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  • Afrique du Sud : 249 animaux du parc Kruger tués par des braconniers en 4 ans

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    JOHANNESBURG - 249 animaux de la réserve naturelle du parc Kruger, dans l’est de l’Afrique du Sud, ont été tués par des braconniers au cours des quatre dernières années, a indiqué dimanche un parlementaire de l’opposition, citant des chiffres officiels.

    « La réponse du ministre de l’Environnement et du tourisme à une question d’un parlementaire de l’Alliance démocratique (AD-opposition) a révélé qu’au cours des quatre dernières années au moins 44 rhinocéros blancs et 31 buffles ont été tués par des braconniers », a déclaré Gareth Morgan dans un communiqué.

    « La perle de la protection de la nature sud-africaine, le parc national Kruger, est une cible de choix pour braconner des mammifères parmi les nombreux parcs dirigés par la direction des parcs nationaux sud-africains. Au total 249 mammifères y ont été tués par des braconniers pendant la période 2004-2007 », a-t-il ajouté.

    Gareth Morgan, porte-parole de l’AD sur l’environnement, a précisé à l’AFP que les chiffres « lui avaient été fournis par le ministre vendredi, dans une réponse écrite à (sa) question sur ce sujet ».

    Les chiffres pourraient être beaucoup plus élevés parce que « beaucoup d’animaux braconnés disparaissent sans laisser de traces », a-t-il ajouté.

    Le parc Kruger a la capacité de surveiller le braconnage, contrairement à la majorité des 21 autres parcs du pays, a-t-il souligné.

    http://www.angolapress-angop.ao/noticia-f.asp?ID=616731

  • Le Progrès (10/05/08) : "Cause animale: l’extrémisme pour faire changer les choses"

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    Nicolas, 25 ans, est ouvrier. Il opère aussi pour le compte de l’Animal Liberation Front (ALF), un réseau extrémiste né en Grande-Bretagne parti en guerre contre toutes les formes d’exploitation animale. Entretien,

    Une nouvelle forme de contestation

    Depuis janvier, en France, dix opérations clandestines, allant de la libération d’animaux en cages à l’incendie d’un camion de cirque, ont déjà été revendiquées par l’Animal Liberation Front (ALF) sur le site américain BiteBack, qui lui sert de vitrine web.

    Ce n’est pas plus que dans la trentaine d’autres pays où œuvre ce réseau.

    Et ce n’est encore qu’un début, si on les compare aux 112 « actions directes » (c’est leur expression) que celui-ci et l’Animal Rights Militia (ARM) ont menées dans l’Hexagone en 2007. Enfin, ce sera toujours très peu par rapport aux nombreuses manifestations légales et pacifiques des défenseurs plus modérés de la cause animale.

    Pour autant, le récent enracinement dans l’Hexagone de ces deux vieux mouvements radicaux - l’ALF a été fondé en 1976 et l’ARM en 1985, l’un et l’autre en Angleterre -, n’est que la partie émergée d’un phénomène de durcissement du militantisme pro-animaux.

    « Il s’agit d’une nouvelle forme de contestation sociétale, d’un courant de pensée qui se développe »estime-t-on du côté des sources policières françaises, qui évoquent « à une autre époque, la campagne très agressive de BB en faveur des bébés phoques, qui utilisait elle aussi les médias ».

    Si ces mêmes sources préfèrent encore relier ce durcissement à la problématique plus large de l’écologie, elles admettent qu’il ne s’agit pas d’un « phénomène de mode ». Ni le fait de simples « illuminés ».

    Leur seule crainte à l’avenir : « Qu’il y ait des connexions avec les Anglais ».

    En novembre 2007, Sébastien a créé l’association « Dignité animale», qui compte une trentaine d’adhérents et une centaine de sympathisants.

    Une association représentative de la dizaine de nouveaux groupes de militants légaux mais actifs qui se sont créés ces dernières années, notamment grâce à internet. Son action (distribution de tracts, stands d’informations), il la situe lui-même « entre la SPA et l’ALF ».

    « Les actions sur le terrain, c’est ça qui manque à la cause aujourd’hui, explique-t-il. On peut les mener en toute dignité et en toute légalité. Mais sans complaisance ».

    O.S.

    L’expérimentation animale fait avancer la médecine

    En France, tous les chercheurs n’ont pas attendu les médias pour découvrir l’ALF ou l’ARM. Si, contrairement à plusieurs de leurs homologues britanniques ou américains, aucun n’a encore été visé par un attentat ou vu son adresse personnelle diffusée sur le web parce qu’il utilisait la vivisection pour faire ses recherches, le phénomène n’est pas pris à la légère.

    Même en dehors des laboratoires GlaxoSmithKline et Novartis, que ces réseaux citent parmi leurs cibles françaises pour leurs liens présumés avec le Huntingdon Life Sciences, centre anglais de tests sur animaux.

