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  • "Pauvre Che Guevara" (Gary Francione)

    http://membres.lycos.fr/guevara/photos/che302sa.jpg

    Chères collègues et chers collègues,

    Bien que je sois opposé à toute violence et que, par conséquent, je n’approuve pas la violence à laquelle a eu recours Ernesto « Che » Guevara pour libérer Cuba de l’emprise du dictateur cubain appuyé par les É.U. Fulgencio Batista, je trouve qu’il est profondément triste de voir la dernière campagne de PETA où la petite-fille du Che, Lydia Guevara, pose à demi nue dans une annonce de la campagne de PETA qui fait la promotion de la « révolution végétarienne ».

    Cette annonce banalise la lutte pour la justice sociale en laquelle le Che croyait et pour laquelle il a donné sa vie.

    Pouvez-vous imaginer Che Guevara « se mettre nu pour la libération plutôt que d’être une marionnette pour les É.U. ? ».

    Non, bien sûr que non.

    En 2007, PETA sortait son State of the Union Undress, un vidéo montrant une femme faisant un strip-tease complet « pour les animaux » qui se terminait sur une citation du Dr. Martin Luther King.

    Dans mes commentaires à propos du vidéo de PETA, je disais :

    Le fait que PETA considère qu’il est approprié de terminer l’enregistrement vidéo d’un strip-tease par une citation de Martin Luther King à propos des injustices est une indication supplémentaire nous permettant de conclure que PETA est prêt à banaliser n’importe quoi et n’importe qui dans le cadre de ses efforts acharnés pour se promouvoir lui-même.

    PETA devrait peut-être se souvenir que Dr. King a fait avancé de manière significative la cause de la justice en se servant de l’intelligence, de la ténacité, de la dignité et du courage, sans jamais se dévêtir pour gagner des droits civils ou utiliser les moyens sensationnalistes et vulgaires qui sont devenus la marque de commerce de PETA.

    Voilà le problème avec les tentatives pathétiques de PETA visant à lier ses campagnes aux luttes pour les droits civils ou pour d’autres luttes pour la justice sociale.

    Les gens impliqués dans ces luttes étaient des gens sérieux qui ont fait de sérieux sacrifices et ont tenté d’amener des changements fondamentaux dans la manière dont les gens pensent.

    PETA ne fait rien de plus que visiter de la publicité et des dons pour lui-même.

    Et c’est dommage.

    De plus, il est tragiquement ironique que PETA utilise des images sexistes alors que Che Guevara, un marxiste engagé, rejette le sexisme.

    Mais j’imagine qu’en fin de compte, ce n'est pas bien important puisque je suppose que la plupart des membres de PETA ne savent pas du tout qui était Che Guevara.

    Dans la mesure où des gens d’ailleurs dans le monde se souviennent du Che, ils seront, comme moi, profondément attristés par cette campagne.

    Et malheureusement, plusieurs utiliseront ce coup de publicité idiot comme excuse pour discréditer les droits des animaux en tant que position éthique sérieuse.

    Che Guevara n’était pas végétarien.

    Peut-être, s’il avait survécu, en serait-il venu à considérer les droits des animaux comme une question sociale sérieuse.

    Je doute, par contre, qu’il y serait arrivé grâce aux campagnes de PETA.

    Gary L. Francione

    http://www.abolitionistapproach.com/fr/2009/06/20/pauvre-che-guevara/

  • "Le contexte fait toute la différence" (Gary Francione)

    http://fc07.deviantart.com/fs35/f/2008/306/6/f/Horse__s_Eye_by_Sugargrl14.jpg

    Chères collègues et chers collègues,

    Le professeur Gary Steiner a porté à mon attention une vidéo intéressante de la Onion News Network.

    Il porte sur l’histoire d’une jeune gymnase ayant été « euthanasiée » par ses parents après avoir souffert de blessures mineures, mais qui affectaient sa carrière.

    Si nous employons le vocabulaire utilisé lorsque des chevaux de course blessés sont « endormis » dans un contexte où des humains sont impliqués, nous obtenons des indices intéressants nous permettant de réaliser que même ceux qui disent « aimer » les animaux font souvent d’eux des marchandises et les perçoivent exclusivement comme des moyens d’atteindre leurs fins.

    Nous entendons également dire que, selon la plupart des gens, le problème serait seulement la souffrance et que, tant et aussi longtemps que la mise à mort serait faite sans douleur, aucune question morale indépendante ne devrait être soulevée.

