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  • Corrida : Bardot écrit à Copé

    BB 173.jpgBrigitte Bardot a écrit aujourd'hui au député Jean-François Copé, président du Groupe UMP à l'assemblée nationale, pour s'associer à une proposition de loi visant à interdire la corrida.

    Deux députées, la socialiste Geneviève Gaillard et Muriel Marland-Militello (UMP), ont déposé début juin une proposition visant à interdire corridas et combats de coq, dans une démarche bi-partisane rare à l'Assemblée.

    Dans sa lettre à Jean-François Copé rendue publique aujourd'hui, Brigitte Bardot affirme "s'associer à la démarche de Muriel Marland-Militello, courageuse députée de votre groupe".

    "M. le député, la France ne peut se priver d'un débat parlementaire sur ce sujet et nous sommes très nombreux aujourd'hui à compter sur vous afin que cette proposition de loi soit, enfin, débattue à l'Assemblée", dit la présidente de la Fondation Bardot.

    http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/07/29/97001-20100729FILWWW00561-corrida-bardot-ecrit-a-cope.php

  • Interdiction des corridas en Catalogne : la civilisation en marche (communiqué CRAC Europe)

    http://www.animaux-de-terroir.org/uploads/images/galerie/photo-taureau-camargue-toro-v.jpg

    Chers amis de combat,

    Vous connaissez sans doute déjà toutes et tous la nouvelle : abolition de la corrida en Catalogne espagnole, terre d'évolution et de civilisation !

    Vote ce matin et interdiction des corridas qui sera effective au 1er janvier 2012 par 68 voix contre 55 (et 9 abstentions), soit une majorité de 55,2 % des suffrages exprimés.

    Et pas un seul député absent sur les 132 membres du parlement catalan !

    Certains médias espagnols et français, relayant le point de vue des aficionados, veulent voir dans ce résultat historique un rejet de l'Espagne castillane de la part des Catalans.

    Et que disent-ils quand 20 000 espagnols manifestent à Madrid pour l'abolition ?

    Que disent-ils lorsque la Galice ou les Asturies marquent également leur opposition à la barbarie des arènes ?

    L'opposition grandissante concerne toute l'Espagne, y compris l'Andalousie  qui connaît également une opposition interne.

    Nous voudrions partager avec vous cette journée extraordinaire car c'est l'Espagne qui nous montre le chemin de l'abolition.

    En France, la proposition de loi n° 2735 déposée le 13 juillet par mesdames Gaillard et Marland-Militello a recueilli à ce jour les signatures de 58 députés (le 58ème qui vient de signer est M. Eric Diard, élu dans la 12ème circonscription des Bouches du Rhône, bravo à lui !).

    Vous pouvez retrouver le texte et la liste sur notre site : http://www.anticorrida.com/IMG/pdf/PPL_2010.pdf

    Tout comme en Catalogne, la solution en France est avant tout législative.

    Dès la rentrée parlementaire, le CRAC Europe et ses partenaires rencontreront l'ensemble des députés dans leur circonscription pour leur demander de se positionner sur le sujet et de cosigner la proposition de loi.

    Nous vous appelons à faire de même et à demander un rendez-vous à votre député.

    Suite à cette décision d'abolition en Catalogne, nous avons été contactés par différents médias.

    Vous devriez pouvoir nous retrouver au cours des reportages en soirée sur "I Télé".

    Demain, un article devrait être publié dans "Le Parisien Aujoud'hui en France".

    Demain matin en direct sur Europe 1 nous interviendrons à 6h15.

    Notre présidente Hélène Vaquier vient de répondre aux questions d'un journaliste de Radio France International.

    Nous avons pu intervenir sur l'antenne d'une radio suisse, Couleur 3 ( www.couleur3.ch).

    Vendredi, nous interviendrons sur l'antenne de la radio alternative "Ici et maintenant" en région parisienne.

    A bientôt pour la suite et bravo à tous nos amis catalans !

    Bravo à PROU, ADDA et FAADA !

    Pardon à ceux que nous oublions.

    Bien à vous,

    Pour le CRAC Europe

    Jean-Pierre Garrigues

    Vice-président

    www.anticorrida.com

  • "La Catalogne vote l'interdiction des corridas" (Le Monde)

    http://www.midilibre.com/img/photos/biz/diaporama/1326642/corrida.jpg

    Victoire historique pour les opposants à la tauromachie.

    Les députés du Parlement régional de Catalogne, dans le nord-est de l'Espagne, ont approuvé l'interdiction des corridas, par 68 voix pour et 55 contre.

    La Catalogne devient ainsi la deuxième région d'Espagne à interdire la tauromachie, après l'archipel des Canaries en 1991.

    Ce vote, fruit de sept mois de débats, est le résultat d'une "initiative législative populaire" (ILP), lancée en 2008, qui a recueilli 180 000 signatures.

    Pendant les mois précédant le vote, partisans et opposants se sont déchirés à propos de cette interdiction par voie de presse interposée.

    Au point qu'aujourd'hui, le principal quotidien national, El Pais, propose sur son site Internet une sélection de points de vue parus dans ses pages en faveur et en défaveur de la corrida.

    [...]

    Les défenseurs des animaux se réjouissent de la possibilité de "contagion" de cette décision à d'autres régions.

    Citée par Publico, la présidente du Parti antitaurin contre la maltraitance des animaux (PACMA) considère que le succès de l'initiative populaire "pourrait encourager d'autres communautés autonomes".

    Pas sûr pour autant que le débat prenne dans d'autres régions espagnoles.

    Dans le Diario de Sevilla, l'exécutif andalou juge "impensable" l'interdiction de la tauromachie dans cette région du sud de l'Espagne.

    [...]

