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Santé - Page 5

  • Manger de la viande provoque la faim dans le monde (Swissinfo)

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    Dommage que cet article n'aille pas au fond de sa logique en concluant que le véganisme (et non le végétarisme) est le seul mode de vie en mesure de sauver aussi bien les animaux (non-humains et humains) que la planète.


    Par Rosa Amelia Fierro, swissinfo.ch

    Avec 53,6 kilos par personne en 2010, la consommation de viande augmente en Suisse.

    Mais à quel prix !

    Pour la Journée mondiale de l’alimentation, des experts rappellent qu’une forte consommation provoque des problèmes environnementaux et sociaux, principalement au Sud.

    La production industrielle de viande a des conséquences écologiques et sociales dévastatrices: un seul kilo nécessite 20'000 litres d’eau.

    Et en toile de fond, on trouve des violations systématiques du droit à l’alimentation dans les régions productrices, généralement des pays du Sud.
     
    La viande provoque-t-elle de la faim ?

    « Oui », ont répondu, unanimes, des experts réunis jeudi à la Haute Ecole du nord-ouest de la Suisse en vue de la Journée mondiale de l’alimentation de dimanche.
     
    « Il est logique de manger de la viande produite dans la région, avec des lois de protection assez strictes, déclare Thomas Gröbly, professeur d’éthique à la Haute Ecole.

    Cela évite l’impact environnemental que suppose la production et le transport de viande. »
     
    Thomas Gröbly critique en revanche le fait que les animaux suisses consomment des céréales et du soja importés.

    « L’Union suisse des paysans se félicite toujours que le pays soit autosuffisant en viande.

    Mais si on employait uniquement du fourrage local, nous ne mangerions que la moitié de toute cette viande », remarque-t-il.
     
    Un avis que partage Fritz Schneider, chef du département agronomie de la Haute Ecole suisse d’agriculture.

    Pour lui, en Suisse aussi, la production de viande entre en conflit avec la sécurité alimentaire et la préservation de l’environnement.

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    Informer le consommateur

    « La viande produite ici provoque aussi des émissions de méthane et de dioxyde de carbone, explique-t-il.

    De plus, cette production n’est possible que grâce à l’importation de fourrage.

    C’est notamment le cas du soja du Brésil, dont la monoculture décime la forêt amazonienne. »
     
    Selon l’agronome, ces conséquences dramatiques pourraient être limitées si le consommateur était bien informé et conscient de la durabilité et de la gestion efficace des ressources.
     
    « Nous devons consommer moins de viande et, dans la mesure du possible, privilégier celle produite dans la région, déclare-t-il.

    De manière plus générale, nous devrions avoir une attitude très prudente avec les aliments que nous achetons, car entre 20 et 30% d’entre eux finissent à la poubelle. »
     
    Il précise encore que seulement 60% de tous les aliments consommés en Suisse sont produits dans le pays.

    « Cet aspect est sous-estimé, parce qu’il revient moins cher d’importer que de produire; mais cela signifie que nous n’avons pas de souveraineté alimentaire », conclut l’agronome.
     
    « Nous sommes conscients que la production de viande affecte l’environnement.

    C’est pour cela que, depuis plusieurs années, nous promouvons une production munie de labels de qualité qui couvre déjà 60% de la viande que nous commercialisons », déclare pour sa part Sibyl Anwander, responsable de la qualité et de la durabilité auprès de Coop.
     
    Le grand distributeur et l’Institut fédéral de recherches réalisent d’ailleurs une étude sur la balance écologique de la viande suisse et de la viande importée.

    « Les résultats indiquent que tant le transport que le système de conservation sont déterminants pour une gestion efficace des ressources », indique-t-elle.
     
    Mais si la viande arrive par avion, les émissions de CO2 posent problème.

    « C’est pour cela que depuis 2007, Coop s’est engagé à compenser les émissions provoquées par ce moyen de transport.

    De plus, nous nous efforçons, dans la mesure du possible, de renoncer au transport de viande par avion », affirme Sibyl Anwander.

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    Danger pour la santé

    Président de l’Association suisse pour le végétarisme, Renato Pichler va plus loin et préconise tout simplement de renoncer à la viande.

    « Notre objectif est d’informer sur les conséquences de notre alimentation orientée vers la viande », dit-il.
     
    Outre les conséquences écologiques, Renato Pichler met l’accent sur les conditions antinaturelles de l’élevage intensif, avec des méthodes relevant pratiquement de la torture.

    « Dans ces conditions, il n’est pas rare de voir se développer de nouvelles maladies chez ces animaux, ce qui n’est pas sans danger pour les humains », dénonce-t-il.
     