    Cela sous-entend que l’acte de tuer, en soi, ne causerait pas de tort.

    Nous comprenons facilement le problème lorsque nous appliquons ce raisonnement au contexte humain.

    Si vous aviez tué quelqu’un sans lui causer de douleur et l’aviez fait alors que votre victime dormait et qu’elle ne pouvait savoir que sa mort était imminente, vous auriez tout de même causé un tort à cet individu.

    Bien sûr, vous lui auriez causé un tort encore plus grave si, en plus de la tuer, vous l’aviez également torturée.

    Mais vous lui auriez aussi causé un tort même si vous ne l’aviez que tuée sans lui infliger de douleur ou de souffrance.

    Lorsqu’il s’agit des animaux, la plupart d’entre nous ne comprennent pas cela.

    Nous croyons que le problème entoure la souffrance - pas la mort.

    Nous pensons qu’il est acceptable pour nous d’utiliser les animaux tant que nous les traitons « humainement ».

    C’est là toute la prémisse de l’approche en faveur du bien-être animal : il est moralement acceptable que les humains utilisent les animaux, du moment qu’ils minimisent la souffrance impliquée.

    Cette idée est véhiculée par de nombreux défenseurs des animaux et j’ai déjà écrit à ce propos sur ce site (voyez ce billet par exemple) et d’autres de mes écrits (c’est un des thèmes centraux de Animals as Persons).

    C’est précisément cette idée qui porte les activistes à appuyer des campagnes faisant la promotion des œufs de « poules en liberté » plutôt que de consacrer leur temps et leurs ressources à informer les gens des raisons pour lesquelles ils ne devraient pas manger d’œufs du tout.

    Ces campagnes visant à réformer les normes de bien-être animal ne seraient pertinentes que si l’utilisation des animaux était moralement acceptable et que le problème ne concernait que la manière dont nous traitons ces animaux que nous exploitons.

    Plusieurs welfaristes expriment clairement que tuer des animaux - si c’est fait sans douleur - ne soulève pas de question morale.

    Comme le vidéo d’Onion le démontre, nous jugerions une telle chose absurde dans un contexte humain.

    C’est seulement parce que nous sommes spécistes que nous sommes incapables de voir qu’il est également absurde de soutenir que la mise à mort d’animaux nonhumains - même lorsque ces animaux ne souffrent pas - implique l’imposition d’un tort à ces animaux.

    Devenez végans et ayez recours à des méthodes créatives et non violentes pour parler aux autres du véganisme.

    Gary L. Francione

    http://www.abolitionistapproach.com/fr/2009/06/19/le-contexte-fait-toute-la-difference/

  • La chasse aux trophées coûte cher aux lions et aux pumas (Sciences et avenir)

    http://tempsreel.nouvelobs.com/file/713437.jpg

    Chez ces grands félins, les infanticides provoqués par la perte d’un mâle aggravent les effets de la chasse de loisirs.


    Chassés pour la satisfaction de ramener un trophée, de grands félins comme les lions et léopards en Afrique ou les pumas en Amérique du Nord feraient les frais de ce sport qui vise en priorité les mâles adultes.

    Chez ces animaux la disparition d’un mâle pousse un autre mâle à tuer les petits du disparu pour se reproduire avec la lionne restée seule. Les populations de lions et de pumas souffriraient de ces infanticides, selon une étude publiée dans la revue PLoS ONE.

    Craig Packer (University of Minnesota, USA) et ses collègues ont comparé les chiffres de la chasse pour ces trois espèces de félidés avec ceux de l’ours noir américain, une espèce également chassée mais chez laquelle on n’observe pas d’infanticides liés à cette pratique.

    Pour les lions en Afrique et les pumas en Amérique, les chiffres des trophées, en baisse depuis quelques années, coïncident avec la diminution des populations observée sur le terrain, relèvent les chercheurs.

    Cependant, dans certaines régions, comme dans la réserve de Selous en Tanzanie où la chasse aux lions est intense, les léopards profitent de la disparition de leur principal prédateur.

    L’effet de la chasse sur eux est donc moins visible, estiment les chercheurs.

    En comparaison, les populations d’ours noirs n’ont pas diminué aux Etats-Unis malgré une importante chasse aux trophées.

