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Santé - Page 2

  • COP21 : sans un véganisme généralisé, la planète n'a pas d'avenir (mais le direz-vous ?)

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  • Hommage à Mrs Coby

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    Hommage à Mrs Coby, dont la famille a caché des juifs à Amsterdam pendant l'holocauste.

     

    Elle a 88 ans sur cette photo. Elle est végétarienne depuis sa naissance et végétalienne depuis 35 ans.

    Être omnivore, cela signifie participer directement au meurtre de 65 milliards d'animaux terrestres et de 1000 milliards d'animaux marins par an, sans aucune nécessité puisque nous savons désormais que la consommation de produits d'origine animale n' est pas nécessaire à notre survie.

     

    Pire, ces mêmes produits d'origine animale sont responsables d'une grande partie des maladies dites "de civilisation".

    Photo prise le 4 mai 2013. Manifestation devant le plus grand abattoir de la côte ouest des États-Unis.

  • "Le dieu pétrole dévore le Canada", Nancy Huston (Le Monde)

    Je suis chez moi, et hors de moi. En encourageant le développement à outrance des industries pétrolières de l'Alberta, Stephen Harper, le premier ministre canadien, met l'humanité en péril. L'humanité de ma province natale, et l'humanité tout court.

    Pour l'instant, peu de Français le savent : l'extraction du bitume des sables dans l'ouest du Canada est l'entreprise humaine la plus importante de la Terre. Le potentiel pétrolier de ces sables est estimé à 2 500 milliards de barils, assez pour nous nourrir en or noir, au rythme insensé où nous le consommons, pendant encore deux siècles et demi.

    La façon de nommer ce site vous oblige déjà à vous en montrer solidaire : la majorité des Albertains a adopté le terme officiel de sables pétroliers ; seuls les écolos persistent à les appeler sables bitumineux. Mais ce que l'on extrait des sables, grâce à différentes techniques coûteuses en énergie et polluantes, est bel est bien du bitume ; pour transformer en pétrole cette substance gluante, puante et corrosive, il faut l'acheminer jusqu'à des raffineries en Chine, au Texas ou au Québec par des oléoducs follement chers et forcément fuyants.

    UN DÉLIRE DE DÉVELOPPEMENT INDUSTRIEL

    Utilisées par les Amérindiens pour colmater leurs canoës, appréciées dès la découverte de ces terres par les Européens au XVIIIe siècle, exploitées à une échelle modeste dès les années 1970, ces vastes réserves ont déclenché depuis 2000 un délire de développement industriel. Des dizaines de compagnies s'arrachent des parts du gâteau. La population de Fort McMurray, son épicentre, a décuplé en quinze ans, et ce sans compter les dizaines de milliers d'hommes concentrés dans des camps de travail.

    « Vous avez entendu parler des effets de la crise de 2008 au Canada ? », nous demande le jeune Marocain qui, dans un centre commercial à Fort McMurray, tient avec quelques amis libanais le… Havana Café. Il pose devant une photo du Che et fait mine d'allumer un cigare cubain. « Pas de crise ici ! » Lui-même vit à « Fort McMoney » depuis sept ans et ne se voit pas rentrer de sitôt : comment trouver au Maroc un emploi rémunéré 14 euros de l'heure ?

    Pendant l'hiver aussi rigoureux qu'interminable sous ces latitudes (de septembre à avril), la température descend souvent à – 50 oC. Nous sommes au mois de juin, un des rares mois à peu près cléments de l'année, ce sont des jours de semaine, en pleine période scolaire… Or les rues de Fort McMurray restent désertes. Cent enfants naissent ici chaque mois, mais ils voyagent apparemment en voiture comme tout le monde, car on a beau sillonner la ville, on ne voit ni poussette ni vélo, encore moins de jeunes piétons…

    La comparaison avec la ruée vers l'or est galvaudée, mais juste : les gens viennent de loin pour vite s'enrichir. Tous les accoutrements de l'humanité sont là, mais il manque son essence : un certain don pour vivre ensemble. Certes, on peut trouver partout en Amérique du Nord, se jouxtant dans un même centre commercial, de mauvais restaurants chinois, mexicains, italiens, des supermarchés, stations d'essence et laveries automatiques ; le problème, c'est qu'ici, outre les maisons plus ou moins cossues, à pelouse parfaite et à garage géant, la ville semble ne comporter que des centres d'achat, émaillés de quelques hôtels et banques. Un « centre culturel » vient d'être échafaudé sur une île au milieu de la rivière Athabasca qui sillonne la région ; toutes les distractions y sont réunies : terrains de foot, piscines, bibliothèques, gymnases, pistes d'athlétisme…

    « BIG IS BEAUTIFUL »

