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Go vegan! - Page 4

  • L’ONU recommande de devenir végan, et de taxer la viande

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    Lien article : http://www.vegactu.com/actualite/lonu-recommande-de-devenir-vegan-et-de-taxer-la-viande-22802/

     

    Un rapport de l’ONU a pointé du doigt dès 2010, et comme jamais auparavant, le lien de cause à effet entre consommation de viande et réchauffement climatique. Et en a tiré les conséquences :

    Une réduction substantielle des impacts [environnementaux] ne serait possible qu’avec un changement substantiel, au niveau planétaire, de régime alimentaire, d’où serait bannie  la consommation de tout produit d’origine animale.

    Le Professeur Edgar Hertwich, auteur principal du rapport de l’ONU, a ajouté :

    Les produits animaux causent plus de dégâts que n’en cause la production  de minéraux et de matériaux de construction, tels sables et ciments, plastiques ou métaux. La biomasse et les cultures spécifiques pour les animaux sont aussi dommageables que la consommation de combustibles fossiles1.

    Ernst von Weizsäcker, un spécialiste de l’environnement qui a co-présidé le groupe de travail de l’ONU, a quant à lui déclaré :

    La prospérité croissante provoque et enclenche un changement dans l’alimentation qui se porte sur la viande et les produits laitiers – le bétail consomme maintenant beaucoup des cultures de par le monde et, par inférence, beaucoup d’eau douce, des quantités d’engrais et de pesticides.

    Gaspillage de l’or bleu au profit de l’élevage : pour produire 1 kg de bœuf, il faut plus de 15 400 litres d’eau contre seulement 290 litres pour 1 kg de pommes de terre !
    Gaspillage de l’or bleu au profit de l’élevage : pour produire 1 kg de bœuf, il faut plus de 15 400 litres d’eau contre seulement 290 litres pour 1 kg de pommes de terre !

    Un rapport accablant

    Le groupe d’experts s’est appuyé sur plus de 240 études scientifiques (dont l’évaluation de l’écosystème du millénaire2 ) pour classer les produits, les ressources et les activités en fonction de leurs impacts environnementaux. L’agriculture s’est révélée faire autant de dégâts que la consommation de combustibles fossiles.
    Elle représente par ailleurs 70% de la consommation mondiale d’eau douce, 38% de l’utilisation totale des terres et 19% des émissions de gaz à effet de serre mondiales — ces chiffres sont cités dans le rapport, qui n’omet pas de préciser que c’est avant tout la viande et les produits laitiers qui en sont responsables :

    Les produits animaux, viande et produits laitiers, nécessitent plus de ressources et causent des émissions de gaz à effet de serre plus importantes que les alternatives végétales.

    Elevage

    Des experts préconisent de taxer les produits animaux

    L’impact environnemental est la raison pour laquelle un nouveau rapport de l’ONU daté de mai 2016 vient de recommander une taxe sur les producteurs et vendeurs de viande3. En effet, augmenter le coût d’achat de la viande, réduirait la demande, et en fin de compte la production de celle-ci.

    Crédits : Pawel Kazmierczyk, contributeur au rapport des Nations Unies
    Crédits : Pawel Kazmierczyk, contributeur au rapport des Nations Unies
    Maarten Hajer
    Maarten Hajer

    Le groupe d’experts réunissait cette fois 34 chercheurs de haut niveau et 30 représentants de gouvernements internationaux.

    Maarten Hajer, universitaire et directeur de l’Agence d’Évaluation Environnementale des Pays-Bas, a participé à la rédaction de rapport de l’ONU. Dans le Washington Post4, il propose que les conséquences néfastes de la consommation de produits animaux soient prises en compte via une taxe sur la viande :

    Tous les effets nocif sur l’environnement et sur la santé doivent être répercutés sur le prix des aliments.

    Si Maarten Hajer évoque la santé du consommateur, c’est qu’en 2015, l’OMS a classé les viandes transformées (saucisse, jambon, bacon…) comme cancérigènes — entre l’arsenic, l’amiante et la cigarette — et la viande rouge comme probablement cancérigène.

