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  • Elevage : les "dresse-vaches", torture supplémentaire pour les vaches laitières

    http://www.okvoyage.com/images/article/66-ete-frais-alpes-suisses/suisse-vache.jpg

    Selon une évaluation, 350.000 vaches laitères vivent en Suisse dans la crainte permanente de recevoir une décharge électrique.

    Cela les stresse et les entrave dans leur comportement naturel, estime une organisation alémanique de protection des animaux d'élevage.

    En cause : les dresse-vaches, soit une perche métallique électrifiée qui est placée 5 centimètres au-dessus du dos de la vache.

    Comme la vache cambre le dos lorsqu'elle défèque et urine, elle reçoit chaque fois une décharge électrique si elle ne fait pas un pas en arrière.

    Le but est de forcer les ruminants à faire leurs besoins directement dans un canal qui permet de les évacuer, et non à leur place.

    Cela épargne du travail à l'agriculteur, au détriment du bien-être des animaux.

    KAGfreiland, l'organisation alémanique de protection des animaux d'élevage, profite de la "Journée du lait" de samedi pour lancer un appel aux producteurs : dans leurs directives, ils devraient ancrer l'interdiction des dresse-vaches ou au moins la stabulation libre.

    Actuellement, les dresse-vaches électriques ne sont interdits que chez les producteurs de lait bio.

    Selon KAGfreiland, des enquêtes ont montré que jusqu'à 90% des contacts avec la perche électrique ne se produisent pas lorsque le bovidé fait ses besoins.

    Les vaches reçoivent la majorité des décharges électriques quand elles chassent les mouches, se grattent ou font leur toilette.

    En Suisse, ils peuvent continuer à être utilisés dans les plus de 20'000 écuries où ils sont déjà installés.

    Des alternatives existent.

    La meilleure, selon KAGfreiland, est un système pneumatique qui repousse la vache de quelques pas en arrière au niveau de la tête dès qu'elle lève la queue pour faire ses besoins.

    De son côté, l'Union suisse des paysans considère les dresse-vaches comme acceptables.

    Ils contribuent à améliorer l'hygiène des vaches et à éliminer notamment des problèmes de pis.

    Et l'USP de remettre en question les chiffres avancés par KAGfreiland.

    http://www.lematin.ch/flash-info/suisse/350-000-vaches-suisses-craignent-permanence-decharge

  • "Comportement moral et valeur morale" (Gary Francione)

    http://www.disabledsportseasternsierra.org/20060727dog_team/20060727dog_team8722crww350hq.jpg

    Chères collègues et chers collègues :

    Les humains cherchent habituellement à justifier leur oppression et leur exploitation des nonhumains en soulignant de prétendues différences empiriques.

    Une des nombreuses différences auxquelles nous faisons appel est que les nonhumains, contrairement aux humains, sont incapables de penser ou d’agir moralement.

    Nous prétendons que seuls ceux qui peuvent reconnaître leurs obligations morales envers autrui et agir en fonction de celles-ci peuvent être membres de la communauté morale et, puisque les animaux sont prétendument incapables de le faire, nous sommes justifiés de les traiter comme de simples choses n’ayant aucune importance morale.

    Cet argument est problématique pour au moins deux raisons.

    Premièrement, il présente un problème purement logique.

    Supposons que deux humains - un qui est normal et un qui est handicapé mentalement et incapable de reconnaître ses obligations morales envers les autres.

    Ces deux humains sont-ils différents ?

    Assurément.

    Est-ce que les différences entre eux impliquent que nous devions les traiter différemment ?

    Oui, bien sûr. Si quelqu’un est handicapé mentalement et qu’il est incapable d’obligations, nous pouvons refuser de le laisser s’engager contractuellement.

    Mais ces différences sont-elles pertinentes lorsqu’il s’agit de déterminer si nous pouvons utiliser un être humain comme sujet d'une expérience biomédicale sans son consentement, ou si nous pouvons prendre ses organes sans son accord, ou si nous pouvons le traiter comme le simple moyen, pour nous, d’atteindre nos propres fins ?

    La plupart d’entre nous seraient horrifiés à l’idée que nous utilisions des personnes mentalement handicapées comme sujets d’expérimentation, pour leurs organes, ou encore comme esclaves.

    Nous admettons que le handicap n’est pas une caractéristique pertinente lorsqu’il s’agit d’évaluer la moralité de l’exploitation de ces humains comme des ressources à la disposition des humains dits « normaux ».

    Deuxièmement, il présente un problème empirique.

    Est-il vrai que seuls les humains sont capables de réflexion et d’actions morales ?

    Nombre d’exemples d’animaux de plusieurs espèces ayant risqué leur propre sécurité physique afin d’aider autrui - conduite qui nous paraît avoir une grande valeur morale - sont rapportés.

    Des chiens entrent dans des maisons en feu pour secourir des humains; des ratons laveurs risquent leur propre sécurité pour aider des ratons aveugles ; des primates nonhumains emprisonnés dans des zoos agissent de manière à protéger des humains accidentellement tombés dans les cages.

    Un de ces exemples a été porté à mon attention par les étudiants du cours sur les droits humains et animaux que Anna Charlton et moi enseignons à l’Université Rutgers.

    Un chien au Chili a risqué sa vie pour aider un autre chien ayant été frappé par une voiture. Je ne dis pas que le chien s’est assis et a évalué ses obligations morales avant d’agir comme nous aurions agi.

    Et alors ? Le chien a agi de manière altruiste.

    Sa conduite ne peut être expliquée par les « instincts » ou être interprétée comme un comportement égoïste.

    Le chien a clairement et délibérément adopté un comportement qui présentait de sérieux risques pour sa vie.

    Et les humains, qui sont prétendument « spéciaux » parce que, contrairement au chien, ils sont des êtres moraux, ne se sont pas même soucié d’arrêter la voiture ou de ralentir.

    Gary L. Francione
    © 2009 Gary L. Francione

    http://www.abolitionistapproach.com/fr/2009/04/16/comportement-moral-et-valeur-morale/

  • L'hôtel Negresco légué aux animaux en danger (Nice Matin)

    http://www.nice-image.com/nice/photos-nice-illustration/nice-negresco.jpg

    En léguant ses biens et son palace à une fondation privée, Jeanne Augier veut tout simplement pouvoir continuer après sa mort de soulager toutes les misères, animales comme humaines.

    Ca ressemble à du Walt Disney, mais c'est dans la vraie vie.

    L'avenir de l'hôtel Negresco sera un jour un remake des Aristochats.