    Un chercheur de l’Inserm, « qui n’a pas envie de se faire tabasser pour avoir cherché un remède contre le cancer », souligne ainsi que « si aujourd’hui un cancer sur deux est guéri c’est grâce à des gens et à des sociétés qui sont la cible de ces groupes terroristes ».

    Contrairement aux militants de la cause animale, voire à certains scientifiques, il rappelle que « toutes les avancées de la médecine ont eu lieu grâce à l’expérimentation animale ».

    Et que « travailler sur les animaux est encore plus réglementé que travailler sur des hommes ». « Si ces ardents défenseurs sont prêts à attaquer des chercheurs j’aimerais savoir s’ils refuseraient une chimiothérapie le jour où ils auront un cancer » conclut-il.

    O.S.

    http://www.leprogres.fr/Samedi/infosdujour/francemonde/1018821.html

  • ATTAC : le végétarisme comme remède à la famine

    http://www.faqs.org/nutrition/images/nwaz_01_img0092.jpg
        Le site d'ATTAC vient de publier cette brève :    
        http://www.france.attac.org/spip.php?article8497    
        "Chaque fois qu'un humain bien nourri réduit de 15% à 20% sa    
        consommation de viande il permet à un autre humain de se nourrir.    
        Merveilleux cercle vertueux : moins de famines, meilleure santé    
        humaine, respect des animaux [...] la production mondiale actuelle de    
        céréales et de soja suffirait déjà pour nourrir plus de 12 milliards    
        d'humains si on renonçait à l'élevage animal qui est un formidable    
        gâchis de protéines et de calories".    
        Ceci en référence à un rapport de 38 pages titré "Analyse critique des    
        causes essentielles de la flambée des prix agricoles mondiaux" (auteur    
        : Jacques Berthelot) qui semble parler beaucoup du rôle de la viande    
        dans cette crise :    
        http://www.france.attac.org/spip.php?article8444     
        Antoine Comiti (http://www.stopgavage.com/)    
    http://www.foodfacts.info/blog/uploaded_images/mcdonald-large-kid-750701.jpg

  • Gaspillage institutionnalisé : l'exemple des supermarchés réunionnais

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    Que deviennent les invendus de nos supermarchés ?

    CLICANOO.COM | Publié le 9 mai 2008

    Chaque année, les grandes surfaces de l’île se retrouvent avec plusieurs centaines de tonnes de produits invendus. Qu’ils soient alimentaires ou non, comment et pourquoi sont-ils quotidiennement retirés des rayons ? Que deviennent-ils par la suite ?

    Enquête derrière les étals garnis de la grande distribution.

    Mercredi, 13h52. Un rapide coup d’œil à droite et à gauche et hop ! Ce petit gourmand d’environ 7 ans vient d’engloutir en un quart de seconde un savoureux biscuit au chocolat qui, visiblement, lui faisait de l’œil. Consciencieux, il prend soin de remettre le paquet entamé bien à sa place au premier étage du rayon biscuits d’une grande surface. Ni vu, ni connu…

    Ce geste n’est pas un cas isolé. “Cela arrive très fréquemment. Malheureusement, tous les paquets qui sont entamés, juste ouverts ou éventrés, ne sont plus vendables. On en retire tous les jours des rayons”, explique le manager du département “Produits de Grande Consommation (PGC) et frais industriel” d’un supermarché dionysien.

    Avec les dates limites de consommation (DLC) qui arrivent à échéance, les retards de livraisons ou encore les intempéries, les packagings abîmés figurent parmi les facteurs mettant le plus souvent au rebut quantité de produits.

    D’après Carole Bachot, commerciale à la Star, “une très grande surface comme Jumbo Score, par exemple, peut se retrouver à elle seule avec plusieurs centaines de tonnes d’invendus par an”.

    Le directeur par intérim d’un supermarché de superficie équivalente affirme que sur leur chiffre d’affaires annuel, “cela représente au moins un million d’euros de perte, uniquement pour les produits frais, avec un pic en période de fête”.

    Une masse de rejets dont la majeure partie va tout droit… à la poubelle. “Chaque mois, par département (ndlr : PGC, produits frais, textile…), on jette l’équivalent d’une Mercedes”, poursuit notre manager, qui souhaite garde l’anonymat.

    Pour tenter d’enrayer le phénomène, les entreprises de grande distribution ont mis en place différentes stratégies. “Lorsque nous estimons qu’un produit non alimentaire n’est plus vendable pour diverses raisons, nous l’isolons en réserve puis nous le ressortons en période de soldes”, confie un chef de rayon.

    Quant aux hard discounters, ils ne sont pas en reste. Selon Eric Dany, superviseur des magasins Dia, pour qu’une grande partie des produits frais puisse être écoulée, l’une des solutions est de faire jouer les prix :

    “Nous les baissons à un mois, puis à quinze jours de la date limite de consommation (DLC). Il nous arrive aussi de faire -50% sur un produit qui périme le lendemain”.

