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Santé - Page 12

  • Téléthon 2008 : oui à la lutte contre la maladie, non à la torture

    http://i245.photobucket.com/albums/gg59/cuteblanca/vivisection.jpg

    "Je ne suis pas qu’une scientifique en comportement animal, je suis également une biochimiste moléculaire.

    J’étudie les fonctions de l’ADN au sein de nos cellules.

    L’ADN fait de nous ce que nous sommes.

    Notre ADN n’est pas le même que celui d’une souris ou d’un chat. Nous sommes tous différents.

    Nous partageons 99 % de notre ADN avec les chimpanzés, qui sont nos plus proches parents.

    Pourtant, ces derniers ne peuvent attraper notre malaria, notre VIH-SIDA ou notre hépatite B.

    Et certaines personnes pensent que les animaux sont le modèle idéal pour étudier les maladies humaines.

    Toutes les recherches devraient être faites espèce par espèce.

    On ne peut extrapoler sans danger les données obtenues d’une espèce sur une autre espèce.

    La vivisection est une fraude scientifique."

    Colleen McDuling

    Téléthon 2008...

    Derrière la générosité il y a l'horreur que l'on nous cache. Les cris, les pleurs des animaux épouvantés, enfermés et torturés jusqu'à la mort.

    Cette année pour le Téléthon 2008, donnons à ceux qui n'exploitent pas des êtres sensibles.

    Donnons à ceux qui pratiquent une science responsable avec des méthodes de recherche modernes, fiables et non cruelles.

    Cette année ayons encore plus de coeur, faisons un don aux chercheurs qui ne torturent pas les animaux.

    Envoyez vos dons ici :

    http://www.animalexperiments.ch/

    http://www.proanima.fr/

    http://www.antidote-europe.org/

    Téléthon 2008...

    Chaque décembre des millions d'euros sont donnés au Téléthon.

    Une grande portion de ces dons est investie dans les projets de l'expérimentation animale pour la "recherche" sur les maladies génétiques.

    Résultat : en dépit - ou justement à cause - des intensives recherches sur les animaux, soutenues au cours des dernières décennies avec d'énormes moyens, et malgré de nombreuses annonces de succès par les expérimentateurs, pas une seule maladie génétique n'est guérissable sur la base des expériences sur les animaux.

    A cause des différences fondamentales entre les espèces et leurs métabolismes, les expériences sur les animaux ne permettent pas de déductions utiles et fiables pour les humains.

    En outre, une "maladie" induite artificiellement et de force à un animal n'est pas comparable à une maladie génétique qui survient naturellement et spontanément chez un humain.

    En fait, la fixation sur l'expérimentation animale inutile et non fiable garantit que les maladies génétiques restent incurables.

    Nous avons besoin d'une nouvelle génération de chercheurs qui renoncent aux expériences sur les animaux et qui se concentrent sur une médecine véritablement humaine.

    Afin de réaliser de vrais progrès dans le soulagement, la guérison et la prévention des maladies graves, les chercheurs doivent se concentrer sur les méthodes utiles et fiables qui s'appliquent directement aux humains.

    Dr méd. Dr phil.Christopher Anderegg,
    Président et directeur de l'Association pour l'abolition des expériences sur les Animaux
    http://www.animalexperiments.ch/

    Ce que j’ai vu dans un laboratoire de vivisection.

    Traduction par International Campaigns d'un entretien de The Abolitionist avec la comportementaliste animalière Colleen McDuling à propos de la vivisection.

    Publié sur le site Abolitionist online. Par Claudette Vaughan.

    Lorsque le Dr Andre Menache et la scientifique comportementaliste Colleen McDuling se sont exprimés à Sydney début 2007, ils ont reçu un excellent accueil pour leur engagement contre la vivisection. Ils sont tous deux des orateurs accomplis.

    Colleen McDuling possède une maîtrise en biochimie moléculaire et cellulaire et a également étudié l’éthologie et la biologie en se spécialisant dans les petits mammifères et plus particulièrement les rongeurs.

    Colleen McDuling et le Dr Andre Menache ont participé à une tournée en Australie début 2007.

    Voici l’interview de Colleen avec l’Abolitionist.

    * * *

    Abolitionist : Vous êtes scientifique du comportement animal.

    Tout d’abord, qu’est-ce que cela signifie ?

    Ensuite, qu’avez-vous pu observer comme actes commis sur de petits animaux tels que des souris, des cochons d’inde et autres dans les laboratoires qui vous ont incitée à prendre position contre l’expérimentation animale ?

    Colleen McDuling : Soyons clairs.

    On peut étudier le comportement animal de deux façons.

    Le psychologue animalier met l’animal dans une boîte, le soumet à différents stress et variables puis observe les réactions de l’animal.

    L’éthologiste animalier, lui, entre dans la boîte lui-même, pour ainsi dire, et observe ce que font les animaux dans leur environnement.

    Ces animaux, même en tant que sujets d’observation, sont dans un état de liberté sans contrainte qui reproduit, autant que faire se peut, leur environnement naturel.

    Ceci leur permet d’être eux-mêmes et d’évoluer de façon naturelle.

    Ils sont alertes, se comportent comme ils le feraient dans leur milieu naturel et cette liberté leur permet de développer leurs fonctions mentales.

    L’éthologie a été reconnue pour la première fois comme une science lorsque les trois pères de l’éthologie moderne que sont Tinbergen, Lorenz et von Frisch furent récompensés ensemble du prix Nobel en 1973.

    L’éthologie se définit comme l’étude scientifique du comportement animal en milieu naturel. C’est le type de science du comportement animal auquel j’ai participé.

    Tous mes sujets d’observation étaient dans un état de liberté sans contrainte et dans un environnement aussi naturel que possible.

    J’ai travaillé avec (et non pas « sur » !) les rongeurs que l’on retrouve traditionnellement dans les laboratoires : souris, rats, cochons d’inde, hamsters, gerbilles et aussi lapins.

    J’ai également étudié de façon approfondie la biologie de ces animaux ainsi que le comportement des rongeurs et des lapins que l’on trouve généralement dans la nature.

    En ce qui concerne ce que j’ai vu dans les laboratoires, je pourrais écrire des volumes entiers.

    J’ai vu des choses qui vous feraient dresser les cheveux sur la tête et qui vous donneraient des insomnies et des cauchemars pour le restant de votre vie.

    J’ai vu des lapins attachés, leur tête dans des casiers étroits et auxquels on injectait des solutions via les veines de leurs oreilles.

    J’ai vu des souris avec des tubes enfoncés à travers la gorge afin d’injecter directement des médicaments dans leur estomac.

    J’ai vu des souris attachées, légèrement anesthésiées, avec l’embout cassé d’un petit tube de verre enfoncé dans l’orbite d’un oeil, le sang coulant de leurs vaisseaux situés derrière leurs yeux.

    J’ai vu des souris, des cochons d’Inde et des lapins auxquels du plasma humain était directement injecté dans la cavité péritonéale (près de l’abdomen).