    Parce que gouverner, fût-ce un simple palace avec vue sur Baie des Anges, c'est prévoir, Jeanne Augier vient de régler sa succession : tout son patrimoine, du Negresco à la totalité de ses biens privés (plusieurs dizaines de millions d'euros), ira le jour venu à une fondation privée en charge de la lutte contre la misère animale et de l'aide aux nécessiteux. [...]

    Sur la Promenade des Anglais, le palace mythique fondé en 1912 par Henri Negresco ne deviendra certes pas le plus extravagant chenil de la planète, ni une annexe grande luxe d'un asile de nuit.

    Par la volonté de sa propriétaire, tous les bénéfices qu'il pourra générer - et que gérera la fondation qu'elle vient de créer - serviront en revanche à soulager les misères, toutes les misères :

    « Après tout, lorsque je finance le dressage d'un chien d'aveugle, que fait-on d'autre qu'aider le mal-voyant tout en évitant qu'un chien abandonné finisse par être euthanasié. »

    « Contrairement à bien des rupins... »

    Sa décision, elle l'a longuement mûrie. L'idée ne date pas d'hier. Sans doute a-t-elle germé dans la douleur d'un deuil.

    Lorsque Paul Augier, son mari, disparaît en 1995, elle y songe.

    Et, au fil des ans, l'idée de cette fondation s'impose comme une évidence :

    « Michou - un loulou de Poméranie que maman n'avait offert à Noël quand j'étais petite - fut le seul ami de la fille unique que je fus. Aujourd'hui, je n'ai plus personne autour de moi. Et contrairement à bien des rupins, je sais qu'on n'emporte rien dans les deux mètres carrés qui nous servent à tous d'ultime demeure. »

    Rien à voir donc avec la foucade d'une excentrique octogénaire. [...]

    Que les choses soient claires, la fondation « Mesnage » - NDLR : un fonds de dotation auquel elle a tenu à donner le nom de son père qui acquit le Negresco en 1957 - aura au moins deux missions « d'intérêt public ».

    Un gros os à ronger pour la protection animale

    La première sera de préserver le palace contre toute tentative de rachat par un groupe international.

    « Je veux être sûre que la vie continuera comme avant pour mes 260 collaborateurs, qu'ils ne seront pas sacrifiés sur l'autel de la rentabilité. J'ai reçu des dizaines d'offres de groupes internationaux. Certaines étaient alléchantes, mais je n'y ai pas succombé. La faute à mon patriotisme forcené. Et ce n'est pas à 86 ans qu'on va me changer. »

    La seconde sera de continuer de faire tout haut ce qu'elle fait tout bas depuis des lustres.

    Pasionaria affichée de la lutte contre la « barbarie tauromachique », Jeanne Augier se bat en revanche dans la plus totale discrétion pour sauver, ici et là, des dizaines d'animaux d'une fatale euthanasie.

    « Je suis furieuse lorsque j'apprends que certains bénévoles vivent dans une misère noire, se sacrifient pour éviter que l'euthanasie soit l'unique solution pour ces animaux qu'on abandonne aujourd'hui aussi vite qu'on les adopte. D'autant plus que je sais que certaines associations - comme la SPA à Paris par exemple - ont accumulé, grâce aux dons, des patrimoines impressionnants. »

    Sans chercher ni publicité ni piédestal, Jeanne finance ainsi, à hauteur de 25 000 euros par an, deux refuges : l'un à Solenzara en Corse, l'autre dans le Gard à Gervasy.

    Tous deux auraient dû mettre la clef sous la porte sans sa contribution.

    Et demain, un jour, le plus tard possible, lorsqu'elle ne sera plus là pour sortir son chéquier, Jeanne veut être sûre qu'il y aura toujours quelqu'un pour faire « le travail ».

    « Finalement, en décidant en début d'année de faire ce legs, je me dis que je partirai le coeur léger. »

    Jean-François ROUBAUD

    http://www.nicematin.com/ra/cotedazur/183219/nice-l-hotel-negresco-legue-aux-animaux-en-danger

  • "Animaux, mensonges et témoignages vidéo" ("Animal, lies and videotapes")

    http://www.animaldefense.com/A_images/Thumbs/images/vivisection_jpg.jpg

    Traduction par International Campaigns du texte original "Animal, lies and videotapes".

    L'histoire d'un enquêteur pour les droits des animaux

    Il y a, dans le mouvement pour les droits des animaux, ceux qui considèrent les enquêteurs infiltrés avec une certaine méfiance et qui les blâment pour ne pas intervenir lorsqu'ils voient un animal se faire brutaliser.

    Cependant, sans les preuves obtenues par ces enquêteurs, les militants ne  disposeraient pas des armes nécessaires pour affronter l'industrie de la torture animale.

    Il faut énormément de courage et de détermination, lorsque l'on est vraiment concerné et que l'on estime qu'être présent est une nécessité, pour rester impassible tout en assistant à la torture ou à l'abattage d'un animal.

    Les personnes qui font ce travail le font souvent au prix de grands sacrifices personnels.

    Nous devons louer ceux qu'une réelle compassion contraint à emprunter cette voie et nous rappeler que des campagnes passées ou présentes, comme celles de SHAC, doivent énormément aux informations acquises de cette façon.

    Dans le récit qui suit, l'auteur décrit comment certains événements ont façonné sa vie et l'ont conduit à devenir enquêteur professionnel.

    (...) Ayant toute ma vie souhaité travailler avec des animaux, je pensais que le meilleur moyen pour être vraiment proche d'eux était de devenir gardien de zoo.

    Aussi, j'avais arrêté prématurément les études pour travailler dans un petit zoo du comté de Warwickshire, mais moins de six mois plus tard, je reprenais le chemin des cours.

    En effet, j'étais de plus en plus déçu de la manière dont les animaux étaient traités et, finalement, je démissionnais en même temps qu'un collègue, après avoir découvert que le  propriétaire du zoo utilisait un fusil à air comprimé pour transférer les chimpanzés d'une cage à l'autre.

    Peu après avoir quitté ce travail, le zoo fut fermé.

    Au lycée, je passais mes examens avec succès mais je croyais encore alors que ma vocation était de travailler dans un zoo.

    Je mis mes expériences passées sur le compte de la malchance, convaincu que les problèmes dont j'avais été témoin dans le Warwickshire ne se poseraient pas dans un plus grand zoo.

    Aussi étais-je enchanté lorsqu'une lettre arriva du Zoo de Londres pour m'informer que ma candidature avait été retenue et que j'étais affecté à l'entretien des ours, des lions de mer, des phoques et des chèvres de montagne.

    Moins de trois mois plus tard, mon enthousiasme avait décliné, et je commençais à me poser des questions sur l'environnement dans lequel ces animaux étaient maintenus et sur la façon dont certains étaient traités.

