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  • Nick Brandt : faire le portrait de l'âme des animaux

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    "Ce qui m'intéresse en définitive, ce n'est pas de créer une œuvre purement documentaire ou remplie d'action et de spectacle, comme c'est généralement la règle dans le domaine de la photographie d'animaux.

    Mais de montrer les animaux en train d'être, tout simplement.

    En train d'être avant qu'ils ne soient plus.

    Avant qu'ils cessent d'exister, à l'état sauvage en tout cas."

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    Ces propos sont tenus par Nick Brandt, artiste photographe.

    C'est un photographe animalier reconnu, acclamé par la critique et le public.

    Nick Brandt a fait le choix du noir et blanc.

    Il a laissé les téléobjectifs à la maison.

    Il s'approche ainsi, patiemment, distant de quelques mètres parfois, avec empathie, des sujets qu'il veut photographier.

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    En réalité, ce sont plus que des photos : ce sont des portraits.

    Portraits d'animaux sauvages :  lions, guépards, éléphants, rhinocéros, girafes, gnous... vivant en Afrique de l'Est, au Kenya ou en Tanzanie.

    Nick Brandt aime les animaux.

    Tous les animaux.

    Il ne les mange pas.

    Il est végan.

    Son premier ouvrage, On this earth, a été préfacé par Jane Goodall.

    Un nouvel ouvrage présentant ses oeuvres vient tout juste de sortir : L'Afrique au crépuscule, Editions La Martinière (35 €).

    Son site : http://www.nickbrandt.com/

    http://taomugaia.canalblog.com/archives/2009/10/29/15604904.html

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  • Hiltl (Suisse) : quand la cuisine végétarienne écrit l'histoire

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    Dirigé par la même famille depuis quatre générations, Hiltl est le plus ancien restaurant végétarien d'Europe.

    Inaugurée il y a 111 ans à Zurich, alors que cette cuisine ne suscitait encore que des sarcasmes, l'enseigne est aujourd'hui une des plus courues de la ville.

    En 1898, un restaurant végétarien ouvre ses portes à la Sihlstrasse, à quelques pas de la Bahnhofstrasse, la plus célèbre artère marchande de Zurich, qui relie la gare aux rives du lac.

    Au cours des premières années, l'établissement n'attire pas les foules.

    A l'époque, les coffres des banques zurichoises ne regorgent pas encore d'or et la population est plutôt pauvre.

    A cela s'ajoute que la culture végétarienne, encore très nouvelle en Europe, suscite plutôt l'incompréhension.

    Se régaler d'un morceau de viande, au moins le dimanche, est un des luxes auquel aspirent les citoyens, surtout dans les villes.

    Les rares végétariens d'alors sont affublés du quolibet de « Grassfresser » (« bouffeurs d'herbe »).

    Avec un chiffre d'affaire qui ne dépasse guère la trentaine de francs par jour, le restaurant tente tant bien que mal de nouer les deux bouts.

    Et son histoire aurait tout aussi bien pu s'arrêter là.

    Mais c'est sans compter avec Ambrosius Hiltl, jeune tailleur d'une vingtaine d'années, arrivé tout droit de Bavière.

    Gravement atteint de la goutte, il ne parvient presque plus à remuer ses doigts ou à tenir le fil et l'aiguille.

    Un médecin lui a même prédit une mort précoce s'il ne renonce pas sur-le-champ à consommer de la viande.

    Et c'est ainsi qu'Ambrosius Hiltl se met à fréquenter le restaurant avec assiduité.

    En 1904, le propriétaire jette l'éponge et l'entreprenant couturier décide de reprendre l'affaire en mains.

    L'année suivante, il épouse la cuisinière et en 1907, le couple rachète le restaurant.



    Le temps des restrictions

    Et c'est ainsi que l'histoire continue.

    Celui qui la raconte aujourd'hui, confortablement installé dans l'élégant et moderne établissement de la Sihlstrasse, est Rolf Hiltl, arrière petit-fils du tailleur.

    Ses yeux bleus et sa chevelure blonde indiquent d'ailleurs bien ses origines bavaroises.

    « Mon arrière grand-père, qui s'est rapidement remis de la goutte, a finalement vécu jusqu'à l'âge de 93 ans », relève avec plaisir le quadragénaire, qui dirige l'établissement depuis 1998.

    Mais avant d'arriver à la quatrième génération de la famille Hiltl, la maison a traversé des périodes particulièrement difficiles, marquées par les crises, la guerre et le rationnement des années 1930-1940.

    « Notre restaurant n'en a que partiellement souffert puisque les mesures de rationnement frappaient surtout la viande, denrée dont notre cuisine n'avait évidemment pas besoin », souligne Rolf Hiltl.

    Renoncer à la viande a aussi obligé les Hiltl à faire preuve d'imagination et à innover en permanence, avec le peu d'ingrédients disponibles, comme les œufs, la farine, les céréales, les pommes de terre et quelque légumineuses.

    Au fil du temps toutefois, l'établissement s'est forgé une bonne réputation, ce qui lui a permis de traverser les décennies de l'après-guerre, notamment lorsque la viande est devenue pratiquement omniprésente dans l'alimentation des Suisses.



    Les avantages de la globalisation

    Longtemps considéré comme un style d'alimentation marginal, le végétarisme est entré dans une nouvelle ère dès les années septante.

    Dès lors, il a suscité davantage d'engouement, notamment auprès des jeunes, sensibilisés à la nature, aux animaux et aux cultures exotiques, dont celle de l'Inde, véritable berceau de la cuisine végétarienne.

    « La globalisation a certainement contribué de manière positive au développement de la cuisine végétarienne. Nous avons découvert d'autres formes de gastronomie, beaucoup plus variées que la nôtre, originaires de l'Inde, de la Chine, de la Malaisie, mais aussi du bassin méditerranéen », confirme Rolf Hiltl.

    Aujourd'hui, le restaurant zurichois poursuit son exploration des saveurs et sa recherche de nouvelles recettes.

    A noter que les collaborateurs de Hiltl proviennent d'une quarantaine de pays différents.

    Gastronomie

    D'un rendez-vous pour végétariens et abstinents, le restaurant s'est désormais transformé en un véritable temple de la gastronomie.

    Et ce n'est pas un hasard si aujourd'hui, l'établissement n'attire pas que des végétariens convaincus.

    Plus de 90% des clients sont plutôt des végétariens occasionnels, comme le propriétaire des lieux lui-même, Rolf Hiltl, qui s'autorise parfois un morceau de viande.

    « Les premiers végétariens étaient souvent des rêveurs ou des utopistes qui aspiraient à recréer un paradis terrestre.

    Aujourd'hui, c'est plutôt la conscience écologique qui prévaut, tout comme le souci de préserver sa santé. I

    l y a quelques années, lorsque les journaux ont commencé à parler de la vache folle, les gens se sont littéralement mis à faire la queue devant l'entrée de notre établissement », se souvient Rolf Hiltl.

    Nouveaux projets

    Ambrosius Hiltl serait sans doute très surpris de revoir son restaurant de la Sihlstrassse, entièrement rénové en 2006.

    Cet endroit très populaire est fréquenté par près de 1500 personnes chaque jour et dispose d'un bar, d'une discothèque et propose même des cours de cuisine.

    Hiltl est devenu l'un des symboles de Zurich.

    L'établissement figure sur tous les guides touristiques et attire des personnages aussi célèbres que Paul McCartney ou Marc Forster.

    Fort de ce succès, Rolf Hiltl en a décidé de fonder, avec les frères Frei, la chaîne de restaurants « tibits by Hiltl », soit quatre enseignes en Suisse et une à Londres, ouvertes en 2000.

    D'autres succursales devraient suivre au cours des prochaines années.

    « Enthousiasmer les clients, sans nuire à un seul animal me réjouit tout particulièrement », confie Rolf Hiltl avec satisfaction.

    « Depuis 1989, nous avons servi près de 40 millions de plats.

    Qui sait combien d'animaux auraient été sacrifiés, si sur chacune de ces assiettes nous n'avions ajouté ne serait-ce que 100 grammes de viande... ? ».

    Swissinfo, Armando Mombelli
    (Traduction de l'italien : Nicole della Pietra)



    TRADITION VEGETARIENNE

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    Les premières traces du végétarisme apparaissent dans les courants philosophiques et religieux de civilisations anciennes, grecques et indiennes, notamment.

    Au cours des siècles, plusieurs grands personnages de l'histoire, comme Léonard de Vinci, Voltaire, Tolstoï ou Einstein ont manifesté une vocation végétarienne.

    La culture végétarienne s'est surtout développée en Europe à partir de la seconde moitié du XIXe siècle, avec l'avènement de diverses sociétés nationales fidèles à ses préceptes.

    En 1980, l'Union végétarienne internationale voit le jour à Dresde, en Allemagne. Aujourd'hui, elle est l'organisation faîtière des associations nationales.

    Selon des sondages de l'Association suisse pour le végétarisme (ASV), entre 2 et 3% des Suisses seraient végétariens.


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    1898, année de l'ouverture

    LE HILTL

    Le « Vegetarierheim und Abstinenz Café » est inauguré en 1898, à la Sihlstrasse 28 à Zurich.

    A en croire le livre Guiness des records, il s'agit du premier restaurant végétarien apparu en Europe.

    En 1904, l'établissement est repris par Ambrosius Hiltl et son épouse Martha Gneupel.

    Depuis, la direction de l'établissement a été transmise de père en fils, jusqu'à la quatrième génération (Ambrosius, Leonhard, Heinz, Rolf).

    Entré au service de l'entreprise familiale en 1998, Rolf Hiltl, accompagné des trois frères Frei, a créé la nouvelle chaîne de restaurant « tibits by Hiltl », qui compte une filiale à Londres et des établissements à Zurich, à Berne et à Bâle.

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    Commentaire : bravo à Hitl... jusqu'à un certain point.

    Car Rolf Hitl se trompe lorsqu'il affirme que la cuisine végétarienne ne nuit pas aux animaux : certes, la viande en est absente, mais pour produire des produits laitiers ou des oeufs, il faut exploiter les vaches et les poules, et sacrifier les veaux et les poussins mâles sur l'autel du rendement...

    L'industrie laitière est en effet inextricablement liée à l'industrie viandiste, et les végétariens font souffrir les animaux autant que les carnivores.

    Respecter les animaux et la planète (ainsi que sa santé, car les produits laitiers sont néfastes à la santé, et peuvent à long terme entraîner des cancers du sein et de la prostate) à 100%, cela signifie être végan, pas végétarien.

    Alors à quand un Hitl vegan ?

    GO VEGAN!

    M. P.

  • La fourrure bientôt interdite en Israël ?

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    Nitzan Horowitz

    Un projet de loi visant à interdire l’importation, la production et la vente de toute fourrure en Israël a récemment été déposé à la Knesset pour être soumis au vote des Députés.

    Soutenant ce texte, Brigitte Bardot a écrit au Député Nitzan Horowitz, auteur de la proposition, pour le féliciter et le remercier chaleureusement :

    « Ce projet de loi représente une avancée majeure, un exemple pour le monde quant à la nécessité de respecter et reconnaître l’animal en tant qu’être sensible.

    Vous le savez, l’industrie de la fourrure condamne des millions d’animaux à être parqués dans des cages, entassés, martyrisés avant d’être gazés ou électrocutés, c’est une industrie de la honte et de l’indignité !

