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  • "Lettre à l'éléphant" de Romain Gary (Le Figaro Littéraire, mars 1968)

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    Pour le 30e anniversaire de la mort de l'écrivain, qui s'est suicidé à Paris le 2 décembre 1980, Michèle Scharapan a eu la bonne idée de publier sur son blog sa célèbre "Lettre à l'éléphant".

    Romain Gary était un visionnaire, un homme qui dans ses livres parlait déjà des droits des animaux à une époque où cette question était encore en France largement taboue, voire impensable.

    Rappelons qu'il obtint en 1956 le Goncourt pour Les Racines du ciel, premier roman "écologique" (dans le noble sens du mot) s'il en est, où l'on voit le héros Morel se battre au Tchad pour sauver les éléphants.

    http://florianelia.over-blog.com/article-lettre-a-l-elephant-de-romain-gary-62407227.html

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    Monsieur et cher éléphant,
     
    Vous vous demanderez sans doute en lisant cette lettre ce qui a pu inciter à l’écrire un spécimen zoologique si profondément soucieux de l’avenir de sa propre espèce.

    L’instinct de conservation, tel est, bien sûr ce motif.

    Depuis fort longtemps déjà, j’ai le sentiment que nos destins sont liés.

    En ces jours périlleux "d’équilibre par la terreur", de massacres et de calculs savants sur le nombre d’humains qui survivront à un holocauste nucléaire, il n’est que trop naturel que mes pensées se tournent vers vous.

    À mes yeux, monsieur et cher éléphant, vous représentez à la perfection tout ce qui est aujourd’hui menacé d’extinction au nom du progrès, de l’efficacité, du matérialisme intégral, d’une idéologie ou même de la raison car un certain usage abstrait et inhumain de la raison et de la logique se fait de plus en plus le complice de notre folie meurtrière.

    Il semble évident aujourd’hui que nous nous sommes comportés tout simplement envers d’autres espèces, et la vôtre en particulier, comme nous sommes sur le point de le faire envers nous-mêmes.
     
    C’est dans une chambre d’enfant, il y a près d’un demi-siècle, que nous nous sommes rencontrés pour la première fois.

    Nous avons pendant des années partagé le même lit et je ne m’endormais jamais sans embrasser votre trompe, sans ensuite vous serrer fort dans mes bras jusqu’au jour où ma mère vous emporta en disant, non sans un certain manque de logique, que j’étais désormais un trop grand garçon pour jouer avec un éléphant.

    Il se trouvera sans doute des psychologues pour prétendre que ma "fixation" sur les éléphants remonte à cette pénible séparation, et que mon désir de partager votre compagnie est en fait une forme de nostalgie à l’égard de mon enfance et de mon innocence perdues.

    Et il est bien vrai que vous représentez à mes yeux un symbole de pureté et un rêve naïf, celui d’un monde où l’homme et la bête vivraient pacifiquement ensemble.
     
    Des années plus tard, quelque part au Soudan, nous nous sommes de nouveau rencontrés.

    Je revenais d’une mission de bombardement au-dessus de l’Ethiopie et fis atterrir mon avion en piteux état au sud de Khartoum, sur la rive occidentale du Nil.

    J’ai marché pendant trois jours avant de trouver de l’eau et de boire, ce que j’ai payé ensuite par une typhoïde qui a failli me coûter la vie.

    Vous m’êtes apparu au travers de quelques maigres caroubiers et je me suis d’abord cru victime d’une hallucination.

    Car vous étiez rouge, d’un rouge sombre, de la trompe à la queue, et la vue d’un éléphant rouge en train de ronronner assis sur son postérieur, me fit dresser les cheveux sur la tête.

    Hé oui ! vous ronronniez, j’ai appris depuis lors que ce grondement profond est chez vous un signe de satisfaction, ce qui me laisse supposer que l’écorce de l’arbre que vous mangiez était particulièrement délicieuse.
     
    Il me fallut quelque temps pour comprendre que si vous étiez rouge, c’est parce que vous vous étiez vautré dans la boue, ce qui voulait dire qu’il y avait de l’eau à proximité.

    J’avançai doucement et à ce moment vous vous êtes aperçu de ma présence.

    Vous avez redressé vos oreilles et votre tête parut alors tripler de volume, tandis que votre corps, semblable à une montagne disparaissait derrière cette voilure soudain hissée.

    Entre vous et moi, la distance n’excédait pas vingt mètres, et non seulement je pus voir vos yeux, mais je fus très sensible à votre regard qui m’atteignit si je puis dire, comme un direct à l’estomac.

    Il était trop tard pour songer à fuir.

    Et puis, dans l’état d’épuisement où je me trouvais, la fièvre et la soif l’emportèrent sur ma peur.

    Je renonçai à la lutte.

    Cela m’est arrivé à plusieurs reprises pendant la guerre : je fermais tes yeux, attendant la mort, ce qui m’a valu chaque fois une décoration et une réputation de courage.
     
    Quand j’ouvris de nouveau les yeux, vous dormiez.

    J’imagine que vous ne m’aviez pas vu ou pire vous m’aviez accordé un simple coup d’oeil avant d’être gagné par le sommeil.

    Quoi qu’il en soit, vous étiez là ; la trompe molle, les oreilles affaissées, les paupières abaissées et, je m’en souviens, mes yeux s’emplirent de larmes.

    Je fus saisi du désir presque irrésistible de m’approcher de vous, de presser votre trompe contre moi, de me serrer contre le cuir de votre peau et puis là, bien à l’abri, de m’endormir paisiblement.

    Une impression des plus étranges m’envahit.

    C’était ma mère, je le savais, qui vous avait envoyé.

    Elle s’était enfin laissée fléchir et vous m’étiez restitué.
     
    Je fis un pas dans votre direction, puis un autre...

    Pour un homme aussi profondément épuisé que j’étais en ce moment-là, il se dégageait de votre masse énorme, pareille à un roc, quelque chose d’étrangement rassurant.

    J’étais convaincu que si je parvenais à vous toucher, à vous caresser, à m’appuyer contre vous, vous alliez me communiquer un peu de votre force vitale.

    C’était l’une de ces heures où un homme a besoin de tant d’énergie, de tant de force qu’il lui arrive même de faire appel à Dieu.

    Je n’ai jamais été capable de lever mon regard aussi haut, je me suis toujours arrêté aux éléphants.
     
    J’étais tout près de vous quand je fis un faux pas et tombai.

    C’est alors que la terre trembla sous moi et le boucan le plus effroyable que produiraient mille ânes en train de braire à l’unisson réduisit mon coeur à l’état de sauterelle captive.

    En fait, je hurlais, moi aussi et dans mes rugissements il y avait toute la force terrible d’un bébé de deux mois.

    Aussitôt après, je dus battre sans cesser de glapir de terreur, tous les records des lapins de course.

    Il semblait bel et bien qu’une partie de votre puissance se fût infusée en moi, car jamais homme à demi-mort n’est revenu plus rapidement à la vie pour détaler aussi vite.

    En fait, nous fuyions tous les deux mais en sens contraires.
     
    Nous nous éloignions l’un de l’autre, vous en barrissant, moi en glapissant, et comme j’avais besoin de toute mon énergie, il n’était pas question pour moi de chercher à contrôler tous mes muscles. mais passons là-dessus, si vous le voulez bien.

    Et puis, quoi, un acte de bravoure a parfois de ces petites répercussions physiologiques.

    Après tout, n’avais-je pas fait peur à un éléphant ?
     
    Nous ne nous sommes plus jamais rencontrés et pourtant dans notre existence frustrée, limitée, contrôlée, répertoriée, comprimée, l’écho de votre marche irrésistible, foudroyante, à travers les vastes espaces de l’Afrique, ne cesse de me parvenir et il éveille en moi un besoin confus.

    Il résonne triomphalement comme la fin de la soumission et de la servitude, comme un écho de cette liberté infinie qui hante notre âme depuis qu’elle fut opprimée pour la première fois.
     
    J’espère que vous n’y verrez pas un manque de respect si je vous avoue que votre taille, votre force et votre ardente aspiration à une existence sans entrave vous rendent évidemment tout à fait anachronique.

    Aussi vous considère-t-on comme incompatible avec l’époque actuelle.