    Et, en premier lieu, pourquoi étaient-ils là ? Pourquoi les éléphants se balançaient-ils d'un côté puis de l'autre ? Pourquoi les grands félins arpentaient-ils sans cesse leur enclos ? Pourquoi les ours se balançaient-ils, marchaient-ils de long en large et secouaient-ils perpétuellement la tête ?

    Parmi les gardiens, des histoires circulaient selon lesquelles les éléphants qui se " conduisaient mal " étaient emmenés derrière la cantine, loin des caméras, et roués de coups et/ou enchaînés dehors toute la nuit.

    Selon d'autres rumeurs, des wallabies étaient retirés du zoo et envoyés dans un laboratoire voisin (Wellcome), où ils étaient décapités lors d'expériences de routine.

    En fait, il ne s'agissait pas de rumeurs, mais d'une vérité connue de quelques gardiens seulement.

    Tandis que les mois s'écoulaient, j'avais de plus en plus conscience de n'être rien d'autre qu'un gardien de prison et non pas quelqu'un qui prenait réellement soin des animaux, qui, contrairement à ce que j'avais eu la naïveté de croire, n'étaient pas élevés pour être réintroduits dans leur milieu naturel.

    En fait, je pourrais compter sur les doigts d'une main les animaux que les zoos ont réussi à réintroduire dans la nature jusqu'ici. 

    Un an après, mes rêves étaient anéantis.

    Je décidais de partir, incapable de continuer à travailler dans un environnement où personne ne se posait de questions sur les conditions de vie des animaux ni sur les comportements anormaux que beaucoup d'entre eux manifestaient.

    Ces animaux étaient maintenus en cage dans le but mercantile de fournir un spectacle à un public ignorant et indifférent.

    Il était donc temps de partir, mais vers quoi ?

    J'aimais les animaux et je ne voulais qu'une chose : travailler avec eux.

    J'allai bientôt découvrir qu'il y avait une grande différence entre travailler avec les animaux et travailler pour eux.

    Après plusieurs mois de chômage, je vis une affiche dans le métro de Londres pour l'exposition " Living Without Cruelty " organisée par Animal Aid et je suis allé voir de quoi il était question.

    Cette exposition contribua à changer le cours de ma vie.

    Bien qu'ayant travaillé, lors d'un stage, à l'hôpital vétérinaire Harmsworth (de la RSPCA) et ayant vu des animaux victimes de mauvais traitements, rien n'aurait pu me préparer à ce que j'ai découvert en visitant cette exposition.

    J'ignorais alors encore toutes les formes que peut prendre l'exploitation animale.

    En faisant le tour des stands, je suis tombé sur celui de Zoo Check et j'ai discuté pendant une heure avec le représentant de cette organisation.

    J'ai ressenti un grand soulagement d'avoir enfin trouvé une association s'occupant spécifiquement de la question des zoos et j'ai su alors ce que je voulais faire.

    Je voulais travailler pour les animaux.

    Je voulais consacrer mon temps et mes efforts à aider les animaux qui, cette exposition le montrait clairement, en avaient grand besoin.

    Je commençais à travailler bénévolement pour Zoo Check et après quelques mois, on me proposa une place dans le service comptable de leurs bureaux du Surrey.

    Cependant, bien que mon emploi officiel fut de tenir les comptes, je passais moins de temps au bureau qu'à visiter des zoos et à faire des rapports.

    En conséquence, j'avais pris du retard dans mon travail de comptable et au bout d'une année, puisqu'il n'existait pas, à l'intérieur de l'organisation, d'emploi pour un enquêteur/observateur officiel, je suis parti.

    Que faire maintenant ?

    Lors d'une campagne couronnée de succès pour libérer Missie et Silver de la Marina de Brighton, je m'étais fait quelques amis et je suis descendu m'installer sur la côte où je m'impliquais dans des actions de sabotage de chasse au renard.

    Être poursuivi par des tueurs d'animaux violents, harcelé par la police et témoin de la souffrance animale furent des expériences qui se sont révélées fort précieuses pour le travail que j'allais bientôt entreprendre.

    Ma première mission d'infiltration eu lieu quelques mois après mon installation à Brighton.

    Un ami m'informa d'un poste à pourvoir dans un endroit appelé Shamrock Farms où l'on élevait des animaux pour l'expérimentation.

    Intéressé, je postulais et je fus engagé.

    Était-ce un hasard si le technicien en chef avait été gardien au Zoo de Londres ? !

    Shamrock était un endroit où arrivaient des animaux importés de l'Île Maurice, des Philippines et d'Indonésie.

    A leur arrivée, ils étaient examinés.

    Les malades étaient éliminés tandis que les autres étaient envoyés dans des labos à travers le monde.

    Durant neuf mois, j'ai constaté, filmé et photographié les mauvais traitements quotidiens et toutes les souffrances endurées par ces primates.

    Ensuite, je suis allé travailler dans un laboratoire situé dans le comté du Yorkshire où les primates provenant de Shamrock étaient utilisés pour des expériences.

    J'ai travaillé dans la pièce même où, quelques années auparavant, des beagles fumeurs devenus " célèbres " malgré eux étaient contraints de fumer des dizaines de cigarettes à la fois.

    Rien n'avait vraiment changé, sauf que les chiens avaient été emmenés vers un autre labo proche et remplacés par des primates forcés d'inhaler des gaz toxiques et d'avaler des produits chimiques au lieu de cigarettes.

    J'ai travaillé dans ce laboratoire pendant cinq mois.

    Un après-midi je suis parti tôt, sous le prétexte d'un rendez-vous chez le dentiste.

    Je ne suis jamais revenu et ce même après-midi, une campagne était lancée.

    C'était difficile de partir et de laisser derrière moi les nombreux primates que j'avais fini par connaître et que je ne reverrai jamais.

    Je savais que d'ici la fin de la semaine, ils seraient tous morts.

    Après avoir travaillé près d'un an dans l'industrie de la vivisection, j'en étais enfin sorti.

    Je crois que j'ai pleuré tout le long du trajet  jusqu'à Londres.

    Pendant des semaines, pas un jour ne passa sans que je pense à ces primates.

    L'inhalation de force était une routine quotidienne et je savais à quelle heure les animaux terrifiés étaient amenés dans le laboratoire.

    Il me suffisait de regarder ma montre pour me souvenir.

    Je m'en souviendrai d'ailleurs toujours.

    Après que le BUAV a lancé la campagne "Paradise Lost" pour dénoncer le commerce international de primates pour la recherche, les jours de Shamrock étaient comptés.

    Avec le support des photographies et des films réalisés à Shamrock, la campagne ne cessait de s'amplifier et montrait les brutalités infligées aux primates ainsi que leur souffrance quotidienne que Shamrock ne pouvait pas réfuter.