    Et je les ai vus se débattre et j’ai entendu leurs cris, des cris qui me hantent toujours.

    J’ai vu des grenouilles décérébrées auxquelles on enfonçait une aiguille derrière la tête pour détruire le cerveau.

    J’ai vu des rats et des souris que l’on tuait en leur brisant les vertèbres cervicales.

    J’ai vu des lapins conscients dont le sang s’écoulait par des aiguilles plantées dans le cœur.

    J’ai vu des babouins maintenus dans du formol alors qu’ils n’étaient que sous une légère anesthésie.

    Ils se tordaient de douleur.

    J’ai vu des techniciens animaliers rire en tuant des animaux.

    J’ai vu des animaux maltraités par des étudiants inexpérimentés.

    J’ai vu des cochons tomber du chariot qui les transportait du bloc opératoire à leur enclos. Ces cochons étaient conscients, leurs points de suture lâchaient et ils hurlaient.

    J’ai vu les conditions de privation dans lesquelles les animaux sont maintenus et le manque total de sensibilité avec lequel ils sont traités.

    Ils sont uniquement considérés comme du matériel de laboratoire, pas comme des êtres sensibles capables de ressentir douleur et souffrance.

    Tout ceci m’a convaincu que je devais faire quelque chose pour témoigner contre les crimes violents commis dans nos laboratoires.

    J’ai toujours été passionnée par les animaux et je les ai toujours considérés comme mes meilleurs amis.

    Aussi, les voir traités ainsi m’a véritablement blessée et enragée.

    Le pire, c’est de voir des petits animaux tels que des rongeurs – souris, rats, cochons d’Inde et hamsters - torturés au nom de la science.

    Ces animaux sans défense sont à la merci totale des vivisecteurs.

    Ils sont par nature gentils et sans vice.

    Cela m’a fait réfléchir sur la nature humaine et m’a donné la volonté d’essayer de corriger la situation et de faire cesser cette violence et ces souffrances si courantes.

    Abolitionist : Je ne pense pas que beaucoup de gens savent que la majeure partie des animaux utilisés pour l’expérimentation animale le sont pour trouver « le modèle parfait ».

    Pouvez-vous nous parler de cela, Colleen, et nous dire pourquoi le « modèle animal parfait » n’existe pas pour l’espèce humaine ?

    Colleen McDuling : Il n’existe tout simplement pas de modèle animal parfait.

    Les animaux ne peuvent même pas être considérés comme des modèles.

    Un modèle est quelque chose qui est censé représenter autre chose.

    Les animaux ne sont absolument pas représentatifs de l’espèce humaine.

    Ils sont biologiquement très différents, déjà les uns par rapport aux autres, et de plus, ces différences sont encore plus considérables entre eux et les humains.

    Les animaux et les humains sont différents.

    Les animaux ne permettent pas de prévoir ce qui se passera pour les humains.

    Ils ne peuvent en aucune façon être considérés comme des indicateurs fiables de ce qui arrivera aux humains.

    Ce que l’on découvre chez les animaux doit être redécouvert chez les humains.

    Je ne suis pas qu’une scientifique en comportement animal, je suis également une biochimiste moléculaire.

    J’étudie les fonctions de l’ADN au sein de nos cellules.

    L’ADN fait de nous ce que nous sommes. Notre ADN n’est pas le même que celui d’une souris ou d’un chat.

    Nous sommes tous différents.

    Nous partageons 99 % de notre ADN avec les chimpanzés, qui sont nos plus proches parents.

    Pourtant, ces derniers ne peuvent attraper notre malaria, notre VIH-SIDA ou notre hépatite B. Et certaines personnes pensent que les animaux sont le modèle idéal pour étudier les maladies humaines.

    Toutes les recherches devraient être faites espèce par espèce.

    On ne peut extrapoler sans danger les données obtenues d’une espèce sur une autre espèce.

    La vivisection est une fraude scientifique.

    Abolitionist : Il est évident pour nous que l’utilisation faite des animaux par l’expérimentation animale, qui cause des douleurs indicibles aux animaux qui seront ensuite tués, démontre que notre espèce n’accorde pas la même valeur à une vie non humaine qu’à une vie humaine.

    Quel message souhaiteriez-vous faire passer aux vivisecteurs qui sont en train de lire cet entretien ?

    Colleen McDuling : Que toute vie est sacrée et qu’elle doit être respectée.

    Ce n’est pas parce que nous sommes des humains que nous devons croire que nous avons carte blanche pour infliger de la souffrance aux autres espèces qui partagent la planète avec nous.

    Nous possédons la technologie qui nous permet de développer des alternatives à l’expérimentation animale.

    Nous en avons déjà développé certaines, telles que l’utilisation des leucocytes humains pour détecter des substances causant fièvres et autres réactions.

    Ces alternatives sont moins dangereuses, plus fiables, plus reproductibles et en fait spécifiques à l’espèce humaine.

    En utilisant ces alternatives et en en développant d’autres, nous créons un système de test moins dangereux qui rendra la médecine et la science plus fiables pour l’humain.

    Au XXIe siècle, nous devrions nous efforcer en premier lieu de rendre ce monde meilleur pour tous en développant une science avec conscience et empreinte de compassion.

    Abolitionist : Les chercheurs sur animaux mettent désormais au point de nouveaux sujets de test, soit en introduisant du matériel génétique étranger dans l’organisme d’animaux « normaux », soit en interférant avec leur constitution génétique.

    Colleen, que pensez-vous des travaux génétiques qui utilisent un modèle animal ?

    Colleen McDuling : Pour moi, ça n’a pas de sens d’interférer avec la nature.

    Non seulement nous créons des animaux génétiquement modifiés, mais nous nous mentons à nous-mêmes.

    Il est impossible sur cette planète que des animaux génétiquement modifiés puissent nous informer d’une quelconque manière sur notre condition d’humain.

    La façon dont ce matériel génétique étranger va s’exprimer s’appelle la biochimie moléculaire. On implante des gènes humains dans une souris.

    Ces gènes utilisent le système cellulaire de la souris pour fabriquer un produit fini, généralement une protéine.

    C’est ce qui arrive à cette protéine à l’intérieur de la cellule de la souris qui est important. Il ne s’agit plus d’un produit génétique humain car il est modifié à l’intérieur de la cellule de la souris puis transformé en une protéine quasi-humaine et quasi-souris.

    Cette protéine non naturelle ne fonctionne ni comme une protéine de souris, ni comme une protéine humaine.

    Elle se situe quelque part entre les deux.

    Une maladie humaine ne peut donc pas être reproduite dans une souris.

    On ne peut même pas envisager de simuler la nature exacte d’une maladie humaine en implantant des gènes étrangers dans une autre espèce.

    Cela ne fonctionnera jamais.

    Abolitionist : Qu’avez-vous pensé de l’Australie et des militants australiens lorsque vous vous y êtes rendue ?

    Colleen McDuling : Je suis tombée amoureuse de l’Australie, de sa nature, de ses peuples, de sa culture et de son environnement en général.