    Il a ajouté qu’il y avait urgence.

    « La nourriture est très politique »

    Les pays qui tentent désespérément de freiner les émissions qui favorisent le réchauffement climatique vont-ils suivre cette recommandation ?

    En Suisse, les organisations environnementales sont d’accord avec les experts et envisagent très favorablement elles aussi une taxe sur les produits carnés5. Selon Greenpeace Suisse :

    La production de produits carnés contribue énormément au réchauffement climatique, bien plus que le trafic routier ou aérien. Dans de nombreux pays, les habitants sont affamés car dans leurs champs, ils ne produisent que du fourrage pour le bétail. La forêt tropicale est aussi souvent déboisée à cet effet.

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    Extrait du rapport des Nations Unies

    Greenpeace réclame une taxe qui pourrait être de 20 à 30% au début, avant de grimper jusqu’à 100% si elle n’est pas suivie d’effets.

    En Suisse toujours, où le rapport de l’ONU a fait l’effet d’une déflagration (contrairement à chez nous), le WWF semble globalement d’accord, mais comme à son habitude n’ose pas s’assumer et s’embourbe dans des déclarations accessoires (« d’un point de vue environnemental, tous les prix, que ce soit celui d’une saucisse ou d’un stylo à bille, devraient être revus à la hausse, puisque tous ces produits ont tous un impact sur le climat »).

    Proviande, lobby helvète de la filière carnée, se défend en expliquant qu’en Suisse, l’agriculture est responsable de moins d’émissions de gaz à effet de serre que les pots d’échappement. C’est faux au niveau mondial, et comment cloisonner par pays pour lutter contre le réchauffement climatique ?

    Enfin, on sera peut-être surpris de constater qu’une taxe sur la viande ne trouve pas de relais politique, même auprès des Verts. Pour Bastien Girod, conseiller national suisse, « il faut procéder autrement: si les substituts de viande étaient meilleurs au niveau du goût, les consommateurs se tourneraient davantage vers les produits à base de plantes ». Un manque de courage politique et une hypocrisie flagrants.

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    Alternatives à la viande, en supermarché traditionnel : galettes, steaks, nuggets, falafels.

    Selon Bastien Girod, il existe des façons respectueuses de l’environnement pour produire de la viande : alors, pourquoi ne sont-elles pas mentionnées dans le rapport de l’ONU ?

    En France aussi, les Écologistes ont toujours été et demeurent lamentablement frileux et rétrogrades sur la question de l’alimentation végétale. Lorsqu’on sait que l’agriculture représente aujourd’hui un tiers des émissions mondiales de gaz à effet de serre, et que la moitié de ces émissions de l’agriculture sont dues à l’élevage — qui produit notamment de grandes quantités de méthane, puissant gaz à effet de serre — on ne peut que constater que ces élus ont saisi un créneau politique ouvert et n’ont en réalité pas la moindre conscience écologique.
    Nous verrons dans les jours à venir si l’édifiant rapport d’experts des Nations Unies sera commenté par Europe Ecologie Les Verts.

    Stop viande

  • Jean-Christophe Rufin choisi par Le Robert pour illustrer son entrée "spéciste" : hasard ou volonté ?

    Il est troublant de constater que la citation (antispéciste) choisie par Le Robert pour illustrer son entrée "SPÉCISTE" est tirée du roman Le Parfum d'Adam de Jean-Christophe Rufin, grand ennemi des défenseurs des animaux devant l'éternel (et donc des animaux eux-mêmes), qu'il fait passer dans son livre pour de dangereux terroristes n'ayant qu'une idée en tête : exterminer l'espèce humaine.
     
