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  • Corrida : Guullaume Durand entre censure et copinage

    http://www.gala.fr/var/gal/storage/images/media/images/actu/photos_on_ne_parle_que_de_ca/guillaume_durand_papa/603672-1-fre-FR/guillaume_durand_papa_reference.jpg

    Chers amis de combat,

    Vous savez sans doute déjà que France 2 a enregistré hier soir un débat sur la tauromachie dans le cadre de l'émission "L'objet du scandale" de Guillaume Durand.

    Cette émission sera diffusée le dimanche 5 avril à 16h10 sur France 2.

    En l'occurence, "l'objet du scandale", c'est plutôt l'absence totale d'éthique de la part de Guillaume Durand...

    Ce dernier a d'abord invité Christian Laborde pour défendre le point de vue des abolitionnistes, ce qui était une excellente nouvelle.

    Christian a accepté l'invitation et a ensuite été déprogrammé à la demande des pro-torture.

    QUELLE HONTE !!!

    On comprend mieux la situation quand nos amis présents hier soir sur le plateau d'enregistrement ont pu constater le degré d'intimité de Guillaume Durand avec le monde de la mafia tauromachique : tutoiement et bises de rigueur.

    Et on assiste alors sur une chaîne du service public à une pratique bien étonnante : le monde des tortionnaires des arènes récuse les interlocuteurs dont ils ne veulent pas...

    Avec la bénédiction du responsable de l'émission !

    Christian Laborde, auteur d'un pamphlet qui dénonce les pratiques de cette petite mafia très organisée et très bien relayée a tout notre soutien.

    Son livre sortira le 9 avril en librairie : Corrida Basta !

    A ne pas manquer!

    Mais je laisse le soin à Luce Lapin, journaliste à Charlie Hebdo et porte-parole nationale du CRAC Europe, de vous présenter cette étonnante soirée d'hier !

    MERCI A TOUTES ET A TOUS DE REDIFFUSER CE MESSAGE AU MAXIMUM.

    Dès la diffusion de l'émission dimanche après-midi, en fonction du résultat du montage, nous prévoyons une action que nous souhaitons la plus large possible !

    Nous vous tiendrons bien entendu informés.

    Bien à vous,

    Jean-Pierre Garrigues
    Vice-Président du CRAC Europe
    www.anticorrida.com

    ========================================

    Bonjour à tous,

    L'enregistrement de « L'objet du scandale », présenté par Guillaume Durand et dont le thème était la tauromachie, a eu lieu le 31 mars dans les locaux de France 2 (Paris XVe).

    Notre amie Élisabeth Hardouin-Fugier, historienne de l'art et auteure, entre autres œuvres, de L'Histoire de la corrida en Europe du XVIIIe au XXIe siècle (éditions Connaissances et Savoirs), faisait partie, avec Laurent Baffie, Marie-Claude Bomsel, vétérinaire, Francis Lalanne et Bernard Maris, mon confrère économiste « Oncle Bernard » de Charlie Hebdo, des cinq invités défendant notre cause.

    Ils étaient face à Simon Casas, directeur des arènes de Nîmes, Marie Sara, ex-torera à cheval aujourd'hui éleveuse de taureaux « de combat », comme elle dit, Philippe Caubère, théâtral théâtreux, André Viard, ex-torero, qui se glorifie de peindre avec le sang des taureaux, et le philosophe Francis Wolff, auteur de Philosophie de la corrida.

    Sans oublier le jeune torero Julien Lescarret et sa démonstration pathétique, avec Jérôme Bonaldi, non moins désolant, dans le rôle du taureau.

    De notre côté, un petit bonus inattendu en fin d'émission : Pierre Sterckx, professeur et critique d'art.

    J'étais dans le public.

    Certains anticorrida ont auparavant fait l'objet d'une censure.