    J’ai été impressionnée par le nombre de végétariens et de vegans en Australie et aussi par le nombre de restaurants disponibles pour ces personnes.

    J’ai trouvé que les groupes pour les droits des animaux y sont très pro-actifs, même si j’estime que davantage de choses pourraient encore être faites.

    Je ressens cela pour tous les pays.

    J’ai été plus particulièrement impressionnée par les groupes AAHR et VOICELESS, même si j’aurais bien aimé passer plus de temps avec eux et mieux connaître leurs activités.

    En fait, j’aimerais passer quelques années en Australie pour y apporter ma contribution au mouvement pour les droits des animaux.

    Je sens que le terrain en Australie est très propice et que davantage de graines doivent y être plantées et plus de voix s’élever.

    J’aimerais également en savoir plus sur les animaux qui y vivent, surtout les rongeurs.

    J’estime également que les médias pourraient davantage donner la parole aux groupes pour les droits des animaux, que ce soit dans la presse, à la radio ou à la télévision.

    Il devrait y avoir plus de campagnes de sensibilisation du public destinées à informer le public sur ce qui se passe dans les laboratoires et de leur demander de s’engager plus et de soutenir davantage.

    Ce fut pour moi une merveilleuse expérience que d’être ici et d’avoir contribué humblement au travail qui est fait dans ce pays. Je remercie Helen Rosser et AAHR pour m’avoir donné cette opportunité.

    Abolitionist : Un article de l’association scientifique pour une recherche humaine Dr Hadwen Trust for Humane Research sur la maladie de Parkinson rappelle que cette maladie utilise beaucoup de singes comme modèles.

    Une substance chimique toxique appelée MPTP leur est injectée afin d’essayer de reproduire la maladie.

    Ces animaux souffrent de dommages au cerveau et succombent à certains symptômes. Il s’agit certainement d’une bonne voie à suivre pour sensibiliser le grand public en raison de la nature macabre de l’expérimentation animale.

    En effet, provoquer délibérément chez un animal non humain un traumatisme crânien qui risque également de le tuer sur le coup doit être considéré comme un crime.

    Mais au lieu de cela, ces recherches sont financées par le gouvernement et l’industrie.

    Colleen McDuling : Je pense que tout cela est absolument insensé car on ne peut jamais vraiment apprendre quoi que ce soit d’un animal dans la mesure où ce que l’on découvre sur un animal doit être redécouvert sur l’humain.

    De plus, en tant que comportementaliste animalière, je suis spécialiste des rongeurs et parmi les rongeurs eux-mêmes il existe de grandes différences.

    Je parle des rats, des souris, des cochons d’inde, des hamsters et des gerbilles, les 5 principaux animaux utilisés en recherche médicale.

    Dans ce groupe d’animaux, il existe déjà d’énormes différences, mais les différences entre eux et nous sont encore plus grandes.

    Ces animaux ne peuvent prédire que très médiocrement ce qui peut se passer à l’intérieur du corps humain.

    Par exemple, dans le cas de la maladie de Parkinson, oui ils utilisent des singes. Mais ils utilisent également des rats pour essayer de reproduire les symptômes via lesquels ils détruiront chimiquement une partie du cerveau.

    Ils essaient donc d’introduire les symptômes de cette maladie chez le rat, mais ils ne peuvent jamais obtenir exactement les mêmes symptômes que chez l’humain car, dans des circonstances normales, les rats n’attrapent pas cette maladie.

    Leurs maladies ne sont pas nos maladies donc ce qu’ils attrapent est un quasi-Parkinson et on leur donne ensuite un médicament pour essayer de soigner cette maladie, mais on n’apprend absolument rien.

    Abolitionist : Pouvez-vous nous dire comment ils testent le SIDA sur des primates en Afrique du Sud ?

    Colleen McDuling : Oui, ils utilisent des primates en Afrique du Sud pour le HIV/SIDA, mais, sachant que les primates n’attrapent pas le HIV/SIDA, ces recherches sont inutiles également parce que ces animaux sont apparemment immunisés contre cette maladie qui est spécifique aux humains.

    C’est pour cela qu’elle s’appelle le virus de l’immunodéficience humaine (VIH).

    Abolitionist : Quelle est l’ampleur de la vivisection aujourd’hui en Afrique du Sud ?

    Colleen McDuling : Elle est importante.

    Elle est très pratiquée, surtout dans les institutions académiques où des articles sont régulièrement écrits en s’appuyant sur des travaux réalisés plus particulièrement sur des rongeurs.

    Des primates sont également utilisés.

    Le nombre de chats et de chiens utilisé est moins important qu’au Royaume-Uni, mais les animaux les plus couramment utilisés dans les laboratoires sont les rats, les souris, les cochons d’Inde, les hamsters et les lapins.

    Abolitionist : Comment imaginez-vous la fin de la vivisection ?

    Il n’existe aucune législation au monde qui garantisse aux animaux dits « de laboratoire » des droits ou une quelconque protection.

    En fait, c’est probablement l’inverse qui existe, vu la protection dont bénéficient les chercheurs et l’apathie du public.

    Colleen McDuling : Nous devons alerter le grand public sur ce qui se passe vraiment. L’éducation est très importante.

    Je crois personnellement en une tactique alarmiste qui dévoilerait davantage au grand public tous les détails morbides.

    C’est à mon avis le seul moyen de l’informer de la réalité dans les laboratoires.

    Mais cela ne pourra se faire qu’au moyen d’enquêtes clandestines et celles-ci sont très délicates à organiser.

    En fait, il faut être à la fois à l’intérieur et à l’extérieur.

    Nous avons besoin d’informations sur ce qui se passe directement dans les laboratoires.

    Mais les personnes capables de réaliser ce genre d’enquête sont plutôt rares.

    Abolitionist : Cela vous met-il mal à l’aise d’utiliser vous-même deux argumentations différentes ?

    Colleen McDuling : Étant à la fois scientifique et comportementaliste animalière, je peux aussi bien argumenter sur les deux fronts.

    Parce que, en tant que comportementaliste animalière, je suis réellement entrée dans le psychisme de ces animaux.

    J’ai appris à mieux les connaître en tant qu’entités vivantes, en tant qu’êtres vivants, et j’ai pu les voir comme des êtres sensibles.

    En tant que scientifique, j’ai pu constater l’absurdité d’utiliser ces animaux pour la recherche scientifique.

    Je pense que l’on doit réellement adopter une double approche. Jusqu’à maintenant, c’est l’argument moral qui a été essentiellement utilisé.

    L’argument scientifique commence à pointer le bout de son nez, mais il doit être désormais davantage exposé.

    Nous devons informer le grand public sur le fait que ces animaux ne sont pas juste d’adorables petits chiots ou d’adorables petits lapins.