    L'omniprésence de mots positifs souligne cette absence grave de communauté. Be Unique (« soyez unique ») ! hurlent des panneaux d'affichage. Moineaux ! Aurores boréales ! Les mots bucoliques compensent la destruction massive de la nature. Sommet ! Quête ! Eden pur ! Les noms de marque exaltants démentent la bassesse irréparable de ce qui se passe ici, un viol de la terre qui empoisonne l'eau et l'air de manière irréversible. La nourriture est grasse et sucrée, indigérable… et coûteuse. Atmosphère ! Feeling ! La malbaise est à l'image de la malbouffe, ce que reflète le taux record de syphilis à Fort McMurray. Comme partout où les hommes se trouvent en surnombre et seuls, les femmes économiquement désavantagées viennent à la rescousse : l'annuaire propose dix pages de services d'escorte ; un site Internet contient deux mille petites annonces d'hommes, précisant brutalement les prestations sexuelles recherchées ; les couloirs de l'université sont vides, les librairies aussi ; en revanche, la boîte de nuit où les « girls » se succèdent comme strip-teaseuses, avant de s'éclipser avec les clients pour une brève étreinte tarifée, est le seul lieu où, chaque soir, il y a foule.

    Le maître mot à Fort McMoney est big. Oublié le small is beautiful (« le beau est dans le petit ») des années 1970. Désormais, big is beautiful. Les camions, grues et autres engins sont les symboles sacrés de l'humanité inhumaine qui circule ici. Ils s'affichent sur les calendriers, dans les bureaux et magasins, véritables icônes religieuses et sexuelles qui remplacent tant la Vierge Marie que la pin-up. Ils incarnent tous les fantasmes de puissance. Le mâle humain sans les faiblesses de l'humanité. L'écologie, c'est pour les femmelettes. Grosses cylindrées, plastiques, ordures non triées, après nous le déluge.

    How big is it ? (« c'est grand comment ? ») demande, en une litanie lancinante, le film diffusé au « Centre de découverte des sables pétroliers » de Fort McMurray. On vous souffle la question : du coup, vous désirez la réponse, et ne songez pas à poser d'autres questions. Les camions fabriqués pour cette industrie sont les plus grands du monde, grands comme un immeuble de deux étages, si grands qu'il faut les assembler sur place, car les autoroutes ne peuvent les supporter, ils écrasent un pick-up sans même s'en apercevoir… How big is it ? Difficile de ne pas penser aux concours de garçons dans les vestiaires. Le nec plus ultra, c'est le camion 797-LNG. En grimpant dans le car touristique pour visiter les installations pétrolières, on se surprend à espérer qu'on va pouvoir en apercevoir au moins un. Un peu comme la baleine blanche que recherche le capitaine Achab dans Moby Dick.

    Deux heures après la fin de la visite, nous montons dans un avion qui nous conduit à Fort Chipewyan, village amérindien à l'embouchure du fleuve Athabasca où se déversent les déchets des compagnies pétrolières. Nous survolons l'ensemble des installations, qui couvrent un territoire grand comme l'Etat de la Floride. Nous voyons des bassins de rétention d'eaux polluées, cent fois plus grands que ceux que l'on nous avait montrés pendant la visite, cette fois sans le moindre épouvantail ni canon pour empêcher les oiseaux de venir s'y intoxiquer.

    Arrivés à Fort Chipewyan, nous trouvons un village silencieux, beau et moribond. Les poissons sont difformes, cancers et maladies respiratoires font des ravages. Mais tous les hommes travaillent ou ont travaillé pour les compagnies pétrolières, car il n'y a pas d'autre employeur.

    L'AVENIR DE L'HUMANITÉ EN JEU

    A chaque instant du périple touristique, je pensais aux « villages Potemkine » en carton-pâte, montrés à l'impératrice Catherine II pendant sa visite de la Crimée en 1787, pour lui dissimuler la pauvreté du pays. Je pense aux usines modèles présentées à Sartre et à Beauvoir pendant leurs visites de l'Union soviétique dans les années 1950, pour émousser leur curiosité au sujet des goulags. Je pensais à Terezin, le camp modèle près de Prague, où l'on amenait les visiteurs de la Croix-Rouge pour les rassurer quant au sort des juifs, des Polonais et des communistes déportés par les nazis.

    On pourrait estimer exagéré, voire absurde de comparer l'exploitation des sables bitumineux albertains aux scandales du régime tsariste dans la Russie du XIXe siècle, sans parler des projets d'extermination nazis ou soviétiques. Mais ce n'est pas exagéré, car c'est bel et bien l'avenir de l'espèce humaine sur Terre qui se joue ici. Cette exploitation pétrolière en Alberta est déjà responsable des deux tiers des émissions de gaz à effet de serre de tout le Canada, et son expansion est incessante.

    C'est à cause d'elles que le Canada refuse de signer le protocole de Kyoto, à cause d'elles que M. Harper insiste pour supprimer, d'une directive européenne, la clause exigeant que les raffineurs rapportent les niveaux de CO2 émis par leur production (107 g pour les sables bitumineux, par contraste avec 93,2 pour le brut conventionnel). Selon toutes les prévisions sérieuses, si le président Obama approuve la construction de l'oléoduc Keystone XL qui doit relier l'Alberta au Texas et qui rencontre une vive opposition, la quantité de gaz à effet de serre lâchée dans l'atmosphère fera grimper la température de la Terre d'encore un demi-degré. Mais M. Obama lui-même a été élu grâce au dieu pétrole, et on ne lui permettra jamais de l'oublier.