    Cette loi ne résout pas tout, note enfin El Pais, car elle laisse en suspens toutes les autres fêtes catalanes impliquant de mauvais traitements sur des animaux, et notamment celle des "correbous" (corretoros en espagnol), tradition qui consiste à encercler un taureau et à lui faire subir des sévices plus ou moins importants, mais sans que mort s'ensuive.

    http://www.lemonde.fr/europe/article/2010/07/28/la-catalogne-se-prononce-sur-une-eventuelle-interdiction-des-corridas_1392850_3214.html

  • Victoire : les corridas interdites en Catalogne

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    Le parlement catalan a approuvé l'interdiction des corridas, qui sera effective dès 2012.

    Les députés du parlement régional de Catalogne (nord-est de l'Espagne) ont approuvé ce mercredi 28 juillet l'interdiction des corridas, à partir du 1er janvier 2012.
    Ils ont approuvé par 68 voix pour, 55 contre et neuf abstentions une "initiative législative populaire" (ILP) qui, appuyée par 180 000 signatures, réclamait la fin de ce spectacle "barbare".

    Cette riche région du nord-est devient ainsi la deuxième région espagnole à interdire la tauromachie, après l'archipel des Canaries qui l'a fait en 1991.

    Il s'agit d'une victoire incontestable pour les opposants à la corrida, et un coup dur pour le monde taurin, dans une morosité ambiante nourrie par la désaffection des spectateurs et la crise économique que traverse le pays.

    Symbole du pouvoir central madrilène

    Surtout, la question de la corrida a déchaîné les passions ces dernières semaines en Espagne, érigée en symbole du pouvoir central madrilène.

    Le Parlement catalan, en s'attaquant à la tradition nationale, souhaite une fois de plus marquer son indépendance.

    Le journaliste Salvador Boix souligne amèrement :

    "malgré le vernis végétalien de l'affaire, la Catalogne a toujours vu dans le combat anti-corrida une affaire politique à tendance identitaire".

    Juan Cruz renchérit sur l'instrumentalisation du combat anti-corrida :

    "Je méprise la théorie qui veut que quiconque soit opposé à la corrida soit opposé au pouvoir central.

    C'est comme dire que si l'on n'aime pas le jambon serrano ou le chorizo, ou si un Français n'aime pas le camembert ou un Italien la mortadelle, c'est signe d'antipatriotisme espagnol, français ou italien.

    Le patriotisme, quelle paresse."

    Le vote aura été l'occasion d'un lobbying intense, que ce soit du côté des partisans ou des opposants à la corrida.

    La victoire est grande pour la plate-forme anti-corrida Prou! et son leader Leonardo Anselmi qui a opté pour des pressions discrètes au sein du Parlement.

    La défaite est en revanche plutôt rude pour Luis Corrales, grand défenseur de la tradition des arènes, omniprésent dans les médias espagnols ces derniers mois.

    Il négociera toutefois le versement de l'indemnité de 300 millions d'euros prévus par le Parlement catalan.

    http://www.lexpress.fr/actualite/societe/les-corridas-interdites-en-catalogne_909120.html

  • Corrida : la France, refuge pour les aficionados catalans ? (Rue 89)

    Corrida Chateaurenard 02-08-04 (112).JPG

    Les députés de Catalogne vont se prononcer sur l'interdiction de la corrida.

    Pro et anti-corridas français entrent dans le débat.

    (De Madrid - Elodie Cuzin)

    Pour les Espagnols amateurs de films érotiques, le paradis s'est longtemps trouvé en France.

    Jusqu'à la mort de Franco, alors que la censure faisait rage en Espagne, les Catalans étaient particulièrement bien placés pour passer rapidement la frontière, parfois par cars entiers, et s'installer devant les grands écrans français.

    Aujourd'hui, les amateurs de corrida s'inquiètent de voir bientôt un même exode passer les Pyrénées, mais cette fois à la recherche d'arènes.

    Les députés catalans doivent en effet se prononcer mercredi sur la possible interdiction des corridas sur leur territoire, où seules les arènes de Barcelone sont encore en activité.

    Un scrutin qui s'annonce serré après un débat animé et teinté de questions identitaires autant que de considérations sur la maltraitance des animaux. Pionnières, les îles Canaries ont ainsi interdit les corridas dès 1991, en créant bien moins de remous.

    Des Français invités à débattre en Catalogne

    Les défenseurs des droits des animaux craignant de voir le débat se déplacer vers la politique tout comme les aficionados cherchant à démontrer que Catalans et corridas font bon ménage ont donc rapidement fait entrer la France dans le débat, en sollicitant en chœur et avec appétit des opinions jugées plus « neutres ».

    En France, on suit aussi le débat depuis des mois, en appréhendant ou anticipant avec joie, selon les convictions, l'impact que cette abolition pourrait avoir sur les arènes de l'Hexagone.

    Le président du conseil général du département des Pyrénées-Orientales, Christian Bourquin, le maire d'Arles et président de l'Union des villes taurines de France, Hervé Schiavetti, ainsi que le professeur français de philosophie, Francis Wolff, tous pro-corrida, ont ainsi été convoqués en mars à Barcelone pour participer au débat parlementaire décisif avant le vote.

    La Fédération des luttes pour l'abolition des corridas (Flac) a elle aussi fait irruption dans la controverse espagnole en dévoilant qu'une pétition envoyée par une centaine d'élus français aux députés catalans pour leur demander de préserver la tradition taurine, et très médiatisée en Espagne, comprenait en fait les « signatures » de trois élus décédés.

    Les anti-corridas français prêts à « déboucher le Champagne »

    Sa présidente, Isabel Marcoux, a été invitée par l'organisation catalane Prou, qui a forcé le débat au parlement catalan en rassemblant plus de 180 000 signatures, à assister en personne au vote fatidique, mercredi.

