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  • "L'objet du scandale", France 2 : Faut-il reconnaître des droits aux animaux ?

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    Faut-il reconnaître des droits aux animaux ?

    Critique de l'émission par International Campaigns

    C'est l'une des questions, d’actualité en cette veille de JIDA et cruciale - pour les animaux - au long cours, qui était affichée en incrustation sur les écrans des téléviseurs lors du magazine de société "L'objet du scandale" diffusée dimanche 30 novembre 2008 sur France 2 de 16h15 à 17h20. Vidéo de l'émission consultable ici.

    Présentée par Guillaume Durand (qui finira par demander « Va-t-on tous devenir végétariens ? »), cette émission a donné lieu à un débat, sur un ton trop léger, sur le foie gras et plus largement sur la question du rapport entre les hommes et les animaux, notamment ceux élevés et tués pour finir dans une assiette.

    Étaient notamment invités sur le plateau deux pitoyables producteurs artisanaux de foie gras - « opposés » au gavage en batterie… - et l’actrice Véronique Genest avec des arguments primaires et traditionnels qui dénoncent un comportement hypocrite envers la plupart des animaux.

    Et aussi des opposants au gavage et au foie gras, tous non végétariens - à l’exception notoire de Sébastien Arsac, vegan, de l’association Stop Gavage et qui n’a pas eu beaucoup voix au chapitre – en l’occurrence l’incontournable Allain Bougrain Dubourg, auteur de Sales bêtes ; respectons-les (mais pas pour la table surtout s’ils sont bien traités) et qui revendique publiquement son non-végétarisme, Marie-Claude Bomsel, vétérinaire de son état et qui culpabilise si elle vient à manger de la viande qu’elle soupçonne de provenir d’un animal qui a été maltraité et qui invite le téléspectateur à manger des animaux « mieux traités », mais en moindre quantité (...).

    Anthony Delon, qui, après avoir visionné une vidéo sur la production du foie gras, a renoncé à ce mets indélicat il y a 10 ans, était également présent.

    Invités de force sur le plateau – et la vétérinaire s’en est tout de même offusquée - différents animaux « de ferme », ainsi qu’un « plateau de Noël » composés d’huîtres – vivantes et que Jérôme Bonaldi, vulgarisateur scientifique, menaçait de faire souffrir avec du jus de citron pour bien montrer qu’elles étaient encore vivaces -, ainsi que des escargots et deux homards, dont un vivant que ce même Bonaldi menaçait de couper en deux avec un tranchoir.

    A noter aussi qu’un simulacre de gavage d’un canard a également été réalisé et notamment la simulation de l’ingestion par un humain de 5 kilos de spaghettis.

    A également été évoqué le rapport entre l’homme et l’animal ainsi que la schizophrénie savamment entretenue chez l’humain pour continuer à le différencier de l’animal, ne serait-ce qu’au niveau de la souffrance (NDLR : tout ceci afin de continuer à faire tourner une économie basée sur l’exploitation planétaire des animaux et de dégager les profits qu’elle génère).

    Sinon, de nombreux échanges entre pro et anti-foie gras à propos de cet aliment-souffrance, mais aussi sur la condition et le statut des animaux et qui témoignent aussi du chemin qu’il reste à parcourir pour que le sort et le statut des animaux évoluent positivement au sein de la société des hommes.

    On notera plus particulièrement la dénonciation par Bougrain Dubourg de la farce du Grenelle de l’animal et de Michel Barnier (responsable de la mascarade "Les rencontres Animal et Société" de l'été 2008)  qui a fait la carpette devant la FNSEA, syndicat d’exploiteurs d’animaux pour la consommation humaine qui refuse notamment l’intégration du terme « animal » (dixit A. Bougrain Dubourg) au code civil français, code qui reconnaît toujours actuellement l’homme d’un côté et ses biens meubles et immeubles, biens dont l’animal fait toujours partie même s’il a le statut d’être sensible.

    Moralité : en espérant que certaines séquences, photos et réactions et commentaires auront contribué à ouvrir les yeux de certains téléspectateurs et à les faire se désengager de l’exploitation des animaux et de la souffrance animale, son systématique corollaire, un seul mot d'ordre : tous dans la rue le week-end du 10 décembre avec du faux foie gras sous la forme de pâté végétal et autres produits vegan en dégustation gratuite pour le public pour promouvoir les droits fondamentaux des animaux à ne pas servir de nourriture pour les humains et à ne pas servir d'une manière générale les intérêts des humains (recherche et tests, aliments et loisirs en tout genre).

    Pour connaître les actions prévues, c’est ici. Pour s’impliquer, c’est là : info[at]journee-internationale-droits-animaux.org

    http://journee-internationale-droits-animaux.org/news/newsflash/faut-il_reconnaitre_des_droits_aux_animaux_.html

  • L'Amazonie a perdu 12.000 km2 de forêt en 2007-2008, une hausse de près de 4%

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    Une zone déforestée de l'Amazonie, dans la région de l'Anapu, dans le nord du Brésil, en avril 2005.

    RIO DE JANEIRO (AFP) — L'Amazonie brésilienne a encore perdu 11.968 km2 de forêt d'août 2007 à juillet 2008 à cause des déboisements et des incendies, un chiffre qui montre que "le poumon vert" de la planète continue à reculer sous les coups de la déforestation illégale.

    La déforestation de l'année 2007-2008 est supérieure de 3,8% à celle de l'année précédente, selon les données publiées vendredi par l'Institut national d'études spatiales (INPE).

    Les Etats les plus touchés par la déforestation sont le Para (nord), qui a perdu 5.180 km2 de forêt en raison de l'avancée des exploitants forestiers, et le Mato Grosso (centre-ouest), un grand producteur de soja qui a perdu 3.259 km2.

    Le Brésil avait réussi à réduire de 59% la déforestation lors des trois dernières années, après un pic de 27.423 km2 de forêt détruite d'août 2003 à juillet 2004.

    Le résultat de la dernière année 2007-2008, équivalant à la moitié du Salvador, de la Slovénie ou d'Israël, représente une augmentation de 3,8% par rapport à la même période de l'année précédente (11.524 km2).

    Le gouvernement avait prévenu en début d'année qu'il y aurait une hausse sensible de la déforestation et avait ainsi lancé une nouvelle série de mesures pour la combattre, notamment une augmentation des amendes.

    Simultanément, le gouvernement a passé des accords avec les filières de production du soja, de la viande, du bois et des minerais pour que celles-ci n'achètent pas de productions illégales.

    Le ministre de l'Environnement, Carlos Minc, a affirmé récemment que, sans ces mesures, la déforestation aurait été deux fois plus importante.

    http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5gKK2R8YYy0SpnFXuLpQm68-5xT-g

  • Foie gras : bon appétit !

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    Une coutume barbare

    Le foie gras est l'organe malade d'une oie ou d'un canard gavé de force plusieurs fois par jour au moyen d'un tube de métal de 20 à 30 centimètres enfoncé dans la gorge jusqu'à l'estomac.

    Pour contraindre son corps à produire du foie gras, l'oiseau doit ingérer en quelques secondes une quantité de maïs telle que son foie finit par atteindre presque dix fois sa taille normale, et développe une maladie, la stéatose hépatique.

    Scène de gavage

    En se débattant lorsque le tube s'enfonce dans sa gorge, ou par la simple contraction de son oesophage provoquée par le besoin de vomir, il risque l'étouffement et des perforations mortelles au cou.

    L'enfoncement du tube provoque des lésions du cou où se développent des inflammations douloureuses et des germes.

    La suralimentation forcée et déséquilibrée provoque fréquemment des maladies du système digestif, potentiellement mortelles.

    Suite au choc du gavage, il est pris de diarrhées et de halètements. En outre, les dimensions de son foie hypertrophié rendent sa respiration difficile, et ses déplacements pénibles.

    Si ce traitement était poursuivi, il provoquerait la mort des animaux gavés. L'abattage intervient à temps pour masquer les conséquences du gavage.

    Les plus faibles d'entre eux sont tout de même moribonds lorsqu'ils parviennent à la salle d'abattage, et beaucoup ne résistent pas jusque-là : le taux de mortalité des canards est dix à vingt fois plus grand pendant la période de gavage.

