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  • Inde : des prostituées mineures gonflées aux hormones

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    Les clients des prostituées en Inde les préfèrent vierges et mineures. Selon une croyance tenace, elles les protégeraient ou les guériraient de maladies telles que le Sida.

    Le problème pour les trafiquants et les proxénètes est, qu’à vouloir mettre des filles trop jeunes sur le trottoir ou dans les bordels, ils risquent de lourdes condamnations à des peines de prison.

    Celles-ci peuvent aller de sept ans à la prison à vie, si la fille a moins de 16 ans et de trois à sept ans, si elle est majeure, nous rapporte le quotidien indien Hindustan Times.

    Afin d’éviter la prison, les trafiquants de l’Etat du Karnataka situé dans le sud de l’Inde, ont trouvé la parade : ils nourrissent les mineures qu'ils forcent à la prostitution, avec des hormones qui vont les faire vieillir plus vite : leurs seins poussent, leur taille s’épaissit, elles grossissent et se ramollissent.

    Les oestrogènes, hormones féminines, seront mélangés au lait du petit déjeuner et au bol de riz du déjeuner, avec de temps en temps un soupçon de testostérone, une hormone mâle grâce à laquelle leur voix se transformera et leur visage se recouvrira d’un léger duvet qui cachera leurs traits juvéniles.

    Il semble que le phénomène dépasse les frontières du Karnataka, des cas ont été répertoriés à Bombay.

    La police a pris connaissance de cette pratique.

    En collaboration avec le Comité pour le bien-être des enfants, qui a recueilli plusieurs de ces filles en fuite, elle a ouvert une enquête à Deonar dans la banlieue de Bombay.

    Des vérifications auprès des pharmaciens locaux ont été faites afin de suivre la trace les acheteurs d’hormones.

    http://femmes.blogs.courrierinternational.com/tag/prostitution

  • Les chimpanzés de Côte d'Ivoire en danger (Nouvel Obs)

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    La population de chimpanzés de Côte d’Ivoire a dramatiquement diminué, selon un nouveau recensement. Les limites des parcs nationaux ne mettent pas ces grands singes à l’abri, alertent les chercheurs.

    En moins de 20 ans, la population de chimpanzés communs (Pan troglodytes verus) aurait chuté de 90% en Côte d’Ivoire, selon des primatologues de l’Institut Max Planck (Allemagne) et leurs collègues ivoiriens. D’après les dernières données, basées sur des recensements menés en 1989 et 1990, il y a entre 8.000 et 12.000 chimpanzés dans ce pays, contre 100.000 dans les années 1960.

    D’après Geneviève Campbell et Christophe Boesch, ces chiffres ne sont plus valables. D’après leurs opérations de comptage menées entre juillet et décembre 2007 dans les forêts ivoiriennes, le nombre de nid a chuté de 90% en 18 ans. Dans le parc national de Marahoué, censé héberger quelque 900 chimpanzés, les chercheurs n’ont recensé que 50 individus sur les 165 kilomètres de sections qu’ils ont inspectés. Dans le parc Taï, considéré comme le principal refuge de ces grands singes en Côte d’Ivoire, ils n’ont compté que 480 individus sur 362 km, soit un dixième de la population estimée.

    Deux principaux facteurs expliqueraient le déclin de la population des paninés, selon les chercheurs : l’augmentation de la population ivoirienne de 50% depuis 1990 et la guerre civile qui déstabilise le pays depuis 2002. La déforestation progresse : le parc Marahoué aurait perdu 93% de sa surface entre 2002 et 2008. La protection des animaux n’est plus correctement assurée dans les parcs nationaux et les chimpanzés sont victimes de braconnage.

    Ces travaux sont publiés dans la revue
    Current Biology datée du 14 octobre.

    Cécile Dumas
    Sciences et Avenir.com

    http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/sciences/nature/20081013.OBS5639/les_chimpanzes_de_cote_divoire_en_danger.html

  • Une autre terrible proposition californienne (Gary Francione)

    http://www.theonion.com/content/files/images/onion_news3064.jpg

    Chères collègues et chers collègues,

    Il semble que la Proposition 2 ne soit pas la seule mesure réactionnaire qui sera soumise au vote des Californiens le mois prochain.

    La Proposition 8, qui éliminera le droit des couples homosexuels de se marier, sera également soumise au scrutin.

    En mai 2008, la Cour Suprême de la Californie a jugé que limiter le mariage à la relation entre un homme et une femme viole la clause de l’égale protection contenue dans la Constitution californienne et que cette même Constitution garantit aux personnes de même sexe le droit de se marier.

    La Proposition 8 demande aux électeurs de la Californie de refuser l’égale protection aux gais et lesbiennes de la Californie en dépit de la décision de la Cour.