    La pression grandissante, le lobbying politique et des actions directes locales prirent le relais et relativement peu de temps après le lancement de la campagne, la plus grosse entreprise d'importation de primates du Royaume-Uni ferma ses portes pour de bon.

    C'est comme ça que je suis devenu enquêteur.

    J'ai vu beaucoup de choses depuis : des animaux se faire égorger sans étourdissement ; être battus à mort ; être contraints, par la brutalité et la privation de nourriture, d'exécuter des numéros ; être tués par gazage ou par électrocution.

    J'ai vu des animaux vivre dans des conditions si épouvantables qu'ils en venaient à s'automutiler à force d'ennui et de frustration ; des animaux être transportés de telle sorte qu'à l'arrivée, ils ont des membres brisés ; des animaux pendus à des arbres au nom de la tradition ; d'autres raillés et finalement tués au nom de la tradition.

    (Je dois préciser que la plupart des faits que je viens de décrire étaient légaux dans les pays où j'effectuais mes enquêtes.)

    Je ne suis pas fier d'avoir assisté à tout ça.

    Ce n'est qu'une longue suite de morts et de souffrances que je n'oublierai jamais et qu'il ne m'est pas permis d'oublier, même dans mon sommeil.

    Comment puis-je me tenir là, à regarder les animaux, que je prétends aimer tellement, se faire brutaliser et tuer ?

    La réponse est simple.

    Parce que j'en suis capable et que quelqu'un doit le faire.

    C'est parce que je suis tellement préoccupé par le sort de ces animaux que je parviens à les regarder souffrir afin de porter témoignage de leurs souffrances.

    Cela doit être fait sinon nous n'aurions pas les armes nécessaires pour mener nos campagnes. Ni photographies ni films.

    Nous avons constamment besoin de preuves et de support nouveaux pour nos campagnes.

    Ils sont nécessaires pour faire pression sur les politiques afin de faire changer les lois et pour essayer d'informer le public.

    Je reconnais que ce travail m'a endurci.

    Je ne suis plus aussi émotif quand il s'agit de cruauté envers les animaux.

    Il m'a dépossédé de certaines émotions naturelles et parfois j'aimerais que ce ne fut pas le cas.

    Je retiens mes émotions lorsque j'assiste à la souffrance animale parce que je m'applique à enregistrer les événements.

    Intervenir aurait pour résultat d'être jeté dehors ou passé à tabac.

    L'animal que j'aurais essayé de sauver continuerait de souffrir et je ne serais plus en mesure de dénoncer d'autres souffrances.

    Il est très important pour moi que chaque animal que je vois souffrir et mourir ne meure pas en vain.

    Je vois les choses ainsi : l'animal souffrira de toute façon que je sois là ou non et il vaut mieux que quelqu'un de concerné par son sort soit présent pour observer, noter et rapporter les faits.

    Certains croient que ces enquêteurs sont froids et peut-être même insensibles.

    Je peux vous assurer que je ne suis ni l'un ni l'autre.

    Je contiens ma colère et mes larmes pour plus tard, loin des tortionnaires.

    Je m'efforce de ne pas me laisser envahir par mes émotions.

    Lorsque je suis témoin de souffrance animale, j'essaie toujours de m'assurer qu'elle n'aura pas été vaine et que des personnes en seront informées et chaque fois que j'en ai eu l'occasion, j'ai aidé à sauver des animaux, parfois même en persuadant certains tortionnaires de me les confier pour que je leur trouve un foyer d'accueil.

    Lorsque mon travail consiste à m'occuper des animaux, alors je leur donne tout l'amour et l'affection que je peux.

    C'est une satisfaction de savoir qu'il y a des gens qui, en voyant ce que j'ai filmé ou photographié seront motivés pour agir, d'une manière ou d'une autre.

    Il est également satisfaisant que des tortionnaires d'animaux, qui s'imaginent intouchables et pensent que personne ne sait ce qu'ils leur font subir, se retrouvent publiquement démasqués.

    Je sais que cela les atteint.

    Ils croient être en sécurité, et ils l'ont probablement été pendant des années, torturant les animaux derrière des portes closes et ce, dans certains cas, sous la protection de services de sécurité voire de la police. 

    Le conseil que je donne à quiconque envisage d'enquêter ouvertement ou clandestinement sur la cruauté qu'endurent les animaux est : foncez.

    Si vous pensez être capable de rester impassible alors qu'un animal se fait maltraiter alors, on a besoin de vous ! Pensez-y.

    Tandis que vous lisez cette article, des animaux sont maltraités quelque part, d'une façon ou d'une autre et personne n'est là pour témoigner.

    Ces animaux auront souffert et seront morts en vain.

    Tant que l'exploitation des animaux existera, nous devrons être là pour rapporter les faits afin d'aider à y mettre un terme.

    Bien que je fasse des enquêtes depuis des années, cela n'est pas devenu pour autant plus facile.

    Ce travail peut être sale et difficile et, selon le projet, vous pouvez être amené à mettre de côté toute vie sociale car ce boulot peut fréquemment vous éloigner de chez vous.

    Au fil des ans, j'ai perdu beaucoup d'amis en raison de mon absence.

    C'est un travail souvent très solitaire et il est vraiment important d'avoir le soutien d'une ou deux personnes de confiance qui pourront vous aider à faire face au stress inhérent à ces missions.

    Si vous êtes toujours motivé, alors je vous conseillerais de contacter une organisation possédant l'équipement, le savoir-faire, les contacts, etc. indispensables pour mener à bien le travail d'investigation. (NDT : pour en savoir plus sur ces enquêtes, lisez ici l'article sur l'organisation AIE).

    J'espère que certains des documents que j'ai obtenus dans le passé ont contribué à inciter plus de gens à s'impliquer activement dans le mouvement pour les droits des animaux.

    J'espère aussi que mes rapports, photographies et films ont été utilisés avec succès pour persuader les députés de s'impliquer ou de faire évoluer la législation.

    Je sais aussi que même si nous dévoilions tous les jours des cas révoltants d'exploitation des animaux, les choses évolueraient encore avec une lenteur désespérante.

    Cette lenteur m'irrite d'autant plus que j'assiste aux souffrances des animaux et que je les regarde dans les yeux lorsqu'ils meurent .

    J'ai été assez naïf pour croire que si nous dénoncions les établissements où se pratique la torture, ils seraient définitivement fermés ou que leurs pratiques cesseraient.

    Je sais maintenant que les choses ne fonctionnent pas ainsi.

    Nous taillons tous un gros bloc de pierre, et travaillons tous ensemble dans le même but.

