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  • Un animal n'abandonne jamais

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    À la veille des vacances, la campagne de l'association 30 Millions d'amis espère sensibiliser les propriétaires d'animaux domestiques.

    30 Millions d'Amis lance sa campagne annuelle contre les abandons, à l'approche des départs en vacances

    BRUXELLES - Chaque année, en juin, les cages et les regards s'alignent désespérément dans les refuges. Des milliers de chiens et de chats sont abandonnés sur une année. Les chiffres montrent que l'on continue trop facilement à acquérir un animal domestique sans se rendre compte des soins qui y sont liés. C'est surtout la situation des chats qui est dramatique. Des propriétaires, qui ne veulent pas dépenser 100 euros pour une stérilisation, déposent des nichées de chatons dans les refuges.

    Plus généralement, les périodes les plus sensibles sont évidemment celles des grandes transhumances estivales ou encore avant les fêtes de fin d'année. Certaines personnes n'ont tout simplement plus envie de s'occuper de leur chien. D'autres motifs encore sont à la racine du problème : le manque de temps, la vieillesse ou la conséquence d'un mauvais comportement de l'animal.

    À l'approche des départs en vacances, la Fondation française 30 Millions d'Amis lance sa campagne annuelle de sensibilisation contre les abandons, avec pour slogan : "Un animal n'abandonne jamais". Pour la petite histoire, l'image du chien sur la tombe est tirée d'une histoire vraie. Lors de la première émission, en janvier 76, 30 Millions d'Amis a filmé la chienne Kim. Tous les matins, elle partait au cimetière sur la tombe de son maître, décédé deux ans auparavant, et rentrait le soir chez elle. Ce rituel a duré plusieurs années jusqu'à ce qu'elle meure à son tour.

    " La campagne 2007 illustre l'indéfectible fidélité de l'animal et le décalage entre la sensibilité de celui qui est abandonné et celui qui abandonne. Nous espérons faire réfléchir les maîtres au respect qu'implique le lien qu'ils ont établi avec leur compagnon. Nous ne le répéterons jamais assez : l'abandon d'un animal est un acte lâche, barbare et scandaleux que rien, absolument rien, ne peut justifier", clame la présidente de la Fondation 30 millions d'Amis, Reha Hutin.

    Il s'agit aussi d'informer de ce qu'il est possible de passer de bonnes vacances avec son animal, qu'il existe toujours des alternatives à l'abandon. Des autocollants Un animal n'abandonne jamais peuvent être commandés via le site Internet www.30millionsdamis.fr. Cet autocollant qui peut être apposé à l'arrière de la voiture est destiné à attirer l'attention des familles.

    Anne-France Somers

    © La Dernière Heure 2007

    http://www.dhnet.be/culture/divers/article/175983/un-animal-n-abandonne-jamais.html

  • Etape déterminante vers l'élimination des tests sur les animaux

    http://i70.photobucket.com/albums/i116/maryalice01/Intro.jpg

    http://animalliberationfront.com/Saints/Musicians/Maria-Daines/stopthatvideo2.htm

    Des chercheurs français basés à Lyon ont franchi une étape déterminante dans l'élimination des tests sur les animaux grâce à un test "in vitro" capable de dire si une substance chimique produit ou non des irritations cutanées.

    Ce test a été mis au point par le centre de bio-ingénierie Episkin de L'Oréal à Lyon et vient d'être homologué par l'ECVAM, le Centre Européen pour la Validation des Méthodes Alternatives.

    Il a été réalisé sur des échantillons de peau humaine reconstruite sur du collagène, appelés "Kit Episkin", et permet de "remplacer complètement les tests" sur les animaux, selon l'ECVAM.

    "C'est une avancée majeure car c'est la première fois qu'on peut évaluer le pouvoir irritant de matières premières cosmétiques et de produits chimiques au moyen uniquement d'un test in vitro. Avant il fallait compléter avec des tests sur des animaux", souligne à l'AFP Marie-Hélène Teissier, responsable de production.

    Cette validation est l'aboutissement d'un processus lancé en 1999 sous l'égide de l'ECVAM en collaboration avec des institutions publiques et privées : ZEBET, Sanofi Avantis, Unilever, Syngenta et l'Oréal. Soixante substances chimiques ont ainsi été testées par les partenaires et les résultats soumis au comité scientifique de l'ECVAM. 

    Ce résultat est le fruit de plus de vingt années de recherches sur la reconstruction de la peau humaine entrepris par les laboratoires de recherche de L'Oréal.

    Selon les estimations, quelque 20.000 animaux, essentiellement des lapins, sont utilisés chaque année en Europe pour tester la toxicité des substances chimiques.

    Les industries des peintures, des détergents, des cosmétiques et de la pharmacie sont directement concernées par cette innovation : "L'industriel doit s'assurer qu'aucune des matières premières utilisées dans un produit n'est irritante, mais il doit aussi s'assurer que leur mélange dans le produit fini ne l'est pas", explique ¨Patricia Pineau, directrice de la communication de L'Oréal.

    Toutefois "beaucoup reste à faire", soulignent les chercheurs. Notamment dans le domaine de la génotoxicité et de l'allergie cutanée. "C'est beaucoup plus difficile pour l'allergie car cela peut aussi venir de ce qu'on inhale ou de ce qu'on ingère et le point où se produit la réaction n'est pas forcément celui où à eu lieu l'exposition", note Mme Pineau.

    L'épiderme humain reconstruit utilisé pour le kit Episkin a été mis au point par la biologiste Estelle Tinois à partir d'échantillons de peau de femme prélevés lors d'actes de chirurgie esthétique.