    La Proposition 8 n’est rien d’autre qu’un exemple patent d’hétérosexisme.

    Nous vivons dans une société imprégnée par le racisme, le sexisme, l’hétérosexisme et le spécisme.

    Ces attitudes ont toutes en commun d’exclure certains groupes de la communauté morale sur la base de critères non pertinents (race, sexe, orientation sexuelle, espèce).

    Si nous souhaitons arriver un jour à progresser en tant que civilisation, il faudra rejeter toutes ces formes de discrimination.

    Toute discrimination est une forme de violence.

    Je souhaite assurément que les électeurs californiens s’opposent à cette regrettable tentative visant à nier la dignité et le respect des gais et lesbiennes

    Gary L. Francione

    http://www.abolitionistapproach.com/fr/2008/10/12/une-autre-terrible-proposition-californienne/

  • Braconnage : dans les Ardennes, la fin des intouchables (L'Union)

    http://www.univers-nature.com/images/actu/renard-braconnage.jpg

    Des trophées de sangliers, de biches, de chevreuils, de cerfs, un héron et un chat sauvage naturalisés, des sacs de cartouches en tout genre, des carabines avec silencieux équipées de lunettes infrarouge, un casque de vision nocturne militaire, des phares portatifs…

    La spectaculaire perquisition effectuée le 29 janvier dernier dans les Ardennes par la gendarmerie et les gardes nationaux de la chasse est à la mesure du réseau de braconniers démantelé.

    Ici, pas de Raboliot folkloriques mais des « bracos » quasi professionnels, des industriels des trophées et de la viande de gibier.

    Les enquêteurs découvrent dans les mobile-homes et les maisonnettes en lisière de la forêt, outre un arsenal de 32 armes, un véritable atelier de boucherie et des congélateurs pleins à ras bord.

    Dans une remise, un jeune cerf pend à un crochet. Plus loin, de la viande fraîche faisande dans une brouette. 325 kg saisis.

    Le kilo de chevreuil se négocie autour de 60 € le kilo. Un trophée de cerf se vend à l'étranger entre 1.500 et 5.000 €.

    Sur les neuf hommes arrêtés, quatre ont été mis en examen. L'un d'eux est connu comme le loup blanc dans les secteurs de Neufmanil et Gespunsart. Longtemps, il s'est cru intouchable mais les temps changent.

    Selon Jean-François Malicet, chef des gardes-chasses nationaux des Ardennes, le capital de sympathie pour ce genre de braconniers sans foi ni loi a disparu.

    L'instruction vient de se terminer. A l'heure du procès devant le tribunal correctionnel de Charleville-Mézières, ils risqueront jusqu'à 4 ans de prison et 60.000 € d'amende.

    L'affaire est exemplaire mais elle est rare. « C'est la deuxième en dix ans », admet Francis Nachbar, l'ancien procureur des Ardennes.

    Face à des bandes de braconniers puissamment armés, équipés de 4x4, la lutte est déséquilibrée. Il a fallu un bon renseignement et surtout une véritable volonté de l'exploiter.

    Les gardes de l'Office national de la chasse ont beau avoir un pistolet à la ceinture, ils sont trop peu nombreux pour être réellement efficaces.

    Et les consignes sont claires : ne prendre aucun risque face à des individus prêts à tout pour échapper à la justice.

    Dans l'affaire récente des Ardennes, le fait que le magistrat soit lui-même chasseur n'est pas étranger à la réussite de l'enquête.

    La brigade des recherches de la gendarmerie a obtenu les moyens de travailler (écoutes téléphoniques, filatures…) jusqu'à faire tomber le réseau franco-belge.

    img transparentehttp://www.lunion.presse.fr/index.php/cms/13/article/191143/Dans_les_Ardennes_la_fin_des_intouchables

  • Les espèces tropicales menacées elles aussi par le réchauffement climatique

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    WASHINGTON - Si jusqu'ici les régions polaires ont le plus souffert du réchauffement climatique, la faune et la flore des Tropiques pourraient être encore plus menacées, mettent en garde des scientifiques qui ont étudié l'environnement au Costa-Rica.

    "De nombreuses espèces des plaines tropicales pourraient être en danger", avertit l'équipe de recherche conduite par Robert Colwell (Université du Connecticut) dans le dernier numéro du magazine américain "Science" paru vendredi.

    "Les Tropiques, dans l'esprit des gens, sont déjà chauds, alors comment le réchauffement global pourrait-il être dangereux pour les espèces ? Nous espérons bien mettre cette question à l'ordre du jour de la protection de la nature", a déclaré Robert Colwell.