    Le stress et la sécrétion d’hormones qui y est liée, comme l’adrénaline durant l’abattage, ajouté à toutes les substances nocives que l’animal ingère durant sa vie provoquent chez les consommateurs des maladies telles que la goutte, le rhumatisme, des problèmes circulatoires, du diabète et certaines formes de cancer qui affectent moins les végétariens, plaide Renato Pichler.
     
    Ce dernier relève enfin que le secteur de l’élevage doit être fortement subventionné pour rester rentable.

    « La Suisse consacre en moyenne 84% de ses subventions agricoles à la production d’aliments d’origine animale », souligne-t-il.

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    Réfléchir aux structures

    Pour Thomas Gröbly, une information transparente sur les conséquences de l’élevage intensif peut provoquer un changement de comportement chez le consommateur.

    « Bon marché signifie toujours davantage de douleur et de souffrance pour l’animal, et ceci ne se voit pas dans un steak emballé sous plastique », dit-il.
     
    Mais il faut aussi des informations sur les conséquences sociales et écologiques de la production de viande.

    « En Argentine, on expulse des paysans de leurs terres pour les consacrer à la monoculture du soja, dénonce Thomas Gröbly.

    Et ces terres sont finalement détruites par les pesticides et l’érosion. »
     
    Il est donc important de réfléchir sur les structures :

    « Nous avons besoin d’une politique agricole où la priorité est mise sur le bien-être des animaux et où leur alimentation est basée sur du fourrage local ».
     
    Le professeur d’éthique estime qu’il ne faudrait pas se réjouir à la vue de viande bon marché.

    Et de conclure :

    « En Suisse, la consommation de viande devrait diminuer à 25 kilos par personne et par année.

    Cette réduction ou le renoncement à ce produit constitueraient notre petite contribution à la concrétisation du droit que l’homme a à l’alimentation ».

    Rosa Amelia Fierro, swissinfo.ch
    Traduction de l’espagnol: Olivier Pauchard

     

    Annexe : la consommation de viande en Suisse

    2008: plus de 400'000 tonnes de viande, soit une consommation moyenne de 53,43 kilos par habitant. Augmentation de 3% par rapport à l’année précédente.
     
    La viande préférée des Suisses est celle de porc (environ 200'000 tonnes, dont 50% suisses). Viennent ensuite la viande de bœuf (90'000 tonnes, dont 80% suisses) et la volaille (85'000 tonnes).
     
    2010: 427'138 tonnes de viande, soit une consommation moyenne de 53,6 kilos par habitant et par année, ce qui correspond à plus d’un kilo par semaine. Augmentation de 3,3% par rapport à l’année précédente.
     
    Source: Proviande, organisation faîtière du secteur.

    http://www.swissinfo.ch/fre/societe/La_viande_provoque_la_faim.html?cid=31352646#loginLink

  • "Malnutrition et végétalisme : pas d'amalgame" : communiqué de l'AVF (Association Végétarienne de France)

    Photo tirée du blog "The Vegan Mom" :

    http://theveganmom.com/2011/01/11/feeding-your-vegan-baby/

    Pour diffusion immédiate : vendredi 1er avril 2011
    Contact : Isabelle Dudouet-Bercegeay : 06-61-16-02-33 - avf.medias@vegetarisme.fr

    MALNUTRITION ET VÉGÉTALISME : PAS D’AMALGAME.

    Les parents végétaliens d’une fillette décédée à l’âge de 11 mois, en mars 2008, sont jugés cette semaine aux assises, pour « privation de soins ou d’aliments ».

    L’Association Végétarienne de France fait savoir que la mise en avant systématique du fait que les parents de la fillette sont végétaliens conduit à un injuste amalgame.

    L’association rappelle qu’il existe des millions de familles végétaliennes à travers le monde dont les enfants, végétaliens de naissance, sont en bonne santé.

    Monter en épingle un cas isolé stigmatise toute une communauté, généralement bien
    informée.

    L’inconscience de parents incapables de s’occuper de la santé de leur enfant n’a aucun rapport avec la pratique du végétalisme (qui exclut la consommation de produits ou sous-produits d’origine animale).

    L’Association Végétarienne de France attire l’attention sur le fait que, contrairement aux affirmations aussi péremptoires que non fondées de certains professionnels de santé, une alimentation végétalienne bien menée est adéquate sur le plan nutritionnel et bonne pour la santé, et ce à tous les âges de la vie.

    C’est ce qui ressort d’une revue exhaustive de la littérature médicale menée en 2009 par la plus grande association de diététiciens au monde, à savoir l’Association américaine de Diététique.

    C’est également la position de l’association française APSARes (Association de Professionnels de Santé pour une Alimentation Responsable).