    « Quand les gens perdent leur énergie créative, dit l'ami métis québecois qui m'accompagne dans ce voyage, ils préfèrent se laisser manipuler. » C'est ce que je constate en ce moment dans mon Alberta natal, jour après jour. Et c'est gravissime.

    Nancy Huston

    Ecrivaine

    En savoir plus sur : http://www.lemonde.fr/idees/article/2014/06/14/le-dieu-petrole-devore-le-canada-par-nancy-huston_4438049_3232.html#SeXHcVRu6LTFxMPB.99
  • Le Canard Enchaîné vous informe de ce qu'il en coûte de manger les poissons et les crustacés

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    Vous mangez les poissons et les crustacés ?
    Vous tuez donc des êtres conscients et sensibles.
    Et vous vous empoisonnez au plastique par-dessus le marché.

    DEVENEZ VEGANS, PARCE QU'ILS NOUS VALENT BIEN.

  • La chaîne de supermarché Veganz déferle sur l’Europe

    Le fondateur, Jan Bredack. Photo: Veganz Gmbh

    Le fondateur, Jon Bredack. Photo: Veganz Gmbh

    Veganz est la première chaîne de supermarché 100% vegan, créée en 2011 par Jan Bredack, un vegan de 42 ans. Trois ans plus tard, cette success story s’étend dans plusieurs pays d’Europe, dont la Suisse, avec l’ouverture prochaine d’une franchise à Zürich.

    Devenu vegan en 2009, c’est un burn-out qui a déclenché un changement de style de vie pour l’ancien senior manager de Daimler (Mercedes Benz). Après divers voyages en Scandinavie et aux USA, l’idée d’un supermarché 100% vegan ne quitte plus son esprit et prend forme lors de l’ouverture du premier magasin à Berlin en 2011.

    L’Europe, mais pas seulement

    Avec actuellement des magasins à Berlin, Hamburg, Munich, et Frankfurt, la franchise agrandit son réseau avec l’ouverture de plusieurs supermarchés dans six autres villes allemandes. L’année prochaine, c’est au tour de Vienne, Londres, Amsterdam, Barcelone, Milan, Copenhague et Zürich d’accueillir leur premier Veganz.

    Mais l’infatigable Bredack ne compte pas s’arrêter là: après l’Europe, les Etats-Unis! En effet, un magasin ouvrira en 2016 à Portland, qui proposera des produits alimentaires, des chaussures, des vêtements et un restaurant.

    Pour finir (!) un food truck, une remorque vendant des hot-dogs et des hamburgers végétaliens, va parcourir l’Europe et s’arrêtera lors de diverses manifestations, comme des festivals de musique ou des événements sportifs.

    Un travail intense et stressant pour cet homme, mais Bredack assure que l’argent n’est pas la motivation: « Je le fais car cela vient du cœur. C’est la chance de faire quelque chose de bien dans la vie. »

    Un supermarché comme les autres.. mais sans cruauté! Photo: Veganz Gmbh

    Fromages végétaux, dérivés de tofu et tempeh (saucisses végétales, imitation « poisson », imitation « viande »), yaourts, crèmes… les supermarchés Veganz ressemble à tout autre supermarché, avec son lot de produits transformés, de sodas et de junk food.

    Jan Bredack veut montrer qu’il est facile d’être vegan, peu importe son style de vie.

    Côté éco, il assure que les produits importés le sont par transport en bateau cargo, afin de limiter l’empreinte écologique.

    http://veggieromandie.ch/la-chaine-de-supermarche-veganz-deferle-sur-leurope/

  • De la facilité de devenir végan et d'inviter chez soi des végans sans craindre le qu'en dira-t-on

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    Celles et ceux qui font mine de s’étonner du fait que les végans refusent de manger avec des non-végans doivent comprendre que cela leur est impossible pour la simple raison que voir manger devant soi les animaux est d’une grande violence, un peu comme quelqu’un que l’on forcerait à côtoyer à table un cannibale (rappelez-vous le banquet d'Hannibal Lecter).

    De fait, manger les animaux est d’une grande violence de l’ordre préhistorique, et il est temps que l’humanité, qui se targue de posséder une conscience et n’a pas besoin de produits d’origine animale pour vivre (et qui donc n’en mange que par futilité et gourmandise), se civilise un peu en faisant passer l’éthique élémentaire - laquelle consiste à ne pas exploiter, tuer ni dévorer autrui - avant son estomac.

