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Action ! - Page 6

  • Une ville espagnole donne les mêmes droits aux chiens et aux chats qu’aux citoyens humains

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    Alors que la France reconnaît depuis le 16 février 2015 les animaux comme des « êtres vivants doués de sensibilité » dans le Code civil et non plus comme des « biens meubles », une ville espagnole a décidé d’aller encore plus loin et a voté lundi dernier une loi attribuant les mêmes droits aux chiens et aux chats qu’à ses citoyens humains.

    La ville de Trigueros del Valle, située dans la province de Valladolid en Espagne, compte près de 300 habitants pour la plupart amoureux des animaux. Son maire, Pedro J. Pérez Espinosa, soucieux de la maltraitance animale et des abandons, a proposé lundi dernier un projet de loi sur le droit des animaux de compagnie à son Conseil municipal, afin de leur attribuer les mêmes droits qu’à ses citoyens humains :

    Tous les citoyens sont égaux et ont les mêmes droits à l’existence. Un citoyen, qu’il soit humain ou non-humain, a le droit au même respect.

    Votée à l’unanimité, la loi nommée « Renedo Declaration », qualifiant les chiens et les chats de « résidents non-humains » se compose de 13 articles et prévoit un engagement de la municipalité à s’occuper dignement des chiens errants et à lutter fermement contre la maltraitance animale et les abandons, interdits et sévèrement punis par la loi. Le maire se félicite de l’adoption de la loi et explique :

    Les chiens et les chats vivent avec nous depuis des milliers d’années. Et le maire de la ville ne doit pas représenter seulement les citoyens humains, mais être également présent pour les autres.

    Malgré sa petite taille et son faible nombre d’habitants, la ville de Trigueros del Valle envoie un signal fort aux autres villes d’Espagne et au pays tout entier en reconnaissant les chiens et les chats comme citoyens égaux aux humains, leur attribuant la notion de « personne non-humaine ».

    De nombreuses associations se sont félicitées de l’adoption de cette loi dont l’association de défense des droits des animaux Rescate 1 :

    C’est un grand jour à la fois pour les humains et les citoyens non-humains. Aujourd’hui nous sommes plus proches des animaux et nous sommes désormais même plus humains  grâce à la sensibilité et l’intelligence dont font preuve les habitants de Trigueros del Valle.

     
    Reda Atallah
    Crédit photo : © Flickr – Michele Gow

    http://www.guide-du-chien.com/ville-espagnole-memes-droits-chiens-citoyens/

  • "Les enfants d’aujourd’hui ne grimpent plus aux arbres" (Matthieu Ricard)

    "Lors d’une promenade dans la campagne française, un ami me disait : « Autrefois, à la saison des cerises, nous étions tous dans les arbres à nous régaler. Maintenant, les cerises restent sur les branches. Les enfants d’aujourd’hui ne grimpent plus aux arbres. Ils sont généralement devant leurs ordinateurs. »

    Plusieurs études ont montré que les enfants jouent dix fois moins ensemble, dans les lieux publics, la rue notamment, qu’il y a trente ans.(1) Le contact avec la nature se limite souvent à une image de fond d’écran d’ordinateur et les jeux sont de plus en plus solitaires, virtuellement violents, dénués de beauté, d’émerveillement, d’esprit de camaraderie et de satisfactions simples. Entre 1997 et 2003, le pourcentage des enfants de 9 à 12 ans qui passaient du temps dehors à jouer ensemble, à faire des randonnées ou du jardinage a chuté de moitié.(2)

    Dans son livre Le dernier enfant dans la forêt (Last Child in the Woods), Richard Louv, journaliste et écrivain américain, écrit que nous élevons une génération d’enfants qui souffrent de « trouble du déficit de la nature », du fait qu’ils n’ont pratiquement plus aucun contact ni interaction avec un milieu naturel. Louv cite cette remarque d’un jeune élève : « Je préfère jouer à la maison parce que c’est là qu’il y a tous les appareils électriques.»(3) Des recherches suggèrent qu’une intensification du contact expérientiel avec la nature a un impact important sur le développement cognitif de l’enfant.

    Le sociologue Stephen Kellert quant à lui suggère que l’esprit de l’enfant se développe en observant continuellement des phénomènes naturels et en tentant de comprendre comment ils influencent le monde où il grandit. Qu’est-ce que c’est, les ombres ? D’où vient le vent ? : « Peu de domaines de la vie donnent aux jeunes autant d’occasions de pensée critique, d’investigation créatrice, de résolution de problèmes et de développement intellectuel que le monde naturel, » conclut Keller.(4) D’autres travaux sur des enfants atteints de troubles de l’attention ont montré que plus ils participent à des activités extérieures dans des espaces verts, ou même voient de la verdure par la fenêtre, mieux ils arrivent à se concentrer.(5)"

    (1) Rivkin, M. S. (1995). The great outdoors: Restoring children’s right to play outside. ERIC; Karsten, L. (2005). It all used to be better? Different generations on continuity and change in urban children’s daily use of space. Children’s Geographies, 3(3), 275–290.
    (2) D. St. George, « Getting Lost in the Great Outdoors », Washington Post, 19 Juin 2007. Cité par Rifkin, J. (2012). La troisième révolution industrielle. Editions Les liens qui libèrent, p. 352.
    (3) Louv, R. (2008). Last child in the woods: Saving our children from nature-deficit disorder. Algonquin Books, p 10. Cité par Rifkin, J. (2012), op. cit., p. 353.
    (4) Kellert S. R., « The biological basis for human values of nature », in Kellert, S. R., & Wilson, E. O. (1995). The biophilia hypothesis. Island Press.
    (5) Taylor Kuo 2002, Views of nature and Self-discipline

    Matthieu Ricard

    Source : http://www.matthieuricard.org/blog/posts/les-enfants-ne-montent-plus-aux-arbres

  • La solution aux "problèmes" des éleveurs ? Le véganisme !

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    La solution aux "problèmes" des éleveurs ?
    Le véganisme !
    Si nous étions tous végans, les éleveurs (et leurs soucis d'esclavagistes) disparaîtraient d'eux-mêmes.

