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  • Erika : Greenpeace va faire appel

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    L'organisation écologiste Greenpeace a annoncé son intention de faire appel du jugement intervenu dans l'affaire de l'Erika, suite à l'annonce par la compagnie Total qu'elle allait faire elle-même appel.

    « Après le responsable mais pas coupable, Total invente le solvable mais pas responsable », souligne Yannick Jadot, directeur des campagnes de Greenpeace France.

    Il fait valoir que « Total fait appel pour tenter d'échapper à la responsabilité pénale, ce qui revient à vouloir protéger l'activité des affréteurs" et refuser de "laisser progresser la sécurité maritime ».

    Source : AFP

  • Corrida : la réponse du Président Sarkozy

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    Chers amis,

    L'union fait la force ! Aussi, une fois de plus, la SPA, le CRAC et la FLAC ont décidé de s'unir dans la lutte abolitionniste.

    Nous avons envoyé un communiqué de presse commun pour informer les médias de la réponse du Président Sarkozy à notre question sur l'interdiction des enfants dans les arènes.

    Nous vous avions demandé de réagir au sujet de la première réponse du Président qui était absolument fermée à toute discussion. Nous vous remercions d'avoir été très réactifs.

    Dans ce même temps, la SPA, après de longues discussions avec l'Elysée, a pu obtenir une décision claire de la part du chef de l'Etat.

    En effet, nous avons reçu une lettre du chef de cabinet de l'Elysée, Cédric GOUBET nous informant qu'un groupe de travail allait être constitué pour débattre de la corrida.

    Nous vous demandons de rester mobilisés ! C'est une première en France et nous sommes heureux que les anticorrida puissent  être entendus et écoutés au plus haut niveau !

    Restons vigilants.

    Amitiés abolitionnistes,

    Pour la SPA, le CRAC et la FLAC,

    Patricia Zaradny, Présidente du CRAC

  • Enfin une commission d'enquête sur l'argent de la corrida en France...

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    D'après l'état des lieux et le dossier présenté par Claire Starozinski, fondatrice de l'Alliance Anticorrida, auditionnée à l'Assemblée nationale dans le cadre du Groupe d'études sur la protection des animaux,  les députés Geneviève GAILLARD, Jacques REMILLER, Muriel MARLAND-MILITELLO, Armand JUNG, Lionel LUCA et Gérard BAPT ont déposé la proposition de résolution n° 289.

    Ce texte demande la création d’une commission d’enquête sur l’argent de la corrida en France : sur son réel poids et ses enjeux économiques locaux, sur son opacité financière et sur la régularité de la mobilisation d’argent public et des pratiques commerciales qui la soutiennent.

    Geneviève Perrin-Gaillard rappelle : « Tous les parlementaires se rejoignent pour dire que la violence sur les animaux est inadmissible mais se retranchent derrière la tradition lorsqu’il s’agit des corridas »  approuvant la proposition de loi de Muriel Marland-Militello qui déclare à son tour :  « Au même titre que monsieur Badinter a devancé l’esprit de son époque par l’abolition de la peine de mort, ma proposition de loi est là pour devancer les conservatismes », s’étonnant que l’on « entretienne chez l’enfant ou l’adolescent une perversion de l’héroïsme ».

    Une nouvelle démarche à marquer d’une pierre blanche dans la bataille de longue haleine engagée depuis 1994 par l'Alliance Anticorrida.

    B.P. 77023  30910 Nîmes cedex 2 - Tél. & fax : 04 66 64 22 97
    http://www.anticorrida.orghttp://www.petition-anticorrida.org

  • Vivisection à la française : le vent en poupe

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    Expérimentation sur les animaux : le double dicours

    Alors que des avancées semblent se dessiner au niveau de l'Europe, la France, les collectivités locales, l'industrie de l'expérimentation poursuivent le développement de ces centres de torture et de mort en se positionnant leader sur ce marché.

    Le Centre International de Toxicologie situé à Miserey près d'Evreux (Eure) a multiplié par six  le nombre de ses expériences, ses capacités à torturer, depuis 5 ans, avec l'appui du marché américain, des groupes internationaux et des nombreuses industries pharmaceutiques déjà implantées dans le département (Glaxo, Pharmacia-Monsanto, etc.).

    La Région Haute-Normandie, le Département de L'Eure, La Communauté d'Agglomération d'Evreux soutiennent, encouragent, financent la réalisation d’un pôle de compétences, de ressources et de recherches en biochimie… Ce pôle « d'excellence » sera une plate-forme mondiale, investi par de nombreuses antennes des plus grandes firmes internationales et les plus demandeuses en expérimentations.