    Afin de réduire leur budget “pertes”, les grandes surfaces procèdent également à une vérification des palettes de produits fraîchement livrés. Toutes les boîtes cabossées, percées ou encore écrasées sont immédiatement retournées au fournisseur avant même d’être mises en rayon. Celles-ci seront remboursées par la centrale d’achat, ou ne seront tout simplement pas facturées au magasin.

    Mais il arrive que, de temps en temps, quelques-unes passent entre les mailles du filet et soient disposées dans les rayons. En ce qui concerne les sacs de riz, de café ou de sucre n’ayant pas trouvé acquéreur, ce sont les fabricants eux-mêmes qui récupèrent leurs propres produits en vue d’une “revalorisation”.

    Malgré cela, tout le reste, même si c’est encore utilisable, finit à la poubelle : paquets de couches ouverts intentionnellement par des clients afin de vérifier si c’est la bonne taille, matériel hi-fi comportant de fines rayures, vêtements…

    Pour ce faire, les grandes surfaces louent des bennes et des compacteurs d’ordures à des sociétés spécialisées. Elles procèdent dans un premier temps au tri des déchets valorisables (cartons, plastiques, petites ferrailles) puis envoient au compacteur ce qui ne peut pas être traité à l’instar des produits frais, entre autres. Ce sont les déchets ultimes.

    “Nous nous occupons d’une quinzaine de petites et grandes surfaces sur toute l’île. Nous collectons tous leurs déchets : ceux qu’ils ont triés au préalable, nous les apportons aux centres de tri agréés. Pour le reste, nous les transportons jusqu’aux centres de stockage des déchets ultimes situés à la Rivière Saint-Étienne et à Sainte-Suzanne”, explique Carole Bachot, responsable du service commercial à la Star.

    Avant l’avènement du tri sélectif, les déchets, quelle que soit leur nature, étaient amenés aux différents centres de tri. Conducteur d’engin dans l’un d’entre eux, Jean-Pierre*, 30 ans, a débuté sa carrière en travaillant pendant trois ans dans la chaîne de tri. Avec lui, les rejets des grandes surfaces disposaient d’une seconde vie.

    “À l’époque, tous les déchets étaient mélangés. Nos conditions de travail étaient vraiment dégueulasses mais bon, en même temps je pouvais récupérer plein de choses même si c’était, évidemment, formellement interdit”.

    Père de deux enfants en bas âge à ce moment-là, Jean-Pierre n’a pratiquement rien investi de sa poche dans l’achat de couches-culottes :

    “Tellement de paquets à peine abîmés sont passés entre mes mains, je n’ai eu qu’à me servir. Je me suis fait un vrai petit stock. Je me souviens également d’un Noël où j’ai pu faire plaisir à ma fille ainsi qu’à d’autres petites de ma famille : je leur ai, à toutes, offert des poupées jetées par les supermarchés. Les emballages étaient juste un petit peu détériorés”.

    Mis à part ces produits récupérés qui lui permettaient d’économiser sur son budget personnel, Jean-Pierre avoue avoir revendu certaines choses, dont lui, n’avait pas forcément besoin. “Je n’avais pas de chien mais il n’empêche que je conservais ces gros sacs de croquettes. Je les vendais à des prix imbattables. Mes copains étaient ravis”, lance-t-il en souriant.

    Le trentenaire n’était pas le seul à “se fournir” au centre de tri : nombre de ses collègues s’étaient également lancés dans l’aventure de la récupération et de la revente des invendus des grandes surfaces à ce moment-là.

    “C’était super parce que nous récupérions tous des choses différentes. Il nous arrivait de nous échanger des trucs mais la plupart du temps, on se les revendait entre nous. C’était plus intéressant. Chacun voulait pouvoir tirer son épingle du jeu. On ne gagnait pas des fortunes mais cela nous permettait de mettre du beurre dans les épinards”, admet-il.

    Aujourd’hui, la société dans laquelle il travaille s’est spécialisée et ne traite plus les déchets industriels banals (DIB). “On ne peut plus rien récupérer maintenant. C’est dommage. Mais il y a toujours énormément de gaspillage et c’est réellement scandaleux de voir ça. C’est pour cela que nous n’avons pas hésité à nous servir”.

    S’ils sont retirés des rayons pour diverses raisons, les invendus des grandes surfaces, fort heureusement, ne finissent pas toujours dans les déchetteries et dans les centres d’enfouissements :

    “On ne peut pas prendre de risques en ce qui concerne les produits frais. On est obligé de respecter la législation (cf. repères) mais nous faisons quand même pas mal de dons aux associations qui en font la demande. Il s’agit surtout de produits ayant de petits défauts et que nous ne pourrions pas vendre comme les barils de lessive percés, les boîtes de conserves cabossées …Cela nous permet aussi de réduire les coûts de décharge”, souligne Eric Dany.