    J’ai un profond respect et une sincère admiration pour votre combat personnel contre toute forme de discrimination, toute violence perpétrée sur des êtres en souffrance sans barrière de race ou d’espèce.

    Le monde politique qui nous gouverne semble dépourvu d’humanité et d’empathie, il nous faudrait un Nitzan Horowitz dans chaque pays pour rééquilibrer la donne, nous en sommes loin, hélas.

    La Cour suprême d’Israël a déjà interdit le gavage des palmipèdes considérant, à juste titre, que les "besoins de l’agriculture ne doivent pas systématiquement compter plus que l’intérêt de protéger les animaux".

    Aujourd’hui, votre projet suscite un nouvel espoir pour tous ceux qui s’élèvent contre l’exploitation animale et la cruauté qu’elle engendre.

    Nous avons tous un devoir moral vis-à-vis des êtres vivants qui sont exploités par l’homme.

    Nous n’avons pas le droit et ne devons pas accepter de plonger des millions d’animaux dans la douleur, l’épouvante alors que rien ne peut le justifier.

    C’est éthiquement, humainement et intellectuellement impossible. »

    En réponse, le Député de la Knesset a tenu à remercier notre Présidente (extrait de sa lettre) :

    « Je tiens à vous remercier du fond du cœur, en mon nom et au nom de toutes les personnes et organisations en Israël qui supportent cette cause et qui se battent pour que la loi contre l’importation de fourrure en Israël sous toutes ses formes soit votée.

    Merci pour votre soutien que vous nous avez apporté, pour votre courrier, vos mots sincères et si réalistes de la situation.

    Merci de l’interview si précieux dont vous nous avez fait l’honneur et dont toute la presse israélienne a parlé.

    Merci d’être là sur la scène internationale et ce depuis toujours, pour votre courage et votre combat permanent pour la protection des animaux.

    Vous êtes un modèle de force et de croyance pour tous les gens ; ces gens qui comme vous sont dévoués à la protection des animaux et ceci avec un amour inconditionnel.

    Et croyez moi, ils sont nombreux en Israël.

    Nous prions tous et croyons au plus profond de nous que cette souffrance que l’homme fait subir à ces pauvres bêtes sans défense finira un jour très bientôt et pour cela nous allons nous battre pour faire ce grand pas et bannir l’importation de fourrure en Israël. »

    Le projet de loi a été rejeté le 19 juillet dernier par le gouvernement (2 ministres y étaient favorables et 2 y étaient opposés).

    La décision a été contestée et le projet devrait faire l’objet d’une nouvelle étude, mi-novembre, puis être mis au vote à la Knesset d’ici la fin de l’année.

    http://www.fondationbrigittebardot.fr/site/actu.php?id=40201

  • "Polanski, Mitterrand : le soliloque du dominant", par Mona Cholet

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    Par Mona Chollet

    Sur PÉRIPHÉRIES

    L’arrestation de Roman Polanski à Zurich, le 26 septembre, et l’exhumation de l’affaire pour laquelle il reste poursuivi par la justice américaine, auront été l’occasion pour un nombre assez effarant de commentateurs – et de commentatrices – de démontrer une fois de plus à quel point leur vision de l’érotisme se passe aisément de cette broutille que représente, à leurs yeux, la réciprocité du désir féminin (on se contente en général de parler de « consentement », mais plaçons la barre un peu plus haut, pour une fois).

    En témoigne l’expression « vieille affaire de mœurs », utilisée dans les premières dépêches ayant suivi l’arrestation, ainsi que dans la pétition du gratin du cinéma mondial lancée en faveur du réalisateur franco-polonais : de nombreuses voix se sont élevées pour faire remarquer à juste titre que, s’agissant de la pénétration et de la sodomie d’une adolescente de 13 ans préalablement soûlée au champagne et shootée au Quaalude, c’était un peu léger.

    Partout, les défenseurs du cinéaste soulignent, comme s’il s’agissait de l’argument définitif en sa faveur, que la justice « s’acharne » alors que la victime elle-même, Samantha Geimer, demande le classement de l’affaire : or, elle le demande parce qu’elle ne supporte plus l’exposition médiatique, et peut-être aussi parce qu’elle a été indemnisée ; pas parce que, avec le recul, elle admet que ce n’était pas si grave, ou qu’elle a bien aimé l’expérience, comme on semble le fantasmer…

    Dire oui à un homme, 
c’est dire oui à tous les hommes

    De ses archives, Paris-Match a ressorti un article publié à l’époque, intitulé « Roman Polanski : une lolita de 13 ans a fait de lui un maudit » (la salope !).

    « La jeune “victime” pervertie n’était pas si innocente », révèle un intertitre.

    Et la journaliste de préciser :

    « Samantha G. est une Lolita en T-shirt, à qui des formes bronzées donnent nettement plus que son âge, d’ailleurs plus près de 14 ans que de 13. Elle a reconnu avoir eu, avant sa rencontre avec le metteur en scène, et au moins à deux reprises, des rapports sexuels avec un boy-friend de 17 ans. »

    Le fait que les relations sexuelles avec un(e) mineur(e) soient prohibées par la loi dans tous les cas devient ici un prétexte pour occulter la différence qui peut exister entre un rapport consenti et un rapport forcé.

    En résumé : sa non-virginité, à laquelle s’ajoutent ses « formes bronzées » de « Lolita » – elle n’avait qu’à ne pas être aussi bonne ! -, fait d’elle un objet appropriable par qui le souhaite ; dire oui à un homme, c’est dire oui à tous les hommes.

    On pourrait penser que, trente-deux ans plus tard, on en a fini avec un mode de pensée aussi archaïque.

    Mais Le Nouvel Observateur (1er octobre 2009) publie un article d’anthologie, dont le titre – « Une affaire vieille de trente ans – Qui en veut à Roman Polanski ? »- est un poème à lui seul.

    « La mère, une actrice en mal de rôles, a laissé volontairement sa fille seule avec Polanski, pour une série de photos, y lit-on. Le cinéaste, qui a la réputation d’aimer les jeunes filles, ne résiste pas. »

    Comme dans le titre de Match, les responsabilités sont inversées : ce n’est pas Samantha Gailey (son nom de jeune fille) qui a été piégée, mais Polanski, dont la « Lolita perverse » et/ou sa mère machiavélique auraient exploité sans pitié les faiblesses bien humaines – décidément, le pauvre homme va de « traquenard » en « traquenard ».

    Au mieux, si la jeune fille s’estime lésée, elle n’a qu’à s’en prendre à sa mère.

    Le grand retour 
du « puritanisme américain »

    Même Bernard Langlois, dans Politis (8 octobre), valide cet argument :

    « On peut aussi se poser quelques questions, écrit-il, au sujet de cette Lolita dont les charmes firent déraper le cinéaste, et que personne n’obligeait à se rendre en sa seule compagnie en un appartement désert pour y poser seins nus (c’est elle qui raconte) devant son objectif : l’ingénuité aussi a des limites. »

    Sans doute ; mais où se situent-elles précisément, ces « limites » de l’« ingénuité » ?

    Est-ce faire preuve d’« ingénuité » de porter une minijupe ?

    De se balader seule dans les rues après minuit ?…

    Au nom de quoi une jeune fille ou une femme qui poserait pour un photographe, même seins nus, est-elle censée avoir signé aussi pour passer à la casserole si elle n’en a pas envie ?

    Le problème, avec le refus de la loi du plus fort, c’est qu’il exige des positions un peu tranchées : soit il est affirmé, et il interdit les demi-mesures, soit on lui tolère des exceptions, et on voit alors immanquablement des décennies d’acquis féministes, voire simplement progressistes, se barrer en sucette.

    Escamoter la question de la réciprocité du désir, c’est aussi ce qui permet de brandir la vieille accusation de « puritanisme » à l’égard de ces coincés du cul d’Américains (« l’Amérique qui fait peur », dit Frédéric Mitterrand).

    « Au bout de quarante-deux jours, Polanski est relâché en liberté conditionnelle, relatent Philippe Boulet-Gercourt et François Forestier dans Le Nouvel Obs. Il repart travailler. Une photo remet tout en question. Polanski, cigare aux lèvres, s’amuse à la Fête de la Bière en Allemagne. Le juge, irrité, casse le deal. »

    Ils omettent de préciser que, sur cette photo à la Fête de la Bière, Polanski s’amuse entouré de jeunes filles : on a ainsi l’impression que ce juge est un rabat-joie qui manque terriblement de sens de la fête et n’aime pas que les gens « s’amusent ».

    Que l’Amérique puritaine veuille la peau de Polanski, c’est bien possible ; mais, dans le cas précis de l’affaire Samantha Gailey, l’argument est hors-sujet.

    Ce raisonnement nous rappelle celui de la penseuse antiféministe Marcela Iacub et de son collègue Patrice Maniglier lorsqu’ils affirment que, si on pénalise le harcèlement sexuel, c’est parce qu’on n’est « pas à l’aise avec la chose sexuelle » (voir sur ce site « La femme est une personne », 18 octobre 2005).

    On s’est focalisé, depuis le début de cette affaire, sur ceux de ses aspects qui tombent sous le coup de la loi : est-ce un viol ?

    Est-ce de la pédophilie ?…

    (Réfuter l’accusation de pédophilie semble d’ailleurs suffire, dans l’esprit de ceux qui le font, comme Alain Finkielkraut, à disculper Polanski, comme si le viol n’était pas une chose bien grave tant qu’il ne concerne pas un enfant.)

    Or, il se pourrait bien qu’il vaille la peine d’élargir le cadre, en s’intéressant à la mentalité qui peut, incidemment, conduire à « forcer la main » à une gamine de 13 ans ; une mentalité qui est loin d’être l’apanage d’un Polanski, et qui révèle la persistance des rapports de domination dans toute leur crudité.

    Comme si les filles sortaient 
du ventre de leur mère 
en rêvant de devenir mannequins

    Bien que la compétition soit serrée, c’est indiscutablement Costa-Gavras qui peut revendiquer la palme de la beaufitude dans les réactions indignées à l’arrestation de son collègue cinéaste.

    « Cessez de parler de viol, il n’y a pas de viol dans cette histoire, assénait-il le 28 septembre sur Europe 1. Vous savez, à Hollywood, les metteurs en scène, les producteurs sont entourés de très beaux jeunes hommes, de très belles jeunes femmes, qui sont grands, blonds, bien bronzés, et prêts à tout. »

    (A Marc-Olivier Fogiel qui lui objecte qu’on parle ici d’une adolescente de 13 ans, il réplique :

    « Oui, mais enfin, vous avez vu les photos : elle en fait 25 ! »

    Commentaire perfide de Maître Eolas : Quelques-mots-sur-l-affaire-Polanski « Il est vrai que 13 minutes d’un de ses films en paraissent 25, mais je doute de la pertinence juridique de l’argument. »)

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    « Prêts à tout. »

    Il est étrange que la société ne s’interroge pas davantage sur les mécanismes culturels qui font que bien des adolescents, et surtout des adolescentes, sont, en effet, « prêts à tout » pour une carrière dans le show-biz – comme si les filles sortaient du ventre de leur mère en rêvant de devenir mannequins.