    Un concentré de souffrances

    Cette violence, inhérente à la production de foie gras, justifie à elle seule son abolition. Mais pour la plupart de ces animaux le calvaire ne s'arrête pas à la brutalité du gavage.

    Beaucoup sont amputés d'une partie de leur bec, sans anesthésie, à l'aide d'une pince ou d'une simple paire de ciseaux.

    Dans la nature, les canards passent une grande partie de leur vie sur l'eau.

    Dans ces élevages, beaucoup sont enfermés dans des hangars, puis dans des cages où leurs pattes se blessent sur le sol en grillage.

    Des cages si petites qu'ils ne peuvent même pas se retourner, encore moins se mettre debout ou battre des ailes.

    Parmi ceux qui tiennent jusqu'au jour d'abattage, beaucoup ont les os brisés lorsqu'ils sont transportés, manipulés et enfin accrochés la tête en bas pour être électrocutés puis égorgés.

    Les canes, parce qu'elles produisent un foie plus veineux que les mâles, sont le plus souvent broyées vivantes ou gazées peu après leur naissance.

    Le plaisir des uns payé par la souffrance des autres

    Comment le simple plaisir que nous avons à manger son foie peut-il justifier de faire subir une vie si misérable à un être sensible qui, comme nous, ressent la douleur et la détresse ?

    Qu'il soit d'une autre espèce que nous justifie-il de rester sourd à sa souffrance, et muet face à l'immoralité de cet esclavage ?

    Il existe des lois et règlements qui protègent les animaux contre de tels sévices et mauvais traitements.

    Ces textes sont délibérément ignorés pour les plus de 30 millions d'entre eux qui, pour la plupart en France, sont utilisés chaque année pour le foie gras.

    On nous dit que les « souffrances nécessaires » sont acceptables.

    Mais la consommation de ce produit ne présente aucun caractère de nécessité.

    Personne, pas même ceux qui profitent de ce commerce, n'ose le prétendre.

    Alors que le prix au kilo est toujours plus bas pour le consommateur, le foie gras est un produit très cher payé par les animaux dont le corps, utilisé comme une machine à produire, est volontairement rendu malade.

    Le foie gras est aussi un produit de plus en plus coûteux pour la France, dont il donne l'image d'un peuple rétrograde au moment où bien d'autres pays en interdisent la production.

    Comment peut-on encore faire passer pour une tradition de savoir-vivre une coutume barbare qui consiste à enfoncer dans la gorge d'un animal encagé l'embout d'un entonnoir ou d'une pompe pneumatique ?

    L'interdiction du foie gras : vers une éthique de l'alimentation

    Constatant que la production du foie gras nécessite de mépriser les intérêts de l'animal qu'on utilise pour le produire :

    • Nous demandons à ceux qui gavent les oies et canards de cesser de pratiquer ces actes de maltraitance. Qu'ils n'aient aucune intention cruelle envers les animaux gavés ne diminue en rien la souffrance qu'ils provoquent.

    • Nous demandons à ceux qui tirent profit du foie gras, sans aucune considération éthique, de mettre fin à leur participation à ce commerce malsain.

    • Nous demandons aux autorités scientifiques et vétérinaires sincèrement préoccupées du bien-être des animaux, d'avoir le courage, malgré les pressions politiques et économiques, de dénoncer les méthodes de production du foie gras pour ce qu'elles sont.

    • Nous demandons à la justice de rappeler que les lois et règlements imposent une limite à la souffrance que l'on peut infliger à un être sensible, et que la production de foie gras est par conséquent illégale.

    • Nous demandons à nos représentants de légiférer pour interdire définitivement cette pratique.

    En tant que consommateurs déterminés à mettre de l'éthique dans notre assiette, et constatant que ces souffrances n'existent que pour procurer du plaisir à notre palais, nous refusons d'acheter et de consommer ces foies malades d'animaux torturés.

    Signez le manifeste pour soutenir cette campagne

    http://www.stopgavage.com/manifeste.php

  • Seine-Maritime : agression avérée d'un photographe animalier par 12 chasseurs

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    Le gibier ne leur suffit plus

    Afin de ne pas gêner l’action de la Gendarmerie et toute suite éventuelle que le Parquet donnerait à la plainte, nous vous demandons de ne pas intervenir auprès des autorités locales ou institutionnelles par quelque moyen que ce soit.

    Le gibier ne leur suffit plus, les chasseurs s’attaquent maintenant aux amoureux de la faune sauvage !

    Agression avérée d’un photographe animalier

    Samedi 22 novembre, alors que Jean-Marie, photographe animalier et membre du RAC, se promenait sur une sente communale, douze chasseurs se mirent à l’encercler.

    Trois d’entre eux se sont défoulés sur lui, le molestant et cassant son matériel de photographie.

    Une plainte a été déposée à la gendarmerie.

    Notre ami est un fervent défenseur de la faune sauvage.

    Le reportage d’une chaîne régionale avait parlé d’actes de barbarie.

    Nous vous prions de trouver, ci-dessous, le lien du blog de nos amis :

    http://www.naturesauvage76.com/

    Nous vous invitons à leur envoyer des mots de soutien durant cette nouvelle épreuve.

    Nous vous en remercions.

    Vous pouvez adhérer au RAC (Rassemblement Anti Chasse) : c'est dix  euros par an + une enveloppe timbrée avec votre adresse : RAC - Boîte Postale 50026 - 33702 MERIGNAC cedex .

    Vous recevrez plusieurs petits Bulletins informatifs.  (indiquez votre adresse Internet si vous en avez).

    http://www.antichasse.com/mailings_new/ami.htm

  • Espagne : en Catalogne, la corrida bientôt interdite...

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    En Catalogne espagnole, les parlementaires se rapprochent de plus en plus pour voter l'interdiction des corridas dans cette région autonome.

    La presse en parle aussi :

    "Un paso de gigante". Así considera Mati Cubillo, responsable de Amnistía Animal de Madrid y portavoz de la Federación de Asociaciones Protectoras y de Defensa Animal (FAPA), el hecho de que la Mesa del Parlamento catalán admitiese ayer a trámite una Iniciativa Legislativa Popular (ILP) para prohibir las corridas de toros en Cataluña.

    Cubillo se muestra convencida de que la iniciativa saldrá adelante porque se trata de Cataluña, "la única comunidad que desde hace tiempo habla de la posibilidad de la prohibición". Si lo hace, "será ejemplarizante para el resto de comunidades", afirma.

    Dicen que es la fiesta nacional, pero es mentira, es la fiesta de un pequeño sector que gana mucho dinero.

    A su juicio, es muy importante el hecho de que se trate de una ILP, porque "es la primera vez que se está preguntando a la gente del pueblo qué es lo que quiere".

    "Dicen que es la fiesta nacional, pero es mentira, es la fiesta de un pequeño sector que gana mucho dinero y que la fomenta porque le interesa".

    Manel Maciá, presidente del Partido Antitaurino contra el Maltrato Animal, también cree firmemente que la iniciativa saldrá adelante.

    "La sociedad está madura y hace tiempo que lo pide, especialmente en Cataluña", dice.

    Maciá cree que sería "un primer paso" que se lograse la prohibición en parte del territorio español.

    "Deberían caer (las corridas) por su propio peso, pero siempre hace falta un empujoncito", añade.

    Para que saliese adelante la prohibición de "las corridas de toros y los espectáculos que incluyan la muerte del animal", los promotores de la iniciativa tendrán que acreditar en 120 días, ampliables a 60 más, que tienen el apoyo de al menos 50.000 personas.

    Una vez presentadas las firmas, los grupos parlamentarios podrán presentar enmiendas a la
    totalidad y, si superara el debate de totalidad, se seguiría tramitando en comisión y volvería al pleno para el debate y votación final.

    La reacción de los partidos catalanes

    A este respecto también se han pronunciado este miércoles los grupos parlamentarios catalanes, que ha reaccionado con cautela, unos, y apoyando la iniciativa, otros.