    De fait, la citation ne représente pas la pensée de Rufin, mais bien celle d'un de ses antihéros, un extrémiste violent prônant le meurtre. La voici in extenso : 
     
    "Chaque jour, les humains se rendent coupables à l’égard des animaux d’actes qui, appliqués aux hommes, s’appelleraient meurtre, torture, esclavage. On tue des bêtes pour les manger, on sacrifie des animaux de laboratoire pour la recherche, on enferme des singes dans des cages leur vie durant pour les montrer aux enfants. Ce sont des crimes spécistes particulièrement odieux. Tuer ceux qui s’en rendent coupables n’est donc pas un crime : c’est un acte légitime."
     
    On constate que la dernière phrase, contrairement à celles qui la précèdent, ne reflète en rien la pensée antispéciste, qu'elle en est au contraire la négation, et qu'elle fait passer les militants de l'égalité animale pour des assassins fanatiques.
     
    J'avais eu l'occasion de faire une critique en règle de ce roman l'année de sa parution dans la revue belge Jibrile : www.revuejibrile.com/JIBRILE/PDF/ACTUELLES/RUFIN.pdf - critique dont avaient parlé plus tard des universitaires américains dans un essai intitulé Ecocritical Approaches to Literature in French (http://www.amazon.com/Ecocritical-Approaches-Literature-French-Practice/dp/1498517315).
     
    Alors que faut-il penser du choix du Robert ? Les rédacteurs ont-ils choisi cet extrait en toute innocence, ou au contraire en toute connaissance de cause ?...
     
    Une manière alors subtile et déloyale de calomnier, disqualifier l'antispécisme, tout en ne pouvant faire autrement que de reconnaître son existence dans les faits et dans la langue.

  • "JE SUIS ABOLITIONNISTE !", par Marc Vincent (Vegan.fr)

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    On rencontre de plus en plus de végan-e-s qui se disent abolitionnistes. Il suffit par exemple d’aller sur Facebook pour voir fleurir des dizaines de groupes de “veggies” qui se revendiquent abolitionnistes.

    Le problème, c’est que parmi toutes ces personnes, très peu le sont vraiment.

    Pourquoi ?

    La réponse est simple : elles n’ont pas la bonne définition de ce qu’est un-e abolitionniste.

    Et le problème de fond, que nous trouvons très inquiétant chez Vegan.fr, pourrait être présenté ainsi : “Pour ces végan-e-s, être abolitionniste se résume à être pour l’abolition de l’exploitation animale”.

    En effet, beaucoup de personnes pensent que le simple fait d’être végan-e et de vouloir la fin de l’exploitation animale suffit à se revendiquer abolitionniste.

    Sauf que c’est faux.

    Pour bien comprendre il faut remettre les choses dans l’ordre, revenir un peu en arrière et retracer l’arrivée de cet adjectif dans le mouvement animaliste.

    Un peu d’histoire et de définitions

    L’adjectif “abolitionniste” dans le contexte animaliste a été inventé à la fin des années 90 par Gary L. Francione. Qui doit maintenant être assez connu des végan-e-s.

    Même si la date précise n’est pas facile à identifier, on voit les prémisses de cet adjectif vers 1996, soit il y a plus de 20 ans ! , lors de la sortie de l’un de ses livres les plus importants : Rain Without Thunder.

    C’est à travers ce livre que le mouvement animaliste a été pour la première fois analysé en profondeur. On constate d’ailleurs qu’il n’a (malheureusement) pas beaucoup évolué depuis.

    On y retrouve/découvre :

    Les welfaristes : qui veulent changer les traitements infligés aux animaux non-humains.

    Les néo-welfaristes : qui, bien que voulant mettre fin à l’exploitation animale, considèrent les réformes de bien-être ou les campagnes ciblées sur une forme d’exploitation comme des moyens d’arriver à leurs fins. C’est derrière ce terme que l’on retrouve la très grande majorité des associations animalistes françaises.

    Et les abolitionnistes : qui veulent mettre fin au statut de propriété des animaux non-humains et à l’utilisation des animaux non-humains par l’homme.