    Quelques espèces tropicales, notamment les insectes, vivant déjà à des températures maximales, un climat encore plus chaud pourrait entraîner leur déclin, a-t-il expliqué.

    "Nous avons choisi le terme 'usure' pour mettre l'accent sur la lente détérioration" , poursuit-il. "Quand cela sera-t-il suffisamment évident pour faire consensus? C'est difficile à dire".

    Mais les chercheurs estiment qu'une hausse des températures de 3,2 degrés en un siècle pourrait faire de 53% des 1.902 espèces des plaines tropicales qu'ils étudient, des candidats à l'usure.

    Ce qui ne veut toutefois pas dire que la jungle d'aujourd'hui sera un jour une terre aride.

    "Certaines espèces vont proliférer, mais ce sont probablement celles qui sont déjà adaptées aux conditions difficiles", comme les mauvaises herbes, explique Colwell.

    Et pour les autres ? Il existe peu d'endroits plus frais à proximité pour les plantes et les animaux tropicaux qui tentent d'échapper à la hausse des températures.

    Sous les Tropiques, vivre plus haut peut être une réponse plus adaptée que partir.

    Par exemple, expliquent les chercheurs, en gagnant de l'altitude la température diminue de 5,2 à 6,5 degrés tous les 1.000 mètres.

    A la même altitude, pour obtenir un écart semblable en allant vers le nord ou le sud, les espèces devraient parcourir 1.000km.

    S'élever n'est pas la solution dans tous les cas. Les espèces qui vivent déjà en hauteur ne pourront pas monter plus haut.

    L'étude fournit une illustration importante du risque potentiel que représente le réchauffement climatique pour les espèces, observent Jens-Christian Svenning, de l'université de Aarhus au Danemark, et Richard Condit, du centre de recherche tropical Smithsonian aux Etats-Unis dans un commentaire de l'étude.

    "Ces chiffres suggèrent que les risques sont importants", mais ils vont probablement être controversés du fait des larges lacunes que nous avons dans la connaissance de la sensibilité des espèces au changement climatique, ajoutent les deux chercheurs qui n'ont pas participé à l'étude.

    Science : http://www.sciencem ag.org
    http://canadianpres s.google. com/article/ ALeqM5hVWSdRfsvc DtQ100AOjoXzD8ss Vw

  • Gujan-Mestras : les kite-surfers chassés de la plage (Sud-Ouest) Le kite surf s'est installé sur la plage de La Hume depuis plusieurs années

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    GUJAN-MESTRAS - Interdits pendant la période de chasse à l'alouette, les sportifs contestent la décision municipale

    « Nous sommes en colère », dit, en gardant le sourire, Didier Caubit, de l'association APC kite en montrant le panneau d'affichage de l'arrêté municipal à l'entrée de la plage de La Hume.

    Celui-ci interdit la pratique du cerf-volant, de l'aéro modélisme, du char à voile et du kite-surf sur tout le littoral de la commune entre le 1er octobre et le 20 novembre. Cette période correspond à la période d'ouverture de la chasse à l'alouette.

    « Nous avons eu cinq réunions de concertation avec la municipalité et nous avons l'impression qu'elles n'ont servi à rien. » Et Didier Caubit de faire un parallèle avec le banc d'Arguin, où les kites-surfeurs sont interdits alors que, d'après lui, « aucune étude n'a démontré à ce jour que cette pratique gêne les oiseaux. »

    « Depuis plus de trois ans, nous vivons en parfaite harmonie avec les chasseurs à la tonne des prés salés de la Hume. Pour trois ou quatre pentes qui n'ont pas chassé l'alouette l'an dernier, la mairie a appliqué in extenso le texte en publiant cet arrêté d'interdiction de notre pratique. »

    Une pétition sur Internet

    Du côté de la municipalité, André Moustié, adjoint aux sports, rappelle que la chasse à l'alouette fait partie des traditions locales. « Nous sommes pleinement conscients que cet arrêté municipal est très gênant pour les kite-surfeurs. Nous avons essayé de trouver la solution qui convient le mieux à tout le monde. C'est pour cette raison que nous leur avons proposé, en accord avec la mairie d'Arcachon, une autre plage pour qu'ils puissent continuer à pratiquer leur sport pendant cette période. »

    Didier Caubit explique que cette solution n'est pas satisfaisante car la plage du cercle de voile, en raison de son courant, est trop dangereuse pour les non-initiés. Il reste persuadé qu'une solution satisfaisant à la fois chasseurs d'alouettes et kite-surfeurs peut être trouvée.