    Les alimentations végétarienne et végétalienne sont mal connues d’une grande partie du corps médical français, qui éprouve ainsi des difficultés pour apporter conseils et informations fiables aux familles faisant ce choix alimentaire (très répandu dans d’autres pays européens ou aux U.S.A.).

    Cet état de fait a probablement contribué à ce drame.

    L’Association Végétarienne de France se tient à la disposition de ceux qui souhaiteraient rencontrer des familles françaises dont les enfants sont végétaliens de naissance et en bonne santé.

    Nous pouvons également vous mettre en contact avec des professionnels de santé spécialisés dans les alimentations végétarienne et végétalienne.

    Plus d’informations sur www.vegetarisme.fr

    http://www.vegetarisme.fr/_pdfs/CP20110401_reaction_au_proces_du_couple_de_vegetaliens.pdf

  • Impossible d'être végétarien en France ? (Slate.fr)

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    La France est-elle un pays dans lequel on ne peut être végétarien ?

    C'est la question que se pose The Guardian en marge du procès des parents accusés de défaut de soins après la mort de leur fille nourrie uniquement au lait maternel.

    Sergine et Joël Le Moaligou avaient appelé les pompiers le 25 mars 2008, lorsque leur fille de 11 mois s'était trouvée très affaiblie.

    Mais ceux-ci n'avaient pu que constater la mort de l'enfant, peut-on lire dans Le Point, qui précise que les parents étaient tous deux végétaliens.

    Ils encourent tous deux 30 ans de réclusion pour ces agissements, selon l'AFP, et l'avocat général de la cour d'assises de la Somme a requis 10 ans de réclusion.

    Le délibéré est attendu pour la soirée de vendredi.

    The Guardian raconte qu'« ils n'ont nourri leur enfant qu'au lait maternel durant 11 mois, et tenté de soigner sa bronchite avec du chou et des cataplasmes d'argile ».

    Ce qui pourrait laisser croire à une réelle mauvaise volonté de leur part n'est, selon Stéphane Daqo, avocat de la mère, qu'un mauvais concours de circonstances.

    Il précise, toujours dans The Guardian, que les parents « ont lu les mauvaises choses au mauvais moment », et appliqué leurs propres recettes au lieu d'emmener l'enfant chez le médecin.

    Pour The Guardian, ce procès est l'occasion de s'intéresser aux rapports de la France avec le régime végétarien.

    Le fait d'être végétarien(ne) semble ne pas s'intégrer à la culture culinaire française, et encore moins celui d'être végétalien(ne), alors que des études montrent qu'environ 4 millions de Britanniques sont végétariens — soit presque 15% de la population — contre une estimation d'un million de végétariens en France.

    « Une étude non scientifique montre que la page Facebook britannique “société végétalienne” a 60.978 fans [61.147 au moment de l'écriture de cette revue de web], contre 1.518 [1.540] pour la page de l'“association végétarienne” française et 1.173 [1.178] pour la page “végétarien et végétalien”. À titre de comparaison, la page “Gifler une végétarienne avec une escalope” a plus de 168.000 fans », continue l'article du Guardian.

    De son côté, Rosa Jackson, journaliste et chef de cuisine, a eu de grandes difficultés à faire admettre à la cantine scolaire française que son fils de 7 ans soit végétarien :

    « En France, les cantines scolaires fonctionnent sur le principe de faire manger de tout aux enfants, ou tout du moins de les faire goûter à tout, sauf s'ils ont une raison religieuse ou de santé pour ne pas le faire. Le bon côté des choses, c'est que la France ne fait pas d'histoire à propos de nourriture. Le mauvais côté, c'est que la différence n'est pas bien reçue », raconte-t-elle sur son blog.

    Son fils, qui ne veut pas que l'on tue d'animaux pour les manger, doit tout de même se faire servir un repas comprenant de la viande ou du poisson chaque jour d'école, et ne manger que l'accompagnement.

    http://www.slate.fr/lien/36419/vegetarien-france-impossible

  • What is French for a vegan? (The Gardian)

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    The trial of the vegan couple in France whose baby died highlights how difficult it is not to eat meat there.

    Kim Willsher, guardian.co.uk,

    Wednesday 30 March 2011 20.00 BST

    The trial in France of two vegan parents charged with "neglect or food deprivation" after the death of their baby daughter has raised hackles on both sides of the Channel from those who feel their dietary choices are being questioned.

    The fact that Sergine and Joel Le Moaligou fed the child only breast milk during her short 11-month life, and treated her bronchitis with cabbage and clay poultices, would suggest their parenting skills were more to blame than their eating habits.

    But evidence presented to the court made a direct link between baby Louise's death and her parents' diet.

    The child was underweight and suffering severe vitamin deficiencies, making her susceptible to the bronchial infection that killed her – deficiencies possibly linked to the mother's diet, according to the deputy state prosecutor.

