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  • Messere Gaster

    En ces sinistres temps "festifs", une pensée pour les centaines de millions d'animaux terrestres et marins sacrifiés pour combler la plus grande et assassine futilité humaine : celle des "plaisirs du palais".


    http://1.bp.blogspot.com/-RhV8x-6w4S8/TcSjE1-HXoI/AAAAAAAAAPE/ZDRm-Iy0x58/s1600/224025_10150170722689436_504829435_7092166_5594051_n.jpg


  • Christian de Duve : « Si on continue comme cela, ce sera l’apocalypse, la fin »


    Entretien paru en avril 2013

    Christian de Duve a toujours eu grande confiance en son destin. Petit, il était déjà persuadé qu’il réaliserait de grandes choses. Et aujourd’hui, il a attendu 95 ans pour raconter son histoire : il avait tant de choses essentielles à réaliser auparavant, que sa biographie pouvait franchement attendre.

    Cet homme qui, jeune, a failli se mettre en danger, par son goût pour le bridge et le poker, est notre Prix Nobel, le seul Belge vivant, reçu en 1974 pour ses découvertes en médecine, et pour ses deux compagnes d’aventure qu’il a baptisées lysosome et peroxysome.

    «  La cellule est un organisme vivant qui possède tout ce qu’il faut pour vivre et a donc des organes, très petits. J’ai eu la chance de découvrir deux de ces organes, comme si, du temps de Vésale, quelqu’un avait trouvé le foie, et quelqu’un d’autre l’estomac. Moi j’ai trouvé l’estomac de la cellule, que j’ai appelé le lysosome, et un autre organe, plus difficile à expliquer, le peroxysome, qui intervient dans des phénomènes d’oxydation, de combustion d’aliments, de graisse. »

    Tous les jours, jusqu’à il y a peu, Christian de Duve entretenait ses muscles en nageant tous les matins et en faisant quelques exercices, et ses neurones en jouant aux « Chiffres et aux Lettres ».

    Son destin est fabuleux, son parcours stimulant mais c’est son cri d’alarme qui nous terrasse, le cri d’un homme ébloui par son passé mais effrayé par l’avenir.

    «  J’ai vécu le siècle le plus extraordinaire de l’histoire de l’humanité, nous raconte-t-il dans son bureau débordant de livres. Il y a eu une série de découvertes extrêmement importantes, l’atome, le big bang, etc. Dans mon domaine, les sciences de la vie, on a fait des progrès inouïs. Quand j’étais jeune étudiant, on ne savait pratiquement rien du fonctionnement de la vie. Aujourd’hui, on sait, on comprend. Pas tout, mais beaucoup. Et c’est la recherche scientifique qui a permis cela, produisant des résultats essentiels. Et j’ai vu toutes ces découvertes. »

    L’impact réduit de la religion catholique a-t-il libéré des capacités de découvertes ?

    Je n’oserais pas dire cela. On a été un peu plus libres de penser mais pas de chercher, car on a toujours pu chercher. Lors de ma nomination comme professeur à Louvain (1948), le fait d’accepter une place dans une université confessionnelle, soumise à la doctrine catholique, m’a gêné, car la démarche scientifique n’est pas très compatible avec l’attitude dogmatique de la démarche religieuse catholique. Mais à Louvain, on ne m’a jamais obligé à renoncer à certaines recherches.

    Vous terminez votre parcours sur la Terre en lui prédisant beaucoup de tourments ?

    C’est un peu le bout de mon périple personnel, j’ai essayé de reconstituer l’histoire de la vie depuis 30 ans, de lire, réfléchir, étudier et d’écrire des livres qui rendent compte de cette réflexion.

    Vous deviez en arriver aux questions existentielles ?

    J’y suis arrivé très tard, à la 6e de mes dernières vies (1985), car j’avais jusque-là mis tout cela de côté. Et puis il y a 30 ans, je me suis intéressé à l’origine et à l’histoire de la vie, à l’avènement de l’humanité, au développement du cerveau humain : cela m’a passionné. Arrivé au but, j’ai bien dû poser la question de savoir « où allons-nous » ?

    Et c’est là que je suis inquiet. J’ai reconstitué cette longue histoire dans un cadre darwinien, en faisant intervenir la sélection naturelle, qui avantage uniquement ce qui est utile, au moment et à l’endroit mêmes. Nos ancêtres ont acquis un certain nombre de traits et propriétés génétiques, parce que ces propriétés étaient utiles à leur survie et à leur reproduction, à l’époque et l’endroit où ils vivaient. Ce qui a été privilégié alors, c’étaient des traits utiles à ce moment-là, mais pas à l’avenir. La sélection naturelle ne regarde pas en avant.

    J’en suis arrivé à la conclusion que les traits génétiques privilégiés par la sélection naturelle étaient utiles à nos ancêtres mais sont devenus néfastes pour nous. Le résultat, dans l’histoire de la vie, a été un succès extraordinaire. L’espèce humaine, si vous la comparez à tout ce qui vit et a vécu dans le monde, a réussi d’une manière exceptionnelle.

    On était quelques milliers dans le coeur de l’Afrique il y a 100.000 ans, et on est presque 8 milliards à occuper tous les endroits habitables de la Terre, à utiliser toutes les ressources disponibles, à épuiser ces ressources, à vider des océans de poissons, polluer l’environnement, le rendre inhabitable, à transformer les forêts en désert.

    Et en plus, nous avons créé des mégapoles – je suis allé à São Paulo, Tokyo, Mexico City – où les gens s’entassent et qui sont des nids de discorde. Je le vois d’une manière objective et je lance un cri d’alarme. Si on continue dans cette direction, ce sera la catastrophe, l’apocalypse.

    Comment l’homme a-t-il laissé faire cela, sciemment ?

    L’homme ne réfléchit pas à l’avenir, ne s’en préoccupe pas. Même pas les dirigeants politiques, pour qui, ce qui compte, est la date des prochaines élections, dans deux ou trois ans maximum. Lorsque j’étais enfant, on vivait un peu comme si le monde nous était donné, sans préoccupation : le monde était là pour nous servir et être exploité par l’homme.

    Ce n’est vraiment qu’à la fin de la dernière guerre qu’on s’est rendu compte brusquement que les ressources naturelles étaient finies, qu’elles risquaient d’être épuisées rapidement par le développement de l’humanité et que les conditions de vie allaient être fort diminuées.

    N’est-ce pas l’échec de la capacité des scientifiques à jouer un rôle ?

    Les scientifiques n’ont pas de pouvoir. Ils essayent d’étudier, de comprendre, éventuellement de créer du neuf, mais le pouvoir, c’est les politiques qui l’ont. Ils consultent peu les scientifiques.

    Ils sont très absents de votre livre. Comme si vous n’aviez pas eu de contacts avec eux ?

    Si on n’en parle pas, c’est qu’ils ne m’ont pas marqué. J’ai fait partie de multiples commissions d’experts, mais je n’ai pas eu le sentiment que les scientifiques étaient fort écoutés dans le monde d’aujourd’hui.

    Vous n’avez jamais pensé faire de la politique ?

    Non. Ce que j’ai fait de plus « actif », ce fut de créer mon Institut.

    Vous en appelez à des sages ?

    Le monde a besoin de guides mais encore faut-il les suivre ! Gandhi, Bouddha, Jésus, Socrate : il y a eu un certain nombre de sages mais on les a tués, on ne les a pas suivis. Ce qu’on demande à ces sages, c’est d’utiliser le cerveau que nous avons reçu de la sélection naturelle, pour faire quelque chose qu’elle ne peut pas faire : prévoir l’avenir. Et si ce résultat est néfaste, prendre des décisions.