    Certains morceaux sont plus gros que d'autres mais il semble parfois que tous nos efforts n'ont pas beaucoup altéré ce bloc de pierre.

    Cependant, petit à petit des lettres se forment.

    Nous pouvons voir le L et le début du A.

    Nous pourrons transformer ce bloc de pierre si nous poursuivons notre effort.

    À terme, les mots LIBERATION ANIMALE apparaîtront.

    J'aimerais parfois ne rien savoir de toutes ces souffrances, mais maintenant que j'ai franchi le cap, je ne peux plus revenir en arrière.

    J'ajouterais encore une dernière chose qui me paraît importante.

    Comme vous avez pu le lire, j'ai travaillé dans de nombreux endroits où les animaux sont torturés et maltraités et s'il y a une chose qui me désespère encore plus que la lenteur avec laquelle les choses évoluent c'est, lorsque travaillant sur l'un de ces sites, j'entends dire par des amis qu'untel s'est fâché avec untel ou que tel groupe s'est fâché avec tel autre et qu'ils refusent désormais de travailler ensemble.

    J'y pense souvent tandis que je regarde les animaux pétrifiés derrière des barreaux, qui m'observent fixement et je me demande parfois : y-a-t-il un espoir ?

    Danny

    Version originale en anglais : Animals, lies and Videotape.

    Quelques exemples récents d'infiltration :

    Aux Etats-Unis, nouvelle infiltration majeure des laboratoires COVANCE

    En France, chez EVIC CEBA (entreprise effectuant des tests sur les animaux pour de grosses sociétés)

    Dans les laboratoires de recherche du géant pharmaceutique Eli Lilly par SHAC

    Dans la filière foie gras du Sud Ouest de la France

    En allemagne, dans les laboratoires COVANCE, tortionnaires de primates

    Dans un abattoir rituel américain par PETA

    Différentes infiltrations réalisées pour la BUAV dans l'industrie de la vivisection

    Exemple de reportage-photos dénonçant la barbarie :

    Contre la corrida

    http://www.international-campaigns.org/ic/infiltrations.htm

  • Vivisection : les défenseurs des animaux critiquent la base de données

    L'image “http://i245.photobucket.com/albums/gg59/cuteblanca/vivisection.jpg” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.

    L'expérimentation animale est toujours aussi controversée, révèlent deux auditions concernant sa surveillance.

    Les défenseurs des animaux critiquent en particulier un projet de banque de données centralisée des expériences sur les animaux.

    La Protection suisse des animaux (PSA) réclame cette banque depuis longtemps, rappelle-t-elle dans un communiqué.

    Mais le système financé par l'argent du contribuable ne sera pas accessible au public, une «cachotterie incompréhensible» pour la PSA.

    Animalfree Research, Médecins pour la protection des animaux en médecine, la Ligue suisse contre la vivisection, la Fondation pour l'animal dans le droit et deux organisations zurichoises sont tout aussi fâchées.

    En restreignant à l'extrême l'accès aux données, l'Office vétérinaire fédéral fait obstacle à une meilleure application de la loi sur la protection des animaux et à une meilleure sécurité pour les patients, dénoncent-elles.

    La banque permettrait d'éviter les expérimentations superflues, mais les chercheurs ne pourront consulter que leurs propres données.

    Même les membres des commissions cantonales sur l'expérimentation animale n'auront pas un large accès aux données alors qu'ils sont légalement obligés de vérifier la nécessité des expériences, s'étonnent les défenseurs des animaux.

    Par la voix d'Interpharma, leur association faîtière, les entreprises actives dans la recherche pharmaceutique répondent qu'il est extrêmement important que les données sensibles qui figureront dans la banque soient accessibles à ceux qui y ont droit, mais soient protégées de toute consultation par des tiers.

    Interpharma salue d'une manière générale une révision bien ficelée, même si elle déplore quelques contraintes administratives et bureaucratiques superflues.

    Instrument de gestion

    La Commission d'éthique pour l'expérimentation animale de l'Académie suisse des sciences n'a pas d'objection contre le système d'information prévu.

    Les compétences étant clairement définies, la protection, la sécurité des données et les droits d'accès sont garantis à tous les niveau.

    Le système permettra d'améliorer la gestion des expériences, estime la commission.

    Pour l'Association suisse des vétérinaires cantonaux, une publicité des données ne serait pas souhaitable.

    Les informations saisies sont sensibles, rappelle le vétérinaire cantonal neuchâtelois Pierre-François Gobat, président de l'association.

    La banque doit rester un instrument de gestion pour les expérimentateurs et les autorités de surveillance cantonales.

    Réglementation dispersée

    En revanche, la réglementation sur l'expérimentation animale est trop dispersée.

    Elle figure dans de multiples endroits de la législation sur la protection des animaux ainsi que dans quatre bases légales.

    Cela rend l'application extrêmement compliquée pour les expérimentateurs et pour les autorités de surveillance, dénonce M. Gobat.

    Comme lui, le Conseil d'Etat neuchâtelois encourage la réunion de tous les textes dans une seule ordonnance sur l'expérimentation animale.

    Le canton n'en estime pas moins que les deux textes en consultation vont indéniablement contribuer à une amélioration progressive de la condition des animaux d'expérimentation.

    Source: SDA/ATS

    http://www.20min.ch/ro/news/suisse/story/27937196

  • Semaine Mondiale pour la libération des "Animaux de Laboratoire" (SMAL) : 18-26 avril

    Bienvenue sur ce site militant animé par International Campaigns et dédié à la Semaine Mondiale pour la libération des "Animaux de Laboratoire" (SMAL), version francophone des campagnes anglo-saxonnes World Week for Animals In Laboratories et World Laboratory Animal Liberation Week aux États-Unis et Lab Animal Week au Royaume-Uni.

    « Sans votre voix, la torture continuera - Les animaux dans les laboratoires ont besoin de votre aide »  (IDA)

    EDITION SMAL 2009 : du 18 au 26 AVRIL

    ENGAGEZ-VOUS !

    Actions 2009 déjà annoncées

     Lancée en 1986 et se déroulant généralement la deuxième quinzaine chaque mois d'avril et dans tous les cas autour du 24 avril, Journée Mondiale des Animaux de Laboratoire reconnue par les Nations Unies, l'édition 2009 de la SMAL se déroulera, comme les éditions précédentes, dans le courant de la DEUXIÈME QUINZAINE D'AVRIL (dates précises fournies ultérieurement).

    Chaque année à cette période des centaines de groupes locaux, groupements et associations qui luttent à travers le monde contre l’expérimentation sur les animaux organisent des actions tout au long de la Semaine.