    Even without the opprobrium a case such as this provokes, it is not easy being vegetarian in France, the land of steak-frites, foie gras and other solidly carnivorous fare. Studies suggest four million Britons may be vegetarians, though others claim 10% of the population are "meat avoiders".

    In France there are an estimated one million vegetarians.

    A non-scientific survey of Facebook reveals that the British-based Vegan society has 60,978 fans, while the French Vegetarian Association has 1,518 and the Vegetarian and Vegan page 1,173. (By comparison the French "Slap a Vegetarian with an Escalope" page has 168,294 fans.)

    If it is hard work being a Gallic vegetarian, it is nigh on impossible being a vegan.

    The Le Moaligous were forced to educate their elder daughter Elodie, now 13, at home.

    French school canteens are largely run on the premise that a child should eat everything on their plate.

    In her blog, food writer Rosa Jackson recounts how when her son Sam became a vegetarian, a member of the school staff explained to her:

    "Vegetarianism is not a recognised diet in France. We'll have to put everything on the plate even if he doesn't eat it."

    One poster responding to the blog recounted how a chef in Normandy insisted the omelette he had served was still vegetarian even though it was covered in "just a foie gras sauce".

    http://www.guardian.co.uk/world/2011/mar/30/vegan-baby-death-france

  • Fukushima et le reste

    http://www.franceastro.com/Actualites/admin/uploads/actus/Fin_du_monde___la_prophetie_des_Hopi_.jpg

    Nous y sommes
    Par Fred Vargas
     
    Nous y voilà, nous y sommes.

    Depuis cinquante ans que cette tourmente menace dans les hauts-fourneaux de l'incurie de l'humanité, nous y sommes.

    Dans le mur, au bord du gouffre, comme seul l'homme sait le faire avec brio, qui ne perçoit la réalité que lorsqu'elle lui fait mal.

    Telle notre bonne vieille cigale à qui nous prêtons nos qualités d'insouciance, nous avons chanté, dansé. Quand je dis « nous », entendons un quart de l'humanité tandis que le reste était à la peine. Nous avons construit la vie meilleure, nous avons jeté nos pesticides àl'eau, nos fumées dans l'air, nous avons conduit trois voitures, nous avons vidé les mines, nous avons mangé des fraises du bout du monde, nous avons voyagé en tous sens, nous avons éclairé les nuits, nous avons chaussé des tennis qui clignotent quand on marche, nous avons grossi, nous avons mouillé le désert, acidifié la pluie, créé des clones, franchement on peut dire qu'on s'est bien amusés.

    On a réussi des trucs carrément épatants, très difficiles, comme faire fondre la banquise, glisser des bestioles génétiquement modifiées sous la terre, déplacer le Gulf Stream, détruire un tiers des espèces vivantes, faire péter l'atome, enfoncer des déchets radioactifs dans le sol, ni vu ni connu. Franchement on s'est marrés.

    Franchement on a bien profité.

    Et on aimerait bien continuer, tant il va de soi qu'il est plus rigolo de sauter dans un avion avec des tennis lumineuses que de biner des pommes de terre.

    Certes.

    Mais nous y sommes.

    A la Troisième Révolution.

    Qui a ceci de très différent des deux premières ( la Révolution néolithique et la Révolution industrielle, pour mémoire) qu'on ne l'a pas choisie.

    « On est obligés de la faire, la Troisième Révolution ? » demanderont quelques esprits réticents et chagrins.

    Oui.

    On n'a pas le choix, elle a déjà commencé, elle ne nous a pas demandé notre avis. C'est la mère Nature qui l'a décidé, après nous avoir aimablement laissés jouer avec elle depuis des décennies. La mère Nature, épuisée, souillée, exsangue, nous ferme les robinets. De pétrole, de gaz, d'uranium, d'air, d'eau. Son ultimatum est clair et sans pitié : Sauvez-moi, ou crevez avec moi (à l'exception des fourmis et des araignées qui nous survivront, car très résistantes, et d'ailleurs peu portées sur la danse).

    Sauvez-moi ou crevez avec moi
     
    Évidemment, dit comme ça, on comprend qu'on n'a pas le choix, on s'exécute illico et, même, si on a le temps, on s'excuse, affolés et honteux. D'aucuns, un brin rêveurs, tentent d'obtenir un délai, de s'amuser encore avec la croissance.

    Peine perdue.

    Il y a du boulot, plus que l'humanité n'en eut jamais.

    Nettoyer le ciel, laver l'eau, décrasser la terre, abandonner sa voiture, figer le nucléaire, ramasser les ours blancs, éteindre en partant, veiller à la paix, contenir l'avidité, trouver des fraises à côté de chez soi, ne pas sortir la nuit pour les cueillir toutes, en laisser au voisin, relancer la marine à voile, laisser le charbon là où il est, – attention, ne nous laissons pas tenter, laissons ce charbon tranquille - récupérer le crottin, pisser dans les champs (pour le phosphore, on n'en a plus, on a tout pris dans les mines, on s'est quand même bien marrés).