    Mon message est simpliste : le boulier compteur. Pas besoin de regarder la télé ou de lire les journaux pour connaître ces menaces : perte de biodiversité, épuisement des ressources, des sources d’énergie, pollution de l’environnement, etc.

    Quelle est la cause de tout cela ?

    C’est nous, les hommes, les femmes, les humains ! Nous avons trop bien réussi dans la course pour la vie, et aujourd’hui nous avons créé une situation telle, que l’avenir de l’humanité est menacé.

    La science peut faire quelque chose ?

    Elle ne peut pas augmenter la surface de la terre ou ses ressources. Elle peut simplement donner des conseils. « Le » problème, c’est la démographie.

    Il faut un contrôle des naissances très strict ?

    Absolument. Quand j’étais enfant, on nous disait qu’on approchait des deux milliards d’humains sur la terre. Aujourd’hui, on a dépassé les 7 milliards. De mon vivant, la population du monde a quadruplé, dépassant les possibilités naturelles. Donc nous sommes en train, par notre nombre croissant, de rendre le monde invivable.

    Ce ne sont pas ces problèmes-là qui nous occupent. Les gens sont égoïstes ?

    Ils sont surtout aveugles. Les dirigeants se préoccupent trop peu de l’avenir éloigné de l’humanité dans le monde. Et je parle de 50 à 100 ans, pas dans des millénaires  !

    Le regain des religions vous inquiète ?

    La religion musulmane, je la trouve inquiétante, parce qu’elle est à mon point de vue particulièrement obscurantiste. Mais les chrétiens sont aussi terriblement doctrinaires.

    Je ne sais pas comment le nouveau pape va agir, mais jusqu’à présent, la contraception, la limitation des naissances a été condamnée par le Vatican. C’est scandaleux, car le seul espoir de l’humanité de survivre, est de ne pas continuer son expansion.

    Vous avez, malgré toutes ces prédictions pessimistes, un grand appétit de la vie et un grand équilibre personnel ?

    Je ne sais pas si j’ai été équilibré mais j’ai suivi ma ligne à moi. J’ai eu plusieurs vies. Mes recherches à Louvain sont le coeur de mes recherches scientifiques, mon aventure américaine a été très importante. La création de l’Institut de Duve a ensuite été une entreprise magnifique qui a très bien réussi.

    Et puis, j’ai pu commencer à étudier, réfléchir, lire et écrire et pendant 30 ans, j’ai vraiment fait un très long chemin, en écrivant chaque fois mon carnet de bord. J’ai d’abord essayé de comprendre la totalité de la cellule, après en avoir identifié les fameux deux composantes et cela a fait un livre.

    Puis de comprendre la vie – comment elle fonctionne, ce qui est commun à tout ce qui vit –, deuxième livre. Après, il y a eu logiquement ma préoccupation pour l’origine de la vie. Et puis, je suis passé à son histoire et à Darwin qui ne m’avait jamais intéressé jusque-là. De là, je suis arrivé à la dernière étape, l’avènement de l’humanité, et dans la foulée, au fonctionnement et au développement du cerveau. Ce fut un voyage, une progression logique.

    Dans ce voyage, vous avez trouvé un sens à la vie ?

    J’ai retrouvé vers la fin, un peu des souvenirs du mysticisme, de la ferveur de mon enfance, mais à la dernière minute, je m’en suis séparé. L’évolution est mon mot-clé aujourd’hui.

    Pourquoi avoir abandonné ce mysticisme ?

    J’avais abouti, à la fin de mon périple, à une vision platonicienne du monde. J’appelais « l’Ultime réalité », quelque chose qui existe en dehors et qu’on découvre. Je suis arrivé à la conclusion que toute cette notion-là est fausse et que cette réalité que je crois découvrir, est quelque chose que j’ai créé moi-même.

    C’est le produit de notre propre cerveau. Le vrai, le beau, le bien, n’est pas quelque chose qui vit en dehors de nous et que nous découvrons, mais que nous créons.

    C’est mieux ?

    Je n’ai pas de jugement de valeur à donner. C’est peut-être plus scientifiquement crédible que la notion « d’Ultime réalité ».

    Pas d’existence pour Dieu non plus dès lors ?

    Je comprends que ce soit une préoccupation pour grand nombre d’êtres humains, à la source d’au moins trois religions. Disons pour simplifier : l’existence de Dieu ne se démontre pas, et son inexistence non plus. Napoléon avait demandé à Laplace : « Et Dieu dans tout cela ? » Laplace a répondu : « Je n’ai pas besoin de cette hypothèse. » Je suis un peu comme ça.

    « Lorsque je disparaîtrai, je disparaîtrai, il ne restera rien »

    Comme la mort s’approche, prenez-vous cette perspective, comme une délivrance ?

    Je suis tout proche de la mort, je suis au bout du rouleau.

    Vous le ressentez plus fortement aujourd’hui, au bout de toutes ces années ?

    Personnellement, je suis très objectif, très serein devant tous ces phénomènes. La mort, ce serait beaucoup dire qu’elle ne m’effraye pas, mais je n’ai pas peur de l’après car je ne crois pas. Lorsque je disparaîtrai, je disparaîtrai, il ne restera rien. Ce que je dois prévoir maintenant, c’est ma propre disparition et je suis en train de le faire.

    (Nous lui confions le coup de fil que nous avons reçu de François Narmon, ex-patron de Dexia, à la veille de son euthanasie)

    Je suis dans le même état. J’ai tout prévu, mes enfants le savent, ma fille est venue de France. Si mon fils qui est aux Etats-Unis avait pu se déplacer, je me serais fait euthanasier dans les jours qui viennent. Je suis prêt. Mais je dois attendre, je voudrais revoir mon fils. Il ne peut venir qu’au mois de mai, et donc je dois survivre jusqu’en mai.

    Cela ne vous rend pas triste ?

    Ecoutez, je suis fatigué. Je ne sais pas si je réponds encore d’une manière lucide. La nuit du premier avril, je suis vraiment passé d’un côté à l’autre, j’ai passé plusieurs heures sur le sol de mon dressing. J’étais tombé, je n’ai pas pu me relever.

    C’est là que vous avez pris votre décision ?

    Elle était déjà prise avant, mais je me suis dit que cela était le signal d’alarme. Je me suis dit : « Il est temps d’y penser ». Ces confidences que je vous fais, il faudrait peut-être les garder pour le jour où je serai mort. Ce sera une belle nécrologie.

    (Il rit.)

    Cela vous soulage peut-être de penser à mourir : c’est terrible d’avoir vécu un tel progrès au cours de ce quasi-siècle, pour avoir in fine l’impression que jamais l’humanité n’a été autant en danger ?

    C’est vrai. Tout cela m’a fort perturbé et cela continue à me perturber très fort mais je n’ai jamais eu mon mot à dire. M. Di Rupo n’a jamais demandé mon avis. Les politiques ne consultent pas les scientifiques. Je comprends qu’aujourd’hui on ne consulte pas un vieillard de 95 ans, mais enfin, il y a 30 ans, quand j’étais lucide et vivant, on ne me consultait pas.

    Avez-vous des regrets en ce moment si particulier ?

    De ne pas avoir fait mieux, d’avoir surtout un peu sacrifié ma famille à ma carrière. Je l’emporte avec moi. Mais ma femme disait toujours : « Les regrets sont inutiles, Christian ».

    Biographie

    Christian de Duve est né en Grande-Bretagne en 1917, de parents belges. Inscrit à l’Université catholique de Louvain à partir de 1934, il décroche son diplôme en médecine en 1941 et celui de chimie 5 ans plus tard. Ses premières recherches portent sur l’insuline. Après un premier séjour aux Etats-Unis, il concentre son travail sur les structures cellulaires.

