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  • Les rejets médicamentaux menacent la biodiversité

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    L'académie nationale de pharmacie vient de lancer un pavé dans la mare en reconnaissant dans un rapport que des substances médicamenteuses se retrouvent à plus ou moins forte concentration dans l'eau.

    Son de cloche identique pour le Laboratoire d'hydrologie et de molysmologie aquatique (LHMA), spécialisé dans l'étude des pollutions et des polluants, à la faculté de pharmacie de Montpellier pour qui le nombre d'analgésiques, d'antidépresseurs, d'anti-inflammatoires et d'oestrogènes présents dans l'eau est alarmant.

    La biodiversité méditerranéenne et les cours d'eaux seraient même déjà touchés par la contamination des rejets médicamenteux.

    Parmi les conséquences possibles sur la faune et flore, la difficulté des poissons à se reproduire sous l'action des oestrorgènes.

    Les scientifiques constatent déjà une féminisation des poissons mâles dans la Seine et le Rhône.

    Reste que pour le moment, aucune étude épidémiologique n'a été menée sur les risques et dangers des médicaments dans le long terme.

    Le Danemark a toutefois montré que la présence de dérivés hormonaux fait partie des facteurs environnementaux contribuant à l'apparition de malformations urogénitales.

    En tout cas, les solutions pour limiter cette pollution demeurent toujours délicates, d'autant que les stations d'épuration ne peuvent éliminer que 70% des composés.

    Voilà pourquoi le Leem a d'ores et déjà mis en place des groupes de travail avec l'ensemble des parties prenantes.

    Objectif ?

    Optimiser le dispositif de collecte et d'élimination des médicaments non utilisés (MNU). Autre idée venue de Suède : la classification des médicaments en fonction de leur impact sur l'environnement.

    http://www.campagnesetenvironnement.fr/les-rejets-medicamentaux-menacent-la-biodiversite-2327.html

  • Acomplia : Sanofi Aventis, l'un des plus grands vivisecteurs mondiaux, doit retirer son médicament du marché, mais persiste et signe

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    Sanofi-Aventis suspend la commercialisation de l'Acomplia en UE.

    Le laboratoire français a annoncé que les autorités européennes du médicament ont suspendu l'autorisation de commercialisation de l'anti-obésité Acomplia.

    Les temps sont durs pour le médicament anti-obésité de Sanofi-Aventis : l'Acomplia.

    Après avoir été interdit de commercialisation aux Etats-Unis, au motif qu'il pouvait entraîner une augmentation des pensées suicidaires même chez les patients sans antécédents de dépression, Sanofi-Aventis a annoncé jeudi dans un communiqué la suspension temporaire de l'autorisation de mise sur le marché européen, conformément à la recommandation de l'Agence Européenne du Médicament.

    « La vente est interrompue immédiatement dans toutes les pharmacies des 18 pays de l'Union européenne qui le distribuent », a précisé à l'AFP un porte-parole du numéro quatre mondial de la pharmacie.

    Ce médicament est actuellement commercialisé dans 32 pays, dont 14 hors Union européenne.

    Le groupe n'a pas évoqué les raisons de la suspension « temporaire » de ce médicament autorisé en juin 2006, mais il a en revanche indiqué qu'il n'excluait pas de retirer l'Acomplia du marché mondial.

    « Sanofi-Aventis contacte immédiatement les autorités de santé des pays n'appartenant pas à l'Union Européenne, et dans lesquels le produit est disponible, afin de mettre en place des mesures équivalentes à la recommandation de l'EMEA (autorités européennes de santé, ndlr) », a indiqué le laboratoire dans un communiqué.

    Fin août, l'agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps) avait conclu au risque de trouble dépressif lié à la prise de ce médicament, dans un bilan publié à l'issue de la première année de commercialisation.

    Suite à l'annonce de cette suspension sur le marché de l'Acomplia, le titre Sanofi-Aventis a terminé en hausse limitée de à 0,59% à 44,70 euros alors qu'il gagnait plus de 4% avant cette annonce.

    http://www.lefigaro.fr/societes/2008/10/23/04015-20081023ARTFIG00635-sanofi-aventis-suspend-la-commercialisation-de-l-acomplia-.php

  • Corrida : plus de mises à mort à Caissargues !