    « L'an dernier, à la même période, les vents et marées n'ont été favorables que très rarement. Nous n'avons navigué que cinq fois pendant la période concernée par l'arrêté. »

    Les kite-surfeurs font circuler une pétition sur Internet, elle a déjà recueilli 500 signatures en un mois. « Forts de ces soutiens, les responsables du club comptent demander un entretien à M. le sénateur maire. »

    Jacky Donzeaud

    http://www.sudouest.com/accueil/sports/surf/article/383702/mil/3275712.html

  • "Le féminisme pour les nuls" (Caroline Fourest)

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    Une douce OPA s’opère sur le Mouvement de libération des femmes.

    La semaine dernière, Le Parisien et Ouest-France annonçaient « les quarante ans du MLF »… Avec deux ans d’avance.

    Stupeur chez les féministes.

    Seraient-elles guettées par la maladie d’Alzheimer ?

    Serions-nous déjà en 2010 ?

    De l’avis des historiennes comme des militantes, les « années mouvement » remontent à 1970.

    Des féministes étaient bien à l’oeuvre parmi les activistes de Mai-68, mais leurs préoccupations n’étaient la priorité du mois de mai, surtout pas celles de leurs camarades garçons.

    Il faut attendre 1970 pour assister à un mouvement revendiquant la libération des femmes à travers une série de temps forts collectifs : réunion à la faculté de Vincennes, dépôt de gerbe à la femme du « soldat inconnu » et numéro de la revue de Partisan proclamant « Féminisme : année zéro ».

    Mais alors pourquoi cette précipitation et pourquoi certains médias datent subitement l’acte fondateur du MLF un 1er octobre 1968 ?

    Cette date ne correspond à rien… si ce n’est à l’anniversaire d’Antoinette Fouque.

    Aussi comique que cela puisse paraître, cette ancienne députée européenne, fondatrice des Editions des femmes, croit se souvenir avoir abordé la question avec deux amies le jour de son anniversaire en 1968…

    Ce qui en ferait l’une des « fondatrices » du MLF.

    Son service de presse ne ménage pas ses efforts pour le faire savoir.

    Ouest-France l’annonce donc :

    « Il y a quarante ans, Antoinette Fouque créait le MLF. »

    L’époque est décidément propice aux impostures.

    Et pas seulement sur Internet.

    Le seul fait que ce canular médiatique fonctionne en dit long sur la méconnaissance, voire le mépris envers l’histoire du féminisme, jugée secondaire.

    Rappelons cette vérité simple : personne n’a fondé le Mouvement de libération des femmes.

    On ne décrète pas un mouvement social, surtout composé d’une telle multitude de courants et de groupes.

    Antoinette Fouque et son courant n’étaient qu’une composante parmi d’autres de ces « années mouvement » (cf. le livre de référence de Françoise Picq).

    Psychanalyse et Politique, c’était son nom, réunissait surtout des admiratrices, grâce à un mélange particulier de psychanalyse et de politique d’inspiration maoïste.

    Le « culte de la personnalité » tenait parfois lieu de pensée, sur un mode que plusieurs féministes ont décrit comme « sectaire » dans un livre : Chronique d’une imposture.

    Sur le plan des idées, Antoinette Fouque n’a cessé d’attaquer les « positions féministes-universalistes, égalisatrices, assimilatrices, normalisatrices » de Simone de Beauvoir.

    Elle serait plutôt du genre à exalter le droit à la différence et la supériorité de la physiologie féminine, dite « matricielle », sur un mode essentialiste quasi druidique.

    Dans ses textes, elle revendique la « chair vivante, parlante et intelligente des femmes ».

    Le fait que les femmes aient un utérus – présenté comme le « premier lieu d’accueil de l’étranger » – expliquerait leur « personnalité xénophile ».

    Comme si toutes les femmes étaient par nature incapables d’être nationalistes ou xénophobes.

    Même sainte Sarah Palin ?

    Des observateurs saluent sa féminité et son « style non phallique ».

    Pourtant, ce « pitbull avec du rouge à lèvres », comme elle aime à se présenter, tire au fusil sur l’ours blanc d’Alaska et rêve de finir le job en Irak.

    Le féminisme caricatural a toujours eu beaucoup de succès auprès des non-féministes.

    Loin de déconstruire les fondements naturaliste et différentialiste à l’origine de la domination masculine, ce féminisme essentialiste emprunte ses codes et se contente d’inverser les rôles.

    Pas question d’égalité ni de déconstruire le mythe social associé à la différence des sexes.

    Il suffit de remplacer le « sexe fort » par le « sexe faible », le patriarcat par le « matriarcat », et le tour est joué.

    Le grand public applaudit.

    Toute féministe un tant soit peu universaliste, égalitaire ou juste sensée, aurait plutôt envie de pleurer.

    Elles ont d’autant plus de mal à digérer l’OPA d’Antoinette Fouque sur le MLF qu’il ne s’agit pas d’une première tentative.