    Ses découvertes sur le lysosome et le peroxysome lui vaudront le prix Nobel de médecine en 1974, qu’il partage avec un autre Belge, Albert Claude, et l’Américain George Emil Palade, pour leurs travaux sur la biologie cellulaire. Sa découverte du lysosome a permis des avancées significatives dans la recherche médicale, en particulier en cancérologie.

    Son dernier ouvrage, Sept vies en une, dans lequel il conte ses mémoires de chercheur, est paru en janvier 2013.

    Il est décédé le samedi 4 mai 2013, à l’âge de 95 ans.

    http://www.lesoir.be/388102/article/actualite/belgique/2013-12-25/christian-duve-si-on-continue-comme-cela-ce-sera-l-apocalypse-fin#anchor_388104

  • Livres végans à offrir aux enfants pour Noël (L'Age d'Homme)

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    Communiqué de L'Age d'Homme :

    "Nous avons l'immense plaisir de vous informer de la sortie en français des deux albums pour enfants de Ruby Roth autour du véganisme, Vegan Is Love et Ne nous mangez pas, aux éditions L'Age d'Homme dans notre collection V, pour le 2 janvier 2014 !"

    (Pré-commandes sur www.lagedhomme.com)

  • Cherchez l'erreur

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    Une seule conclusion s'impose : devenez végans.

    Il n'y a pas d'exploitation ni de meurtre "humains" d'autrui.

  • Spécisme/sexisme : même combat / Inde : le calvaire des juments blanches

    Décembre 2013. En Inde, il ne fait pas bon être une jument blanche. Au nom d’une vieille tradition misogyne, elles sont exploitées sans relâche jusqu’à leur dernier souffle… One Voice a décidé de mettre un terme à leur calvaire et de leur rendre leur dignité. Ensemble, nous pouvons les sauver !

    Une vieille tradition au symbolisme critiquable !

    Lors de la procession du baraat, équivalent indien de l’enterrement de vie de garçon, la tradition veut que le fiancé se rende chez sa promise en chevauchant une jument blanche. Ce que la future épouse ne sait pas toujours, c’est que cette monture symbolise la virginité, la fertilité et… la soumission ! Quant à la jument, l’occasion est pour elle moins festive… Car, en Inde, il y a une saison pour les mariages, calculée par les astrologues et les pandits (saints hommes). Elle dure 4 à 5 mois et 1500 mariages sont parfois célébrés au cours d’une seule journée… Autant de cérémonies auxquelles elles doivent donc participer !

    Des mariages à la chaîne

    Les juments blanches sont rares. Certains n’hésitent d’ailleurs pas à faire quelques « raccords » à l’aide de peinture, voire à dissimuler les attributs d’un mâle… Et pour ces chevaux si recherchés, les mariages sont une épreuve qui ne les laisse pas souffler. Ils en enchaînent plusieurs au cours de la journée et sont obligés de marcher des heures durant, au milieu de la circulation et de convives d’humeur festive, sans eau ni nourriture, et parfois sans avoir été ferrés ! Tenus serrés « pour l’allure » ils finissent la bouche en sang. Leurs atours colorés dissimulent des corps affaiblis et décharnés par cette vie d’esclavage. Chaque saison, plusieurs d’entre eux meurent d’épuisement, d’insuffisance cardiaque ou des conséquences du stress.

    Hors saison

    Pas de vacances pour les juments. Lorsque la saison des mariages s’achève, elles sont louées à des agences touristiques qui les utilisent pour le transport des touristes, ou bien elles sont exploitées comme bêtes de bât, contraintes de porter des charges bien trop lourdes… Et lorsqu’elles atteignent la maturité sexuelle, elles sont soumises à une reproduction intensive. Jusqu’à leur dernier souffle, elles vivront dans la terreur et la souffrance, sans avoir connu une minute de répit.

    One Voice se mobilise !

    Forte du succès de son combat contre l’exploitation des ours danseurs en Inde, One Voice, en partenariat avec WSOS, a décidé de tout mettre en œuvre pour mettre fin au calvaire des juments blanches et leur rendre leur dignité. Son programme propose aux propriétaires des juments de les échanger contre un générateur d’électricité, équipement très recherché lors des mariages. Ils devront en contrepartie s’engager à ne pas reprendre de jument et à ne pas revendre le générateur.

    Pour accueillir les chevaux et leur offrir une retraite bien méritée, un refuge doit également être construit. Il emploiera des soigneurs, des vétérinaires, des palefreniers et des maréchaux-ferrants. Une campagne de sensibilisation et d’information sera aussi mise en place, afin d’inciter les jeunes gens à ne pas utiliser de juments lors de leur futur baraat…

    http://www.one-voice.fr/loisirs-et-compagnie-sans-violence/inde-le-calvaire-des-juments-blanches/

  • Isabelle Alonso

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    "Je confirme donc, puisque ça a l’air nécessaire, que toutes les religions (y compris l’Islam, n’en déplaise à Rokhaya), oppriment les femmes.

    Que le port du voile est une brimade inventée non pas par un Dieu dont je conteste l’existence mais par les humains de sexe mâle qui se croient autorisés à parler en son nom et ont décidé que la chevelure féminine est une tentation permanente devant être censurée.

    Ces autorités religieuses masculines se soucient comme d’une guigne des droits des femmes et les instrumentalisent pour mesurer leur présence dans l’espace public.

    Le Pape, les rabbins, les créationnistes et autres fous de Dieu ne font pas mieux ?

    Vous me l’ôtez de la bouche.

    On ne saurait contester la foi, intime et propre à chacun-e.

    Mais je pourfends allègrement les pouvoirs religieux quels qu’ils soient.

    Ils sont, toujours, sans exception, violemment misogynes.

    Je confirme que la prostitution est une forme de viol.

    Elle est une colonne du temple patriarcal.

    Elle organise l’accès au sexe des femmes par le biais de l’argent, alors que l’accès à l’argent est intégralement contrôlé par le pouvoir masculin (relayé par des mères maquerelles ? Oui.).

    Et elle se perpétue au moyen de la violence sous toutes ses formes.

    Aménager la prostitution, c’est refaire la déco sans toucher aux murs porteurs.

    C’est jouer les Valérie Damidot de la poutre maîtresse.

    C’est colorier l’abjection.

    Le patriarcat n’a pas à être aménagé. Il doit disparaître.

    Oeuvrons toutes et tous à son écroulement, par tous les moyens."

    Isabel ALONSO, 2013

  • Chasse : Onfray répond à Tillinac (Le Point)

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     « Le paysan de Paris », Le Point N° 2152 du 12/12/2013

    LE PAYSAN DE PARIS -

    J’avais rédigé pour « Le Point » un compte rendu du livre de Gérard Charollois intitulé Pour en finir avec la chasse. Je découvre en ouvrant le numéro qu’il  a été  intégré dans un dossier  sur les animaux et  qu’il a été soumis à Denis Tillinac pour qu’il y réponde ! Titre de ce débat qui n’a pas eu lieu et annoncé en couverture : « Chasse : Onfray et Tillinac tirent leurs cartouches ». Comme j’avais le dos tourné quand le chasseur a ajusté son tir, je souhaiterais pouvoir vraiment tirer les miennes.

    Tillinac attaque les thèses de Gérard Charollois comme si elles étaient toutes miennes – pareil procès d’intention m’avait déjà été fait lors d’un compte rendu d’un livre de Jean Soler. Et comme il avance en treillis, il tire à tort et à travers, comme après une sortie de banquet cynégétique.