    Christian Laborde, auteur de Corrida basta !, à paraître aux éditions Robert Laffont le 9 avril, dont la venue était programmée (il avait été invité officiellement !), fut ensuite récusé par… André Viard, qui s'est également permis de refuser la présence de Claire Starozinski, fondatrice de L'Alliance Anticorrida, en menaçant les organisateurs de ne pas participer à l’émission, et cela valait également pour ses amis, si les invités ne lui convenaient pas.

    Même traitement pour Jean-Pierre Garrigues, vice-président et trésorier du CRAC Europe, qui souhaitait témoigner en tant qu'enseignant du prosélytisme des aficionados il y a quelque temps à l'intérieur même de son établissement : le prof a écopé d'un 0 sur 20.

    Curieux plateau, fortement constitué par ceux-là mêmes qui prônent et pratiquent la torture tauromachique, avec la complicité totale de Guillaume Durand.

    Élisabeth Hardouin-Fugier et moi étions bien pessimistes.

    La question de boycotter l'émission s'était bien évidemment posée.

    Mais laisser les aficionados occuper le terrain, sans même faire entendre notre voix, celle des taureaux et des chevaux, qui n'ont que la nôtre pour dénoncer leur souffrance, ne nous a pas paru à la hauteur de notre engagement dans ce combat.

    Pas question de « se dégonfler ».

    Fi des critiques, passées ou à venir, nous y sommes allées. Et nous avons drôlement bien fait.

    Car ce plateau qu'on redoutait s'est révélé des plus efficaces, sans concession aucune envers les représentants de cette barbarie indigne de notre XXIe siècle.

    Des manifestants de la FLAC (Fédération des luttes pour l’abolition des corridas) ont à juste titre protesté contre cette censure devant France Télévisions et ont hué à leur arrivée Caubère, Casas et Marie Sara, qui nous a dit, dans les coulisses, s’être sentie agressée.

    Mais moins que les quelque 1 000 taureaux qu'elle a annoncé avoir massacrés, tellement moins…

    L'émission sera diffusée sur France 2 dimanche 5 avril à 16 h 10.

    D'ici là, des interventions auront été coupées au montage.

    On verra ce qu'il en restera.

    Et on agira en conséquence, dans le cadre d’une action que nous vous proposerons.

    Merci à vous d'y participer avec nous.

    En primeur, quelques phrases que j'ai relevées :

    « J'ai été chasseur, pêcheur, maintenant, je suis torero. J'aime les animaux » (Julien Lescarret).

    « Le taureau en mourant nous signifie que nous sommes mortels. On est dans un phénomène de transfert au point de vue analytique » (Simon Casas, dans un transfert de philosophie de bas étage).

    « Grâce aux bêta-endorphines, quand il y a blessure, la douleur est annihilée à l'instant » (André Viard).

    « C'est faux, cette étude n'est pas validée scientifiquement » (Marie-Claude Bomsel).

    « J’aime mes bêtes » (Marie Sara, parlant des taureaux de son élevage).

    « Je ne crois pas qu'on a besoin de la mort pour aimer la vie, et je ne crois pas que la corrida rendra le monde meilleur. C’est pas beau de tuer, c’est dégueulasse de tuer » (Francis Lalanne).

    « On a le droit de tuer un animal pour la beauté du geste » (Philippe Caubère).

    « La corrida, c'est l'alliance du supplice et de la mise à mort. Cette bête ne peut pas répondre, elle peut juste réagir. Ce n'est pas de l'art » (Pierre Sterckx).

    « Je vais arrêter l’émission ! » (Guillaume Durand, à trois reprises, qui n’en peut apparemment plus… ou du moins fait semblant).