    En 1979, alors que cette grande prêtresse de la féminitude a jadis refusé de se dire féministe – un affreux concept « égalisateur » -, la voilà qui dépose le sigle « MLF-Mouvement de libération des femmes » à l’INPI, l’Institut national de la propriété industrielle, pour pouvoir l’exploiter sur un mode commercial !

    Depuis, ses admiratrices sont la risée des cercles féministes.

    Mais la mémoire ne vaut que si elle se transmet.

    Or, dans ce domaine, Antoinette Fouque dispose de moyens financiers non négligeables.

    Grâce à cette aptitude commerciale, sa maison d’édition a permis d’éditer des centaines d’auteures qui ont contribué à l’histoire des idées, parfois dans un sens féministe.

    Cela ne fait en rien d’Antoinette Fouque la fondatrice du MLF.

    Que penserions-nous si une poignée d’amis décidaient de se proclamer « fondateurs » de Mai-68 parce qu’ils avaient rêvé de barricades deux ans plus tôt ?

    Une telle imposture ne passerait jamais.

    Tandis que le refus de cette OPA grotesque soulève quelques commentaires amusés, visant à réduire ce débat à une « querelle de filles ».

    Un peu comme si le débat entre droit à la différence et droit à l’indifférence au sein de l’antiracisme était une querelle de « Blacks » ou de « Rebeux » !

    Un tel mépris en dit long sur le chemin qu’il reste à parcourir.

    Le féminisme n’est pas une histoire de « filles », mais l’histoire d’un humanisme révolutionnaire qui a bouleversé le monde, comme peu d’idéaux peuvent se vanter de l’avoir fait.

    Cela mérite que l’on prenne au sérieux son histoire.

    Caroline Fourest

    Article paru dans l’édition du Monde du 10.10.08.http://www.lemonde.fr/opinions/article/2008/10/09/le-feminisme-pour-les-nuls-par-caroline-fourest_1105039_3232.html

    Le Monde du vendredi 10 octobre 2008

  • Tibits, les restaurants zurichois végétariens en libre-service, s'exportent même à Londres (Le Temps)

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    Faut-il risquer le tartare de quinoa aux petits légumes, avec sauce douce au chili ? Malgré les vertus nutritives infinies de cette plante cultivée dans la cordillère des Andes, les grains bruns boursouflés font hésiter. A côté, la salade de riz rouge de Camargue avec courgettes et petits poivrons, dont la consonance est plus familière, inspire davantage confiance.

    Osons allègrement des deux, nous sommes dans un self-service végétarien. Enfin, pas dans n'importe lequel. Chez Tibits, un haut lieu du sans-viande à Zurich, mais qui n'en est pas pour autant un temple du tofu triste. D'ailleurs, la pâte de soja, valeur épouvantail par excellence, n'apparaît que dans quelques plats, par exemple en cubes discrets dans la salade de pommes au gingembre et figues séchées.

    Le buffet ressemble à une barque, la clientèle, en majorité des femmes, glisse le long des flancs, une assiette ou une barquette en polyéthylène à la main. Les tranches de poivrons en antipasti lancent des touches de couleur.

    La salade de pois chiches aux carottes et curry est aussi du plus bel effet. L'exotisme est maîtrisé, inspiration méditerranéenne ou indienne: dal de lentilles rouges, samosa - petit pâté indien chaud fourré aux pommes de terre et feuilles de curry -, falafel, purée de pois chiches ou jalapeno, piment farci à la crème aigre et passé à la friture.

    Longtemps, les restaurants végétariens ont traîné une réputation de tristesse et de monotonie, hantés par des figures blafardes à qui manquait une bonne tranche de viande rouge. Ouvert en 2000, le premier Tibits dément tous ces préjugés. Le restaurant, à l'angle d'une rue très animée à deux pas de Bellevue, est vite devenu une institution à Zurich. Mieux, un art de vivre.

    Le choix on ne peut plus individualisé correspond à notre époque, et le système fonctionne avec flexibilité et rapidité: on remplit son assiette ou sa barquette à emporter, on la pèse à la caisse, et le tour est joué. A midi, le peuple travailleur envahit le local, l'après-midi, touristes et mères de famille s'attardent volontiers aux longues tablées ou dans le coin aménagé tout exprès pour les enfants.

    Le buffet reste impeccable même pendant la ruée de midi. Le personnel circule pour débarrasser les tables. La tapisserie aux motifs tarabiscotés qui orne les murs, les poufs et canapés dans les violet et noir, l'éclairage qui change de couleur au plafond, le parquet en bois non traité: tout concourt à un mélange subtil entre le douillet chic et l'efficacité pour jeunes loups pressés.