    En ce temps-là, Francione parlait de “rightists” plutôt que d’”abolitionists”, mais ce n’est que quelques années plus tard, en se rendant compte que les droits des animaux ne voulaient plus rien dire qu’il a préféré nommer son approche, l’approche abolitionniste pour bien se démarquer des néo-welfaristes qui utilisaient “droits des animaux” en toute occasion. Les partisans de cette approche étant bien entendu appelés…les abolitionnistes.

    Donc un-e abolitionniste est une personne qui adhère à l’approche abolitionniste. Mais quelle est donc cette approche, quels en sont les prérequis ? Qu’est-ce qu’implique le fait de se dire abolitionniste ?

    L’approche abolitionniste

    Francione définit son approche selon 6 principes :

    Principe 1 : Les abolitionnistes soutiennent que tous les êtres sensibles, humains ou nonhumains, ont un droit : le droit fondamental de ne pas être traités par d’autres comme leur propriété.

    Principe 2 : La reconnaissance de ce seul droit fondamental signifie que nous devons abolir, et non pas seulement réglementer, l’exploitation animale institutionnalisée. Les abolitionnistes ne soutiennent pas les campagnes réformistes ni les campagnes ciblées sur une forme d’exploitation animale.

    Principe 3 : Le véganisme est un impératif moral fondamental. L’éducation créative et non-violente au véganisme doit constituer la base même du mouvement pour les Droits des Animaux.

    Principe 4 : L’Approche Abolitionniste lie le statut moral des animaux uniquement à la sentience et à aucune autre caractéristique cognitive ; tous les êtres sentients ont un droit égal à ne pas être utilisés comme ressources.

    Principe 5 : Tout comme nous rejetons le racisme, le sexisme, la discrimination en fonction de l’âge et l’homophobie, nous rejetons le spécisme. L’espèce à laquelle appartient un être sensible n’est pas une raison permettant de lui refuser la protection offerte par ses droits fondamentaux, pas plus que la race, le sexe, l’âge ou l’orientation sexuelle ne sont des raisons d’exclure d’autres humains de la communauté morale.

    Principe 6 : Nous considérons le principe de la non-violence comme un principe fondamental du mouvement pour les droits des animaux.

    Nous avons insisté sur la dernière phrase du Principe 2, car elle nous paraît être ce qu’il y a de plus important ici. Elle révèle aussi toute cette confusion que l’on peut voir avec l’adjectif abolitionniste.

    C’est écrit très clairement : une personne ne peut pas se dire abolitionniste et en même temps soutenir ou participer à des campagnes welfaristes, mais elle ne peut non plus se dire abolitionniste et en même temps soutenir ou participer à des campagnes ciblées sur une forme d’exploitation en particulier. Et ce, même si cette campagne demande l’abolition d’une forme d’exploitation (corrida, fourrure, expérimentation animale, viande, etc.)

    Il est très important de faire la différence entre une personne qui se dit abolitionniste de la corrida par exemple, et une personne qui se dit abolitionniste. La première se définira ainsi uniquement dans le contexte “corrida”, la seconde dans le contexte animaliste dans sa globalité. Nous trouvons donc plus logique que l’adjectif abolitionniste fasse par défaut référence à ce dernier cas.

    Il est aussi important de bien définir tous ces termes, ceci afin d’éviter d’en arriver à des discours publics erronés comme on a pu le voir récemment :

    caron_jesuisabo

    Sur la même page Twitter :
    caron_admiratif_l214Ou directement sur le site de L214 :
    caron_l214

    Il est, nous l’espérons, clair pour tout le monde que L214 est une association néo-welfariste.

    Donc peut-être qu'Aymeric Caron n’est pas welfariste, mais en soutenant L214, il n’est pas non plus abolitionniste.

    Ce même Aymeric Caron qui dans une interview à la télévision pour son nouveau livre nous fait comprendre qu’il n’y a pas de problème à consommer des sous-produits animaux tant que ces derniers sont bien traités et ne sont pas tués. Tout en profitant pour insister sur les traitements infligés aux poules pondeuses et aux vaches laitières.