    Ah, je voulais vous dire ! Je n'ai pas de sang sur les mains. J'ai refusé, dans les coulisses, de serrer celle de Simon Casas, accompagné de Marie Sara, qu'il me tendait. Mais je reconnais m'être présentée :

    « Luce Lapin, Charlie Hebdo, porte-parole nationale du CRAC Europe, Comité radicalement anticorrida. »

    Bien chaleureusement à tous,

    Luce Lapin

  • "The World Without Us (Homo Disparitus)" : le livre d'Alan Weisman intéresse la Fox

    http://www.yume.co.uk/wp-content/uploads/2008/12/world-without-us.jpg

    Un Monde sans humains pour la Fox

    La Fox vient d'acquérir les droits du documentaire d'adaptation cinématographique de The World Without Us (Homo Disparitus) pour en faire un long-métrage que pourrait réaliser Francis Lawrence (Je suis une légende), a annoncé The Hollywood Reporter.

    Après s'être intéressé au seul humain de la planète avec Je suis une légende, Francis Lawrence pourrait s'attaquer à l'absence totale de l'humanité avec l'adaptation de The World Without Us (Homo Disparitus) d'Alan Weisman.

    Ce documentaire (il ne s'agit pas d'une ouvre de fiction mais d'un essai) est disponible en France chez Flammarion.

    En voici la présentation de l'éditeur :

    La nature reprendrait- elle ses droits ? Combien faudrait-il d'années au clin pour retrouver son niveau d'avant l'âge industriel ? Qu'adviendrait- il des réacteurs de nos centrales ? Quels animaux prospéreraient et quelles race s'éteindraient ?...

    Ces questions, et beaucoup d'autres - des plus sérieuses aux plus saugrenues -, sont celles que le journaliste Alan Weisman plusieurs fois primé pour ses reportages (The New York Times Magazine The Atlantic Monthly, Discover), nous invite à explorer.

    Parcourant les cinq continents, convoquant de nombreux experts - climatologue botanistes, spécialistes de l'écologie, architectes, géographes... - il nous offre ici un passionnant reportage - où la réalité dépasse la (science) fiction.

    La Fox, attirée par l'idée de départ, ne compte pas en faire un documentaire.

    Le film pourrait par exemple montrer comment l'humanité a disparu de la surface du globe.

    Le studio espère pouvoir confier l'écriture du scénario à Mark Protosevich (The Cell, Thor, Je suis une légende) avant que celui-ci s'attaque à Old Boy que devrait réaliser Steven Spielberg.

    Et si l'humanité disparaissait du jour au lendemain, quelles traces laisserions- nous ?

    Alan Weisman décrit la désintégration progressive des restes de notre civilisation.

    Le plus durable n'est pas le plus évident.

    Et on ne le devinera pas sans de gros efforts de perspective historique.

    Homo disparitus frappe plus que le titre original (Le monde sans nous) mais relève du mensonge : dans le monde que décrit l'essai d'Alan Weisman, il ne reste aucun membre du groupe homo.

    La cause possible de notre anéantissement soudain n'est pas creusée et reste en exercice au lecteur, il suffit que l'apocalypse nucléaire ne vitrifie pas la planète.

    La disparition des traces de l'homme progresse crescendo : si le chapitre 2 s'étend sur la décrépitude en quelques décennies de simples maisons sous le coup des cycles gel-dégel, des spores, et d'entreprenantes racines, l'effondrement rapide d'un New York tributaire des pompes qui protègent son sous-sol suit vite.

    Un passage sur les masses monstrueuses de plastique non biodégradables que nous laisserons derrière nous précède un résumé assez apocalyptique de ce qui attend la ribambelle de barrages, raffineries et centrales nucléaires réparties sur la planète.

    Le final s'étend sur ce qui témoignera le plus longtemps de notre civilisation : des statues de bronze parfois déjà millénaires, des grottes et tunnels, les montagnes que nous avons façonnées (mont Rushmore ou collines décapitées pour leur charbon), les ondes et quelques sondes qui ont quitté la Terre voire le Système solaire.

    Mais la description jouissivement morbide de la déliquescence de notre civilisation est une partie relativement maigre.