    Dans sa déposition, Samantha Gailey racontait :

    « Il m’a montré la couverture de Vogue Magazine et demandé : “Voudrais-tu que je te fasse une telle photo ?” J’ai dit : “Oui.” »

    On pense alors au bruit fait récemment par Picture Me, le documentaire réalisé par l’ancien top model américain Sara Ziff et son ex-petit ami, Ole Schell, sur son expérience dans le milieu de la mode ; un milieu que la jeune femme décrit comme « un environnement prédateur », « plein d’hommes d’âge mûr tournant comme des requins autour de filles jeunes et vulnérables » (voir « Top model exposes sordid side of fashion », The Observer, 7 juin 2009).

    Devant la caméra, un jeune modèle du nom de Sena Cech raconte un casting avec l’un des plus grands photographes de mode.

    « Chérie, peux-tu faire quelque chose de plus sexy ? » lui demande-t-il ; puis son assistant lui dit : « Sena, peux-tu attraper sa queue et la tordre très fort ? Il aime quand on la lui serre vraiment très fort. »

    « C’était horrible, mais je l’ai fait, commente-t-elle. Et j’ai eu le job. Mais le lendemain, je me sentais mal. » (Voir l’entretien avec Sara Ziff dans The Observer.)

    Une autre, qui a finalement refusé que son témoignage figure dans le film, raconte comment, à ses débuts, alors qu’elle avait 16 ans et n’avait « encore jamais embrassé personne », un autre grand photographe (« probablement l’un des plus célèbres ») l’a coincée dans un couloir et lui a introduit ses doigts dans le vagin.

    « A peu près toutes les filles à qui j’ai parlé ont une histoire comme ça », affirme Sara Ziff.

    « Des poupées vivantes »

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    Cette violence s’ajoute à celle qui consiste, plus généralement, à traiter des jeunes filles comme de simples carcasses – « des poupées vivantes », dit Sara Ziff -, réduites à leur plastique, soumises à des exigences esthétiques tyranniques.

    Sur son blog, à la sortie de Picture Me, « Tatiana The Anonymous Model » faisait le lien, sous le titre « Modelling and the tragedy of Karen Mulder », entre le film et ce qui arrivait au même moment à l’ancien top model néerlandais.

    Celle-ci venait d’être placée en garde à vue à Paris pour avoir menacé de mort sa chirurgienne esthétique, à qui elle réclamait en vain une nouvelle intervention afin de corriger la précédente, dont elle n’aimait pas le résultat.

    L’épisode s’ajoutait à une histoire déjà chargée, marquée notamment par une tentative de suicide et un pétage de plombs sur le plateau de Thierry Ardisson.

    La blogueuse rapporte ces propos plutôt troublants tenus par Mulder dans un entretien, peu après sa tentative de suicide :

    « J’ai toujours détesté être photographiée. Pour moi, c’était juste un rôle, et à la fin, je ne savais plus qui j’étais vraiment en tant que personne. Tout le monde me disait “Hey, tu es formidable” ; mais à l’intérieur, c’était de pire en pire chaque jour. »

    La réalité de la condition de mannequin, le prix exorbitant auquel ces filles paient le culte que l’on orchestre autour d’elles et les millions de dollars dont on les couvre (et encore : pour les plus en vue d’entre elles, soit une infime minorité), fait l’objet d’un déni général.

    Les frasques d’une Kate Moss, malgré ses cures de désintoxication à répétition (elle expliquait sa dépendance à l’alcool par le fait que sur les défilés, à 10 heures du matin, il n’y avait rien d’autre à boire que du champagne), restent présentées comme un style de vie rock’n’roll et « rebelle » – rien d’autre.

    Comme le rappelle « Tatiana The Anonymous Model », l’un des dirigeants de l’agence Elite, Gérald Marie, ancien mari du top model Linda Evangelista, filmé en caméra cachée par un reporter de la BBC, en 1999, « en train d’offrir 300 livres pour du sexe à un mannequin de 15 ans et de spéculer sur le nombre de participantes au concours organisé par son agence avec qui il allait coucher cette année », est toujours en fonction.

    (Le Nouvel Observateur avait publié, sous le titre « “On est comme ça, nous les mecs !” » un vrai cri du cœur -, un article étonnamment sévère envers le reportage de la BBC et clément envers son objet.)

    Un érotisme de ventriloques

    Devant les remous suscités par le film de Sara Ziff et Ole Schell, les magazines féminins s’en sont fait l’écho – mais sans établir un lien avec la publicité constante qu’ils assurent à la condition de mannequin, en la présentant comme la plus enviable du monde, à grands renforts de success stories et de photos flatteuses.

    Pas une seule de leurs livraisons, en effet, qui ne relate le « conte de fées » vécu par tel ou tel modèle : comment j’ai été découverte dans la rue, comment un photographe m’a remarquée, comment j’ai enchaîné les couvertures et les défilés, comment je suis devenue riche et célèbre, comment j’ai rencontré l’amour, comment – apothéose – je suis devenue maman…

    Mais en passant plutôt rapidement, en général, sur l’étape « Comment j’ai dû empoigner la queue du Grand Photographe ».

    Sara Ziff, qui a commencé sa carrière à 14 ans, relève combien il est problématique de demander à des filles de prendre des poses sexy, de jouer de leur sexualité, alors que celle-ci est encore balbutiante.

    On notera d’ailleurs l’ironie qu’il peut y avoir à hypersexualiser des filles à peine pubères, pour ensuite les accuser d’avoir provoqué les abus dont elles sont victimes, en les qualifiant de « Lolitas perverses » !

    Ce qui frappe, c’est la prédominance d’un érotisme de ventriloques, qui balaie la subjectivité des dominés.

    Par rapport à Samantha Gailey, Polanski était à tous points de vue en position de dominant : un réalisateur célèbre de 43 ans, face à une gamine anonyme de 13 ans, qu’il recevait dans la villa de Jack Nicholson…

    Interrogé sur son goût pour les jeunes filles, dans une séquence rediffusée le 2 octobre dans l’émission d’« Arrêt sur images » (sur abonnement) consacrée à l’affaire, il réfléchissait un instant, avant de répondre un brin tautologiquement :

    « J’aime les jeunes filles, disons-le comme ça… »

    Il ajoutait qu’il y avait différentes manières de réagir à la souffrance :

    « Certains s’enferment dans un monastère, et d’autres se mettent à fréquenter les bordels. »

    (A ceux qui font valoir que cet homme a beaucoup souffert, il faudra rappeler leurs prises de positions, la prochaine fois qu’ils fustigeront la « culture de l’excuse » si caractéristique de la gauche angéliste.)

    Il en va de même pour le ministre de la culture Frédéric Mitterrand, qui souligne que la fréquentation des prostitués thaïlandais lui a servi à apaiser ses tourments d’homosexuel mal assumé (lire à ce sujet les réflexions de Didier Lestrade sur son blog).

    La vieille mythomanie 
du client de la prostitution

    S’abriter derrière son statut d’artiste pour justifier cet usage consolatoire de plus faible que soi ne va pas sans poser quelques problèmes.

    « La littérature, ironise André Gunthert sur Recherche en histoire visuelle, c’est comme la baguette magique de la fée Clochette : ça transforme tout ce qui est vil et laid en quelque chose de beau et de nimbé, avec un peu de poudre d’or, de musique et de grappes de raisin tout autour.

    Pour les poètes, la prostitution n’est plus la misère, le sordide et la honte.

    Elle devient l’archet de la sensibilité, l’écho des voix célestes, la transfiguration des âmes souffrantes.

    La littérature, ça existe aussi au cinéma.

    Talisman de classe, elle protège celui qui la porte de l’adversité.

    Que vaut une fillette de 13 ans face à une Palme d’or ? »

    Erotisme de ventriloques, et production artistique de ventriloques, aussi, en effet.

    Frédéric Mitterrand se trouve en position de dominant non seulement parce qu’il paie un jeune Thaïlandais pour que celui-ci se mette au service de son désir (« I want you happy » : comme c’est touchant), mais aussi parce qu’il en fait ensuite un livre, dont la puissance littéraire n’a pas échappé à nos chevronnés esthètes bravepatriotes, et dans lequel il projette sur le jeune homme les sentiments qui lui conviennent, avec cette étonnante capacité à se raconter des histoires que manifestent les clients de la prostitution (« Le fait que nous ne puissions pas nous comprendre augmente encore l’intensité de ce que je ressens et je jurerais qu’il en est de même pour lui » – voir les extraits sur le site du Monde).

    La tendance actuelle à la délégitimation et à l’effacement de la subjectivité des dominés peut d’ailleurs s’observer dans des domaines très différents.

    Sois belle et tais-toi, 
ou la pauvreté des rôles féminins

    soisbelle.3jpg

    Porte-manteau à fantasmes, marionnette de ventriloque, c’est aussi la position la plus fréquente des femmes au cinéma.

    « J’avais envie de bastonner les gens qui me disaient : “Oh, tu étais formidable dans ce film !” J’aurais voulu leur dire : ne me dis pas que tu m’as aimée là-dedans, je n’y étais même pas ! C’était quelqu’un d’autre ! »

    Ainsi parlait, en 1976, l’une des actrices – françaises et américaines – interviewées par leur consœur Delphine Seyrig pour son documentaire Sois belle et tais-toi.

    Edité en DVD par le Centre audiovisuel Simone de Beauvoir - que Seyrig a fondé -, le film, malgré sa mauvaise qualité technique, mérite le détour.

    Toutes y racontent la pénurie de rôles féminins, et, plus encore, leur pauvreté, les quelques sempiternels clichés auxquels ils se réduisent (« Ils sont très rares, dit l’une d’elles, les films où la femme est perçue comme un être humain »).

    Seule exception, Jane Fonda – dont l’abattage et le charisme crèvent l’écran – déborde d’enthousiasme en évoquant le film qu’elle vient alors de tourner avec Vanessa Redgrave : Julia, de Fred Zinnemann, sorti en 1977, qui raconte l’amitié entre deux femmes pendant la seconde guerre mondiale.

    A propos de son personnage, elle a cette formule éloquente :

    « C’était la première fois que je jouais le rôle d’une femme qui ne joue pas un rôle. »

    Ces actrices parlent en des termes qui rappellent presque mot pour mot ceux de Karen Mulder :

    « Je ne savais plus qui j’étais », se souvient encore Jane Fonda en racontant son passage, le jour de son arrivée à la Warner, sur l’espèce de fauteuil de dentiste où atterrissaient toutes les actrices, tandis que les experts mâles se bousculaient au-dessus d’elles pour les examiner sous toutes les coutures et les maquiller.

    « Ils m’ont conseillé de me teindre en blonde, de me faire briser les mâchoires par le dentiste pour creuser les joues – j’avais encore mes bonnes joues d’adolescente -, de porter des faux seins et de me faire refaire le nez, parce que, avec un nez pareil, je ne pourrais “jamais jouer la tragédie” ! »

    « L’homme est un créateur, 
la femme est une créature »

    La volonté de modeler l’autre en fonction de son fantasme se traduit aussi, en effet, de la manière la plus concrète, en taillant dans la chair.

    Analysant les émissions de télé-réalité qui mettent en scène des opérations de chirurgie esthétique, un critique de Télérama faisait remarquer :

    « Magie de la technologie au service d’une extrême violence.

    Violence contre le corps des femmes, “violence faite aux femmes”, comme on dit.

    Violence presque symétrique à celle exercée par le port de la burqa [le « presque » est superflu, à notre avis].