    Pour les défendre, les provinciaux n’ont pas besoin de ce paysan de Paris bien connu comme éminence grise d’un président de la république de droite douze ans aux affaires, comme éditeur dans le quartier ad hoc de la capitale, comme chroniqueur à Valeurs actuelles. Pour être crédible sur ce terrain, que n’est-il éditeur dans une maison d’édition corrézienne, journaliste dans une feuille de chou locale, ou conseiller général de Brive-la-Gaillarde ! Faire le provincial à Paris n’amuse que les parisiens où, dans certains salons qui jouent en boucle le Dîner de cons, on peut entrer avec ses bottes crottées en faisant croire qu’on arrive tout droit de ses champs. Or ça n’est pas de la boue paysanne que Tillinac a sous ses chaussures, mais les crottes de chien des trottoirs de Saint-Germain-des-Prés.

    Dès lors, me prêter « un panthéisme naïf, un angélisme rétro et un mépris bobo de la ruralité »  c’est un peu mal venu quand, comme lui, on a passé sa vie à défendre la paysannerie de droite qui a pollué les nappes phréatiques, arraché les haies, exterminé les animaux sauvages,  détruit l’équilibre écologique, défendu la « chasse » réduite à l’abattage du gibier d’élevage juste sorti de cage, soutenu l’industrialisation du monde agricole subventionné par Bruxelles.

    Le catholicisme de bénitier défendu par Tillinac lui fait  nommer païen quiconque ne croit pas à son Jésus de crèche et à ses Rois Mages. Il  stigmatise l’angélisme rétro quand on appelle à ce que la tradition sanguinaire du cerveau reptilien laisse place à la modernité raisonnable du cortex. Il transforme en bobo méprisant la ruralité celui qui  vit en campagne depuis sa naissance, il y a cinquante-quatre ans, y travaille, y écrit ses livres depuis un quart de siècle et fait le nécessaire avec des Universités Populaires pour que la province ne meure pas siphonnée par le centralisme jacobin.

    L’ « héritage judéo-chrétien » a bon dos quand il s’agit de défendre « le chapon farci aux marrons ». Le péché de gourmandise n’est pas une invention de panthéiste que je sache ? Sa rhétorique de bécasses sur canapé de foie gras et de côtes de veau aux girolles doit plus au paganisme épicurien, pour le coup, qu’au catéchisme, son horizon patristique indépassable. Rappelons que son Jésus ne mange pas de ce pain-là…

    Ensuite, philosophant comme il chasse, Tillinac sort son fusil à tirer dans les coins : « la sollicitude pour l’ordre cosmique maquille un nihilisme qui refuse de hiérarchiser la Création ». Pour finir le travail,  il sort le bazooka : il voit dans le combat pour que les chasseurs cessent d’infliger la mort  pour le plaisir une « visée totalitaire » ! Qu’on se le dise : Hitler n’est pas loin, il est l’ami des abolitionnistes de la chasse…

    Le catholique cite ses références, Sade & Freud ! Comme quoi je n’ai pas tort de combattre cette paire de saints très judéo-chrétiens ! La thèse est simple : puisque l’homme est naturellement méchant, péché originel et pulsion de mort  obligent, permettons lui culturellement de l’être, ainsi, il le sera moins… Avouons que tant de dialectique montre que Tillinac fut probablement l’élève des Jésuites, mais sûrement pas celui de Descartes. Trop de catéchisme nuit au développement du cerveau philosophique !

    Puisqu’il dispose d’un fusil à plusieurs coups, Tillinac ajoute d’autres paralogismes. Un deuxième : le chasseur aime la nature et respecte le gibier qu’il « sacrifie » ! Puis un troisième : le chasseur lui manifeste même une certaine « tendresse » ! Avec des fusils, de la chevrotine, des dagues ? On fait des tendresses moins casquées, des respects moins bottés, des amours moins meurtriers ! On a les « voluptés » qu’on peut : Tillinac avoue ressentir de pareils frissons quand le fildefériste tombe à terre, que le dompteur est dévoré par les lions ou,  au rugby, « quand le plaqueur défonce le plaqué » – le fin lecteur de Feud qu’il est devrait choisir ses mots avec plus de soin… Quatrième paralogisme : vouloir réduire le sadisme, c’est l’augmenter écrit notre penseur. Ce qui relève d’une logique assez cocasse ! Jadis, dans une copie de certificat d’études, ça ne serait pas passé…

    Enfin que Tillinac fasse de moi un défenseur « nocif  (des) idéologies rédemptrices des écolos de la rive gauche » est drôle !  Passons sur la nocivité : les espèces nuisibles, c’est bon pour les chasseurs ; pour les humains, on sait où mène l’usage de pareille notion… Ensuite, renvoyer à l’idéologie, c’est l’arroseur arrosé ! Car il faut en tenir une sacrée couche, d’idéologie, pour souscrire à autant d’inepties :   Tillinac aime tuer les animaux, mais par dévotion chrétienne; Tillinac jouit du carnage, mais pour réduire le sadisme ; Tillinac verse le sang, mais pour économiser la cruauté consubstantielle au péché originel ; Tillinac massacre des créatures vivantes qui ne lui ont rien fait, mais par tendresse pour les animaux ; Tillinac s’adonne au péché de gourmandise, mais par piété catholique ; Tillinac aime la nature, mais pour mieux la ravager . Avec un pareil fusil, on préfère être insulté par Tillinac, car, vu sa logique, c’est probablement par amour qu’il ajuste son tir ! Quant à la rédemption, c’est son fond de commerce, pas le mien. Enfin,  s’il faut choisir, je préfère « écolos » à « fachos ». Pour conclure : à propos de la rive gauche, je crois savoir que c’est le quartier dans lequel il joue le paysan de cour… On ne risque pas de s’y croiser.

    ©Michel Onfray, déc 2013

    http://mo.michelonfray.fr/non-classe/le-paysan-de-paris-le-point-n-2152-du-12122013/

  • La citation du jour : Pierre Drachline

    http://legacy.lunion.presse.fr/media/imagecache/article-taille-normale/protec/2011-06/2011-06-17/201106174dfac5d937505-0.jpg

    « Une insoumission qui n'implique pas le rejet de l'espèce humaine est une duperie.

    Les systèmes oppressifs étant les enfants naturels de l'homme, nous enfantons les barbaries dont nous nous proclamons les victimes. »

    Pierre Drachline, Pour en finir avec l'espèce humaine

  • Et le lait et le miel cessèrent de couler en Israël (Le Monde)

    Les activistes de 269Life, mouvement de défense  des animaux, devant le rayon viande d'un supermarché de Tel-Aviv, le 7 novembre.

    Un beau filet de bœuf. Voilà ce que Benyamin Nétanyahou a offert à dîner à François Hollande lors du passage du président français à Jérusalem mi-novembre. Le maître de céans n'a sans doute pas choisi le menu lui-même car, de son propre aveu, il ne consomme presque jamais de viande. Très impressionné par sa récente lecture du livre-plaidoyer Faut-il manger les animaux ?, de l'Américain Jonathan Safran Foer, le premier ministre vient de rallier la campagne internationale Lundi sans viande lancée voici un an en Israël. Ceux qui partageront la table de "Bibi" le lundi se verront désormais servir un repas 100 % végétarien. A sa façon, Benyamin Nétanyahou suit une mode qui gagne de plus en plus d'adeptes dans l'Etat hébreu. Exit chawarma d'agneau, schnitzel, kebabs et boulettes ! Pour les plus radicaux, ce sont même tous les produits d'origine animale qui sont bannis, comme le lait, les oeufs et le miel. Depuis deux ans, le nombre de végétariens, et surtout de végétaliens, croît à toute allure en Israël.