    Utilisée comme un moyen de mettre en valeur la conservation des animaux, la chasse sportive est malheureusement souvent détournée pour répondre à d’autres besoins, estiment Packer et ses collègues.

    Elle répond aux pressions des populations locales qui veulent protéger leur bétail des prédateurs.

    Ces 25 dernières années, les zones où les populations de lions et de pumas ont le plus diminué sont aussi les zones qui ont la plus forte densité de têtes de bétail, écrivent les chercheurs.

    Ils citent l’exemple de l’Etat de l’Oregon, aux États-Unis, qui a décidé de réduire de 40% sa population de pumas pour réduire la prédation sur les animaux domestiques et d’élevage.

    Le nombre de lions vivant en liberté en Afrique est aujourd’hui estimé à moins de 30.000, soit 45 à 70% de moins qu’il y a 15 ans.

    Cécile Dumas
    Sciences-et-Avenir.com

    http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/sciences/nature/20090618.OBS1104/la_chasse_aux_trophees_coute_cher_aux_lions_et_aux_puma.html

  • Danemark : reprise de la chasse de la baleine à bosse

    http://www.lesbaleines.net/loisirs/images/baleine-a-bosse.jpg

    Une organisation écologiste a dénoncé mardi l'intention du Danemark de reprendre la pêche à la baleine à bosse, espèce protégée depuis 1966, et appelé les Européens à s'y opposer au cours du prochain sommet annuel de la Commission baleinière internationale (CBI).

    LISBONNE, Portugal ; 16 juin 2009.- Selon la Société pour la conservation des baleines et des dauphins (WDCS), le Groenland, territoire semi-autonome danois, a l'intention de réclamer un quota de 50 baleines à bosse sur cinq ans dans le cadre de sa «chasse aborigène», au sommet de la CBI qui se réunit à partir de lundi sur l'île portugaise de Madère.

    « Le Danemark exerce une forte pression, avec le soutien de la Suède, pour essayer d'obtenir un consensus européen en faveur de la proposition du Groenland », affirme le porte-parole de la WDCS Nicolas Entrup, dans un communiqué publié à Funchal (Madère, Portugal) où se déroulent depuis le 28 mai des travaux préparatoires au sommet.

    « La WDCS appelle les Etats membres et la présidence tchèque (de l'UE) à ne pas mettre en cause la réputation de l'Union européenne et son engagement pour la conservation des baleines dans le monde », ajoute M. Entrup.

    Depuis la réunion de la CBI de 2008, à Santiago du Chili, les pays membres de l'UE votent en bloc, mais le Danemark peut échapper à cette règle car le Groenland n'appartient pas à l'Union.

    Le Danemark s'apprêterait à justifier sa demande par des besoins accrus en viande de baleine des populations du Groenland, ce que conteste la WDCS, arguant qu'au cours de la dernière décennie, le Groenland « n'a jamais capturé toutes les baleines comprises dans son quota de ''subsistance' '».

    La CBI impose depuis 1986 un moratoire illimité interdisant la chasse commerciale à la baleine, mais autorisant, selon des quotas précis, la chasse à des fins scientifiques et à la subsistance de populations indigènes.

    L'organisation regroupe 85 pays qui tentent depuis des années de parvenir à un nouveau compromis pour réglementer la chasse et la conservation des baleines.

    (Agence France-Presse)

    http://www.planetaazul.com.mx/www/2009/06/16/reprise-de-la-chasse-a-la-baleine-a-bosse-des-ecologistes-inquiets/

    Enlaces Relacionados
  • "Préparer un kiosque d’éducation végane" (Francione)

    vegan-education.jpg

    Chères collègues et chers collègues,

    L’approche abolitionniste, telle que je l’ai discutée et développée sur ce site et dans mon travail des 20 dernières années, veut que devenir végan et avoir recours à des méthodes créatives et non violentes pour éduquer les autres à propos de l’importance éthique du véganisme sont les plus importantes formes d’activisme social disponibles pour ceux d’entre nous qui souhaitent remplacer le paradigme selon lequel les animaux sont notre propriété par celui selon lequel les animaux sont des personnes.

    Plusieurs militants qui sont d’accord avec l’approche abolitionniste n’ont aucun problème avec le premier pas du programme : devenir végans.

    Mais le deuxième pas les laisse perplexes.

    Que peuvent-ils faire comme éducation végane créative et non violente ?

    Un des objectifs de ce site est de partager avec vous certaines des merveilleuses choses que d’autres militants ont faites dans ce sens.

