-Unis, Japon...) qui refuseront à terme d'importer des substances non testées scientifiquement.

    Nous en avons informé le PE, lui suggérant d’introduire un amendement recommandant l'utilisation de la TXG dans le dispositif REACH, considérant que cette méthode réduirait la facture de REACH de 11 milliards d'euros à 1,5 milliard d'euros, et le délai pour tester les 100 000 substances chimiques circulant dans l'UE d'un siècle au moins à 3 ans, en sus bien entendu de tests fiables pour l'homme et n'impliquant aucun animal.

    Au cours du vote en première lecture de REACH, cet amendement a été approuvé par le PE (session plénière du 17 novembre 2005).

    Cet amendement ayant été mystérieusement escamoté dans le texte issu du Conseil des ministres européens, la commission Environnement du PE (vote du 10 octobre 2006) l’a réintroduit dans REACH en deuxième lecture.

    Le texte final de REACH, résultat d'une négociation entre le PE et le Conseil des ministres et adopté le 18 décembre 2006, cite explicitement la TXG dans son préambule.

    REACH ne rend pas obligatoire l'utilisation de la toxicogénomique et, malgré cette mention dans le préambule, la CE n'encourage pas concrètement son utilisation.

    Pourtant, dès le 10 juillet 2006, nous remettions une lettre à la CE, signée par 140 associations dans 11 pays et représentant plus de 1 million de citoyens européens, demandant l'application de la clause de la directive européenne 86/609/CEE qui stipule que les tests ne doivent pas être faits sur des animaux s'il existe une autre méthode (la TXG) permettant d'obtenir le même résultat.

    Notre lettre était adressée à M. Barroso, président de la CE, mais après plusieurs demandes de rendez-vous, c'est finalement une personne de la commission Environnement qui nous reçoit.

    Quelques mois plus tard, la CE lance le 1er novembre 2006 un programme de "carcinogénomique" pour "le développement de méthodes de crible par génomique", devant durer 5 ans pour un coût de plus de 10 millions d'euros.

    Puisque ces méthodes sont parfaitement au point depuis 2000 et que nous avions montré notre savoir-faire dans le domaine, cette initiative nous apparaît comme un simple écran de fumée pour retarder de 5 ans au moins la validation de la TXG (donc son application dans REACH).

    Nous étions particulièrement amers de prévoir que, durant ce temps, près de 20 millions de citoyens de l'UE allaient être diagnostiqués avec un cancer, dont bon nombre -nous estimons la moitié- pourraient être épargnés si on voulait bien mettre en oeuvre la TXG.

    Nous avons donc cherché à engager une procédure juridique contre la CE, entre autres parce qu’elle s'autorise à ignorer ses propres directives, en l'occurrence la 86/609/CEE qui interdit de recourir aux expériences sur des animaux quand une méthode alternative existe.

    Nous avons dû constater que c'est impossible, notre seul recours ne pouvant se faire que devant le Médiateur européen.

    Nous avons donc chargé notre avocate, Me Koering, d'introduire ce recours.

    C'est chose faite le 20 janvier 2008 avec, là encore, le soutien de 124 associations de 12 pays représentant plus d'un million de citoyens.

    L'avis de la CE, notifié fin 2008, fait simplement l'impasse sur les preuves abondantes fournies par le recours et se retranche derrière l'allégation qu'il "n'existe pas de méthode fondé sur la TXG qui puisse être validée et utilisée immédiatement" .

    L'affirmation qu'il n'existe pas de méthode fondée sur la TXG est une contre-vérité.

    En effet, la méthode est parfaitement établie : aux Etats-Unis, par exemple, la FDA a créé un Institut de toxicogénomique, l'Académie des Sciences de ce pays a rappelé l'importance de la TXG dans son rapport "Tests de toxicité au 21ème siècle : une vision et une stratégie" (2007) et le gouvernement états-unien a établi un "Memorandum of Understanding" (janvier 2008) demandant aux agences publiques en charge de l'évaluation de la toxicité de se coordonner et d'adopter la génomique à cette fin.