    « Pour nous c'est un test », explique Thierry Hély, chargé de communication de la Flac. A la veille de la session plénière, il affirme être « très confiant sur l'issue du vote » :

    « On garde le champagne au frais. C'est un événement historique qui se prépare, le commencement de la fin, tout doucement. Après cinquante ans de mépris, nous sommes enfin proches d'une première victoire notable et concrète. »

    Inquiétude chez les aficionados français

    L'heure est moins à la fête chez Bernard Raviglione, vice-président de l'association des aficionados de la ville de Céret (Adac), dans les Pyrénées-Orientales, non loin de la frontière espagnole. Même s'il ne pense pas que le futur de la corrida dans le reste de l'Espagne est en péril, il admet son « impatience » teintée d'« inquiétude » avant le résultat du vote.

    « Une part non négligeable du public dans nos arènes vient de Catalogne du Sud. La corrida, c'est aussi leur culture et ce n'est pas anodin qu'on les en prive. »

    Il admettant son désarroi devant un débat qui « a pris de telles proportions en Catalogne ».

    L'Adac se garde d'ordinaire de se mêler de politique mais la tournure des événements chez ses voisins lui fait soupçonner que « la défense des animaux n'est ici qu'un prétexte » derrière des batailles politiques.

    Nicolas Sarkozy à la rescousse de la corrida ?

    Tous deux concordent en tout cas lorsqu'ils prévoient qu'un vote positif à Barcelone pourrait aider les deux députées françaises, Geneviève Gaillard (PS) et Muriel Marland-Militello (UMP), qui tentent de faire interdire la corrida dans le Sud de la France, où elle est encore tolérée en vertu d'une « tradition locale ininterrompue ».

    Réputé grand amateur de corridas en Espagne, Nicolas Sarkozy apparaît également dans le débat espagnol.

    Un matador catalan aujourd'hui âgé de 75 ans, Joaquín Bernadó, a ainsi déclaré peu avant le vote au quotidien El Mundo qu'il manquait en Espagne « le courage qui existe en France » chez les taurins :

    « On y a remis en cause la “fiesta” il y a quelques années mais son Président a défendu ce spectacle. Pourquoi personne n'ose le faire ici ? »

    http://www.rue89.com/ibere-espace/2010/07/27/abolition-de-la-corrida-en-catalogne-la-france-sen-mele-160164
  • Marie-Galante Guadeloupe : SPA, comme Secours Protection Animale (Charlie Hebdo / La Puce)

    http://www.charliehebdo.fr/images/puce/945-spa-marie-galante-charb.jpg

    La section SPA Marie-Galante Guadeloupe a été dissoute début juillet 2010 pour « dysfonctionnements » par l’administratrice judiciaire, en fonction depuis le 19 novembre 2009, chargée par le tribunal de grande instance de Paris d’assurer la gestion de la Société protectrice des animaux (sise 39, bd Berthier, Paris XVIIe).

    Cette structure était vitale pour les chiens et les chats cruellement maltraités et abandonnés.

    Avec peu de moyens, elle a malgré tout permis de stériliser et de sauver 350 animaux depuis le début de l’année 2010.

    Nelly Pernin, responsable de cette section SPA depuis sa création, en 2006, a fondé, le 22 juillet dernier, avec d’anciens bénévoles de l’île, une association afin de pallier les graves manquements occasionnés par cette fermeture: le SPA, Secours Protection Animale Marie-Galante Guadeloupe.

    Elle nous livre son témoignage sur la dure condition des animaux dans l’île.

    Et son espoir, malgré tout, d’une amélioration, grâce à cette association de protection, dont la mission première, au-delà des soins, est l’information, et, en découlant, l’éducation.

     Quelle était la situation dans ces deux îles avant 2006, et quel objectif aviez-vous?

    Lorsque je me suis installée à Marie-Galante, j’ai été épouvantée par la misère animale.

    Et encore ma première vision n’était que la face visible de l’iceberg.

    Des quantités de chiens errants, maigres, galeux, des chiennes souvent squelettiques avec des tétines traînant jusqu’au sol, des chiots jetés dans les rues ou dans les poubelles.

    Des meutes de chiens qui attaquaient les troupeaux de chèvres (attachées au piquet) et dévoraient les veaux.

    Des agriculteurs excédés qui les tiraient au fusil ou qui les empoisonnaient.

    Avec une équipe très réduite, trois ou quatre personnes, nous avons alors pu créer une section de la SPA de Paris et commencé à stériliser, ce qui nous apparaissait comme le plus urgent.

    Nous nous sommes vite rendu compte qu’il fallait fermer la source de tous ces abandons, et pour cela stériliser les chiennes ayant un propriétaire dont les petits (quand ce n’est pas la chienne avec) sont « jetés » (c’est le mot employé ici pour dire abandonner) lorsqu’ils ont 3 ou 4 mois (lorsqu’ils ont fini d’être « si mignons »).

    Nous avons alors, grâce à l’aide du siège, pu entreprendre une vaste campagne pour stériliser les chiennes en faisant du démarchage, maison par maison, pour convaincre les gens d’accepter que nous fassions opérer leur animal (en étant obligées, la plupart du temps, d’offrir la gratuité, tant les gens sont indifférents à leurs animaux).

    Mais il fallait en passer par là pour arriver à un résultat visible.

    Parallèlement, nous avons fait adopter un maximum de chiens abandonnés.

    Malheureusement, nous avons dû faire euthanasier de nombreux chiots.

    En revanche, aucune euthanasie de chiens adultes récupérables n’a été effectuée, hormis quelques chiens, qui se comptent sur les doigts de la main, en tellement mauvais état qu’il n’était pas possible de les soigner.

     Quelle évolution à ce jour ?

    Il n’y a pas de fourrière à Marie-Galante.

    En trois ans, nous avons prouvé qu’il était possible de limiter la surpopulation canine et la prolifération des chiens errants sans euthanasie, uniquement en stérilisant.