    Mais qu’ils sont en réalité des animaux totalement sensibles et conscients et que faire des expériences sur eux en tant que système biologique ne peut en rien renseigner sur les pathologies humaines.

    http://telethon2008.blogspot.com/

  • Les apiculteurs manifestent contre le pesticide Cruiser

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    NOUVELOBS.COM | 03.12.2008 | 16:48

    Des apiculteurs et des associations de défense de l'environnement ont manifesté dans plusieurs villes pour demander l'interdiction du Cruiser, jugé dangereux pour les abeilles.

    Plusieurs manifestations d'apiculteurs et d'associations de défense de l'environnement ont eu lieu mercredi 3 décembre pour demander l'interdiction du pesticide Cruiser, jugé dangereux pour les abeilles et la biodiversité.

    Une quarantaine d'apiculteurs se sont rassemblés à Paris, avec des ruches vides et des banderoles, aux abords du ministère de l'Agriculture, où une délégation a été reçue.

    D'autres rassemblements ont réuni une centaine d'apiculteurs de Midi-Pyrénées à Toulouse et une centaine d'autres venus du Poitou-Charentes, des Pays de la Loire et de Bretagne à Nantes, alors qu'ils étaient moins d'une cinquantaine à Lyon.

    Un produit intraçable

    Le Cruiser, insecticide utilisé principalement pour la culture du maïs, a reçu en janvier 2008 une autorisation de mise sur le marché de la part du ministère de l'Agriculture pour une durée d'un an.

    Le dossier doit être réexaminé dans les jours prochains par le ministre de l'Agriculture, Michel Barnier.

    Dénonçant "un manque de concertation" et "l'absence de crédibilité du processus de suivi" de cet insecticide, apiculteurs et défenseurs de l'environnement réclament son interdiction à partir de 2009.

    "Ce produit toxique est un grand danger pour les abeilles, pour les plantes mais aussi pour les oiseaux, car il est intraçable et sa seule poussière peut contaminer n'importe quelle plante, fleur ou cours d'eau", a dénoncé le président de la Fédération nationale des organisations sanitaires apicoles départementales, Jean-Marie Barbançon, apiculteur dans la Drôme.

    Deux ruches test

    "Contrairement aux affirmations des responsables nationaux, à ce jour, le dossier qu'ils ont entre les mains est partiel et incomplet", selon Guy Pluta, président des apiculteurs de Midi-Pyrénées.

    Guy Pluta a indiqué avoir "fait part de la fragilité des résultats de certaines mesures - concernant les abeilles - effectuées au moment des semis, puisque sur les trois régions de tests, seule notre région de Midi-Pyrénées avait placé des ruches test en période de semis.

    Malheureusement il n'y avait que deux ruches installées", a-t-il déploré.

    "Croyez-vous sincèrement que l'on puisse prendre en compte les résultats concernant deux ruches pour un résultat national ?" a-t-il questionné.

    L'abeille, un parfait indicateur de l'environnement

    Les apiculteurs réunis à Toulouse ont indiqué "ne pas comprendre" pourquoi le Cruiser a reçu une autorisation de mise sur le marché "alors qu'en Allemagne, lorsqu'ils ont perdu 11.000 ruches au mois de mai, le Cruiser a été tout de suite interdit".

    "L'abeille domestique est un parfait indicateur de l'environnement (...) elle rapporte à la ruche des denrées - nectar, pollen - dont l'actuel niveau de contamination met en péril sa survie", ont indiqué dans un communiqué conjoint les syndicats d'apiculteurs UNAF, FNOSAD, SNA et la Confédération paysanne.

    "Cette situation s'est aggravée avec l'utilisation du Gaucho et du Régent", selon ces syndicats, qui demandent "pourquoi autoriser le Cruiser alors qu'une simple rotation des cultures suffit à contrôler les ravageurs du maïs?"

    http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/environnement/20081203.OBS3855/les_apiculteurs_manifestent_contre_le_pesticide_cruiser.html

  • Foie gras : bon appétit !

    http://www.fmed.ulaval.ca/med-18654/prive/Cours%2011/Images/Foie%20N_steatose.jpg

    Une coutume barbare

    Le foie gras est l'organe malade d'une oie ou d'un canard gavé de force plusieurs fois par jour au moyen d'un tube de métal de 20 à 30 centimètres enfoncé dans la gorge jusqu'à l'estomac.

    Pour contraindre son corps à produire du foie gras, l'oiseau doit ingérer en quelques secondes une quantité de maïs telle que son foie finit par atteindre presque dix fois sa taille normale, et développe une maladie, la stéatose hépatique.

    Scène de gavage

    En se débattant lorsque le tube s'enfonce dans sa gorge, ou par la simple contraction de son oesophage provoquée par le besoin de vomir, il risque l'étouffement et des perforations mortelles au cou.

    L'enfoncement du tube provoque des lésions du cou où se développent des inflammations douloureuses et des germes.

    La suralimentation forcée et déséquilibrée provoque fréquemment des maladies du système digestif, potentiellement mortelles.

    Suite au choc du gavage, il est pris de diarrhées et de halètements. En outre, les dimensions de son foie hypertrophié rendent sa respiration difficile, et ses déplacements pénibles.

    Si ce traitement était poursuivi, il provoquerait la mort des animaux gavés. L'abattage intervient à temps pour masquer les conséquences du gavage.

    Les plus faibles d'entre eux sont tout de même moribonds lorsqu'ils parviennent à la salle d'abattage, et beaucoup ne résistent pas jusque-là : le taux de mortalité des canards est dix à vingt fois plus grand pendant la période de gavage.

    Un concentré de souffrances

    Cette violence, inhérente à la production de foie gras, justifie à elle seule son abolition. Mais pour la plupart de ces animaux le calvaire ne s'arrête pas à la brutalité du gavage.

    Beaucoup sont amputés d'une partie de leur bec, sans anesthésie, à l'aide d'une pince ou d'une simple paire de ciseaux.

    Dans la nature, les canards passent une grande partie de leur vie sur l'eau.

    Dans ces élevages, beaucoup sont enfermés dans des hangars, puis dans des cages où leurs pattes se blessent sur le sol en grillage.

    Des cages si petites qu'ils ne peuvent même pas se retourner, encore moins se mettre debout ou battre des ailes.

    Parmi ceux qui tiennent jusqu'au jour d'abattage, beaucoup ont les os brisés lorsqu'ils sont transportés, manipulés et enfin accrochés la tête en bas pour être électrocutés puis égorgés.

    Les canes, parce qu'elles produisent un foie plus veineux que les mâles, sont le plus souvent broyées vivantes ou gazées peu après leur naissance.

    Le plaisir des uns payé par la souffrance des autres

    Comment le simple plaisir que nous avons à manger son foie peut-il justifier de faire subir une vie si misérable à un être sensible qui, comme nous, ressent la douleur et la détresse ?

    Qu'il soit d'une autre espèce que nous justifie-il de rester sourd à sa souffrance, et muet face à l'immoralité de cet esclavage ?

    Il existe des lois et règlements qui protègent les animaux contre de tels sévices et mauvais traitements.