    S'efforcer.

    Réfléchir, même.

    Et, sans vouloir offenser avec un terme tombé en désuétude, être solidaire.

    Avec le voisin, avec l'Europe, avec le monde.

    Colossal programme que celui de la Troisième Révolution.

    Pas d'échappatoire, allons-y.

    Encore qu'il faut noter que récupérer du crottin, et tous ceux qui l'ont fait le savent, est une activité foncièrement satisfaisante. Qui n'empêche en rien de danser le soir venu, ce n'est pas incompatible.

    A condition que la paix soit là, à condition que nous contenions le retour de la barbarie –une autre des grandes spécialités de l'homme, sa plus aboutie peut-être.

    A ce prix, nous réussirons la Troisième révolution.

    A ce prix nous danserons, autrement sans doute, mais nous danserons encore.
     
    Fred Vargas
    Archéologue et écrivain

  • Le foie gras : il a (vraiment) quelque chose que les autres n'ont pas

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    Ce qui accompagne votre foie gras : Torture et Listéria !

    Pour les fêtes, nous l’avons dit bien souvent, consommer du foie gras est un acte de cruauté.

    Un plaisir égoïste au nom d’un conformisme consumériste.

    Si vous prenez la peine de bien vouloir visionner les images du site Stop Gavage, vous comprendrez ce que vous soutenez.

    http://www.stopgavage.com/gavage.php

    Cette année, petite nouveauté que la grande distribution veut bien révéler, le foie gras est contaminé et représente un risque mortel pour l’être humain ! 

    Un distributeur vient déjà de rappeler plus de 700 produits 1.

    Mais cette découverte a eu lieu grâce à un test d’auto-contrôle fait au hasard, c’est-à-dire que vous pouvez consommer du foie gras contaminé.

    Car ce n’est qu’au bout de la chaîne que le distributeur a remarqué cette contamination …

    Manger du foie gras est un acte criminel, sachant que par la suite vous pourrez être porteur sain de la listéria et exposer vos proches les plus fragiles.

    C’est une sorte de bareback2alimentaire, mais dans cette société où triomphe son désir par-delà la souffrance ou le risque mortel pour autrui.

    Refusez le foie gras : Protégez-vous et protégez les !

    1. Voir annonce faite par l’AFP ici :http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5joMlgiDad8XbF6256z-4Xlq7MCtA?docId=CNG.094aef9cc7683edc8dcadf9455f20a22.7d1 
    2. Terme signifiant chevauché à cru et parle des rapports sexuels volontairement non protégés avec le risque et parfois le désir de soit attraper ou donner le virus du SIDA 

    **************************************************************************************

    Vous respectez les animaux, TOUS les animaux ?

    Alors devenez vegan : pas de troisième choix.

  • Téléthon / AFM = Vivisection (International Campaigns)

    Téléthon.jpg

    et l'AFM ne s'en cache pas du tout :

    "Situé dans l’Ecole Nationale Vétérinaire de Nantes, le centre d’expérimentation animal de Boisbonne est particulièrement bien adapté au développement des génothérapies.

    Ce centre héberge, outre des macaques, plusieurs modèles canins de maladies génétiques orphelines spontanées comme la myopathie (GRMD), les mucopolysaccharidoses (MPS) de type I, VI et VII et la rétinopathie dégénérative, ainsi qu’un modèle félin d’amyotrophie spinale. La capacité d’hébergement en 2005 est de 46 primates, 50 chiens, 10 chats, 20 marmottes, 460 rats et 650 souris.

    Des salles confinées A2 et/ou A3, des blocs opératoires, des salles d’examen et des laboratoires permettent d’évaluer l’efficacité du transfert de gènes et font de ce centre une plate-forme pour les essais précliniques chez les gros animaux.

    Aujourd’hui, plusieurs équipes l’utilisent pour du transfert de gènes dans la rétine, le système nerveux central, le foie et le muscle strié.

    En 2005, une dizaine de projets scientifiques se sont déroulés à Boisbonne, la quasi-totalité était soutenue par l’AFM. "

    Intégralité de la page ici.

    "La recherche nécessite de bons outils d’exploration et de bons outils d’expérimentation.

    C’est pourquoi l’AFM soutient les équipes qui développent des outils d’évaluation de la fonction musculaire ou contribuent à mener les essais pré-cliniques exigés par les agences réglementaires chez l’animal avant le passage aux essais chez l’homme."

    Intégralité de la page .