    L’acharnement mis à “dégager le visage”, à “donner le goût d’être visible” dans un cas rappelle celui mis à masquer, à effacer dans l’autre.

    Les femmes qui se découvrent dans le miroir de Miss Swan “ne se reconnaissent pas”.

    Pas plus que les femmes portant la burqa.

    Rien à voir ?

    Non, rien à voir.

    D’ailleurs, a-t-on vu une mission parlementaire enquêter sur la chirurgie esthétique ? »

    (« “Dégager le visage, c’est créer de la beauté” », Télérama.fr, 30 juillet 2009 ; voir aussi le film réalisé par des féministes italiennes, Il corpo delle donne.)

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    « L’homme est un créateur, la femme est une créature » : autant dire que cette division des rôles a des racines très profondes (voir aussi à ce sujet « Les arts du spectacle, une affaire d’hommes », Les blogs du Diplo, 29 juillet 2009).

    Dans Sois belle et tais-toi, toujours, Maria Schneider, covedette avec Marlon Brando du Dernier tango à Paris de Bernardo Bertolucci, sorti en 1972 et dans lequel, comme dit Wikipédia, « une tablette de beurre devint célèbre », raconte, elle, que, durant le tournage, Bertolucci lui a à peine adressé la parole :

    « Il a fait le film avec Marlon. »

    Une autre lui fait écho :

    « Tout le cinéma n’est qu’un énorme fantasme masculin. »

    Trente-cinq ans plus tard, le constat, à peu de choses près, reste valable.

    La seule différence notable, c’est peut-être que plus personne, ou presque, n’y trouve sérieusement à redire.

    Mona Chollet

    http://mauvaiseherbe.wordpress.com/2009/10/11/polanski-mitterrand-le-soliloque-du-dominant/

  • Daniel Cohn-Bendit : encore un effort ! (Jean-Claude Hubert)

    http://filipspagnoli.files.wordpress.com/2009/01/overpopulation.jpg

    La revue Marianne n° 650 du 3 au 9 octobre 2009 titre en première page : « Cohn-Bendit passe aux aveux… », et en sous-titre : « Son égo, Bayrou, les socialistes, Hulot, la Gauche, son rapport au peuple, le nucléaire, Sarkozy, les régionales, Besancenot, 2012, l’Europe… »

    Déçu par ce début de sommaire « d’aveux », je mettais tous mes espoirs dans les trois points de suspension.

    Sur 8 pages, face aux journalistes Eric Conan, Renaud Dély et Nicolas Domenach, Daniel Cohn-Bendit se lâche...

    Bien sûr, toute démarche consistant à extraire quelques citations de 8 pages de texte est arbitraire.

    Nous admettons ce reproche, par contre ce dont il ne parle pas ne peut être dû à l’absence de question des journalistes.

    Dany est suffisamment connu pour dire en toute circonstance ce qu’il a envie de dire !

    Il dit :

    « …la politique, c’est le rapport de force ! » ;

    « l’Europe, c’est une communauté de valeurs » ;

    « la nécessité de repenser la politique à cause de la dimension écologique » ;

    « l’écologie est une critique de la droite et de la gauche traditionnelles, qui ont la même manière de penser la production et le rapport de l’être humain à l’environnement » ;

    « Le résultat des européennes a montré que l’écologie politique en France pouvait être autre chose que les 1,4 % de Dominique Voynet… » ;

    « Il faut montrer, nous aussi, que l’on est capable de casser des cloisonnements pour créer des majorités. »....

    On appréciera aussi sa sincérité dans son aveu de se reconnaître « radicalement narcissique » en dénonçant avec raison que, chez les hommes politiques, « si on ne le dit pas, on ne dit pas la vérité ».

    Ce qu’il ne dit pas :

    - Rien, pas un mot, pas une allusion, sur la démographie !

    Penserait-il comme Nicolas Hulot qu’ « on ne peut rien faire au nom de la liberté » ?

    Cette liberté qu’on invoque pour justifier le milliard d’êtres humains en état de sous-alimentation permanente.

    Cette liberté qu’on invoque pour justifier ces 25 000 personnes qui meurent de faim chaque jour !

    - Rien, pas un mot, pas une allusion, sur les discriminations qui se multiplient et se renforcent bénéficiant des effets d’une crise systémique qui n’en finit pas d’étendre ses ravages !

    - Rien, pas un mot, pas une allusion, sur le nouveau rapport à l’être animal, sur la pérennité des espèces, de leurs habitats et de leurs conditions de vie.

    Pas un mot, pas une allusion sur les souffrances qu’on inflige gratuitement aux êtres animaux tout spécialement dans la mort-loisir de la chasse, dans la mort-spectacle de la corrida…

    La démocratie représentative masque les problèmes liés à des lobbies-électorats qui risqueraient de ne pas déposer le « bon » bulletin dans l’urne.

    Avec beaucoup de lucidité, Gérard Charollois, Président-Fondateur de la CVN, note dans sa Lettre hebdomadaire du 4 octobre 2009 :

    « Mais, les discoureurs officiels préfèrent débiter des propos convenus, des évidences plates qui ne bousculent aucun préjugé.

    L’environnementalisme ne s’intéresse qu’à l’homme sur son piédestal.

    Il crée un écran derrière lequel le saccage du vivant prospère avec son cortège de bétonnage (168 hectares de nature disparaissent chaque jour en ce pays, l’équivalent de la superficie d’un département tous les dix ans).

    Les commentateurs formatés se félicitent du taux de natalité sans mesurer que nous sommes déjà en état de surpopulation.

    L’écologie éthique pense un monde nouveau, une approche bienveillante du vivant.

    Les environnementalistes sont nos cousins, avec un petit air de famille et quelques occasions de rencontres mais nous assumons notre fructueuse différence. »

    Ce sont nos convictions, ce sont nos valeurs.

    Nous assumons pleinement et pensons bien assumer aussi longtemps que nécessaire « notre fructueuse différence. »

    Jean-Claude Hubert - Biocentriste – Vice-président de la CVN

    http://www.ecologie-radicale.org/actu/new_news.cgi?id_news=1114

  • Rescue Ink (USA) : des « gros bras » au cœur encore plus gros

    http://bookstore.brown.edu/userfiles/RescueInkFINALCOVER640w.jpg

    Des « gros bras » au cœur encore plus gros

    Il y a les associations de protection des animaux et il y a la « Rescue Ink. Unleashed ».

    Bien loin des méthodes de la SPA, cette bande de gros durs s’est mise en tête d’agir dans l’intérêt des animaux.

    Ce sont des balèzes, des durs, des tatoués.

    Et des amoureux des animaux, qu'on se le dise !

    Ils œuvrent à New-York où plusieurs milliers de bêtes (chiens, chats, et ce qui marche, vole ou rampe en général) sont négligées ou maltraitées.

    Ces 8 barracudas ont des passés différents, certains plus troubles que d’autres, et connaissent les bas-fonds de New-York comme leur poche.

    Peu importe leurs antécédents, ils cherchent la rédemption et cela se manifeste par leur passion commune pour les animaux.

    Ils créent la « Rescue Ink. Unleashed » en 2007 après avoir été émus par un acte d’extrême cruauté envers un chien.

    Depuis, ils ne comptent plus leurs interventions (parfois musclées).

    Ils sont retraités, dans la sécurité, l’automobile, l’aménagement paysager ou le crédit hypothécaire, et sont disponibles 24/24h et 7/7j.

    Ils reçoivent d’ailleurs entre 150 et 200 appels et e-mails par jours.

    Une équipe de la chaîne américaine National Geographic les a suivis pendant 7 mois dans le cadre du tournage d'une émission, en train de confronter les possesseurs d’animaux irresponsables et de réconforter les animaux livrés à eux-mêmes.

    Ils ne se considèrent pas comme des policiers, des experts en animaux, ni même des « services sociaux » des animaux.

    Ils se considèrent juste comme de gros types… avec un cœur encore plus gros !

    Quoi qu'il en soit, on n'a pas envie d'être à la place du type qui se fait passer un savon par ces repentis !

    Le site : http://www.rescueink.org/index.html

    Pensez-vous que secouer les plumes des mauvais maîtres est une solution ? OUI !

    Texte et références transmis par Odette Chauve, membre du Bureau National et Correspondante Interrégionale Internet :terrienne01@free.fr.

    http://www.ecologie-radicale.org/actu/new_news.cgi?id_news=1108

    http://weblogs.baltimoresun.com/features/mutts/blog/RescueInk_063%5B1%5D.JPG

  • La crise est avant tout éthique (Jean-Claude Hubert)

    http://www.habitat-durable.com/images/ETHIQUE.jpg

    Loin des invectives et des polémiques, reconnaissons que la crise qui secoue la planète est systémique.

    Ce qui veut dire qu’elle touche tous les domaines de l’activité humaine. On peut effectivement parler de crise de civilisation et de crise du mode de pensée.

    Oui, la crise est financière, économique, sociale, sociétale, éducative, culturelle…mais elle est aussi démographique, environnementale…mais elle est aussi éthique !

    Les affaires « Roman Polanski », « Frédéric Mitterrand » et celles récurrentes, des violeurs assassins récidivistes, déchaînent les sensibilités, les émotions et les passions. Les prises de position, très partagées, se multiplient.

    La presse écrite, les radios et télés s’en font l’écho… plus que, dans le même temps, des 17 % d’augmentation de morts accidentelles sur les routes.

    De même que la crise morale de la première moitié du XIXe siècle avait abouti à l’abolition de l’esclavage, la crise éthique de ce début du XXIe siècle met en lumière la notion primordiale d’être vivant sensible humain et animal.

    Toutes les religions, toutes les philosophies et idéologies sont traversées d’appréciations diverses sur cette nouvelle émergence !

    Les concepts de l’enfant « objet sexuel », de « l’enfant soldat », de « l’enfant-travailleur forçat » sont rejetés.

    La pédophilie, l’inceste, le tourisme sexuel sont des crimes commis sur des êtres particulièrement vulnérables et à ce titre les « coupables » lourdement condamnés !

    La mort de l’animal sensible comme « objet de loisir » au travers de la chasse dans ses différentes formes ; la mort de l’animal sensible comme « objet de spectacle » au travers de la corrida dans ses différentes manifestations ; la mort de l’animal sensible comme « objet d’expérimentation » au travers des laboratoires de toutes sortes, sont actuellement rejetées et condamnées par une majorité de philosophes, d’intellectuels et de citoyens.

    Ces différentes crises ne sauraient trouver de « solutions » spécifiques.

    C’est dans le cadre global de cette nouvelle éthique : éthique de l’indiscrimination à l’égard de nos semblables, femmes et enfants tout particulièrement, éthique de l’indiscrimination à l’égard de l’être animal sensible, que les solutions devront être élaborées et mises en œuvre.

    Jean-Claude Hubert

    Biocentriste

    Vice Président de la CVN

    http://www.ecologie-radicale.org

  • Marianne : "Mitterrand témoin de moralité de deux violeurs"

    http://www.tsr.ch/xobix_media/images/tsr/2009/swisstxt20091008_11325051_6.jpg

    Par Philippe Cohen & Sylvain Lapoix

    C'est officiel : Frédéric Mitterrand s'avère être un vrai boulet.

    Après ses écrits sur le tourisme sexuel, on découvre que, lorsqu'il était directeur de la Villa Médicis, il s'est fendu d'un témoignage de moralité plus une promesse d'embauche à l'Académie de France à Rome… pour deux mineurs poursuivis pour le viol d'une jeune fille de 16 ans.