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    Jacques Becamel, maire de Caissargues, vient de confirmer à Signes du Toro qu’il « interdit désormais toute mise à mort dans les arènes de la commune ».

    Caissargues, petit village situé à une dizaine de kilomètres de Nîmes, est un des lieux emblématiques de la tauromachie française.

    Depuis trente ans, les toreros français s’entrainent dans les petites arènes en bois entourées de platanes. Et l’aficion du sud-est a pris l’habitude d’y célébrer, à la fin de l’automne, un festival pour clore la temporada.

    Comme celui, organisé par "Caissargues et toros", qui devait se dérouler dimanche prochain.

    « Ça fait huit ans qu’on organise avec succès ce festival, rappelle Gismonde Pélicier, la responsable du club. On a toujours soigné les choses, les arènes sont décorées, on travaille énormément, et il n’y a jamais eu aucun problème… »

    Jusqu’à l’an dernier, où les services vétérinaires, lors d’une visite, ont constaté un manque d’installations adéquates pour accueillir les toros après la mise à mort.

    Un courrier est envoyé à "Caissargues et toros", qui s’engage à trouver une solution. Et qui la trouve. Malgré le surcoût généré, toutes les carcasses partiront à l’équarrissage à Beaucaire.

    Mais le 24 septembre dernier, Gismonde Pélicier reçoit une lettre du maire, qui lui annonce son intention de confirmer l’arrêté municipal pris au début de l’été, interdisant toute mise à mort sur le territoire de la commune.

    Arrêté voté quatre jours plus tard en Conseil municipal.

    « Les installations ne sont pas conformes, nous réaffirme aujourd’hui Jacques Bécamel. Le dépeçage des bêtes se fait dans la rue, sous le regard des passants. Il manque un laboratoire digne de ce nom. Les arènes sont trop petites pour qu’on puisse en installer un, même de façon provisoire. »

    Mais monsieur Becamel assure qu’il n’est pas opposé à la tauromachie espagnole :

    « Je suis un enfant du pays. Je vois des courses camarguaises et des corridas depuis toujours. J’étais d’ailleurs à la finale de Graine de Toreros l’autre jour à Saint-Gilles. Et le week-end prochain, il y aura un festival taurin à Caissargues. Mais sans mise à mort ! »

    Effectivement, les aficionados practicos, dont on ignore la réaction à cette interdiction, organisent ce week-end leur capea dans les arènes.

    Jacques Becamel ne veut rien savoir de la solution proposée par "Caissargues et toros", et acceptée par les services vétérinaires. Pour lui, même en matière de tauromachie, l’avenir est à l’intercommunalité.

    « Puisque nous sommes déjà regroupés, je suggère qu’une ou deux communes de l’intercommunalité se spécialisent en quelque sorte pour recevoir des spectacles taurins avec mise à mort. On peut imaginer, par exemple, que ce rôle reviendrait à Saint-Gilles ou à Marguerittes. Ce n’est qu’une suggestion, ce n’est pas à moi de décider. »

    Alain Montcouquiol, qui a contribué avec son frère Nimeño II, à faire de Caissargues le lieu historique de la tauromachie française, est un peu triste :

    « Les arènes de Caissargues, ça a été le premier lieu à usage exclusif pour les toreros français. A l’époque, il n’y avait ni périphérique, ni autoroute, et on partait à pied pour s’entrainer là-bas sous les platanes !... Mais je crois me souvenir qu’on a donné le nom de mon frère à ces arènes. Alors sans vouloir polémiquer, si tout ça se confirme, je trouve que ce serait la moindre des choses que le maire fasse dévisser la plaque… »

    Mais il est bien possible que cette histoire vétérinaire, ces précautions de santé publique, cachent aussi certaines arrières pensées politiques.

    Après tout, madame Pélicier est aussi l’épouse du concurrent de Becamel aux dernières élections municipales.