    Chaque centime donné au Téléthon contribue à faire souffrir et sacrifier des animaux et à faire perdurer la mauvaise science basée sur l'expérientation animale.

    Cliquez ici et   pour en savoir plus.

    http://semaine-mondiale-animaux-laboratoire.org/news/news/telethon/afm-=-vivisection.html

    Grand-messe du Téléthon : torture, vulgarité, obscénité.

  • L'Europe de la Honte - Augmentation de l'hécatombe dans les labos européens (International Campaigns)

    http://cdn2.ioffer.com/img/item/735/751/71/KingAndCountry-LAH29.jpg

    Suite à la publication du 6ème rapport statistique de la Commission européenne basé sur la collecte de données auprès des 27 pays de l'Union concernant l'utilisation d'animaux pour des expériences pour l'année 2008, une réaction de Michelle Thew, responsable de l’ECEAE (Coalition européenne pour mettre fin à l'expérimentation animale), qui en dit long :

    « L’ECEAE est extrêmement déçue de l’absence de baisse significative du nombre d’animaux utilisés pour des expériences à travers l’UE. (…)

    L’avenir est sombre pour les millions d’animaux qui vont continuer de souffrir et de mourir chaque année dans les laboratoires européens.

    Nous ne croyons pas, et c’est terrible, que la situation s’améliorera au cours des 5 prochaines années.

    C’est la Honte de l’Europe. »

    En autres réjouissances, on peut lire la confirmation que la France, l'Allemagne et le Royaume-Uni restent dans le trio de tête des pays les plus vivisecteurs en Europe (55% à eux 3 et on peut s'interroger sur seulement 0,13% d'augmentation en France alors que + 11% en Allemagne et + 21% au Royaume-Uni...) ainsi qu'une augmentation massive des expériences sur animaux en Autriche, Espagne, Estonie, Irlande et Portugal.

    Pour lire l'intégralité du communiqué de l'ECEAE (en anglais) avec notamment les "comptes d'apothicaire", officiels et détaillés, des espéces "utilisées" à telle ou telle fin et la répartition de l'hécatombe dans les camps de la souffrance et de la mort en Europe, c'est ici

    Commentaire International Campaigns sur les chiffres officiels : ces chiffres ne comprennent pas les innombrables animaux reproduits, trafiqués, élevés, maltraités et exécutés ou morts d'infections, etc. en amont dans des élevages plus ou moins spécialisés, sans même avoir été victimes d'un quelconque protocole de recherche.

    http://semaine-mondiale-animaux-laboratoire.org/news/news/leurope-de-la-honte.html

  • Antivivisection : manifestations du 25 septembre 2010 (CAV)

    http://www.droitsdesanimaux-shop.net/images/autocollant_anti_vivisection.jpg

    Le samedi 25 septembre 2010, des manifestations ont eu lieu à Paris, Rome et Catane pour dénoncer les atrocités de l'expérimentation animale et réclamer une science efficace, sans animaux.

    Nous ne sommes pas surpris d'apprendre que ce sont plusieurs milliers de manifestants italiens à s'être mobilisés à Rome.

    En effet, l'Italie a un passé anti-vivisectionniste beaucoup plus important qu'en France.

    C'est là bas qu'a le plus œuvré le père de ce mouvement, Hans Ruesch.

    Ce dernier a démasqué les spéculateurs de la grande fraude médicale, illustrant scientifiquement et humainement tout le mal causé par l 'expérimentation animale, et dévoilant au grand jour les liens étroits existant entre pouvoir politique et industrie pharmaceutique.

    Hans Ruesch s'est battu inlassablement pendant plus de 30 ans contre la scandaleuse notion de « mal nécessaire », par laquelle la recherche essaye froidement de justifier les tortures inutiles qu'elle inflige à des êtres fragiles, apeurés et sans défense.

    L'annonce de la participation française, à cette journée de manifestations, a été accueillie avec surprise, enthousiasme et admiration par la population italienne.

    File 1083

    Si pour la marche nous n'étions pas des milliers de manifestants mais plusieurs centaines, une telle mobilisation était tout de même exceptionnelle pour un sujet encore très tabou en France.

    Par cette impressionnante mobilisation, nous avons enfin pu prouver aux politiciens, aux forces de l'ordre et aux médias (qui couvraient un événement sans profondeur), que le sujet de l'expérimentation animale peut déplacer les foules.

    Nous devons décupler le nombre de manifestants pour la prochaine marche qui aura lieu à l'occasion de la SMAL* d'avril 2011 !

    Merci à tous les participants d'avoir donné de la crédibilité à cette cause et permis de montrer que nous voulons la mise en place d'une politique volontaire de la part du gouvernement français, notamment par le financement de méthodes substitutives non-animales.

