Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

  • Une biopuce pour éviter les tests sur les animaux

    06bf77c1456a5660ab8e5e1389785e4c.jpg

    Des cellules de foie humain sont cultivées dans chacune des alvéoles du DataChip © Moo-Yeal Lee/Rensselaer Polytechnic Institute


    Par Jean-Luc Goudet - Futura-Sciences

    Une start-up américaine, issue d'un centre de recherche, vient de mettre au point un outil miniature pour tester rapidement des produits pharmacologiques et cosmétiques, évitant le recours à des essais sur des animaux.

    Depuis longtemps, on étudie des alternatives aux tests sur les animaux. Pour l'industrie pharmacologique, il s'agit moins de réduire la souffrance d'êtres vivants que de diminuer le coût et la durée des essais toxicologiques. Mais l'industrie cosmétique y est poussée depuis 2004 par la réglementation européenne, qui en limite déjà l'usage. En 2009, l'interdiction sera complète et concernera même les produits importés.

    C'est ce marché que vise d'abord Solidus Biosciences, une start-up créée par des chercheurs de l'Institut Polytechnique Rensselaer (Troy, Etat de New York) et qui a collaboré avec l'université de Californie à Berkeley. L'équipe a mis au point deux biopuces, appelées DataChip et MetaChip, dont l'usage combiné permet des tests fiables. Ces résultats viennent d'être publiés dans la revue Pnas (Proceedings of the National Academy of Sciences).

    « Nous avons développé le DataChip et le MetaChip pour aider à déterminer les deux points clés lors d'une étude de toxicité d'un composé : quel est son effet sur les différentes cellules de l'organisme et comment sa toxicité est modifiée quand ce composé est métabolisé par le corps » explique Jonathan Dordick, l'un des co-auteurs. En effet, même si une molécule n'est pas toxique, ses sous-produits peuvent l'être et la plupart apparaîtront dans le foie, cette usine biochimique qui recycle une grande quantité de molécules.

    Tester aussi les sous-produits issus du métabolisme

    Le DataChip (Data Analysis Toxicology Assay Chip), dont la mise au point est toute récente, est avant tout un ensemble de 1.080 minuscules alvéoles de 20 nanolitres disposées sur une lame destinée à la microscopie optique. Chacune d'elles contient des cellules humaines en culture tridimensionnelle, c'est-à-dire en volume et non sur une surface, ce qui s'approche mieux des conditions d'un tissu vivant.

    Le MetaChip (Metabolizing EnzymeToxicology Assay Chip) avait été réalisé en 2005. Il comprend de minuscules plots sur lesquels sont déposées des enzymes, de celles qui, dans le foie, se chargent de dégrader les molécules. Une fois le composé à étudier réparti sur les plots, les sous-produits nés de sa dégradation apparaîtront peu après. Ce MetaChip reproduit, dans une certaine mesure, le fonctionnement du foie et peut même modéliser des différences individuelles. Il suffit de modifier les doses relatives de toutes ces enzymes. Une même molécule peut en effet conduire à des conséquences différentes selon les personnes. « On est encore loin d'une médecine personnalisée, reconnaît Jonathan Dordick, mais le MetaChip le permettrait. »

    Les deux biopuces peuvent s'utiliser ensemble : quand le MetaChip est appliqué sur le DataChip, les sous-produits du composé apparus sur les différents plots viendront en contact avec les cellules des alvéoles du DataChip et leur effet pourra alors être observé.

    Le test devient alors bien plus rapide et bien moins cher qu'un long essai sur un animal...

    http://www.futura-sciences.com/fr/sinformer/actualites/news/t/biologie-1/d/une-biopuce-pour-eviter-les-tests-sur-les-animaux_14073/

  • The "Chimp Haven is Home Act" is signed into law!

    e0ce09655b6672568ccec4b7eb880870.jpg

    Project R&R reported to you last week that the House and Senate had passed the "Chimp Haven is Home Act" and that it awaited President Bush's signature. The bill was signed into law yesterday by the President, prohibiting all "retired" chimpanzees in federal sanctuary from ever being returned to research. Finally, the original intent of the 2000 CHIMP Act -- to provide permanent protection from research -- has been realized.