    La perspective historique semble plus lourde au premier abord : Weisman s'étend longtemps sur la conquête de l'Amérique par l'homme, l'écosystème de Manhattan avant la ville, les troglodytes turcs, l'histoire des engrais, celle du canal de Panama, l'effondrement de la civilisation maya, les avicides perpétrés plus ou moins volontairement par l'homme par sa seule présence, etc.

    Cependant, ce n'est pas vain, le passé nous renseigne sur ce que sera le futur.

    En effet, des villages abandonnés retournés à la forêt primitive existent déjà : j'ai bien aimé le passage où un pommier au sein d'une forêt de chênes indique une ancienne habitation proche avalée par la forêt en quelques siècles ; après tant de temps il ne restera d'ailleurs de villes entières que les bouches d'incendie en fonte et des canettes d'aluminium.

    Nous pouvons même étudier en temps réel la déliquescence de Pripiat la radioactive ou de Varosha à Chypre, deux cités fantôme encore debout mais où le travail de sape végétal a commencé.

    Une autre leçon du passé est la description comparée de l'action de l'homme préhistorique en Amérique (où la mégafaune a disparu) et en Afrique (où l'homme cohabite avec l'éléphant), obtenant des paysages très différents au final.

    Si le super-prédateur qu'est l'homme disparaît, le paysage changera à nouveau, même dans les contrées encore rurales.

    (Voir comme exemple la réintroduction du loup dans le parc de Yellowstone qui en a modifié paysage et écosystème.)

    La question de ce qui restera après nous pose immédiatement celle de ce qui est déjà détruit ou en voie de l'être, ou des destructions visibles que laissera notre civilisation.

    Un des passages les plus effrayants, car décrivant une catastrophe en cours concerne le plastique : il se fragmente mais les bactéries sont encore incapables de le dégrader, et ses morceaux de plus en plus minuscules finissent par étouffer des espèces de plus en plus
    petites.

    L'océan est un vaste dépotoir où flotte des millions de sacs, bouteilles.. . jamais dégradés.

    Moins tragique, Weisman évoque les espèces animales qui nous regretteront : nos parasites (poux...), les cafards qui ne passeront plus d'hiver au chaud, les rats qui n'auront plus nos déchets, et devront se battre avec tous les chats redevenus sauvages...

    Le signet fourni avec le livre contient une échelle temporelle égrenant la disparition de nos traces :

    a.. 2 jours après la disparition : sans stations de pompage, l'eau commence à saper New York par son métro ;

    b.. à 7 jours, l'arrêt de nombre de génératrices de secours dans diverses centrales et installations chimiques fait débuter les feux d'artifices nucléaires et les pollutions massives ;

    c.. dans les décennies qui suivent, les immeubles sans entretien ni chauffage disparaissent sous les assauts de la végétation, les mouvements du sol, les cycles gel-dégel ; les légumes et plantes que nous connaissons redeviennent sauvage ;

    d.. au bout de quelques siècles, les ponts les plus solides ont trop rouillé pour tenir (les plus récents et « optimisés » s'effondrent les premiers), les barrages cèdent tous, les fleuves retrouvent leur cours naturel, des deltas se remplissent ; les forêts ont effacé la présence humaine dans la plupart des endroits ;

    e.. les millénaires suivants éradiquent les traces visibles au-dessus du sol (notamment si les glaciations reviennent et broient tout) ;

    f.. après 100 000 ans, le CO2 que nous avons injecté dans l'atmosphère aura enfin été digéré par Gaïa ;

    g.. dans le million d'années qui suit devraient disparaître le plutonium et le plastique digéré (enfin) par les microbes ;

    En dernier recours, notre civilisation laissera un joli stock d'uranium 238 qui sera encore là quand la Terre disparaîtra, et pas mal de saletés genre PCB ou objets en fonte ou bronze qui se retrouveront peu à peu compressés dans des strates géologiques.

    http://www.fantasy.fr/articles/view/9055/un-monde-sans-humains-pour-la-fox

    http://img.dailymail.co.uk/i/pix/2007/07_01/treesDM_468x461.jpg

  • Vivisection : courrier de Droits des Animaux au ministère de la recherche

    L'image “http://droitsdesanimaux.net/pression/courriers/missive_anti_vivisection_recto_small.jpg” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.