    Une pratique où tout le monde semble y gagner mais qui, au final, reste très peu répandue dans l’île. Dans un hypermarché, les choses sont claires : les dons aux associations restent très marginaux.

    “Nous ne le faisons que lorsque nous sommes sollicités. La décision définitive revient au directeur du magasin. Il donne son accord en fonction de la cause et si nous offrons des marchandises, celles-ci sont toujours prélevées sur le stock. Nous ne proposons pas d’invendus”, souligne un responsable de rayons avant d’avouer sans ambages :

    “De toute façon, c’est très rare que cela arrive car ce n’est pas dans notre intérêt de donner. Nous n’avons rien à y gagner donc nous préférons jeter les invendus. Et puis, dans les associations ou les boutiques de solidarité, il y a trop de dérives”.

    Une idée reçue qui scandalise Elise Rangoulaman, présidente de l’épicerie sociale Soubic : “Notre travail consiste à aider les personnes ayant des problèmes financiers et qui se retrouvent en situation de précarité. Comment peuvent-ils porter un tel jugement sur ce que l’on fait au quotidien ? Ils ne savent vraiment pas ce qu’ils disent !”, s’insurge-t-elle.

    La présidente de cette association basée sur Saint-Denis déplore que la plupart des supermarchés ne soient pas de grands philanthropes. “Malgré nos nombreuses demandes, ce que nous recevons de leur part est assez dérisoire comparé à nos besoins réels.”

    Basée à Saint-Paul, l’association “Agir contre l’exclusion” aide depuis 12 ans maintenant les sans-abri, les mal-logés ainsi que des familles nécessiteuses. Au sein de leur structure, ils distribuent près de 60 repas par jour. Selon la trésorière, Yvette Maesen, les dons perçus proviennent surtout des bazardiers du marché forain qui fournissent généreusement légumes ou viandes.

    “En ce qui concerne les grandes surfaces, il y a deux ans, le Super U de Saint-Paul nous a contactés. Ils souhaitaient nous donner des yaourts qui allaient périmer dans les trois jours. Nous avons accepté. Depuis, chaque semaine, les repas de nos accueillis sont accompagnés de yaourts comme dessert”.

    L’initiative généreuse ne présente pas vraiment de risque puisque entre les dates limites de vente et celle de consommation, il existe un laps de temps dont profitent les plus démunis.

    Entre les supermarchés qui n’ont pas du tout souhaité s’exprimer et ceux qui ont usé de la langue de bois, difficile d’obtenir des précisions quant au tonnage exact des produits finissant au fond de la benne. Les seuls chiffres obtenus sont vagues et communiqués par une société de collecte des déchets (voir repères).

    Les professionnels de la grande distribution ayant préféré éluder soigneusement la question. Philippe Salmon, directeur technique à la Star est perplexe : “Ils nous payent à la tonne, ils doivent avoir les chiffres, c’est logique”.

    Pourquoi faire preuve alors d’autant de mystère ? Y aurait-il des enjeux financiers à la clef ?

    Quoi qu’il en soit, une solution efficace pour résoudre au moins la gestion des déchets des grandes surfaces se fait urgente : des études menées par l’Adème en 2006 montrent que le centre d’enfouissement de la Rivière Saint-Étienne arrivera à saturation en…2012

    Textes : Mélodie Nourry Photos : Richel Ponapin

    (*Prénom d’emprunt)

    - La benne aux trésors - Parce qu’ils sont souvent encore propres à la consommation, les invendus alimentaires jetés sont l’objet de convoitises. Certaines personnes n’hésitent pas à soulever le couvercle de “la benne aux trésors”.

    Superviseur des magasins Dia à la Réunion, Eric Dany se souvient : “Il y a des gens qui attendaient la fermeture de certains de nos magasins pour aller fouiller nos poubelles et récupérer ce qui leur semblait encore valable. Depuis, nous avons mis en place une nouvelle procédure : nous javellisons tout ce que nous jetons. Dans certains de nos magasins, les bennes sont enfermées dans les réserves. On se dégage de toutes responsabilités en cas d’intoxication alimentaire”.

    Cette pratique, très répandue en métropole et aux États-Unis, s’appelle le freegan (de free : gratuit et de vegan : végétalien). Elle consiste pour ses adeptes, à récupérer dans les poubelles, tout ce dont les grandes surfaces se sont débarrassées et qui n’a pas encore été broyé ou compacté.

    Selon la loi, tout ce qui est déposé dans une poubelle n’a plus de propriétaire.

    - Quid de la restauration rapide ?

    Au Mac Do de l’avenue de la Victoire, on donne aussi vite à manger que l’on répond aux questions des journalistes. Au sujet de leurs invendus, un responsable répond sèchement : “Il ne nous reste jamais rien sur les bras, tout est vendu chaque jour”.

