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  • USA : du bruit autour d'un rapport contre l'élevage industriel

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     Le rapport : http://www.ncifap.org/  
     Aux USA vient d'être publié un rapport ("Putting Meat on the Table:   
     Industrial Farm Production in America") que la grande presse relaye   
     dans de grands articles, rapport qui met en cause l'élevage industriel   
     et les divers problèmes qu'il pose : santé publique, environnementaux,   
     bien-être animal, vie rurale.   
     Il est pris au sérieux car publié par une fondation philanthropique   
     reconnue, et est le fruit d'un travail de 2 ans d'experts reconnus   
     (santé publique, etc.).  De plus le Washington Post souligne que le   
     rapport "arrive à un moment où le questions d'alimentation,   
     d'agriculture et de bien-être animal sont proéminentes dans l'esprit   
     du public américain".   
     Les filières d'élevage s'étranglent publiquement devant les   
     recommandations du rapport.   
     Un article rapporte que le rapport recommande notamment : "un arrêt,   
     étalé sur 10 ans, de pratiques d'élevage problématiques, dont   
     l'utilisation des stalles qui empêchent les truies gestantes de se   
     retourner et limitent fortement leurs mouvements lorsqu'elles sont   
     avec les porcelets, des petites cages de batterie pour les poules   
     pondeuses, du gavage des oies et canards, et la coupe de la queue de   
     vaches laitières".   
     Parmi d'autres recommandations, il appuie aussi fortement une   
     proposition de loi d'interdiction de l'utilisation des antibiotiques à   
     des fins non-thérapeutiques.   
     Antoine Comiti   

  • Livre : "La Fin de l'exception humaine", Jean-Marie Schaeffer (Gallimard)

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    Jean-Marie Schaeffer La Fin de l'exception humaine
    Gallimard - NRF Essais 2007 / 21.50 € - 140.83 ffr.446 pages
    ISBN : 978-2-07-074999-7
    FORMAT : 14,0cm x 20,5cm

    L'auteur du compte rendu : Scénariste, cinéaste, Yannick Rolandeau est l’auteur de Le Cinéma de Woody Allen (Aléas) et collabore à la revue littéraire L'Atelier du roman (Flammarion-Boréal) où écrivent, entre autres, des personnalités comme Milan Kundera, Benoît Duteurtre et Arrabal.

    Le livre de Jean-Marie Schaeffer, chercheur au CNRS, enseignant à l'EHESS, se veut ambitieux.

    Ses travaux s’inspirent des outils de l’analyse structurale, des sciences cognitives et de la philosophie analytique.

    Il s'en prend à ce qu'il appelle la Thèse de l'exception humaine.

    Que dit-elle ?

    Elle affirme que l'homme fait exception parmi les êtres de la terre.

    Cette exception serait due au fait que, dans son essence, l'homme possède une dimension ontologique qui transcende la réalité des autres formes de vie et sa propre « naturalité ».

    La thèse revêt trois formes majeures.

    Premièrement, elle refuse de rendre l'identité de l'homme à la vie biologique.

    L'homme serait un sujet autonome et fondateur de son propre être (philosophies du XXe siècle comme la phénoménologie, le néo-kantisme, l'existentialisme).

    La seconde situe le lieu de la transcendance dans le social : l'homme est « non naturel », ou « anti-naturel ».

    La troisième soutient que c'est la culture qui constitue l'identité de l'être humain, et que la transcendance culturelle s'oppose à la fois à la nature et au social.

    La thèse joue donc de l'opposition entre « nature » et « culture » et postule une rupture ontique à l'intérieur de l'ordre du vivant.

    Selon elle, le monde des êtres vivants est constitué de deux classes disjointes, les formes de vie animales d'un côté, l'homme de l'autre.

    Cette rupture ontique n'oppose pas seulement deux domaines du vivant, celui de l'humain et celui de l'animalité, mais redouble cette dualité à l'intérieur de la conception de l'homme lui-même : corps/âme, rationalité/affectivité, nécessité/liberté, nature/culture, instinct/moralité, etc.

    La thèse implique une interprétation particulière du dualisme ontologique, c'est-à-dire de la croyance en l'existence de deux plans de l'être, un plan matériel et un plan dit spirituel.

    Elle implique aussi une conception gnoséocentrique de l'être humain, en affirmant que ce qu'il y a d'exclusivement humain dans l'homme, c'est la connaissance (connaissance épistémique ou connaissance éthique).

    Jean-Marie Schaeffer s'en prend à Descartes, à son opposition âme/corps : si l'homme seul est « esprit », c'est parce qu'il se définit comme être pensant.