    Rien à voir donc avec un discours abolitionniste qui se focaliserait sur l’utilisation des animaux non-humains plutôt que sur leur traitement.

    “L’antispécisme déroute parfois les journalistes”, mais l’abolitionnisme peut lui aussi dérouter les végans.

    En résumé :

    • Être abolitionniste ce n’est pas juste être pour l’abolition de l’exploitation animale, c’est se revendiquer de l’approche abolitionniste, qui a été créée pour se démarquer des stratégies welfaristes et néo-welfaristes.
    • Soutenir ou participer à des actions welfaristes ou à des campagnes ciblées sur une forme d’exploitation en particulier est incompatible avec l’approche abolitionniste.

    Quelques liens :

    En résumé :

    • Être abolitionniste ce n’est pas juste être pour l’abolition de l’exploitation animale, c’est se revendiquer de l’approche abolitionniste, qui a été créée pour se démarquer des stratégies welfaristes et néo-welfaristes.
    • Soutenir ou participer à des actions welfaristes ou à des campagnes ciblées sur une forme d’exploitation en particulier est incompatible avec l’approche abolitionniste.

    Quelques liens :

    Marc pour Vegan.fr

    http://vegan.fr/2016/05/08/je-suis-abolitionniste/

  • PÉTITION : Pour la reconnaissance des droits fondamentaux et du statut de personne aux animaux nonhumains

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    SIGNEZ : http://www.thepetitionsite.com/fr/728/090/867/pour-la-reconnaissance-du-statut-de-personne-aux-animaux-nonhumains/#sign

     

    Les animaux nonhumains sont des êtres sensibles et conscients, possédant pour cette raison des droits fondamentaux que nous leur nions arbitrairement.

    De même que le racisme et le sexisme sont à combattre, le spécisme (discrimination sur la base de l'espèce) est un fléau qui doit être identifié, dénoncé et éradiqué.

    La reconnaissance des droits fondamentaux des animaux nonhumains (droit à la vie, à la liberté, à ne pas être torturé ni exploité) passe par l'adoption, par les humains, d'un mode de vie végan, c'est-à-dire dénué de tout produit d'origine animale - non seulement dans l'alimentation, mais aussi dans l'habillement et tous les autres aspects de l'existence.

    Les animaux nonhumains ne nous appartiennent pas.

    Nous n'avons pas, et n'avons jamais eu, le droit de nous servir d'eux pour satisfaire nos propres fins et appétits égoïstes.

    L'espèce humaine n'est aucunement supérieure aux autres.

     

    Grandir, devenir meilleur, c'est convenir de cette réalité et évoluer en conséquence.

  • Le "lapsus" d'Aymeric Caron

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    Aymeric Caron est devenu abolitionniste, paraît-il. C'est, du moins, ce qu'il prétend.

    Mais Aymeric Caron est-il végan - puisque, faut-il le rappeler (oui, il le faut, plus que jamais !), l'un ne va pas sans l'autre ?...

    Nul ne le sait vraiment. Le mystère demeure et tous les doutes sont permis.

    Il est arrivé, dernièrement, une chose étrange : une interview a miraculeusement été retouchée par les soins de l'intéressé.

    En effet, l'"abolitionniste" Caron, qui vient de sortir un nouveau livre au nom tonitruant, a fait prestement effacer de l'article (mais pas assez vite pour qu'on ne les retienne pas) ces mots qu'il avait pourtant prononcés :

    "Personnellement, je ne suis pas un 'végétarien philosophique' qui refuse la mort. Je suis prêt à manger un poulet rôti si je sais qu’il a été élevé sans souffrance, a pu profiter de son existence de poulet et a été abattu dans des conditions dignes. Dans l’état actuel de la production agricole, même bio, ces conditions n’étant pas réunies, je m’abstiens."

    Alors, végan abolitionniste, Caron ?

    Que nenni !

    Mais un "veggie" pur jus, un "singerien" bon teint, un "flexitarien", un "omnivore compatissant" à l'occasion, bien plus certainement.