    Devant notre insistance, l’homme s’impatiente et parvient à lâcher : “S’il nous reste des sandwichs ou autres, c’est jeté. En fait, on s’en tient à la charte mise en place par notre société et qui est valable dans tous nos restaurants à travers le monde : tout ce qui n’est pas parti au bout de dix minutes est automatiquement mis à la poubelle. C’est comme ça, on ne cherche pas à savoir pourquoi.”

    Devant un tel gaspillage, certains employés n’hésitent pas à s’affranchir des règlements. Christophe, 33 ans, raconte :

    « Mon meilleur ami travaillait dans un de ces restaurants. Chaque fois qu’il devait faire la fermeture, il m’appelait quelques minutes avant afin que je l’attende sur le parking situé à l’arrière du restaurant. Là, il me donnait des sachets remplis de hamburgers. Il n’y en avait tellement que même à plusieurs, on n’arrivait pas à tout finir. Comme on ne pouvait pas se résoudre à les jeter, on donnait ce qu’il restait à des SDF que l’on croisait au hasard dans la rue. »

    http://www.clicanoo.com/index.php?id_article=181444&page=article

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  • Le Nouvel Observateur : "Frères humains, devenez végétariens !"

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    Les bovins ruminent 30% de nos céréales.

    Frères humains, devenez végétariens !

    Il suffirait de renoncer à la viande pour soulager la pénurie de grains tout en préservant l'environnement et notre santé

    "L'élite intellectuelle dans les pays développés trouve parfaitement normal de s'inquiéter de la surpopulation dans le monde, mais elle oublie toujours un fait. La vraie surpopulation, c'est celle du bétail."

    L'auteur de ces phrases n'est pas un vachophobe excentrique ou un végétarien fanatique mais l'économiste américain Jeremy Rifkin, auteur, entre deux essais sur le travail ou les nouvelles technologies, du passionnant Beyond Beef, un essai sur l'impact dévastateur de l'industrie de l'élevage.

    Surpopulation ? Avec 1,4 milliard de vaches, notre planète croule en effet littéralement sous le bétail : le poids cumulé de tous ces ruminants est supérieur à celui de toute la population humaine avec ses 6 milliards d'habitants !

    Et c'est de pire en pire. La production de viande a été multipliée par cinq depuis les années 1950, pour passer à 265 millions de tonnes. Et devrait encore doubler sur les vingt années à venir.

    De quoi affoler les experts en alimentation, qui se demandent bien comment la terre pourra nourrir les 3 milliards d'humains supplémentaires de ces prochaines décennies.

    La concurrence entre les animaux d'élevage et les hommes s'annonce très rude. Car 80% de l'alimentation animale proviennent de cultures qui conviendraient également à la consommation humaine : maïs, soja.

    A l'ère de l'élevage industriel, nos bêtes accaparent à elles toutes seules 60% de la production mondiale de céréales, soit 670 millions de tonnes ! Un volume qui suffirait amplement à nourrir les 850 millions d'êtres humains souffrant de malnutrition.

    En fait, d'un point de vue malthusien, la viande n'est pas « rentable ». On estime qu'un végétarien consomme en moyenne 180 kilos de grains par an alors qu'un consommateur de viande en gaspille 930 kilos par an.

    Pour comparer le rendement de diverses spécialités agricoles, les agronomes calculent un taux de conversion alimentaire qui correspond au rapport entre le nombre de protéines consommées et produites.

    Pour obtenir 1 calorie de poulet, il faut ainsi environ 4 calories de nourriture végétale. Idem pour le porc ou les oeufs. Pour le lait, on grimpe à 8. Et pour le boeuf, à 17, voire bien plus !

    En comparaison, la pomme de terre est bien moins gourmande, son taux de conversion n'étant que de 0,46.

     

    Et encore, on ne compte pas les besoins en eau : pour produire 100 grammes de boeuf, il faut 25 000 litres d'eau. 

    Glouton, notre cheptel est aussi expansionniste. Au total, l'élevage et la production des aliments pour le bétail squattent 78% des terres agricoles mondiales, soit 30% de toute la surface du globe, trois fois plus qu'en 1960.

    « Sur un hectare de terrain, un agriculteur peut nourrir une trentaine de personnes s'il le consacre à la culture de légumes ou de fruits. S'il produit des oeufs ou de la viande, le ratio passe à cinq personnes. Et à beaucoup, beaucoup, moins, s'il ne s'agit que de viande rouge », dit ainsi Bruno Parmentier, auteur de Nourrir l'humanité et directeur de l'Ecole supérieure d'Agriculture d'Angers.

    Des périls verts à quatre pattes

    Le plus insensé ? C'est que toute cette bidoche est en priorité destinée à 0,1% de la population de la planète, l'infime petite minorité des riches de ce monde.