  • Un pavé dans le silence : "Introduction aux droits des animaux" de Gary L. Francione (Âge d'Homme, janvier 2015)

    Un classique de la littérature sur les droits des animaux vient de paraître à l'Âge d'Homme, et aucun - je dis bien AUCUN - critique ou journaliste n'en a parlé dans les médias.

    Est-ce la preuve de l'impéritie de la profession critique et journalistique ?

    Certainement.

    Il est absolument honteux de constater que les piètres livres de "célébrités" médiatiques telles que Franz-Olivier Giebert soient plébiscités et longuement présentés dans les colonnes des journaux et au cours d'innombrables émissions de télévision et de radio, et que le classique de Gary L. Francione, l'un des théoriciens des droits des animaux les plus mondialement connus et respectés, inventeur de la théorie végane abolitionniste (la seule en vérité qui garantisse aux animaux leurs droits fondamentaux et la fin de leur exploitation), paraisse dans le silence le plus total.

    Trop révolutionnaire pour être cité ?

    Ou tout simplement écrit par quelqu'un qui n'est pas connu d'un landerneau médiatique ignare et paresseux ?...

    Gary L. Francione, Introduction aux droits des animaux

    Parution : Âge d'Homme, Collection V, janvier 2015.

    390 p.

    http://www.lagedhomme.com/boutique/fiche_produit.cfm?ref=978-2-8251-4470-1&type=47&code_lg=lg_fr&num=0

  • "Nos amis pour la vie" : les produits laitiers ou les animaux, des êtres sensibles, conscients, de chair et de sang ?...

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    Les humains exploitent et tuent chaque année 60 milliards d'animaux terrestres et des trillions d'animaux marins non parce qu'ils ont besoin de produits d'origine animale pour vivre, mais parce qu'ils en aiment le goût. Aussi n'exploitent-ils et ne tuent-ils que par futilité.
     
    Qu'est-ce qui est le plus important ?
    La vie d'un animal, son bonheur, son bien-être, ou bien notre estomac ?
    Ayons enfin le sens des priorités.
    Ne soyons pas ridicules.
     
    Le texte ci-dessous est de Nicolas Steffen.
    A lire, à méditer, et à partager.
     
    ***
     
    Une vache produit-elle du lait naturellement tout au long de sa vie ?
    Comment expliquer la quantité astronomique de yaourts, lait, chocolat au lait, beurre et fromages que l’on trouve dans les supermarchés des pays industrialisés, alors que l’on voit si peu de vaches laitières dans les prés et pâturages ?
    Que sait-on au juste de la vie de ces vaches, en dehors des images bucoliques et verdoyantes véhiculées par la publicité et les livres pour enfants ?
     
    J’espère que vous consacrerez les dix minutes nécessaires à la lecture de ce document. Fruit de plusieurs heures de lecture, il est constitué de divers témoignages de vétérinaires, ouvriers, écrivains, historiens, journalistes et scientifiques. Cet enchaînement d’extraits reconstitue la vie d’une vache destinée à la production de lait ; il devrait répondre aux questions qui m’ont été adressées ces derniers temps.
     
    PRODUITS LAITIERS – POURQUOI NOUS ALLONS NOUS EN PASSER
     
    Obtenir du lait
     
    "De nombreux adultes ignorent probablement la réalité de la production laitière : la séparation des vaches et de leurs petits, l’abattage des veaux mâles, les taux de mammites, boiteries et autres affections des vaches. Ce manque ou cette négation de connaissance critique permet d’ignorer plus facilement le fait que la production laitière constitue véritablement un vol, de la part des êtres humains, du lait des vaches."
     
    Matthew Cole, sociologue britannique, dans Michelle Julien, La vache à lait, Notre consommation, leur martyre
     
    "Dans notre système agro-alimentaire, les vaches ont deux fonctions : fournir du lait ou de la viande. Suite à un processus de sélection artificielle, les vaches sont de nos jours spécialisées pour répondre à l’une ou l’autre des ces demandes. Les vaches dites allaitantes servent à produire de la viande. Ce sont d’elles que viennent les steaks. Quant aux vaches laitières, elles servent, comme leur nom l’indique, à la production du lait. Une fois leur service terminé, ces vaches laitières partent aussi à l’abattoir, mais leur viande, de moins bonne qualité, est vendue sous forme de steak haché, par exemple."
     
    Thomas Lepeltier, La révolution végétarienne
     
    "Première insémination des génisses à l’âge de 15 mois. Gestation pendant neuf mois.
    Les veaux sont ensuite séparés de leur mère, dans les 24 heures après leur naissance.
    Le lait de la vache ne sera jamais pour son veau.
    Trois mois après la mise bas, la vache sera réinséminée.
    L’éleveur conserve les femelles pour le renouvellement du troupeau.
    Quant aux mâles, ce sont les « surplus » de la production laitière."
     
    Michelle Julien, La vache à lait, Notre consommation, leur martyre
     
    La séparation
     
    « Pour qu'une femelle mammifère donne du lait, il faut qu'elle soit enceinte.
    Un long manche en fer enfoncé dans leur vagin pour leur injecter du sperme de taureau, parfois ils emploient leur main nue, et après qu'elle donne naissance, ses bébés lui sont volés. C'est le pire cri que j’aie jamais entendu, et j'ai été en première loge pour les entendre.
    Quand j'ai commencé à entendre parler de tout ça il y a 15 ans, j'étais comme tout le monde, je ne pensais pas que c'était si terrible, je pensais que tout le monde exagérait. Mais contrairement à tous les autres qui chassent ça de leur esprit et le mettent de côté, j'ai été voir ce qui se passait, j'ai passé 6 semaines dans un abattoir de cochons en 1993, je suis rentré par effraction dans des laboratoires de recherches animales, dans des fermes à fourrures, j'ai été dans les coulisses de chaque cirque, chaque rodéo au Michigan. Le cri le plus horrible que je n'aie jamais entendu : une mère vache dans une laiterie, elle crie et mugit de tous ses poumons, jour après jour, pour son bébé volé, pour qu'on le lui rende. »
     
    Gary Yourovsky, Extrait de la conférence « Le discours le plus important de votre vie »
     
    "Les veaux. Donc, au bout d’un jour ou deux, le cachot. La mère peut meugler sans presque s’arrêter pendant quarante-huit heures. Elle cherche le petit qu’elle a porté dans son corps. Faut-il être stupide ! La séparation la stresse gravement. Elle lui fait un mal qu’aucun instrument n’est capable de mesurer. Un veau est passé, simplement. Dans la nature, le sevrage se fait en douceur, sur un temps étonnamment long. Un veau peut téter sa mère jusqu’à l’âge de huit mois."
     