    Nous avons fait énormément d’information, de responsabilisation, et cela porte ses fruits.

    Certes, il y a encore une misère énorme, mais beaucoup s’occupent mieux de leurs chiens, nous dénoncent le voisin qui s’en occupe mal.

    C’est loin d’être gagné, mais c’est moins désespérant.

    En tout cas, plus de chiens errants, presque plus d’attaques de troupeaux, plus de « vers à chiens » transmissibles à l’homme dans le sable des plages.

    Plus de chiens écrasés.

    Pour arriver à ce résultat, il a fallu passer et repasser dans chaque famille (environ 10 000 habitants et 1 200 chiens).

    Parler, reparler, vermifuger, traiter contre les tiques, leur montrer que leur chien devenait plus beau quand il était soigné (si on s’y intéressait, il devenait intéressant !), mettre des colliers à la place des ficelles qui les retenaient prisonniers, des mousquetons pour faciliter le détachage (65 % de chiens attachés et JAMAIS détachés et souvent avec une longueur non réglementaire).

    Au début de notre action, l’espérance de vie d’un chien était comprise entre deux et trois ans.

    Il reste quelques personnes à convaincre de faire stériliser leurs chiennes.

    Nous maîtrisons cependant la prolifération, mais pas encore la maltraitance (qui est le plus souvent due à la négligence, et non à la cruauté volontaire).

    Il y a bien sûr aussi les chats.

    Nous savons que les refuges sont saturés après les naissances et par les chatons abandonnés dernièrement (ici aussi).

    Il ne reste donc des possibilités qu'en familles d'accueil et auprès d'adoptants.

     Et en Guadeloupe?

    C’est la même chose, en plus vaste.

    L’expérience menée sur un petit territoire comme Marie-Galante avait également pour objectif de servir de modèle à la Guadeloupe, où le problème est dramatique et où les actions doivent être menées à plus grande échelle.

    Aujourd’hui, une nouvelle association est née.

    Mais les objectifs sont les mêmes…

    Notre équipe est toujours là, prête à continuer nos actions : stérilisations, sauvetages, éducation.

    Nous rêvons d'un minirefuge d’une douzaine de places, ou mieux, deux refuges, car l'île est grande en kilomètres.

    L'idéal serait un vétérinaire salarié pour pratiquer un maximum de stérilisations.

    Nous avons besoin de soutiens.

    Nous avons besoin de vous !

    • Vous pouvez envoyer des dons à tout moment de l’année, pour aider l’association à continuer de remplir sa mission, primordiale pour les animaux de ces deux îles : Secours Protection Animale Marie-Galante et Guadeloupe, 192 route de Dolé, Dos d’âne, 97113 Gourbeyre, tél. : 06 90 62 19 29, nouveau site : www.a-marie-galante.com

    Propos recueillis pas Luce Lapin
    25 juillet 2010
    lucelapin@charliehebdo.fr


    • À LIRE dans « Les Puces » du journal (Charlie Hebdo du 28 juillet). On y retrouve Nelly Pernin, présidente de la nouvelle association, qui a besoin de tout ! D’adhésions, de dons, de parrainages, de médicaments, d’adoptants, de familles d’accueil…

    IMPORTANT. Faites connaître le site de Charlie, diffusez autour de vous ! S’il existe, c’est grâce au journal. « Les Puces », c’est dans le journal, « La Puce », c’est sur le site. Achetez le journal (tous les mercredis, en kiosques, 2,50 euros), allez sur le site !

    http://www.charliehebdo.fr/refuges.html#214

  • Îles Féroé : Sea Shepherd documente le massacre des globicéphales

    Faeroes Mass Slaughter

    Le 19 juillet dernier, 236 globicéphales noirs ont été brutalement massacrés dans la ville de Klaksvik aux Iles Féroé, Danemark.

    Grâce aux efforts d'un agent infiltré parmi les locaux, qui a pu prendre des photos du Grind, nom donné à cette cruelle méthode de chasse qui consiste à trancher la moelle épinière des cétacés au couteau après les avoir contraints à échouer dans une baie, Sea Shepherd a révélé au monde entier l'ampleur et l'horreur du massacre.

    L'infiltré en question n'était autre que Peter Hammarstedt, premier officier sur le Bob Barker.

    Il vivait parmi les insulaires depuis une semaine lorsqu'il entendit des nouvelles du grind à la radio.

    Il s’est immédiatement rendu à Klaksvik, mais incapable de mettre physiquement fin au massacre, il n'a pu malheureusement que documenter cette effusion de sang.

    D'après lui, "les globicéphales noirs voyagent par groupes de 200 à 300 individus. 236 d'entre eux ont été exterminés hier soir à Klaksvik, ce qui signifie que nul n'a été épargné : mâles, femelles enceintes et allaitantes, jeunes et bébés encore attachés à leur mère par le cordon ombilical."

    Le gouvernement des îles Féroé prétend que la mort de ces dauphins est rapide et indolore.

    Mais ces nouvelles images prouvent le contraire.

    "L'un des dauphins avait cinq à six entailles à la tête.

    Les insulaires l’ont utilisé comme une vulgaire planche à découper.

    Sa mort a été lente et très douloureuse.

    Certains sont charcutés pendant plus de quatre minutes avant de mourir", a rapporté Peter Hammarstedt.

    Ce Grind fut barbare et sans aucune distinction d'âge ni de sexe.

    D'après Peter qui a photographié un certain nombre de nourrissons et de fœtus morts :

    "Les bébés ont été arrachés du ventre de leurs mères et laissés sur les quais à pourrir".

    Les globicéphales forment une société matriarcale ; je ne peux même pas imaginer la peur et la panique de ces mères au moment où leurs petits étaient mutilés devant elles."