    Cette nouvelle communauté a un gourou : le juif américain Gary Yourofsky, militant pur et dur du droit des animaux. L'une de ses conférences, mise en ligne en 2011 avec des sous-titres en hébreu, a été visionnée à plus de 700 000 reprises dans un pays qui compte à peine 8 millions d'habitants. Depuis le 3 décembre, l'activiste est arrivé en Israël pour une tournée de deux semaines qui le voit enchaîner les meetings à guichets fermés. Pourquoi son discours rencontre-t-il un tel succès dans un pays où le barbecue est un sport national et où le repas du shabbat se conçoit mal sans viande ni poisson ? "Il y a la profondeur de son message mais aussi sa façon de l'exprimer, très directe, un peu rude, très proche de notre manière de communiquer, à nous, les Israéliens", explique Ori Shavit, l'une des porte-voix du mouvement, critique gastronomique convertie au végétalisme il y a deux ans après avoir écouté la harangue de Gary Yourofsky.

    "COMING-OUT" VÉGÉTALIEN

    Il faut dire qu'il collectionne les formules-chocs propres à capter l'attention de son auditoire. Le miel ? Du "vomi d'abeille", assène-t-il, après avoir évoqué "le plus grand holocauste de tous les temps : celui des animaux terrestres et marins". Mêlant statistiques, informations nutritionnelles et notions de morale, son discours est entrecoupé d'extraits de vidéos d'une rare violence tournées dans des abattoirs. "Après cela, on ne peut plus jamais se représenter un poulet autrement que comme un cadavre", explique Ori Shavit. Comme la jeune femme, une kyrielle de personnalités israéliennes ont fait leur "coming-out" végétalien ces derniers mois. Parmi elles, la chanteuse Noa, l'animateur de radio Eli Israeli ou encore la présentatrice télévisée Miki Haimovich.

    Pour ces nouveaux convertis, rien de plus simple aujourd'hui que d'apaiser sa faim sans transiger sur ses principes. Des magasins spécialisés ouvrent chaque semaine, à Tel-Aviv, Jérusalem ou Haïfa. Tout comme les cours de cuisine offrant, par exemple, d'apprendre à préparer un cheese-cake sans fromage mais à base de tofu. Une page Facebook s'est aussi créée pour les parents végétaliens qui s'interrogent sur la meilleure façon de nourrir leurs enfants. Et des applications pour smartphone permettent de localiser le restaurant le plus proche servant des plats végétaliens, dûment labellisé "vegan friendly". Il n'est même pas besoin de chercher trop loin, font valoir les militants : Israël se prête à merveille à un tel régime puisqu'on y trouve à peu près partout houmous, taboulé et falafels. Trois spécialités parfaitement conformes au dogme.

    http://abonnes.lemonde.fr/le-magazine/article/2013/12/06/et-le-lait-et-le-miel-cesserent-de-couler-en-israel_3525986_1616923.html?xtmc=lait_miel&xtcr=2

  • Le Téléthon reconnaît officiellement financer l'expérimentation animale

    Je vous laisse ici le lien de leur propre site AFM-Téléthon où ils reconnaissent eux-mêmes financer l'expérimentation animale, tentant de justifier la barbarie.

    A l'Ecole Vétérinaire de Maisons-Alfort existe une section "recherches" où se pratiquent des expériences sur des chiens (des beagles de préférence).

    On modifie les gènes de ces chiens pour qu'ils deviennent myopathes.

    Ces chiens naissent, souffrent et meurent dans l'indifférence la plus totale, n'ayant jamais vu le jour puisque beaucoup d'entre eux sont enfermés dans des cages en sous-sol.

    Ils viennent du fameux élevage CEDS de Mézilles dans l'Yonne.

    Beaucoup de militants connaissent ce camp de concentration pour chiens : chaque année, une manifestation y est organisée pour faire fermer cet élevage de la honte.

    Tout prouve aujourd'hui qu'en 27 ans, rien n'a évolué sur cette maladie et que les 2  milliards d'euros n'ont servi à rien, sinon à faire la fortune d'un élevage de la mort et à financer des recherches ignobles et inutiles.

    Le show du Téléthon prend vraiment les gens pour des imbéciles avec sa mise en scène de 30 heures de spectacle au cours desquelles Sophie Davant parade avec cynisme et suffisance.

    Boycottez cet événement grotesque et honteux.

    Parlez-en autour de vous, à vos amis, à vos proches.

    Montrez le véritable visage de ce pourvoyeurs de fonds de la vivisection.

    (Article de Lady Galga)

    http://www.dailymotion.com/video/xd9nw5_la-vivisection-massacre-inutile-2-5_news

    Pour aller plus loin :

    http://xhenon.fr/animaveg-leblog/telethon-supercherie-televisuelle/

    Expérimentation animale : les chiens cobayes, face cachée du Téléthon

  • "La mort n'est pas un loisir" (Michel Onfray / Le Point du 5/12)

    http://cdn2.lekiosk.com/Public/Publications/396/1783412/Images/Detail.jpg

    Gérard Charollois est un juriste dont les états de service en faveur de l’écologie radicale et du combat contre la chasse et pour la nature méritent le respect. Son Pour en finir avec la chasse, sous titré La mort-loisir, un mal français, est un réquisitoire contre cette passion qu’ont certains hommes à jouir de donner la mort ce qui définit tout simplement le sadisme – qui qualifie tout aussi bien les amateurs de corrida, de combats de chiens ou de coqs…

    Voici le questionnement de ce magistrat qui philosophe : pourquoi tuer des animaux pour le plaisir ? De quelle manière protéger des espèces quand chacun peut leur tirer dessus ? Comment l’intérêt général peut-il être confisqué par une minorité organisée en lobby ? Autant de  questions éthiques, écologiques et politiques.

    Gérard Charollois part du principe que des pratiques ne se réforment pas mais s’abolissent : l’esclavage et la torture jadis, la peine de mort hier, la chasse aujourd’hui. Or « la chasse, pour les animaux, c’est à la fois la torture, l’esclavage et la peine de mort ». La chasse n’est pas une activité naturelle, mais une activité retournée contre la nature. 2% de la population chasse, elle fait la loi aux 98% qui ne s’adonnent pas à ce loisir sadique, grâce à des institutions mises en place par le régime de Vichy, les Sociétés départementales des chasseurs. Ces fédérations confisquent le pouvoir pour gérer entre eux les affaires de la chasse « un peu comme si les gendarmes étaient sous contrôle de l’automobile club »…

    On apprend dans ce livre que Chasse, Pêche et Tradition a été créé avec des fonds de chasseurs, ce que prohibe absolument le code électoral pour qui le financement d’une campagne électorale par une association autre qu’un parti politique constitue un délit normalement puni d’emprisonnement.

    Contre la mythologie du paysan qui nourrit la population et protège la nature, Gérard Charollois pointe son rôle dans la destruction de la nature et sa haine des écologistes : haies arrachées, ruisseaux recalibrés, champs empoisonnés par les pesticides, paysages ravagés, marais asséchés. Pour lui, la faune, c’est le gibier qui se mange et les nuisibles que l’on tue. Le paysan peste contre les ravages dûs au gibier, mais c’est parce qu’avec sa chasse il a détruit l’équilibre naturel. En  supprimant les prédateurs naturels que sont les ours, les loups, les lynx,  il a fait pulluler le gibier qui, depuis,  détruit ses récoltes – ce dont on le dédommage substantiellement. Il tue les renards qui mangent chacun 6000 rongeurs par an, moyennant quoi, il lui faut tuer les rongeurs avec des produits empoisonnés.