    Fabrice Nicolino, Bidoche, l’industrie de la viande menace le monde
     
    "Des études canadiennes ont mis en évidence la détresse et le traumatisme des vaches quand on les sépare de leur veau le lendemain même de la naissance et qu’on les mène aussitôt dans la salle de traite. Comme le note Boris Cyrulnik : « En procédant de la sorte, on vide le monde de la mère et du tout jeune animal, et l’on provoque une souffrance très intense, un vrai désespoir. Ce ne sont pas les voies nociceptives qui sont cette fois stimulées, mais bien la représentation. Tous deux sont privés de ce qui faisait sens pour eux. »
     
    Matthieu Ricard, Plaidoyer pour les animaux
     
    « La séparation du veau est l’incident potentiellement le plus douloureux dans la vie de la vache laitière. »
    « Des exemples de vaches qui se sont échappées et ont parcouru plusieurs kilomètres pour retrouver leur propre veau, après qu’il fut vendu à une autre ferme. »
     
    John Webster, Université de Bristol, spécialiste du comportement de l’animal domestique, dans Michelle Julien, La vache à lait, Notre consommation, leur martyre
     
    "Sur une exploitation laitière, une vache avait mis bas pour la cinquième fois de sa vie. Son veau lui fut comme d’habitude retiré, mais au lieu de continuer à produire des dizaines de litres de lait par jour, cette fois son pis restait presque vide. On découvrit finalement que la vache avait donné naissance à des jumeaux et que, par un « choix de Sophie », elle avait livré un de ses veaux à l’éleveur et caché l’autre dans un bois en bordure de prairie. Chaque jour et chaque nuit, elle retrouvait et nourrissait son petit, le seul qu’elle ait jamais pu garder auprès d’elle – et qui lui fut ensuite retiré sans pitié."
     
    D’après le témoignage de Holly Cheever, vétérinaire, dans Désobéir pour les animaux
     
    "Le veau. Reste le veau. Il a été privé de l’affection dont tous les enfants mammifères ont besoin. Ce peut être soit un mâle, soit une femelle. Dans le premier cas, il va être conduit dans un centre d’engraissement où il passera sa très courte vie enfermé, dans une stalle individuelle ou collective, où il aura très peu de place pour se déplacer et où il n’aura rien à faire de ses journées. Son alimentation sera calculée pour qu’il soit anémique, afin que sa viande soit blanche. Enfin, au bout de six mois, il sera conduit à l’abattoir.
    Si le veau est une femelle, elle risque de vivre le même cauchemar que sa mère. Mais si sa croissance n’est pas assez rapide, ou simplement s’il y a déjà trop de femelles, elle subira le même sort que les veaux mâles. Bref, de nos jours, la vache qui rit, cela n’existe pas, sauf dans les spots publicitaires."
     
    Thomas Lepeltier, La révolution végétarienne
     
    "Les veaux souffrent d’être séparés de leur mère et sont enfermés dans des boxes qui les empêchent d’adopter leur position naturelle de sommeil, la tête sous le flanc. Les boxes sont aussi trop étroits pour permettre au veau de se tourner ou de se lécher. Leur aliments sont délibérément appauvris en fer, car les consommateurs apprécient la viande « pâle » dont la couleur est due au fait que les animaux ont été volontairement anémiés."
     
    Matthieu Ricard, Plaidoyer pour les animaux
     
    "Pendant vos cours et/ou vos stages, vous a-t-on appris quel est l’âge considéré le moins « douloureux » pour castrer et écorner les veaux ?
    Nous n’avons pas vu de castration de veaux. Il a été évoqué une fois qu’on les castrait à vif avec une grosse pince : on serre le cordon testiculaire très très fort pendant une minute et cela suffit. Le taurillon est coincé dans une cage de contention, il subit ainsi cette barbarie sans pouvoir se défendre. La souffrance n’est absolument pas prise en compte car ils estimaient que « une minute c’est pas long ! », « on va pas endormir une bête pour une minute ! », « ils s’en remettent ! »…
     
    Les veaux sont écornés à une semaine/quinze jours. On leur applique un fer chauffé à 400° c sur la tête à l’endroit présumé où les cornes pousseront plus tard. On brûle le cartilage et la peau avec. Certains éleveurs font ça avec de l’acide, d’autres laissent pousser les cornes et les coupent à la scie plus tard. Ils sont très rarement endormis car « on va pas endormir tous les veaux juste pour ça!», « ils sont jeunes, dans deux jours ils ne s’en souviendront plus », « ça leur fait pas si mal »… Les éleveurs ont bonne conscience. Ils se disent que les animaux sont jeunes, et oublieront très vite cette souffrance. La douleur animale n’est donc jamais prise en compte."
     
    Une étudiante en BTS Productions Animales, dans Michelle Julien, La vache à lait, Notre consommation, leur martyre
     
    "Un ouvrier américain raconte que, pour tuer les veaux plus vite, on en met huit ou neuf ensemble dans l'enclos d'abattage. "Dès qu'ils entrent, tu commences à tirer; les veaux sautent, ils se montent les uns sur les autres. Tu ne sais plus lesquels ont été touchés et lesquels non, et tu oublies ceux qui sont au fond. " Ils sont suspendus vivants et partent sur le convoyeur en se tordant et en criant. "Les bébés - ceux qui n'ont que deux ou trois semaines - , ça me fait mal de les tuer, alors je les laisse passer. " Pourtant, il ne rend pas service à ces petits veaux en les "laissant passer", car ça veut dire qu'ils seront tout à fait conscients quand l'ouvrier, plus loin sur la chaîne, les suspendra, les saignera, les découpera."
     