    Fonds européens à l'appui ce Projet est déjà lancé…

    Le C.I.T. a défini depuis quelques années sa stratégie en attirant ce projet. Noyau-clé du pôle industriel, il attire ces industries par sa spécificité : la torture animale, leur permettant ainsi de se libérer des contraintes et des réglementations de leurs propres pays, la France étant particulièrement généreuse et attractive en ce domaine.

    Sous-traitant de la honte... Le C.I.T. d'Evreux a depuis 5 ans démultiplié  ses installations : construction déjà effective d'animaleries plus vastes recevant chiens Beagles, lapins, rongeurs ainsi qu'une nouvelle devant recevoir des primates.

    Les constructions se poursuivent, les effectifs de cette société sont en explosion, le Marché se porte aux mieux, les commandes affluent…

    Les méthodes modernes substitutives n'intéressent qu'à hauteur d'un tiers des expérimentations les dirigeants du C.I.T, la valeur ajoutée de ce laboratoire étant justement l'EXPERIMENTATION ANIMALE qu’il propose à sa clientèle irrémédiablement demandeuse de ces tests sur le vivant. 

    L'appui et le soutien des institutions locales et régionales sont effarants. Alors que tout le monde sait ! Mais les ambitions politiques locales et les perspectives économiques de ce petit département passent avant toutes valeurs humaines, éthiques et de compassion.

  • Une humanité plus carnivore : un risque pour la santé et l'environnement

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    PARIS (AFP) — La consommation de produits animaux, qui devrait augmenter de 50% d'ici 2020, selon l'Organisation mondiale pour la santé animale (OIE), comporte d'importants risques sanitaires et met en péril les écosystèmes, soulignent des experts.

    L'augmentation de la consommation de viande à l'échelle de la planète est surtout le fait des économies émergentes, au premier rang desquelles la Chine et l'Inde, et se traduit par des transports de plus en plus nombreux de produits animaux.

    "Il y a des risques sanitaires supplémentaires, car les produits vont circuler plus vite que les temps d'incubation des maladies", constate Jean-Luc Angot, directeur-général adjoint de l'OIE.

    Parmi les facteurs d'apparition ou de réémergence de nouvelles pathologies, on compte aussi le réchauffement climatique, la modification des écosystèmes ou le changement des habitudes alimentaires.

    "La fièvre catarrhale ovine (ou maladie de la langue bleue) sévit dans des régions où ne la connaissait pas auparavant, comme dans le nord de l'Europe, alors qu'on la considérait jusqu'ici comme tropicale", rappelle M. Angot.

    Le bouleversement des écosystèmes expose l'homme et les animaux d'élevage à de nouveaux agents pathogènes. A la fin des années 1990, la déforestation en Malaisie a fait sortir de la forêt des chauves-souris frugivores qui ont contaminé des porcs, conduisant à l'éradication du cheptel porcin de ce pays et provoquant 300 morts humaines.

    Les fièvres hémorragiques comme Ebola sont également liées aux contacts entre le singe et l'homme consécutifs à la déforestation en Afrique.

    Au chapitre des habitudes alimentaires, le virus du sida pourrait avoir contaminé l'homme en franchissant la barrière d'espèce à cause de la consommation de viande de singe, selon une hypothèse sérieuse qui n'a toutefois pas encore été scientifiquement prouvée.

    L'augmentation du nombre de volailles accroît le risque qu'un virus de la grippe aviaire réussisse un jour, au fil de mutations successives, à devenir efficacement transmissible d'homme à homme, ce qui n'est actuellement pas être le cas avec la souche hautement pathogène H5N1.

    D'une manière générale, "le développement de l'élevage industriel en Asie du Sud-Est, en Chine et en Inde, à la porte des villes apporte des problèmes d'hyperconcentration, de non-gestion des déjections, de risques sanitaires", constate André Pfimlin, responsable recherche et développement de l'Institut de l'élevage à Paris.

    Fin 2006, l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) a calculé dans un rapport que les bovins produisent plus de gaz à effet de serre que les voitures, le méthane qu'ils rejettent et le protoxyde d'azote de leurs déjections étant beaucoup plus réchauffant que le CO2.

    Ce rapport a aussi mis en évidence qu'une grande part de ces émissions était le fait de l'élevage pastoral, pratiqué par des populations très pauvres du Sahel ou d'Asie centrale qui dépendent du bétail pour leur survie.