    En 2008, nous avons interpellé la ministre de la recherche sur la question de l'expérimentation animale,torture financée en grande partie par l'État français avec nos impôts.

    À ce jour, nous n'avons reçu aucune réponse à nos courriers, ce qui en dit long sur le désintérêt des pouvoirs publics concernant les souffrances des animaux, considérés comme du "matériel de laboratoire".

    Nous vous invitons à exiger avec nous la réponse qui est légitimement due aux citoyens sur ces points :

    • Nous voulons savoir le chiffre des sommes allouées respectivement à l'expérimentation animale et aux méthodes substitutives. On n'ose pas nous le communiquer, tant le fossé entre les deux est choquant : les sommes allouées à la torture des animaux est extravagant, se comptant en dizaines de millions d'euros, tandis que ce qui est affecté aux méthodes substitutives est dérisoire, voire inexistant.

    • Nous voulons la mise en place d'un plan massif en faveur des méthodes substitutives, chiffré et daté. Est-il normal que des associations comme Antidote Europe en soit réduit à quémander auprès du public de quoi financer la mise au point de méthodes substitutives, qui permettront d'épargner des millions de vies animales et de sauver des vies humaines, alors que dans le même temps on engraisse les tortionnaires d'animaux ? Qu'on le dise alors ! Les 85 % de Français qui considèrent que l'expérimentation animale doit être remplacée par les méthodes substitutives attendent une réponse !

    • Et bien entendu l'abolition de l'expérimentation animale, même si nous ne nous leurrons pas sur le manque de courage politique de nos décisionnaires.

    Vous pouvez soit nous commander gratuitement la carte postale (frais de port à votre charge), soit imprimer notre missive (co-signée par des associations engagées contre l'expérimentation animale), la faire remplir autour de vous et l'envoyer à l'adresse figurant au verso, merci.

    http://droitsdesanimaux.net/pression/courriers/ministre_recherche.php

    http://droitsdesanimaux.net/pression/courriers/missive_anti_vivisection_verso.jpg

  • La soie végane existe !

    http://farm1.static.flickr.com/181/438381872_10f9d51974.jpg

    Halte au massacre des vers à soie !

    01.04.2009 | Outlook Traveller

    Saviez-vous qu’il faut tuer 15 vers à soie pour produire 1 gramme de cette précieuse étoffe ?

    Un élégant et chatoyant sari en soie coûte la vie à 50 000 de ces malheureuses créatures.

    Si l’on voit les groupes de défense des droits des animaux protester contre l’utilisation de produits en cuir, on les entend plus rarement s’indigner contre les méthodes de la sériciculture.

    Dans ce grand silence toutefois, une petite voix s’élève.

    A Hyderabad, en Inde, après des années de recherche, Kusuma Rajaiah produit de la soie sans sacrifier un ver.

    Responsable technique chez APCO, une coopérative de tisserands, c’est dans les années 1990 qu’il commence à travailler sur des soieries respectueuses des animaux.

    La soie provient du cocon du ver à soie, le Bombyx mori.

    Dans l’industrie de la soie, on ébouillante les cocons de dix jours à la vapeur ou dans l’eau bouillante, avant l’éclosion du papillon.

    La soie est censée être plus fine à ce stade.

    Si on laisse les cocons s’ouvrir naturellement à une extrémité pour libérer le papillon, on perd la continuité de la fibre.

    Encore que.

    M. Rajaiah achète des cocons qu’il cultive dans de grands paniers en osier, dans sa résidence d’Hyderabad, dans le sud de l’Inde.

    Au bout de huit à dix jours, les papillons apparaissent et percent leur enveloppe jaune.