    D'après Gail Eisnitz, Slaughterhouse, dans Charles Patterson, Un éternel Treblinka
     
    En Angleterre, le docteur Alan Long a qualifié ce qui se passe dans les abattoirs, où il se rend régulièrement en tant que chercheur, d’entreprise « implacable, impitoyable et sans remords ». Certains ouvriers lui ont confié que le plus dur dans leur travail était de tuer les agneaux et les veaux, parce que « ce ne sont que des bébés ».
     
    « C’est un moment poignant, dit le docteur Long, quand un petit veau affolé, qu’on vient d’arracher à sa mère, se met à téter les doigts du boucher dans l’espoir d’en tirer du lait, et ne reçoit que de la méchanceté humaine. »
     
    Matthieu Ricard, Plaidoyer pour les animaux
     
    Vie d’une vache laitière
     
    "Ensuite, il va falloir que la vache soit traite sans relâche pour que le maximum de lait lui soit soutiré. Pour faciliter cette opération et la rentabiliser, les vaches passent de moins en moins de temps en pâturage. Leur élevage se fait de façon croissante en stabulation individuelle (les animaux sont séparés les uns des autres par des barreaux) où elles ont très peu de possibilité de se mouvoir."
     
    Thomas Lepeltier, La révolution végétarienne
     
    « Selon moi, une vache à viande est bien plus heureuse car elle vit toute l’année au pré ; contrairement à la vache laitière qui vit sur du béton, enfermée dans un bâtiment. »
    Une étudiante en formation BTS Productions Animales, dans Michelle Julien, La vache à lait, Notre consommation, leur martyre
     
    "Alors qu’une vache allaitante produit environ 4 litres de lait par jour (ce qui est suffisant pour son veau), les éleveurs ont réussi à obtenir des vaches laitières qu’elles en produisent en moyenne 30 litres par jour, avec des pics de 60 litres. Leurs pis débordant de lait sont donc très lourds et trop volumineux, ce qui provoque un écartement des membres postérieurs, des lésions au niveau des pieds, des boiteries et autres problèmes fonctionnels. Soumises à ce calvaire pendant quelques années, les vaches finissent rapidement par être épuisées et par voir leur production de lait diminuer. Comme seule l’hyper-productivité est intéressante pour l’industrie, les vaches laitières sont en général envoyées à l’abattoir quand elles ont entre 4 et 5 ans. Ce voyage est encore plus éprouvant que pour leurs cousines allaitantes, puisque les vaches laitières ont bien souvent du mal à se déplacer, quand elles arrivent encore à se tenir debout. Il faut donc les frapper et les traîner par des treuils pour les conduire dans les camions, les en faire sortir et les amener au poste d’abattage. Ensuite, c’est le massacre habituel."
     
    Thomas Lepeltier, La révolutions végétarienne
     
    « La principale maltraitance, subie par les « vaches laitières », est leur continuelle gestation. (…) Les gestations à répétition et la production d’énormes quantités de lait sont épuisantes pour l’organisme de la vache. Par conséquent, tous les éleveurs sont confrontés au problème des « vaches couchées » (downer cows). De nombreuses fois, nous avons été témoins du fait qu’au lieu d’être euthanasiées, ces vaches sont soit laissées dans l’étable où elles finissent par mourir, soit chargées sur un camion et emmenées à l’abattoir. »
     
    Sophie Greger, enquêtrice au sein de Animals’ Angels, dans Michelle Julien, La vache à lait, Notre consommation, leur martyre
     
    « Toutes les vaches sont piquées aux hormones. La seringue n’a jamais été changée pendant toute la semaine où j’ai fait la traite. Le fermier les pique directement dans le trayon (le trou du pis) pour que le lait vienne plus vite. »
     
    Une étudiante en BTS Productions Animales, dans Michelle Julien, La vache à lait, Notre consommation, leur martyre
     
    En France, environ 70% de la viande de bœuf provient des vaches laitières de réforme, c’est-à-dire des vaches envoyées à l’abattoir quand elles ne sont plus considérées comme rentables dans un élevage laitier : trop « vieilles », difficulté à être fécondées, ou subissant des mammites à répétition.
     
    Michelle Julien, La vache à lait, Notre consommation, leur martyre
     
    « Après plusieurs années de production de lait, lorqu’elles arrivent en vaches de réforme… elles arrivaient, et elles arrivent encore dans de… très mauvais états. »
     
    Docteur vétérinaire Jean-Pierre Kieffer, président de l’OABA, dans Michelle Julien, La vache à lait, Notre consommation, leur martyre
     
    "Les conditions de vie en élevage bio ou en extensif sont globalement moins mauvaise qu’en intensif. Cependant, les vaches et les veaux sont toujours séparés précocement, les poussins mâles sont broyés ou gazés pour la production d’œufs, les porcelets castrés à vif et un nombre excessif d’animaux sont élevés ensemble : en bio, le nombre de poules pondeuses peut aller par exemple jusqu’à 3000 individus dans le même bâtiment. Quant aux abattoirs bio, ils n’existent pas."
     
    Dans Désobéir pour les animaux
     
    Dans les abattoirs
     
    "Il faut savoir que pour amener les animaux de la stabulation au poste d’abattage, il y a un couloir, souvent mal adapté, avec des angles, des parois trop larges, l’animal peut alors se retourner. Et pour faire avancer les animaux parcequ’ils sont effrayés, il y a l’utilisation de la pile électrique. Cette utilisation est réglementée, on ne doit pas l’utiliser sur certaines parties du corps qui entrent dans la consommation. Ensuite, les animaux arrivent au poste d’abattage."
     
    Docteur vétérinaire Jean-Pierre Kieffer, président de l’OABA, dans Michelle Julien, La vache à lait, Notre consommation, leur martyre
     
    Dès que l’animal a posé un sabot sur la rampe, son destin est scellé. Quand il ressort de la rampe et se retrouve dans l’usine, il est immédiatement « zappé » par un pistolet pneumatique qui lui envoie une balle jaune dans le crâne. Après, il « tombe à genoux, les yeux vitreux », un ouvrier accroche un de ses sabots arrière à une chaîne, une poulie soulève alors « la bête comateuse » de la plate-forme et elle se débat, la tête en bas, balancée au-dessus de la salle d’abattage où « des hommes couverts de sang attendent avec de longs couteaux de couper la gorge de l’animal et de lui trancher la veine jugulaire ».
     