    Le Grind des globicéphales noirs aux Iles Féroé est similaire au massacre annuel des dauphins à Taiji au Japon (documenté dans le film oscarisé The Cove).

    Cependant, dans les îles Féroé, le massacre peut avoir lieu dans au moins dix-huit baies, alors qu'il n'y en a qu'une seule à Taiji : empêcher ce grind est donc un combat plus complexe.

    Les globicéphales noirs sont classés comme espèce "strictement protégée" en vertu de la Convention Relative à la Conservation de la Vie Sauvage et du Milieu Naturel de l'Europe.

    En permettant à ces massacres de perdurer dans les Iles Féroé, le Danemark ne respecte pas ses obligations en tant que signataire de la Convention.

    Peter Hammarstedt s’était fait passer pour un étudiant suédois en cinéma.

    Bien que d'importantes mesures aient été prises pour dissimuler son identité, il a finalement été reconnu par plusieurs chasseurs en raison de son apparition dans la série télé d’Animal Planet, Whale Wars.

    Apparemment, même les Iles Féroé ont entendu parler des interventions de Sea Shepherd contre la chasse baleinière illégale en Antarctique.

    Lorsque les chasseurs ont commencé à soupçonner Peter, il a tout de suite transmis ces images vers un serveur afin qu’elles quittent le pays et a pris la fuite en voiture.

    Dans l'heure qui suivit, il a reçu de nombreuses menaces et la direction de Sea Shepherd lui a demandé de quitter le pays au plus vite.

    Malgré un contrôle accru et un interrogatoire de police à l'aéroport, Peter Hammarstedt a réussi à quitter les Iles Féroé.

    Sea Shepherd s’oppose activement aux massacres des globicéphales dans les Iles Féroé depuis 1985 et reste sans conteste l'un des plus ardents défenseurs des mammifères marins.

    http://www.seashepherd.fr/news-and-media/news-100720-1.html

  • "Les animaux ont-ils des droits ?" (Le Monde / auteurs : Florence Burgat et Jean-Pierre Marguénaud)

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    Florence Burgat et Jean-Pierre Marguénaud sont respectivement rédactrice en chef et directeur de la Revue semestrielle de droit animalier

    Les animaux ont-ils des droits ?

    Cette question, communément moquée et balayée d'un revers de main il y a peu, fait aujourd'hui partie des interrogations recevables, comme l'a montré récemment le 21e forum "Le Monde – Le Mans" intitulé "Qui sont les animaux ?".

    Qu'est-ce qui justifie que l'on fasse souffrir, de manière routinière, industrielle, et dans des proportions jamais atteintes, des milliards d'animaux terrestres et marins pour des bénéfices dont la légitimité et l'utilité sont au moins discutables ?

    Si l'on pense que les animaux n'ont pas de droits et qu'ils n'ont, somme toute, que ce qu'ils méritent, il faut s'en expliquer.

    Un grand pas vers l'explication est franchi lorsque beaucoup se sentent contraints d'étayer une position qui semblait jusque-là acquise, inébranlable, pour ne pas dire irréprochable : après tout, ce ne sont que des bêtes ; d'où il faut entendre que quand on agit contre l'intérêt des bêtes, on ne fait rien de vraiment mal, rien de vraiment grave.

    De cela, nous ne sommes peut-être pas absolument persuadés en notre âme et conscience, mais la collectivité ayant entériné les pratiques cruelles et massives contre les animaux, tout se passe comme si nous nous sentions individuellement justifiés d'en profiter, et donc innocents.

    Ce trouble que chacun ressent en songeant aux souffrances infligées aux animaux a du reste entraîné depuis longtemps ses premières conséquences juridiques sur le continent européen : en Angleterre par le Martin's Act, dès 1822, en France par la loi Grammont de 1850 punissant les mauvais traitements commis publiquement envers les animaux domestiques.

    Ces premiers pas étaient cependant bien timides, car la condition de publicité des actes commis tendait à protéger davantage la sensibilité des hommes auxquels le spectacle en était imposé que celle des animaux qui les subissaient.

    Sans doute la condition de publicité tombera-t-elle par le décret du 7 septembre 1959 pour les mauvais traitements et ne sera-t-elle pas reprise par le loi du 19 novembre 1963 qui institua le délit d'actes de cruauté.

    Cependant, aux côtés des souffrances inutilement infligées, c'est-à-dire non nécessitées par la finalité d'usages la plupart du temps générateurs de souffrance, il faut désormais songer à ces violences qui sont imputables au système d'exploitation.

    Si la cruauté contre les animaux n'a pas d'âge, quelque chose s'est emballé.

    Dans le même temps, l'invisibilité de la souffrance animale se fissure, l'évidence selon laquelle les bêtes ne sont bonnes qu'à être tuées semble, pour peu qu'on y réfléchisse, douteuse.

    Derrière le "produit" se profile parfois quelque chose que nous n'aimons pas voir.

    La torsion que subit le statut juridique des animaux traduit ce malaise.

    Le législateur européen prend des mesures de plus en plus nombreuses pour "protéger" les animaux et veiller à leur "bien-être", y compris et surtout au moment le plus paradoxal où on les mutile et où on les tue.

    La prédilection des législateurs pour un mot aussi fort que le "bien-être", visant à faire face à des situations où sa prise en compte confine à l'absurdité, reflète probablement pour une part le malaise inhérent à la justification implicite d'activités animalicides.

    La proposition de règlement du Conseil du 18 septembre 2008 sur la protection des animaux au moment de leur mise à mort en appelle d'ailleurs à la "prise en compte du bien-être des animaux" tout en enjoignant les exploitants "d'épargner au maximum la douleur, la détresse ou la souffrance aux animaux destinés à l'abattage".