    La pensée cartésienne accorde le privilège à la conscience autoréflexive sur toute autre modalité cognitive : le postulat de la rupture ontique adossé à une définition gnoséocentrique de l'homme va servir à légitimer le dualisme ontologique.

    Descartes n'est pas seulement mis en cause mais aussi Husserl même si la philosophe a critiqué le gnoséocentrisme scientiste du XIXe siècle.

    Si Descartes admettait l'unité de statut ontique, du corps humain et des animaux, il affirmait que l'essence de l'être humain ne résidait pas dans sa corporéité, mais dans sa pensée, et que les animaux n'étaient que pure corporéité.

    Cette rupture était fondée sur l'établissement d'une dichotomie ontologique donnée en amont de toute incarnation ontique c'est-à-dire que Descartes avait posé la détermination ontologique du cogito comme pure nécessité de pensée en amont de toute détermination ontique non seulement de la corporéité mais aussi de l'âme.

    Pour l'auteur, l’espèce humaine s’intègre dans la continuité du vivant et une approche externaliste de l’homme est fondatrice.

    Jean-Marie Schaeffer bat en brèche l’explication monocausale de la nature humaine.

    Pour lui, l'unique description sérieuse concernant la provenance et la nature de l'être humain est celle de la biologie de l'évolution.

    Celle-ci implique une naturalisation de l'identité humaine : l'homme n'apparaît pas simplement comme un être qui a un aspect biologique, elle implique une historisation de l'identité humaine.

    Elle rapatrie l'être humain dans l'histoire de la vie sur terre.

    La notion d'espèce humaine n'y fonctionne pas comme un type qui déterminerait l'évolution, mais comme la résultante de l'histoire reproductive des individus.

    Nous voilà dans une conception non finaliste : l'évolution n'est pas guidée par une téléologie transcendante ou immanente, mais s'explique en termes de causalité « ordinaire » et de téléonomie (de systèmes auto-organisationnels).

    L'essai est technique et érudit.

    Il nécessite du temps pour saisir l’argumentation et les concepts (philosophiques et biologiques).

    C'est un livre sérieux et exigeant, ardu dans sa démonstration mais tentant d'argumenter le plus rigoureusement possible.

    [...]

    Yannick Rolandeau

    http://www.parutions.com/index.php?pid=1&rid=76&srid=0&ida=9294

  • Guillermo Vargas Habacuc... un "artiste" très protégé ?

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    L'Affaire Vargas  semble mettre tout le monde dans la mouise et tout le monde d'ouvrir le parapluie pour essayer de ne pas être trop éclaboussé par ce scandale : les uns parce que peut-être ils n'ont pas réagi assez vite ne pensant pas que ce scandale puisse exploser de telle manière (les grandes organisations de défense animale internationales) et les autres parce que cela commence à donner une bien piètre image de leur pays (je parle des autorités gouvernementales organisant la Bienal).

    C'est ainsi que dernièrement nous avons eu ce communiqué qui se voulait rassurant de la part de HSUS Humane Society International . Il semblerait que tout le monde soit en train de s'acheter un alibi béton par l'affirmation que le chien ne serait jamais mort à l'intérieur de la Biénal Centroamericana de Arte dans la mesure où il se serait échappé dès les premières 24h de sa captivité.

    On n'est pas trop étonné de cette course à la bonne conscience lorsque l'on va sur le blog ERES LO QUE HACES (TU ES CE QUE TU FAIS), blog humaniste, animaliste et écologiste car on y apprend des choses très intéressantes : 3000000 de personnes demandent l'exclusion de Vargas pour la prochaine Bienal de l'Honduras, comme dit sur le blog c'est une riposte mondiale sans précédent, du jamais vu.

    Mais ce que l'on y apprend encore c'est qu'une autre organisation mondiale de protection animale, la WSPA World Society for the Protection of Animal   se serait rangée aux côtés de Ronald Zürcher organisateur de la Bienal, proche de Vargas, pour donner l'absolution à Vargas et lui permettre de participer à la prochaine Bienal.

    La question est de savoir qui ment dans cette affaire ?

    - La Ministre de la Culture de Costa Rica qui prétend ne pas pouvoir censurer Vargas, ni aucun autre artiste dans la mesure où ils ne représentent pas le pays lors de la Bienal ?

    - Ou bien le mégalo Vargas qui dans son délire déclare : « Je ne me soucie pas de cette pétition et je ne demanderai pas pardon. Je représenterai mon pays de manière heureuse et avec orgueil. »

    - La directrice de la Galerie qui prétend que le chien n'est jamais mort à l'intérieur et s'est échappé.

    - Ou bien le mégalo Vargas qui traite la même directrice Juanita Bermudez de menteuse et affirme dans son délire zoosadique que son œuvre s'est accomplie jusqu'au bout ?