    Jimmy M. Skaggs, dans Charles Patterson, Un éternel Treblinka
     
    Comme les autre bêtes de rente, elles doivent d’abord être étourdies. En ce qui les concerne, l’opération consiste à leur pérforer le crâne. Là encore, l’intention est bonne. Mais, comme toujours, les bêtes ne sont pas dociles. Elles bougent et se débattent. Quant aux personnes en charge de l’opération, elle ne sont pas toujours à la hauteur de leur tâche. En plus, elles n’ont pas le temps de faire soigneusement leur travail. Résultat : de nombreuses vaches, simplement sonnées, restent conscientes ou reprennent rapidement conscience. Or voilà que commence l’opération de dépeçage. On suspend donc à un crochet ces vaches toujours conscientes par une patte de derrière et on leur tranche la gorge pour qu’elles se vident de leur sang. Imaginez ce que doit être pour une vache de plus de 500 kg que d’être soulevée par une patte arrière : le crochet lui arrache la peau, sa hanche est à peu près sûre d’être démise et, psychologiquement, la situation doit être terrifiante. En tout cas, c’est au cours de ce processus qu’elles sont sensées mourir. Mais, dans l’industrie, on ne peut pas se permettre d’attendre longtemps. Alors, quand de nombreuses bêtes sont encore conscientes, on se met à les dépecer, en commençant par couper les pattes de devant. Les vaches toujours suspendues par une patte arrière, se débattent tant qu’elles peuvent. Mais leur destin est scellé. Le couteau du boucher continue son œuvre.
     
    Thomas Lepeltier, La Révolution végétarienne
     
    "Ensuite, cette vache, qui a produit pendant un certain temps, ne va pas mourir dans le pré et être enterrée comme un animal domestique. Elle va partir à l’abattoir. Elle a une période de production, ensuite une période de consommation. Elle va être consommée et cette vache abattue sans étourdissement… Surtout les vaches laitières sont beaucoup plus longues à mourir de la saignée ! J’ai vu des petites vaches laitières, des petites Holstein très maigres, qui saignaient beaucoup moins vite. … Les vaches de réforme peuvent demander 5 à 7 minutes avant de mourir. Imaginez une vache qui fait 500 kg, suspendue par une patte, la gorge tranchée, et attendre 5 minutes avant de mourir. Elle risque même de se retrouver… « habillée » - c’est un terme que les abattoirs emploient lorsqu’ils commencent à retirer la peau. Donc on risque de commencer à retirer la peau sur un animal qui n’est pas complètement mort…"
     
    Docteur vétérinaire Jean-Pierre Kieffer, président de l’OABA, dans Michelle Julien, La vache à lait, Notre consommation, leur martyre
     
    La chaîne d’abattage est un lieu où les bruits atteignent aisément 110 décibels, soit davantage que le fracas d’un concert. Le crissement des couteaux et des scies fendeuses se mêle à celui des vérins soutenant les plates-formes et des outils pneumatiques. L’on travaille sous le jet de lances à eau sans lesquelles les ouvriers disparaîtraient sous les déjections. Il faut chaque matin se réhabituer à l’odeur du chlore, à l’odeur de l’urine, à l’odeur de la merde, à l’odeur du sang. N’oublions surtout pas, car c’est lié, l’obsession sanitaire, sans laquelle l’édifice s’effondre immanquablement.
     
    Fabrice Nicolino, Bidoche, l’industrie de la viande menace le monde
     
    "Un homme, Danny, revient de son déjeuner. Il donne trois ou quatre coups de pied violents à la vache blessée pour la faire lever, mais elle ne peut pas. Il se penche dans le box métallique et tente de l’assommer de son pistolet pneumatique, puis lui tire une balle de douze centimètres dans la tête.
    Danny attache une chaîne à l’une des pattes arrière de la vache et la soulève. Mais la vache n’est pas morte. Elle lutte, ses pattes s’agitent tandis qu’elle s’élève, la tête en bas. Sue remarque que certaines vaches sont totalement assommées mais d’autres pas du tout. « Elles se débattent comme des folles pendant que Danny leur tranche la gorge. » Danny parle à celles qui sont encore conscientes : « Allez, ma fille, sois gentille ! » Sue regarde le sang gicler « comme si tous les êtres vivants étaient des récipients mous qui n’attendaient que d’être percés ». Danny s’approche de la porte et fait avancer les vaches suivantes à coups de bâton électrique. Les vaches terrifiées résistent et donnent des coups de sabots. Tandis qu’il les force à pénétrer dans l’enclos où elles vont être assommées, Danny répète d’une voix chantante : « Allez, ma fille ! »
     
    D’après le témoignage de l’artiste peintre Sue Coe, dans Matthieu Ricard, Plaidoyer pour les animaux
     
    "J’ai entendu dire que des vaches arrivent à l’abattoir alors qu’elles attendent un petit. L’avez-vous également constaté ?
    - Oui, c’est une pratique courante, chez les éleveurs. En fait, une vache pleine est plus lourde, elle rapporte ainsi plus d’argent à l’éleveur."
     
    Une élève de deuxième année à l’Ecole Nationale Vétérinaire D’Alfort.
    Dans Michelle Julien, La vache à lait, Notre consommation, leur martyre
     
    Un ouvrier témoigne :
     
    « Une génisse de trois ans est arrivée dans la zone de tuerie. Et elle était en train de vêler, juste là, le veau était à moitié sorti. Je savais qu’elle allait mourir, alors j’ai tiré le veau. Bon sang, mon patron était fou de rage. (…) Ces veaux, ils les appellent des « avortons ». Ils se servent du sang pour la recherche sur le cancer. Et il le voulait, ce veau. »
     
    « Quand il y en a qui se réveillent, explique un employé de la chaîne, on a l’impression qu’elles cherchent à grimper le long des murs. » Quand les vaches arrivent au niveau des coupeurs, les coupeurs de pattes n’ont pas le temps d’attendre que leur collègue vienne assommer de nouveau la vache. Donc, ils leur coupent simplement le bas des pattes avec les pinces : « Les bêtes deviennent folles, elle donnent des coups de pied dans tous les sens. »
     
    Jonathan Foer, Faut-il manger les animaux ?
     