    Devant la position inflexible du maire, "Caissargues et toros" étudie donc une délocalisation du festival. On parle de plus en plus de la commune voisine de Rodilhan, qui serait semble-t-il enchantée d’accueillir ce rendez-vous des aficionados. Et de la date du 8 et 9 novembre prochain.

    La conférence de presse convoquée ce vendredi à 11 heures à la mairie de Rodilhan devrait confirmer toutes ces informations.

    (Enquête Jean-Michel Mariou et Joël Jacobi, sur une alerte d’Isabelle Dupin)

    http://signesdutoro.france3.fr/index.php?page=article&numsite=1148&id_article=4862&id_rubrique=1253

  • EBay bannit l'ivoire

    http://psdblog.worldbank.org/photos/uncategorized/2007/05/02/ebay.jpg

    Le magasin en ligne de ventes aux enchères EBay interdira la vente de produits de l'ivoire sur son site Web à compter de décembre prochain dans le but de protéger les éléphants africains et asiatiques.

    La nouvelle politique de la compagnie ne sera toutefois appliquée qu'à partir du premier janvier 2009.

    « Nous ne pouvons nous assurer que l'ivoire en vente sur EBay répond aux règlements complexes qui en gouvernent la vente », a expliqué Richard Brewer-Hay, le blogueur officiel de la compagnie sur son site EBay Ink.

    « La décision d'EBay de se laver les mains du commerce de l'ivoire, un commerce incontrôlable et taché de sang , est admirable et devrait être un exemple pour les autres », a pour sa part commenté Teresa Telecky, de la Humane Society International dans un communiqué.

    Ce n'est pas la première fois qu'EBay réglemente la vente de l'ivoire, puisque celle-ci avait été interdite entre les usagers de deux pays différents l'année dernière.

    EBay permettra toutefois la vente d'antiquités qui contiennent de petites quantités d'ivoire, comme une table avec des incrustations ou un piano avec des touches d'ivoires. Les objets doivent toutefois avoir été produits avant 1900.

    Les objets contenant beaucoup d'ivoire, comme un jeu d'échec, des broches d'ivoire et des bijoux en ivoire, ne seront par contre pas tolérés, peu importe l'année de fabrication.

    par Maxime Johnson

    http://techno.branchez-vous.com/actualite/2008/10/ebay_bannit_livoire.html

  • Baisse inquiétante de la biodiversité dans les zones humides de l'Est méditerranéen (étude) (Le Monde)

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    La biodiversité est en diminution inquiétante dans les zones humides de l'est de la Méditerranée depuis les années 1970 alors qu'à l'ouest, les mesures de protection environnementales portent leurs fruits, selon une étude de la Fondation scientifique Tour du Valat.

    En terme d'évolution de la biodiversité, "la situation continue à se dégrader à l'est de la Méditerranée et en mer Noire. Ce constat est inquiétant car les effectifs de nombreuses espèces s'y trouvent concentrés", indique l'étude, dont l'AFP a obtenu copie lundi, effectuée dans le cadre du programme MedWet de préservation des zones humides méditerranéennes (lacs, marais, marécages...).

    Par Est de la Méditerranée, l'étude désigne Israël, le Liban, la Syrie, Chypre, l'Egypte, la Libye, la Turquie, la Grèce et les pays des Balkans.

    "Plusieurs espèces dont les bastions se trouvaient jusqu'à présent dans l'est de la Méditerranée ont vu leurs effectifs se réduire considérablement à la fin du XXe siècle", remarque l'auteur de l'étude, Thomas Galewski, docteur en biologie de l'évolution et écologie.

    Parmi les victimes: l'ibis falcinelle ou la sarcelle marbrée.

    En Israël, un petit crapaud présent uniquement dans cette région du monde (le Discoglosse à ventre noir) a totalement disparu à cause de l'assèchement d'une zone autour du lac d'Hula, a précisé à l'AFP M. Galewski.

    En Grèce, l'assèchement complet du plus grand lac d'eau douce (lac Karla), transformé en plaine agricole dans les années 1960 a privé plus de 430.000 oiseaux de leur zone d'hivernage.

    http://www.lemonde.fr/web/depeches/0,14-0,39-37347977@7-50,0.html