    La une du Quotidien de la Réunion du 9 octobre 2009.

    La une du Quotidien de la Réunion du 9 octobre 2009

    Décidément, ce n'est pas une bonne semaine pour Frédéric Mitterrand.

    L'affaire a fait la une du Quotidien de la Réunion de ce jour : Frédéric Mitterrand a effectué, en mars dernier, un témoignage de moralité pour défendre deux mineurs, dont son filleul, fils d'un couple d'amis, dans une affaire de viol collectif.

    La victime, une jeune fille de 16 ans,  a été violée par plusieurs jeunes sous la menace d'un couteau.

    Une affaire qui a déjà été jugée mais qui revient en appel à la fin du mois d'octobre.

    Certes, Frédéric Mitterrand n'est évidemment pour rien dans le crime commis par ces deux garçons.

    Mais il vient au secours de ces deux mineurs violeurs en écrivant son témoignage sur du papier à entête de la Villa Médicis — où il officiait —  alors qu'il n'agit là qu'en tant que personne privée.

    En outre, dans son témoignage écrit, le ministre, qui ne l'était pas à ce moment-là, engage l'organisme dont il avait la charge - la Villa Médicis - dans un soutien aux deux jeunes criminels puisqu'il propose de leur organiser des stages sur mesure en vue de faciliter leur réinsertion :

    « En tant que directeur de l'Académie de France à Rome, je m'engage personnellement à faciliter toute mesure de réinsertion. »

    La double page du Quotidien de la Réunion du vendredi 9 octobre 2009.


    Dans le même texte, il précise :

    « Je dispose d'un certain nombre de contrats qui pourraient être mis à profit. »

    Là encore, l'usage de la première personne est peu approprié et traduit une conception très particulière des usages républicains : est-ce la vocation de la Villa Médicis que d'aider à la réinsertion de mineurs violeurs de l'Ile de la Réunion ?

    En l'occurrence le fonctionnaire Mitterrand utilise à son profit personnel la responsabilité que l'Etat lui a confiée.

    Le correspondant à Paris du Quotidien de la Réunion a tenté - vainement - de faire réagir le Ministère de la Culture sur le sujet.

    Comme au début de la semaine, le Ministre choisit la politique de l'autruche...

    La lettre publiée par le Quotidien de la Réunion dans son édition du vendredi 9 octobre 2009.

    Y aura-t-il une suite à cette nouvelle affaire Mitterrand ?

    Sans doute pas.

    D'abord parce qu'après s'être censurés sur la polémique Le Pen-Mitterrand, les médias ont saturé leur public avec ce qui est devenu l'« affaire » : depuis jeudi, radios, télévisions et presse écrite ne parlent plus que de cela.

    Ensuite parce que même s'il s'agit encore de sexualité, l'attitude de l'ancien directeur de la Villa Médicis est surtout condamnable du point de vue des usages républicains.

    Et on sait bien qu'en la matière, le sarkozysme n'en est pas à un écart près.

    Contacté par Marianne2.fr, le ministère de la Culture ne nous a pas encore répondu sur cette question.

  • Rire, parce qu'il n'y a plus que ça à faire (I)


    Par Allain Jules

    Frédéric Mitterrand invente des prostitués Thaïlandais de 40 ans… pour s'en sortir.

    Diantre ! Quelle ironie, le fantasme des vieux croulants existe donc ?

    C’est à mourir de rire. Prendre des millions de personnes pour des cons ?

    Depuis quand en Thaïlande, existe-t-il des bordels où des personnes, des quadras tarifés seraient exposés pour la beauté de leur corps ou l’attrait de leur libido explosive ?

    Donner de l’argent pour des personnes âgées ?

    C’est vrai que payer, exploiter la misère est gratifiant.

    C’est d’un ridicule abyssal.

    Demandez un peu à ceux qui vont en Thaïlande pour le sexe s’ils y vont pour se taper des papys ?

    De qui se moque-t-on ?

    Tout le monde savait qu’il était homosexuel.

    Là, on s’en fout.

    En revanche, dire qu’il s’agissait de personnes de son âge, le bonimenteur ne s’en est pas sorti.

    Il sort plutôt affaibli face à la pugnacité des questions posées…

    Aller en Thaïlande faire du tourisme sexuel, pour le charme irrésistible de quelques vieillards édentés au ventre bedonnant, à la peau flasque et aux cheveux grisonnants ?

    Non seulement cet homme ment, mais en plus, sa défense et sa fausse émotion prétendument pour sauver son “honneur” perdu est pathétique.

    C’est la période des mœurs étranges, des personnages sans stature ni charisme.

    Les historiens du futur seront vraiment perplexes.

    On ne peut que saluer son “courage” d’y aller à la conquête d’hommes aux muscles ramollis ayant besoin de quelques pilules de Viagra pour retrouver toute leur vigueur sexuelle.

    A moins que… avant chacun de ses voyages à connotation sexuelle, il emportait les petites pilules bleues dans le double-fond de son attaché-case.

    Autrement, on ne comprendrait pas ce que le ministre a raconté pendant le Journal Télévisé de TF1.

    Il nous a semblé jusqu’à présent que, ceux qui s’adonnaient à ce type de séjours, y allaient pour y savourer en toute quiétude, des seins pointus comme des sagaies, ceux de jeunes filles, de fesses galbées de jeunes impubères dont l’innocence excite leur sexualité moribonde que l’Occident a fini par terrasser.

    Il a fait fort Frédéric Mitterrand en jouant au petit Jésus, reprenant pour son compte la phrase biblique “que celui qui n’a jamais péché lui jette la première pierre”.

    Une façon voilée de faire son mea culpa hypocrite.

    Soit.

    Mais, de là à justifier des faits répréhensibles par la loi hexagonale, il a botté en touche.

    Visionner la vidéo ICI

    (Photo : capture d’écran TF1)

    http://allainjules.wordpress.com/2009/10/09/frederic-mitterrand-invente-des-prostitues-thailandais-de-40-ans/

    http://storage.canalblog.com/49/52/216743/44942720_p.jpg

  • Affaire Polanski : les propos abjects d'Alain Finkielkraut

    Alain Finkielkraut et Yves Michaud - France Inter
    envoyé par franceinter. - L'info internationale vidéo.

    Pour la première fois, Alain Finkielkraut, qui était un homme et un philosophe que j'estimais, me surprend et me déçoit infiniment.

    Les propos qu'il a tenus ce matin sur France Inter, face à Yves Michaud, à propos de l'affaire Polanski sont tout simplement incompréhensibles, écoeurants, abjects, et nient la réalité du viol d'une enfant de 13 ans.

    Alain Finkielkraut, ce n'est pas parce qu'une femme (mineure de sucroît) n'est plus vierge qu'elle ne peut pas être victime d'un viol.

    Nier la réalité d'un viol au prétexte que la victime avait déjà une vie sexuelle et/ou "pardonne" à son  violeur, comme c'est le cas de Samantha Geimer, est aberrant. MP

    ***

    En revenant (ce matin sur France-Inter) sur l'affaire Polanski et en banalisant ce qui s'est passé un certain jour d'il y a 32 ans avec une jeune-fille de13 ans, Alain Finkielkraut est encore et toujours dans la confusion.

    Ses arguments semblent, à première vue, inscrits à l'aune du bon sens.

    Ce bons sens dont nous sommes tous pourvus et qui nous guide dans nos évaluations du monde.

    La jeune fille était consentante. Elle avait un corps de femme et avait des échanges sexuels avec son petit ami. Elle posait nue pour le magazine Vogue. De plus, elle ne voulait pas porter plainte. Elle a accordé son pardon à Polanski.

    Tout est donc très banal dans cette affaire.

    Finkielkraut oublie plusieurs choses.

    L'enfant (à 13 ans, on est encore un enfant quel que soit l'état de développement de votre corps) n'est pas dans l'état de liberté face à  l'adulte.

    La "maturité corporelle" ne signe pas la maturité psychique.

    J'ai, avec d'autres, ICI ,bien expliqué l'état de "dépendance" psychique dans lequel se trouve l'enfant par rapport à l'adulte en citant un grand psychanalyste Ferenczi:

    "Les enfants se sentent physiquement et moralement sans défenses, leur personnalité encore trop faible pour pouvoir protester.

    Même en pensée, la force et l'autorité écrasante des adultes les rendent muets, et peuvent même leur faire perdre conscience.

    Mais cette peur, quand elle atteint son point culminant, les oblige à se soumettre automatiquement à la volonté de l'agresseur, à deviner le moindre de ses désirs, à obéir en s'oubliant complètement, et à s'identifier totalement à l'agresseur."

    C'est clair, un enfant n'a pas la même attente affective et même physique dans sa relation à l'adulte.

    C'est la confusion des pédophiles que de se laisser parfois prendre à ce piège.

    C'est aussi cette confusion qui explique l'absence éventuelle de protestation.

    Dans cette relation, adulte et enfant ne jouent pas dans la même catégorie!

    C'est bien pour pointer la gravité que constitue l'abus sexuel sur mineur que la Loi présente des caractères particuliers sévères : longs délais avant prescription, aggravation des peines.

    Si la Loi précise que le consentement ou pas n'exclut en rien le viol c'est bien pour mettre en exergue cette dépendance, cette sidération de l'enfant.

    La réalité reste la réalité : avoir des relations sexuelles avec un mineur de moins de 15 ans (garçon ou fille) est une atteinte grave à la Loi car c'est une atteinte grave à la personne de l'enfant.

    Une atteinte qui laisse souvent des traces pendant le reste de la vie de celui ou de celle qui l'a vécu.

    Monsieur Finkielkraut est un philosophe, semble bien ne rien connaître au fonctionnement des enfants et reproduit, une fois de plus, la confusion que nous sommes un certain nombre à dénoncer ici.

    C'est grave et ça le reste.

    M. Philips

    http://www.mediapart.fr/club/blog/m-philips/091009/alain-finkielkraut-et-les-abus-sexuels-la-confusion-encore-et-toujours

  • Affaires Polanski/Mitterrand : la féministe Florence Montreynaud monte au créneau

    http://www.terranovamagazine.ca/38/pages/interview/foto/florence.jpg

    FLORENCE MONTREYNAUD : « TOUT LE TRAVAIL FÉMINISTE DES ANNÉES 70 DÉTRICOTÉ EN QUELQUES HEURES »

    L’écrivaine et féministe française réagit à la pétition de soutien lancée en faveur de Roman Polanski.

    Pour elle, on ne peut nier ainsi la souffrance des victimes.

    Dans Un siècle d’amour. De 1990 à aujourd’hui, à paraître le 15 octobre (éd. Nathan), la spécialiste de l’histoire des femmes s’attache à l’évolution des liens amoureux dans la vie des Occidentaux.

    Propos recueillis par Emilie Poyard

    Cette pétition de soutien à Roman Polanski, qu’en pensez-vous ?

    Il y a une solidarité masculine troublante.

    On parle d’une « affaire de mœurs », on se croirait au XIXe siècle !

    Mais il s’agit d’un viol sur mineure, il n’y a pas d’autre façon de le nommer.

    Quel message cela renvoie aux victimes de viol qui n’arrivent pas à en parler ?

    L’impunité des riches et des puissants !

    C’est la même chose avec l’affaire Mitterrand qui s’est greffée là-dessus.