  • Il y a trois ans, j'ai tué un veau

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    "Il y a trois ans, j’ai tué un veau.

     

    Juste après sa naissance, je l’ai traîné loin de sa mère qui pleurait et l’ai enfermé dans un caisson en bois. Il avait peur… il était perdu... il tremblait. Mais je l’ai mis dans ce caisson pour être sûr qu’il ne boirait pas le lait de sa maman… Le lait dont j’ai besoin pour MON fromage, MON yaourt, MA crème glacée.

     

    Je l’ai laissé dans cette boîte pendant huit semaines, en le nourrissant avec une formule de remplacement pas chère. Il vivait dans sa propre crasse et pleurait après sa mère jour et nuit. Alors je l’ai sorti du caisson et charrié dans une pièce. Bien que je l’aie traîné sans ménagement dans ce lieu sordide, il a essayé de téter mes doigts. Il s’est tendu vers moi dans une sorte d’élan d’amour, faisant tout ce qui était en son pouvoir pour combler le vide créé par l’absence de sa maman. C’était pitoyable. Lorsque nous sommes arrivés dans la pièce en question, je l’ai suspendu par la patte arrière et j’ai mis un terme à sa misère. Il a donné des coups de pied pendant une minute ou deux, alors qu’il perdait son sang. Quelques heures plus tard, il a été découpé en morceaux et conditionné en petits paquets bien propres, puis expédié. Le veau. Mmmmm. Tendre veau.

     

    Il y a trois ans, j’ai vu la vidéo me montrant ce veau que j’ai tué. Le fait que ce ne soit pas moi qui l’aie traîné par terre ni qui aie manié le couteau n’a pas d’importance. Je suis celui qui a exigé le fromage, le yaourt et la crème glacée. Et comme par hasard, il y avait quelqu’un, là-bas, qui était plus qu’heureux de me les fournir.

     

    Il y a trois ans, je suis tombé à genoux, j’ai maudit le ciel et l’humanité tout entière, et j’ai hurlé comme je ne l’avais encore jamais fait auparavant. J’ai crié pour ce veau. J’ai crié pour obtenir le pardon, mais personne ne m’a répondu.

     

    Toute ma vie j’avais cru que j’aimais les animaux, et j’avais passé les vingt dernières années à m’abstenir de manger leur chair en raison de cette croyance. Mais jusqu’à il y a trois ans, je ne savais pas que je faisais souffrir encore tant d’entre eux. Je ne faisais pas que leur nuire : je les torturais, je les mutilais, je les privais de la mère dont CHAQUE bébé sur cette planète a besoin. Je les privais de tout semblant de confort ou de joie. Je ne pouvais pas être plus cruel.

     

    Il y a trois ans, lorsque mes hurlements ont cessé, lorsque la haine soudaine, écrasante, que j’éprouvais envers l’humanité a commencé à se calmer, j’ai juré à chaque veau, à chaque poulet, à chaque cochon, à chaque dinde, à chaque poisson, à chaque crevette, et à tous les autres animaux que j’avais consommés dans ma vie, que, cette fois, j’en avais terminé. J’en avais TERMINÉ. La vérité m’avait été cachée depuis si longtemps. Mais maintenant, je savais. Bon Dieu. Maintenant, je savais.

     

    Il y a trois ans, de végétarien je suis devenu végan. Je ne peux pas changer le passé. Mais je peux apprendre de lui. Je peux apprendre comment et pourquoi cette horrible vérité m’a été dissimulée pendant si longtemps. Je peux faire en sorte que ces menteurs paient pour m’avoir contraint à être si cruel, si longtemps. Je peux le leur faire payer en disant aux autres la vérité… D’autres que je connais, et dont je sais qu’ils se soucient des animaux autant que moi... D’autres que je connais, et dont je sais qu’ils ne veulent pas tuer ce veau. Je suis végan, maintenant et pour toujours. Pour le reste de ma vie, je parlerai au nom de ce veau. Je passerai mon existence à expier mes fautes envers lui, à faire en sorte que sa vie ait un sens. Je n’ai jamais voulu te faire de mal. Je ne pourrai jamais te nuire à nouveau."