    Mais à tous ceux parmi nous qu’éc¦urent nos villes polluées et nos pensées plus polluées encore, votre colossale présence, votre survie, contre vents et marées, agissent comme un message rassurant.

    Tout n’est pas encore perdu, le dernier espoir de liberté ne s’est pas encore complètement évanoui de cette terre, et qui sait ?

    Si nous cessons de détruire les éléphants et les empêchons de disparaître, peut-être réussirons-nous également à protéger notre propre espèce contre nos entreprises d’extermination.
     
    Si l’homme se montre capable de respect envers la vie sous la forme la plus formidable et la plus encombrante - allons, allons, ne secouez pas vos oreilles et ne levez pas votre trompe avec colère, je n’avais pas l’intention de vous froisser - alors demeure une chance pour que la Chine ne soit pas l’annonce de l’avenir qui nous attend, mais pour que l’individu, cet autre monstre préhistorique encombrant et maladroit, parvienne d’une manière ou d’une autre à survivre.
     
    Il y a des années, j’ai rencontré un Français qui s’était consacré, corps et âme, à la sauvegarde de l’éléphant d’Afrique.

    Quelque part, sur la mer verdoyante, houleuse, de ce qui portait alors le nom de territoire du Tchad, sous les étoiles qui semblent toujours briller avec plus d’éclat lorsque la voix d’un homme parvient à s’élever plus haut que sa solitude, il me dit :

    "Les chiens, ce n’est plus suffisant. Les gens ne se sont jamais sentis plus perdus, plus solitaires qu’aujourd’hui, il leur faut de la compagnie, une amitié plus puissante, plus sûre que toutes celles que nous avons connues.
     
    Quelque chose qui puisse réellement tenir le coup. Les chiens, ce n’est plus assez. Ce qu’il nous faut, ce sont les éléphants".

    Et qui sait ?

    Il nous faudra peut-être chercher un compagnonnage infiniment plus important, plus puissant encore...
     
    Je devine presque une lueur ironique dans vos yeux à la lecture de ma lettre.

    Et sans doute dressez-vous les oreilles par méfiance profonde envers toute rumeur qui vient de l’homme.

    Vous a-t-on jamais dit que votre oreille a presque exactement la forme du continent africain ?

    Votre masse grise semblable à un roc possède jusqu’à la couleur et l’aspect de la terre, notre mère.

    Vos cils ont quelque chose d’inconnu qui fait presque penser à ceux d’une fillette, tandis que votre postérieur ressemble à celui d’un chiot monstrueux.
     
    Au cours de milliers d’années, on vous a chassé pour votre viande et. votre ivoire, mais c’est l’homme civilisé qui a eu l’idée de vous tuer pour son plaisir et faire de vous un trophée.

    Tout ce qu’il y a en nous d’effroi, de frustration, de faiblesse et d’incertitude semble trouver quelque réconfort névrotique à tuer la plus puissante de toutes les créatures terrestres.

    Cet acte gratuit nous procure ce genre d’assurance "virile" qui jette une lumière étrange sur la nature de notre virilité.

    Il y a des gens qui, bien sûr, affirment que vous ne servez à rien, que vous ruinez les récoltes dans un pays où sévit la famine, que l’humanité a déjà assez de problèmes de survie dont elle doit s’occuper sans aller encore se charger de celui des éléphants.

    En fait, ils soutiennent que vous êtes un luxe que nous ne pouvons plus nous permettre.
     
    C’est exactement le genre d’ arguments qu’utilisent les régimes totalitaires, de Staline à Mao, en passant par Hitler, pour démontrer qu’une société vraiment rationnelle ne peut se permettre le luxe de la liberté individuelle.
     
     
    Les droits de l’homme sont, eux aussi, des espèces d’éléphants.

    Le droit d’être d’un avis contraire, de penser librement, le droit de résister au pouvoir et de le contester, ce sont là des valeurs qu’on peut très facilement juguler et réprimer au nom du rendement, de l’efficacité, des "intérêts supérieurs" et du rationalisme intégral.

    Dans un camp de concentration en Allemagne, au cours de la dernière guerre mondiale, vous avez joués, monsieur et cher éléphant, un rôle de sauveteur.
     
    Bouclés derrière les barbelés, mes amis pensaient aux troupeaux d’éléphants qui parcouraient avec un bruit de tonnerre les plaines sans fin de l’Afrique et l’image de cette liberté vivante et irrésistible aida ces concentrationnaires à survivre.

    Si le monde ne peut plus s’offrir le luxe de cette beauté naturelle, c’est qu’il ne tardera pas à succomber à sa propre laideur et qu’elle le détruira.

    Pour moi, je sens profondément que le sort de l’homme, et sa dignité, sont en jeu chaque fois que nos splendeurs naturelles, océans, forêts ou éléphants, sont menacées de destruction.
     
    Demeurer humain semble parfois une tâche presque accablante ; et pourtant, il nous faut prendre sur nos épaules an cours de notre marche éreintante vers l’inconnu un poids supplémentaire : celui des éléphants.

    Il n’est pas douteux qu’au nom d’un rationalisme absolu il faudrait vous détruire, afin de nous permettre d’occuper toute la place sur cette planète surpeuplée.

    Il n’est pas douteux non plus que votre disparition signifiera le commencement d’un monde entièrement fait pour l’homme.
     
    Mais laissez-moi vous dire ceci, mon vieil ami : dans un monde entièrement fait pour l’homme, il se pourrait bien qu’il n’y eût pas non plus place pour l’homme.

    Tout ce qui restera de nous, ce seront des robots.

    Nous ne réussirons jamais à faire de nous entièrement notre propre oeuvre.

    Nous sommes condamnés pour toujours à dépendre d’un mystère que ni la logique ni l’imagination ne peuvent pénétrer et votre présence parmi nous évoque une puissance créatrice dont on ne peut rendre compte en des termes scientifiques ou rationnels, mais seulement en termes où entrent teneur, espoir et nostalgie.

    Vous êtes notre dernière innocence.
     
    Je ne sais que trop bien qu’en prenant votre parti - mais n’est-ce pas tout simplement le mien ? - je serai immanquablement qualifié de conservateur, voire de réactionnaire, "monstre" appartenant à une autre évoque préhistorique : celle du libéralisme.

    J’accepte volontiers cette étiquette en un temps où le nouveau maître à penser de la jeunesse française, le philosophe Michel Foucault, annonce que ce n’est pas seulement Dieu qui est mort disparu à jamais, mais l’Homme lui-même, l’Homme et l’Humanisme.
     
     C’est ainsi, monsieur et cher éléphant, que nous nous trouvons, vous et moi, sur le même bateau, poussé vers l’oubli par le même vent puissant du rationalisme absolu.

    Dans une société, vraiment matérialiste et réaliste, poètes, écrivains, artistes, rêveurs et éléphants ne sont plus que des gêneurs.
     
    Je me souviens d’une vieille mélopée que chantaient des piroguiers du fleuve Chari en Afrique centrale.

    "Nous tuerons le grand éléphant
     
    Nous mangerons le grand éléphant
     
    Nous entrerons dans son ventre
     
    Mangerons son coeur et son foie..."
     
    (..) Croyez-moi votre ami bien dévoué.
     
    Romain Gary

  • La mort cachée, dévoilée par Tommaso Ausili

    La mort cachée, dévoilée par Tommaso Ausili

    The Hidden Death ©Tommaso Ausili courtesy of Sony World Photography Awards 2010

    Le photographe italien Tommaso Ausili remporte le prestigieux Iris d'Or des Sony World Photography Awards 2010.

    Ses photos, poignantes, rappellent quel sort cruel nous réservons aux animaux.

    Liens utiles :

    http://bfox.wordpress.com/2010/02/12/tommaso-ausili-slaughterhouse-world-press-photo-2010
    www.charliehebdo.fr/node/430

    www.tommasoausili.com

    http://www.droitsdesanimaux.net/actualites.php

  • Exposition « Avec les animaux » : respectons-les

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    Pour la première fois à Paris, jusqu’au 23 avril, une exposition est consacrée à la lutte anti-corrida.

    L’occasion de réfléchir sur la relation entre l’animal, l’enfant et l’éducation via des peintures et des ouvrages.

    Elle propose aussi une pétition contre l’embrigadement des enfants apprentis toreros.