    Notre consommation de viande est passée de 30 kilos par personne et par an en 1919 à plus de 100 kilos aujourd'hui. C'est trois fois plus que la quantité préconisée par les organismes de santé.

    Non seulement notre régime carnivore affame la planète, mais il nous tue aussi par la recrudescence des maladies de « biens nourris » : accidents cardiovasculaires, diabète, obésité...

    Et pour ne rien arranger, il contribue au réchauffement climatique. Selon un rapport publié en 2006 par la FAO, l'élevage est responsable de 18% des émissions des gaz à effet de serre. Soit plus que le secteur des transports !

    Avec leurs flatulences chargées de méthane, leurs tonnes de fumier gorgé de gaz hilarant, le fameux NO2 également des plus nocifs, sans compter les émissions d'ammoniac synonymes de pluies acides et leurs déjections qui polluent les nappes phréatiques, nos charmants bovins sont des périls verts à quatre pattes.

    L'extension de leurs pâturages fait des ravages. En Amérique centrale, 20% des zones sylvestres ont déjà été ratiboisées. Et c'est encore pire au Brésil, où 38% de l'Amazonie ont été sacrifiés pour les bovins.

    Une déforestation qui s'accélère avec les immenses plantations de soja destinées à nourrir nos vaches, toujours elles.

    Mon royaume pour une entrecôte. 

    Doan Bui pour Le Nouvel Observateur

     

     

    http://hebdo.nouvelobs.com/hebdo/parution/p2270/articles/a374222-.html

  • Les mangeurs de chair animale s'empoisonnent aux OGM

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    Dans 95% des cas, les animaux que nous mangeons ont été nourris au soja transgénique, révèle mercredi Le Soir qui cite des chiffres de l'Association professionnelle des fabricants d'éléments composés pour animaux (Apfaca).

    L'essentiel des aliments pour bétail à base de soja, en Belgique, est d'origine transgénique. Et ces aliments comptent pour 80% des compléments protéinés des animaux.

    « Trois filières - biologique, conventionnelle et transgénique - ont existé juqu'au début de cette année », explique Yvan Dejaegher, directeur général de l'Apfaca.

    « Nous avons dû abandonner le cahier des charges lié aux filières conventionnelles sans OGM en raison du surcoût lié au transport et aux procédures de contrôle qu'il occasionnait pour les producteurs et la grande distribution », ajoute-t-il.

    Quant au bio, sur six millions de tonnes d'aliments composés pour animaux ingurgités chaque année en Belgique, la part biologique représenterait à peine 2,5% du marché. De son côté, la filière conventionnelle sans OGM ne représenterait plus que 2,5% contre 15% l'an dernier, selon l'Apfaca.

    Pour le ministre wallon de l'Agriculture et de l'Environnement, Benoît Lutgen (cdH), « il est urgent que le fédéral se saisisse de cette question. L'Agence fédérale de sécurité alimentaire pourrait très bien imposer un étiquetage après concertation avec le secteur », estime-t-il.

    Selon l'Organisation mondiale de la Santé, « les OGM sur le marché ont passé avec succès des évaluations du risque et il est improbable que cela présente un quelconque risque pour la santé humaine ».

    http://www.7sur7.be/7s7/fr/1502/Belgique/article/detail/267767/2008/05/07/Notre-betail-est-nourri-aux-OGM.dhtml

  • Investigation dans un elevage de production d'oeufs de Californie

    A film by Mercy For Animals

     

    Activists release video of chickens abused at Calif. farm

    An animal rights group on Tuesday released undercover video showing chickens at a major California egg farm being mistreated by workers and housed in cages so small they can't spread their wings.

    The Chicago-based nonprofit Mercy for Animals began circulating the footage as part of its campaign to promote a California ballot measure that would bar farms from confining hens, pregnant sows and calves in cages that are so restrictive the animals can scarcely turn around.

    The group's executive director planned to submit the grainy images along with a criminal complaint to the Merced County district attorney on Wednesday, claiming the conditions at the farm broke California's animal cruelty laws.

    The estimated 9.4 billion egg-laying hens and birds killed for meat consumption each year have no protections under federal animal welfare laws, according to the U.S. Department of Food and Agriculture.

    "We wanted to show consumers exactly what takes place behind the doors at these facilities when factory owners don't think the conditions are being filmed," said director Nathan Runkle, whose group promotes a vegan diet. "The hens are paying the hidden cost of factory-farm production."

    Runkle said one of the nonprofit's investigators shot the footage on a hidden camera he wore during the two months he fixed cages and repaired machines at egg-laying sites in Delhi and Hilmar in the San Joaquin Valley.

    The two facilities are owned by Turlock-based Gemperle Enterprises, which supplies NuCal Foods Inc., the largest distributor of shell eggs in the western United States. NuCal sells to several grocery chains including Trader Joe's, Raley's and SaveMart Supermarkets, Runkle said.