    Así, la portavoz parlamentaria de ERC, Anna Simó, ha asegurado que ERC "colaborará para que haya el máximo consenso entre los grupos parlamentarios cuando esta ILP llegue al Parlamento de Cataluña".

    El portavoz parlamentario de CiU, Oriol Pujol, ha señalado que su grupo no apoyará las enmiendas a la totalidad que algún grupo de la cámara catalana pueda presentar.

    No obstante, ha eludido desvelar si CiU suscribirá de forma íntegra la propuesta.

    El coordinador general de EUiA, Jordi Miralles, en cambio, ha dejado entrever el apoyo de ICV-EUiA a la ILP.

    Quien no ha tenido reparos en reconocer que es un tema sensible es el portavoz adjunto del PSC en la cámara, Joan Ferran, que no ha desvelado cuál será la posición final de los socialistas, aunque ha admitido que una de las opciones puede ser dar libertad de voto a sus diputados.

    Tampoco el PP catalán se ha querido mojar sobre cuál será su postura ante esta ILP contraria a las corridas.

    Por su parte, el presidente de Ciutadans-Partido de la Ciudadanía (C's), Albert Rivera, ha anunciado que dará "libertad de voto" a los otros dos diputados con que cuenta su partido en el Parlamento catalán, puesto que se trata de un debate con un "importante componente moral".

  • Corrida sur la sellette en Euskadi

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    Le Gouvernement autonome Basque espagnol vient d'établir une nouvelle réglementation technique plus stricte à l'encontre des organisations de corridas.

    Les matadors font la gueule... et "menacent" de refuser de toréer dans cette région...

    La presse en parle :

    « Las principales figuras del toreo, entre ellas José Tomás, Julián López "El Juli", Miguel Ángel Perera, Cayetano y "El Fundi", se niegan a torear en el País Vasco mientras no se corrijan una serie de cuestiones que recoge el nuevo Reglamento Taurino de dicha comunidad autónoma aprobado la semana pasada por el Gobierno autónomo.

    Una nota de prensa hecha pública hoy, y que está firmada por "Taura" (Unión de Toreros), "Unión Nacional de Picadores y Banderilleros Españoles" y "Asociación Sindical de Mozos de Espadas y Puntilleros" - los tres sindicatos mayoritarios de profesionales del sector-, señala que en la nueva normativa hay que "corregir una serie de puntos indispensables" para el ejercicio de su profesión.

    En declaraciones a EFE de Íñigo Fraile, coordinador ejecutivo de "Taura", las principales deficiencias advertidas por los toreros en el nuevo texto son :

    - Con la reducción de la puya para los toros, que pierde tres milímetros de arista (el filo) y un centímetro en "las cuerdas", quedándose así en lo que fue la puya que se utilizaba para los novillos, el torero no debe tener limitaciones a la hora de ordenar las veces que entrará el toro al caballo.

    - El presidente puede ordenar el reconocimiento médico de un torero que haya sido lesionado durante el festejo, decidiendo finalmente si puede seguir toreando o no.

    - Los toreros quieren estar legitimados para solicitar el reconocimiento de las muestras biológicas de las reses (en los nuevos reglamentos de Castilla-León y de Andalucía así se les ha reconocido).

    - El nuevo reglamento impone la obligatoriedad a toda costa en mano a mano por la baja de uno de los tres toreros anunciados, sin garantías de renegociar la oportuna compensación económica.

    - Los toreros exigen ser citados cuando se vaya a realizar alguna operación de limpieza de astillas en los toros.

    - Hasta ahora la opinión de los tres toreros era suficiente para retirar del ruedo una res sospechosa de haber sido toreada previamente, y con el nuevo reglamento queda al criterio exclusivo del presidente.

    - El nuevo reglamento excluye del callejón la presencia de los apoderados.

    - Los toreros están en desacuerdo con que se limite la entrada a las plazas de toros a los menores de 16 años si no van acompañados de un mayor de edad.

    Todo esto, explicó Fraile, al margen de otras consideraciones que abundan en lo que los toreros consideran "reiteradas faltas de acierto" del reglamento vasco."

  • Fondation de la premiere association égyptienne pour la protection des animaux par Amina Abaza

    L'image “http://www.animalsaustralia.org/images/features/500-amina_abaza.jpg” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.

    Au-delà de sa mission auprès des animaux, Amina Abaza veut imposer l’estime de l’autre en général à travers son association S.P.A.R.E. (http://www.sparelives.org/).

    Sa détermination est récompensée : elle vient d’être désignée « première ambassadrice égyptienne des droits des animaux » par la Société internationale de protection des animaux.

    Le respect d’abord

    « On n’a pas un cœur pour les hommes et un cœur pour les animaux, on a un cœur ou on n’en a pas. » (Lamartine)

    C’est la rengaine d’Amina Abaza qu’elle répète à toutes les interviews de presse.

    Le 4 octobre dernier, c’est-à-dire lors de la Journée mondiale des animaux, elle vient d’être désignée « première ambassadrice égyptienne pour les droits des animaux », par la Société internationale de protection des animaux, basée en Angleterre.

    Un titre qui précède un autre, datant du 28 septembre, celui de l’association allemande de la protection des animaux Hans-Rönn-Stiftung.

    Née au Caire et éduquée par un père qui lui a inculqué l’amour et le respect des valeurs morales telles l’honnêteté, la modestie et l’intégrité, Amina Abaza n’est rien de moins que la fille du romancier Sarwat Abaza.

    Ce dernier est en fait l’auteur du fameux film sur le despotisme, Chie min al-khof (La Peur), lequel critiquait implicitement l’époque nassérienne.

    « Mon père n’était pas un homme riche. C’était un homme simple du gouvernorat de Charqiya qui, sa vie durant, a vendu pas mal de terres, mais jamais son stylo. Sous Nasser, il n’a pas écrit un seul article faisant l’éloge du régime, au moment où l’on égorgeait les gens et on les jetait en prison », affirme Amina Abaza.

    Et d’ajouter :

    « Mon père écrivait uniquement ce qu’il ressentait. Un jour, je lui ai raconté que j’avais vu comment les patients étaient maltraités dans les hôpitaux. Je lui avais alors demandé d’écrire quelque chose sur eux. Il m’a répondu : Même toi, tu n’as pas le droit de me dire ce que je dois écrire », se souvient-elle.

    Tel père, telle fille.

    Amina Abaza a hérité de cet esprit d’indépendance d’un père qui ne craignait rien et ne cessait de critiquer ceux qui faisaient fortune rapidement et de façon malhonnête.

    Quand il s’agit de revendiquer des droits humains, la fille aussi se montre d’un franc-parler hors pair.

    « Pourquoi ne pas défendre ses droits tant qu’on n’est pas fautif ? Chapeau à Noha Rouchdi, la jeune fille qui a récemment intenté le premier procès pour harcèlement sexuel. Elle a brisé un tabou ».

    Et d’ajouter :

    « Je n’aime pas le citoyen passif. Pourquoi se taire alors qu’on a des moyens à déployer ? ».

    Amina Abaza a été élevée dans un entourage hétérogène, regroupant des étrangers, et multi-religieux avec des chrétiens, musulmans et juifs ...

    « Des gens de tous bords étaient invités par mon grand-père, un poète qui tenait chez lui un salon littéraire dans le quartier de Zamalek. J’étais chanceuse de voir et d’entendre tous ces intellectuels dont entre autres Tewfiq Al-Hakim, Naguib Mahfouz, Taha Hussein, Abdel-Rahmane Al-Charqawi. Chacun d’eux avait sa manière de voir les choses et ses principes ».

    Très tolérante, acceptant la différence, elle précise :

    « L’autre n’est pas un fantôme. Pourquoi émigrer en Occident, s’y installer pour travailler ou bénéficier d’un traitement médical et en même temps le détester ? Pourquoi juger les gens selon les apparences, les religions et les couleurs ? Je déplore toute sorte de discrimination. Notre société actuelle est dans un état atroce, qui ne s’intéresse qu’aux apparences et à l’argent ».

    Une société qui diffère complètement de celle où elle a vécu son enfance.

    Ancienne élève des religieuses du Sacré-Cœur, ces dernières lui ont appris énormément.