    L’occasion pour Néoplanète de poser quelques questions à Thierry Hely, l’un des organisateurs de cette manifestation et également membre de la FLAC…

    La bravoure du matador : argument non recevable selon les anti-corrida

    Des taureaux drogués avant d’entrer dans l’arène, sujet tabou par excellence !

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    Une des toiles de Thierry Hély
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    Une peinture contre la Corrida : Conversion
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    L'arbre devis de Tony Quimbel, en exposition à Paris

    Plus d’informations :

    Exposition « Avec les animaux » respectons les !

    6, rue Emile Gilbert

    75012 Paris

    Métro Gare de Lyon

    ***

    Le site de la flac-anticorrida

    Le site de Animavie

    http://www.neo-planete.com/2010/04/14/les-anti-corrida-exposent/

  • Florilège

    http://www.montsdeflandre.fr/var/montsdeflandre/storage/images/mediatheque/images/edifies/musees/musee-marguerite-yourcenar-3/97779-1-fre-FR/Musee-Marguerite-Yourcenar-3_lightbox.jpg

    Marguerite Yourcenar

    01. BACON
    Francis Bacon - 1561-1626 :
    Philosophe et Chancelier d'Angleterre.
    - "Si vous étiez convaincus qu'en donnant de la viande à vos enfants, vous leur communiquiez tous les vices, vous arrêteriez cette main malfaisante, et vous aimeriez mieux qu'elle se desséchât, plutôt que de lui faire exécuter un tel acte."

    02. BOSSUET
    Jacques Bénigne Bossuet - 1627-1704 :
    Orateur et écrivain français, théologien, Evêque de Meaux.
    - "Comme dernière conséquence du meurtre des animaux, le sang humain, abruti, ne peut plus s'élever aux choses intellectuelles."

    03. BUSCH
    Wilhelm Busch - 1832-1908 :
    Poète et dessinateur allemand [père de la Bande Dessinée].
    - "Une véritable civilisation humaine existera non seulement quand il n’y aura plus de cannibales, mais lorsque toute forme de consommation de viande sera considérée comme du cannibalisme."

    04. BUTLER
    Samuel Butler - 1835-1902 :
    Romancier et essayiste britannique. Fils d'ecclésiastique, révolté par l'hypocrisie de ses contemporains.
    - "L'homme est le seul animal qui peut être l'ami de ses victimes jusqu'à ce qu'il les dévore."

    05. CONFUCIUS
    Confucius - 551 à 479 avant J-C :
    Philosophe chinois, fondateur du Confucianisme. A été l’un des plus influents penseurs de l’Histoire chinoise.
    - "Quiconque a entendu les cris d'un animal qu'on tue ne peut plus jamais manger de sa chair."
    - "Les céréales doivent représenter la partie principale de la nourriture.
    - "Ne faites pas à autrui ce que vous ne voulez pas qu'on vous fasse".

    06. CUVIER
    Georges Cuvier - 1769-1832 :
    Naturaliste français, anatomiste et géologue, secrétaire de l'Académie des Sciences et chancelier de l'Université, professeur au Muséum National d'Histoire Naturelle.
    - "L'anatomie comparée nous enseigne qu'en toute chose, l'homme ressemble aux animaux frugivores et en rien aux carnivores."
    - "Ce n’est qu’en déguisant la chair morte rendue plus tendre par des préparatifs culinaires qu’elle est susceptible d’être mastiquée et digérée par l’humain chez qui, de la sorte, la vue des viandes crues et saignantes, n’excite pas l’horreur et le dégoût."
    - "La nourriture naturelle de l’humain, au regard de sa structure, devrait consister en fruits, racines et légumes."
    - "L’humain apparaît organisé pour se nourrir de fruits, racines, et des parties succulentes des légumes. Ses mâchoires courtes, de force moyenne, ses canines de même longueur que ses autres dents, et ses molaires tubéreuses ne lui permettent pas de mâcher de l’herbe ou de dévorer de la viande sans préparer ces nourritures en les cuisant. Ses organes sont formés en accord avec la disposition de ses dents. Son estomac est simple et son conduit intestinal est de longueur moyenne et très bien ancré à son gros intestin.".

    07. DARWIN
    Charles Darwin - 1800-1882 :
    Naturaliste britannique. Auteur de "De l’Origine des Espèces au moyen de la Sélection Naturelle", 1859.
    - "Il est évident que la nourriture normale de l'homme est végétale..."
    - "L'amour pour toutes les créatures vivantes est le plus noble attribut de l'homme."
    - "La classification des formes, des fonctions organiques et des régimes a montré d’une façon évidente que la nourriture normale de l’humain est végétale comme celle des anthropoïdes et des singes, que nos canines sont moins développées que les leurs, et que nous ne sommes pas destinés à entrer en compétition avec les bêtes sauvages ou les animaux carnivores."
    - "Nous avons vu que les sens et les intuitions, les différentes émotions et facultés, comme l’amour et la mémoire, l’attention et la curiosité, l’imitation, la raison, etc, dont l’humain se vante, peuvent être trouvées à l’état naissant ou même pleinement développées, chez les animaux inférieurs. Les animaux, dont nous avons fait nos esclaves et que nous ne voulons pas considérer comme nos égaux."

    08. DIEU
    Dieu - 0-0 :
    - "Dieu a dit : Si je mangeais, je mangerais du raisin et du pain".
    [Proverbe arabe] ;o)

    09. EDISON
    Thomas Edison - 1847-1931 :
    Ingénieur américain, inventeur de l’ampoule électrique et du cinéma.
    - "Je suis végétarien et anti-alcoolique : ainsi je peux faire un meilleur usage de mon cerveau."

    10. EINSTEIN
    Albert Einstein - 1879-1955 :
    Physicien allemand, Prix Nobel en 1922, père de la Théorie de la Relativité
    - "Rien ne pourra être plus bénéfique à la santé humaine ni accroître les chances de survie de la vie sur la Terre, qu'une évolution vers un régime végétarien."
    - "L’effet physique qu’exercerait un mode de vie végétarien sur le tempérament humain aurait une influence extrêmement positive sur l’humanité."
    - "Je pense que les transformations et les effets purificateurs d'un régime végétarien sur l'homme sont très bénéfiques à l'espèce humaine. Par conséquent, en choisissant le végétarisme, on sera à la fois heureux et paisible."

    11. EMERSON
    Ralph W. Emerson - 1803-1882 :
    Ecrivain essayiste, philosophe et poète américain.
    - "Vous venez juste de déjeuner et aussi soigneusement que l’abattoir puisse être caché, à une distance de quelques ou plusieurs miles : vous êtes complice ! "

    12. EMPEDOCLE
    Empedocle - 490-430 avant JC :
    Philosophe grec.
    - "Répandre le sang et dévorer les membres des animaux auxquels la vie a été violemment retirée est honteux."

    13. GANDHI
    Mahatma Gandhi [Mohandas Karamchand Gandhi] - 1869-1948 :
    L'un des pères-fondateurs de l'Inde moderne et défenseur de la non-violence comme moyen révolutionnaire.
    - "La grandeur d'une nation et son avancement moral peuvent être appréciés par la façon dont elle traite les animaux."
    - "Je crois que le progrès spirituel exige de nous que nous cessions de tuer les autres êtres vivants pour nos besoins corporels."

    14. von GÖRRES
    Joseph von Görres - 1776-1848 :
    Ecrivain allemand.
    - "Celui qui veut dépasser la vie ordinaire, évitera la nourriture sanglante et ne choisira pas la mort comme maître du repas..."

    15. von HUMBOLDT
    Alexander von Humboldt - 1769-1859 :
    Naturaliste et géographe allemand, explorateur et géographe. Considéré comme étant le fondateur de la Climatologie et de la Biogéographie de la planète et des océans.
    - "Se nourrir des animaux n’est pas loin de l’anthropophagie et du cannibalisme."
    - "La cruauté à l’égard des animaux n’est conciliable ni avec une véritable humanité instruite, ni avec une véritable érudition. C’est un des vices les plus caractéristiques d’un peuple ignoble et brutal. Aujourd’hui, pratiquement tous les peuples sont plus ou moins barbares envers les animaux. Il est faux et grotesque de souligner à chaque occasion leur apparent haut degré de civilisation, alors que chaque jour ils tolèrent avec indifférence les cruautés les plus infâmes perpétrées contre des millions de victimes sans défense."
    - "La même superficie de terre utilisée pour paître et nourrir du bétail pour produire la viande pour alimenter 1 personne, pourrait nourrir 10 personnes avec des végétaux ; si de plus nous la cultivions avec des lentilles, haricots en grains, ou petits pois, elle pourrait nourrir une centaine de personnes..."