    Il y a une coupure entre les élites et le peuple.

    Presque toutes les femmes ont subi des violences sexuelles dans leur vie, si ce n’est pas un viol, c’est le spectacle d’un exhibitionniste, des mains aux fesses dans le métro ou des insultes sexistes.

    Pourquoi sur un sujet aussi grave la solidarité ne s’exerce-t-elle pas en faveur des victimes ?

    Le travail féministe des années 70 a abouti au vote des lois sur le viol, comme celle de 1980.

    Avant cette loi, le viol était considéré comme un délit, il est désormais considéré comme un crime.

    Puis il y a eu la loi sur le viol conjugal, et le report de la date de prescription en cas d’inceste (le délai de prescription de ce crime est désormais de 30 ans à partir de la majorité de la victime).

    Tout ce travail féministe se détricote en quelques heures, tout cet édifice se fissure par la puissance médiatique, en parlant d’autre chose que du sujet.

    Il ne s’agit pas ici d’une affaire de cinéma mais d’une affaire de crime !

    La dernière enquête de l’INSERM estime à 50 000 le nombre de victimes de viol chaque année en France.

    Pour toutes les victimes de viol, adultes et enfants, que va-t-il se passer ?

    Elles vont penser qu’il suffit d’être riche et puissant pour échapper à la loi.

    A votre avis, pourquoi des femmes soutiennent Polanski ?

    Elles se laissent aveugler par l’amitié, la solidarité, mais malheureusement, elles se trompent de combat.

    Elles ne respectent pas les personnes qui souffrent.

    Je connais des dizaines de victimes, c’est un nouveau coup qui leur est envoyé et va les meurtrir encore davantage.

    On ne peut pas leur dire « ce n’est pas grave ce qu’a fait Polanski » !

    On ne parle pas de la même chose.

    Quel message est envoyé aux victimes mais aussi aux criminels ?

    http://www.elle.fr/elle/Societe/Interviews/Florence-Montreynaud-tout-le-travail-feministe-des-annees-70-detricote-en-quelques-heures/%28gid%29/999687

  • Quarante moutons sauvés de la mort par l'Association Stéphane Lamart et la Fondation Bardot

    http://www.associationstephanelamart.com/photos/steph-mouton-octobre-2009.jpg

    Après le démantèlement d’un abattoir clandestin, jeudi par la police, à Argenteuil (Val-d’Oise), une quarantaine de moutons étaient parqués depuis le 2 octobre dans un enclos à la SPA d’Orgeval, à la demande de la direction des services vétérinaires.
    Notre association est intervenue, ainsi que la Fondation Brigitte Bardot, pour sauver ces animaux qui devaient être abattus.

    Notre président s'étant déplacé à Orgeval précise :

    « Ces moutons ont eu un parcours douloureux, maintenant qu’ils ont été récupérés, ils ont le droit de vivre ».

    Nous retrouvons là le grave problème des abattoirs clandestins.

    Aussi, notre association a fait appel à son avocat : Maître Patrice Grillon afin qu'une plainte soit déposée au tribunal de grande instance de Versailles.

    Finalement, nous avons pu, notre association et la Fondation Brigitte Bardot, trouver une solution pour que ces animaux soient sauvés et transportés en lieux sûrs.

    Nous avons alerté les services vétérinaires qui mettent tout en œuvre pour remonter la filière et découvrir la provenance des moutons.

  • Expérimentation animale : l’Europe doit interdire les souffrances extrêmes et prolongées (One Voice)

    http://www.naturavox.fr/IMG/jpg/baby_monkey_injection.jpg
    La Commission européenne envisage d’autoriser les expériences causant des souffrances extrêmes et prolongées aux animaux dans la directive sur l’expérimentation animale, en cours de révision.

    La réunion, le 12 octobre, des vétérinaires experts européens sera cruciale pour savoir si l’Union européenne mettra enfin un terme à ces expérimentations cruelles.

    Une tolérance inadmissible

    La Coalition européenne pour mettre fin à l’expérimentation animale, dont One Voice est le représentant en France, a condamné, le 5 octobre, l’attitude de l’Union européenne (UE) : elle ne tient pas compte de l’opinion publique sur l’expérimentation animale.

    Ceci intervient après la diffusion d’un document montrant que le Conseil des Ministres européen souhaite que les chercheurs aient le droit de causer des souffrances importantes et prolongées aux animaux utilisés dans les laboratoire.

    Cette tolérance est envisagée dans le cadre de la révision de la directive européenne sur la protection des animaux utilisés en expérimentation.

    Le document de la présidence de l’UE, envoyé au groupe des vétérinaires experts européens, sera discuté lors d’une réunion, le 12 octobre.

    Il donne des exemples d’expériences que les chercheurs pourraient continuer à mener sur des animaux : administration de toxiques ou de radiations jusqu’à la mort, nage forcée jusqu’à la noyade,…

    Des millions d’animaux continueraient à souffrir

    Des millions de singes, chiens, chats, rongeurs, lapins, chevaux,… pourraient ainsi continuer à avoir les os brisés, recevoir des chocs électriques, subir des traumatismes provoquant des lésions organiques, vivre confinés dans des espaces inadaptés à leurs besoins.

    Les greffes d’organes entre espèces animales différentes seraient autorisées, en dépit des souffrances qu’elles occasionnent aux animaux et des risques sanitaires potentiels de diffusion d’agents infectieux d’une espèce à une autre.

    Les industries et les chercheurs qui recourent à l’expérimentation animale reconnaissent que ces expériences provoquent des souffrances extrêmes mais affirment qu’elles sont de courte durée et ne nécessitent donc pas d’autorisation particulière.

    Un récent sondage effectué auprès de 7 000 personnes en France, au Royaume-Uni, en Allemagne, en Italie, en Suède et en République tchèque montre que 84 % des répondants estiment que les expériences causant des douleurs et des souffrances importantes – à court ou long terme – doivent être interdites sur tous les animaux.

    Les députés doivent écouter les citoyens

    81 % des personnes interrogées veulent que la nouvelle directive interdise toute expérience causant de la souffrance et de la douleur aux primates et 79 %, qu’elle  interdise toute expérience sur des animaux non liée à une menace pour la santé humaine.

    73 % souhaitent que la directive interdise les expériences douloureuses sur les chats. Enfin, 80 % des répondants demandent davantage de transparence sur l’expérimentation animale.
    Il est temps que les députés européens écoutent les citoyens et s’ouvrent aux avancées technologique et éthique de la société.

    One Voice rappelle qu’avec la nouvelle directive, le but de la Commission européenne était d’interdire les expériences causant des souffrances et de la douleur de façon prolongée. Le Parlement européen a renoncé à cette mesure lors de la première lecture du projet de directive. La réunion du 12 octobre lui offre une nouvelle chance de revoir sa position.

    Agir

    Il est encore temps d’écrire à votre député européen, avant le 12 octobre 2009. Un courrier en anglais est disponible et peut être envoyé à partir de ce lien : http://www.eceae.org/lobby/mpsearch.php?issueid=1 [2]

    Liens : [1] http://www.one-voice.fr/fr/node/100395
    [2] http://www.eceae.org/lobby/mpsearch.php?issueid=1

  • Zoom sur la maltraitance des animaux à l’université

    10-7-peta_jpg_613x0_q85.jpg

    Charlotte Evans

    Selon une chercheuse affiliée à PETA, les professeurs de l’Université de New York ne peuvent arguer du progrès scientifique pour justifier la déshydratation des singes ou la dépendance des rats à la cocaïne.

    Hier, dans le Hall Vanderbilt, l’Université de New York Sans-Cruauté et peta2 (la PETA des étudiants) ont accueilli la chercheuse Alka Chandna de PETA dans le cadre d’un débat sur la maltraitance des animaux dans les laboratoires états-uniens, et spécifiquement au sein du propre laboratoire de l’université.

    Chandna, au cours de sa conférence, s’est focalisée sur trois professeurs de l’Université de New York :

    - le professeur de psychiatrie Kenneth Carr, qui pendant vingt ans a provoqué chez des rats des addictions à la cocaïne et observé si celles-ci augmentaient lorsque les animaux étaient privés de nourriture ;

    - le professeur de science neurologique Lynne Kiorpes, qui déshydratait des singes pour obtenir une réponse, utilisant l’eau comme traitement ;

    - et le professeur de science neurale J. Anthony Movshon, qui gardait des singes dans des sièges de contention durant quatre jours afin d’observer la connexion entre le cerveau et les mouvements oculaires.

    Au cours de la discussion, Chandna a projeté des photos de chacun des professeurs ainsi que des clichés explicites des expérimentations faites sur les animaux.

    « L’histoire de l’Université de New York est émaillée de violations flagrantes de l’Animal Welfare Act », a déclaré la jeune femme.

    Mais Chandna a également souligné que l’Université de New York comptait dans ses rangs plusieurs personnes très motivées faisant office de pionniers dans la lutte contre la maltraitance animale.

    Olivia Pomann, présidente de l’Université de New York Sans-Cruauté, a co-sponsorisé l’événement avec l’espoir que la prise de conscience à propos de la maltraitance animale grandisse au sein de l’université.

    « Voilà ce qui se passe dans les bâtiments dont vous financez le loyer avec vos frais de scolarité », a déclaré Pomann.

    « De nombreuses expériences sont obsolètes ou conduites à seule fin que les docteurs puissent publier des articles. S’ils doivent briser le crâne d’un singe pour y parvenir, ils le feront », a-t-elle ajouté.

    Kevin Satter, étudiant en droit de troisième année et membre du Student Animal League Defense Fund, considère l’événement comme une « sorte de révélation ».

    « C’est du genre ni vu ni connu, et pourtant ça se passe à quelques buildings d’ici », a-t-il déclaré.

    Charlotte Evans est journaliste salariée.

    http://nyunews.com/news/2009/oct/07/peta/

    Traduction Méryl Pinque pour International Campaigns

  • L’Europe doit trancher sur la question de l’expérimentation animale

    http://3.bp.blogspot.com/_I74KIeOHK_s/SbE2ew0Q2uI/AAAAAAAAFBw/uiVOa3gZAh8/s400/Carte_d_engagement_experimentation_animale.jpg

    Actuellement en révision, la Directive européenne sur la protection des animaux utilisés dans le cadre d’expérimentations en laboratoires ne cesse de relancer le débat sur cette épineuse question.

    Dernièrement, la présidence de l’Union européenne aurait fait parvenir un document officiel au groupe de vétérinaires experts européens, dans lequel est abordé le droit des chercheurs à infliger des souffrances aux animaux cobayes.

    Le document en question donnerait, par ailleurs, des exemples d’expériences menées telles que l’administration de toxiques ou de radiations jusqu’à une dose mortelle ou encore la nage forcée jusqu’à la noyade.

    Celles-ci ne donnent pourtant qu’un court aperçu des préjudices que subissent ces animaux : chocs électriques, traumatismes provoquant des lésions organiques, greffes d’organes entre différentes espèces…

    La circulation de ce document laisse craindre un cruel revirement de situation, la révision de la dite Directive ayant justement été demandée par la Commission européenne dans l’optique d’interdire les expériences causant des souffrances prolongées aux animaux, comme le souligne l’association One Voice.

    Reconnaissant que les travaux de recherche occasionnaient des souffrances extrêmes chez les sujets testés, les industriels et les chercheurs auraient, toutefois, fait valoir que celles-ci étaient de courte durée.