    D’autre part, ce sont généralement les cannibales en question qui n’acceptent pas de voir les végans à leur table et le leur font très vite sentir, ce qui entraîne des discussions désagréables pour les deux parties, les végans se voyant forcés de se justifier de vivre sans causer la mort (un comble), et les cannibales éprouvant de leur côté (ou n’éprouvant pas d’ailleurs) le besoin de se justifier, sans jamais y parvenir et pour cause, de vivre en la causant — leur mauvaise conscience, doublée de leur absence d’arguments valables, les rendant généralement très agressifs.

    Leur mauvaise foi alors est immense, mais ils n'en ont cure : n'oubliez pas qu'ils savent que la majorité est de leur côté, ce qui leur permet, toute honte bue, d'être fiers,  arrogants, et convaincus de leur bon droit.

    Vous hésitez donc à rassembler ces deux camps ennemis autour de votre table, de peur que l'amicale rencontre ne vire au pugilat - ce en quoi vous n'avez pas tort, non à cause des végans encore une fois, mais bien de ceux de vos hôtes préhistoriques qui ne le sont pas.

    La solution ?

    Elle est simple : cuisinez végan pour tout le monde !

    Osez franchir le pas.

    Songez qu’il est facile d’inviter chez soi des végans, qui sont gens accommodants pour peu que l'on ne dévore pas leurs frères et soeurs nonhumains sous leurs yeux, ce qui est, avouons-le, la moindre des choses et la première des politesses.

    Pour les plus paresseux et les moins inventifs, il suffit d’acheter des spaghettis, de les plonger dans l’eau bouillante, d’ajouter ensuite une noix de margarine végétale et une cuillère à soupe d’huile d’olive, de mettre un peu d’ail, de sauce tomate et de sel, et le tour est joué !

    Vos hôtes, quel que soit leur camp, seront comblés et le clan préhistorique oubliera de manifester sa mauvaise humeur née de sa mauvaise conscience.

    On pourra accompagner ces pâtes d’une entrée tout aussi délicieuse, peu onéreuse et simple à préparer : une salade composée (laitue, noix, tomates, maïs, avocat, etc., les combinaisons sont nombreuses !).

    En dessert, un flan sans œufs (dont on trouvera la poudre dans n’importe quelle grande surface) préparé avec un simple litre de lait de soja calcium (lui aussi disponible dans n’importe quelle grande surface), ou bien encore des sorbets (sans lait ni cochenille) ou de simples fruits.

    Sans oublier Internet qui regorge de centaines, non, de milliers de recettes végétaliennes élaborées et délicieuses : pour cela, tapez simplement "recettes véganes" ou "recettes végétaliennes" dans votre moteur de recherche !

    Vous ne pourrez plus dire ensuite que vous ne saviez pas.

    J’espère que ce billet vous convaincra du fait qu’inviter des végans chez soi est facile, et que devenir végan soi-même l’est tout autant : la preuve, bien des gens y sont parvenus, et vous êtes tout aussi capables et doués de conscience qu’eux, n’est-il pas vrai ?

    Comme eux, vous comprenez qu'en 2014 il est temps de faire passer la vie d'autrui avant son plaisir gustatif.

    Il suffit de prendre vraiment conscience du fait – et non seulement en surface – que les animaux sont des êtres sensibles et conscients possédant pour cette raison des droits élémentaires que nous leur nions, qu’ils sont des individus dignes de respect et qu’à ce titre ils ne se mangent pas.

    Souvenez-vous-en : pas de demande, pas d’offre.

    Les élevages, les abattoirs et les bourreaux qui y travaillent n’existent qu’en raison de la demande de la population en produits d’origine animale.

    Il ne sert donc à rien d’incriminer les abattoirs et les bourreaux.

    Le changement commence par soi-même, et la paix débute avec ce que l’on mange et ce avec quoi l’on se vêt.

  • Mercredi 2 avril : conférence à la Faculté des Sciences de Marseille sur les méthodes substitutives à l'expérimentation animale

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  • "Moins nombreux, plus heureux. L'urgence écologique de repenser la démographie" (éd. Sang de la Terre)

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    Le Mot de l'éditeur : Moins nombreux, plus heureux

    S'il y a profusion de livres sur les moyens de se nourrir, il y a paradoxalement une absence extraordinaire d'analyse des risques liés à une évolution démographique incontrôlée.
     
    Ce livre écrit à plusieurs mains vient donc combler un manque.
     
    Ses auteurs y font le constat qu'une population moins nombreuse est un avantage certain.
     
    Au fil des différents chapitres, vous découvrirez plusieurs angles d'analyse, approches techniques chiffrées ou coups de gueule acides.
     
    Cet ouvrage envisage sans tabou aussi bien la décroissance malthusienne que le féminisme ; il montre que le droit au nombre s'oppose à une société plus agréable et plus juste.
     
    On y discute de la politique nataliste française, des phénomènes migratoires, de l'effondrement probable de la population dans les années à venir, des conceptions religieuses de la fécondité et même du droit à vivre de la faune et de la flore, menacés par notre expansion.
     
    Nous devons, de fait, apprendre à partager l'espace avec autrui et les autres espèces.
     