    Ces textes sont délibérément ignorés pour les plus de 30 millions d'entre eux qui, pour la plupart en France, sont utilisés chaque année pour le foie gras.

    On nous dit que les « souffrances nécessaires » sont acceptables.

    Mais la consommation de ce produit ne présente aucun caractère de nécessité.

    Personne, pas même ceux qui profitent de ce commerce, n'ose le prétendre.

    Alors que le prix au kilo est toujours plus bas pour le consommateur, le foie gras est un produit très cher payé par les animaux dont le corps, utilisé comme une machine à produire, est volontairement rendu malade.

    Le foie gras est aussi un produit de plus en plus coûteux pour la France, dont il donne l'image d'un peuple rétrograde au moment où bien d'autres pays en interdisent la production.

    Comment peut-on encore faire passer pour une tradition de savoir-vivre une coutume barbare qui consiste à enfoncer dans la gorge d'un animal encagé l'embout d'un entonnoir ou d'une pompe pneumatique ?

    L'interdiction du foie gras : vers une éthique de l'alimentation

    Constatant que la production du foie gras nécessite de mépriser les intérêts de l'animal qu'on utilise pour le produire :

    • Nous demandons à ceux qui gavent les oies et canards de cesser de pratiquer ces actes de maltraitance. Qu'ils n'aient aucune intention cruelle envers les animaux gavés ne diminue en rien la souffrance qu'ils provoquent.

    • Nous demandons à ceux qui tirent profit du foie gras, sans aucune considération éthique, de mettre fin à leur participation à ce commerce malsain.

    • Nous demandons aux autorités scientifiques et vétérinaires sincèrement préoccupées du bien-être des animaux, d'avoir le courage, malgré les pressions politiques et économiques, de dénoncer les méthodes de production du foie gras pour ce qu'elles sont.

    • Nous demandons à la justice de rappeler que les lois et règlements imposent une limite à la souffrance que l'on peut infliger à un être sensible, et que la production de foie gras est par conséquent illégale.

    • Nous demandons à nos représentants de légiférer pour interdire définitivement cette pratique.

    En tant que consommateurs déterminés à mettre de l'éthique dans notre assiette, et constatant que ces souffrances n'existent que pour procurer du plaisir à notre palais, nous refusons d'acheter et de consommer ces foies malades d'animaux torturés.

    Signez le manifeste pour soutenir cette campagne

    http://www.stopgavage.com/manifeste.php

  • Cinq sociétés du secteur agroalimentaire viande mises en examen

    http://i210.photobucket.com/albums/bb80/lauracherry_photo/Abattoir20de20Meinier202.jpg

    Le Progrès, 21 novembre

    Cinq sociétés du secteur agroalimentaire, dont les groupes Charal et Soviba, ont été mises en examen pour "tromperie aggravée" dans le cadre d'une enquête sur des stocks de viandes avariées en boîte découvertes à la société Covi à Cholet (Maine-et-Loire) .

    Parmi les autres mis en examen figurent les sociétés Covi, Arcadie et Desial.

    L'affaire avait débuté fin novembre 2006 dans l'usine de Covi à Cholet.

  • Végétariens : plus intelligents ? (Femme Actuelle)

    http://escapes.unblog.fr/files/2008/03/qi.jpg

    Einstein soutenait la cause végétarienne et a franchi le pas un an avant sa mort

    Plus un enfant a un quotient intellectuel (QI) élevé, et moins il développe un goût pour la viande, d'après un article publié dans la revue médicale British Medical Journal.

    L'étude a porté sur 8.170 hommes et femmes âgés de 30 ans et ayant participé à une étude de cohorte depuis leur naissance, et sur lesquels un test de QI a été effectué à l'âge de dix ans.

    D'après les résultats, les enfants qui ont un QI élevé seraient naturellement attirés par un régime végétarien.

    Selon les auteurs de l'étude, il y a une attirance naturelle des gens intelligents vers des régimes alimentaires bons pour la santé.

    De nombreuses études ont montré que le régime végétarien est associé à une baisse des risques de maladies cardiovasculaires, d'obésité, et d'hypercholestérolémie.

    On sait également que les personnes avec un QI très élevé ont tendance à avoir un comportement plus respectueux pour leur santé.

    Ils fument généralement moins, font plus de sport, et ont une pression artérielle moins élevée.

    Parmi les personnes étudiées, les jeunes femmes étaient les plus à même d'être végétariennes, de même que les personnes d'un milieu social favorisé.

    D'après les auteurs de l'étude, de nouvelles données sont nécessaires pour savoir quel est le rôle de l'éducation dans l'adoption d'un régime végétarien par un adolescent, et si les personnes végétariennes viennent généralement de familles végétariennes.

    http://www.femmeactuelle.fr/sante/news-sante/les-vegetariens-plus-intelligents-00568

  • Risque d'explosion sur la centrale nucléaire de Cruas-Meysse (Ardèche)

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    Communiqué de la CRIIRAD, 18 novembre 2008

    www.criirad.org

    L'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) vient d'informer les médias de la mise en demeure qu'elle a adressée le 13 novembre 2008 au directeur de la centrale EDF de Cruas-Meysse.

    La CRIIRAD a pris connaissance des documents de l'ASN et publie ci-dessous un premier niveau de réaction. Une analyse en profondeur nécessite plus de temps pour obtenir les documents et informations nécessaires auprès de l'exploitant et des autorités.

    Les dysfonctionnements mis en évidence à Cruas-Meysse sont présentés par l'Autorité de Sûreté Nucléaire - autorité en charge du contrôle des installations nucléaires - comme particulièrement graves.

    Selon l'ASN, ils concernent en effet un « risque d'explosion » susceptible, en outre, « d'endommager des éléments essentiels au maintien de la sûreté ou de conduire à une rupture du confinement ».

    La mise en demeure publiée par l'ASN signale des canalisations mal entretenues, oxydées et corrodées alors qu'elles servent au transport des fluides explosifs, dénonce l'absence de contrôles périodiques permettant de vérifier leur état et d'identifier les défauts d'étanchéité, précise que ces canalisations ne figurent pas sur les plans mis à disposition des services d'incendie (1) .

    Tout ceci en violation d'une réglementation datant de 1999 (2).

    Dans ces conditions,

    1. Comment se fait-il que l'ASN ait accordé, en 1999, un délai de 6 ans ( !?) à EDF pour se mettre en conformité avec les prescriptions de cet arrêté ?

    2. Comment se fait-il qu'à l'issue d'un délai aussi long, l'ASN se soit apparemment contentée d'un courrier d'EDF indiquant qu'à une exception près (mais qui ne concernait pas le risque d'explosion) l'ensemble des actions de mise en conformité étaient réalisées et qu'elle ait encore attendu 2 ans et 7 mois pour effectuer une inspection destinée à vérifier si les déclarations d'EDF
    étaient étayées et la mise en conformité effective ?