    La formule a tellement de succès qu'après Berne, Winterthour et Bâle, les trois frères Daniel, Reto et Andreas Frei qui sont à l'origine du concept ont fait le saut à l'étranger. Ils ont ouvert la semaine dernière un libre-service végétarien de 150 places en plein cœur de Londres, dans une rue parallèle à Regent Street.

    Un deuxième va suivre dans le quartier de West End. Un retour aux sources pour Tibits, dont le nom est emprunté à l'anglais «titbits», qui signifie un petit quelque chose de bon.

    « Nous offrons plus qu'un buffet de salades », dit Daniel Frei, le directeur opérationnel. « Le plaisir de manger doit être au centre, le fait que l'offre soit végétarienne ne vient qu'en deuxième position, précise-t-il dans sa base zurichoise. La composition de tous les mets est strictement déclarée, et convient aussi pour certains aux végétaliens."

    L'aventure Tibits commence en 1998. Reto Frei, qui étudie à l'EPFZ, et ses deux frères Christian et Daniel, gagnent le concours de création d'entreprise organisé par l'EPFZ et McKinsey. Végétariens tous les trois, ils présentent ce qu'ils aimeraient bien trouver dans leur ville, un projet de restaurant fast-food végétarien. La chance leur sourit. Ils n'ont même pas besoin de chercher un partenaire dans la branche.

    Rolf et Marielle Hiltl, les héritiers de la maison zurichoise centenaire Hiltl, le premier restaurant végétarien d'Europe, leur proposent de s'associer. « Au début, nous avons tout repris de Hiltl, maintenant nous développons aussi nos propres recettes, mais nos concepts sont très proches. » Les frères Frei, avant tout Daniel et Reto, mènent l'entreprise Tibits, Rolf Hiltl son restaurant.

    Avec 200 employés et un chiffre d'affaires estimé à 20 millions de francs, les quatre Tibits en Suisse volent de succès en succès. Avec leur concept, primé cette année par Gastrosuisse, ils ont su trouver une niche dans le paysage pourtant fort encombré de la gastronomie.

    « Nous ne voulons pas être à la mode », lance avec un brin de fausse modestie Daniel Frei. Les prix ne sont pas donnés pour ce fast-food haut de gamme. Mais la fraîcheur à toute épreuve des produits se paie. « Nous ne nous reposons pas sur nos lauriers. Nous avons lancé de nouveaux produits, le quinoa et la saucisse à base de tofu. »

    Pour les vrais amateurs de «Wurstsalat», qui se fait avec de la saucisse de Lyon ou du cervelat, le goût est assez éloigné. Mais chez Tibits, chaque plat du buffet a ses inconditionnels. « J'étais à deux doigts de la crise nerveuse. Je voulais prendre une portion de ma salade favorite aux haricots séchés avec noix, et elle n'était pas là... Vous ne l'avez quand même pas retirée de votre assortiment ? » demande un client inquiet sur le site des restaurants.

    Après Londres, la Suisse romande ? Daniel Frei est diplomatique : « Si nous trouvons le local idéal, j'aimerais beaucoup. » Il ne cache pas toutefois qu'il n'est pas sûr qu'un restaurant végétarien en libre-service trouve son public tout au long de la journée à Genève ou Lausanne. Les Romands, c'est vrai, aiment leur assiette du jour entre collègues à midi.

    Et les préjugés envers les petites graines restent peut-être plus tenaces.

    http://www.letemps.ch/template/societe.asp?page=8&article=241469

  • Le Clézio : le dernier grand écrivain français remporte le Nobel

    http://www.pileface.com/sollers/IMG/jpg/Le_Clezio_300x383.jpg

    Le dernier grand écrivain français (avec Michel Tournier) reçoit le prix Nobel.

    Ce n'est que justice, et les auteurs mondains à la Sollers peuvent aller se rhabiller : leur intelligence ne vaut pas le pur génie intemporel, généreux, cosmopolite et vagabond de celui que l'Académie suédoise honore aujourd'hui.

    * * *

    Le Nobel de littérature à Le Clézio, "explorateur de l'humanité"

    STOCKHOLM (AFP) — L'écrivain français Jean-Marie Gustave Le Clézio a reçu jeudi la consécration du Nobel de littérature pour une oeuvre dominée par les thèmes du voyage, de l'exil et de la nostalgie des mondes primitifs.

    L'Académie suédoise" a expliqué dans ses attendus avoir récompensé avec Le Clézio "l'écrivain de la rupture, de l'aventure poétique et de l'extase sensuelle, l'explorateur d'une humanité au-delà et en-dessous de la civilisation régnante".

    Le Clézio, 68 ans, était considéré depuis des années comme un lauréat potentiel et son nom circulait avec insistance cette fois-ci dans les cercles littéraires suédois.