    The video features close-ups of chickens with open, infected sores that are crowded into metal cages holding rotting bird corpses. It also shows a worker stomping on a sick hen as it flaps its wings to avoid being kicked into a manure pit.

    Gemperle did not immediately returned calls for comment from The Associated Press on Tuesday. But in an interview with the Los Angeles Times, owner Steve Gemperle questioned whether the footage actually was shot at one of its farms, but said the mistreatment shown in the video violates company policy.

    Twice in the past two years, a separate animal rights group called Farm Sanctuary submitted video tapes and letters to Merced County law enforcement authorities showing other alleged abuses shot by an independent animal rights activist who penetrated Gemperle's facilities.

    The group said it never heard back from authorities about the tapes.

    "We are obviously not going to launch a persecution based on unsubstantiated video," Merced County District Attorney Larry Morse III said Tuesday. "If we have evidence of mistreatment of animals, it should be investigated by the sheriff's department, and if found to be legitimate, then should be forwarded to our office."

    NuCal Foods referred calls to the Pacific Egg and Poultry Association, whose spokesman Chris Myles issued a statement saying egg farmers and ranchers strongly disapproved of the abuses the worker shot on hidden camera.

    "Such images and actions are inconsistent, out-of-practice and in violation of our high standards for animal welfare," the statement said. "Our standards have been specifically developed by leading animal welfare scientists and researchers to promote and maintain humane, ethical and responsible animal care practices."

    State Sen. Carole Migden said Tuesday she didn't believe the egg-industry animal welfare standard was sufficient and endorsed the ballot measure that will be decided by voters in November.

    "I am horrified to see that farmers and workers would treat animals with such disregard," said Migden, D-San Francisco. "I don't think that is too much to ask from California's farms, and I am certain that consumers will embrace such compassionate changes in farm practices."

    http://www.businessweek.com/ap/financialnews/D90GS5M01.htm

  • La dignité des plantes

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    Chargé par les autorités suisses de se pencher sur le concept de « dignité de la créature », la Commission fédérale d’éthique pour le génie génétique dans le domaine non humain (CENH) a affirmé que les plantes avaient une dignité et une valeur morale.

    Rappelons que, depuis 1992, la Constitution fédérale prévoit, dans son article 120, la possibilité pour la Confédération de légiférer sur l’utilisation du patrimoine germinal et génétique des animaux, des végétaux et d’autres organismes.

    En 2003 déjà, la Confédération avait voté une loi améliorant le statut juridique des animaux en les considérants comme des êtres vivants doués de sensibilité.

    Désormais, les plantes aussi doivent faire l’objet d’un respect moral en tant qu’ « organismes individuels doués d’intérêts propres ».

    « Nul n’est autorisé du point de vue moral, et sans justification valable, à traiter de façon arbitraire ou à endommager une plante, de manière à en empêcher la croissance ou à compromettre ses chances de reproduction. »

    Par ailleurs, une nouvelle ordonnance sur la protection des animaux entrera en vigueur le 1er septembre prochain.

    Parmi les mesures prises par ce texte, citons la formation des futurs propriétaires de chiens et d’animaux sauvages, la mise en place d’un service spécialisé en protection des animaux dans chaque canton, l’interdiction d’utiliser des aquariums transparents sur les quatre côtés…

    © genethique.org

    http://www.genethique.org/revues/revues/2008/mai/20080507.7.asp

  • Ecosophies : la philosophie à l'épreuve de l'écologie

     

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    Jeudi 29 et 30 mai 2008, Jeudi 29 et 30 mai 2008, 9h30-17h30

    L'ambition de ce colloque à dimension internationale est de porter dans l'espace public français une réflexion en profondeur sur les enjeux philosophiques et politiques de l'écologie.

    En remettant en cause la rationalité du modèle dominant de "civilisation", la crise écologique repose avec urgence la question de la possibilité pour nos sociétés d'opérer des changements radicaux.

    La compréhension du monde commun que l'écologie met au défi de partager demande une réévaluation collective des présupposés, des principes et des catégories fondamentales selon lesquelles nous percevons et délimitons le même et l'autre, le possible et l'impossible, le vivant et le mort, le juste et l'injuste…

    C'est dans cet esprit  que d'éminents représentants des courants philosophiques les plus importants de l'éthique environnementale américaine, sont invités ici à présenter leurs travaux et échanger avec des philosophes et scientifiques français.

    Colloque organisé en partenariat avec le Collège International de Philosophie, l'Institut Véolia, le Ministère de l'écologie, du développement et de l'aménagement durables.