    « J’aimerais ajouter que, sur le problème des abattoirs… c’est un énorme problème, et le public n’est pas informé ! Il tient également à vous de les informer. »
    Docteur vétérinaire Jean-Pierre Kieffer, président de l’OABA, dans Michelle Julien, La vache à lait, Notre consommation, leur martyre
     
    « Je me souviendrai toujours de cette vache qui louchait. Comme j’aurais voulu la sauver ! Mais ce n’était pas possible. D’autant plus que la législation spécifie bien que tout animal entré dans un abattoir ne peut en ressortir vivant… »
     
    Jean-Luc Daub, ancien enquêteur dans les abattoirs, dans Michelle Julien, La vache à lait, Notre consommation, leur martyre
     
    Les personnes en charge de l’opération
     
    « J’ai reçu un jour, chez ma logeuse, un ouvrier de l’abattoir. Or elle le connaissait depuis plus de vingt ans, mais elle ignorait qu’il faisait ce travail. Il ne lui avait jamais dit. Certains ne le disent pas à leur propre femme. Je crois que ces gens intériorisent une sorte de condamnation morale a priori, jamais exprimée, de leur activité. »
     
    Témoignage de Séverin Muller, sociologue
     
    Séverin Muller a bien raison d’insister sur cette dimension sociale. L’immense majorité des ouvriers d’abattoir sont des… ouvriers, souvent d’origine rurale, peu cultivés et ne disposant d’aucun relais dans la société pour faire entendre leur point de vue et défendre leur intérêts. (…) Mais le grand massacre, dans ces conditions indignes, ne cache-t-il pas des mystères plus profonds encore ? D’où vient cette volonté du corps social de faire accomplir la tuerie par les plus pauvres, les mal-aimés de la vie, payés comme il se doit à un prix dérisoire ?
    Comme il serait facile de concentrer le regard sur les tueurs patentés qui oeuvrent en notre nom collectif !
     
    Fabrice Nicolino, Bidoche, l’industrie de la viande menace le monde
     
     
    "Tuer des jeunes peut parfois poser problème aux ouvriers des abattoirs. "Il est intéressant de voir, dit un observateur anglais, ce qui touche encore le coeur calleux - de par le travail qu'ils font ou que le consommateur leur demande de faire - des ouvriers des abattoirs. Pour l'un, ce sont les chèvres. "Elles pleurent comme des bébés". Pour un vétéran de l'eviscération, c'est de porter des veaux de trois jours jusqu'à l'abattage et de leur détruire le cerveau d'une balle."
     
    Andrew Tyler, dans Charles Patterson, Un éternel Treblinka
     
    "D’après une étudiante vétérinaire, Christine M. Haupt, qui relate son expérience de stagiaire dans un abattoir, ce sont les consommateurs qui contribuent à entretenir ce système et sont donc, en fin de compte, responsables : « Il me vient à penser que – à part quelques exceptions – les personnes qui travaillent ici ne réagissent pas de façon inhumaine, elles sont tout simplement devenues indifférentes, comme moi aussi avec le temps. C’est de l’autoprotection. Non, les vrais inhumains sont ceux qui ordonnent quotidiennement ces meurtres de masse et qui, à cause de leur voracité pour la viande, condamnent les animaux à une vie misérable et à une lamentable fin, et forcent d’autres humains à accomplir un travail dégradant qui les transforme et êtres grossiers. Moi-même, je deviens progressivement un petit rouage de ce monstrueux automatisme de la mort. »
     
    Matthieu Ricard, Plaidoyer pour les animaux
     
    "Le docteur Long aime discuter avec les ouvriers, pendant leurs pauses. « J’ai souvent traîné avec l’équipe des assommeurs dans leur salle quand, couverts de sang et de sueur, ils se reposent de la tuerie. J’ai tenté d’en apprendre autant que j’ai pu et d’obtenir leur point de vue. Ils ont parfois des remarques révélatrices comme : « Enfin c’est légal, non ? »
    Et je pense que ces remarques laissent entendre qu’ils sont peut-être un peu surpris eux-mêmes. »
     
    Charles Patterson, Un éternel Treblinka
     
    En finir avec l’exploitation animale
     
    Ecoutons la grande primatologue Jane Goodall : « Ce qui me choque le plus, c’est que les gens paraissent presque schizophrènes dès lors que vous évoquez les conditions terribles qui règnent dans les élevages intensifs, l’entassement cruel d’êtres sensibles dans des espaces minuscules – des conditions tellement horribles que l’on est obligé de leur administrer sans cesse des antibiotiques pour les garder en vie, sinon ils se laisseraient mourir. Je décris souvent le cauchemar du transport – s’ils tombent pendant le transport, on les hisse par une jambe, qui se casse – et des abattoirs où tant d’animaux ne sont même pas étourdis avant d’être écorchés vifs ou plongés dans l’eau bouillante. C’est évidemment atrocement douloureux. Lorsque je raconte tout ceci aux gens, ils répondent souvent : « Oh, s’il vous plaît, ne m’en parlez pas, je suis trop sensible et j’adore les animaux. » Et je me dis : Mais qu’est-ce qui a bien pu dérailler dans ce cerveau ?!
     
    Matthieu Ricard, Plaidoyer pour les animaux
     
    "Les mauvais traitements à l’égard des animaux restent, eux, le plus souvent, ignorés, tolérés, voire approuvés. Pourquoi ignorés ? Parce que l’écrasante majorité de ces mauvais traitements sont infligés aux animaux loin des regards, dans les entreprises de prodution industrielle et dans les abattoirs. Et l’industrie agroalimentaire exerce une censure tacite mais hermétique, s’assurant qu’aucune image choquante ne sorte de ses enceintes de torture."
     