    Qu'on se rassure : les solutions à la surpopulation existent. Il n'y a pas que la guerre, les épidémies et la famine…
     
    Signatures d'auteurs reconnus (Annaba, Alain Gras, Corinne Maier) et préface d'Yves Cochet, député européen et ancien ministre.
     
    Table des matières :
     
    CHAP. 1 : "Les décroissants ne peuvent qu'être malthusiens" d’Annaba
    CHAP. 2 : "Un droit contre tous les autres" de Didier Barthès
    CHAP. 3 : "Save the Planet, Make non Baby" ! de Théophile de Giraud
    CHAP. 4 : "La surchauffe de la croissance" d’Alain Gras
    CHAP. 5 : "De l'inconvénient d'être Humain" d’Alain Hervé
    CHAP. 6 : "La politique nataliste française : La grande baby-llusion" de Corinne Maier
    CHAP. 7 : "Population, alimentation, agronomie et famine" de Jacques Maret CHAP. 8 : "Contraception et avortement : Ce qu'en disent les religions" de Jean-Claude Noyé
    CHAP. 9 : "9 Milliards en 2050 ? Pas si sûr" de Pablo Servigne
    CHAP. 10 : "La problématique des migrations sur une planète close et saturée" de Michel Sourrouille
    CHAP. 11 : "De notre occupation indue des niches écologiques des autres espèces" de Michel Tarrier
    CHAP. 12 : "Penser la dénatalité, un exercice difficile" de Jean-Christophe Vignal.
     

  • Être vegan et manger équilibré : à bas les idées reçues !

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    Charlotte est végane, et en a un peu assez des idées reçues sur ce mode d’alimentation encore méconnu.

    Suivez le guide pour vous débarrasser des clichés !

    Que mange un/e végétalien/ne, pourquoi, qui sont-ils, quels sont leurs réseaux ?

    Je tenterai modestement d’apporter quelques éléments de réponse à ces questions et bien d’autres soulevées sur le forum après l’article de BleuKobalt, à partir de mon expérience.

    Avertissement : je ne suis pas le porte-drapeau des végétaliens de France et de Navarre.

    Je rechigne d’ailleurs à m’attacher l’étiquette.

    Pour moi, être végé, vegan, ce que vous voulez, c’est un peu comme être féministe : c’est une philosophie de vie, des valeurs auxquelles je crois sans vouloir nécessairement les imprimer sur ma carte de visite.

    Il s’est écoulé 8 ans entre ma “prise de conscience” et le moment où j’ai exclu le dernier produit laitier (le parmesan) et le dernier animal (le sashimi saumon) de mon alimentation.

    Je n’ai pas lu Faut-il manger des animaux, j’ai lu Fast Food Nation.

    Au final, j’étais devenue une végé-dilettante : un peu comme certain/es ne fument qu’en soirées, je ne mangeais “normalement” qu’en société.

    Et ces repas “sociaux” sont au fil du temps devenus des efforts, puis des contraintes.

    À l’aide d’amis végétaliens (vivant malheureusement à l’autre bout de la planète) j’ai finalement sauté le pas.

    Le plus dur n’était pas “d’exclure” des produits sur lesquels mon choix ne se portait plus depuis longtemps.

    Le problème était d’assumer publiquement ce qui est perçu comme une différence… dérangeante.

    Pour tout vous dire, j’avais bien pensé à proposer mon témoignage sur Mad, et puis non, j’avais peur d’être étiquetée, réduite à mon assiette.

    La team Mad étant composée des gens les plus ouverts et les plus tolérants que je connaisse, je vous laisse imaginer mon niveau de paranoïa…

    Mais les idées reçues ont la vie dure.

    Dégommons-les ensemble s’il vous plaît, ça me fait plaisir.

    Idée reçue numéro 1 : Les carences

    Ce n’est pas parce que vous mangez “de tout” que vous mangez “équilibré”.

    La difficulté, c’est d’équilibrer.

    C’est d’autant plus difficile que “l’équilibre” n’est pas le même pour tout le monde, il n’est pas figé dans le temps, bref, il n’existe pas de recette gravée dans le marbre de l’équilibre alimentaire.

    Au sortir de mes 5 années d’études dont une d’Erasmus, autant vous dire que j’avais oublié qu’un repas se prenait à table, à heures fixes, avec différents groupes alimentaires…

    Bière + chips constituait pour moi un dîner tout à fait valide.

    Afin d’entrer dignement dans la vie active (et ceux qui subissent en ce moment la transition savent qu’adopter un rythme “travail” après la vie étudiante est épuisant), j’ai été suivie par une diététicienne pendant 6 mois.

    Prescription : pas de produits laitiers, c’est beaucoup trop gras.

    Pour le calcium, 4 yaourts nature par jour (pas allégés, ces produits maudits, et pas de sucre).

    Un repas, c’est 125g de protéines animales (125g = un steak haché.)