    Quant à l'affirmation que la TXG ne peut être appliquée immédiatement car elle n'est pas "validée", il faut remarquer que la CE dispose d'un centre scientifique, ECVAM, dédié à la validation des méthodes alternatives, mais qu'elle ne s'est pas adressée à ECVAM à ce sujet depuis plus de trois ans, bien que l'un de ses récents directeurs (Pr Thomas Hartung) ait attiré l'attention de la CE sur l'intérêt de la TXG et ait déclaré (interview à Nature) que l'évaluation de la toxicité sur des animaux est "tout simplement de la mauvaise science".

    Bien entendu, les industries de la chimie n'ont pas envie qu'on regarde de trop près leurs produits et sont très probablement intervenues auprès de la CE pour retarder le plus longtemps possible la mise en oeuvre de la TXG dans REACH.

    http://www.antidote-europe.org/

  • "Faire des enfants tue : Eloge de la dénatalité", Michel et Daisy Tarrier

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    Présentation de l'éditeur

    Faire des enfants nuit gravement à la planète.

    Homo sapiens est la pire espèce invasive.

    Notre monde est passé de 250 millions à quasiment 6,7 milliards d'habitants depuis l'an 1 de l'ère chrétienne.

    En augmentant de 4 milliards, la population planétaire a triplé depuis 1950.

    Stop, ou encore ?

    Nous avons toutes les preuves que la planète ne pourra pas nourrir 9 milliards de Terriens en 2050 ou 17 milliards en 2100.

    Faire des enfants nuit gravement à la survie de l'humanité.

    Si on aime les enfants, il ne faut pas en faire.

    Vivre moins nombreux pour que tout le monde puisse tout simplement vivre.

    Tout pacte écologique devrait sous-tendre l'idée d'un pacte antinataliste.

    Biographie de l'auteur

    Michel Tarrier, naturaliste et écologue, est l'auteur de 2050, Sauve qui peut la Terre ! aux éditions du temps.

    Daisy Tarrier s'investit dans une association de protection de l'environnement.

    http://www.amazon.fr/Faire-Enfants-Surpopulation-Tarrier-Michel/dp/2842744403

  • Le dauphin commun nous quitte

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    Par Jean Etienne, Futura-Sciences Bookmark and Share

    Il mérite désormais bien mal son nom.

    Victime de la surconsommation et de la pêche excessive, le dauphin commun (Delphinus delphis) se raréfie à une telle vitesse en Méditerranée que son existence le long de nos côtes est menacée à très brève échéance.

    « Il est appelé dauphin commun mais le problème aujourd’hui dans la Mer Méditerranée c’est qu’il n'est plus si commun que cela. C’est une espèce menacée, sur le point de s’éteindre », prévient Giorgos Paximadis, un expert du WWF en Grèce.

    De fait, les recensements effectués régulièrement en Méditerranée sont alarmants.

    En dix ans, le nombre d’animaux comptabilisés en mer ionienne (nord de la Méditerranée) est passé de 150 à 15 individus, et cela, dans une zone protégée.

    L’espèce est donc proche de l’extinction à cet endroit, et la raréfaction s’étend, provoquée par les mêmes causes.


    Recensement des dauphins en mer ionienne. Source : Cétacé Alliance

    Celles-ci semblent claires et trouvent leur origine dans l’intensification sans cesse accrue de la pêche des poissons de surface, tels les harengs, anchois ou sardines, qui constituent sa principale nourriture.

    Celle-ci se raréfiant de façon dramatique, le dauphin commun disparaît avec elle…

    Mal en point au sommet de la chaîne alimentaire

    Les groupes de défense de l’environnement, WWF en particulier, ont recommandé à la Grèce de décider et d’adopter diverses mesures dans l’urgence.

    Un maillage plus important des filets de pêche serait considéré comme une première solution en réduisant la destruction d’espèces juvéniles, mais la pêche de loisirs, importante dans la région, est aussi pointée du doigt.

    Des sanctions plus sévères en cas de pêche illégale sont aussi réclamées.


    Populations de dauphins communs dans la région des îles Kalamos (mer ionienne) entre 1997 et 2007. Source : Cétacé Alliance

    Selon Giorgos Paximadis, la raréfaction d’un animal situé au sommet de la chaîne alimentaire, comme le dauphin commun, est particulièrement alarmante car elle est l’indice irréfutable du mauvais état de celle-ci.