    3. Comment se fait-il que l'inspection des 25 et 26 septembre n'ait pas donné lieu à injonction, qu'il ait fallu une seconde inspection le 24 octobre, puis encore 3 semaines pour qu'une mise en demeure soit adressée à l'exploitant, soit au total un délai supplémentaire d'un mois et demi ?

    4. Et comment se fait-il que la mise en demeure du 13 novembre accorde encore à EDF un délai de 3 mois pour se mettre en conformité. avec des prescriptions qui datent de 1999 ?

    5. Et comment se fait-il que l'obligation de veiller à l'étanchéité de canalisations transportant des matières radioactives, corrosives, inflammables ou explosives ne date que de 1999 ?

    Est-ce que cette obligation n'existait pas dès la mise en service des 4 réacteurs de Cruas-Meysse en 1984 - 1985 ?

    Si elle existait, cela veut dire qu'EDF fonctionne depuis plus de 23 ans sans contrôler correctement ce paramètre clef et sans que les autorités de contrôle ne s'en émeuvent.

    Si ce n'est pas le cas et qu'il a fallu attendre 1999, soit 15 ans après le démarrage, pour que ces contrôles basiques mais essentiels soient obligatoires, c'est véritablement scandaleux.

    On ne sait laquelle de ces 2 options est la plus préoccupante.

    Une fois encore, les constats de terrain laissent entrevoir un fonctionnement du parc électronucléaire français très éloigné des discours publicitaires des exploitants et d'une technologie « high tech » soumise à des contrôles draconiens : des canalisations corrodées, des défauts de surveillance et de signalisation. on ne peut que s'interroger sur le sens qu'a l'exploitant de ses responsabilités.

    Comment se fait-il qu'il néglige des contrôles aussi déterminants pour la sûreté de son installation ?

    De toute évidence, au moins 3 autres centrales nucléaires sont concernées : Le Blayais en Gironde, Civaux dans la Vienne et Golfech en Tarn-et-Garonne.

    Pour les autres installations nucléaires, on est dans l'expectative : sont-elles absentes de la liste car le risque « explosion » y est correctement géré, ou parce que leur conformité aux prescriptions de 1999 n'a pas encore été contrôlée ?

    Compte tenu des conséquences majeures d'un accident nucléaire, avant tout sur le plan sanitaire mais également environnemental, agricole, touristique et économique, des dysfonctionnements aussi graves devraient faire l'objet d'une enquête approfondie portant sur la gestion de l'exploitant mais également sur la fiabilité de l'encadrement réglementaire.

    Il faudrait s'interroger sur la place centrale accordée à l'auto-surveillance, sur les passerelles aménagées entre exploitants d'activités à risques et contrôleurs, sur les arbitrages entre
    rentabilité et sûreté ...

    Malheureusement, la loi du 13 juin 2006 a organisé la quasi impunité de l'ASN.

    Quant à l'exploitant, les délais successifs de mise en conformité en disent long sur la « rigueur » des contrôles auxquels il est soumis.

    La loi a par ailleurs strictement limité, et depuis longtemps, sa responsabilité en cas d'accident.

    C'est la population qui en supportera, et sur tous les plans, les conséquences.

    Elle a donc intérêt à être exigeante et à demander des comptes sur la façon dont les activités nucléaires sont gérées et contrôlées.

    La CRIIRAD
    471 av. Victor Hugo
    26000 VALENCE
    04 75 41 82 50

    www.criirad.org

    (1) Des incendies se produisent régulièrement sur les sites nucléaires. Le fait que les services de secours ignorent la localisation de canalisations susceptibles d'exploser et d'aggraver considérablement la situation, laisse présager le pire en cas de problème. Il s'agit pourtant là du B. A. BA de la gestion des sites à risque.

    (2) Arrêté du 31 décembre 1999 fixant la réglementation technique générale destinée à prévenir et limiter les nuisances et les risques externes de l'exploitation des installations nucléaires de base.

    [rezo-actu]  -  Liste de diffusion sur le nucléaire et ses alternatives.
    Les informations diffusées sur cette liste ne reflètent pas nécessairement le point de vue du Réseau "Sortir du nucléaire" - http://www.sortirdunucleaire.org

  • Surpopulation et environnement : pourquoi je ne veux pas faire d'enfant

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    La surpopulation mondiale et l’agrocarburant faminogène (1)

    par Guillaume

    Les défis auxquels l’homme devra faire face en ce 21e siècle menacent la survie même de l’espèce humaine.

    Rien que leur énumération donne la chair de poule : le réchauffement climatique, la désertification (2), la pollution de l’air, de la terre et de l’eau, la pénurie d’eau potable, la surpopulation, la disparition du pétrole en 2040, le gaz et l’uranium en 2050, la pénurie de matières premières, les guerres religieuses et le terrorisme religieux au nom de Dieu, d’Allah, de Mahomet, de Jésus et tous les autres gourous qui rendent les gens « fous ».

    L’énumération de ces diverses catastrophes qui menacent la planète entière, qu’elles soient naturelles ou provoquées par l’homme, nous fait penser que la deuxième moitié du 21e siècle risque d’être apocalyptique.

    On aurait dû pratiquer le « malthusianisme » (3) depuis au moins cinquante ans, pour éviter la surpopulation, cause « principale » des catastrophes actuelles, afin de sauvegarder assez de matières premières et d’énergies non renouvelables pour les générations futures.

    Mais comment faire une politique démographique restrictive avec les curés, les imams, les rabbins, etc., tous opposés à la contraception, préférant que les enfants meurent de faim, plutôt que d’empêcher leur naissance ?

    Le 3e Congrès du WWF admettait déjà en 1973 que l’explosion démographique était la cause principale de la crise de l’environnement et affirmait sa conviction que tous les gouvernements avaient le devoir d’envisager les mesures à prendre sur le plan mondial pour stabiliser et finalement ramener la population humaine à un niveau adapté à la capacité de charge des terres et des océans.

    Ces mesures devaient être prises de toute urgence, non seulement en vue d’assurer la conservation des ressources naturelles, mais également pour permettre à l’humanité de jouir d’une qualité optimale de vie (4). Rien de cela ne s’est réalisé.

    Chaque jour il y a environ 400.000 personnes en plus sur la terre et la population actuelle de 6,5 milliards d’êtres humains s’accroît chaque année de plus de 80 millions de personnes (5).

    À ce rythme, on estime qu’en 2050 il y aura 4 milliards d’êtres humains en plus.

    La population de l’Inde a dépassé le milliard d’habitants et s’accroît chaque année de 19 millions de personnes.

    En un an l’Inde s’accroît de plus d’habitants que la population totale des Pays-Bas, pays surpeuplé de presque 17 millions d’habitants.

    La France elle-même fait une politique de natalité. C’est une politique dangereuse et irresponsable.

    Le chanoine Sarkozy s’est vanté de l’accroissement démographique en France dans son interview à France 3 le 21.4.2008.

    Est-ce que la France avec une population de 64.473.140 personnes (1.1.2008-Wikipedia) n’a pas assez d’habitants ?