    On découvrira une nouvelle dimension du paradoxe dans la Directive 93/119/CE du Conseil du 22 décembre 1993 sur la protection des animaux au moment de leur abattage ou de leur mise à mort qui mentionne dans l'un de ses alinéas qu'il "est interdit d'assener des coups ou d'exercer des pressions aux endroits particulièrement sensibles.

    Il est en particulier interdit d'écraser, de tordre, voire de casser la queue des animaux ou de les saisir par les yeux.

    Les coups appliqués sans ménagement, notamment les coups de pied, sont interdits".

    Faut-il que ces actes fussent répandus pour qu'il ait été nécessaire de les noter aussi explicitement dans une directive !

    LA PERSONNALITÉ JURIDIQUE

    Alors que certains scientifiques s'en remettrent au concept mécaniste de nociception, que d'autres admettent l'existence de douleurs "seulement physiques", le législateur européen, quant à lui, reconnaît aux animaux cette évidence, à savoir la capacité à souffrir, à être le sujet de leur douleur et à ressentir la souffrance psychique qu'est la détresse.

    En vérité, tout le monde sait cela.

    Pourtant, les animaux sont très exactement traités comme des matières premières dont les règles de transformation sont soigneusement décrites.

    Comment peut-on tranquillement reconnaître en même temps que les animaux sont profondément affectés par ce qui leur est fait, et en affirmer le caractère licite ?

    La légitimité de ces pratiques n'est-elle pas mise en question au cœur de leur réglementation ?

    S'il est vrai que les animaux demeurent versés du côté des biens, et à ce titre appropriables, ils bénéficient depuis le décret de 1959, la loi de 1963 (précités), la loi du 10 juillet 1976 – dont l'article 9 proclame que "Tout animal étant un être sensible doit être placé par son propriétaire dans des conditions compatibles avec les impératifs biologiques de son espèce" – et le Code pénal entré en vigueur en 1994, d'une protection contre leur propriétaire lui-même.

    Désormais, le droit ne laisse plus le propriétaire disposer de sa chose comme bon lui semble lorsque cette chose est un animal.

    D'ailleurs cette prise en compte de l'intérêt propre de l'animal, être vivant et sensible, n'exprime-t-elle pas une forte résistance à sa classification dans la catégorie des choses ?

    Une ligne se dégage alors pour comprendre les raisons d'octroyer des droits aux animaux, par-delà les devoirs de l'homme à les utiliser le moins cruellement possible.

    A ceux qui considèrent que les avancées législatives en matière de protection des animaux, et plus encore l'idée de leur reconnaître des droits, comme une insulte à la misère humaine, il faut répondre que la misère humaine résulte de l'exploitation ou de l'indifférence à la souffrance des plus faibles et que c'est au contraire l'insulter, sinon la légitimer, que de prôner l'indifférence farouche à l'égard de la souffrance d'autres êtres plus faibles encore et qui ne peuvent jamais consentir.

    Il faut leur répondre que, dans la mesure où il ne suffit pas de rester indifférent à la souffrance des animaux pour soulager la misère humaine, la protection des animaux et celle des plus faibles des hommes relève du même et noble combat du Droit pour aider ceux à qui il peut être fait du mal, beaucoup de mal.

    Considérer les animaux comme des choses, c'est les maintenir dans la catégorie où on les avait enfermés à l'époque où la négation de leur sensibilité permettait de les exploiter pleinement.

    Nous estimons au contraire que tant sur le plan éthique que sur le plan juridique, dans le prolongement des idées avancées par René Demogue il y a plus d'un siècle, il est inacceptable de continuer à considérer les animaux comme des choses.

    On peut, certes, améliorer le sort des animaux sans leur accorder la personnalité juridique, et des progrès ont été accomplis en ce sens aussi bien en droit français qu'européen.

    Il semble cependant difficile de faire véritablement ressortir l'utilité de règles protectrices toujours plus nombreuses sans accorder aux animaux un statut qui leur reconnaisse la personnalité juridique et leur attribue techniquement des droits.

    De toute façon, dans ce domaine comme dans tout autre, les améliorations concrètes dépendent de l'interprétation des textes par le juge.

    Or, il ne fait guère de doute que les mêmes règles également protectrices ne seront pas interprétées dans un sens aussi favorable aux animaux dans un Etat continuant à les considérer comme des choses, toujours un peu viles, que dans un Etat les ayant déjà admis dans la catégorie des personnes titulaires de droits.

    Florence Burgat est directeur de recherche en philosophie, INRA, université de Paris-I.

    Jean-Pierre Marguénaud est professeur de droit privé, faculté de droit et de sciences économiques de Limoges (OMIJ).

    http://www.lemonde.fr/idees/article/2010/07/15/les-animaux-ont-ils-des-droits_1387965_3232.html

  • Céret : des militants anticorrida lynchés par les taurins (communiqué CRAC Europe)

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    Arènes de Céret

    LE CRAC EUROPE ET ONE VOICE SAUTENT DANS L'ARENE !

    Déchaînement d'une hyperviolence de la part des pro-torture : le mundillo montre son vrai visage!


    Le 11 juillet 2010 à 17h30, 22 militants abolitionnistes entament une action dans les arènes de Céret.


    Objectif : dérouler au sommet des arènes deux banderoles de 3 mètres sur 1 avec les inscriptions suivantes : CORRIDA = BARBARIE et CORRIDA = TORTURE.


    Dans le même temps, 16 militants sautent ou tentent de sauter dans l'arène afin de s'enchaîner au centre.


    La configuration des lieux est difficile.


    Il faut sauter plus de deux mètres pour se retrouver dans le callejon et sauter à nouveau une barrière de 1,5 mètre pour arriver sur le sable de l'arène.


    Les premiers militants passent les obstacles grâce à l'effet de surprise mais très vite des spectateurs bloquent des militants et les plaquent sans ménagement sur les gradins en béton, en les insultant copieusement et en les menaçant de les frapper.