     

    Texte de Jeff Rosenberg.

    Partagé sur Let The Animals Live, Israël.

    Site web : http://www.letlive.org.il/eng/

  • Abattoirs : pourquoi finissent-ils toujours par rouvrir ?

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    L214 révèle régulièrement, depuis un an, la réalité des abattoirs. Ceux-ci ferment quelque temps, puis finissent par rouvrir.

     

    Pourquoi ?

     

    Parce que ce sont les consommateurs les responsables : pas de demande en produits d'origine animale (viande mais aussi lait, oeufs, cuir, laine, fourrure, etc.), pas d'offre.

     

    Tant que la consommation ne baissera pas, aucun abattoir ne fermera, car toujours il faudra alimenter la demande.

     

    Il est facile de montrer du doigt les bourreaux. Il l'est moins de se dire que si les bourreaux existent, c'est par sa faute.

    Le véganisme est le seul mode de vie garantissant aux animaux leurs droits fondamentaux : droit à la vie, à la liberté, à la dignité, à ne pas être torturé.

     

    Malheureusement, en dépit de tout ce que les gens savent désormais grâce aux associations et aux médias qui relaient les scandales les uns après les autres, rares seront ceux qui ne se montreront plus lâches devant un yaourt ou un morceau de fromage, ou de beaux mocassins en cuir.

     

    L'être humain est un être ancré dans la toute-puissance et le désir de jouissance. Aucune horreur perpétrée sur les animaux qu'on lui exposera ne l'empêchera, semble-t-il, de continuer à les faire souffrir et mourir pour lui.

     

    L'espoir ne subsiste, comme toujours, que dans la prise de conscience d'une minorité éclairée.

  • Et pourtant, l'humanité persiste et signe...

  • Comment signaler une publicité sexiste (Florence Montreynaud)

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    À vos stylos, contre, par exemple, Côté Viande, qui allie le sexisme au spécisme le plus immonde !

    COMMENT SIGNALER UNE PUBLICITÉ SEXISTE (par Florence Montreynaud​) :

    1) Je vous prie d’écrire aux Chiennes de garde, via le site http://chiennesdegarde.com/. C'est la responsable du blog http://humourdedogue.blogspot.com/ qui relaie désormais les commentaires de publicités sexistes.

    2) Je vous invite à écrire à l’annonceur, car les réactions négatives de la clientèle éventuelle sont prises très au sérieux par le service commercial et la direction. Ils savent que peu de gens écrivent : on considère qu'un message de colère correspond à mille personnes furieuses mais n'ayant pas écrit.

    3) Vous pouvez aussi adresser une plainte à l’Autorité de Régulation Professionnelle de la Publicité (ARPP) 23 rue Auguste Vacquerie 75116 Paris.
    Courriel : contact@arpp-pub.org
    L'ARPP affirme recevoir très peu de plaintes concernant la publicité sexiste : à nous de la démentir !

    4) Il existe aussi un Jury de déontologie publicitaire (JDP), composé de personnalités indépendantes, auprès duquel vous pouvez déposer une plainte, sur le site : http://www.jdp-pub.org/ . Je vous encourage à écrire au JDP, et à transmettre la réponse aux Chiennes de garde.

  • COP21 : l'hypocrisie humaine à son comble

    Afficher l'image d'origine

    MARRE de voir tous ces hypocrites à la télévision et dans la société parler au nom d'une planète qui meurt par leur faute.

    CAR : combien de végans parmi eux (rappelons que l'élevage est l'une des principales causes du réchauffement climatique) ?

    Combien parmi eux ont pris la décision de ne PAS faire d'enfants (7,5 milliards de pollueurs et d'assassins d'animaux, combien demain ?) ?...

    ENGAGEZ-VOUS VRAIMENT, arrêtez de blablater.