    L’objectif de cette campagne est double :

    • Dénoncer sans compromis l’expérimentation et la dissection et

    • Informer le grand public des sévices que supportent les animaux dans les laboratoires et de l’inutilité et de la nocivité de ces pratiques barbares et dangereuses.

    Le principe de la SMAL est la multiplication d’actions organisées par des groupes locaux de militants, des groupements ou des associations animalistes de toute taille.

    Aller à la rencontre du public, l’informer sur ce qui se passe dans les laboratoires de recherche et de tests locaux ou nationaux, dénoncer la cruauté, l’inutilité ainsi que les méfaits et dangers de l’expérimentation animale, proposer des produits non testés et informer sur les alternatives sont autant de moyens d’agir concrètement contre l’utilisation et la souffrance des animaux dans les laboratoires.

    Voici quelques idées d’actions pour la SMAL, en fonction de votre capacité de mobilisation :

    • Stand d’information, avec autorisation, avec des posters et autres supports graphiques montrant le vrai visage de l’expérimentation animale. Outre la distribution du tract SMAL, tous les documents abolitionnistes dénonçant la vivisection sont les bienvenus pour renseigner plus précisément le public soucieux de s’informer. Il vous suffit de regrouper quelques amis pour la tenue de ce stand. La présence d’un militant en costume d’«animal de laboratoire» (lapin, rongeur, chien, chat, primate, grenouille,…) et distribuant des tracts est vivement encouragée pour attirer davantage l’attention sur votre stand.

    • Manifestation mobile (défilé) ou statique (rassemblement), toujours avec autorisation. Devant ou à proximité d’un établissement pratiquant la vivisection (laboratoire d’expérimentation privé ou public, faculté, CHU, élevage et/ou pourvoyeur d’« animaux de laboratoire »), en vous assurant que le lieu est passant. Pensez à un service d'ordre, le cas échéant.

    • Veillée silencieuse (et médiatisée), avec autorisation, devant ou à proximité d’un laboratoire ou autre établissement pratiquant l’expérimentation sur les animaux dont vous auriez connaissance. Munissez-vous de bougies dans un récipient paravent.

    • Invitation des passants à signer les pétitions contre l’expérimentation animale (voir la rubrique « supports militants »)

    Plus le grand public sera informé et sensibilisé, plus il y aura d’opposants à ces cruelles pratiques et plus la pression augmentera sur les pouvoirs publics et les décideurs.

    L’information des médias locaux/régionaux est également une démarche essentielle pour diffuser le message abolitionniste international auprès du public et attirer davantage l’attention sur le sort des animaux de laboratoire victimes de pratiques cruelles et inutiles.

    Pas de quoi s'endormir ou rester les bras croisés quand, rien qu'en France, plus de 7000 animaux réduits à l'état de matériel de laboratoire, et traités comme tel, souffrent systématiquement (physiquement et/ou psychologiquement), agonisent souvent et meurent à coup sûr chaque jour dans les laboratoires français.

    L'expérimentation sur les animaux ne va ni régresser ni cesser si les personnes sensibles au sort des animaux ne s'organisent pas pour sensibiliser, informer et protester.

    http://www.semaine-mondiale-animaux-laboratoire.org/

  • Abattoirs : les animaux victimes des brutalités des employés

    transport2.jpg
    Des études scientifiques de l’Université de Cambridge ont montré que les moutons préféraient les visages souriants aux visages coléreux, non seulement chez leur propre espèce mais aussi chez les humains.

    Alors qu’ils filmaient le déchargement de ce camion rempli de moutons, les enquêteurs de One Voice ont vu un employé tirer un mouton par la patte puis en pousser d’autres sans ménagement : pourtant filmé avec une caméra ouverte, cet employé semblait donner libre cours à son agressivité.

    Les animaux victimes de ce traitement semblaient stressés et paniqués.

    Les enquêteurs de One Voice ont pu constater que cette désinvolture dans la façon de traiter les animaux lors de leur chargement ou de leur déchargement était la règle.

    Il est important de ne pas oublier que les animaux qui arrivent dans les abattoirs viennent de vivre une expérience nouvelle et sans doute pénible, le fait d’être retirés de leurs élevages – dans lesquels ils ont souvent passé toute leur existence – et d’être chargés sur un véhicule et transportés.

    Arrivés à l’abattoir, les animaux sont souvent effrayés, stressés, désorientés et se sentent perdus.

    Selon le Dr Keith Kendrick, spécialiste en neurosciences à l’Université de Cambridge :

    "Les moutons sont capables de reconnaître des visages qui ne diffèrent que de 5 %, si bien que nous avons pensé qu’ils seraient peut-être capables de reconnaître des émotions bien plus subtiles. Il s’avère qu’ils sont capables de distinguer aussi bien le sourire et la colère chez les humains que le stress et le calme chez leurs semblables. Il est dès lors possible que leur vie émotionnelle soit bien plus riche que ce que nous aurions pu penser ."

    Rota Nodari, S., Lavazza, A. et Candotti, P., Evaluation of rabbit welfare at stunning and slaughtering in a commercial abattoir, Ethology and Welfare, 9th World Rabbit Congress, Vérone, Italie, 10-13 juin 2008.

    One Voice

    Rapport :

    Derrière les portes des abattoirs de France
    Télécharger le PDF

    D'autres vidéos: http://www.one- voice.fr/ fr

    http://www.one-voice.fr/fr/article/manies-sans-menagement

    http://camaienne.blogs.com/dans_tous_ses_etats/images/2007/12/06/petit_prince_mouton.jpg
  • Le message erroné des néo-welfaristes (Gary Francione)

    http://www.vegetarianfoodsteps.com/GoVegan.jpg

    Chères collègues et chers collègues :

    Parmi mes abonnements, se trouve le Farmed Animal Watch qui est publié périodiquement par le Farmed Animal Net, un groupe formé par des gens des organismes People for the Ethical Treatment of Animals, Farm Sanctuary, The Humane Society of the United States et autres.

    Le plus souvent, Farmed Animal Watch rapporte des enquêtes dénonçant les « abus » dans l’industrie de la viande/produits animaux ainsi que les efforts faits par cette industrie et par les agences gouvernementales pour « améliorer » le traitement des animaux. Selon leur site web :

    Farmed Animal Net s’efforce d’être une source objective et fiable d’informations de nature académique ou liée à l’industrie, adressées aux défenseurs des animaux, aux chercheurs, aux médias, au législateur et autres.

    En tant qu’enseignant, je suis favorable aux sources d’informations « objectives et fiables ».

    Mais je suis préoccupé par le message normatif véhiculé par plusieurs histoires racontées dans le magasine Farmed Animal Watch.