    Matthieu Ricard, Plaidoyer pour les animaux
     
    "A de rares exceptions près (celle du documentaire L’adieu au steak, par exemple, qui a été diffusé par Arte), on ne montre jamais à la télévision ce qui se passe tous les jours dans ces lieux. Des documentaires remarquables, tels que Terriens, Food Inc. et LoveMEATender, réalisés au prix de grandes difficultés, ne sont jamais diffusés sur les chaînes publiques. (…) Ce n’est pas que les médias et la télévision répugnent à montrer des images susceptibles de heurter les âmes sensibles. Ils diffusent continuellement des images de guerre, d’attentats et de catastrophes naturelles dans le but d’informer et, dans certains cas, d’éveiller notre compassion et de nous inciter à venir en aide aux victimes.
    Dans les pays riches (…) le sort de ceux que nous mangeons est dissimulé avec force précautions. Tous est fait pour que le consommateur soit maintenu dans l’ignorance. (…)
    Les industriels en question affirment n’avoir aucune raison d’avoir honte des leurs activités. Mais s’ils avaient l’esprit en paix, pourquoi feraient-ils tant d’efforts pour les dissimuler ? Ils savent fort bien que la demande des consommateurs baisserait spectaculairement si ces derniers voyaient ce qui se passe dans les élevages de masse et dans les abattoirs.
    Il n’est donc guère surprenant que les responsables de ces entreprises interdisent systématiquement l’accès de leurs locaux aux journalistes et aux autres personnes qui veulent les visiter, et veillent à ce que leurs usines soient gardées comme des camps militaires hautement sécurisés."
     
    Matthieu Ricard, Plaidoyer pour les animaux
     
    « La cruauté incontestable associée à la production de produits laitiers fait comprendre que le lacto-végétarisme n’est qu’à mi-chemin entre la consommation de viande et une alimentation réellement humaine et civilisée. »
     
    Donald Watson, co-fondateur de la Vegan Society, dans Michelle Julien, La vache à lait, Notre consommation, leur martyre
     
    « Je pense très profondément que les gens qui ont une sensibilité, qui réfléchissent aux choses, doivent en arriver à la conclusion qu’il est impossible d’être bon, d’être pacifique si on tue des animaux. Qu’on ne peut pas se dire épris de justice si on s’empare d’une créature plus faible que soi pour la torturer et la tuer. »
     
    Isaac Bashevis Singer (prix Nobel de littérature en 1978), dans Charles Patterson, Un éternel Treblinka
     
    ***
    Ne dites plus que vous aimez les animaux si vous consommez des produits d'origine animale.
  • Megève : stop aux chevaux esclaves !

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    PROTESTEZ AUPRES DE LA MAIRIE DE MEGEVE : DEMANDEZ LA SUPPRESSION DES CALECHES ET LA FIN DE L'EXPLOITATION DES CHEVAUX !
     

    - par mail : mairie.megeve@megeve.fr
    - par tél. : 04 50 93 29 29
    - par lettre : 1, Place de l'Église
    74120 Megève

    A Megève, célèbre station de ski française de Haute-Savoie (74), tout n'est pas rose pour tout le monde !

    Les chevaux sont exploités du matin au soir pour tirer les vacanciers dans des traîneaux ou des calèches avant d'être expédiés à l'abattoir quand ils sont trop usés pour servir.

    Certains d'entre eux, âgées ou très fatigués, sont blancs d'écume, visiblement maltraités par des cochers insensibles à leur peine.

    Quand on s'en émeut, voici leur réponse : "Eh bien on l'enverra à l'abattoir !"

    De fait, il y a un abattoir à Megève, la si belle station de ski : http://www.societe.com/societe/abattoir-monts-et-vallees-533272431.html !
  • Prostitution : le Sénat peut encore enterrer la loi (communiqué de Zéromacho)

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    Communiqué de presse

    Prostitution : Le Sénat peut encore enterrer la loi

     Après quatorze mois de mobilisation, la proposition de loi renforçant la lutte contre le système prostitutionnel est inscrite à l’ordre du jour du Sénat : elle sera discutée les 30 et 31 mars.
    Certes, l’affaire du Carlton a fait prendre conscience aux Français de la réalité violente de la prostitution. Mais, vu la culture de la prostitution répandue chez certains sénateurs, comme l’ont attesté des survivantes, et vu la manipulation d’un témoignage capital lors des auditions de la commission du Sénat, nous craignons le pire : que la proposition soit renvoyée en commission, ce qui signifie un enterrement.

    NOUS RESTONS VIGILANTS.
     
    Fondé en 2011, Zéromacho, réseau international d’hommes, groupe les signataires d’un manifeste contre le système prostitueur et pour l’égalité femmes-hommes (2 842 hommes de 56 pays)
    Responsables : Gérard Biard, Patric Jean et Frédéric Robert
    80 quai de Jemmapes 75010 Paris 0615983792
    info.zeromacho@gmail.com     Site http://www.zeromacho.eu/
    Facebook: @Zéromacho    Twitter @Zeromacho

  • "Arbres en péril" (Politis)

    Photo : LUDOVIC MARIN / AFP

    Au nom de la sécurité routière, le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve envisage d’abattre les platanes et peupliers plantés le long de nos routes.

    Une attaque contre la nature et les paysages.

    PETITION : https://www.change.org/p/segolene-royal-contre-l-abattage-des-arbres-en-bordure-des-routes-de-france-luttons-contre-cette-atteinte-au-patrimoine-naturel-de-ce-pays-renforcez-la-pr%C3%A9vention-la-r%C3%A9pression-et-faites-appliquer-la-loi-par-vos-fonctionnaires-ce-sera-plus-cher

    Quand les arbres menacent les voitures. Parmi les mesures (alcoolémie, téléphones portables, limitations de vitesse…) décidées par le gouvernement pour tenter d’améliorer la sécurité routière, une annonce a peu suscité l’intérêt des médias.

    Elle risque pourtant de remettre en cause le paysage français.

    Instructions vont en effet être données aux préfets de dresser rapidement une liste exhaustive des arbres d’alignement « situés trop près des routes ».

    Explications : les voitures sortant de leur trajectoire se heurtent trop souvent à ces arbres, accroissant paraît-il le nombre des morts et des blessés ; car il est bien connu que la plupart des véhicules sont largement moins solides que les platanes ou les peupliers.

    Pourtant, le ministère de l’Intérieur ne fournit aucun chiffre à l’appui de sa décision.

    Sans doute parce que sur les bords des routes existent des milliers d’autres obstacles sur lesquels une voiture peut s’écraser.