    “Les papillons adultes ont une espérance de vie de quatre jours, pendant lesquels ils s’accouplent et meurent naturellement”, explique-t-il.

    Les cocons percés sont dévidés, et l’on tisse le fil ainsi obtenu.

    “Tous mes tissus sont fabriqués à la main sur des métiers à tisser et font vivre plusieurs familles de tisserands.”

    Cette soie respectueuse de l’environnement a été brevetée l’an dernier.

    Si elle n’a pas tout à fait l’éclat de la soie traditionnelle, elle est très confortable, tombe mieux et ne se froisse pas.

    En l’honneur de Gandhi, Kusuma Rajaiah l’a baptisée ahimsa [concept religieux prônant la non-violence et le respect de la vie].

    http://www.courrierinternational.com/article/2009/04/01/halte-au-massacre-des-vers-a-soie

  • Vivisection : une directive européenne traîne loin derrière la science moderne

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    Communiqué de presse

    Une directive européenne traîne loin derrière la science moderne Perpignan (France), le 30 mars 2009.

    En vue du vote de la commission Agriculture du Parlement européen sur la révision de la directive encadrant l'utilisation d'animaux dans la recherche biomédicale et la toxicologie, Antidote Europe (http://www.antidote-europe.org) a envoyé la lettre ci-dessous aux parlementaires, demandant instamment que soit privilégiée une approche selon le "poids des preuves" pour choisir les méthodes de toxicologie les plus modernes et fiables.

    Contact médias : Claude Reiss (33 (0)4 76 36 35 87) ; André Ménache (33 (0)4 68 80 53 32)

    Retrouvez ce communiqué sur notre site : http://www.antidote-europe.org/cp30mar09_fr.htm

    ***

    Cher Membre du Parlement européen,

    Nous voudrions porter à votre attention les points ci-dessous, avant le vote de la commission AGRI le 31 mars 2009 et le vote en séance plénière en mai 2009 sur la révision de la directive européenne 86/609/CEE.

    Objet : application de la Directive 86/609/CEE, du règlement REACH 1907/2006 et des réglementations et directives européennes existantes mentionnant les 3Rs.

    Bien que le but annoncé de la Directive 86/609/CEE soit la protection des animaux utilisés à des fins expérimentales et scientifiques, son objectif ultime est la préservation de la santé humaine.

    Le principe fondamental des 3Rs (raffinement, réduction, remplacement) est le thème dominant de cette directive.

    Toutefois, le concept des 3Rs est un anachronisme et ne permet pas de rester en accord avec le progrès ni l'excellence scientifiques.

    L'ancien directeur du Centre européen pour la validation des méthodes alternatives (CEVMA), le professeur Thomas Hartung, a été cité dans la revue Nature disant que les tests sur animaux utilisés depuis de décennies pour évaluer le risque pour l'homme sont "tout simplement de la mauvaise science" (1).

    Plusieursde ces tests sur animaux continueront à être effectués selon la Directive 86/609 révisée, derrière l'écran de fumée des 3Rs.

    De plus, la Commission européenne (CE) a dressé des barrières contre l'acceptation de méthodes scientifiques au lieu de faciliter leur soumission à sa propre autorité compétente, le CEVMA.

    L'approche incohérente de la CE est particulièrement regrettable en ce qui concerne le règlement REACH 1907/2006, selon lequel l'empoisonnement réglementaire de millions d'animaux sera préféré à des méthodes de toxicologie modernes -comme la toxicogénomique.

    La CE ne semble comprendre ni l'importance ni l'urgence de mettre en oeuvre ces méthodes (2).

    Etant donné les avantages indiscutables de la toxicogénomique par rapport aux tests sur des animaux, dont la pertinence pour l'espèce humaine, la rapidité et le faible coût, il est rassurant de savoir que cette technologie a été introduite dans le règlement REACH par un vote du Parlement européen il y a trois ans, mais il est étrange qu'elle ne soit pas appliquée.