    L'Académie suédoise n'a pas donné d'autres raisons à son choix mais il est évident que l'auteur de "Désert" avait de nombreux appuis parmi des académiciens sensibles à son idéalisme et ses critiques de la civilisation matérialiste.

    Connu en Suède où plusieurs de ses romans sont traduits, J.M.G. Le Clézio avait reçu en juin dernier le prix littéraire suédois Stig Dagerman qui lui sera remis le 25 octobre à Stockholm. Le romancier refera le voyage le 10 décembre pour venir chercher son Nobel.

    "Je suis très ému et très touché", a-t-il dit dans une interview en français à la radio publique suédoise. "C'est un grand honneur pour moi", a-t-il ajouté.

    Les derniers lauréats français sont l'écrivain d'origine chinoise Gao Xingjian en 2000 et Claude Simon, grande figure du Nouveau roman, en 1985.

    Né le 13 avril 1940 à Nice, dans le sud de la France, d'une famille émigrée à l'Ile Maurice au 18e siècle, Jean-Marie Le Clézio est considéré comme un des maîtres de la littérature francophone contemporaine. Son écriture est classique, simple mais raffinée, colorée.

    Il a reçu entre autres le prix Renaudot en 1963 pour son ouvrage "Le procès-verbal". Il était alors âgé de 23 ans.

    Influencé au début par le nouveau roman, Le Clézio va évoluer vers une littérature plus spirituelle avec une attirance pour les thèmes du paradis perdu.

    "Le point central de l'oeuvre de l'écrivain se déplace de plus en plus en direction d'une exploration du monde de l'enfance et de sa propre histoire familiale", note l'Académie dans son communiqué.

    Il évoque notamment la figure de son père, un médecin de brousse anglais, dans l'Africain (2004). Son ouvrage précédent, Révolution (2003), traitait des grands thèmes de son oeuvre, l'exil, le conflit des cultures et les ruptures de la jeunesse.

    Le romancier a beaucoup voyagé depuis sa jeunesse, Etats-Unis, Thaïlande en tant que coopérant, Mexique et a été employé dans les années 70 par l'Institut d'Amérique latine en Amérique centrale.

    J.M.G Le Clézio a notamment écrit "La fièvre", "L'extase matérielle", "Terra amata", "Le livre des fuites", "La guerre", "Désert" (peut-être son chef d'oeuvre), "Le chercheur d'or", "Onitsha", "Etoile errante", "Le poisson d'or", "Révolutions", "Ourania" et, en 2008, "Ritournelle de la faim".

    Marié et père de deux filles, il vit à Albuquerque dans l'Ouest des Etats-Unis mais vient souvent à Nice et dans sa maison bretonne de la baie de Douarnenez.

    Ce nomade n'est pas un ermite. Il est notamment membre du jury d'un des prix littéraires les plus célèbres en France, le Renaudot.

    En couronnant Le Clézio, le Nobel de littérature a confirmé sa prédilection pour la littérature européenne. Au cours des 20 dernières années, les écrivains européens dominent largement et c'est à la romancière britannique Doris Lessing que le prix avait été décerné l'année dernière.

    http://afp.google.com/article/ALeqM5ia0XByNsMlXnDtpxDnH7CtHN3JTg

  • Clémence pour Ratchet / Clemency for Ratchet

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    GRÂCE A LA MOBILISATION INTERNATIONALE, RATCHET A ÉTÉ SAUVÉ ET VIENT DE REJOINDRE LA SGTE BEBERG AUX USA... GOOD LUCK RATCHET DANS TA NOUVELLE PATRIE.

    http://news.bbc.co.uk/1/hi/world/middle_east/7680429.stm

    PETITION : http://www.thepetitionsite.com/2/clemency-for-ratchet

    Encore une autre horreur.

    Les soldats de l'armée américaine basés en Irak n'ont pas le droit d'aimer les animaux, ils n'ont pas le droit de ramener des animaux chez eux.

    Plutôt que de voir ces animaux sauvés et aimés, les chefs de cette armée préfèrent les faire exécuter d'une balle dans la tête.

    C'est le triste sort que risque Ratchet, un chien qu'a sauvé une sergent américaine. Elle était a deux doigts de le ramener aux USA avec elle, mais l'armée en a décidé autrement et Ratchet risque l'exécution sommaire...

    Merci de signer cette pétition et de la diffuser massivement pour que Ratchet ne soit pas assassiné et qu'il puisse rejoindre la famille qui l'attend pour l'aimer...

    L'image “http://i.dailymail.co.uk/i/pix/2008/10/07/article-0-02EEB5CB00000578-374_468x337.jpg” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.