    Le fait est que le Señor Zürcher et la WSPA ont décidé de tirer un trait sur cette sale affaire, d'oublier la maltraitance subie par ce chien si toutefois Vargas s'engage à ne pas recommencer et c'est en ce sens que la WSPA a décidé de placer en tant qu'observatrice officielle pour la prochaine Bienal. Comme dit sur le blog ... peut-on tomber plus bas quand on se dit organisation mondiale ?

    On conclura par la déclaration du Señor Zürcher : « L'artiste Guillermo Vargas ne sera pas exclu de la délégation artistique qui représentera le Costa Rica pour la prochaine Bienal Centroaméricaine au Honduras. » Quand on sait que Vargas est considéré comme l'un des six représentants officiels de Costa Rica selon déclaration du 18/03/2008 d'une institution d'Honduras faisant partie du comité organisateur de la Bienal, ça fait froid dans le dos.

    Les deux dernières questions, probablement celles qui contiennent en elles-mêmes la réponse au mystère Vargas ... Qui protège Vargas ? .... Et pourquoi le protège-t-on ?

    3000000 de personnes se sont prononcées contre cette cruauté extrême ... sont-ce réellement 3000000 de personnes qui se sont trompées ?

    Quant à Vargas lui-même il déclarera que toute cette agitation autour de ce chien est pure hypocrisie si l'on considère que de toute façon comme des milliers d'autres comme lui il serait mort de toute façon dans la rue.

    Pure hypocrisie également que celle de tous ces gens qui ont décidé de tirer un trait sur cette affaire chacun à sa façon soit parce qu'ils n'ont rien vu, les autres rien entendu et sans parler de ceux qui n'ont rien à dire.

    http://agir-pour-les-galgos.over-blog.com/article-19155059-6.html#anchorComment

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    Guillermo Vargas Habacuc

  • Alain Finkielkraut sur la bonne voie

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    « Je ne peux manger du foie gras sans éprouver un sentiment de gêne, non pas pour ma santé, mais parce que j’imagine ce qu’il y a dans l’expression  ‘gaver une oie’. C’est abominable.

    Une phrase de McCartney  que j’aime beaucoup… Il dit : ‘Si les murs des abattoirs étaient en verre, nous serions tous végétariens.’ Nous avons besoin de ne pas voir ce que nous faisons aux bêtes parce que c’est indigne.

    L’élevage en batterie. Gaver des oies pour le simple plaisir des restaurants gastronomiques, ce n’est pas à notre honneur. Alors je ne vais pas en tirer des conclusions draconiennes, je reste un amateur de viande.

    Mais je pense que nous aurions intérêt à réfléchir aux rapports que nous entretenons avec les animaux et à ne pas penser que tout est permis sous prétexte que nous sommes plus forts qu’eux. Il faudrait être capable d’établir des limites.

    Le foie gras, c’est mauvais pour nous. Mais le foie gras, c’est surtout mauvais pour les oies. »

    Alain Finkielkraut, Gentlemen’s Quaterly, n° 3, mai 2008, p. 130.

    … à lui qui aime Kundera :

    « La vraie bonté de l'homme ne peut se manifester en toute liberté et en toute pureté qu'à l'égard de ceux qui ne représentent aucune force. Le véritable test moral de l'humanité (le plus radical, qui se situe à un niveau tel qu'il échappe à notre regard), ce sont ses relations avec ceux qui sont à sa merci: les animaux. Et c'est ici que s'est produite la plus grande déroute de l'homme, débâcle fondamentale dont toutes les autres découlent. »

    Milan Kindera, L'Insoutenable légèreté de l'être (1984)
     

  • L’UE impose à Malte de ne pas ouvrir la chasse aux oiseaux ce printemps

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    Depuis son adhésion à l’Union européenne en 2004, en permettant la chasse à la tourterelle et à la caille des blés au printemps, lors des flux migratoires, Malte ne respecte pas la législation de l’UE.

    Sans réaction face aux multiples avertissements dont il a fait l’objet, ce petit Etat, situé au Sud de la Sicile, s’est vu cité devant la Cour européenne de justice en début d’année.

    C’est ainsi que le 24 avril dernier, cette dernière a publié dans l’urgence des mesures provisoires visant à bloquer toute ouverture de la chasse à la tourterelle des bois (Streptopelia turtur) et à la caille des blés (Coturnix coturnix) ce printemps, à Malte.

    Si légalement on voit difficilement comment le gouvernement maltais pourrait passer outre cette interdiction reste à voir quels moyens il mettra à la faire respecter.

    Alex Belvoit

    http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=3104