    Un argument bien peu soutenable.

    En outre, le point de vue des citoyens européens semble se positionner contre le maintien de l’expérimentation animale.

    Si l’on en croit un sondage réalisé auprès de 7 000 personnes en France, au Royaume-Uni, en Allemagne, en Italie, en Suède et en République tchèque, 84 % des personnes interrogées estiment que les expériences sur animaux causant des souffrances importantes, à court comme à long terme, doivent être interdites.

    En l’état actuel des choses, 80 % des interrogés réclament davantage de transparence quant aux travaux d’expérimentation animale.

    Si l’expérimentation animale indigne par son concept même, elle est d’autant moins tolérable qu’il existe aujourd’hui des alternatives à cette méthode.

    En effet, la toxicogénomique, qui repose notamment sur la culture de cellules humaines, a démontré son efficacité.

    Elle serait même plus pertinente que l’expérimentation animale, cette dernière n’apportant pas toujours des conclusions transposables à l’homme.

    Pour l’heure, la réunion des experts vétérinaires européens, prévue pour le 12 octobre prochain, devrait apporter des éléments nouveaux au débat européen.

    Il est à espérer que les discussions rejoignent ce qui a été fait en matière de recherche cosmétique, le délai accordé par l’Union européenne à l’industrie cosmétique pour bannir les tests sur animaux étant arrivé à échéance le 11 mars 2009.

    Cécile Cassier

    http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=3936

  • 10 octobre à Lausanne : manifestation pour la libération des animaux de cirque

    http://s1.e-monsite.com/2009/02/20/01/27077047elephant-cirque-jpg.jpg

    Pauvre éléphant !

    MANIFESTATION POUR LA LIBERATION DES ANIMAUX DE CIRQUE
    ---------------------------------------------------------------------------------
    La campagne suisse AZOT (Action cirque sans animaux) vous invite à participer à la manifestation pour des cirques SANS animaux à Lausanne ce samedi 10 octobre 2009 de 14h à 15h précises devant le cirque Knie à Bellerive.

    Manifestation statique, avec panneaux, banderoles, slogans, et distribution de tracts au public.

    (Manifestation en attente d’autorisation.)

    Jusqu’à ce que toutes les cages soient vides !

    http://www.azot.ch/

  • Polanski : lettre ouverte à Kouchner et Mitterrand

    http://www.keyvan.eu/blog/featured-image/kouchner.jpg

    L'association Innocence en danger somme les ministres de s'expliquer sur leurs propos en faveur du cinéaste arrêté en Suisse sur mandat américain pour une affaire de mœurs.

    L'association Innocence en danger a écrit une lettre aux ministres de la Culture et des Affaires étrangères pour leur sommer de s'expliquer sur leurs déclarations en faveur de Roman Polanski , arrêté en Suisse samedi sur mandat de la justice américaine pour une affaire de moeurs vieille de plus de trente ans.

    Dans un courrier diffusé vendredi 2 octobre et envoyé à Frédéric Mitterrand (Culture) et Bernard Kouchner (Affaires étrangères), le mouvement de protection des enfants rappelle notamment la déclaration de Frédéric Mitterrand qualifiant d'"absolument épouvantable" cette arrestation, pour "une affaire ancienne qui n'a pas vraiment de sens".

    "L'opinion que vous avez exprimée traduit-elle une position gouvernementale?", demande l'association.

    "Selon vous, le viol d'une enfant de 13 ans (...) n'a-t-il 'pas vraiment de sens' ?", questionne aussi l'association.

    Appel à "lever les ambiguïtés"

    "Faut-il comprendre qu'une relation sexuelle entre un adulte et un(e) mineur(e) de moins de quinze ans, qualifiée de crime en France comme aux Etats-Unis, doit être dépénalisée ?", se demande encore Innocence en danger.

    Tout en ne se disant pas "dupe ni des conditions choquantes de l'interpellation de Monsieur Polanski en Suisse, ni des raisons pour le moins obscures qui ont conduit les autorités helvétiques à attendre septembre 2009 pour procéder à cette arrestation", l'association demande aux ministres "de lever les ambiguïtés que révèlent (leurs) propos".

    De nombreuses associations de défense des femmes et des enfants maltraités avaient déjà dénoncé la "complaisance" manifestée à l'égard du cinéaste.

    http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/culture/20091002.OBS3352/polanski__lettre_ouverte_a_kouchner_et_mitterrand.html

  • Dispute autour des règlements de l’Union Européenne sur l’expérimentation animale (Times)

    http://www.international-campaigns.org/images/photos/vivisection/album_3/57.jpg

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    Du Sunday Times

    Le 4 octobre 2009

    Marie Woolf Whitehall

    Les fonctionnaires britanniques ont été choqués du degré de souffrance permis par les règlements sur l’expérimentation animale proposés par l’Union Européenne.

    L’ébauche de la directive de l’UE « sur la protection des animaux utilisés à des fins scientifiques » permettrait que les singes, les chiens, les chats et les poulains soient utilisés lors d’expérimentations générant des souffrances violentes et durables.

    Les animaux pourraient avoir les os brisés, subir des chocs électriques paralysants, endurer des traumas conduisant à la perte de multiples organes, être confinés afin de restreindre leurs mouvements et gardés isolément pour des périodes de temps prolongées.

    Les normes permettraient en outre de transplanter des organes entre espèces même si cela doit engendrer chez les animaux des « douleurs violentes ».

    Le règlement indique clairement que les expérimentations ne se limiteraient pas aux petites races comme les beagles mais incluraient de gros chiens comme les saint-bernard. Les chevaux et les poneys élevés en écuries pourraient également être utilisés par les laboratoires européens.

    Les directives autoriseraient des pratiques bannies en Grande-Bretagne, laquelle peut continuer d’imposer ses propres règles. Le Home Office a déclaré qu’il ne voulait pas voir s’affaiblir les critères britanniques.

    La BUAV, qui milite contre l’expérimentation animale, a accusé l’Union Européenne de ne tenir aucun compte des inquiétudes du public.

    Tom Holder, de Pro-Test, qui soutient la recherche sur les animaux, a déclaré que celle-ci « peut être menée seulement quand les bénéfices pour les humains l’emportent sur la souffrance des animaux. »

    http://www.timesonline.co.uk/tol/news/politics/article6860177.ece

    Traduction Méryl Pinque pour International Campaigns

  • Horreur et inutilité de l'expérimentation animale

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    Bref document d'information sur l'expérimentation animale

    Une recherche humaine et efficace

    Actuellement, entre 115 et 127 millions d’animaux sont utilisés chaque année à travers le monde dans la recherche expérimentale - encore ces chiffres sont-ils à considérer comme des estimations modestes (1, 2).

    Entre-temps, des enquêtes d’opinion indépendantes ont montré que le soutien du public à l’expérimentation animale a décru significativement au cours des 50 dernières années, et que la population accueillerait d’un bon œil le remplacement des animaux dans la recherche (3-5).

    Le fait que l’expérimentation entraîne chez les animaux de graves effets contraires, à la fois physiques et comportementaux, n’est plus sujet à débat (6), et il est de plus en plus reconnu par la communauté scientifique qu’une « recherche sur animaux humaine » est impossible.

    En outre, l’opinion selon laquelle l’expérimentation animale est scientifiquement défectueuse pour des raisons physiologiques, génétiques et procédurales est de plus en plus répandue parmi les scientifiques.

    De nombreuses méthodes de substitution scientifiquement et éthiquement supérieures à l’utilisation des animaux ont déjà été développées, et plus encore sont en cours de développement.

    Par conséquent, le remplacement rapide de l’expérimentation animale par des méthodes non animales et basées sur l’homme représente un impératif éthique et scientifique.

    Faible extrapolation aux maladies humaines et à leur traitement

    En raison des larges disparités anatomiques, physiologiques et génétiques entre les animaux humains et nonhumains, les résultats des expériences sur les animaux sont souvent non pertinentes pour la santé humaine.

    Les maladies spécifiques différant presque toujours parmi les espèces en termes de généralités, de manifestations, d’histoire naturelle et de réponses aux traitements, les chercheurs se voient sans cesse dans l’obligation de créer des maladies dans les animaux « modèles » qui tentent de se rapprocher de certains aspects des maladies humaines, mais qui se transposent mal d’espèce à espèce.

    C’est-à-dire que la même « maladie » - qu’elle soit naturelle ou recréée – se manifeste différemment et de manière typique parmi les animaux communément expérimentés comme les souris, les rats, les chiens et les singes, mais aussi entre espèces relativement proches comme les souris et les rats, et même à l’intérieur des mêmes espèces.

    Il n’est donc guère étonnant que le passage aux humains soit incertain et potentiellement hasardeux.

    Comme l’affirme le Dr Irwin Bross, retiré depuis 24 ans de son poste de directeur du Roswell Park Memorial Institute for Cancer Research, « parmi les employés expérimentés de la santé publique, il est bien connu que vous pouvez ‘prouver’ n’importe quoi à partir des études animales, pour la bonne raison qu’il existe énormément de systèmes de modèle animal et que chaque système donne des résultats différents. » (7)

    L’expérimentation animale pour l’étude des maladies humaines

    De nombreux rapports démontrent le manque de fiabilité de l’expérimentation animale pour la prédiction de résultats humains cliniques et l’aptitude des méthodes non animales à la remplacer (8-14).

    La croyance persistante, de la part de nombreux scientifiques, dans le paradigme de l’expérimentation animale, ainsi que leur résistance au changement ont été attribuées à un « verrou technologique et institutionnel » (schémas rigides) (15).

    Méconnus de la majorité du public, des champs entiers de la découverte médicale n’ont engendré que peu ou pas de bénéfices pour l’homme depuis des décennies d’expérimentation animale.

    Bien qu’au moins 85 vaccins HIV/SIDA aient été testés avec succès au cours d’études sur des primates nonhumains, dès 2008 les 200 essais de vaccins préventifs et thérapeutiques ont démontré leur inefficacité sur l’homme (16).

    De même, les vingt-quatre remèdes anti-diabète qui fonctionnaient sur l’animal se sont révélés inopérants sur l’homme, et le modèle traditionnel de la souris diabétique est désormais discrédité (17).

    La recherche immunologique sur les souris a été entièrement ruinée par la récente découverte que, contrairement aux humains, les souris disposent d’un second thymus (18).

    L’utilisation de modèles animaux pour la recherche sur les blessures traumatiques du cerveau (19) et la recherche régénérative dans les maladies neurologiques (20) n’a pas donné naissance à des traitements efficaces et a été discréditée.

    Un dixième des essais aléatoires et beaucoup d’autres essais cliniques de traitements pour les blessures graves de la moelle épinière testés avec succès sur l’animal ne sont pas arrivés à confirmer d’éventuels bénéfices pour l’homme (21).

    De même, plus de 150 traitements contre les attaques cardiaques expérimentés avec succès dans le cadre d’études animales ont échoué lorsqu’ils ont été testés sur des humains (22).

    La même histoire se répète pour pratiquement toutes les maladies chroniques neurologiques et auto-immunes, notamment et de manière non exhaustive : la maladie d’Alzheimer, la maladie de Parkinson, les dystrophies musculaires, l’arthrite rhumatoïde, la sclérose en plaques, le lupus érythémateux et d’autres maladies du tissu conjonctif.

