Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Vivisection : les défenseurs des animaux critiquent la base de données

L'image “http://i245.photobucket.com/albums/gg59/cuteblanca/vivisection.jpg” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.

L'expérimentation animale est toujours aussi controversée, révèlent deux auditions concernant sa surveillance.

Les défenseurs des animaux critiquent en particulier un projet de banque de données centralisée des expériences sur les animaux.

La Protection suisse des animaux (PSA) réclame cette banque depuis longtemps, rappelle-t-elle dans un communiqué.

Mais le système financé par l'argent du contribuable ne sera pas accessible au public, une «cachotterie incompréhensible» pour la PSA.

Animalfree Research, Médecins pour la protection des animaux en médecine, la Ligue suisse contre la vivisection, la Fondation pour l'animal dans le droit et deux organisations zurichoises sont tout aussi fâchées.

En restreignant à l'extrême l'accès aux données, l'Office vétérinaire fédéral fait obstacle à une meilleure application de la loi sur la protection des animaux et à une meilleure sécurité pour les patients, dénoncent-elles.

La banque permettrait d'éviter les expérimentations superflues, mais les chercheurs ne pourront consulter que leurs propres données.

Même les membres des commissions cantonales sur l'expérimentation animale n'auront pas un large accès aux données alors qu'ils sont légalement obligés de vérifier la nécessité des expériences, s'étonnent les défenseurs des animaux.

Par la voix d'Interpharma, leur association faîtière, les entreprises actives dans la recherche pharmaceutique répondent qu'il est extrêmement important que les données sensibles qui figureront dans la banque soient accessibles à ceux qui y ont droit, mais soient protégées de toute consultation par des tiers.

Interpharma salue d'une manière générale une révision bien ficelée, même si elle déplore quelques contraintes administratives et bureaucratiques superflues.

Instrument de gestion

La Commission d'éthique pour l'expérimentation animale de l'Académie suisse des sciences n'a pas d'objection contre le système d'information prévu.

Les compétences étant clairement définies, la protection, la sécurité des données et les droits d'accès sont garantis à tous les niveau.

Le système permettra d'améliorer la gestion des expériences, estime la commission.

Pour l'Association suisse des vétérinaires cantonaux, une publicité des données ne serait pas souhaitable.

Les informations saisies sont sensibles, rappelle le vétérinaire cantonal neuchâtelois Pierre-François Gobat, président de l'association.

La banque doit rester un instrument de gestion pour les expérimentateurs et les autorités de surveillance cantonales.

Réglementation dispersée

En revanche, la réglementation sur l'expérimentation animale est trop dispersée.

Elle figure dans de multiples endroits de la législation sur la protection des animaux ainsi que dans quatre bases légales.

Cela rend l'application extrêmement compliquée pour les expérimentateurs et pour les autorités de surveillance, dénonce M. Gobat.

Comme lui, le Conseil d'Etat neuchâtelois encourage la réunion de tous les textes dans une seule ordonnance sur l'expérimentation animale.

Le canton n'en estime pas moins que les deux textes en consultation vont indéniablement contribuer à une amélioration progressive de la condition des animaux d'expérimentation.

Source: SDA/ATS

http://www.20min.ch/ro/news/suisse/story/27937196

Les commentaires sont fermés.