    La majorité des personnes qui étaient présentes sont des acteurs de l'univers militant et font partie d'un noyau dur qui doit rester uni pour les animaux.

    C'est à nous d'informer le public sur les conditions de vie des animaux de laboratoire et de lui expliquer que l'expérimentation animale n'est pas un mal nécessaire.

    N'hésitez pas à vous appuyer sur les ouvrages de Hans Ruesch car, à l'instar de l'Italie, nous devons perpétrer le message de ce grand homme.

    *Semaine Mondiale pour la libération des Animaux de Laboratoire

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    File 1091

    Place Saint Germain des Prés une demi heure avant le départ de la marche.

    Quelques rayons de soleil entre les gouttes d'eau.

    Il y avait un stand qui permettait aux manifestants de laisser leurs coordonnées pour les prochaines grandes actions unitaires.

    File 1095

    Une manifestation haute en bruit et en couleurs. Des manifestants avaient apporté leurs propres pancartes !

    File 1099

    Détour par la faculté de médecine Descartes.

    À notre arrivée, des étudiants, qui fumaient devant l'entrée, se sont précipités à l'intérieur du bâtiment et ont fait fermer les portes.

    Cette Université possède des animaleries qui servent, entre autres, aux études biomédicales.

    Nous avons discouru sur plusieurs points :

    • Aucune espèce n'est un modèle biologique pour une autre, la recherche médicale et toxicologique doit se faire sur des données humaines.
    • Il est scandaleux qu'il n'y ait pas de droit à l'objection de conscience pour l'expérimentation animale en France ! En Italie, ce droit existe depuis des années et les enseignants ont l'obligation d'offrir à l'étudiant d'autres méthodes pour valider les cours.
    • Beaucoup d'étudiants s'entrainent à la chirurgie sur des animaux. Pourtant, de grands chirurgiens disent que la meilleure façon d'apprendre à opérer un humain est d'observer, encore et encore, puis de pratiquer de petites interventions sous l'oeil attentif d'un chirurgien expérimenté. L'étudiant peut donc progresser en toute confiance et apprendre le corps humain. De nombreux étudiants admettent que de passer de l'animal à l'homme est très troublant car ils n'ont pas de bons repères.

    File 1103

    Arrivée à côté du Palais Bourbon, sur la Place du Président Edouard Herriot.

    Ce lieu est attribué aux manifestations s'adressant au Parlement français.

    VIDEO DE L214: http://www.facebook.com/home.php#!/video/video.php?v=159616137397491&ref=mf

    PRESSE ITALIENNE: http://www.geapress.org/sperimentazione-animale/vox-populi-no-alla-vivis...

    http://cav.asso.fr/

  • Surpopulation : "La reproduction du néant", Méryl Pinque (Vegmag n° 32)

    http://www.ziserman.com/blog/.images/0703/foule.jpg

    La reproduction du néant

     

    « Du fait même de sa densité actuelle, l’espèce humaine vit sous une sorte de régime d’empoisonnement interne. »

    Claude Lévi-Strauss (2005)

     

    La société a toujours eu besoin des enfants des hommes, d’où la politique nataliste qu’elle mène effrontément.

    La nation en a besoin pour alimenter ses guerres en chair à canon, la religion, qui condamne la vie au nom de la Vie même, pour étendre son pouvoir, l’économie pour fonctionner.

    A l’âge des technosciences, le bétail humain est plus que jamais mis à contribution.

    Sommes-nous, pour autant, des victimes ?

    Contrairement à la majeure partie du monde, l’Occident vit (encore) en démocratie.

    Il en résulte que nous sommes en mesure de refuser le destin qu’on nous assigne.

    Mais, devenus entièrement dépendants d’un confort si chèrement payé, nous ne sommes plus en état de dire non.

    Nous ne sommes plus en état de nous battre pour changer un (dés)ordre que nous désavouons, au fond, tellement peu.

    Nous sommes partie prenante de cette volonté nataliste, comme nous le sommes de la plupart des maux qui nous accablent, et que nous appelons commodément « système ».

    Nous ne sommes pas les innocents martyrs d’un état de choses qui nous dépasse, mais les acteurs.

    Nous faisons des enfants, non seulement parce que le « système » nous y incite, mais parce que nous y trouvons notre compte narcissique : l’enfant, cet autre soi-même, est aussi la glorieuse image d’une humanité qui ne cesse de s’admirer dans le miroir de son néant.

    Car au-delà de tout ce qu’on peut invoquer, qu’est-ce qui nous pousse à nous reproduire, sinon l’invincible désir de nous perpétuer, autrement dit, d’être immortels ?

    L’anthropolâtrie fait des ravages.