    Par exemple, dans le plus récent numéro (8 avril 2009), l’histoire suivante est racontée :

    1. ALLÉGATIONS D’ABUS DANS LA PLUS GRANDE USINE DE PRODUCTION D’ŒUFS DE LA NOUVELLE ANGLETERRE

    Le 1er avril, la police de l’État et des représentants du Département de l’agriculture du Maine ont procédé à un raid dans une usine de production d’œufs connue sous le nom de Maine Contract Farming and Quality Egg of New England, suite à la plainte déposée par le groupe Mercy for Animals (MFA), demandant que des accusations civiles et criminelles soient portées contre l’usine et ses travailleurs.

    Un enquêteur de la MFA a amassé des preuves d’abus envers des animaux commis dans cette usine de la mi-décembre à février.

    « Elles nous indiquent qu’il semble y avoir eu des violations très déplorables et flagrantes des règles concernant le bien-être animal à cet endroit », affirme le vétérinaire Don Hoenig pour l’État, à propos du dossier qui inclut : superviseurs et autres employés donnant des coups de pied à des poules vivantes pour les faire tomber dans des trous de fumier ; trous dans le sol des cages suffisamment gros pour que les poules tombent dedans, poules dont certaines parties du corps sont prises dans la cage, incluant près de 150 d’entre elles qui n’ont pas accès à de la nourriture et à de l’eau, cages contenant des cadavres décomposés et des œufs pourris ; poules tuées de manière cruelle et poules vivantes retrouvées dans les ordures (voir : http://tinyurl.com/cf2gaa).

    Le problème général, avec ce type de description, est que, même si elle se veut être un récit des faits objectifs, elle véhicule un message normatif implicite : qu’il y a une différence entre l’usine du Main, qui implique des « abus », et d’autres usines de production intensive d’œufs.

    La réalité est qu’il y a peut-être de petites différences, mais que le traitement de toutes les poules exploitées dans le cadre de l’industrie des œufs se voient soumises à rien de moins que de la torture.

    Selon l’histoire du Farmed Animal Watch, la Radlo Foods, un distributeur majeur d’œufs de la côte est, a annoncé qu’ « elle rompra ses liens avec Quality Egg et planifie de « devenir une compagnie qui n’utilise plus de cage dans les 10 prochaines années », ce qui, est-il rapporté, fera d’elle la première compagnie nationale de production d’œufs à le faire ».

    Cela laisse croire qu’il y a d’importantes différences entre la production d’œufs en batterie et la production d’œufs « sans cage ».

    Mais, comme le montre clairement l’excellent matériel éducatif produit par les défenseurs tels que Peaceful Prairie Sanctuary, une telle idée est insensée.

    La torture demeure de la torture.

    Les murs de la chambre de torture peuvent être peints d’une jolie couleur et être décorés de charmants tableaux, mais il s’agit toujours d’une chambre de torture et toute « amélioration » sert d’abord à faire en sorte que ceux qui infligent la torture se sentent mieux dans cet environnement et soient plus à l’aise par rapport à leur conduite envers les victimes.

    En tant qu’abolitionniste, je suis d’avis (et j’ai soutenu cet argument à l’occasion de nombreux essais et autre matériel disponible sur ce site, ainsi que dans mes livres et articles) que nous ne pouvons justifier l’utilisation d’animaux nonhumains sensibles, peu importe que leur traitement soit « humain » ou non.

    Même si nous pouvions faire l’élevage d’animaux sans leur infliger de souffrance ou de détresse et les tuer sans douleur, il serait tout de même moralement condamnable de le faire parce que la vie de tous les êtres sensibles a une valeur morale qui nous empêche de traiter ces êtres exclusivement comme des ressources.

    Mais la réalité pratique est que nous ne pouvons pas faire l’élevage d’animaux sans leur infliger de souffrance et de détresse, ni les tuer sans douleur; la réalité pratique est que tous les produits d’origine animale que nous consommons - qu’ils proviennent d’un supermarché local ou d’un vendeur haut de gamme qui offre des produits provenant d’animaux dits « heureux » ou encore d’une petite ferme locale - sont obtenus par le recours à des pratiques qui seraient clairement et incontestablement considérées comme de la torture si elles étaient appliquées à des victimes humaines.

    Il est possible que certaines productions aient recours à moins de brutalité que d’autres, mais toutes sont terribles; toutes impliquent de la souffrance, de la détresse et de la privation; toutes impliquent la mort.

    Le mouvement néo-welfariste, qui fait la promotion de l’idée que nous pouvons rendre ce système de violence et de mort meilleur ou plus « humain », promeut un message que je crois être faux.

    Je reconnais que les néo-welfaristes agissent de bonne foi lorsqu’ils font la promotion des œufs de « poules en liberté », de la mise à mort des poulets par asphyxie, ou des mesures telles que la Proposition 2 de la Californie.

    Je pense simplement que ces efforts sont sérieusement contre-productifs et je ne vois aucun indice permettant de croire que toutes ces campagnes font autres chose que de rendre les humains plus confortables à propos de la consommation de nonhumains.

    Nous avons assurément la responsabilité d’informer clairement le public à propos de la nature du traitement des animaux que nous consommons.

    Mais nous devons également rendre clairement compte du fait que notre système ne peut être amélioré de manière à régler les problèmes moraux les plus fondamentaux qui l’entachent.

    Nous ne devrions pas faire la promotion de l’idée selon laquelle certaines productions impliquent des « abus » et d’autres pas.

    Elles en impliquent toutes.

    Elles sont toutes moralement injustifiables.

    Nous ne devrions jamais utiliser le mot « humanitaire » pour décrire quelque aspect que ce soit de cette machine de violence, de torture et de mort.

    Récemment, Home Box Office a présenté un documentaire intitulé Death on a Factory Farm, qui porte sur les horreurs d’une ferme porcine de l’Ohio.

    Une réaction fréquente chez les gens qui l’ont vu était : « oui, il s’agissait d’une ferme horrible mais elles ne sont pas toutes aussi mauvaises, n’est-ce pas? ».

    La réponse courte est : oui, elles sont toutes mauvaises et, dans la mesure où certaines sont moins pires, elles sont tout de même horribles.

    Il y a une différence entre être torturé pendant 3 heures et être torturé pendant 3 heures et 5 minutes.

    Mais est-ce que la première séance de torture est moralement acceptable ou « humaine » parce qu’elle dure 5 minutes de moins?

    Nous devons nous débarrasser de ce fantasme qu’il sera un jour possible de produire des produits animaux sans torture.

    C’est impossible. Point.

    Je répète que je continuerais à considérer le fait de tuer des nonhumains comme moralement mauvais même si ce n’était pas le cas, mais c’est le cas.

    Consommer des animaux implique nécessairement que l’on encourage la torture.