    Par exemple, il y a plusieurs jours de cela, je vous ai parlé des « flip books » contenant des fiches individuelles de nos vidéos qu’Elizabeth Collins utilisera dans son travail d’éducation communautaire.

    Aujourd’hui, je vous offre quelques informations pratiques à propos de la manière de construire un kiosque végan - une sorte de station d’éducation végane - afin que vous puissions montrer des vidéos et distribuer des pamphlets.

    Adam Kochanowicz de The Vegan News-Vegan FM, avec l’aide de son père, enseigne en 6 minutes, comment, avec très peu d’argent, construire et installer un kiosque d’éducation végane qui peut aisément être transportée et installée dans plusieurs des évènements communautaires qui sont de si bons endroits pour faire un tel travail.

    Il s’agit d’une vidéo formidable.

    Regardez-la.

    Construisez un kiosque.

    Et éduquez, éduquez, éduquez !

    C’est la seule manière de changer le monde.

    Gary L. Francione

    http://www.abolitionistapproach.com/fr/2009/06/16/preparer-un-kiosque-deducation-vegane/

  • Parties de HOME : plus d’activisme non violent (Francione)

    http://lorenjy.files.wordpress.com/2009/06/home-film.jpg

    Chères collègues et chers collègues,

    La semaine dernière, j’ai blogué à propos de HOME, un documentaire extraordinaire portant sur la manière dont l’avidité humaine et le matérialisme détruisent notre planète.

    Bien que HOME était (et est toujours) disponible sur YouTube, il est aussi disponible sur support DVD dans la plupart des clubs vidéos.

    Pour l’avoir vu sur un écran d’ordinateur d’abord et sur le large écran d’une télévision ensuite, je peux vous assurer que l’expérience est qualitativement différente.

    HOME est esthétiquement magnifique lorsqu’il est diffusé sur l’écran 17 pouces d’un Mac.

    Mais lorsqu’il l’est sur un écran plat de 40 pouces, l’expérience est stupéfiante.

    Nous avons tenu deux « parties HOME ».

    Nous avons invité des petits groupes d’amis à se joindre à nous pour regarder le film, qui dure à peu près 90 minutes.

    Pendant le visionnement, nous avons offert une variété de bouchées véganes.

    Après cela, nous avons eu une discussion où, à tour de rôle, nous interprétions ce que nous venions de voir, partagions le message retenu et imaginions les différentes choses nous pouvons faire dans nos propres vies pour rendre notre passage sur cette planète un peu moins dommageable.

    Dans tous les cas, la discussion a glissé vers l’élevage ainsi que vers la relation générale entre le matérialisme et les violations des droits des humains et des nonhumains.

    Même si aucun de nos invités n’était végan avant de venir (plusieurs étaient végétariens), il est clair que le film et la discussion qui a suivi les a stimulés à réfléchir et je ne serais pas surpris d’apprendre que certains changements personnels profonds avaient été inspirés à l’occasion de ces réunions autour de HOME.

    Comme je l’ai mentionné dans mon premier billet, HOME ne véhicule pas un message explicitement pro-végan, mais il est difficile de ne pas comprendre que le véganisme est un message implicite, au moins pour des raisons écologiques, sinon pour des raisons directement associées à la valeur inhérente des animaux, sujet dont je parle dans mon travail portant sur l’éthique animale.

    À cet égard, une discussion après-film peut facilement se diriger vers la relation entre les préoccupations écologiques et celles qui touchent la valeur inhérente.

    Les opportunités de promouvoir l’éducation créative et non violente à propos du véganisme nous entourent. HOME a attiré plus de 1 million de spectateurs YouTube en une semaine.

    C’est un excellent moyen d’explorer plusieurs des sérieuses questions morales impliquant les humains et les nonhumains.

    Les réunions HOME peuvent constituer une bonne façon de faire découvrir à vos amis et à vos voisins la nourriture végane afin qu’ils puissent s’apercevoir qu’ils peuvent manger de manière non violente sans avoir à sacrifier le bon gout de leurs repas.

    Pensez à organiser une party HOME.

    Cela pourrait vous donner une bonne opportunité d’informer vos inviter, de participer à des discussions stimulantes et d’avoir du plaisir.

    Gary L. Francione

    http://www.abolitionistapproach.com/fr/2009/06/15/parties-de-home-plus-dactivisme-non-violent/