    Autrement dit, le dauphin serait en train de nous avertir que la plupart des populations piscicoles de Méditerranée sont en train de disparaître.

    Le dauphin commun étant aussi particulièrement sensible aux pollutions chimiques et acoustiques, son déclin en est encore accentué.

    La population restante de ces mammifères en mer ionienne est l’une des dernières pour toute la Méditerranée, où elle constitue – constituait ? – une réserve naturelle, et sa disparition complète se répercuterait sur l’ensemble des côtes européennes où il reste présent.

    Ce sujet vous a intéressé ? Plus d'infos en cliquant ici...

    http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/zoologie/d/le-dauphin-commun-nous-quitte_19333/

  • 9 juin à Paris : rencontre et débat avec Christian Laborde autour de "Corrida basta"

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    Christian Laborde par Ulf Andersen

    La corrida, c’est le pire Sud qui soit, celui du général Franco envoyant ses toreros porter, sur les bords de la Nive et de l’Adour, la bonne parole du sang et de la torture.

    La corrida, c’est le pire Sud qui soit, celui de mecs et de meufs trépignant et braillant, se délectant du martyre d’une bête splendide, réclamant sa mort, immonde masse  tresseuse de nasses, grouillante de préjugés, saturée de frustrations,  meute ne vivant que pour voir grossir la meute, œuvrant à son renforcement, voyant dans toute solitude une provocation, une atteinte à la sûreté de son gras.

    La corrida, c’est le pire Sud qui soit, un Sud gavé de téléréalité  qui va se les vider en regardant la pique s’enfoncer dans la chair sanguinolente d’une bête piégée, humiliée, le Sud des  têtes de lard ricardisées et des têtes de cons parmi lesquelles on repère, au premier regard, celles, rougeoyantes,  des notaires sans culture, des avocats sans cause, et des vétérinaires dont les animaux se méfient.

    La corrida, c’est le pire Sud qui soit,  le Sud  obsédé par ses propres racines,  ignorant tout du feuillage et des oiseaux, le Sud qui a des toiles d’araignée sous les bras, porte un béret enfoncé jusqu’aux yeux, brandit comme autant de cartons rouges ses proverbes, ses dictons, sa prétendue  sagesse  faite de résignation, de garde à vous, et de soumission à l’ordre établi.
    Défenestrons ce Sud et dézinguons la corrida !

    Je sais un autre Sud qui est un sein,  une source, un songe. C’est mon Sud à moi,  populaire et aristocratique, primitif  et savant, ouvert, vivant, vital.

    Mon Sud à moi, c’est Joë Bousquet écrivant La tisane de Sarments à Carcassonne, Claude Nougaro chantant « Locomotive d’or » au théâtre du Capitole,  Bernard Lubat jouant de la batterie à des ragondins à Uzeste,  André Breton marchant dans les rues de Saint-Cirq Lapopie, une percussion de Dimitri  Szarzewski, la pluie dans un roman de Bernard Manciet, le revêtement granuleux de la route du Tourmalet, n’importe quelle rue de Toulouse, le poète Jean-Pierre Tardif rédigeant, en occitan, une petite grammaire arabe, Lance Armstrong accélérant dans la montée du Pla d’Adet, les Converse rouges d’un Lolita, Nabokov marchant, enfant, dans une rue de Pau.

    Défenestrons le  Sud de la mort et dézinguons la corrida !

    Ouvrons le feu, vidons nos kalachnikovs, nos flingues planqués dans nos greniers  sur la racaille confessée qui se rend aux arènes !

    Et vous taureaux, mes chers taureaux, courez, courez, accrochez à vos cornes qui sont le narguilé de Dieu, l’écharpe tournoyante des vents !

    http://www.christianlaborde.com/

    ***

    Chers amis,

    Je vous attends, le 9 juin, à 17h30, à Paris, à la Fnac Ternes,  26 avenue des Ternes dans le 17ème arrondissement, pour une rencontre, un débat autour de Corrida basta au terme duquel je dédicacerai mon pamphlet.

    Vous pouvez compter sur ma langue : elle est bien pendue !

    Christian