    16. JEAN-PAUL
    Jean-Paul Friedrich Richter, dit "Jean-Paul" - 1763-1825 :
    Ecrivain allemand.
    - "Ô Combien faut-il d’heures de martyr aux animaux pour donner à l’homme une seule minute de plaisir pour son palais ! "

    17. KAFKA
    Franz Kafka - 1883-1924 :
    Ecrivain tchèque d'expression allemande.
    - "Maintenant je peux vous observer en paix : je ne vous mange plus."
    (regardant des poissons dans un aquarium).

    18. de LAMARTINE
    Alphonse de Lamartine -1790-1869 :
    Poète et homme politique français.
    - "Ma mère croyait, et je le crois aussi, que cette nourriture [carnée], plus succulente et plus énergétique en apparence, contient en soi des principes irritants et putrides qui agitent le sang et abrègent les jours de l'homme ... Elle ne me laissa jamais manger de la viande avant l'âge où je fus jeté dans la vie pêle-mêle des Collèges. ... Je ne vécus donc, jusqu'à douze ans, que de pain, de laitages, de légumes et de fruits. Ma santé n'en fut pas moins forte, mon développement pas moins rapide [...]"

    19. MICHELET
    Jules Michelet - 1798-1874 :
    Historien et philosophe français.
    - "Vie animale, sombre mystère. Toute la nature proteste contre la barbarie de l'homme qui ne comprend pas, qui humilie et qui torture ses frères inférieurs."
    - "Le régime végétarien ne contribue pas pour peu de chose à la pureté de l'âme."
    - "Spectacle étrange de voir une mère donner à sa fille, qu'hier encore elle allaitait, cette grossière alimentation de viandes sanglantes."

    20. NIETZSCHE
    Friedrich Nietzsche - 1844-1900 :
    Philosophe allemand.
    - "Toute la philosophie antique était orientée sur la simplicité de la vie et enseignait une certaine sobriété. De ce point de vue, le peu de végétariens par philosophie ont fait plus pour l’humanité que tous les philosophes modernes et tant que ces derniers n’auront pas le courage de chercher un mode de vie totalement différent et de l’indiquer comme exemple, ils ne porteront aucun fruit."

    21. ORAZIO
    Orazio - 65-08 avant JC :
    Poète latin.
    - "Aies le courage d’être sage ! Arrête de tuer les animaux ! Celui qui repousse le moment d’une vie droite est comme le paysan qui attend que le fleuve soit asséché pour le traverser."

    22. OWEN
    Richard Owen - 1804-1892 :
    Naturaliste anglais. Etudia avec le Français Georges Cuvier l’Anatomie et la Physiologie comparée. Auteur de : "Cours d’Anatomie Comparée" et "Paléontologie et Physiologie des Vertébrés".
    -"Les anthropoïdes et tous les quadrumanes dérivent leur alimentation des fruits, graines et autres succulentes substances végétales ; et la stricte analogie entre la structure de ces animaux et celle de l’humain démontre clairement leur frugivorisme naturel.".
    -"Les singes dont la dentition est à peu près égale à celle de l’humain vivent principalement de fruits, de noix et d’autres variétés similaires de texture savoureuse et de valeur nutritive élaborée par le règne végétal.
    La profonde similitude entre la dentition des quadrumanes et celles des humains démontre que l’humain était à son origine adapté à manger les fruits des arbres."

    23. PITMAN
    Sir Isaac Pitman - 1813-1897 :
    Inventeur de la sténographie anglaise.
    - "je ne pourrais tuer ni un boeuf ni une poule et surtout pas un agneau ; si moi-même je ne peux pas faire ces choses-là sans blesser mes bons sentiments, je me refuse aussi de les faire faire par d’autres personnes, blessant ainsi leurs sentiments. Cela suffit à m’induire à accepter un régime privé de viande."

    24. PLATON
    Platon - 427-348/347(?) avant JC :
    Disciple de Socrate.
    - Dans son livre "La République", Platon cite Socrate qui recommande le végétarisme : "Ce régime permettrait à une nation d'utiliser intelligemment ses ressources agricoles."

    25. PLUTARQUE
    Plutarque - 50-125 :
    Biographe et Moraliste grec de l'Antiquité.
    - "Juste pour le plaisir de quelques pauvres bouchées de chair, nous privons une âme du soleil et de la lumière, et de la vie et du temps qui lui revenaient, et dont elle était née en ce monde pour jouir."

    26. PORPHYRE
    Porphyre - 233-304 :
    Philosophe grec de l'Antiquité.
    - "Par conséquent, si les famines et les guerres ont également conduit les hommes à manger les autres êtres vivants, il ne faut pas pour autant admettre cette pratique par plaisir, puisqu'aussi bien nous n'avons pas accepté l'anthropophagie."

    27. PYTHAGORE
    Pythagore - 570-480(?) avant JC :
    Mathématicien et philosophe grec de l'Antiquité.
    - "Aussi longtemps que les hommes massacreront des animaux, ils se tueront entre eux. En effet, celui qui sème les graines du meurtre et de la souffrance ne peut pas récolter la joie et l'amour."
    - "La terre donne des richesses en abondance et de la nourriture pacifique. Elle nous offre des repas qui ne sont tachés ni de sang ni d’assassinat. "

    28. RAY
    John Ray - 1628-1704
    Botaniste anglais, l'un des plus éminents naturalistes de son temps :
    - "En aucune façon, l'homme n'a la constitution d'un carnivore. Chasse et voracité ne lui sont pas naturelles. L'homme n'a ni les dents acérées ni les griffes pour tuer et déchiqueter sa proie. Au contraire, ses mains sont faites pour cueillir des fruits, des baies et des légumes, et ses dents sont appropriées pour les mâcher.
    - "Tout ce dont nous avons besoin pour nous nourrir, nous restaurer et nous régaler est abondamment pourvu dans le magasin inépuisable de la Nature. Quelle vision agréable, plaisante et innocente qu' une table frugalement servie, et quelle différence avec un repas composé de chair animale fumante et massacrée. En résumé, nos vergers offrent tous les délices imaginables, tandis que les abattoirs et les boucheries sont pleins de sang coagulé, et d'une abominable puanteur.

    29. ROBBINS
    John Robbins - 1947-.... :
    Ecrivain américain, auteur de "The Food Revolution" et du best-seller "Diet for a New America" (traduit en français sous le titre : "Se nourrir sans faire souffrir")
    - "J'ai récolté des choux et cueilli des carottes et j'ai aussi visité des abattoirs : ces expériences ne peuvent pas se comparer".
    - "Nul besoin de se priver : il s'agit seulement de mieux comprendre comment manger de la façon la plus saine, la plus agréable, la plus nourrissante d'une part, et la plus économique, la plus généreuse, la moins polluante d'autre part. [...] La vie dans son ensemble en bénéficierait : vous, le genre humain, les animaux, les forêts, les rivières, le sol, les océans, et l'atmosphère terrestre."

    30. ROSEGGER
    Peter Rosegger - 1843-1918 :
    Ecrivain autrichien.
    - "L’animal a un cœur qui perçoit, comme toi. L’animal éprouve joie et douleur, comme toi. L’animal a ses propres aspirations, comme toi.
    L’animal a le droit de vivre, comme toi !"

    31. ROUSSEAU
    Jean-Jacques Rousseau - 1712-1778 :
    Ecrivain, philosophe et pédagogue français.
    - "En effet, indépendamment des explications que l’on peut donner, ceux [les enfants] qui mangent beaucoup de viande sont en général plus cruels et plus sauvages que les autres."