    En 2005, une nouvelle plate-forme a été ouverte en Chine, près de Shanghai, pour "tester les produits spécifiquement sur les peaux asiatiques".

    Il reste toutefois encore une étape à franchir pour Episkin : cette nouvelle méthode de test doit maintenant être soumise à l'Organisation de Coopération et de Développement Économique (OCDE) chargée d'émettre des recommandations pour ses pays membres.

    © 20/06/2007 Lyon (AFP)

    http://www.tv5.org/TV5Site/info/afp_article.php?rub=medecine&idArticle=070620101631.add7t1tc.xml&titre=Etape+d%E9terminante+vers+l%27%E9limination+des

  • Le Monde : "Les défenseurs des animaux durcissent le ton de leurs messages"

    http://www.idausa.org/campaigns/korea/images/alertpic_060607.jpg

    À la SPA, l'époque du consensus bon enfant autour de "nos amis les bêtes" paraît révolue. Depuis quelques mois, la Société protectrice des animaux (SPA) a changé de ton. Désormais, elle se pense autant comme un groupe de pression privilégiant l'efficacité d'actions ciblées que comme une association de défense.
     
    La dernière campagne de lobbying, lancée le 18 juin, confirme l'apparition d'une certaine radicalité. Afin d'"agir à la source contre la reproduction massive des animaux", la SPA demande l'interdiction pure et simple des petites annonces de vente de chats ou de chiens sur Internet comme dans la presse écrite. Il s'agit, selon l'association, du "meilleur moyen de freiner à terme le nombre de chiens et chats abandonnés". Chaque année, insistent ses responsables, 40 % du million de chats et chiens qui naissent sont vendus par petites annonces.

    UNE ACTION CIBLÉE

    Ces derniers temps, l'action de lobbying de la SPA lui a permis d'obtenir du gouvernement - au terme de trois mois d'actives démarches relayées par des stars internationales - l'interdiction de toute importation de produits dérivés de phoques. Autre revendication couronnée de succès : la disparition des martinets, susceptibles de frapper les animaux, en vente dans les supermarchés Carrefour. Un courrier - rendu public - adressé à l'enseigne a suffi.

    Gendarme de la cause animale, la SPA distribue bons et mauvais points aux émissions de télévision, ce qui a valu à Jean-Luc Reichmann et Christophe Dechavanne d'être épinglés pour avoir exhibé des animaux sauvages sur leurs plateaux. Parfaitement mise en musique, une efficace chasse aux "people" a permis de convaincre une trentaine de personnalités, de Sophie Marceau à Cali, qui relaient certaines campagnes.

    En lançant une action ciblée chaque mois au lieu de trois grandes campagnes par an, la SPA est présente sur tous les fronts. Elle n'hésite pas à s'associer aux militants les plus virulents, appartenant au Comité anti-corrida (CRAC) ou organisateurs de la récente Veggie Pride, le défilé de la "fierté végétarienne".

    UNE TRADITION LÉGALISTE

    Archétype de l'activisme anglo-saxon en faveur du droit des animaux, l'organisation américaine PETA (People for the Ethical Treatment of Animals), très impliquée contre l'utilisation de la fourrure animale, intéresse beaucoup les dirigeants de la SPA (55 000 adhérents). "PETA sait faire pression sur les pouvoirs publics, accrocher les personnalités et inventer de nouvelles façons de trouver de l'argent, mais nous ne partageons pas toutes ses idées", souligne Caroline Lanty, la nouvelle présidente de la SPA.

    Même si elle durcit le ton, la Société protectrice des animaux veille à ne pas s'écarter de sa tradition légaliste. Alors que 60 % de ses revenus proviennent de legs, un changement trop brutal pourrait effrayer les donateurs. Sa nouvelle façon de dramatiser les enjeux fait pourtant tache d'huile.

    Ainsi, les dernières affiches anti-abandon de la fondation 30 Millions d'amis montrent un chien couché sur la tombe de son maître, avec la mention : "Un animal n'abandonne jamais".

    Marie Blondiau

    Article paru dans l'édition du 21.06.07

    http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3238,36-926001@51-926107,0.html

  • Fourrure : quand mode rime avec Cruauté

    http://clam34.org/photos1/fourrure4.jpg
     
    Le milieu de la mode détient entre ses mains le sort de nombreuses espèces rares. Le retour  en grâce de la fourrure dans la création de mode a relancé le commerce illégal d’animaux protégés, tels le léopard, le tigre ou l’antilope tibétaine.

    John Selar, spécialiste de la criminalité liée aux animaux sauvages, membre de la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (CITES), a constaté que le trafic de fourrure a diminué lorsque cette matière était démodée, mais reprend depuis qu’on en voit de nouveau sur les podiums : « Malheureusement, la mode connaît des effets de cycle et la fourrure est de retour. »

    L’antilope tibétaine est une des premières victimes de ce commerce. Elle est très prisée pour sa sous-couche de poil qui est d’une extrême finesse, d’une chaleur et d’une douceur très recherchée. Mais il faut tuer trois antilopes pour faire un châle d’un mètre sur deux. Des châles ont d’ailleurs récemment été saisis lors d’une opération policière en Suisse, dans la station de ski huppée de  Saint-Moritz. Ils étaient vendus 15000 euros pièce.

    Cependant mettre fin à ce trafic demeure une vraie difficulté car il génère de gros profits pour une punition faible en cas d’arrestation. Les douanes ont des priorités et le trafic d’espèces sauvages n’est qu’une de leurs préoccupations, à côté du trafic des armes ou des êtres humains.