    Les militants au sommet des gradins sont pris à partie très vite et les banderoles arrachées.


    La dizaine de militants qui se retrouvent au centre de l'arène est aussitôt agressée par les valets de piste.


    Ces derniers tordent les bras et le cou des militants, arrachent et déchirent des chemises et des tee-shirts.


    La haine et la rage du monde taurin se déchaînent contre nous.


    Nous sommes entraînés individuellement ou par "grappes" de deux ou trois si nous avons eu le temps de nous enchaîner à notre camarade le plus proche.


    Mais le pire est à venir.


    Dans un couloir sombre, les tortionnaires attendent pour leur "paseo" (faire les beaux avant le massacre des innocents).


    Nous recevons alors des coups de pied de la part des toreros tout en étant traînés au sol.


    La violence et la haine ne sont que d'un seul côté : celui des barbares.


    Nous ne répliquons pas, ni aux coups, ni aux insultes.


    C'est alors au tour d'un service d'ordre privé de nous prendre en charge sans aucun ménagement et de nous éjecter de l'enceinte extérieure des arènes.


    Nous avons constaté qu'aucune force de police n'était présente à l'intérieur des arènes.


    Les organisateurs ont appliqué leur propre loi : celle de la corrida, à 10 contre 1, avec la haine et le plaisir de faire mal.


    Ainsi un militant stoppé dans le callejon par quelques "gros bras" a été littéralement passé à tabac avant d'être expulsé.


    Sonné, il a été examiné par les pompiers et a pu rentrer chez lui hier soir.


    Nous espérons qu'il n'y aura pas de séquelles.


    Je précise au passage que nous étions toutes et tous rentrés tout à fait légalement dans l'arène en achetant nos billets...


    Aujourd'hui, des militants font constater leurs traumatismes par des médecins.


    Le petit monde de la torture tauromachique qui juge "intolérable" notre action pacifique et non violente ferait mieux de faire profil bas et de faire le ménage dans ses rangs car nous avons des images de ce qui s’est passé.


    Le mundillo perd son calme.


    En effet, comment continuer de torturer tranquillement en Catalogne française des herbivores paisibles alors que la Catalogne espagnole est sur le point d'abolir cette pratique ignoble ?


    Verdict les 28 et 29 juillet de l'autre côté des Pyrénées !


    A bientôt pour la suite.


    Très bientôt sur notre site, des photos et vidéos de l'événement !


    Et merci à la FLAC 66 pour son accueil chaleureux à la sortie des arènes !


    Pour le CRAC Europe

    Jean-Pierre Garrigues

    Vice-président

    www.anticorrida.com

  • La RATP coupable de mauvais traitements sur les pigeons (Villejuif)

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    Stéphane Lamart attaque la RATP pour « mauvais traitement » sur les pigeons

    par Quentin Descamps (Article paru dans Le Parisien)

    « J’ai vu des pigeons et leurs pigeonneaux morts de faim ou étranglés par les fils. »

    Stéphane Lamart, de l’association éponyme qui lutte pour la protection des animaux, est déterminé.

    Son combat : faire retirer le filet antipigeons installé par la au plafond de la gare routière Villejuif-Louis-Aragon.

    Il revendique plutôt la création d’un pigeonnier.

    Le défenseur des volatiles a même porté plainte contre la RATP pour mauvais traitement sur des êtres vivants, auxquels il souhaite que le statut d'« animaux domestiques » soit accordé.

    Alerté par des usagers de la ligne 7 du vendredi dernier, Stéphane Lamart constate que le filet qui sert à protéger les chemins de câbles des pigeons est « mal posé, emprisonnant une dizaine de cadavres, suspendus dans le vide ».

    La RATP se défend :

    « Ce filet a été posé pour protéger nos usagers dont nous recevons beaucoup de réclamations. Les pigeons sont responsables d’importantes nuisances sur notre réseau. »

    Défenseur invétéré de la cause des pigeons, Stéphane Lamart décide alors de prévenir la police qui, selon ses dires, se refuse d’abord à venir, avant de faire un passage furtif sans suite.

    Il raconte :

    « Il restait une dizaine de pigeons à l’agonie et, puisque nous étions en état de nécessité, j’ai décidé de couper les mailles du filet pour libérer les survivants. »

    « Un animal en captivité doit être abreuvé et nourri, ces filets de 200 m de long sont intolérables ! » proteste le militant pour la cause animale.

    Il a donc décidé de faire appel à un huissier de justice pour faire constater la situation, et a emmené l’un des pigeons mal en point chez un vétérinaire, qui a « confirmé la sous-nutrition avancée de ces oiseaux ».

    Hier, la RATP n’était pas en mesure d’indiquer si les filets allaient être conservés ou non.

    http://www.leparisien.fr/villejuif-94800/il-attaque-la-ratp-pour-mauvais-traitement-sur-les-pigeons-08-07-2010-993149.php

  • "Le chasseur, espèce menaçante", par Armand Farrachi (Libé)

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    On savait déjà que, dans notre cynégécratie, il n’y a pas plus de séparation entre la chasse et l’Etat qu’il n’y en avait sous l’Ancien Régime entre l’Eglise et l’Etat.

    Christian Frémont, directeur de cabinet du président de la République, l’affirmait le 2 septembre :

    « Je suis le porte-parole des chasseurs en permanence à l’Elysée. »

    Désormais, à la demande du parti d’extrême chasse, dont les désirs sont des ordres, l’opposition à la chasse pourra être assimilée au blasphème cher aux théocraties.

    Depuis le 4 juin, le fait de s’opposer à une chasse sera passible d'une amende de 1500 euros.

    Les chasseurs ne supportent ni contrainte ni critique, au mépris de l’opinion (74% des Français sont opposés à la chasse à courre, 47% à la chasse, 98% ne chassent pas).