    « Ce sont les religieuses catholiques qui m’ont inculqué cet esprit de solidarité et de charité. Je me rappelle qu’une fois par mois, avec mes camarades, nous sortions acheter des provisions pour les distribuer à des familles pauvres », déclare Amina Abaza, pour qui être francophone d’Egypte n’est pas seulement se vouer à affronter l’américanisme, mais aussi pouvoir vivre cette culture à l’aise dans une société devenue très conservatrice.

    Un conflit qu’elle vit quotidiennement.

    Directrice de la section de traduction au sein de la Chaîne satellite égyptienne, Amina Abaza refuse le regard que pose la société sur tout ce qui provient de l’étranger, multipliant les tabous.

    « Dans mon travail, j’essaie de donner une image vraie de ce que nous sommes, en traduisant des films, feuilletons et programmes égyptiens vers le français. Je joue le rôle d’intermédiaire, comprenant les deux mentalités ».

    Dans sa relation avec ses collègues, elle refuse cet esprit borné sur tout ce qui est différent, au niveau religieux comme culturel.

    Elle se remémore alors toute la génération des francophones de sa jeunesse.

    « C’était toujours dans une ambiance familiale très chaleureuse que nous célébrions les fêtes chrétiennes. Bien que la maison de ma grand-mère soit mise sous surveillance. Elle n’avait pas beaucoup d’argent, mais invitait toute la famille à fêter Noël », se souvient Amina, qui comme sa grand-mère n’a jamais honte de déclarer ses crises financières.

    Tout le monde peut passer par des moments de difficulté, c’est normal.

    Une manière idéale de voir les choses, qui peut paraître en contradiction avec le tas d’objets hétéroclites et d’antiquités décorant somptueusement son domicile à Zamalek.

    Elle se défend :

    « Vous croyez que ces objets antiques sont chers ? Pas du tout. Mon mari est un collectionneur. Il parcourt presque toutes les ventes aux enchères et se rend dans le quartier d’Al-Attarine, à Alexandrie, pour dénicher ces objets dont quelques-uns sont hérités de ses parents ».

    Un goût très raffiné, sans aucun doute.

    Son mari, l’homme d’affaires Raouf Méchreqi, est une personnalité accueillante, aux traits nobles.

    « Mon mari a vécu une autre Egypte, celle du bon vieux temps des années 1950 et 60. Il trouve une grande difficulté à s’adapter à notre époque. Car le pays ressemble plutôt à une monarchie du Golfe, à une société bédouine », regrette Amina.

    Et d’ajouter :

    « Mon mari est comme sous le choc. J’essaie de le soutenir moralement ».

    Pourtant, Amina elle-même affronte le même état d’esprit.

    Elle s’y est peut-être habituée depuis ses études à la faculté de lettres, section française.

    « C’est à l’Université du Caire que j’ai beaucoup appris. C’était une ambiance différente de la charité chrétienne qu’on nous inculquait à l’école. Mes souvenirs à l’université ne sont pas si merveilleux. C’était le moment de mon éveil face à un nouveau monde, plus méchant et hypocrite », affirme strictement Amina Abaza.

    Grâce à son mari, partageant nombre de ses idées, elle a pu fonder une association pour la protection des animaux.

    « Je me sentais mal en voyant un animal blessé, tué cruellement ou maltraité. Je déteste l’injustice. Mon mari m’a dit qu’au lieu de pleurer ces animaux, il fallait agir. Au début, j’avais honte qu’on se moque de moi ou que l’on critique cette banalité ».

    Amina Abaza a versé tout son amour sur ces êtres faibles, sans affection ni attention.

    C’est en 2001 qu’elle s’est engagée dans ce projet, avec la création de son association caritative reconnue par le ministère égyptien des Affaires sociales.

    Cette association est la plus ancienne du genre en Egypte et au Moyen-Orient.

    Ses locaux se trouvent dans un immeuble modeste, situé dans une ruelle de Chabramant (aux alentours du Caire).

    Une équipe de vétérinaires et d’agents y travaillent.

    « Jusqu’à l’année passée, tous étaient bénévoles. Cette année, ce n’est plus le cas. Car les cas d’animaux blessés ou torturés ont augmenté. C’est pourquoi j’ai dû augmenter le nombre de vétérinaires. Je ne fais pas payer les pauvres paysans, mais ce n’est pas le cas des gens aisés. Je n’hésiterais pas à vendre mes bijoux pour financer l’association. Car l’Etat n’accorde pas un sou à la protection des animaux ».

    La fondatrice ne peut pas obliger les gens à aimer les animaux, mais elle leur demande simplement de ne pas les maltraiter.

    « Ce sont de faibles créatures qui ressentent la faim, la soif, la peur, la douleur, sans pouvoir l’exprimer. Elles sont chassées, torturées, piégées, électrocutées pour leur fourrure, maltraitées dans les abattoirs, exploitées dans les cirques, enfermées dans les zoos, abandonnées et méprisées ».

    Même si elle a souvent encouragé d’autres associations à œuvrer dans le même domaine, Abaza est toujours critiquée.

    « Je me rappelle que dans l’une des émissions télévisées, on m’a d’abord remerciée de défendre les droits des animaux, mais on n’a pas tardé à me le reprocher. Que faites-vous des droits des enfants de Palestine ? me répète-t-on ».

    En toute assurance, elle répond :

    « Pourquoi on me critique et me traite de criminelle ? Pourquoi mêler les droits de l’animal aux droits des enfants de Palestine ? ».

    Malgré tout, elle a réussi quelques exploits : fêter en Egypte la Journée internationale de l’animal.

    Aider à la restauration du Zoo du Caire, dans un état lamentable.

    Arrêter le commerce des animaux.

    Parvenir à tourner et photographier les maltraitances cruelles des animaux dans les abattoirs égyptiens.

    Amina Abaza ne cesse de recevoir d’autres genres de critiques.

    Car elle incarne pour d’aucuns l’image de la Brigitte Bardot égyptienne.

    Elle réfute l’idée y voyant une déconsidération.

    « Pourquoi cette mission noble doit-elle être considérée comme une simple imitation de l’étranger ? En dépit de mon admiration pour Brigitte Bardot, je ne l’imite pas. Je suis vexée car on pense que je veux attirer l’attention, à la recherche d’une médiatisation ou d’une célébrité quelconque. Le dieu chez les pharaons était symbolisé par un chat, un hibou ou une vache », défend-elle, ajoutant :

    « Il faut admettre que nous, les Egyptiens, nous ne connaissons pas grand-chose à la culture de la protection des animaux. Nous avons besoin de support et de conseils. Par exemple, en Europe, le vétérinaire est beaucoup plus estimé. En Egypte, il est médiocrement appelé le médecin des animaux. Il nous faudra des années en Egypte pour faire évoluer les mentalités ».

    Névine Lameï

    http://hebdo.ahram.org.eg/arab/ahram/2008/11/26/visa0.htm

  • Attention : disparitions suspectes de chiens sur la région béarnaise (Pyrénées-Atlantiques, 64)

    http://environnement.ecoles.free.fr/Coloriages_dessins/images/chien_.JPG

    ATTENTION :

    Il semblerait y avoir une recrudescence de disparitions suspectes de chiens, notamment de chiens de race, sur le 64, côté Béarn.

    Soyez vigilants :

    - Faites identifier votre chien et médaille avec numéro de téléphone si ce n'est déjà fait. Cela n'empêche pas le vol mais c'est le seul moyen d'espèrer le retrouver un jour.

    - Pas de chien à l'attache devant les magasins.

    - Pas de chien laissé dans les véhicules en stationnement.

    - Pas de chien laissé seul dans une cour ou un jardin.

    - Pas de chien en divagation.

    Merci de relever les plaques minéralogiques de véhicules suspects passant devant votre domicile.

    Méfiez-vous des démarcheurs qui peuvent venir à votre domicile.

    En cas de disparition suspecte, avertissez refuges, associations locales, collez des affiches...

    Pour plus de renseignements sur le 64-Béarn vous pouvez contacter adap.association@orange.fr ou téléphoner au 05 59 06 00 85.