    Cela fait des années que des élus locaux ou régionaux militent contre les arbres qui ombragent les routes, soit des ex-nationales, soit des voies secondaires.

    Des arbres d’alignement dont la présence remonte au XIXe siècle ou aux années 1930, bien que de nombreuses plantations aient été effectuées après la dernière guerre.

    C’est dans le sud de la France et dans la région Centre, notamment dans le Loiret, que des présidents de conseil général sont en pointe dans la lutte contre les arbres, profitant de l’émotion liée à un accident ou de la réfection d’une route, pour couper tous ces intrus en dépit des protestations des associations.

    Ils transforment ainsi des voies agréables en déserts propices à la vitesse.

    Effets positifs des plantations

    Chantal Pradines, experte auprès du Conseil de l’Europe sur les questions de paysage, travaille et milite depuis des années contre ces massacres.

    Dans une note adressée en juillet 2014 aux parlementaires français, elle explique notamment :

    « Diverses études ont mis en évidence l’effet positif des arbres pour la sécurité routière. Cet effet positif, lié notamment à leur capacité à signaler efficacement les virages, carrefours, entrées d’agglomération et à rendre la vitesse perceptible par le défilement des arbres, a également été mis en relation avec leur caractère esthétique. Il se traduit par un abaissement significatif de la vitesse et une prudence accrue (…) la question de la sécurité routière peut et doit donc se traiter autrement que par des mesures concernant les arbres. »

    Dans ses différentes études, Chantal Pradines, comme de nombreux protecteurs de la nature et des paysages, rappelle qu’il est tout à fait possible de protéger les automobilistes imprudents en posant des rails de sécurité devant les alignements.

    Tous signalent également que des pays comme la Suède, le Luxembourg, l’Allemagne, la République tchèque ou la Grande-Bretagne ont placé les arbres d’alignement sous la protection de la loi pour leur rôle écologique, paysager ou culturel.

    Comblons les fossés !

    Mais, en dehors de leur obsession sécuritaire infondée, il existe une autre raison qui incite les élus locaux et le ministre à « dégager » ces arbres : cela libèrerait de la place pour enfouir des réseaux de fibres optiques le long des routes sans empiéter sur les terres agricoles que les opérateurs devraient acheter sur des milliers de kilomètres, alors que l’opération est impossible à réaliser dans les systèmes racinaires des plantations.

    Il ne reste plus aux élus obsédés qu’à faire retirer de la proximité des routes les poteaux indicateurs, les pylônes électriques ou téléphoniques et évidement les habitations.

    Sans oublier de combler les fossés dans lesquels les voitures peuvent se renverser.

    Mais ni eux, ni le ministre de l’Intérieur ne semblent avoir pensé que c’est la vitesse qui est en cause, pas les arbres.

    Car il est très rare que ces derniers sautent brusquement au milieu des routes…

    http://www.politis.fr/Arbres-en-peril,29880.html

  • "Proxénètes, pas sûr, clients, certainement !", par Claudine Legardinier pour le Mouvement du Nid,

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    CLAUDINE LEGARDINIER POUR LE MOUVEMENT DU NID, PARTIE CIVILE AU "PROCÈS DU CARLTON"

    En traquant le proxénétisme, le procès du Carlton aura eu un mérite : éclairer la démarche des «clients».

    Après quelques jours d’audience, on aura compris que ces derniers sont bel et bien mus par un besoin ; pas un «besoin sexuel» mais le besoin d’exercer le pouvoir et de jouir de leurs privilèges ; le besoin d’asseoir une connivence masculine en exploitant sexuellement des femmes ; le besoin de se défouler - loin du poids des responsabilités et de celui des épouses - en exprimant à l’égard des jeunes femmes qu’ils payent (ou pas… car ces messieurs semblent goûter «la petite pipe à l’œil») un mépris incommensurable.

    Les termes employés pour les désigner parlent d’eux-mêmes : «dossier», «cheptel», «roues de secours» et bien entendu «connasses».

    Mépris donc, et bien pire : brûlures de cigarettes, maltraitances, insultes et même «boucherie» comme l’ont dénoncé les jeunes femmes appelées à la barre des témoins, la voix brisée.

    Certains comportements devraient d’ailleurs être nommés pour ce qu’ils sont. La jeune fille de 19 ans, allongée dans les toilettes, ivre morte, dont «Jade» dit à la barre : «Je ne sais pas combien lui sont passés dessus», est victime de viols collectifs.

    Et que dire de messieurs posant à René Kojfer, généreux pourvoyeur, des questions du type : «J’ai un ami qui voudrait une fille de 17 ans pour la tirer, tu peux trouver ?» On voit ce qu’il en est de la prostitution «de luxe», habituellement couverte de l’indulgence générale en raison des limousines et des gros billets.

    De luxe ou de caniveau, quelle différence ?

    Avant même de savoir si les prévenus seront ou non condamnés pour proxénétisme aggravé, le procès aura montré crûment que la question des «clients» et leur responsabilité majeure dans le fonctionnement d’un système de démolition des femmes ne peuvent plus être éludées.

    En attendant, ces femmes, vulnérables et en situation précaire (le frigo vide de «Jade» et ses enfants à élever n’ont pas de quoi faire fantasmer) continuent de subir les traitements que ce procès aura eu le mérite de divulguer.

    Et le beau projet d’égalité entre les femmes et les hommes, omniprésent dans nos textes, continue de servir de décoration.

    Tant que les milieux d’affaires et de pouvoir, entre autres, auront des femmes cette image et cette conception, il est peu probable que ces dernières aient une chance de briser le plafond de verre.

    Tant de motifs d’accablement exigent donc des issues. Il se trouve qu’une proposition de loi, votée à l’Assemblée nationale il y a plus d’un an, dort dans les tiroirs du Sénat, où le dossier, manifestement, en dérange plus d’un.

    Il serait piquant que les messieurs du Carlton en soient aujourd’hui, à leur corps défendant, les meilleurs avocats…"

    Claudine LEGARDINIER pour le Mouvement du Nid, partie civile au "procès du Carlton"

    http://www.liberation.fr/societe/2015/02/08/proxenetes-pas-sur-clients-certainement_1198228