    Thank you again to all of our supporters who wrote letters and made calls to their legislators asking for their support of this important legislation. As we move into 2008, we look forward to continuing our shared efforts on behalf of all chimpanzees who remain in U.S. laboratories. 

    *** 

    Project R&R is a campaign of the New England Anti-Vivisection Society (NEAVS)

    333 Washington Street, Suite 850, Boston, MA 02108

    © NEAVS. All rights reserved.

  • Bardot, "La déshumanisation de l’Être"

    babeee6002382f608c8593c5addb8e3b.jpg

    La déshumanisation de l’Être

    Ils partagent avec nous cette vie sur la Terre,
    Depuis la nuit des Temps, ils se cachent et se terrent,
    Ils sont devenus pour nous des produits et pourtant
    Lorsque l’on est seul, c’est vers eux que l’on tend
    Nos cœurs si déçus par l’âpreté humaine
    Et que l’on reçoit en retour la bonté sans la haine.

    Tous ces animaux magnifiques que l’on tue
    Alors qu’on le sait, lorsqu’ils ne seront plus,
    Quand sur la Terre ne resteront que les hommes
    Crées à l’image de Dieu, mais en somme
    Diabolisés par leur désir de destruction inné,
    Ils n’en finiront plus de vouloir s’entre-tuer !

    La planète était belle et harmonieuse
    Tant que la vie n’apporte cette nombreuse
    Humanité barbare et, hélas, tueuse ! 

    Brigitte Bardot, in Nous sommes tous poètes (coll.), Paris, Plon, 2006.

    664c662f4a1c5b57ba8ddaa6d5972775.jpg 
  • Noël : les abattoirs à plein régime/Deuil (inter)national II

    acbcdb5a1af296b964522a9a23d9f350.jpg

    Fêter Noël dans un abattoir, ça vous plairait ?

    Et c’est reparti pour un tour !

    La grande bouffe, le grand massacre, ça va chauffer dans les abattoirs, canards évidés, crustacés ébouillantés…

    Pour nos papilles, pour des traditions religieuses dont seul le mépris pour la vie est réactualisé, c’est à dire rendu à son siècle, nous envoyons au grand massacre des centaines de milliers d’animaux.

    Pour notre bon plaisir. Parce que nous le voulons bien. En plus, on est tout fier de raquer, d’allonger la monnaie, de participer à ce grand cirque, colossale mise en scène gerbante qui tourne autour d’une seule chose : la mort des animaux.

    Je suis incorrigible. Comme ça m’indigne à n’en plus finir, cette farce sanglante, je deviens cynique.

    Et je m’amuse d’un rien.

    Vous vous souvenez de cette vague d’intoxication alimentaire mortelle qui avait frappé ceux qui avaient becqueté un truc immonde qu’on appelle du fromage de tête ? Une préparation charcutière délicieusement enrichie de souches bactériennes qui feraient même crever un surmulot endurci.

    Et bien rebelote cette année, en Loire-Atlantique, avec une autre saloperie comestible, les pieds de porcs.

    Un couple de retraités a consommé ce produit, fabriqué artisanalement (c’est-à-dire que les agents infectieux ont été élevés avec l’amour du terroir).

    Elle est décédée. Lui a été hospitalisé.

    Les lots de cette daube ont été rappelés par respect du principe de précaution.  

    Le philosophe autrichien Helmut F. Kaplan rappelait qu’un non végétarien, européen moyen, au cours de sa vie, est responsable de la mort (et de quelles conditions d’élevage !) de 8 vaches, de 25 lapins, de 390 poissons, de 720 poulets sans compter maints autres animaux.

    Il faut croire que ça l’indiffère totalement.

    Joyeux Noël dans le sang quand même. Enfin… pour ceux qui auront survécu aux pieds de porc et autres museaux persillés.

    http://taomugaia.blog.lemonde.fr/
    ebc8b8c1da4aa17052ae3a5973b8f12b.jpg