  • Chats perdus : réseau "Vigilance" sur Chien-perdu.org

    chatperdu.jpg

    http://www.chat-perdu.org/


    Réseau "Vigilance"

    Trop de chats sont perdus et ne retrouvent pas leurs propriétaires. Pour lutter contre ce fléau, voici le réseau "Vigilance".

    Vous avez un chat ? Vous aimez les chats ?

    Inscrivez-vous ici : http://www.chat-perdu.org/reseau-vigilance et recevez une alerte quand un chat est perdu ou trouvé près de chez vous.

    Merci.

  • Chiens perdus : réseau "Vigilance" sur Chien-perdu.org

    L'image “http://blog.belleville-paris.info/dotclear/images/Ophoto/Apollon-ChienPerdu.jpg” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.

    http://www.chien-perdu.org/

    Réseau "Vigilance"

    Trop de chiens sont perdus et ne retrouvent pas leurs propriétaires. Pour lutter contre ce fléau, voici le réseau "Vigilance".

    Vous avez un chien ? Vous aimez les chiens ?

    Inscrivez-vous ici : http://www.chien-perdu.org/reseau-vigilance et recevez une alerte quand un chien est perdu ou trouvé près de chez vous.

    Merci.

  • Dites NON aux villes taurines ! (Alliance Anticorrida)

    non.jpg

    Non aux villes taurines…

    En 2008, la corrida continue de sévir dans onze départements français. Certaines municipalités en tirent une sorte de fierté et y voient un atout pour leur commune.

    Le tourisme est l’argument phare invoqué pour justifier la poursuite de traditions inacceptables dans un monde civilisé.

    Or le tourisme peut être éthique, et vous avez le droit, vous et votre famille, d'éviter les lieux où perdure la barbarie.

    Lors de vos déplacements ou pendant vos vacances, sans doute aurez-vous à cœur d’exprimer votre préférence pour les villes qui ne donnent pas la mort en spectacle.

    L’Alliance Anticorrida souhaite donc éclairer votre choix en vous faisant connaître la liste de ces villes-là.

    Avec nous, prenez la décision de ne plus alimenter (même indirectement), par votre argent et contre vos convictions, le commerce de la souffrance et de la honte.

    Exprimez votre opinion simplement.

    Chacune de vos signatures pèsera lourd dans notre combat.

    villesdesang.jpg

    En 2008, la corrida sigue haciendo estragos en once departamentos franceses. Algunas municipalidades se sienten de alguna manera, orgullosas de ello, y ven en esto una ventaja para su municipio. El turismo es el argumento clave alegado para justificar la prosecución de tradiciones inaceptables en un mundo civilizado.

    Ahora bien, el turismo puede ser ético, y ustedes y su familia tienen derecho a evitar estos lugares donde perduran barbaridades. Durante sus viajes o vacaciones, quizás deseareis expresar su preferencia para las ciudades que no ofrecen la muerte como espectáculo.

    L’Alliance Anticorrida desea pues ayudarle en su elección poniendo en su conocimiento la lista de estas ciudades.

    Con nosotros, tome la decisión de no alimentar más (inclusive de forma indirecta), a través de su dinero y en contra de sus convicciones, el comercio del sufrimiento y de la vergüenza. Exprese simplemente su opinión. Cada una de sus firmas contribuirá de forma importante a nuestro combate.


    In 2008, bullfighting continues to rage within 11 french departments. Some mayors are very proud of it, thinking it's a kind of glory for their commune. Tourism is the most important argument refered to justify continuation of unacceptable traditions in a civilized world.

    But tourism can be ethical and you're allowed, yourself and your family, to avoid places where such barbarity still exists. When you are travelling abroad or during your holidays, you would obviously prefer towns which do not show off death as a spectacle.

    The antibullfihgting Alliance would like to enlighten you about your choice, by informing you about these towns that participate in corrida.
    We urge you to make a decision not to subsidize (even indirectly) with your money and against your convictions, this shameful and demeaning business.
    Please do express sincerely your feelings. Each one of your signatures will be very important in aid of our fight.


    http://www.villes-taurines.com/

  • "La cuisine végane, vous connaissez ?" (Ouest-France)

    http://www.virginmedia.com/microsites/movies/slideshow/animal-movie-stars/img_13.jpg

    Des artistes, comme Clint Eastwood ou Pamela Anderson, ne cachent pas leur goût pour la cuisine végane.

    À ne pas confondre avec les végétariens qui, eux, n'excluent pas toute protéine animale, les adeptes du véganisme refusent tout aliment d'origine animale.

    Ils ne sont pas encore nombreux, mais se font de plus en plus entendre.

    « J'ai rejeté la viande depuis très tôt dans mon enfance et le temps viendra où les hommes, comme moi, regarderont le meurtre des animaux comme ils regardent maintenant celui de leurs semblables. »

    Les défenseurs de la cuisine végane (ou végétalienne) n'hésitent pas à citer Léonard de Vinci pour donner le ton à leur combat militant.

    La cuisine végane ?

    Celle qui n'utilise pas de produits, tels que la viande, le poisson, le miel, le lait, les oeufs...

    Le végétalisme est, en effet, à la fois un régime, une philosophie et un mode de vie.

    Il vise à exclure, dans la mesure du possible, l'usage d'animaux aussi bien dans la nourriture que pour la fabrication de vêtements, de chaussures...

    Ultraminoritaires, ses adeptes seraient quand même un peu plus de 3,5 millions aux États-Unis où est né le mouvement en 1944. Un mouvement contesté (1).

    En Grande-Bretagne où ils seraient 250 000, les végétaliens rappellent qu'il y a un siècle « 80 % de nos apports en protéines provenaient de végétaux (légumes, céréales...). Aujourd'hui, 80 % sont d'origine animale ».

    Valérie Goovaerts, une Nantaise, aujourd'hui à Paris, écologiste convaincue, milite pour la nourriture végane.

    « Est-il nécessaire de donner 70 % des céréales, 80 % du soja et 50 % du maïs récoltés, aux animaux d'élevage à l'heure où chaque soir des millions de personnes se couchent la faim au ventre ? Est-il indispensable de tuer 55 milliards de bêtes chaque année quand nous pouvons trouver les mêmes protéines dans les végétaux ? », s'interroge-t-elle.

    Des gastronomes

    Des arguments largement repris en Californie, l'état le plus « branché » des États-Unis.

    La cuisine végane devient même un « must », une mode encouragée par de nombreux artistes.

    À Los Angeles ou San Francisco, des chefs de restaurant connus tirent parti au maximum des produits frais et locaux pour créer des plats composés d'ingrédients végétaux.

    Et affichent une carte sans viande rouge ni aliments frits.

    À San Francisco, le chef Éric Tucker assure que, « depuis longtemps, ses clients ne sont pas d'anciens hippies, mangeurs de petites graines, de riz complet et de légumes bouillis. Mais des gastronomes ».

    Et en France, direz-vous ?

    « Ici, il est très difficile de ne pas utiliser des oeufs et du beurre », reconnaît un chef de l'Ouest.

    Et pourtant, croyez-moi, une tomate pelée avec couscous et pousses de chanvre, suivie d'une purée de pulpes de fleurs avec une farce de pommes de terre, et des poivrons farcis au riz : c'est très bon !

    Yvon Lechevestrier

    (1) Il suffit de surfer sur Internet pour lire les nombreux blogs de ses défenseurs, mais aussi de ses détracteurs.

    http://www.ouest-france.fr/actu/actuDet_-La-cuisine-vegane-vous-connaissez-_3639-753223_actu.Htm

  • Massacre de cochons sauvages à Essey-les-Nancy : les Salauds à l'oeuvre

    wp.jpg

    L'Est républicain

    L'affaire des sangliers abattus en pleine ville à Essey-les- Nancy, samedi, crée une vive polémique.

    Quatre sangliers étaient abattus par un chasseur lieutenant de louveterie, samedi vers 12 h 30, dans la cour d'une maison, au 38 de la rue Parmentier à Essey-les-Nancy.

    En pleine ville (voir ci-dessous).

    De nombreux riverains avaient protesté contre ce choix des chasseurs en réclamant l'utilisation de seringues hypodermiques afin d'endormir les animaux avant de les relâcher dans leur milieu naturel.

