Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

  • Vivisection : honte sur l'Université de Maastricht

    Marshall.jpg

    Chiens enfermés à l'Université de Maastricht.

    Les chiens de Maastricht sont actuellement derrière les vitres teintées de l'Université de Maastricht.

    Ces chiens sont enfermés dans le laboratoire et ne peuvent pas bouger.

    Ils sont utilisés dans les expériences et ne passent que par les mains des travailleurs animaliers de laboratoire.

    L'Université de Maastricht utilise les gros chiens, connus sous le nom de chiens hybrides, achetés à un éleveur américain du nom de Marshall.

    http://www.marshallbio.com/

    SVP, envoyez la lettre-type ci-dessous pour leur dire de stopper !!

    Adresses électroniques :

    g.mols@maastrichtuniversity.nl, y.vandenbergh@maastrichtuniversity.nl, patrice.keijzer@maastrichtuniversity.nl, j.ritzen@maastrichtuniversity.nl, a.postema@maastrichtuniversity.nl, j.philippens@maastrichtuniversity.nl

    Lettre type :

    Geachte college van bestuur,

    De afgelopen jaren zijn er weer vele honden gebruikt in de laboratoriumruimtevan de Universiteit Maastricht.

    We vinden het ontoelaatbaar dat honden nog steeds gezien worden als proefdierin uw Universiteit. Het Leids Universitair Medisch Centrum bijvoorbeeldheeft een dappere beslissing gemaakt door katten niet langer meer aan te merkenals proefdieren.

    Het verbaast mij ten zeerste dat deze dieren, die zo'n belangrijke socialefunctie in onze maatschappij innemen, aan de Universiteit Maastricht nog steedsgezien worden als een gebruiksvoorwerpen.

    Ik roep het college van bestuur op om honden niet langer als proefdier tebeschouwen.

    Ik ondersteun de campagne van de Anti Dierproeven Coalitie, die a.s. vrijdagopnieuw zal demonstreren voor de vrijheid van de honden.

    Met vriendelijke groet,

    [Vos coordonnées]

    http://www.webactionsanimaux.fr/zone_interactive/viewtopic.php?f=10&t=45

  • Surpopulation : "La reproduction du néant", Méryl Pinque (Vegmag n° 32)

    http://www.ziserman.com/blog/.images/0703/foule.jpg

    La reproduction du néant

     

    « Du fait même de sa densité actuelle, l’espèce humaine vit sous une sorte de régime d’empoisonnement interne. »

    Claude Lévi-Strauss (2005)

     

    La société a toujours eu besoin des enfants des hommes, d’où la politique nataliste qu’elle mène effrontément.

    La nation en a besoin pour alimenter ses guerres en chair à canon, la religion, qui condamne la vie au nom de la Vie même, pour étendre son pouvoir, l’économie pour fonctionner.

    A l’âge des technosciences, le bétail humain est plus que jamais mis à contribution.

    Sommes-nous, pour autant, des victimes ?

    Contrairement à la majeure partie du monde, l’Occident vit (encore) en démocratie.

    Il en résulte que nous sommes en mesure de refuser le destin qu’on nous assigne.

    Mais, devenus entièrement dépendants d’un confort si chèrement payé, nous ne sommes plus en état de dire non.

    Nous ne sommes plus en état de nous battre pour changer un (dés)ordre que nous désavouons, au fond, tellement peu.

    Nous sommes partie prenante de cette volonté nataliste, comme nous le sommes de la plupart des maux qui nous accablent, et que nous appelons commodément « système ».

    Nous ne sommes pas les innocents martyrs d’un état de choses qui nous dépasse, mais les acteurs.

    Nous faisons des enfants, non seulement parce que le « système » nous y incite, mais parce que nous y trouvons notre compte narcissique : l’enfant, cet autre soi-même, est aussi la glorieuse image d’une humanité qui ne cesse de s’admirer dans le miroir de son néant.

    Car au-delà de tout ce qu’on peut invoquer, qu’est-ce qui nous pousse à nous reproduire, sinon l’invincible désir de nous perpétuer, autrement dit, d’être immortels ?

    L’anthropolâtrie fait des ravages.

    La religion de l’humanisme a pris le pas sur la religion proprement dite, et au XXIe siècle, c’est toujours le « croissez et multipliez » biblique qui fait loi, au détriment des autres sentients avec qui nous partageons la planète, et à qui nous refusons jusqu’au droit d’exister : sur une terre que nous colonisons chaque jour un peu plus, quelle place pour les animaux ?

    Chaque année, plus de cinquante milliards d’entre eux périssent dans les abattoirs : combien seront-ils demain ?

    A surpeupler le monde, ce n’est pas la vie qui triomphe, mais la mort.

    L’enfant, aujourd’hui, n’est plus un homme en devenir, mais un apprenti- consommateur.

    Ainsi voit-on, dans les supermarchés d’Occident, des caddies minuscules qui leur sont spécialement consacrés.

    De loin, l’image est éloquente : une mère de famille poussant son chariot débordant de victuailles industrielles, produit de la souffrance animale et de l’exploitation terrestre enveloppé dans des couches de plastique, et, trottant à ses côtés, son exact reflet miniature : l’enfant, appelé à devenir à son tour le « client-roi », courant dans les rayons labyrinthiques du grand magasin, où il se perd corps et âme.