    32. von SACHSEN
    Prince Max von Sachsen - 1870-1951 :
    Professeur de théologie catholique.
    - "Nous ne devons pas chercher à trouver une forme plus modérée d’abattre, mais bien son abolition totale. Plus on cherche à rendre "humain" l’abattoir, plus se renforce la cause de l’abattage en elle-même. Nous ne pourrons rejoindre une position véritablement cohérente de la protection des animaux qu’au moment où l’humanité se sera décidée de cesser de tuer et de manger les animaux."

    33. SAND
    George Sand - 1804–1876 :
    Aurore Dupin, baronne Dudevant, dite "george Sand", écrivain et femme de lettres française.
    - "Ce sera un grand progrès dans l’évolution de la race humaine quand nous mangerons des fruits et que les carnivores disparaîtront de la Terre. Tout sera faisable sur cette Terre à partir du moment où nous viendrons à bout des repas de viande et des guerres."

    34. SCHWEITZER
    Albert Schweitzer - 1875-1965 :
    Médecin missionnaire, philosophe et théologien alsacien. Prix Nobel de la Paix 1953.
    - "Rendre honneur à la Vie signifie éprouver de l’opprobre pour le fait de tuer."
    - "Chaque fois qu’un animal est contraint à servir l’homme, les souffrances qu’il subit nous regardent tous. Je suis convaincu que nous devrions nous impliquer pour épargner les animaux, renoncer totalement à la consommation de viande et parler aussi contre cela. C’est ce que je fais."
    - "Jusqu'à ce qu'il étende le cercle de sa compassion à toutes les créatures vivantes, l'homme lui-même ne trouvera pas la paix."

    35. SCHOPENHAUER
    Arthur Schopenhauer - 1788-1869 :
    Philosophe allemand.
    - "Le monde n’est pas une chose et les animaux ne sont pas des produits pour notre usage et notre consommation. Plus que la miséricorde, nous devons aux animaux la justice."
    - "Une personne cruelle envers les animaux ne peut pas être bonne."

    36. SHAW
    George Bernard Shaw - 1856-1950 :
    Dramaturge irlandais, Prix Nobel de Littérature 1925.
    - "J'étais un cannibale. C'est Shelley qui le premier m'ouvrit les yeux
    sur la sauvagerie de mon alimentation."
    - "Tant que nous sommes nous-mêmes les tombeaux vivants d'animaux assassinés, comment pouvons-nous espérer des conditions de vie idéales sur cette Terre ?"
    - "Les animaux sont mes amis et je ne mange pas mes amis"
    - "L’espérance de vie d’un mangeur de viande est de 63 ans. Je me rapproche de 85 et je travaille toujours autant qu’avant. J’ai vécu assez longtemps et j’essaye de mourir, mais je n’y arrive tout simplement pas. Une seule tranche de boeuf en finirait avec moi mais je ne peux me convaincre d’en avaler une. Je suis épouvanté à l’idée de vivre pour toujours. C’est le seul désavantage d’une alimentation végétarienne."

    37. SHELLEY
    Percy Bysshe Shelley - 1792-1822 :
    Poète anglais, figure emblématique du Mouvement Romantique.
    - "Ce n'est qu'en estompant et déguisant l'aspect de la chair morte par des préparations culinaires qu'on peut la rendre susceptible d'être mangée ou digérée et que l'horreur brute de la vision du sang ne provoque pas une répugnance et un dégoût intolérable."

    38. SINGER
    Isaac Bashevis Singer - 1904-1991 :
    Ecrivain polonais, naturalisé américain, Prix Nobel de Littérature 1978.
    - "On affirme souvent que les hommes ont toujours mangé de la viande, comme si c’était une justification pour continuer à le faire. Selon la même logique, nous ne devrions pas chercher à empêcher un homme d’en tuer un autre étant donné que cela aussi a toujours été."
    - "Nous sommes tous des créatures de Dieu ; il n’est pas conciliable d’invoquer Grâce et Justice et de continuer à manger la viande des animaux qui ont été abattus par notre faute."

    39. SOCRATE
    Socrate - 470-399 avant JC :
    Philosophe grec de l'Antiquité.
    - Socrate était végétarien et ne portait jamais de cuir ou de fourrure animale. Tout comme Pythagore, il soutenait que l’habitude de manger de la chair animale poussait les humains à la violence et aux guerres.

    40. TAGORE
    Rabindranath Tagore - 1861-1941 :
    Ecrivain indien, prix Nobel de Littérature 1913.
    - "Nous n’arrivons à avaler de la viande que parce que nous ne réfléchissons pas à la cruauté et au péché que nous commettons. Mais, une fois notre pitié éveillée, si nous persistons à tordre le cou à nos sentiments juste pour ne pas nous démarquer de ceux qui font de la Vie leur proie, c’est une offense à tout ce qu’il y a de bon en nous."

    41. TESLA
    Nikola Tesla - 1856-1943 :
    Physicien et électronicien croate.
    - "Beaucoup de peuples qui s’alimentent presque exclusivement de légumes montrent des conditions physiques parfaites et sont très forts."

    42. THOREAU
    Henry David Thoreau - 1817-1862 :
    Ecrivain américain.
    - "Il n'y a aucun doute pour moi qu'il entre dans le destin de l'humanité, parce qu'elle se perfectionne progressivement, de cesser un jour de manger des animaux."

    43. TOLSTOÏ
    Léon Tolstoï - 1828-1910 :
    Humaniste et poète russe.
    - "Si quelqu'un aspire à une vie vertueuse, son premier acte doit être de s'abstenir de faire du mal aux animaux".
    - "De tuer les animaux à tuer les hommes il n’y a qu’un pas, tout comme de faire souffrir les animaux à faire souffrir les hommes."
    - "Tant qu’il y aura des abattoirs, il y aura aussi des champs de batailles."
    - "L’homme peut vivre et rester en bonne santé sans avoir besoin de tuer des animaux pour s’alimenter. Par conséquent, se nourrir de viande rend co-responsable de l’assassinat d’animaux perpétré juste pour satisfaire notre palais. Agir de cette façon est immoral. C’est un fait tellement simple et il n’est sans doute pas possible de ne pas être d’accord."
    - "Si l’homme cherche sérieusement et honnêtement la voie de la morale, la première chose qu’il doit abandonner est la consommation de viande."
    - "Le végétarisme vaut comme critère de base avec lequel nous pouvons reconnaître si l’homme aspire sérieusement à une perfection morale. La nourriture carnée est un résidu primitif ; le passage à une alimentation végétarienne est la première manifestation de l’instruction."

    44. de VINCI
    Léonard de Vinci - 1452-1519 :
    Peintre, sculpteur, ingénieur et architecte, artiste italien dont le génie est universellement reconnu.
    - "J'ai rejeté la viande depuis très tôt dans mon enfance et le temps viendra où les hommes, comme moi, regarderont le meurtre des animaux comme ils regardent maintenant le meurtre de leurs semblables."
    - "Tu as défini l’homme comme le Roi des Animaux ; moi par contre, je dirai que l’homme est le roi des fauves féroces parmi lesquels tu es le plus grand. N’as-tu pas effectivement tué et mangé les animaux pour satisfaire les plaisirs de ton palais, te transformant toi-même en tombe pour tous ces animaux ? La nature ne produit-elle pas de la nourriture végétale en quantité suffisante pour te rassasier ? "

    45. VOLTAIRE
    François Marie Arouet, dit "Voltaire" - 1694-1778 :
    Philosophe et écrivain français.
    - "Il est certain que ce terrible bain de sang continuellement perpétré dans nos abattoirs et dans nos cuisines ne nous apparaît plus comme un crime ; au contraire, nous considérons ces abominations, qui souvent s’accompagnent d’une odeur pestilentielle, comme une bénédiction du Seigneur et dans nos prières nous le remercions pour les créatures que nous avons tuées."
    - "Mais existe-t-il quelque chose de plus abominable que de se nourrir continuellement de viande de cadavres ?"

    46. WAGNER
    Richard Wagner - 1813-1883 :
    Compositeur allemand.
    - "Comme la vue d’un taureau sacrifié aux dieux était devenue pour nous un opprobre, nous avons caché le bain de sang quotidien dans des abattoirs lavés à l’eau de l’attention de tous ceux qui se repaissent de morceaux de cadavres d'animaux domestiques préparés pour qu’ils ne soient pas reconnaissables."