    La marge de manoeuvre est faible pour réduire les émissions de méthane, mais "si tous les systèmes d'élevage optimisaient leurs déjections, leurs engrais de ferme, ils gagneraient en argent et réduiraient le risque de pollution pour l'eau et pour l'air", selon M. Pfimlin.

    Dans les zones tropicales, la production de viande réduit aussi les "puits de carbone" (qui stockent le CO2 dans la végétation). "Quand on brûle la forêt, au Brésil, en Amérique centrale mais aussi en Indonésie, on fait très souvent de l'élevage, et aussi du soja" qui sert à nourrir les cochons et les volailles, explique cet expert.

    http://afp.google.com/article/ALeqM5ivIpMu9u2DE7L6PNgZMy1M2-3bWg

  • ALF : la politique de la non-violence

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    Il est bon de le réaffirmer, de façon à éviter les amalgames que ne manquent pas de faire depuis plusieurs mois déjà les médias et, à leur suite, le grand public...

    Il est en effet précisé dans la charte de l’ALF que lors de chaque action doivent être, je cite, « prises toutes les précautions afin de ne mettre en danger aucune vie quelle qu'elle soit. »

    Quant aux « militants » qui à l'avenir pourraient éventuellement commettre, même involontairement, des actes susceptibles d'entraîner des dommages physiques aux personnes contre lesquelles ils luttent (vivisecteurs, fourreurs, etc.), ils sont indignes du mouvement de libération animale, tout entier basé sur la non-violence, et ne sauraient par conséquent se revendiquer de l’ALF.

    Laissons la barbarie aux mains des barbares qui torturent et assassinent les animaux, chaque jour et partout sur la terre.

  • Colloque INRA-EHESS : "Comment penser le comportement animal" ?

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    COMMENT PENSER LE COMPORTEMENT ANIMAL ?

    Colloque INRA-EHESS


    Résumé

    Colloque INRA/EHESS, sous la responsabilité de Florence BURGAT, philosophe, directeur de recherche à l’INRA, Paris organisé en deux sessions : les 21 et 22 janvier 2008 à l’EHESS, et les 2 et 3 avril 2008 à l’INRA Paris.

    Dire qu’un animal se comporte à l’égard de ce qui l’entoure, qu’est-ce à dire ? Le comportement serait constitué par un type de manifestations qui n’appartiendraient qu’à certains vivants et formerait un flux continu et spontané dont l’étude segmentée détruirait la nature propre. Pourtant, ce sont de brèves séquences comportementales isolées de l’ensemble dans lequel elles s’inscrivent, plongées en outre dans l’univers du laboratoire, que l’on choisit le plus souvent d’étudier. Mais a-t-on encore affaire à un comportement ? Ne l'a-t-on pas ainsi réduit à l'un des éléments qui le composent : les mécanismes physiologiques, le programme génétique, les opérations cognitives, etc. ? A l'opposé de cette perspective, le comportement est compris par les approches phénoménologiques comme l'expression d'une liberté, une relation dialectique avec le milieu, quelque chose " qui se détache de l'ordre de l'en-soi ", selon les termes de Maurice Merleau-Ponty (La Structure du comportement, p. 136). Les liens qui se font jour entre la conception philosophique de l'animal et ses conditions d'observation sont étroits et réciproques.

    Après avoir éclairé les fondements théoriques de ces options, nous aurons à nous interroger sur les raisons de la prédominance des études de laboratoire et des courants de l'éthologie qui en sont issus. On se demandera quel type de bénéfices peut être tiré d'une telle production de connaissances, bénéfices que le choix des espèces à propos desquelles ce type d'observation est conduit est certainement de nature à éclairer. Les enjeux de notre interrogation sont donc aussi moraux et politiques. Il y va en effet des conditions de vie de millions de mammifères et d'oiseaux destinés à  la consommation, dans la mesure où c'est à la biologie du comportement et aux critères physiologiques qu'est confiée la détermination de leurs " besoins éthologiques ".

    Un travail de réflexion sur l'objet que l'on se donne est à construire ; travail épistémologique d'une part, réflexion sur la part idéologique qui peut entrer dans l'étude d'autre part. Une fois ce pas franchi, la question portant cette fois sur les conditions de possibilité de la connaissance du comportement animal apparaît plus clairement. Comment, dès lors, élaborer une éthologie plus juste, tant du point de vue de la compréhension du comportement que de celui des besoins, au sens large, des animaux placés sous la domination de l'homme ?

    ________________________________ 

    Première session : 21-22 janvier 2008 : EHESS, Amphithéâtre, 105 bd Raspail, 75006 Paris

    Lundi 21 janvier 2008

    Ouverture du colloque par Danièle Hervieu-Léger, Présidente de l’EHESS.