    Pas de porc, c’est trop gras, plutôt poulet, boeuf ou poisson gras (saumon) et 300g de légumes.

    Pas de féculents, sauf si on fait beaucoup de sport.

    Dans une vie sédentaire, ça s’accumule.

    Soit.

    Admettons (mais je sens que cette version du “régime équilibré” est facilement attaquable : “lâchez vos com’s” !).

    Au bout de 6 mois, j’ai capitulé.

    J’en avais vraiment marre du poulet, du saumon, du steak.

    En revanche, j’ai redécouvert les légumes (300g sérieux, ça cale) et les féculents me manquaient.

    J’ai donc remanié le régime à ma sauce.

    Notez que 125g de viande, ce n’est pas énorme.

    On arrive facilement à récupérer l’équivalent en protéines végétales.

    Le tofu est un substitut “facile” : je lui colle une sauce aux légumes ou un curry selon mes envies, je suis tranquille en protéines.

    Mais ça marche aussi en incluant du soja frais à votre wok de légumes, ou en utilisant les fameux couples de légumineuses ; j’alterne riz + haricots rouges (en burritos végétaliens, mmmmh), pâtes + pois chiches (tomates/basilic, ou huile/ail/piment), lentilles (j’ai appris le Dal indien, ma nouvelle drogue), j’accompagne mes ratatouilles bio de quinoa, en été je m’en fais des tupperwares froid pour les pique-niques (une variante de taboulé).

    Mes astuces pour ne pas carencer en protéines sont aussi et surtout les noix, le houmous (purée de pois chiches), le tahini (purée de sésame) et les falafels.

    Un de mes plats spécial re-boost si je me sens à plat est un pad thaï maison : udon noodles, légumes sautés (oignons, poivrons, soja, choux chinois et/ou brocolis), avec une sauce soja + beurre de cacahuètes + piment + sucre + jus de citron.

    Plein de saveurs, tout ce qu’il faut pour décoller.

    Et c’est addictif tellement c’est magnifique.

    Être vegan et manger équilibré : à bas les idées reçues ! (1/2) padthai

    Les protéines végétales sont ingérées en plus faibles quantités, mais elles sont plus efficaces, c’est-à-dire qu’on les absorbe mieux.

    Donc on s’y retrouve assez facilement.

    C’est certain que s’il fallait ingurgiter l’équivalent de 250g de steak en protéines végétales, j’aurais fait une overdose de soja en 2 jours.

    Je ne parle pas des quantités ; voilà l’élément variable.

    Ça dépend des gens !

    Si vous devenez vegan du jour au lendemain, vous aurez une DALLE MONSTRE les premières semaines.

    Si vous y allez progressivement, même sans vouloir arrêter complètement les produits animaux, vous ressentirez les bénéfices tout aussi rapidement.

    Je ne m’étais jamais dit que je voulais arrêter les produits laitiers.

    Mais en l’espace de quelques semaines, j’ai ressenti un tel changement, dans le confort de digestion, l’après-repas, que je ne pourrais sans doute plus y revenir.

    Moi qui fut fan de fromage pendant quelques années, le confort d’une vie sans produits laitiers compense largement pour le “sacrifice” d’une vie sans raclette.

    C’est dit.

    Le fer et le calcium ?

    On les trouve essentiellement dans les légumes verts (brocolis, épinards, haricots, petits pois, choux, etc… )

    Astuce ?

    Si vous les agrémentez d’un jus de citron, vous absorbez plus efficacement le fer.

    La carence en calcium est la plus facile à éviter, tant les substituts sont nombreux : laits de soja ou d’amandes sont parfaits pour votre chocolat chaud du matin ou du 4h, j’en utilise abondamment dans mes gâteaux (mes collègues ont récemment salué mon carrot cake vegan ; c’est la minute “je me la pète”).

    Certains laits sont fortifiés en B12 (dont nous reparlerons).

    On trouve également facilement du calcium dans les légumes verts.

    C’est sûr qu’un verre de lait contient plus de calcium qu’une portion de brocolis.

    Mais le calcium d’origine animale augmente l’acidité de l’organisme, qui doit puiser dans le calcium des os pour faire baisser cette acidité.

    Le calcium du lait animal n’est donc pas la panacée.

    Ah oui, tous les végétaliens que j’ai rencontrés étaient assez calés en diététique et en métabolisme humain.

    Effet collatéral d’un régime “non-conventionnel” qui oblige à se documenter soi-même, sans doute…

    Depuis que je suis « strictement » végétalienne, je goûte religieusement.

    J’ai toujours des barres de céréales dans les poches ou dans le sac, un fruit si je peux, et une réserve d’amandes que je grignote vers 16h.

    …Mais… ET LA B12 ?

    Oui.

    La vitamine B12 ne se trouve pas dans les produits végétaux.

    Ni la D3 qu’on trouve essentiellement dans le poisson (ceux/elles qui n’en mangent pas, vous êtes sans doute carencés en D3 de toute façon).