    47. WEITZEL
    Günther Weitzel - 1915-1984 :
    Chimiste allemand.
    - "La conscience chrétienne ne peut tolérer que le cinquième Commandement "Tu ne tueras point" exclurait les animaux d’abattoir. Qui a visité un abattoir est plus ou moins choqué ou dégoûté. Presque tous en arrivent à reconnaître que tuer de façon si bestiale les animaux, qui ont été élevés et engraissés pour ensuite être mangés, n’est pas digne de l’humanité moderne".

    48. YOURCENAR
    Marguerite Yourcenar - 1903-1987 :
    Ecrivain, femme de lettres, nationalités française et américaine. Première femme élue à l'Académie Française en 1980.
    - "Tout comme Zénon, il me déplaît de "digérer des agonies"."

  • Corrida : l’alinéa de trop, la souffrance des taureaux (Michèle Scharapan pour Charlie Hebdo)

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    Dans notre pays, les actes de cruauté infligés aux animaux sont punis par l’article 521-1 du Code pénal.

    Leurs tortionnaires, considérés à juste titre comme de vulgaires délinquants sur l’ensemble de notre territoire, risquent une amende de 30 000 euros et deux ans d’emprisonnement.

    Elle est très bien, cette loi.

    Sauf qu’il suffit d’un alinéa, aujourd’hui le 7 (anciennement 3, puis 5), à cet article pour autoriser, en toute légalité, la corrida sur une petite partie du sud de la France.

    La barbarie tauromachique, c’est la pratique de sévices graves, sous couvert de « tradition locale », sur des bêtes magnifiques, les taureaux, que toreros et aficionados prétendent « aimer », dans des « spectacles » indignes de notre XXIe siècle.

    C’est également, pour prétendre justifier la torture d’un herbivore à l’arme blanche, oser l’élever sur un plan culturel et artistique.

    Pour le grand professeur Albert Jacquard, abolir cette infamie, c’est aller vers une humanité meilleure.

    Michèle Scharapan, pianiste soliste, interprète de Schubert et Beethoven et grande militante de la protection animale, démontre superbement que donner la mort ne peut en aucun cas s’apparenter à de l’« Art ».

    Elle est interviewée par Florence Burgat, philosophe, directrice de recherche à l’INRA (Institut national de la recherche agronomique), pour le numéro 2 de la RSDA (Revue semestrielle de droit animalier), dirigée par Jean-Pierre Marguénaud, professeur de droit privé à la faculté de droit et des sciences économiques de Limoges.

    Michèle fait partie des neuf « Copains » de « La Puce », que vous pouvez consulter sur ce site : il suffit de cliquer et d’écouter…

    • Si vous souhaitez participer à la lutte pour l’abolition de la corrida, qui interdira simultanément les combats de coqs, autorisés par ce même alinéa 7, vous trouverez toutes les infos nécessaires sur le site suivant:


    www.anticorrida.com, tél. : 06 75 90 11 93, 06 08 30 80 30.
    CRAC Europe, Comité radicalement anticorrida pour la protection de l’enfance.

    • Photos: un grand merci à mon ami Jérôme Lescure, www.minotaurefilms.com, où vous pourrez commander le DVD
    Alinéa 3,
    20 minutes, le temps d’une corrida. De terribles images, tournées dans plusieurs arènes françaises.

    Luce Lapin
    28 février 2010

     

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    La corrida déguisée en Art

    RSDA : Michèle Scharapan, vous êtes musicienne. Pourriez-vous nous parler de votre rencontre avec la musique ?

    Michèle Scharapan : J’ai enseigné la musique de chambre au Conservatoire national supérieur de musique de Lyon et je suis par ailleurs concertiste.

    Ma rencontre avec la musique est le fait du hasard.

    Un jour, alors que je rentrais de l’école, une de nos voisines qui habitait au-dessous de chez nous m’a demandé si je voulais apprendre le piano.

    J’avais six ans.

    Je lui ai dit oui comme j’aurais pu lui dire non.

    J’ai su que j’aimais la musique, parce que durant deux ans elle m’a fait travailler le même morceau !

    Je m’en souviens, c’était le premier mouvement de la sonate dite « facile » de Mozart.

    Jusqu’à l’âge de dix-huit ans, j’ai joué du piano avec passion, seule ou avec d’autres musiciens, en particulier des violoncellistes, mais sans véritablement réaliser ce que la musique pouvait exprimer.

    Après mes études au Conservatoire national supérieur de musique de Paris, je suis partie en Toscane pour parfaire ma formation.

    C’est là, dans cet univers où l’art était partout et grâce à la rencontre inoubliable avec cet immense musicien qu’était Sergio Lorenzi, que j’ai pris conscience de ce qu’était réellement la musique.

    Mes quatre années à Venise n’ont fait qu’approfondir ma perception de ce qu’est l’art.

    Vous qui êtes musicienne, comment définissez-vous l’art ?

    Leonardo da Vinci a écrit : « L’art est une chose mentale. »

    Cela veut dire que l’art n’est pas une partie de la réalité, qu’il ne peut y descendre et s’approprier directement certains de ses aspects.

    Il ne se confond pas avec elle.

    L’art ne présente pas, il représente.

    J’emploie le terme «réalité» au sens de trivialité, car il ne s’agit bien entendu pas de faire de l’art quelque chose d’irréel.

    Disons qu’il est un point de vue sur la réalité.

    Ce point de vue n’est pas n’importe lequel : l’artiste est celui qui a la puissance de nous faire voir, sentir ou entendre ce qui échappe la plupart du temps à notre perception et à notre compréhension des choses.

    L’art transforme notre perception de la réalité et donne une visibilité à ce qui n’en a pas.

    Je ressens particulièrement cela lorsque j’interprète une œuvre : je tente de la faire exister au travers de ma sensibilité.

    On donne vie à quelque chose d’ineffable, d’impalpable.

    L’art n’est pas au service d’une réalité, c’est une rencontre singulière entre ce que l’on crée et soi-même.

    C’est un rapport privé entre soi et quelque chose.

    Je songe à cet écrivain qui a parlé du monde entier sans jamais avoir voyagé lui-même.

    Si j’insiste sur ce point, c’est pour bien marquer la rupture entre deux plans : le plan de l’art, qui est celui de la représentation, de la sublimation, de l’interprétation, et celui de la réalité qui est celui de la trivialité, des choses qui arrivent.

    Il est courant d’entendre dire que la tauromachie est un art. Qu’en pensez-vous ?

    Je repartirai de ces deux plans qu’il faut selon moi absolument distinguer sous peine de perdre le propre de l’art : la réalité, d’une part, le regard interprétatif porté sur elle, d’autre part.

    Or, il me semble clair que le discours apologétique de la corrida mêle ces deux plans ou, pour le dire plus précisément, utilise la réalité (la corrida elle-même) pour produire un discours qui, en retour, voudrait maquiller cette réalité.

    Le taureau devient le support de toutes sortes de symboles, de telle manière que la réalité de ce qui lui arrive tout au long de ce « combat » disparaît au profit d’une interprétation.

    Mais ici, l’interprétation se fait, à proprement parler, sur le dos du taureau.

    Je pourrais en rester à la critique pure et simple de la violence infligée à l’autre, mais je voudrais essayer de montrer en quoi le recours à l’argument de l’art est à mes yeux irrecevable, compte tenu de ce qu’est l’art.

    Je fais donc une forte distinction entre les productions artistiques qui représentent des crimes, des guerres, des atrocités et ces crimes, ces guerres et ces atrocités eux-mêmes.

    Goya, Picasso, parmi les peintres, plusieurs grands écrivains, ont glorifié la corrida.

    On est bien sur le plan de l’art, même s’ils ont eux-mêmes assisté à des corridas : ce qu’ils produisent dans leurs œuvres, c’est une représentation, un regard sur cette réalité.

    Ils nous disent quelque chose d’une réalité.

    L’art opère un déplacement.

    On ne peut confondre la réalité et le discours sur la réalité.

    Ce que la corrida met en scène est bel est bien réel : on tue un animal et on déguise en quelque sorte sa mort en proférant un discours de sublimation de cette mise à mort où, de réel, l’animal devient un symbole (la force brute, la bravoure, etc.).

    L’art a ici une fonction de justification, ce qui n’est pas sa fonction.