    Les chasseurs abattent des animaux d’élevage qui sortent juste de leurs cages. Quand ils échappent au massacre, ces proies sans défense meurent d’inadaptation à leur milieu, celles qui s’en sortent, ultra minoritaires, ont un taux de reproduction proche de la nullité. Ces bêtes   contaminées par des maladies contractées dans les enclos répandent leurs pathologies dans le milieu naturel. Les fédérations achètent 260 euros (prix 2000) des couples lièvres importés d’Europe centrale pour leurs lâchers.

    Les chasseurs ne connaissent pas la nature, contrairement à ce qu’ils affirment : quand ils ont un oiseau en main, ils font vingt fois sur cent une erreur d’identification ! Quand ils chassent de nuit sur les marais, on imagine le carnage sur les espèces protégées…

    Cette activité mortifère est soutenue par les députés complaisants pour leur électorat : l’extrême-droite et la droite qui défendent la tradition, les communistes qui prétendent qu’elle est populaire, les ruraux qui ne veulent pas s’aliéner leurs électeurs. Des espèces sont classées nuisibles pour permettre aux chasseurs de les détruire. La loi est faite pour les tueurs d’animaux : tout propriétaire qui ne dit pas non aux chasseurs qui veulent tuer sur son terrain est considéré comme ayant dit oui, et ce en contradiction avec les textes qui interdisent d’être membre d’un groupement contre son grès ; le droit de suite permet d’abattre un animal épuisé chez des particuliers, en contradiction avec la législation qui en fait un viol de propriété privée ; la préemption des terrains pour les chasseurs est en opposition avec le marché libre ; l’abattage d’espèces protégées génère la plupart du temps la relaxe de ceux qui commettent ce forfait ; la destruction des espèces s’oppose   aux textes qui les protègent…

    Gérard Charollois propose l’abolition de la chasse. Il souhaite la réintroduction des prédateurs qui, en quelque temps, rétabliraient naturellement l’équilibre écologique. Il demande la disparition du sénat, fiction de la ruralité qui entretient «  le poujadisme de cour de ferme » en défendant la chasse contre l’avis général de la population qui est abolitionniste. Il appelle à la création d’une instance supranationale, dans l’esprit de l’ONU, qui gérerait les problèmes de la nature sur toute la surface de la planète. Il préconise la création d’un crime contre la nature, comme il existe un crime contre l’humanité. Il défend un « hédonisme altruiste » soucieux de la vie et du vivant, de la souffrance des êtres humains et des animaux, car il sait que toute légitimation de jouir du sang versé ici, dans la chasse ou la corrida,  est justification du sang versé là-bas, dans les règlements de compte, sur les champs de bataille, dans les conflits du monde.

    Un jour probablement on s’étonnera que le plaisir pris au sang volontairement versé des animaux ait duré aussi longtemps… Jouir de mettre à mort un être vivant est une perversion qui jouit d’une étonnante tolérance.

    Michel Onfray
  • Un beau cadeau de Noël (Encore Féministes)

    http://www.watussi.fr/wp-content/uploads/2012/12/cadeau-noel.jpg

    Merci aux députés français ! L’Assemblée nationale a voté le 4/12 (par 268 voix pour, 138 contre et 79 abstentions) la proposition de loi « renforçant la lutte contre le système prostitutionnel ».

    Les dispositions principales reprennent les demandes du réseau Zéromacho, auquel s’associe « Encore féministes ! », notamment celle qui a suscité les débats les plus vifs, la pénalisation des clients-prostitueurs, avec une amende maximale de 1500 euros, doublée en cas de récidive.

    Ce succès doit beaucoup à la ministre des droits des femmes Najat Vallaud-Belkacem, aux députées Maud Olivier, Catherine Coutelle, Danielle Bousquet et Guy Geoffroy, ainsi qu’aux 55 associations groupées dans le collectif Abolition 2012 dont « Encore féministes ! » fait partie.

    La France rejoint ainsi la Suède, la Norvège, l’Islande et l’Irlande en affirmant qu’acheter un acte sexuel est une violence condamnée par la loi.

    Il faudra encore du temps (plusieurs mois) pour que la loi soit votée au Sénat mais nous fêtons déjà ce premier succès, avec une pensée reconnaissante pour nos prédécesseurs abolitionnistes depuis le 19e siècle. Nous aussi, imaginons un monde sans prostitution !

    Adelphiquement*,

    Florence Montreynaud

    *Adelphiquement dérive de adelphité, notion groupant fraternité et sororité. En français, soeur et frère proviennent de deux mots différents. Le mot adelphité est formé sur la racine grecque adelph- qui a donné les mots grecs signifiant soeur et frère.

    Prière de proposer aux féministes de votre entourage de signer le manifeste sur le site http://encorefeministes.free.fr/ ! L’union fait la force !

    Si vous êtes un homme, nous vous proposons de vous joindre au réseau d’hommes contre le système prostitueur en signant un manifeste sur le site http://www.zeromacho.eu/ Prière de le signaler aux hommes de votre entourage !

  • La justice américaine doit déterminer si les chimpanzés sont des personnes (Le Monde)

    Le danger de ce genre d'initiative, qui à première vue va dans le bon sens, est au contraire de renforcer le spécisme à l'encontre des animaux qui ne seront pas aussi proches, cognitivement parlant, des humains que le sont les grands singes, les dauphins, les éléphants, les baleines, etc., et donc de repousser indéfiniment la reconnaissance de leur individualité morale.

    La sentience est le seul critère qui doit être retenu pour établir qu'un animal possède des droits fondamentaux et inaliénables.

    M. P.

    ***

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    Les ressemblances entre l'homme et les chimpanzés ont toujours fasciné les scientifiques. Mais devant les tribunaux, tout les oppose. A l'image des autres animaux, ces grands singes ne sont pas considérés comme des êtres vivants devant la loi mais des "objets". S'insurgeant de cette réalité, une organisation de défense des animaux vient de saisir la justice américaine afin de leur reconnaître la "personnalité juridique", un statut qui leur permettrait de bénéficier de meilleurs traitements. Une première dans le monde.

    Le Nonhuman Rights Project, qui lutte depuis 2007 pour donner des droits aux espèces autres que la nôtre, a déposé une première plainte, lundi 2 décembre, devant un tribunal de Johnstown (New York) au nom de Tommy, un chimpanzé de 26 ans actuellement emprisonné dans "une cage, petite, humide et en ciment au fond d'une remise sombre" sur un terrain pour caravanes dans la localité de Gloversville. Mardi, rebelote : nouvelle poursuite à Niagara Falls, dans le même Etat, cette fois pour défendre Kiko, un chimpanzé sourd propriété d'un particulier. Jeudi, enfin, elle doit déposer une troisième plainte pour deux autres primates, Hercules et Leo, appartenant à un centre de recherches universitaire à Long Island.

    L'association demande à la justice de reconnaître à ces quatre chimpanzés leur "liberté de mouvement", et d'ordonner leur libération dans l'un des refuges de l'Alliance des sanctuaires pour primates d'Amérique du Nord afin qu'ils puissent vivre "parmi les leurs dans un univers aussi proche que possible de l'état sauvage". L'ONG a fait une requête d'ordonnance d'Habeas corpus, en vertu de cette loi britannique, reprise dans la Constitution américaine, qui énonce la liberté fondamentale de ne pas être emprisonné sans jugement.