    Le président de tous les croyants catholiques, Sarkozy, veut-il que la France devienne « Hong Kong » et que les bidonvilles s’agrandissent ?

    L’Égypte, dont le territoire est à 94 % désertique, compte 78.887.007 d’habitants.

    En 2050 ils seront 120 millions.

    Un enfant y naît toutes les 23,5 secondes (évaluation de 1995).

    Comment trouver une solution à ce fléau démographique, dans un pays si pauvre, miné par l’islam, qui empêche l’émancipation de la femme égyptienne ?

    Cette émancipation est la condition sine qua non à tout progrès culturel, social et économique ou à toute politique restrictive en matière démographique dans cette république pauvre et surpeuplée.

    Si l’on ne veut pas comprendre que la population au lieu d’augmenter doit diminuer, il n’y a aucun espoir de voir la situation dans le monde s’améliorer. Comment l’Inde pourrait - elle trouver le nécessaire pour entretenir chaque année 19 millions de personnes en plus ?

    Chaque année les terres cultivables se rétrécissent tandis que la population augmente. L’Inde, contrairement à la Chine, n’a aucune politique de planning familial pour la population, malgré sa situation démographique désastreuse.

    Le Cirad (6) estime que 40 % ou 5, 2 milliards d’hectares sur 13 milliards de terres émergées sont menacées par la désertification (7).

    La Chine avec sa population de 1,3 milliard d’habitants a perdu 2,6 millions de km2 de terres désertifiées, soit 27,3 % de la superficie totale de son territoire (8).

    On considère qu’en 2040 il n’y aura plus de pétrole alors qu’il intervient dans la fabrication de quelques centaines de produits indispensables. Beaucoup de ces produits disparaîtront.

    En 2050, il n’y aura plus de gaz ni d’uranium (énergie nucléaire). Les pénuries se feront sentir évidemment bien plus tôt et la guerre pour l’énergie s’amplifiera.

    On a cru que la biomasse allait remplacer le pétrole et le gaz, après la première crise pétrolière en 1973.

    Les écolos voyaient d’un bon œil ces énergies dites renouvelables appelées agroénergie, agrocarburants, biocarburants, bioéthanol, biodiesel, biogaz, biométhane, etc. fabriqués avec de la nourriture humaine ou animale (palmier à huile, betterave, colza, soja, tournesol, canne à sucre, orge, maïs, seigle, riz, etc.).

    Il n’a pas fallu longtemps pour constater que les agrocarburants ne sont pas du tout la solution à nos problèmes énergétiques futurs, ni à nos problèmes de pollution ou de CO2.

    La Fédération Internationale des Amis de la Terre (groupe du Sud) déclare que les « agrocarburants sont une catastrophe écologique et sociale » (9).

    L’Europe a décidé de continuer sa politique en matière de biomasse édictée par la directive 2003/30/EC, malgré les signes alarmants de famine dans le monde.

    La flambée des prix des denrées alimentaires a créé des émeutes violentes en Égypte, en Indonésie, en Mauritanie, au Cameroun, etc.

    On ne peut détourner la nourriture humaine et animale, à l’usage de biocarburants, sans une flambée des prix dans le secteur alimentaire et sans augmenter la famine dans le monde.

    Ce que le moteur consomme n’est plus disponible pour l’homme ou l’animal. Actuellement, des millions d’hectares de terrains agricoles sont déjà confisqués pour alimenter les usines d’éthanol.

    En Chine, il faut 2.400 litres d’eau et en Inde 3500 litres d’eau pour produire un litre d’éthanol à partir du maïs, alors que la moitié des habitants sur Terre seront probablement sans eau dans environ 30 ans.

    La famine augmentera rapidement à cause de tous les facteurs néfastes qui se conjuguent :

    1° la désertification continue chaque jour (moins de terres cultivables et moins de forêts) ;

    2° l’utilisation scandaleuse des terres agricoles pour les agrocarburants ;

    3° l’augmentation dramatique de la population humaine ;

    Les climatologues et autres savants organisent régulièrement des « colloques internationaux ».

    Ce qui est le plus frappant, c’est que ces savants laissent complètement de côté le problème essentiel, cause principale de la destruction de la nature, de la surchauffe climatique, de la disparition des forêts, etc., à savoir : la démographie galopante, la surpopulation.

    Non seulement ils devraient pousser un cri d’alarme et inviter toutes les nations à faire du planning familial à l’échelle mondiale pour enrayer l’accroissement démographique catastrophique, mais aussi exhorter les politiciens à prendre des mesures tendant à réduire la population mondiale au lieu de la laisser augmenter de façon criminelle (nouveau-nés qui meurent de faim).

    On sait combien certains milieux essaient de minimiser le problème de la surpopulation qui détruit notre écosystème et donc notre planète. Il faut croire que l’on ne peut pas aborder la vraie cause de l’apocalypse qui s’annonce et à l’ONU la « croyance » l’emporte sur la « science ».

    Seule une diminution draconienne de la population mondiale permettra de récréer des espaces naturels, pouvant servir à l’agriculture, au reboisement, etc.

    Il ne sert à rien de parler de notre environnement si l’on accepte encore des milliards d’êtres humains en plus. Les écolos ne parlent jamais du problème de la surpopulation, cela semble tabou.

    On dit qu’on doit moins polluer, moins consommer, moins se chauffer et porter un gros pull, isoler son toit, faire moins de kilomètres en voiture, mais à quoi tout cela sert-il s’il y a chaque année 80 millions d’habitants en plus pour augmenter la consommation et la pollution ?

    Les religions ont une attitude criminelle dans le problème de la surpopulation mondiale.

    Comment arrêter la famine, alors que la population augmente, que les terres cultivables se désertifient de plus en plus, que des millions d’hectares de terres destinées à l’alimentation humaine, sont utilisées à des fins industrielles pour la production d’éthanol ?

    Mais que faire s’il faut renoncer à l’agrocarburant ?

    Guillaume


    1. Néologisme que j’ai formé par « famine » et le grec « gennan » (engendrer).

    2. Selon la Convention des Nations Unies, le terme « désertification » désigne la dégradation des terres dans les zones arides, semi-arides et subhumides sèches par suite de divers facteurs, parmi lesquels les variations climatiques et les activités humaines.

    3. Le malthusianisme est une politique prônant la restriction démographique, inspirée par Thomas Malthus.

    4. 5.10.1973- 3e Congrès international du World Wildfife Fund (WWF) sur le thème « Toute vie sur Terre. » Voir ici.

    5. Voir ici

    6. Centre de Coopération internationale en recherche agronomique pour le développement. (Wikipedia)

    7. Selon la Convention des Nations Unies le terme « désertification » désigne la dégradation des terres dans les zones arides, semi-arides et subhumides sèches par suite de divers facteurs, parmi lesquels les variations climatiques et les activités humaines.