    Donc oui, je prends des gélules de B12 et de D3 de temps en temps.

    Niveau contrainte, c’est rien comparé à la pilule ; si j’oublie ma B12, je la prends quand je veux.

    Quant à choisir un régime “par défaut carencé”, je dois vous avouer que cet argument m’a longtemps, longtemps retenue.

    Mais on en revient toujours au premier point : la clé, c’est l’équilibre.

    Quand j’étais omnivore, j’étais systématiquement carencée en fer et en vitamine C.

    J’absorbais mal le fer animal.

    Je prenais régulièrement des gélules de fer et des pastilles de vitamine C.

    Depuis que je mets du jus de citron sur mes brocolis (et du poivre pour le goût), deux révolutions ont eu lieu dans ma vie : 1/ j’aime les brocolis, 2/ je n’ai jamais eu d’aussi bons bilans sanguins.

    Cet équilibre vaut bien une prise de gélule en concession, à mon avis.

    Vous devez trouver votre équilibre, avec l’aide de médecins, de diététiciens, d’amis, de forums Internet, de ce qui vous permet d’accorder vos choix avec votre santé.

    Oui, je recommande même des sources non scientifiques, ainsi que cet océan d’incertitude et d’intox qu’est Internet.

    Mais toi qui dans la semaine alterne pâtes jambon-beurre-gruyère, pâtes bolo, pâtes pesto (pour la verdure), pâtes Sodebo (« boh, j’avais pu de casserole propre…« ), pizza, bière+chips+vodka le samedi, admets que tu n’as pas besoin d’un gourou de la médecine moderne pour t’aider à “corriger” ton équilibre alimentaire…

    J’ajoute que je suis très sportive (5 jours sur 7) et que j’avais la solide habitude de tomber malade 3 fois par hiver (un trio gastro-angine-rhino).

    Aujourd’hui je suis toujours très sportive, je me blesse moins, je ne suis pas (vraiment) tombée malade les 3 dernières années.

    Ça ne prouve rien à personne, mais ça me conforte dans mes choix.

    Idée reçue n°2 : la privation

    Si je ne vous ai pas fait saliver avec mon pad thaï maison, mon dal ou mon carrot cake, attendez que je vous parle de mes muffins banane chocolat…

    Être vegan et manger équilibré : à bas les idées reçues ! (1/2) carrotcake

    Le fameux carrot cake et son smoothie aux fruits

    La privation c’était AVANT.

    Mange pas ci, mange pas trop de ça, mange 5 fruits et légumes par jour, ne mange pas trop gras, trop sucré, trop salé, pratique une activité sportive régulière.

    Mais bon, si tu demandes des légumes sans beurre à la cantine, alors là, c’est la levée de boucliers.

    Un pain au chocolat tous les 15 jours et ma mère me tombait dessus comme si je mettais ma santé en péril, mais en revanche “bon, il reste une part de quiche lorraine, faut la finir” (pour ceux qui l’ignorent, la quiche lorraine c’est pâte brisée = beurre, flanquée d’une omelette au lard et au fromage, en gros).

    Bref, avant, j’avalais en un repas l’équivalent calorique d’une journée entière.

    Donc quand j’avais envie de M&M’s au ciné c’était non, les calories. Le mal.

    Forcément, maintenant, c’est l’inverse.

    Je tartine le beurre de cachuète sur mon pain multicéréales le matin en avalant 3 fruits différents, j’emporte un muffin et un stock d’amandes “pour tenir l’après midi”.

    Et M&M’s vient de sortir une variété chocolat noir SANS LAIT.

    Mesdames et messieurs, Dieu existe (et il est vraisemblablement végétalien).

    Quant à toutes ces choses qu’il FAUT aimer sous peine de commettre un suicide social assuré, type les glaces, le Nutella, et j’en passe : je distingue deux types d’aliments.

    La catégorie “Nutella”, qui comprend également les Kinder, etc., correspond à la pression sociale.

    Je ne me suis jamais mise à fumer malgré la “pression sociale”, j’ai fini par adopter le même raisonnement avec les aliments.

    De toute façon, je n’ai jamais aimé le Nutella !

    La 2ème catégorie est ce que j’appelle les attaches émotionnelles.

    Il se trouve que les spaghettis carbonara sont LE plat de ma famille.

    J’ai tellement de souvenirs autour de ce plat que quand je vivais loin, il me suffisait de le cuisiner pour me retrouver à table avec eux.

    Ces aliments sont les plus difficiles à supprimer.

    Mais il s’agit finalement d’une simple prise de conscience.

    Je n’aime pas moins ma famille parce que j’ai décidé de ne plus manger d’aliments que je n’apprécie pas pour leur goût mais pour les émotions qu’ils me rappellent.

    Je garde ces émotions précieusement à l’intérieur de moi, et je n’ai pas besoin d’une odeur de lard grillé dans tout mon appart pour penser à mes proches.

    Il en va de même pour le chocolat chaud de mon enfance et la tarte aux myrtilles de ma grand-mère.

