"Refuges", ou camps de la mort ?

Ce blog soutient Paule Bonnel dans son combat, qui est aussi notre combat.
Les sièges de la SPA, de PETA US, etc., croulent sous les millions de généreux donateurs.
Cet argent devrait servir à inonder les refuges qui en dépendent.
Or la réalité est bien différente.
Les animaux en bonne santé sont euthanasiés sans cesse et tout le monde se tait.
Il ne suffit pas de combattre les abandons.
Il faut aussi combattre les élevages, professionnels, particuliers ou clandestins, les animaleries et tous les refuges qui ont recours à l'euthanasie, laquelle ne devrait être pratiquée que lorsque l'animal est malade sans espoir de guérison.
L'argent des donateurs devrait être également réparti dans les refuges de chaque région et servir à agrandir les structures d'accueil existantes.
Tel devrait être, du moins, le souci du petit monde de la "protection animale", qui ne saurait en l'état des choses se revendiquer comme tel.
Un refuge devrait être un lieu d'asile pour les milliers d'animaux abandonnés chaque année par les "salauds" et les irresponsables, qui ne voient dans l'animal nonhumain qu'un jouet dont on se débarrasse lorqu'il n'amuse plus, vieillit ou encombre.
Un refuge devrait être un... refuge, où les victimes des abandons, souvent blessées et mutilées, puissent se reposer et se voir adoptées par des familles aimantes et responsables.
Dans la réalité, un "refuge" n'est, bien souvent, qu'un ignoble camp de la mort, et la SPA de Carcassonne n'en est qu'un exemple parmi des dizaines d'autres.
Méryl Pinque

Carcassonne. Polémique. Y a-t-il trop d'euthanasies à la SPA ?
« A la SPA, un chien a 90 % de chances d'être euthanasié plutôt que d'être adopté... ».
Paule Bonnel, une Chaurienne qui lutte pour la cause animale au travers de diverses associations, dénonce aujourd'hui « les euthanasies à outrance qui sont pratiquées sur les chiens du refuge de la SPA de Berriac ».
Cette femme s'appuie sur des exemples précis :
« Jeudi matin, un chien atteint de la lechmaniose a été euthanasié, alors qu'il aurait pu être soigné.
Il y a une semaine, un croisé labrador de 2 ans, Driss, a aussi été euthanasié, tout comme son compagnon de box, un labrador fauve de 2 ans et demi. »
Pour Paule Bonnel, « il y a trop d'euthanasies à la SPA, notamment sur des chiens jeunes, que des associations demandent à récupérer.
Normalement, on est là pour sauver les animaux, pas pour les tuer ! ».
Il n'en fallait pas plus pour faire s'insurger Claudette Armisen, présidente de la SPA carcassonnaise, qui se dit « outrée » par les propos tenus par deux ou trois personnes « qui n'ont même pas le courage de venir au refuge ».
Elle n'écarte d'ailleurs pas l'idée de déposer une plainte à leur encontre « pour diffamation ».
Si elle ne veut pas se prononcer sur le nombre d'euthanasies pratiquées chaque année à Carcassonne, Claudette Armisen se défend par la surpopulation du site de Berriac :
« 499 chiens sont rentrés depuis le début de l'année et 255 ont été adoptés.
Actuellement, nous avons 155 chiens pour 99 places...
Comment voulez-vous faire, quand vous rentrez cinq chiens dans la journée et que vous êtes en manque de places ?
Ce n'est pas ma faute si les gens sont cons !
D'autant plus que nous faisons aussi office de fourrière pour plus d'une centaine de communes.
Notre problème n'est pas unique en France, c'est le quotidien de tous les refuges. »
Refusant la polémique, la présidente de la SPA de Carcassonne invite ses détractrices à venir la rencontrer au refuge :
« Quand on a un différend avec une personne, on s'adresse directement à elle. »