    Gwen Beberg et Ratchet

    Un soldat ayant sauvé la vie d'un jeune chiot en Irak pour le ramener à son domicile pourrait voir son chien exécuté par ses supérieurs aux États-Unis.

    La Sgt. Gwen Beberg s'est liée d'amitié avec Ratchet, un chiot, tout en servant en Irak, et a envoyé régulièrement des dépêches à son domicile, à Minneapolis montrant l'évolution du chiot, avec une centaine de fans sur Facebook qui suivaient la vie du chiot.

    Mais l'armée américaine prend une stricte conformité avec les soldats traitant en ami des animaux, et a confisqué Ratchet au Sgt. Beberg qui était prête à s'envoler vers la maison de l'aéroport de Bagdad en fin de semaine.

    Maintenant, "Animal Charity Operation Baghdad Pups", qui a pour devise « Pas de copain laissé derrière », plaide avec l'armée américaine pour permettre à Ratchet de s'envoler hors du pays - craignant que l'armée n'exécute Ratchet d'une balle en pleine tête.

    Patricia, la mère du Sgt. Beberg, a déclaré: "Cette année a été extrêmement difficile pour ma fille et sa famille. Cela a été une année de déceptions, de solitude, de peur à cause de tous les sacrifices que l'armée a demandé à Gwen.

    « Ratchet a été le sauveur de sa santé. Maintenant, ils ont cruellement arraché Ratchet loin d'elle et l'ont condamné à mort. Je ne sais pas comment ma fille va faire face. Ratchet a été sa bouée de sauvetage. "

    La Sgt. Beberg est également sous enquête militaire pour avoir sauvé le chien qui a sauvé sa vie.

    Un ami proche du Sgt Beberg a déclaré: « Cela n'a pas été facile pour elle - le chiot qu'elle a sauvé a été l'une des rares choses qui ait gardé un sens.

    "Elle a partagé des photos de lui pendant qu'il grandissait, se transformant d'une boule de poil en un jeune chien adorable.

    "Elle a gardé une mise à jour sur son calendrier de Voyage, et nous a harcelé pour contribuer à donner de l'argent pour le ramener chez elle.

    « Les soldats peuvent être emmenés immédiatement devant la cour pour s'être mobilisés pour certains animaux et même voir leurs animaux sauvagement assassinés d'une balle dans la tête par les commandants qui ne dérogent pas aux règles.

    « Elle était si proche du but ... Ratchet était en route pour l'aéroport. Et maintenant, il pourrait être tué, simplement parce que certains officiers affamés de pouvoir ont décidé de punir un innocent animal parce que Gwen a osé se soucier de lui. "

    Un soldat a écrit à Bagdad Pups: « J'ai sacrifié beaucoup de choses pour servir mon pays. Tout ce que je demande en retour c'est d'autoriser le rapatriement de cet incroyable chien qui a erré dans ma vie ici, en Irak et qui m'a empêché de devenir terriblement impitoyable envers la vie. "

    "Charity Society for the Prevention of Cruelty to Animals International" a rejoint Bagdad Pups en demandant à l'armée américaine de faire preuve de clémence envers Ratchet, et de permettre au chien d'être confié aux parents de Gwen à Minneapolis et des amis de Gwen ont lancé une campagne pour obtenir l'intervention des sénateurs américains.

    Ratchet comme un chiot : Une campagne internationale a maintenant été mise en place pour mettre la politique de l'Armée à terre

    Si vous voulez vraiment faire une différence pour mon ami et d'autres soldats, vous pouvez faire un don à Bagdad Pups. Il peut en coûter plus de $ 4000 pour ramener un chien ou un chat aux Etats-Unis, et Bagdad Pups reçoit 3-4 nouvelles demandes de soldats chaque semaine. S'il vous plaît aider-les à poursuivre leur mission.

    Opération Pups à Bagdad : www.baghdadpups.com <http://www.baghdadpups.com/>

    Nous pouvons faire une différence.

    On l'appelle la "Cour de l'opinion publique" et ils vont écouter ...

    Passez le mot!

    MERCI !!!!!!!!!!!!

    PETITION : http://www.thepetitionsite.com/2/clemency-for-ratchet

    Merci pour RATCHET

    TRADUCTION DE LA LETTRE :

    S'il vous plaît faites preuve de clémence et permettez à Ratchet de rejoindre le programme  «Opération Bagdad Pups" afin qu'il puisse rejoindre sa famille américaine  aux États-Unis. La Sgt. Beberg risque sa vie en Irak pour son pays tous les jours. Ce n'est pas trop demander.

    Je vous remercie de votre considération et de votre compassion.


    http://ap.google.com/media/ALeqM5i5OhW4oOqWNL2K8z9wiQbUJ2xElA?size=s