    8. Voir ici

    9. Voir ici

    Publié dans Changements climatiques, Dimensions sociales, Désertification, gestion / maîtrise de l'eau

    http://www.fairelejour.org/article.php3?id_article=1727

  • La viande de poulet dans la tourmente

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    Test-Achats dénonce la mauvaise qualité hygiénique des produits à base de poulet.

    Selon l'association de défense des consommateurs, près de deux tiers des échantillons prélevés dans des grandes surfaces ou des boucheries sont concernés.

    "La viande de poulet est particulièrement sensible aux bactéries salmonelles et campylobacters, deux sortes de bactéries responsables du plus grand nombre de maladies infectieuses qui passent de l'animal à l'homme", explique Test-Achats.

    Une éventuelle contamination peut entraîner des problèmes à l'estomac et à l'intestin qui peuvent parfois prendre "une forme très grave", souligne l'organisation.

    Or, sur les 70 échantillons prélevés, "presque un tiers des produits n'étaient pas suffisamment frais pour être vendus", ce qui peut être dû à une conservation trop longue ou à une conservation à des températures trop élevées.

    45 sur 70

    25 échantillons sur 70 renfermaient trop d'escherichia coli, "un indicateur de l'hygiène lors de l'abattage et du traitement de la viande", indique Test-Achats.

    Dans quatre échantillons, l'organisation a détecté la présence de salmonelles et dans 8 cas, celle de campylobacters.

    "Au total, 45 produits sur les 70 examinés sont de mauvaise qualité hygiénique et seuls 4 ont obtenu une très bonne appréciation par les microbiologistes", souligne Test-Achats.

    Sur les 70 échantillons prélevés, seuls 35 étaient par ailleurs conservés à la température légale, soit maximum 4 C° et dans quatre cas, la température était supérieure à 8 C° et atteignait même près de 13 C° dans deux cas.

    "Des contrôles réguliers !"

    L'état des lieux n'est pas reluisant mais ne surprend pas Test-Achats qui relève que dans son rapport d'activité 2007, l'Agence Fédérale pour la Sécurité de la Chaîne Alimentaire (AFSCA) avait relevé 10% d'échantillons de poulet contaminés par des salmonelles et 22% des carcasses de poulet par des campylobacters, dans le cadre de ses visites d'abattoirs.

    L'organisation réclame par conséquent "des contrôles réguliers et des sanctions sévères en cas d'infraction, la mise en oeuvre impérative d'une norme européenne pour les campylobacters", ainsi que la mise en place "d'un système de monitoring efficace pour détecter, suivre et immédiatement neutraliser les infections alimentaires".

    http://www.actu24.be/article/societe/la_viande_de_poulet_dans_la_tourmente/206287.aspx

  • Les rejets médicamentaux menacent la biodiversité

    http://www.mutuelleprevoyancesante.fr/lib/picts/medicaments3.jpg

    L'académie nationale de pharmacie vient de lancer un pavé dans la mare en reconnaissant dans un rapport que des substances médicamenteuses se retrouvent à plus ou moins forte concentration dans l'eau.

    Son de cloche identique pour le Laboratoire d'hydrologie et de molysmologie aquatique (LHMA), spécialisé dans l'étude des pollutions et des polluants, à la faculté de pharmacie de Montpellier pour qui le nombre d'analgésiques, d'antidépresseurs, d'anti-inflammatoires et d'oestrogènes présents dans l'eau est alarmant.

    La biodiversité méditerranéenne et les cours d'eaux seraient même déjà touchés par la contamination des rejets médicamenteux.

    Parmi les conséquences possibles sur la faune et flore, la difficulté des poissons à se reproduire sous l'action des oestrorgènes.

    Les scientifiques constatent déjà une féminisation des poissons mâles dans la Seine et le Rhône.

    Reste que pour le moment, aucune étude épidémiologique n'a été menée sur les risques et dangers des médicaments dans le long terme.

    Le Danemark a toutefois montré que la présence de dérivés hormonaux fait partie des facteurs environnementaux contribuant à l'apparition de malformations urogénitales.

    En tout cas, les solutions pour limiter cette pollution demeurent toujours délicates, d'autant que les stations d'épuration ne peuvent éliminer que 70% des composés.

    Voilà pourquoi le Leem a d'ores et déjà mis en place des groupes de travail avec l'ensemble des parties prenantes.

    Objectif ?

    Optimiser le dispositif de collecte et d'élimination des médicaments non utilisés (MNU). Autre idée venue de Suède : la classification des médicaments en fonction de leur impact sur l'environnement.

    http://www.campagnesetenvironnement.fr/les-rejets-medicamentaux-menacent-la-biodiversite-2327.html

  • Acomplia : Sanofi Aventis, l'un des plus grands vivisecteurs mondiaux, doit retirer son médicament du marché, mais persiste et signe

    http://blogsimages.skynet.be/images_v2/000/038/081/20060621/dyn004_original_350_383_pjpeg_38081_84e0c18e83bc5c11808c9efcbd261bb3.JPG

    Sanofi-Aventis suspend la commercialisation de l'Acomplia en UE.

    Le laboratoire français a annoncé que les autorités européennes du médicament ont suspendu l'autorisation de commercialisation de l'anti-obésité Acomplia.

    Les temps sont durs pour le médicament anti-obésité de Sanofi-Aventis : l'Acomplia.

    Après avoir été interdit de commercialisation aux Etats-Unis, au motif qu'il pouvait entraîner une augmentation des pensées suicidaires même chez les patients sans antécédents de dépression, Sanofi-Aventis a annoncé jeudi dans un communiqué la suspension temporaire de l'autorisation de mise sur le marché européen, conformément à la recommandation de l'Agence Européenne du Médicament.

    « La vente est interrompue immédiatement dans toutes les pharmacies des 18 pays de l'Union européenne qui le distribuent », a précisé à l'AFP un porte-parole du numéro quatre mondial de la pharmacie.

    Ce médicament est actuellement commercialisé dans 32 pays, dont 14 hors Union européenne.

    Le groupe n'a pas évoqué les raisons de la suspension « temporaire » de ce médicament autorisé en juin 2006, mais il a en revanche indiqué qu'il n'excluait pas de retirer l'Acomplia du marché mondial.

    « Sanofi-Aventis contacte immédiatement les autorités de santé des pays n'appartenant pas à l'Union Européenne, et dans lesquels le produit est disponible, afin de mettre en place des mesures équivalentes à la recommandation de l'EMEA (autorités européennes de santé, ndlr) », a indiqué le laboratoire dans un communiqué.

    Fin août, l'agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps) avait conclu au risque de trouble dépressif lié à la prise de ce médicament, dans un bilan publié à l'issue de la première année de commercialisation.

    Suite à l'annonce de cette suspension sur le marché de l'Acomplia, le titre Sanofi-Aventis a terminé en hausse limitée de à 0,59% à 44,70 euros alors qu'il gagnait plus de 4% avant cette annonce.

    http://www.lefigaro.fr/societes/2008/10/23/04015-20081023ARTFIG00635-sanofi-aventis-suspend-la-commercialisation-de-l-acomplia-.php