    Validation par l'approche du poids des preuves

    D'après un ancien directeur du CEVMA, il "n'est pas toujours nécessaire, ou même possible, de mener une étude pratique en laboratoire pour établir la validité de tests ou de stratégies de tests.

    Une approche selon le poids des preuves vise à utiliser des informations déjà disponibles dans une évaluation structurée, systématique, indépendante et transparente" (3).

    Par exemple, l'article 1.2 de l'annexe XI du règlement REACH 1907/2006 permet de soumettre des méthodes sans animaux, en se basant sur une approche de "poids des preuves" :

    "Le recours à des méthodes d'essai nouvellement mises au point, mais ne figurant pas encore parmi les méthodes visées à l'article 13, paragraphe 3, ou à une méthode d'essai internationale reconnue comme équivalente par la Commission ou par l'Agence, peut fournir des éléments de preuve suffisants pour permettre de conclure qu'une substance possède ou non une propriété dangereuse particulière.

    Quand des éléments de preuve suffisants sont disponibles pour confirmer l'existence ou l'absence d'une propriété dangereuse particulière :

    - il y a lieu de renoncer à des essais supplémentaires sur des animaux vertébrés en ce qui concerne la propriété en cause,"

    Il est essentiel que la version révisée de la Directive 86/609/CEE incluse une clause similaire à celle de REACH citée ci-dessus, de façon à permettre que les méthodes scientifiques modernes soient mises en œuvre dans un délai minimum, pour la préservation de la santé humaine.

    Antidote Europe est une association à but non lucratif créée par des scientifiques et des chercheurs oeuvrant pour des méthodes de recherche biomédicale véritablement scientifiques.

    Nous serions heureux de fournir toute information complémentaire.

    N'hésitez pas à nous contacter.

    Bien respectueusement,

    Claude Reiss

    Président d'Antidote Europe

    Ancien directeur de recherche au Centre national de la recherche scientifique (CNRS, France)

    André Ménache

    Directeur d'Antidote Europe

    Docteur vétérinaire

    Références :

    (1) Nature 438, 144-146 (10 November 2005)

    (2) http://www.antidote-europe.org/plainte_fr.htm

    (3) Balls M, Combes R. ALTEX 2006; 23 Suppl: 332-5. Validation via Weight-of-Evidence Approaches.)

  • Elevage : le marché d’Ussel incendié, émotion dans la filière viande

    http://www.blog4ever.com/blogfichiers/232964/boximages/232964081006061509.gif

    Un véritable commando s'est attaqué au site du marché au cadran d'Ussel (Corrèze) et a incendié dans la nuit de samedi à dimanche la majorité des bâtiments.

    Lieu de cotation de référence de la race limousine composé d'espaces de vente, d'un ring d'exposition pour animaux, d'un restaurant, le marché a été la cible d'un groupe organisé, venu mettre le feu avec carburant et pneus usagés.

    Une quarantaine de pompiers ont dû lutter d'arrache pied pour circonscrire le sinistre et l'empêcher de se propager alentour.

    L'incendie n'a fait aucune victime.

    L'intention criminelle ne fait aucun doute, les enquêteurs ayant découvert des indices cohérents laissant supposer une participation humaine.

    Une signature a même été relevée sur les murs, désignant l'ALF (Animal Libération Front) organisation extrémiste de protection animale connue pour ses méthodes souvent spectaculaires.

    Cet indice ne semble pour autant pas pris au sérieux par la direction du marché.

    Les utilisateurs, consternés, s'interrogent sur les mobiles d'une telle action.

    Une vente en extérieur devrait néanmoins avoir lieu mercredi prochain, aux abords des ruines du marché.

    L'enquête a été confiée au SRPJ de Limoges et au commissariat local.

    Le procureur de la République était présent aujourd'hui sur place.

    http://www.lequotid ienlesmarches. fr/le-marche- d-ussel-incendie -emotion- dans-la-filiere- viande-art209071 -23.html