    Une solution techniquement et administrativement possible mais qui n'a pas été retenue pour « la sécurité des biens et des personnes », selon les chasseurs.

    « On ne leur a laissé aucune chance, à ces animaux acculés dans une cour dont ils ne pouvaient s'échapper », regrette une habitante de la rue Parmentier, choquée, comme beaucoup de personnes (lire ci-dessous les réactions) par cet abattage intra-muros.

    « J'appelle ce matin la SPA ainsi que la Fondation Brigitte Bardot pour dénoncer une telle méthode ».

    Même si les deux lieutenants de louveterie, assermentés par le préfet, ont agi dans le cadre légal.

    La décision leur revenait de saisir ou non le Groupe animalier des pompiers pour anesthésier les sangliers et, éventuellement, les relâcher ou les tuer à l'écart des habitations.

    Il semble que ces sangliers aient quitté les bois du plateau de Malzéville pour fuir une traque des militaires qui chassent une fois tous les 15 jours, le samedi matin, sur leur zone.

    « Nous avons des sangliers à profusions sur le plateau et je suis régulièrement interpellé par des habitants victimes de dégâts », indique le maire Jean-Pierre Franoux.

    « Il est très compliqué d'y organiser une battue administrative car il y a plusieurs propriétaires privés, mais nous y travaillons ».

    Même réflexion du côté de Jean-Paul Monin.

    Le maire d'Essey a écrit à l'ONCFS « pour réguler la population de sangliers ». « Mais pas n'importe comment. Avec des battues adaptées. Nous sommes en phase de rachat de la butte Sainte-Geneviève et je n'y autoriserai pas la chasse car trop proche de la ville. Ceci afin d'éviter un accident de tir ou que des bêtes se réfugient dans les rues ».

    http://www.estrepublicain.fr/une/france/art_941801.php

    ***

    L'Est Républicain, 23 novembre 2008

    NANCY
    Tension et émotion hier à 12 h au cœur d'Essey-les-Nancy, avec des habitants...
    Alain THIESSE

    Tension et émotion hier à 12 h au cœur d'Essey-les-Nancy, avec des habitants révoltés au moment de l'abattage de quatre cochons sauvages acculés dans la cour d'une maison.

    Blottis l'un contre l'autre. Immobiles. Pétrifiés. Leur grosse carcasse à peine dissimulée derrière un minuscule arbuste d'ornement.

    Ils attendent. Hagards. Egarés dans la ville. Loin, trop loin de la forêt et ses taillis protecteurs. Trop près des hommes et du béton.

    Acculés contre ce muret surmonté de grilles en métal d'une petite cour hermétique au 38, rue Parmentier à Essey-les-Nancy, dans le quartier de la clinique Louis Pasteur.

    Volets clos, la maison est en vente comme l'indique un panneau en façade. Photos, vidéos... Les quatre sangliers sont l'attraction à l'heure de midi.

    La cour du nº 38 est une cage. Celle d'un cirque à ciel ouvert visité par les riverains stupéfaits. D'autres, voisins mitoyens, observent la scène depuis leur fenêtre. « J'appelle la SPA ! »

    « A notre arrivée, les chasseurs avaient déjà réussi à guider les sangliers dans cet enclos », indique un responsable des pompiers.

    « Nous sommes là pour sécuriser. Deux autres animaux ont été aperçus dans le secteur du McDo, mais ils n'ont pas pu être localisés ».

    Dans le froid et les premiers flocons de neige de l'année, l'atmosphère de la rue Parmentier va s'électriser, se surchauffer. D'un coup.

    Au moment où l'un des deux lieutenants de louveterie - des chasseurs assermentés par le préfet et habilités à intervenir dans ces circonstances -, sort une carabine à lunette de son véhicule. « Calibre 9.575 », indique le lieutenant de louveterie Gilles Grosdidier. Du lourd.

    Comme en témoigne la taille des balles alignées dans une cartouchière fixée à même la crosse de l'arme. En réserve.

    « Nous sommes missionnés par l'autorité préfectorale pour réguler ces animaux qui peuvent, ici, porter atteinte à la sécurité des biens et des personnes ».

    Les riverains ne sont pas de cet avis et ne tardent pas à le faire savoir malgré la présence de la police qui leur intime de se taire.

    « Vous n'avez pas droit de faire ça ! », hurle une femme depuis sa fenêtre. « Il existe des vétérinaires dans le coin. Faites les venir ! On peut les endormir, ces bêtes. Je vous préviens, j'appelle la SPA ».

    Des enfants pleurent. Eux aussi, ils ont compris... Un adolescent se plaque les mains jointes sur le visage. Son père l'emmène à l'écart.

    Entre les seringues hypodermiques (lire par ailleurs) et les armes, les chasseurs ont fait leur choix. Celui de tuer.

    Sous l'œil de Philippe Kierren, son collègue, Gilles Grosdidier se poste en léger surplomb, sur un muret mitoyen.

    A moins de 5 m des quatre bêtes. Le chasseur épaule.

    Un premier coup de feu claque sèchement entre le mur des maisons. Une bête s'effondre. Les trois autres ne bronchent pas. Pas un grognement. Pas une tentative de fuite. Chacun une balle. Carton plein.

    Terminé. Un sale boulot.

    Couteau en main, le chasseur s'approche et vérifie que les sangliers d'une trentaine de kilos sont bien morts.

    « Je suis dépité. Je trouve cela honteux de régler une telle situation par la mort », s'insurge Mathieu, un habitant de la rue.

    « La méthode est déplacée », considère François. « Tirer au fusil dans cette rue de la ville, c'est dangereux. Pourquoi n'a-t-on pas eu recours à des seringues ? »

    Marqué par les impacts de plomb qui ont traversé de part en part les cochons, le muret de la cour a servi de pare-balles.

    Un angle de tir « sécurisé » selon le chasseur qui, au nom de « la sécurité des biens et des personnes », a opté pour l'abattage.

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  • Fourrure : 50 millions d'animaux (hors lapins) tués chaque année pour alimenter l'industrie du crime

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    L’association « la fourrure française » vient de réagir en portant plainte auprès de l’Autorité de Régulation Professionnelle de la Publicité (anciennement BVP).

    Depuis quelques jours, à Paris et dans plusieurs villes de province, s’affiche la nouvelle campagne de la Fondation Brigitte Bardot VOIR LA CAMPAGNE ICI.

    Elle est destinée à sensibiliser le public sur le sort des animaux à fourrure.

    Trois visuels mettant en scène des acheteurs (jeune fille avec gilet et sac en lapin, jeune homme portant une veste avec capuche en fourrure et femme au long manteau) face aux animaux mis à mort.

    L’association « la fourrure française », créée en septembre 2008, vient de réagir en portant plainte auprès de l’Autorité de Régulation Professionnelle de la Publicité (anciennement BVP) pour dénoncer la « violence » de cette campagne.

    Une industrie cruelle

    Pourtant, la violence est ailleurs, elle est présente au quotidien dans les élevages intensifs où des millions de renards, visons, chinchillas et autres animaux sont détenus dans des cages grillagées, prisonniers d’un espace vide où leurs besoins physiologiques et comportementaux ne peuvent pas s’exprimer.

    Ces animaux, incapables de creuser, de nager, deviennent fous au point de se mutiler.

    Une industrie polluante

    L’industrie de la fourrure est une industrie polluante, à l’image de tous les élevages intensifs, où après une vie de misère les animaux sont gazés, électrocutés, voire écorchés vivants comme cela a été constaté, à maintes reprises, sur les marchés chinois.

    Une industrie à la traçabilité défaillante

    Certains fourreurs mettent désormais en avant la « traçabilité » de leurs produits…

    Traçabilité qui vient d’être sérieusement mise en défaut par la saisie, il y a quelques jours à Paris, de plus de 4 000 vestes avec cols et capuches en fourrures de chats et de chiens vendues avec une étiquette « fourrure synthétique ».

    Si on peut faire passer de la vraie fourrure pour de la fausse, on peut facilement faire passer n'importe quelle peau pour une autre.