    Parler d’art tauromachique est un non-sens, pas seulement parce que je n’aime pas la corrida, mais parce qu’il y a dans cette expression une confusion des genres.

    La technique gestuelle parce qu’elle est au service de la mort de l’autre annule la possibilité d’une dimension artistique.

    Le passage à l’acte quitte nécessairement le terrain de l’art.

    Or, la corrida est un passage à l’acte.

    La littérature peut bien parler de la beauté du crime, elle n’est pas le crime en acte.

    Voilà toute la différence.

    Je ne suis donc pas en train de « moraliser » l’art, dont l’éventail des regards sur le réel est, et doit rester, à la fois infini et libre.

    Si selon vous la corrida ne peut relever de l’art, à quoi l’apparenteriez-vous ?

    À première vue, je dirais que la corrida s’apparente au sacrifice.

    Le sacrifice a besoin d’une victime, mais surtout d’une communauté qui assiste au sacrifice, y consent, et se sent fortifiée dans son lien par ce sacrifice.

    J’ajouterais que le sacrifice, par-delà les multiples formes et fonctions qu’il peut prendre dans les sociétés, est un acte gratuit, au sens trivial du terme : il est destiné à plaire à Dieu ou au Diable (je songe aux messes sataniques), et non à alimenter un commerce.

    La corrida me semble à tous égards être un avatar du sacrifice ; non que je fasse l’éloge du sacrifice, mais il me semble important de prendre en compte le caractère lucratif de la corrida.

    Elle rapporte de l’argent : spectacle payant, salaire des toréadors, marché de l’élevage et de la viande de taureau.

    Parler de sacrifice n’est donc possible qu’en un sens très restreint : celui de la mise en scène de la mise à mort et du caractère individualisé de la victime.

    Finalement, elle rappelle tout à fait les combats de gladiateurs, les jeux du cirque.

    Ne rangeons pas la corrida dans la mauvaise catégorie.

    En faire de l’art est une imposture.

    Les aficionados évoquent volontiers une « sublimation de la mort ». Faut-il comprendre que c’est la mort du taureau qui est sublimée dans la corrida ou bien le rapport de l’homme à sa propre mort ?

    Je ne vois pas comment on peut sublimer le rapport qu’on a à sa propre mort en tuant un autre que soi.

    La chose pour moi absolument dominante dans la corrida consiste dans la réalité de ce qui s’y déroule : un homme torture — je parle de torture parce que les blessures sont nombreuses et de plus en plus profondes — et jouit de cette torture.

    Cet état de fait — ce que subissent réellement les animaux — me semble impossible à dépasser ou à nier dans un discours.

    La seule possibilité à mes yeux de sublimer la mort pour en faire un geste artistique serait ou est de donner sa propre mort en spectacle.

    Diriez-vous que la musique a joué un rôle dans votre réflexion sur la condition animale ?

    Oui.

    L’art en général et la musique en particulier.

    La musique a en effet cette particularité de nous faire entrer dans un monde abstrait, qui ne fait pas appel à nos repères habituels, ce qui nous conduit au bord de l’immense mystère qu’elle est.

    Il me semble que c’est cette disposition, cette ouverture qui m’ont permis de me représenter l’autre qu’est l’animal qui, lui non plus, ne fait pas appel à nos repères habituels ; je veux parler essentiellement du langage tel que nous le pratiquons.

    Je crois que cela joue un rôle capital dans leur condition : car si l’animal répondait dans le langage qui est le nôtre, tout serait différent.

    L’homme a tendance à nier tout ce qu’il ne voit pas et tout ce qu’il ne comprend pas.

    Il se tient la plupart du temps dans le déni.

    Pour terminer, j’aimerais citer quelques lignes écrites par Milan Kundera dans L’insoutenable légèreté de l’être, parce qu’elles ont été décisives pour moi.

    « […] la vraie bonté de l’homme ne peut se manifester en toute pureté et en toute liberté qu’à l’égard de ceux qui ne représentent aucune force. Le véritable test moral de l’humanité (le plus radical qui se situe à un niveau si profond qu’il échappe à notre regard), ce sont ses relations avec ceux qui sont à sa merci : les animaux. Et c’est ici que s’est produite la faille fondamentale de l’homme, si fondamentale que toutes les autres en découlent ».

    •RSDA : http://www.unilim.fr/omij/rubriques/index.php?rubrique=42&contenu=5

    Propos recueillis par Florence Burgat

    À LIRE dans «Les Puces» du journal (Charlie Hebdo du 3 mars ). Quick a tranché, et promis de proposer aussi de la viande non halal d’ici à juin. Le maire de Roubaix a retiré sa plainte, tout le monde est calmé. Du moins, presque. En tout cas, pas moi. • Et, dans le «Journal d’un économiste en crise», par Oncle Bernard, le Salon de l’agriculture : « Mais qu’est-ce qu’un travail décent ? Un travail qui ne pollue pas, qui ne souille pas les eaux, et qui ne maltraite pas les animaux. Je me rends compte que c’est beaucoup demander, surtout sur le dernier point : une laitière, c’est une machine à faire du lait, cinq-six ans de boulot, et puis la casse (la boucherie). » Et Bruxelles : « Les “bureaucrates” de Bruxelles. Ne font pas que des bêtises. Ils s’intéressent à la douleur des animaux. Encore un truc de bobo ! Oui, et je t’emmerde. Donc mes copains bureaucrates bobos s’intéressent à la douleur animale. »

    IMPORTANT. Faites connaître le site de Charlie, diffusez autour de vous! S’il existe, c’est grâce au journal. «Les Puces», c’est dans le journal, «La Puce», c’est sur le site. Achetez le journal (tous les mercredis, en kiosques, 2 euros), allez sur le site!


    lucelapin@charliehebdo.fr

    http://www.charliehebdo.fr/la_puce/corrida

  • 16 janvier 2010 à Paris : un beau concert au profit de L214 avec la grande pianiste Michèle Scharapan

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    Faon des Bois VENEZ NOMBREUX !!!

  • Le Havre, 10 décembre 2009 : projection du film "The Cove" par "Vivre Ethique" dans le cadre de la JIDA

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    Projection de The Cove par "Vivre Ethique" au Havre dans le cadre de la JIDA 2009 le 10 décembre.

    http://www.international-campaigns.org/ic/action/programme-actions.htm#lehavre

  • "Le Sang des bêtes", de Georges Franju (1949) : le vrai visage de la viande

    http://i2.ytimg.com/vi/QFAUA8_mfXs/hqdefault.jpg

    Lien de la première partie
    Lien de la deuxième partie

    Deux commentaires d'internautes :

    1) "J'ai vu ce film il y a 4 ans en cours d'esthétique de l'image, et depuis je n'ai plus jamais mangé de viande.

    J'ai regardé Diet for a New America il n'y a pas longtemps, et je pense arrêter de consommer des produits issus d'animaux, donc de devenir vegan.

    Il reste un film à voir en tous les cas, moi ce qui m'a marqué (en dehors du fait que c'est un film dur et brutal qui montre comment on tue les animaux... barbare) c'est que le film est en noir et blanc, mais qu'on ressent quand même les flots de sang qui s'écoulent.

    C'est vraiment impressionnant, et j'étais mal à l'aise.

    Je l'ai quand même revu il y a quelque temps, histoire de me rappeler..."

    de lespizzasjoey

    http://www.filmreference.com/images/sjff_01_img0432.jpg

    2) "C'est plutôt un documentaire [...] sur les méthodes d'abattage des chevaux, vaches, veaux et moutons de l'époque (1949).

    [...]

    Résumé pour ceux qui ne veulent pas regarder : on est à Paris, dans la cour de l'abattoir, on amène un cheval blanc, un gars lui assène un énorme coup entre les deux yeux avec une sorte de tournevis pointu, il tombe, gigote, un mec lui taille le cou et il se vide de litres et de litres de sang, ensuite on lui coupe les genoux, il est suspendu, un mec désigné enlève la peau de l'animal en quelques secondes avec beaucoup de précision et en même pas 5 minutes ils commencent à le tailler en plus petits morceaux...

    Ensuite c'est au tour d'une vache, pareil, gros coups entre les deux yeux, l'animal tombe et gigote encore, le gars lui rentre une sorte de câble de fer très long (genre 1m) dans le trou qui lui a été fait dans le crâne et l'animal ne bouge plus.