    Il y a une réponse à la reconnaissance du fait que les nonhumains sensibles sont des membres à part entière de la communauté morale : nous devons devenir végans et utiliser des méthode créatives et non-violentes pour éduquer tout le monde à faire de même.

    Nous ne changerons jamais de paradigme moral si notre message est que le problème se situe au niveau des « abus » perpétrés dans une certaine usine de production d’œufs du Maine ou que les œufs de « poules en liberté » sont autre chose qu’un artifice permettant que nous nous sentions plus à l’aise de les exploiter.

    Gary L. Francione
    © 2009 Gary L. Francione

    http://www.abolitionistapproach.com/fr/

  • L214 : chevreaux et agneaux, appel à soutien

    http://www.linternaute.com/nature-animaux/magazine/photo/les-bebes-de-la-ferme/image/chevreau-269114.jpg

    Avez-vous déjà côtoyé des chevreaux ? Sociaux et affectueux, ils sont extrêmement curieux et joueurs.

    Pourtant, les chevreaux que nous sommes allés filmer sur un des plus gros marchés aux bestiaux français, le marché de Parthenay dans les Deux-Sèvres, sont traités sans aucune bienveillance.

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    Sur ce lieu où s’échangent des marchandises vivantes, les chevreaux ne sont même pas des produits qu’il faudrait manipuler délicatement.

    Ils sont les sous-produits malvenus de la production de lait, des encombrants dont il faut se débarrasser et dont le prix de vente est souvent en dessous du seuil de rentabilité.

    En France, premier producteur européen de lait de chèvre, des centaines de milliers de chevreaux sont tués chaque année.

    Sur le marché de Parthenay, ce sont 600 d’entre eux âgés d’un mois au plus, qui furent manipulés, échangés et conduits à l’abattoir ce mercredi-là.

    Une cinquantaine d'agneaux subirent le même sort.

    L’arrivée au marché de Parthenay

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    Nous avons rapporté des images crues de pratiques routinières de ce marché.

    On y voit les éleveurs garer leur camionnette, puis débarquer – certains sans ménagement - les chevreaux et les agneaux dans des chariots en métal au fond ajouré.

    Sans litière ni eau pour s’abreuver, ils sont parqués dans un des hangars du marché aux bestiaux en attendant d’être chargés dans la bétaillère qui les conduira à l’abattoir.

    Entassés dans des caisses de transport exiguës

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    Lors du chargement, les animaux passent de main en main et sont projetés dans de petites cages.

    « Ils sont attrapés sans ménagement, qui par la peau du dos, qui par les pattes, qui par le cou, et balancés dans des caisses trop petites pour qu'ils puissent se tenir debout, la tête souvent cognée au passage. Les voilà entassés, serrés les uns contre les autres, apeurés, assoiffés » témoigne un de nos enquêteurs.

    On compte 5 chevreaux de 10 kg par cage et de 1 à 3 agneaux pesant jusqu'à 20 kg.

    Le transporteur utilise des cages exigües qui n'ont pas une hauteur suffisante pour permettre aux chevreaux et agneaux de se relever.

    Il viole ainsi la réglementation européenne sur le transport.

    Mettons fin à ces pratiques !

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    Une note interne du ministère de l’Agriculture de 2004 avalise, au mépris de la réglementation européenne, ces pratiques coutumières.

    Ce document n'a pas force de loi et le ministère de l'Agriculture outrepasse ses prérogatives.

    Nous vous invitons à prendre connaissance de notre communiqué adressé le 7 avril dernier aux médias ainsi que de la vidéo et du rapport d'enquête.

    Une galerie de photos est par ailleurs disponible sur notre site.

    Encourageant ! Les habitants des Deux-Sèvres ont été informés de ces abus en première page de La Nouvelle République du Centre Ouest.

    Le journal Centre Presse s'en est également fait l'écho.

    Appel à votre générosité


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    A défaut de pouvoir empêcher l'abattage des chevreaux, L214 a engagé des procédures judiciaires et administratives pour que les infractions aux règlements protégeant les chevreaux et agneaux ne soient plus tolérées.

    Nous avons besoin de votre soutien financier dans ces démarches coûteuses que nous renouvellerons chaque fois que nous serons témoins de situations illégales.

    Nous vous remercions très sincèrement de l'aide que vous pourrez nous apporter pour continuer ce combat que nous partageons avec vous pour aider les animaux.

    http://www.l214.com/lettres-infos/appel-soutien.html

  • Expérimentation animale : plusieurs universités prestigieuses condamnées à rendre des comptes

    http://monblogue.branchez-vous.com/images/lavieanimale/vivisection-chat.jpg

    Grande-Bretagne - Oxford et Cambridge font partie des universités qui doivent révéler des informations sur les expériences qui ont été conduites sur des primates. Cette décision a été obtenue après trois ans de bataille menée par les organisations de défense des animaux.

    L'ICO, « Information Commissioner' s Office » a décidé que plusieurs universités devaient révéler leurs informations concernant les expériences entreprises sur des animaux comme les chimpanzés et autres singes. Cette décision fait suite au rejet d'une requête faite par l'Union Britannique pour l'Abolition de la Vivisection (BUAV).

    Les universités avaient contesté la requête en déclarant qu'elles auraient été la cible des groupes pour la défense des animaux et que cela aurait mis en danger leurs recherches.

    Un porte-parole de l'ICO explique : « Les cinq universités doivent révéler les détails sur le nombre et les espèces de primates utilisés dans les recherches précédentes et actuelles ».

    Le commissaire à l'information, Richard Thomas, a statué que révéler l'information ne devrait pas faire augmenter le risque pour la sécurité de quiconque. Il comprend que les universités restent une cible active et qu'une campagne soutenue des organismes de défense est une menace pour les individus.

    Le directeur général de la BUAV, Michelle Thew, déclare : « Le risque pour la sécurité de la personne, bien que réel dans des cas isolés du passé, est exagéré et souvent utilisé comme une diversion quand les chercheurs ne veulent pas que le public sache ce qu'ils font ».

    Un porte-parole de l'« University College of London » (UCL), qui doit aussi révéler ses informations, annonce :

    « Nous sommes déçus du fait que le jugement de la commission soit en désaccord avec notre décision première mais nous coopérerons pleinement sans faire appel ».

    Il ajoute :

    « L'UCL souhaite être aussi ouverte et transparente que possible à propos de ses recherches. Mais nous avons aussi besoin de trouver un juste équilibre entre les questions d'intérêt public et le besoin de protéger notre personnel, qui mène une recherche totalement licite ».

    http://www.maxiscie nces.com/ exp%E9rience/ experimentation- animale-plusieur s-universites- prestigieuses- condamnees- a-rendre- des-comptes_ art1550.html