    Dans le doute, mieux vaut donc n’acheter aucune fourrure, pas même une fourrure étiquetée « synthétique » puisque certaines sont véritables.

    © 2005 - 2008 Association Stéphane LAMART « Pour la défense des droits des animaux »
    B.P 154 – 94208 Ivry sur Seine Cedex Tel : +33 (0) 1 46 71 18 36
    Bureau à Paris +33 (0) 1 44 75 00 47

    http://www.associationstephanelamart.com/index.php?n=297

  • Cinq sociétés du secteur agroalimentaire viande mises en examen

    http://i210.photobucket.com/albums/bb80/lauracherry_photo/Abattoir20de20Meinier202.jpg

    Le Progrès, 21 novembre

    Cinq sociétés du secteur agroalimentaire, dont les groupes Charal et Soviba, ont été mises en examen pour "tromperie aggravée" dans le cadre d'une enquête sur des stocks de viandes avariées en boîte découvertes à la société Covi à Cholet (Maine-et-Loire) .

    Parmi les autres mis en examen figurent les sociétés Covi, Arcadie et Desial.

    L'affaire avait débuté fin novembre 2006 dans l'usine de Covi à Cholet.

  • Braconnage en Belgique : 800 faisans saisis

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    Suite à une plainte déposée par la Ligue royale belge pour la protection des oiseaux, des agents de l'Unité antibraconnage ont effectué une visite dans les installations d'un chasseur à Oreye. Ils y ont saisi 800 faisans, 70 perdrix et une centaine de canards destinés à être lâchés les jours de chasse et donc abattus comme des lapins...

    http://www.dhnet. be/dhjournal/ archives_ det.phtml? id=884254

  • Paris : saisie de fourrures de chiens et de chats dans un entrepôt par les douaniers de Villepinte

    http://8b.img.v4.skyrock.net/8bb/celletika/pics/1281010996.jpg

    L'association Stéphane Lamart pour la Protection des Droits des Animaux a révélé la saisie de fourrures animales par les agents des douanes de Villepinte en Seine-Saint-Denis.

    Ce ne sont pas moins de 4 034 vestes, blousons et manteaux aux cols en fourrure de chiens et de chats qui ont été saisis lors d'un contrôle d'un entrepôt de vêtements importés de Chine.

    Le Muséum National d'Histoire Naturelle a expertisé l'origine des peaux, issues notamment du chien viverrin. Pourtant, l'arrêté du 13 janvier 2006 interdit formellement l'introduction, l'importation et la commercialisation en France de peaux de chiens et de chats.

    http://www.linternaute.com/nature-animaux/breve/33745/des-fourrures-animales-saisies-a-paris.shtml

    En savoir plus

    http://www.associationstephanelamart.com/index.php?n=293

    Les agents des douanes du bureau de Villepinte (Seine Saint Denis) viennent de procéder à la saisie de 4034 vestes, blousons et manteaux aux cols de fourrure de chiens et de chats lors d’un contrôle dans Paris d’un entrepôt de vêtements importés de Chine.

    Les résultats des analyses réalisées au laboratoire d’Ile de France sur les articles saisis ont révélés jeudi dernier que les vêtements comportaient, en tout ou partie, des peaux de chiens et de chats.

    Le Muséum National d’Histoire Naturelle, consulté pour expertise, a rapidement confirmé l’origine des peaux, issues notamment du chien viverrin.

    L’opération, réalisée dans les locaux de la société importatrice, avait permis la collaboration des agents du bureau de douane de Villepinte, du service régional d’enquête de la direction des douanes de Paris-Est et de la brigade de surveillance de Blanc Mesnil.

    Les agents ont rapidement été alertés par la forte odeur animale qui se dégageait des cols de fourrure déclarés comme étant fabriqués en poils synthétiques et ceci malgré l’existence d’une législation spécifique en la matière.

    Ainsi l’arrêté du 13 janvier 2006 prohibe l’introduction, l’importation et la commercialisation en France de peaux de chiens et de chats.

    Ces dispositions ont été complétées par le règlement CE N° 1523/2007 du 11 décembre 2007 qui vise à assurer la protection des animaux en interdisant le commerce, l’importation et l’exportation de fourrures de chiens ou de chats.

    L’association Stéphane Lamart pour la Protection des Droits des Animaux et la SNDA s’indignent de l’importation en France de peaux qui ont été arrachées à des chiens et des chats, victimes de la cruauté humaine.

    Il est totalement inadmissible, qu’en 2008, des pratiques aussi barbares et moyenâgeuses soient toujours existantes.

    De quel droit se permet –on de disposer ainsi de la vie animale, d’autant plus que nous savons tous que les animaux, et plus particulièrement les chats et les chiens, sont souvent dépecés vivants et donc dans d’horribles souffrances ?

    Il serait grand temps que la conscience collective s’insurge contre ces pratiques en refusant d’acheter toutes fourrures qu’elles soient synthétiques ou non.

    Cette affaire été prise en charge par le Parquet de Bobigny en début de semaine.

    Reportage du journal de 20 h TF1

  • Les fables de Derrida

    http://i117.photobucket.com/albums/o69/chagrinproductions/d_jaques_derrida.jpg

    Critique Philosophie. « La Bête et le Souverain », dernier séminaire.

    Robert Maggiori

    Jacques Derrida Séminaire. « La Bête et le Souverain ». Volume 1 (2001-2002)

    Edition établie par Michel Lisse, Marie-Louise Mallet et Ginette Michaud. Galilée, 470 pp., 33 euros.

    Il est possible, comme le voulait Heidegger, que le langage soit « la maison de l’Etre ».

    Mais, s’il fallait qualifier par une expression de même type Jacques Derrida, on dirait qu’il est le berger du langage.

    Un berger attentif, scrupuleux - amoureux aussi, et conscient que, de ce qu’il doit « garder », quelque chose lui échappera toujours.

    Cela s’entendrait en deux sens.

    Le premier, théorique, est attesté par le travail de Derrida, qui a consisté à prendre un soin extrême des textes, à les destituer, les désituer, les resituer, les tisser dans les interstices d’autres textes, d’autres idiomes, d’autres traditions - pour que de l’entrelacement naisse quelque chose d’« inouï ».

    Le second, « biographique », témoigne de la façon dont le philosophe veillait à ses propres écrits et ses propos publics, conservait les lettres qu’il envoyait ou recevait, même de quelques mots, rédigeait, à la parenthèse, aux deux points, au tiret, à la virgule près, ses livres évidemment, mais aussi ses cours et ses conférences.

    Mille fois il s’en est expliqué.

    C’est que, lit-on dans Positions, « l’écriture à la lettre ne-veut-rien-dire ».

    Non qu’elle serait traîtresse.

    Mais parce qu’« elle tente de se tenir au point d’essoufflement du vouloir-dire ».

    Ecrire, c’est s’échouer loin de son propre langage, le « déconcerter », le laisser aller seul, sans gardes du corps…

    Mais il faut auparavant, pour cela, « en prendre soin », le « faire tenir » en tenant à lui, de façon intransigeante, amicale, tendre.

    D’une telle « attention », les séminaires sont une illustration exemplaire.

    Manuscrits

    L’édition intégrale des séminaires et cours de Jacques Derrida - dont le premier volume, la Bête et le Souverain, paraît aujourd’hui et qui nécessitera des décennies pour être menée à terme (1), le philosophe laissant « l’équivalent de quelque 14 000 pages imprimées » - est un événement.

    L’entreprise est comparable à la publication posthume des Cours du Collège de France de Foucault et de ses Dits et écrits.

    Dans le cas de Derrida interviennent spécifiquement deux critères : le mode de production des textes et le lieu. Le philosophe, disparu le 9 octobre 2004, a enseigné à la Sorbonne (1960-1964), à l’Ecole normale supérieure (1964-1984), à l’Ecole des hautes études en sciences sociales (Ehess, 1984-2003) et dans plusieurs universités américaines.

    Ses textes, d’une calligraphie difficile, sont manuscrits jusqu’en 1969, tapés à la machine et corrigés à la main jusqu’en 1987 et, ensuite, rédigés à l’ordinateur.