    L’absurdité de la condition humaine n’est pas une absurdité de fait.

    Nous fabriquons nous-mêmes l’absurdité en refusant, par notre folie, de donner un sens au monde.

    Nous nous reproduisons alors même que la planète ne nous supporte plus.

    Nous vivons sur une terre qui, par notre faute, est en train de mourir, mais nous continuons d’engendrer, confiants dans le génie d’une espèce qui, pourtant, sème la destruction partout où elle advient, jusqu’à se condamner elle-même.

    Nous sommes en 2010 et bientôt nous serons sept milliards.

    Sept milliards d’hommes et de femmes qui, tous à des degrés divers, exterminent le vivant, saccagent la nature, confisquent la terre aux animaux et ambitionnent de vivre à l’occidentale quand ils n’y sont pas encore parvenus.

    A la fin du siècle, nous serons douze milliards, quand la terre ne peut supporter que 550 millions d’entre nous. Si nous vivions tous comme des Américains, cinq planètes seraient nécessaires.

    Dans une modernité où tout se vend et se jette, parfois sans avoir été consommé, nous ne sommes plus à un monde près : bienvenue dans l’ère kleenex !

    Nous creusons notre tombe avec quel féroce enthousiasme, indifférents aux ravages que nous perpétrons.

    Si nous faisions des enfants pour eux-mêmes et non pour nous, nous n’en ferions pas.

    Si nous désirions réellement le bonheur des « générations futures », pour reprendre la litanie consacrée, nous nous souviendrions de la prophétie de Cousteau : un enfant qui naît aujourd’hui en condamne dix à mourir demain.

    Nous sommes demain.

    A l’heure actuelle, plus d’un milliard de gens souffrent de la faim dans le monde, et plus de trois milliards de problèmes d’approvisionnement en eau potable.

    Le squelette du Sud versus l’obèse du Nord.

    « L’augmentation de la production de nourriture par hectare de terre ne va pas de pair avec l’augmentation de la population, et la planète n’a virtuellement plus de terres arables ou d’eau douce en réserve[1] », nous prévient-on.

    Las !

    Aucune politique antinataliste n’est à l’ordre du jour, et le véganisme, seul mode de vie réellement respectueux des animaux et des humains, n’est adopté que par un nombre dérisoire d’entre nous.

    Pendant ce temps, les signaux d’alerte se multiplient.

    Tous les feux, désormais, sont au rouge.

    Disparition de la biosphère, réchauffement climatique, déforestation, famines, conflits mondiaux… : dans le triste néant qui s’avance, l’explosion démographique a la responsabilité capitale.

    La surpopulation est le danger numéro un qui menace la survie planétaire.

    Pourtant, nous sommes loin d’une prise de conscience : en ce domaine, le tabou est roi.

    Lorsque le désastre aura lieu, il ne faudra pas invoquer la fatalité, ou alors reconnaître qu’elle a notre visage.

    Un monde globalisé caractérisé par la poursuite du profit et l’irresponsabilité dans tous les domaines ne pourra connaître de happy end : nous périrons de notre vanité.

    Méryl Pinque

     


    [1] « Population mondiale, agriculture et malnutrition », David Pimentel, Anne Wilson (trad. World Watch) : http://www.delaplanete.org/Population-mondiale-agriculture-et.html.

    ____

    Article paru dans le magazine Vegmag n° 32 (mai/juin 2010), "Crise, réchauffement, surpopulation... : faut-il encore faire des enfants ?" - http://vegmag.fr/accueil/

    Critique sur le site Démographie Responsable : "Véganisme et démographie" http://www.demographie-responsable.org/surpopulation/demographie/veganisme-demographie-713942.html

  • Marée noire en Louisiane : l'humanité coupable

    1274865946814.jpg

    Mardi 11 mai, les dirigeants de BP et des autres sociétés responsables de la plate-forme Deepwater Horizon sont convoqués devant le Congrès américain. Ils se rejettent la responsabilité de cette catastrophe. Par Cyriel Martin © mv2 / MAXPPP

    1274865954339.jpg

    Mardi 25 mai. À en croire une note diffusée par deux parlementaires américains, le groupe pétrolier BP aurait reconnu une " erreur fondamentale " commise lors de tests menés sur la conduite de forage quelques heures avant l'explosion à l'origine de la marée noire.

    http://www.lepoint.fr/actualites/2010-05-26/maree-noire-un-mois-deja/914/2/1564/33/#newdiapo

    Oil reaches Louisiana shores

    Over one month after the initial explosion and sinking of the Deepwater Horizon oil rig, crude oil continues to flow into the Gulf of Mexico, and oil slicks have slowly reached as far as 12 miles into Louisiana's marshes.

    o05_23507325.jpg

    According to Louisiana Governor Bobby Jindal, more than 65 miles of Louisiana's shoreline has now been oiled.

    o21_23536119.jpg

    BP said it will be at least Wednesday before they will try using heavy mud and cement to plug the leak, a maneuver called a "top kill" that represents their best hope of stopping the oil after several failed attempts.

    o38_23540017.jpg

    Based on low estimates, at least 6 million gallons of crude have spewed into the Gulf so far - though some scientists have said they believe the spill already surpasses the 11 million-gallon 1989 Exxon Valdez oil spill off Alaska as the worst in U.S. history. (39 photos total)