    JEUDI 29 MAI 2008, 9H30, à l'auditorium

    Ouverture du colloque

    Nathalie Kosciusko-Morizet, secrétaire d'Etat à l'environnement, MEEDDAT (sous réserve)

    JEUDI 29 MAI 2008, 10H-13H, à l'auditorium

    Les valeurs de la Nature - Habiter la Terre (I)

    Catherine Larrere, professeur de philosophie, université Paris-I

    John Baird Callicott, professeur de philosophie, university of Austin, Texas

    Mark Sagoff, professeur de philosophie, Maryland School of Public Policy, university of Maryland

    JEUDI 29 MAI 2008, 14H30-17H30, à l'auditorium

    Les valeurs de la Nature - Habiter la Terre (II)

    Michel Serres, philosophe, membre de l'Académie française

    Andrew Light, professeur de philosophie, département of philosophy, university of Washington

    Dale Jamieson, directeur de recherche, New-York university

    VENDREDI 30 MAI 2008, 9H30-13H, à l'auditorium

    Biodiversité : de la science à la politique (I)

    Virginie Maris, Muséum national d'histoire naturelle

    Julien Delord, Centre d'enseignement et de recherche sur l'environnement et la société, ENS

    Lucien Chabason, Institut du développement durable et de relations internationales

    VENDREDI 30 MAI 2008, 14H30-17H30, à l'auditorium

    Biodiversité : de la science à la politique (II)

    Donato Bergandi, maître de conférence, Muséum national d'histoire naturelle

    Raphaël Larrere, directeur de recherche, Institut national de la recherche agronomique (Inra)

    Nathalie Blanc, chargée de recherche, Centre national de la recherche scientifique, Cnrs-Ladyss Paris-7

    http://www.cite-sciences.fr/francais/ala_cite/college/v2/html/2007_2008/cycles/cycle_279.htm

  • Messere Gaster ou la tyrannie du ventre

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    « Les végétariens ne sauveront pas (tout de suite) la planète »

    Le végétarisme est peut-être une des solutions pour sauver la planète. Mais on n’arrivera pas de sitôt à en convaincre ceux qui salivent à l’idée d’un gros morceau de boeuf bien saignant : parce que le rapport à la nourriture est quelque chose de trop émotif pour être modifié par des arguments froidement rationnels.

    C’est la seule conclusion sur laquelle tout le monde a semblé s’entendre, au terme d’un Bar des sciences sur le végétarisme présenté au Cégep de Saint-Laurent la semaine dernière.

    Pour le reste, même les positions mitoyennes ont laissé froids une partie des cégépiens — comme celle voulant que le végétarisme ne soit pas « la » solution, mais « une » des solutions.

    Ce sont plutôt les positions « pro-viande » qui ont provoqué le plus d’applaudissements, comme lorsqu’un étudiant est venu proclamer au micro qu’il continuerait d’adorer son barbecue et ne voyait pas en quoi la planète s’en porterait plus mal.

    Au cours de la première heure, les arguments n’avaient pourtant pas manqué : un kilo de viande nécessiterait 13 kilos de produits de la terre, a estimé la diététiste-nutritionniste Anne-Marie Roy, en plus de monopoliser les trois quarts des terres agricoles du Québec.

    Et voilà que les Chinois veulent à leur tour suivre ce modèle, s’est inquiété Éric Darier, de Greenpeace.

    Soyons réalistes, a avancé la journaliste Ariane Krol, de La Presse, en se risquant prudemment à jouer à l’avocat du diable : on ne changera pas les habitudes de la population du jour au lendemain. « Réduire notre consommation de viande, oui, mais pas l’abolir. »

    Étonnamment nombreuses furent les interventions à base d’une rumeur ou d’un vague souvenir. « J’ai entendu dire que » ou « J’ai lu quelque part » prenaient ainsi valeur d’arguments scientifiques solides, autant pour défendre les avantages pour la santé d’une alimentation végétarienne que la valeur vitaminique d’un kilo de viande.

    Mais si le végétarisme n’est qu’une solution parmi d’autres (il faudra tôt ou tard réduire la circulation automobile, abandonner l’eau embouteillée, etc.), par quoi commencer ?

    Faut-il se fixer des objectifs chiffrés, comme le FAO (Organisation des Nations Unies pour l’agriculture et l’alimentation), qui propose une réduction de moitié de notre consommation de viande ?

    Ou bien commencer par revoir notre « modèle agrochimique », c’est-à-dire réduire considérablement l’usage des pesticides, comme le réclame Greenpeace ?

    Faut-il mieux sensibiliser les gens au fait que les protéines dont ils ont besoin ne se trouvent pas uniquement dans la viande ?

    Mais que dire de ceux qui, à l’inverse, affichent avec fierté ne nourrir leurs jeunes enfants qu’avec une alimentation 100 % végétalienne (aucun produit animal, comme le lait ou les oeufs) ?

    Les éleveurs québécois de boeufs ou de poulets peuvent dormir tranquilles : pour l’instant, leur avenir n’est pas menacé...

    Pascal Lapointe

    http://www.sciencepresse.qc.ca/node/20453#comment-1057

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