    "Nous affirmons que les chimpanzés sont autonomes et ont conscience d'eux-mêmes. Les maintenir en captivité équivaut à de l'esclavage. Obtenir un statut juridique permettrait que leurs intérêts fondamentaux soient protégés par les droits humains", explique Steven Wise, avocat, professeur et président de l'ONG, qui regroupe une soixantaine de juristes et de scientifiques, dont la primatologue mondialement reconnue Jane Goodall. Pour ces chercheurs, les chimpanzés jouissent de capacités cognitives complexes, telles que la connaissance du passé et la capacité à faire des choix, et manifestent des émotions également complexes, comme l'empathie.

    La justice peut accepter ou non de se saisir du dossier, mais si elle refuse, l'organisation a déjà prévu de se pourvoir en appel. "Notre dossier sera entendu, tôt ou tard, assure-t-il. Ce sont les premiers cas d'une longue série d'actions en justice pour retirer le statut de choses des chimpanzés." Si les poursuites aboutissaient, elles ouvriraient la voie à des plaintes similaires au nom d'autres espèces considérées comme autonomes, telles que les gorilles, orangs-outans, baleines, dauphins ou encore éléphants. Ce précédent concernerait alors les Etats-Unis, mais aussi d'autres pays comme la France, où les animaux sont également considérés comme des "biens meubles" par le code civil.
  • Prostitution : la pénalisation des clients adoptée à l'Assemblée (Le Monde)

    Scène de prostitution à Nice, en mars 2013.

    L’'Asemblée nationale a adopté, mercredi 4 décembre, par 268 voix contre 138, la proposition de loi de lutte contre le système prostitutionnel, qui instaure une contravention de 1 500 euros contre les clients de prostituées, et une amende de 3 750 euros en cas de récidive.

    La loi abolit également le délit de racolage et instaure un “parcours de sortie de la prostitution”. De nombreux députés étaient absents ou se sont abstenus, mais la mobilisation a été bonne au groupe socialiste, puisque 238 députés sur 292 ont soutenu le texte. Cinq d’entre eux, dont Jean-Marie Le Guen, ont voté contre. Le Front de gauche a voté pour.

    En revanche, alors que le groupe avait dans un premier temps annoncé une abstention, l’'UMP a massivement voté contre avec 101 députés. 42 autres députés se sont abstenus et 45 n’'étaient pas présents. Seuls 10 ont voté pour, dont l’'un des principaux promoteurs du texte, Guy Geoffroy et la candidate à la mairie de Paris, Nathalie Koscuisko-Morizet.

    L'UMP a mis en garde contre les risques liés, selon elle, à l'’abolition du délit de racolage, et à un possible “appel d’'air” lié à l’octroi de titres temporaires de séjour aux migrantes qui arrêteraient de se prostituer. Les Verts se sont en majorité opposés au texte – 12 contre, 4 pour, 1 abstention – pour d’'autres raisons : ils redoutent une dégradation sur le terrain pour les prostituées contraintes à davantage de clandestinité. La proposition a rassemblé peu de voix chez les radicaux et à l’UDI, qui a dénonce l’impréparation du texte. Avant d'entrer en vigueur, le texte devra cependant franchir l'étape du Sénat qui devrait l'examiner d'ici à fin juin.

    • Combien de personnes sont concernées par la prostitution ?

    C’est le grand flou. Le nombre de prostituées est évalué entre 20 000 et 40 000. Le chiffre est contesté par le Syndicat du travail sexuel (Strass), qui relève qu’en Allemagne, il s’élève à 400 000. Les chiffres officiels français sont estimés à partir du nombre d’interpellations pour racolage et de victimes identifiées dans les affaires de proxénétisme. Ils intègrent une évaluation du nombre de prostituées passant leurs annonces sur Internet. Mais celle-ci est, de l’avis même des services de police, peu fiable, car cette activité, cachée et mobile, est très difficile à quantifier. Quelque 10 000 annonces différentes ont été comptabilisées sur une journée. Environ 15 % des prostitués seraient des hommes. Entre 12 % et 18 % des hommes auraient déjà payé pour du sexe.

    • Quelles mesures contre l’organisation de la prostitution ?

    La proposition de loi prévoit que lorsque les sites Internet hébergés à l’étranger contreviennent à la loi française sur le proxénétisme et la traite, les fournisseurs d’accès devront empêcher l’accès à leurs services. Une mesure qui pose à la fois des questions de légitimité (sur le filtrage d’Internet) et de faisabilité.

    • Quelles mesures en faveur des prostituées ?

    Le délit de racolage public, qu’il soit actif ou passif, est abrogé. Selon l’Inspection générale des affaires sociales, cette disposition a accru la précarité des prostituées en les contraignant à se prostituer dans des zones éloignées. La police, en revanche, l’estimait utile pour lutter contre les troubles sur la voie publique, ainsi que pour prendre contact avec les prostituées et recueillir des renseignements sur leurs éventuels proxénètes.

    Cependant, le ministre de l’intérieur, Manuel Valls, a estimé, jeudi 14 novembre, devant la commission spéciale de l’Assemblée, qu’au vu des statistiques, ce délit n’avait pas eu de rôle significatif dans la lutte contre la traite.

    Un fonds pour la prévention de la prostitution et l’accompagnement social et professionnel des personnes prostituées est créé. Ses recettes seront constituées de crédits d’Etat, des recettes provenant d’affaires de proxénétisme démantelées et d’un prélèvement sur les amendes prévues pour les clients.

    Un « parcours de sortie de la prostitution » est proposé aux femmes qui en font la demande auprès d’associations agréées (fixées par décret). Ces personnes bénéficieront d’une remise totale ou partielle d’impôts, de places en centres d’hébergement, etc. L’objectif est de toucher plusieurs milliers de personnes par an. Le budget « en rapport avec cet effort » s’élèvera de 10 millions à 20 millions d’euros par an, selon la ministre des droits des femmes, Najat Vallaud-Belkacem.

    Une autorisation provisoire de séjour de six mois sera délivrée aux migrantes qui s’engagent dans le parcours de sortie de la prostitution. Jusqu’à présent, seules celles qui dénonçaient leur proxénète y avaient droit. Elles bénéficieront de l’allocation temporaire d’attente (336 euros par mois).

    • Quelles mesures contre les clients ?

    L’achat de services sexuels, considéré comme une violence, devient hors la loi. Une peine de prison pour les clients récidivistes avait d’abord été envisagée, avant d’être écartée.

    S’ils sont pris en flagrant délit, les clients risqueront une amende de 1 500 euros, doublée en cas de récidive. Une peine complémentaire est créée, les stages de « sensibilisation aux conditions d’exercice de la prostitution ». L’objectif est de dissuader les réseaux de traite de s’installer en France et de faire évoluer les comportements.

    • Qui est pour, qui est contre ?

    De nombreuses associations féministes (Osez le féminisme, l’Assemblée des femmes, le Collectif féministe contre le viol…), le mouvement du Nid, qui est présent sur le terrain et soutient la reconversion de prostituées, et la Fondation Scelles font campagne en faveur de la loi. Ils sont rassemblés dans le collectif Abolition 2012.

    En revanche, le planning familial, le Strass, Act Up et plusieurs associations de soutien aux prostituées (Médecins du monde à Paris et à Nantes, Cabiria à Lyon, Grisélidis à Toulouse, les Amis du bus des femmes à Paris) sont opposés à la pénalisation des clients. Ils estiment que les prostituées de rue seront encore plus poussées dans la clandestinité.