    I. Vie et comportement

    Président : Heinz Wismann

    • André Pichot (épistémologue et historien des sciences, chercheur au CNRS, Nancy) : Le comportement et la vie
    • Jean-François Nordmann (philosophe, directeur de programme au Collège international de philosophie et enseignant en classes préparatoires, Paris) :
      Le renversement opéré par Kurt Golstein et par Erwin Straus : le réflexe comme comportement.
    • Pause
    • Elisabeth de Fontenay (philosophe, maître de conférences honoraire de l’université de Paris I) : Ceux que l’animal ne regarde pas.
    • Xavier Guchet (philosophe, maître de conférences à l’université de Paris I) :
      La technicité animale à la lumière de la pensée de Gilbert Simondon
    • Discussion générale

    Mardi 22 janvier 2008

    II. Le problème des conditions d’observation des animaux

    Président : Joseph Bonnemaire

    • Bernard Hubert (écologue, directeur de recherche à l’INRA et directeur d’études à l’EHESS, Paris) : Le comportement animal peut-il nous aider à concevoir un autre regard sur la notion de ressources ?
    • Marion Vicart (doctorante en sociologie, EHESS, Paris) : Le chien : pour une approche socio-éthologique.
    • Robert Dantzer (docteur-Vétérinaire, docteur es-Sciences, psychobiologiste, Professeur de psychoneuroimmunologie à l'université de l'Illinois à Urbana-Champaign) : La parcellisation du comportement, un détour nécessaire pour les sciences du comportement ?
    • Déjeuner

    III. Controverses autour de la notion de comportement

    Président : Bernard Hubert

    • Philippe Devienne (docteur vétérinaire et docteur en philosophie de l’université de Paris IV) : Le comportement douloureux chez l’animal : entre symptômes et critères.
    • Frédéric Joulian (éthologue et anthropologue, maître de conférences à l’EHESS, Marseille) : Nature du comportement et évolution.
    • François Calatayud (éthologue, chargé de recherche, INRA, Toulouse) :
    • Du comportement « fait de Nature » au discours de l'éthologiste. Réflexions sur la place de la subjectivité en éthologie.
    • Discussion générale

    Seconde session : 2-3 avril 2008 : INRA, Amphithéâtre, 147 rue de l’Université, 75007 Paris

    Pré-programme

    Mercredi 2 avril 2008 (après-midi : 14h – 18h)

    Ouverture du colloque par Guy Riba, directeur général délégué de l’INRA

    I. Vie et comportement

    Georges Thinès (psychologue et philosophe, professeur honoraire de l’université de Louvain) : Perspectives phénoménologiques dans l’étude du comportement animal.

    Jacques Dewitte (philosophe, Berlin) : Qu'est qu'un comportement ? Réflexions à partir d'une relecture de Maurice Merleau-Ponty.

    II. Le comportement animal : perspectives historiques et critiques

    Véronique Servais (psychologue, maître de conférences, Institut des Sciences Humaines et Sociales, Université de Liège) : Le rôle de l’anthropomorphisme dans la constitution de l’étude du comportement animal à la fin du XIXème siècle.

    Jenny Litzelmann (doctorante en philosophie, université de Paris I et université de Genève) : Redéfinition des notions d’instinct, d’inné et d’acquis chez Konrad Lorenz.

    Jeudi 3 avril 2008 (toute la journée)

    III. Le problème des conditions d’observation des animaux

    Marion Thomas (historienne des sciences, maître de conférences à l’université Louis Pasteur, Strasbourg) : Entre laboratoire et terrain, les recherches en éthologie et psychologie animale au début du XXe siècle.

    Isabelle Veissier (biologiste, directeur de recherche, INRA, Theix, co-animatrice du réseau AGRI-Bien-être animal) : Le « bien-être animal » : approches théoriques et critères d’évaluation.

    Michel Meuret (écozootechnicien, directeur de recherche, INRA Ecodéveloppement, Avignon) : Faire pâturer des troupeaux sur milieux naturels nécessite un apprentissage croisé du bétail, des éleveurs et des scientifiques.

    Patrick Duncan, [titre à préciser]

    III. Controverses autour de la notion de comportement

    Jean-Pierre Marguénaud (juriste, Professeur à la Faculté de Droit et des Sciences économiques de Limoges OMIJ) : Le comportement des animaux à la lumière du droit positif.

    Enrique Utria (doctorant en philosophie, université de Rouen) : Être « sujet d’une vie » : un concept central de la pensée de Tom Regan.

    http://calenda.revues.org/nouvelle9657.html