    La religion de l’humanisme a pris le pas sur la religion proprement dite, et au XXIe siècle, c’est toujours le « croissez et multipliez » biblique qui fait loi, au détriment des autres sentients avec qui nous partageons la planète, et à qui nous refusons jusqu’au droit d’exister : sur une terre que nous colonisons chaque jour un peu plus, quelle place pour les animaux ?

    Chaque année, plus de cinquante milliards d’entre eux périssent dans les abattoirs : combien seront-ils demain ?

    A surpeupler le monde, ce n’est pas la vie qui triomphe, mais la mort.

    L’enfant, aujourd’hui, n’est plus un homme en devenir, mais un apprenti- consommateur.

    Ainsi voit-on, dans les supermarchés d’Occident, des caddies minuscules qui leur sont spécialement consacrés.

    De loin, l’image est éloquente : une mère de famille poussant son chariot débordant de victuailles industrielles, produit de la souffrance animale et de l’exploitation terrestre enveloppé dans des couches de plastique, et, trottant à ses côtés, son exact reflet miniature : l’enfant, appelé à devenir à son tour le « client-roi », courant dans les rayons labyrinthiques du grand magasin, où il se perd corps et âme.

    L’absurdité de la condition humaine n’est pas une absurdité de fait.

    Nous fabriquons nous-mêmes l’absurdité en refusant, par notre folie, de donner un sens au monde.

    Nous nous reproduisons alors même que la planète ne nous supporte plus.

    Nous vivons sur une terre qui, par notre faute, est en train de mourir, mais nous continuons d’engendrer, confiants dans le génie d’une espèce qui, pourtant, sème la destruction partout où elle advient, jusqu’à se condamner elle-même.

    Nous sommes en 2010 et bientôt nous serons sept milliards.

    Sept milliards d’hommes et de femmes qui, tous à des degrés divers, exterminent le vivant, saccagent la nature, confisquent la terre aux animaux et ambitionnent de vivre à l’occidentale quand ils n’y sont pas encore parvenus.

    A la fin du siècle, nous serons douze milliards, quand la terre ne peut supporter que 550 millions d’entre nous. Si nous vivions tous comme des Américains, cinq planètes seraient nécessaires.

    Dans une modernité où tout se vend et se jette, parfois sans avoir été consommé, nous ne sommes plus à un monde près : bienvenue dans l’ère kleenex !

    Nous creusons notre tombe avec quel féroce enthousiasme, indifférents aux ravages que nous perpétrons.

    Si nous faisions des enfants pour eux-mêmes et non pour nous, nous n’en ferions pas.

    Si nous désirions réellement le bonheur des « générations futures », pour reprendre la litanie consacrée, nous nous souviendrions de la prophétie de Cousteau : un enfant qui naît aujourd’hui en condamne dix à mourir demain.

    Nous sommes demain.

    A l’heure actuelle, plus d’un milliard de gens souffrent de la faim dans le monde, et plus de trois milliards de problèmes d’approvisionnement en eau potable.

    Le squelette du Sud versus l’obèse du Nord.

    « L’augmentation de la production de nourriture par hectare de terre ne va pas de pair avec l’augmentation de la population, et la planète n’a virtuellement plus de terres arables ou d’eau douce en réserve[1] », nous prévient-on.

    Las !

    Aucune politique antinataliste n’est à l’ordre du jour, et le véganisme, seul mode de vie réellement respectueux des animaux et des humains, n’est adopté que par un nombre dérisoire d’entre nous.

    Pendant ce temps, les signaux d’alerte se multiplient.

    Tous les feux, désormais, sont au rouge.

    Disparition de la biosphère, réchauffement climatique, déforestation, famines, conflits mondiaux… : dans le triste néant qui s’avance, l’explosion démographique a la responsabilité capitale.

    La surpopulation est le danger numéro un qui menace la survie planétaire.

    Pourtant, nous sommes loin d’une prise de conscience : en ce domaine, le tabou est roi.

    Lorsque le désastre aura lieu, il ne faudra pas invoquer la fatalité, ou alors reconnaître qu’elle a notre visage.

    Un monde globalisé caractérisé par la poursuite du profit et l’irresponsabilité dans tous les domaines ne pourra connaître de happy end : nous périrons de notre vanité.

    Méryl Pinque

     


    [1] « Population mondiale, agriculture et malnutrition », David Pimentel, Anne Wilson (trad. World Watch) : http://www.delaplanete.org/Population-mondiale-agriculture-et.html.

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    Article paru dans le magazine Vegmag n° 32 (mai/juin 2010), "Crise, réchauffement, surpopulation... : faut-il encore faire des enfants ?" - http://vegmag.fr/accueil/

    Critique sur le site Démographie Responsable : "Véganisme et démographie" http://www.demographie-responsable.org/surpopulation/demographie/veganisme-demographie-713942.html