    Les forces de l’ordre, de leur côté, regrettent la suppression du délit de racolage et estiment que l’infraction de recours à la prostitution sera difficile à mettre en évidence, comme M. Valls lui-même l’a affirmé devant les parlementaires.

    http://abonnes.lemonde.fr/societe/article/2013/11/26/prostitution-la-penalisation-des-clients-mesure-phare-du-texte-de-loi_3520429_3224.html

  • Chacun doit boire le lait de son espèce pour le bien de tous

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    Voici un article intéressant pris sur le blog "Candeur Verte" (http://candeurverte.canalblog.com/archives/2013/01/26/26253586.html)

    Le lait de vache, le réflexe poison

    PARTIE 1

    Aujourd’hui, qui ne donne pas du « bon lait de vache » à ses enfants pour le petit déjeuner, ou le goûter ?

    Qui ne fait pas sa purée, son velouté avec du lait de vache ?

    Très peu de gens !

    Avec des pubs où les vaches ont l’air tellement heureux dans leur jolie prairie, qui pourrait se douter de l’enfer qui se cache derrière nos briques de lait ?

    Trop peu de gens.

    Il est grand temps de lever le voile de l’ignorance sur ce liquide.

    On veut nous faire croire que le lait de vache est bon pour notre santé et qu’il n’y a aucun risque à en consommer tous les jours et à tous les âges.

    Alors comment expliquer les intolérants au lactose ?

    Comment expliquer que dans les pays où l'on consomme le plus de lait d'origine animal, le taux d’ostéoporose soit terriblement plus élevé que dans les pays où le lait animal n’est qu’à peine présent ?

    Grand mystère n’est-ce pas ?

    Le saviez-vous ?

    • Le lait maternel contient 50% de calcium de plus que le lait de vache.
    • « Dans la nature, aucun animal, excepté l’être humain, ne consomme le lait d’une autre espèce. L’homme est le seul être vivant à continuer à boire du lait après l’âge adulte. Et il considère qu’un tel comportement alimentaire, pourtant contre nature, est essentiel pour sa survie! »

    Rien ne vaut l’allaitement de la mère à son enfant, ne l’oublions pas, le lait des femmes humaines et fait pour les bébés humains.

    Est-ce qu’on donne du lait humain aux petits veaux ?

    Non, alors pourquoi du lait de vache à nos enfants ? 

    Le lait maternel immunise les bébés contre toutes sortes de maladies, les aident à bien grandir et à se développer correctement.

    Pour faire du lait de vache, il faut que la vache ait un petit, donc on la féconde par insémination artificielle à l'aide d'un tube d'insémination qui dépose le sperme contenu dans la paillette à l'entrée de l'utérus.

    Voilà encore quelque chose de vraiment TRES naturel vous en conviendrez.

    Une fois que le petit veau est né, que devient-il ?

    On le laisse téter le premier lait de sa maman qui se nomme le colostrum et qui n’est pas commercialisable.

    Ensuite, on sépare le veau de sa mère.

    Les vaches à qui on arrache leurs petits sont perturbées, meuglent pendant plusieurs jours à la recherche de leurs enfants.

    Imaginez-vous mère ou père, on vous arrache votre enfant quelques jours après l’avoir mis au monde sur cette belle planète.

    Vous ne savez pas où est le fruit de vos entrailles, vous avez peur et vous êtes impuissant devant cette situation... 

    Tous les veaux mâles et la plupart des femelles sont tués pour être transformés en viande.  

      1°. Un déchirement.

    2°. Des retrouvailles.

    A vous de voir quelle vidéo vous préférez cautionner…

    Pour qu’une vache produise autant de lait qu’elle le fait actuellement on lui donne des antibiotiques pour parer sa fragilité.

    Cette surexploitation des animaux est à l’origine de nombreuses maladies, principalement des infections du pis, qui sont traitées au moyen de… médicaments !

    Elles ont souvent des mammites.

    « Ce que l'on sait encore moins, c'est que le lait contient aussi du pus, pudiquement appelé « cellules somatiques ». 

    C'est en effet par ces cellules somatiques que se traduisent les mastites à répétition dont sont victimes un tiers des vaches laitières. 

    Le taux de cellules somatiques d'un lait sain est inférieur à 100 000/ml, mais l'industrie laitière a le droit de mettre sur le marché du lait présentant un taux de 400 000/ml, taux qu'elle obtient en mélangeant des laits très contaminés avec des laits qui le sont moins. 

    On trouve aussi dans le lait des résidus anti-parasitaires, anti-inflammatoires, des pesticides et des aflatoxines fortement cancérigènes ». Peta 

    Dans les élevages industriels, les vaches sont traitées comme des « machines à fabriquer du lait ».

    Après quelques années la production de lait diminue fortement chez la vache qui n’est donc plus rentable.

    Elle est alors envoyée à l’abattoir.

    "Bon alors passons au bio !"

    Oui c’est déjà mieux que le non-bio, surtout pour les antibiotiques.

    Toutefois le veau est également séparé de sa mère après sa naissance pour être élevé seul et, après quelques mois, il est abattu pour être transformé en viande de veau bio.

    Le veau est parfois envoyé à l’engraissement dans des élevages conventionnels.

    Dans les élevages de masse traditionnels, le veau bio est détenu isolé et engraissé avec de la nourriture non naturelle, puis, après une vie de misère, il est abattu.

    Sa nourriture ne contient souvent pas de fer pour que la viande soit blanche et tendre, comme le veulent les consommateurs ; les veaux souffrent d’anémie.

    Ça aussi c’est vraiment naturel n’est-ce pas ?

    Les vaches ne sont pas des machines à lait, mais des êtres vivants qui ont besoin d’énergie absorbée sous forme de nourriture. Cette nourriture produit aussi des déchets polluants (urines et excréments). Et puis pour nourrir cette vache, il faut procéder de la même façon que pour les autres animaux d’élevages.

    Le calcium il n’y en a pas que dans le lait animal ! Si, si, c’est bien vrai !

     Le persil, le cresson, le soja, le sésame, l'orge, les pois chiches, les noisettes, les amandes, les pistaches, les figues sèches, les algues, les épinards, le brocoli, les choux fleurs, le céleri en branche, les navets et certains légumes verts feuillus, haricots secs, haricots blancs, les lentilles, le soja, les fruits secs... etc.

    Quel lait dans vos céréales du matin?

    Personnellement je ne bois jamais de lait tel quel, je n’ai jamais aimé cela, je préfère les infusions, par contre je les utilise quand je cuisine.

    Oh, et petite anecdote, j'ai grandi au lait de soja.

    Et j'ai beaucoup grandi ;) 

    Amande

     

    NOISETTE

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    soja

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    1. Le lait d’amande : je l’utilise beaucoup pour faire mes purées, mes gâteaux, mes crêpes, etc.
    2. Le lait de noisette : un membre de ma famille qui le boit nature - mon testeur omnivore -  m’a dit : « Ce lait laisse un goût de pâte à tartiner dans la bouche ». Amateurs de Nutella [à bannir car non végan] et autres pâtes à tartiner, ce lait est fait pour vous.
    3. Le lait de soja : lui aussi je l'utilise beaucoup pour cuisiner, comme le lait d'amande.

    * Sachez qu'un grand nombre de laits peuvent être trouvés avec des goûts différents (vanille, chocolat...).

    Quelques autres laits : le lait d’avoine, le lait de riz, le lait d’épeautre, le lait de coco...

    Voici une jolie trouvaille de quelques minutes pour finir :

    http://candeurverte.canalblog.com/archives/2013/01/26/26253586.html

  • La citation du jour : Milan Kundera

    lecriture-selon-milan-kundera.jpg

    "L'humanité produit une incroyable quantité d'imbéciles.

    Plus un individu est bête, plus il a envie de procréer.

    Les êtres parfaits engendrent au plus un seul enfant, et les meilleurs décident de ne pas procréer du tout."

    Milan Kundera, La Valse aux adieux