    Or, depuis deux ou trois ans, des manifestations contre la chasse à courre se multiplient, sur les lieux mêmes des carnages annoncés, façon d’exprimer une opposition que le pouvoir ne veut pas entendre.

    En bonne logique, un représentant du lobby chasse à l’Assemblée, qui obtient une nouvelle loi chasse tous les deux ans, en l’occurrence le sénateur UMP Poniatowski, avait demandé en décembre 2008 la création d’un « délit d’entrave à la chasse » qui lui a été refusé.

    Chassé par la porte, ce délit revient par la fenêtre sous forme d’un simple décret.

    La chasse sera donc le seul loisir surveillé par la police et interdit à la critique.

    Il n’y avait rien de plus urgent ni de plus utile à la République.

    Reste évidemment à constituer l’infraction, et ce sera, bien sûr, une autre paire de manches.

    Mais tenons-nous en à l’intention, elle en vaut la peine, ne serait-ce que parce qu’elle nous renseigne sur la façon dont les cynégécrates conçoivent le pouvoir et parce qu’elle rappelle que les fédérations de chasse, créées en 1941 par un décret du maréchal Pétain, restent fidèles à leur vocation.

    La violence contre les biens et les personnes est déjà punissable par la loi.

    Si les opposants à la chasse étaient violents, il serait inutile de créer un nouveau délit pour les réprimer.

    C’est précisément parce qu’ils ne le sont pas qu’il importe d’en inventer un.

    Pourquoi les directeurs de théâtre n’auraient-ils pas eux aussi, leur délit d’entrave à la bonne marche du spectacle contre les spectateurs mécontents qui s’aviseraient de siffler ?

    Il s’agit bien, encore une fois, de transformer un délit d’opinion, cet indémodable fantasme du despotisme, en délit tout court.

    Les chasseurs ont en horreur la liberté d’opinion des non-chasseurs.

    En l’absence de toute réaction des partis politiques, sans doute occupés à plus important, pourquoi se gênerait-on ?

    La proposition de loi de 2008 envisageait bien de pénaliser financièrement les propriétaires non-chasseurs !

    Créera-t-on un délit d’entrave à la circulation pour les chasseurs qui, eux, bloquent régulièrement les routes pour obtenir des cadeaux supplémentaires ?

    Non, l’essentiel, comme disait Lewis Carroll, est de savoir qui est le maître.

    Si l’on relie ce nouveau délit à « l’affaire » du purin d’ortie, au durcissement de la répression contre les faucheurs d’OGM ou à la loi 1216 en préparation, dont l’article 5 entend protéger contre toute contestation « les intérêts de l’Etat » (ce qui touche au nucléaire, aux déchets toxiques ou à « l’aménagement du territoire »), on comprend qu’il s’agit bien de faire taire les empêcheurs de polluer et de détruire en rond, en particulier les écologistes, toutes catégories confondues, et qu’au lieu d’un « Grenelle » de l’environnement, on avance à grands pas vers un Fleury-Mérogis de l’environnement.

    Ce qui devient illégal, ce n’est pas de détruire la nature, mais de vouloir la protéger.

    Non seulement il serait bien naïf de croire que ce type de menaces suffira à décourager des militants déterminés, qui se battent pour une cause, non pour des voix, mais la répression ne pourra que susciter de nouvelles mobilisations.

    Car l’Etat chasseur-UMP tente, encore une fois, de criminaliser la liberté d’expression.

    C’est pourquoi, bien que ce décret de complaisance soit inapplicable, si un seul militant devait être condamné pour « obstruction à la chasse », le décret ferait immédiatement l’objet d’une plainte devant le Conseil d’Etat, puis devant la Convention européenne des droits de l’homme à Strasbourg, qui a déjà sanctionné les lois prochasse à la française.

    En revanche, compte tenu des plaintes récemment déposées, c’est la France qui devra bientôt s’expliquer devant la Cour de justice des communautés sur sa politique d’Etat braconnier en matière de sauvegarde des espèces et sur le fait que la seule qu’elle protège, c’est le chasseur.

    On dira que celui-ci est aussi une espèce menacée.

    Certes, et c’est tant mieux, mais ce nouveau « délit » rappelle que c’est surtout une espèce menaçante.

    http://www.liberation.fr/societe/0101645522-le-chasseur-espece-menacante

  • Brigitte Bardot s'en prend à Nicolas Sarkozy et ses ministres

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    Selon ses propres termes, Brigitte Bardot a décidé de "pousser un coup de gueule" contre la politique du chef de l'État.

    Dans un communiqué, l'ancien sex-symbol devenue fervente protectrice des animaux ne mâche pas ses mots, estimant que "la trace du passage au pouvoir de Nicolas Sarkozy est d'une négativité et d'une médiocrité inquiétantes".

    Brigitte Bardot se fait très virulente, s'attaquant également aux ministres qui sont selon elle "aussi inutiles que lâches à la limite de la malhonnêteté et du ridicule".

    Si elle souhaite dénoncer la politique du gouvernement, et notamment, on l'aura compris, l'affaire Eric Woerth, BB en profite pour s'indigner une nouvelle fois de la cruauté avec laquelle sont traités les animaux d'abattoir.

    Elle exhorte Nicolas Sarkozy à "apporter une aide urgente et sérieuse aux animaux qui sont traités dans cette France du XXIe siècle de manière barbare, inhumaine, scandaleuse et indigne".

    En janvier dernier déjà, Brigitte Bardot s'était adressée au Président, lui demandant cette fois de mettre un terme aux chasses présidentielles.

    Une tradition à laquelle Nicolas Sarkozy a récemment décidé de renoncer dans le cadre de mesures sur la réduction du train de vie de l'État.

    http://www.news-de-stars.com/brigitte-bardot/brigitte-bardot-s-039-en-prend-a-nicolas-sarkozy-et-ses-ministres_art35034.html