    Leurs versions vegan existent, et ce sont de nouveaux souvenirs qui s’y attacheront.

    Je garde un souvenir indélébile de mon premier carrot cake vegan.

    Grandir, c’est aussi lâcher prise sur certaines choses, en découvrir et en aimer d’autres…

    Mes parents m’ont justement éduquée de sorte que je devienne une adulte indépendante, apte à faire ses propres choix, intelligemment et dans le respect d’autrui.

    J’ai le sentiment de faire honneur à leur éducation dans ce sens.

    À très bientôt pour casser de nouvelles idées reçues concernant les végétalien-ne-s !

    En attendant, n’hésite pas à venir réagir dans les commentaires !

    http://www.madmoizelle.com/vegan-idees-recues-1-120062

  • Droit d’avorter : régression brutale en Espagne (Encore Féministes)

    Le gouvernement espagnol a adopté le 20 décembre 2013 un avant-projet de loi sur « la protection de la vie de l’être conçu et des droits de la femme enceinte » qui revient sur la loi libérale de 2010. Le nouveau texte interdit l’avortement sauf dans deux cas :

    — si la grossesse résulte d’un viol pour lequel une plainte a été déposée ;

    — si elle menace « de manière durable ou permanente la santé physique ou psychique » de la femme enceinte.

    Les cas de malformation du foetus ou d’inceste ne sont pas pris en considération.

    Aucun droit humain n’est jamais acquis, mais combien cela est-il encore plus vrai pour les droits des femmes ! Or le droit à l’avortement est la clef de tous les autres : sans la maîtrise de leur fécondité, les femmes ne peuvent prendre leur vie en main.

    Dans l’Union européenne, seuls 2 des 28 États-membres, Malte et l’Irlande, interdisent l’avortement.

    Partout où les femmes sont privées du droit d’avorter, elles ont recours à des pratiques illégales ; seules les plus riches peuvent le faire sans prendre de risques pour leur santé.

    Face à une régression aussi brutale, les Espagnoles ont besoin de la solidarité des féministes et des démocrates du monde entier. Déjà, des manifestations de soutien ont eu lieu devant des ambassades d’Espagne.

    Le réseau « Encore féministes ! » témoigne publiquement de sa solidarité en adressant ce jour au gouvernement espagnol une lettre (voir ci-dessous, avec traduction en espagnol).

    Nous vous invitons à écrire à l’ambassade d’Espagne dans votre pays (en France, son adresse est 22 avenue Marceau 75008 Paris) ; vous pouvez vous inspirer de notre texte, le copier ou y ajouter votre touche personnelle.

    Ecrivez par la poste, c’est beaucoup plus efficace qu’un courriel, et demandez que votre message soit transmis à M. Mariano Rajoy, Président du conseil des ministres, auquel vous pouvez aussi écrire (Palacio de la Moncloa. Av. Puerta de Hierro, s/n, 28071 Madrid, España).

    Il est urgent d’agir, car le projet de loi sera soumis au Parlement dans quelques jours.

    << Monsieur le Président du conseil,

    Votre gouvernement a adopté le 20 décembre 2013 un avant-projet de loi sur « la protection de la vie de l’être conçu et des droits de la femme enceinte » qui restreint considérablement la liberté d’avorter garantie par la loi de 2010.

    La suppression brutale de ce droit serait sans précédent dans l’histoire des démocraties. L’Espagne s’honorerait plutôt à poursuivre dans la voie ouverte depuis la fin de la dictature pour lutter contre les discriminations, injustices et violences subies par les femmes.

    Au nom des 4 801 membres (personnes et associations) du réseau « Encore féministes ! » dans 56 pays, nous vous demandons de respecter le droit des femmes à maîtriser leur fécondité.

    Veuillez agréer, Monsieur le Président du conseil, l’expression de notre haute considération.

    << Señor Presidente:

    Su gobierno ha adoptado el 20 de diciembre un anteproyecto de ley sobre "la protección de la vida del concebido y de los derechos de la mujer embarazada" que restringe considerablemente la libertad de abortar que garantizaba la ley de 2010.

    La supresión brutal de ese derecho no tiene precedentes en la historia de las democracias. Por el contrario, España se honraría si continuara la vía abierta desde el fin de la dictadura en la lucha contra las discriminaciones, injusticias y violencias sufridas por las mujeres.

    En nombre de las/los 4801 miembros (personas y asociaciones) de la red "Encore féministes" de 56 países, le pedimos que respeten el derecho de las mujeres a controlar su fecundidad.

    Atentamente, >>

    Merci de diffuser cette information dans votre entourage !

    Adelphiquement*,

    Florence Montreynaud

    *« Adelphiquement » dérive d’« adelphité », notion groupant fraternité et sororité. En français, « soeur » et « frère » proviennent de deux mots différents. « Adelphité » est formé sur la racine grecque adelph- qui a donné les mots grecs signifiant « soeur » et « frère ».