    Dès le début de sa carrière, il avait pris l’habitude de rédiger entièrement ses cours, et les lisait, sans trop improviser.

    Aussi l’édition présente-t-elle « le texte du séminaire, tel qu’il fut écrit par Jacques Derrida, en vue de la parole, de la lecture à voix haute, donc avec certaines marques d’oralité anticipée et quelques tournures familières ».

    De là, une sorte d’« effet Larsen ».

    On y entend de façon très nette sa voix, son débit, la modulation du ton, cette façon de reprendre la phrase, la répéter, la porter, on l’a dit, au « point d’essoufflement du vouloir-dire ».

    Or la précellence que reçoit ici la voix « déphase » le projet philosophique de Derrida, qui, déconstruisant la métaphysique de la présence, conteste, outre le « logocentrisme », le « phonocentrisme », le fait que la voix soit traditionnellement vécue comme quelque chose de présent et d’immédiatement évident, contrairement à l’écrit, qui toujours laisse des écarts ou une « différance » apte à « disséminer » les interprétations.

    Mais, en réalité, on y gagne : si l’on a eu la chance un jour d’écouter parler Derrida, on sera, en « entendant » ici sa voix, saisi par l’émotion, et bouleversé.

    La Bête et le Souverain est le dernier séminaire donné par Derrida à l’Ehess, de l’automne 2001 au printemps 2003.

    Poursuivant les recherches « autour du problème de la peine de la mort », qui l’avaient conduit à étudier « l’histoire politique et onto-théologique » de la souveraineté, le philosophe envisage, pour ce cours, de privilégier « ce qui entrelaçait cette histoire avec celle d’une pensée du vivant (du biologique et du zoologique), plus précisément avec celle du traitement de la vie animale dans tous ses registres (chasse et domestication, histoire politique des parcs et jardins zoologiques, élevage, exploitation industrielle et expérimentale du vivant animal, figures de la "bestialité", de la "bêtise", etc.)».

    Aussi, d’Aristote à Lacan, Deleuze et Guattari, Foucault ou Agamben, en passant par Rousseau, Machiavel, Hobbes, Schmitt - mais aussi Plaute et La Fontaine - explore-t-il les logiques qui organisent «la soumission de la bête (et du vivant) à la souveraineté politique».

    Loups-garous

    Les pensées qui « mènent le monde », suggérait Nietzsche, sont celles « qui viennent sur des pattes de colombe ».

    Mais on pourrait dire aussi qu’elles viennent « à pas de loup », car, dans la Bête et le Souverain, c’est surtout de loups voraces et de loups-garous qu’il s’agit, de souverains affamés comme des loups, de lions rois de la jungle, de rois rusés comme des renards et de princes auxquels on conseille de « bien utiliser la bête », d’être à la fois, sauf à ne rien comprendre à la politique, lion et renard, car le renard ne peut se défendre des loups (mais connaît les filets) ni le lion se défendre des filets (mais fait peur au loup).

    C’est en effet de l’analogie entre, d’une part, « cette espèce d’animalité ou d’être vivant qu’on appelle la "bête", ou qu’on se représente comme bestialité », et, de l’autre, « une souveraineté qu’on se représente le plus souvent comme humaine et divine », que Derrida « déchiffre » ou « laboure » le territoire.

    Il ne se satisfait évidemment pas de l’idée que le social, le politique et, en eux, l’exercice de la souveraineté « ne sont que des manifestations déguisées de la force animale ou des conflits de force pure, dont la zoologie nous livre la vérité, c’est-à-dire au fond la bestialité ou la barbarie ou la cruauté inhumaine ».

    Ni de l’idée inversée, à savoir que, si l’homme politique est encore animal, « l’animal est déjà politique », et que les sociétés animales ont des « organisations raffinées, compliquées, avec des structures de hiérarchie, des attributs d’autorité et pouvoir ».

    Le souverain et la bête ont le pouvoir de « faire la loi ».

    Mais dans tous les sens de l’expression.

    Aussi, ce qu’ils partagent, et ce qui les rapproche de cette autre figure qu’est le criminel, est-il de faire leur propre loi, d’être hors-la-loi ou au-dessus des lois.

    Alors qu’ils paraissent aux antipodes l’un de l’autre, le souverain, le criminel et la bête manifestent « une sorte d’obscure et fascinante complicité, voire une inquiétante attraction mutuelle, une inquiétante familiarité ».

    Ce n’est là que le point de départ des analyses déconstructives de Jacques Derrida.

    Quand on sait la façon dont, tel un berger, il « prend soin » des mots, des textes, des intertextes, des contextes, des traces et des marges, on doit renoncer à en donner une synthèse.

    « A pas de loup. Imaginez un séminaire qui commencerait ainsi, à pas de loup : " Nous l’allons montrer tout à l’heure. " Quoi ? Qu’allons-nous montrer tout à l’heure ? Eh bien, "Nous l’allons montrer tout à l’heure ". »

    La Fontaine, qui écrivait des fables, le disait tout de suite : que « la raison du plus fort est toujours la meilleure ».

    Mais un séminaire n’est pas une fable.

    Il doit « ensemencer », pour faire savoir d’où sourdent les souffrances, d’où viennent « le bruit des armes, le vacarme des explosions et des tueries, les mises à mort de militaires et de civils, les actes dits de guerre ou de terrorisme, de guerre civile ou internationale», où se nichent la bestialité et la bêtise.

    Aussi procède-t-il à pas de loup, lentement, précautionneusement, avant d’arriver à… A quoi ? « Nous l’allons montrer tout à l’heure. »

    (1) Outre les éditeurs de ce premier volume, participent à l’entreprise : Geoffroy Bennington, Marc Crépon, Marguerite Derrida, Thomas Dutoit et Peggy Kamuf.

    http://www.liberation.fr/livres/0101267468-les-fables-de-derrida

  • Bush réduit la protection des espèces animales et des plantes génant des travaux

    http://z.about.com/d/politicalhumor/1/0/S/H/bush_turkey.jpg

    Les animaux et des plantes en voie d'extinction pourraient perdre la protection des experts du gouvernement qui s'assurent que les projets de barrages, d'autoroutes ou autres ne constituent pas une menace, d'après les changements que l'administration Bush veut imposer avant l'arrivée au pouvoir de l'équipe démocrate de Barack Obama.

    Les nouvelles règles doivent être publiées vendredi pour prendre effet avant l'investiture d'Obama le 20 janvier.

    Autrement, le nouveau président pourrait les balayer d'un trait de plume.

    Le département américain de l'Intérieur a fait le forcing pour terminer la rédaction de ces décrets en trois mois, malgré les objections des juristes et des défenseurs de l'environnement qui estiment que cela affaiblirait la conservation du patrimoine naturel.

    "Nous avons commencé cela, nous voulons le finir" a indiqué la porte-parole du ministère, Tina Kreisher.

    Plus de 250.000 objections à ce nouveau texte limitant la protection des plantes et animaux ont été envoyées aux rédacteurs, d'après des chiffres obtenus par l'Associated Press. AP

    http://tempsreel.nouvelobs.com/depeches/international/20081120.FAP8874/bush_reduit_la_protection_des_especes_animales_et_des_p.html

  • Les fourreurs en voie de disparition ? (France Info)

    L'image “http://www.fondationbrigittebardot.fr/site/images/camp_fur2.jpg” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.

    L’association de la fourrure française porte plainte auprès du bureau de vérification de la publicité.

    En cause, la dernière campagne de la Fondation Brigitte Bardot.

    Dans plusieurs villes de France, trois photos chocs s’étalent dans la rue, le métro ou sur les autobus.

    Les affiches transforment en assassins des consommateurs vêtus de parka, manteau ou gilet en fourrure.

    Pour la profession de fourreurs, les images chocs de la fondation Brigitte Bardot s’inscrivent dans la logique agressive des campagnes de Peta.

    L’association pour le traitement éthique des animaux a terni l’image de la fourrure dans les années 80 et 90.

    Patrick Terzakou, représentant en France des instances de la fourrure internationale.

    Bernard Thomasson

    http://www.france-info.com/spip.php?article214296&theme=81&sous_theme=185