    Ensuite il est égorgé, un mec secoue l'animal pour qu'il se vide plus vite de son sang puis, même chose qu'avec le cheval...

    Puis les veaux, ça c'est le plus dur à regarder, ils sont trimbalés comme des sacs de patates, on les "couche" (en les faisant retomber lourdement) sur des tables, on attache leurs pattes, puis l'animal attend, avec des grands yeux, impuissant, apeuré, un gars arrive avec son couteau aiguisé, coupe pratiquement toute la tête de l'animal...

    Et enfin des moutons, on les entasse dans un minuscule enclos en les jetant dedans, un gars en prend un, le retourne sur une longue table en longueur et le pose sur le dos, de l'autre côté de la table un gars saisit la tête de l'animal et lui découpe directement toute la tête au niveau de la gorge (comme si il coupait dans du beurre), on prend le suivant, on le cale à côté de l'animal qui se vide de son sang et on lui coupe la tête comme au précédent, on continue avec les autres puis dépeçage, débitage et tout le bazar.

    Productivité maximale, ils ont tous leur rôle et sont tous rapides et précis...

    C'est assez troublant, on ressent [...] une banalité de quelque chose de monstrueux... et parfois on entend siffler ou chanter des mecs pendant leur "travail".

    Mais quand on voit ça on est bien content d'être végétarien.

    [...]"

    de Daniel-San

    http://forum.vegan.fr/viewtopic.php?f=5&t=1560

  • Charlie Chaplin : la cruauté qu'on ignore

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    Charlie Chaplin a beaucoup baissé dans l'estime des amoureux des chiens lorsqu'ils ont appris que Charlot n'a pas toujours été drôle...

     

    Pour tourner Une vie de chien, il est allé chercher Mut à la fourrière pour l'abandonner ensuite.

     

    Une bien triste histoire.

     

    Chaplin, pour son film Une vie de chien, en 1918, décide de se passer de dresseur et va chercher à la fourrière un petit bâtard de fox-terrier qu'il nomme Mut.

     

    Il passe son temps à le cajoler lors de la préparation pour que pendant le tournage l'amitié entre le vagabond et le petit corniaud soit évidente.

     

    Mais, au dernier jour de tournage, Chaplin abandonne Mut pour partir vers de nouvelles aventures !...

     

    Malgré l'attention des gens des studios Chaplin, Mut se laissera mourir, le cœur brisé par ce qu'il avait cru une affection sincère.

     

    Carl Miller

     

    http://www.reporters-associes.ca/Panoramarticles/mutetcharlie.htm

     

    http://alnr.chez-alice.fr/chaplin/A_dogs_life.jpg

    Sur le tournage du film, les chiens étaient "calmés" avec des piqûres d'ammoniac :

    « Vous savez Vernsky, ce que je cherche vraiment c'est un bâtard qui ait assez faim pour être drôle quand il mange !»

     

    J'avais quadrillé toutes les rues de Los Angeles pour dénicher ce clébard.

     

    Rien, pas un chien errant !

     

    A croire qu'ils étaient tous à la fourrière !

     

    Et effectivement, rentré bredouille de mes investigations canines, Monsieur Chaplin m'envoya direct à la fourrière de la ville !

     

    Mais je ne savais pas exactement le type de cabot qu'il espérait !

     

    Alors j'ai emprunté un des fourgons qui se trouvaient dans le hangar des véhicules de la production et j'ai filé à la fourrière !

     

    J'en ai ramené pas moins de vingt et un !

     

    Je ne vous dis pas ce que le voisinage a râlé.

     

    De ce fait je n'en ai gardé que douze, les neuf autres, je les ai relâchés dans la nature !

     

    J'avais repéré un plus futé parmi eux !

     

    Il s'appelait Mut !

     

    Il faisait l'affaire !

     

    Devant la caméra, c'était un vrai cabot ce chien !

     

    Il connaissait tout le monde et adorait se dandiner dans la rue en forme de T qui restera le décor central des films de Chaplin pendant vingt ans !

     

    Avec des variantes bien sûr !

     

    Et Mut, il fera partie des murs des studios jusqu'à sa mort !

     

    Les autres chiens errants, on les retrouvera par hasard lors des tournages en ville devant le Palace Market.

     

    J'avais essayé de préparer les scènes dictées par le boss avec les chiens !

     

    C'était un casse-tête.

     

    Finalement je les tenais dans un enclos mobile et, au moment de lancer la caméra, je les libérais.

     

    Ils se barraient à fond de train pendant que Rollie Totheroh et Jack Wilson les suivaient dans des courses qui me faisaient hurler de rire !

     

    Le comique était des deux côtés de la caméra !

     

    Je n'allais pas rire longtemps !

     

    Les chiens devenaient de plus en plus agressifs au fur et à me-sure des tournages !

     

    Ils étaient devenus de véritables enragés !

     

    Monsieur Chaplin, dans son humeur changeante me déconcerta lorsqu'il me demanda de trouver une solution pour les calmer !


    Je ne trouvai rien d'autre que de les piquer avec de l'ammoniaque !

     

    Chaplin fut satisfait du résultat et me nomma second assistant auprès de Charles Reisner que tout le monde appelait « Chuck »."

     

    Jean-Luc Flines, Fitz Bowling's Hollywood

     

    http://manuscritdepot.com/livres-gratuits/pdf-livres/n.jean-luc-flines.1.pdf

    bfi-00n-hl0.jpg

    « Si l'on en croit les rapports de presse, après avoir commencé le tournage d'Une vie de chien, Chaplin avait ramené au studio vingt et un chiens de la fourrière de Los Angeles mais, devant les plaintes du voisinage, les autorités lui demandèrent de réduire ce nombre à douze […].

    Le réalisme des décors d'Une vie de chien est tel qu'au montage Chaplin pourra passer d'une scène en studio à une autre filmée en ville (ainsi la scène des chiens devant le Palace Market) sans que la différence apparaisse.

    Comme il n'était pas question de préparer les scènes avec des chiens, les animaux et Charlie partaient à fond de train tandis que Rollie Totheroh et Jack Wilson, en cameramen expérimentés, suivaient du mieux qu'ils pouvaient…

    Mais les figurants canins étaient de redoutables brutes et les choses prirent rapidement un tour violent.

    On acheta une grosse seringue et de l'ammoniaque pour clamer les molosses trop agressifs. »

    David Robinson, Chaplin, éd. Ramsay Cinéma (p. 155).

  • Nick Brandt : faire le portrait de l'âme des animaux

    http://storage.canalblog.com/34/55/372511/45695591_p.jpg

    "Ce qui m'intéresse en définitive, ce n'est pas de créer une œuvre purement documentaire ou remplie d'action et de spectacle, comme c'est généralement la règle dans le domaine de la photographie d'animaux.

    Mais de montrer les animaux en train d'être, tout simplement.

    En train d'être avant qu'ils ne soient plus.

    Avant qu'ils cessent d'exister, à l'état sauvage en tout cas."

    http://www.lilela.net/wp-content/uploads/nick_brandt_1.jpg

    Ces propos sont tenus par Nick Brandt, artiste photographe.

    C'est un photographe animalier reconnu, acclamé par la critique et le public.

    Nick Brandt a fait le choix du noir et blanc.

    Il a laissé les téléobjectifs à la maison.

    Il s'approche ainsi, patiemment, distant de quelques mètres parfois, avec empathie, des sujets qu'il veut photographier.

    kudu-against-sky-laikipia-2003-nick-brandt.jpg

    En réalité, ce sont plus que des photos : ce sont des portraits.

    Portraits d'animaux sauvages :  lions, guépards, éléphants, rhinocéros, girafes, gnous... vivant en Afrique de l'Est, au Kenya ou en Tanzanie.

    Nick Brandt aime les animaux.

    Tous les animaux.

    Il ne les mange pas.

    Il est végan.

    Son premier ouvrage, On this earth, a été préfacé par Jane Goodall.

    Un nouvel ouvrage présentant ses oeuvres vient tout juste de sortir : L'Afrique au crépuscule, Editions La Martinière (35 €).

    Son site : http://www.nickbrandt.com/

    http://taomugaia.canalblog.com/archives/2009/10/29/15604904.html

    nick-brandt6.jpg