    Des années de recherche sur la vision des chatons tendant à montrer que la cécité congénitale ne pouvait être guérie a récemment été invalidée en ce qui concernait les humains, suggérant que de nombreuses personnes n’ont pu recouvrer la vue à cause de l’inefficacité de l’expérimentation animale (23).

    Les causes du Syndrome de la mort subite du nourrisson (SMSN) sont restées indéterminées en dépit d’années de recherche animale, mais ont fini par être identifiées à partir de l’autopsie du tronc cérébral des enfants victimes de cette maladie (24).

    L’une des erreurs les plus flagrantes et les plus dangereuses engendrées par la recherche sur animaux résida dans l’accueil général favorable réservé à la thérapie de l’hormone de remplacement œstrogène-progestine (THR : thérapie d’hormone de remplacement) pour les femmes post-ménopausées comme mesure préventive des maladies cardiovasculaires, basée sur la recherche utilisant des primates nonhumains.

    La Women’s Health Initiative a rapporté ultérieurement que si la THR réduit les risques d’attaques cardiaques et d’athérosclérose chez les singes, elle les augmente chez les femmes (25).

    Des décennies d’expérimentation animale se sont révélées impuissantes à guérir ou améliorer substantiellement un très haut pourcentage de maladies chroniques, dont le cancer.

    Le directeur de la guerre nationale des Etats-Unis contre le cancer a déclaré en 1997 qu’aucun progrès réel n’avait été accompli après un quart de siècle d’efforts centrés sur le développement de médicaments à partir de l’animal-modèle (26).

    Les modèles traditionnels de souris pour le cancer ont été largement discrédités (27-30), ainsi que le champ entier de la vaccination anticancer (31).

    Les lignées humaines de cellules cancéreuses sont plus précises que les modèles animaux pour mettre au point des médicaments anticancer efficaces ; en fait, le modèle traditionnel de souris allogreffe n’est pas prédictif du tout (30).

    Le U.S. National Cancer Institute (NCI) a développé le « DTP Human Tumor Cell Line Screen » (Ecran de lignées humaines de cellules cancéreuses), un échantillon de 60 lignée humaines de cellules cancéreuses pour remplacer les tests animaux peu fiables pour l’identification de composants à effets anti-tumoraux (32).

    Selon l’ancien Directeur du NCI, le Dr Richard Klausner :

    « Nous avons guéri des souris du cancer pendant des dizaines d’années, mais sur les humains ça ne fonctionnait tout simplement pas. » (33)

    Finalement, le renouveau annoncé de la science médicale via l’utilisation d’animaux génétiquement modifiés (GM), des rongeurs en majorité, n’a pas eu lieu.

    Au contraire, cela a servi à démontrer que les liens supposés entre le gène et les maladies ne sont souvent pas valides (34), que les influences épigénétiques spécifiques aux espèces priment les associations de gènes, et que des gènes identiques fonctionnent souvent différemment chez les souris et les humains (35), sapant la prémisse même sur laquelle la science de l’animal GM est basée.

    En outre, les tentatives embrouillantes d’extrapolation inter-espèces (et même intra-espèces) permettent de conclure que des rats génétiquement identiques peuvent donner des résultats de recherche différents (36), que l’expression génétique des vrais jumeaux humains peut varier et que ces différences augmentent avec l’âge (37).

    Ainsi doit-on s’attendre à ce que l’utilisation des animaux nonhumains à des fins d’étude et de traitement des maladies humaines soit destinée à échouer pour ces raisons et d’autres déterminants génétiques immuables.

    Souffrance animale

    Il est deux sources de souffrance pour les animaux vivant en laboratoire : les procédures expérimentales d’une part, et le confinement dans l’environnement du laboratoire de l’autre.

    De plus, les animaux souffrent d’une séparation maternelle précoce, de l’absence ou du manque de liens sociaux, de l’impossibilité d’exprimer des comportements naturels ainsi que du stress associé au transport et à l’abattage sélectif.

    Dans les laboratoires, les animaux sont soumis à de nombreuses procédures douloureuses et invasives, incluant l’exposition à des substances toxiques et à des produits chimiques, le gavage, les chirurgies invasives, les brûlures, les blessures traumatiques, les injections, les saignées, les biopsies, les contraintes prolongées, les privations d’eau et de nourriture, la sédation par fusil à injection (« takedowns ») et les manipulations psychologiques.

    Quand ils ne sont pas soumis à des procédures expérimentales, les animaux, enfermés dans des cages exiguës et stériles à l’intérieur de pièces sans fenêtres, souffrent fréquemment d’une privation de rapports sociaux.

    Quelques procédures de laboratoire inhumaines auxquelles les animaux sont soumis :

    - La création d’attaques cardiaques, d’arrêts du cœur, de rythmes cardiaques anormaux, de coups de sang et autres traumatismes cardiovasculaires chez les singes, les chiens, les cochons et d’autres animaux.

    - Le largage de poids sur des rongeurs pour produire des blessures de la moelle épinière et des paralysies.

    - La création de brûlures souvent fatales chez les chiens pour étudier des traitements anti-brûlures.

    - L’utilisation de cochons, de chèvres et de singes dans la recherche et la formation sur les traumatismes dans les domaines civil et militaire ; les blessures comprennent les blessures par balle, les traumas contondants et les traumas perforants, les brûlures, les amputations, les procédures de chirurgie d’urgence et l’administration de drogues toxiques.

    - La création d’un état de « résignation acquise » ou « impuissance apprise » (« learned helplessness ») chez les rongeurs, les chiens, les primates et d’autres animaux en les soumettant à des sources inévitables de peur et de frustration tels que : chocs électriques, nage forcée jusqu’à épuisement, suspensions par la queue, jusqu’à ce que les animaux désespèrent et cessent de résister aux irritants.

    - L’implantation d’électrodes dans le cerveau et les yeux des singes et des chats à des fins d’expérimentations neurologiques et de vision.

    - L’implantation d’électrodes dans l’intestin des chiens pour provoquer une cinétose et des vomissements.

    - La création de symptômes migraineux chez les chats et les primates par la stimulation du cerveau et la manipulation de produits chimiques.

    Il est en outre parfaitement évident que les caractéristiques ordinaires de la vie dans l’enceinte d’un laboratoire sont sources de douleur et d’angoisse.

    Par exemple, les procédures de routine telles que la manipulation, la collecte de sang ou le dosage des médicaments font que les animaux éprouvent de manière marquée et prolongée un stress physiologique (6).

    Les cages de laboratoire forment un environnement contre-nature et ne permettent pas de répondre aux besoins psychologiques, sociaux ou comportementaux complexes des animaux.

    Les primates nonhumains sont régulièrement confinés dans des cages exiguës et isolées, ce qui les conduit à se blesser et se mutiler eux-mêmes.

    Une étude d’une colonie de macaques rhésus montre que 89 % d’entre eux ont des comportements anormaux incluant l’autodestruction, l’automutilation et la stéréotypie (conduites répétitives et sans objet qui sont signes d’angoisse) (38).

    D’autres animaux manifestent également des signes de douleur et de détresse résultant des conditions ordinaires de vie du laboratoire : par exemple, 50 % des souris font montre de comportements stéréotypés.

    Méthodes de substitution à l’utilisation des animaux

    De grands progrès ont déjà été accomplis dans le développement de méthodes de recherche n’ayant pas recours à l’animal, parmi lesquelles les modèles computationnels, la bio-informatique, la biologie des systèmes, les techniques in vitro, l’ingénierie des tissus, les microfluides, les méthodes de cellules souches, l’épidémiologie, les études de tissus humains, les méthodes génétiques, les technologies avancées d’imagerie et d’autres approches.

    L’épidémiologie (étude des rapports existant entre les maladies et divers facteurs susceptibles d’exercer une influence sur leur fréquence, leur distribution ou leur évolution) a contribué à de nombreuses avancées dans notre compréhension des risques pour la santé humaine.

    Par exemple, les études épidémiologiques ont conduit à la découverte des dangers de la cigarette, de l’exposition aux toxiques environnementaux et industriels, de la pollution ou d’une mauvaise hygiène publique, ainsi qu’à l’identification des facteurs de risques majeurs des maladies du cœur et des attaques, des cancers, des maladies infectieuses et de beaucoup d’autres maladies humaines.

    La culture in vitro de cellules et de tissus humains ont prouvé leur supériorité au test animal dans une multitude de champs d’investigation, dont le tri des traitements potentiels contre le cancer, le test des médicaments à l’aide de biopuces (40, 41) et la reproduction de peau humaine pour la recherche (42, 43).

    Les banques de tissu humain rendent maintenant ce champ de recherches prolifique et cliniquement pertinent.

    Les méthodes informatiques fournissent des modèles computationnels de maladies et de traitements, collectent et gèrent des millions de données sur la recherche humaine, et effectuent des essais cliniques humains virtuels.

    Les méthodes génétiques non seulement identifient et caractérisent les réseaux vertigineux de facteurs influençant l’expression génétique (l’homologie des gènes et le nombre d’exemplaires, les facteurs épigénétiques, l’interférence RNA), mais encore contribuent au développement des profils à risques de maladies et des traitements basés sur les déterminants génétiques individuels.

    Les technologies d’imagerie comme la tomographie calculée (TC), l’imagerie par résonance magnétique (IRM et IRMf), la magnétoencéphalographie (MEG), l’imagerie du tenseur de diffusion (ITD), la spectrométrie de masse par accélérateur (SMA), l’ultrasonographie et les diverses techniques d’imagerie nucléaire allient les bénéfices du remplacement des études peu fiables sur l’animal et la production de résultats humains spécifiques.

    Les méthodes substitutives à l’utilisation de l’animal dans la recherche sont de plus en plus disponibles, et, plus important encore, elles remplaceront toutes les sortes d’utilisations de l’animal pendant que l'accent de la recherche et son financement se déplaceront du paradigme inopérant de la recherche animale vers le développement et l’implantation de meilleures méthodes de recherche.

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    J.J.P. (14 juin 2009)

    Traduction de Méryl Pinque pour International Campaigns

  • Non à l'abattage rituel à Clermont-Ferrand

    http://img62.imageshack.us/img62/5952/oneoice42vf.jpg

    Pétition contre la création d'un abattoir rituel à Clermont-Ferrand

    Lors de la session du 25 juin 2009, le conseil municipal de la ville de Clermont-Ferrand a décidé d’octroyer, selon des modalités définies par convention, un terrain de 5.000 m2, situé dans le secteur des Gravanches, aux associations musulmanes locales afin qu’elles puissent y procéder à des abattages rituels d’ovins, sans étourdissement préalable.

    Même lorsque toutes les règlementations sont respectées, l’abattage rituel sans étourdissement préalable génère chez les animaux plus encore de terreur et de souffrance que l’abattage classique.

    En conséquence, nous demandons que le conseil municipal de Clermont-Ferrand renonce à son projet.

    Par ailleurs, nous entendons lutter pour que soit respectée par tous, sans distinction d’origine ou de religion, la loi de 1964 qui exige qu’un animal dit « de consommation » soit étourdi avant d’être abattu, et que soit mis fin à la dérogation qui permet aux tenants des cultes juifs et musulmans de passer outre cette interdiction.

    Signer la pétition / De petitie ondertekenen. Signer la pétition / De petitie ondertekenen.

    http://www.lapetition.be/en-ligne/non-labattage-rituel-clermont-fd-5094.html