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  • Le Diable ne s'habille plus en Prada



    PRADA DIT NON À LA FOURRURE

    La célèbre marque de luxe Prada devient la première maison italienne à signer la campagne de la PETA contre l'emploi de la fourrure dans la mode.

    Pour Miuccia Prada, la fourrure n'a simplement plus sa place et n'est plus tendance.

    La société italienne, l'un des chefs de file de la mode mondiale, espère ainsi qu'elle pourra influencer les autres grands designers à se passer des fourrures.

    Prada, qui célébrera ses 20 ans l'an prochain, effectue ainsi un virage à 180 degrés. Lors de la présentation de la collection automne 2007 l'an dernier, la marque avait grand usage de peaux d'animaux.

    La PETA (People for the Ethical Treatment of Animals) est une association de défense des droits des animaux militant contre l'expérimentation animale et son commerce.

  • Corrida

     
    « La corrida, c'est le refuge mélancolique de l'impuissance et le nomadisme de l'impunité qui cherchent à détruire la part humaine dans l'homme. Dans une ironie solennelle, de l'odeur du sang à l'impudeur, le toréador ne respire que la mort de l'innocence gisant à ses pieds. Où sont donc dans cette barbarie la compassion et l'intelligence du coeur qui assument le respect de la vie et la traversée vers l'Autre ? »

                                                                                                  Morad EL HATTAB,

                                                            Lauréat du Prix Littéraire Lucien Caroubi, Prix pour la Paix et la Tolérance

  • Wolfgang Puck bannit le foie gras de sa carte

    L'image “http://perseides.hautetfort.com/images/medium_Wolfgang_Puck.jpg” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.

     
    LOS ANGELES
    - Le chef autrichien basé à Los Angeles Wolfgang Puck, qui
    régale chaque année les stars de cinéma avec le menu des Oscars, a annoncé avoir décidé de bannir de ses cuisines le foie gras. Motif: la fabrication de ce mets fait souffrir les animaux.

    Nourrir les canards de force fait grossir leur foie jusqu'à dix fois leurtaille normale", a relevé M. Puck dans un communiqué. Sa décision s'inscrit dans le cadre de l'adoption par le cuisinier d'une charte contre la maltraitance des animaux et en faveur des produits biologiques.

    M. Puck devance ainsi les directives du gouverneur de Californie ArnoldSchwarzenegger, qui a signé une loi interdisant le gavage des oies et canards d'ici à 2012 dans son Etat. Depuis septembre, Chicago (Illinois, nord) interdit à ses restaurateurs d'offrir du foie gras dans leurs menus, en vertu d'une décision de la municipalité estimant que le gavage est une
    méthode cruelle.

    Des sociétés de défense des animaux ont en outre lancé une plainte fin 2006contre le département de l'Agriculture de New York pour obtenir l'interdiction de la vente et de la production de foie gras dans cet Etat, considéré comme le principal producteur de ce produit aux Etats-Unis.

    Wolfgang Puck, 57 ans, qui a émigré aux Etats-Unis à l'âge de 24 ans, est àla tête d'une prospère entreprise gérant près de 100 restaurants, dont 14 de luxe, parmi lesquels les "Spago", lieux fréquentés par les grands noms de Hollywood.

    http://www.romandie.com/infos/ats/display.asp?page=20070323034614399172194810300.xml

  • Grande manifestation unitaire : les radicaux seront là aussi !

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    *** LES RADICAUX POUR L'ÉGALITÉ ET LA LIBÉRATION ANIMALES SERONT PRÉSENTS ***

    "Tout ce que les nazis ont fait aux juifs, nous le faisons aux animaux. Nos petits-enfants nous demanderont un jour : où étiez-vous pendant l’Holocauste des animaux ? Qu’avez-vous fait contre ces horribles crimes ? Nous ne serons pas capables alors de donner la même excuse une seconde fois, que nous ne savions pas."

    Helmut F. Kaplan

    Communiqué général :

    Lieu : Paris, Place du Panthéon, 14 h.

    Description : 2007 sera l’année de toutes les promesses... Les élus seront, plus que jamais, à l’écoute de leur électorat. À nous d’interpeller les candidats, leur rappeler nos attentes en faveur des animaux et tenter d’obtenir certains engagements.

    L’union fait la force. Il est donc indispensable de mener une action unitaire, être le porte-parole d’une seule et même voix : celle des animaux.

    Ce sera une marche silencieuse où seuls les cris d’animaux seront entendus (haut-parleurs), ce qui donnera sans aucun doute une force à cette manifestation.

    Il est envisagé d’avoir une banderole unique avec l’ensemble des logos et un slogan (à définir) : « 2007 : nos voix pour les animaux ».

    De nombreuses pancartes à thème (corrida, chasse, expérimentation animale, etc.), avec au recto un visuel et au verso le logo de l’association, pourraient animer ce cortège. Liste des sujets sur lesquels nous attendons une prise de position ferme des candidats :

    animaux "de compagnie" (reproduction, commerce...) - animaux "de ferme" (élevage, transport, abattage) - combats d’animaux (corridas, combats de coqs) – chasse - animaux sauvages (cirques, zoos...) - expérimentation animale – fourrure - foie gras – Reach, etc. 

    Sur la base des sujets retenus, une liste de revendications (réalistes) devra être définie par l’ensemble des associations unies dans cette action.

    La date proposée pour cette manifestation : samedi 24 mars 2007 (soit un mois avant le premier tour des présidentielles).

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  • La direction de l'INRA a reçu Stop Gavage : bilan

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    Suite à la publication de L'INRA au secours du foie gras, la présidente de l'INRA nous avait proposé de rencontrer la direction scientifique de l'institut. Cette rencontre a eu lieu le 20 mars 2007 au siège de l'INRA, à Paris. Voici les principaux points que nous retenons de cette rencontre :

    La direction de l'INRA a indiqué que, selon elle, si les chercheurs de l'INRA ne se sont pas ou peu exprimés sur certaines questions soulevées dans notre livre (mortalité et pathologies en gavage, alternatives au gavage, ...), c'est parce qu'ils n'ont pas, à ce jour, mené de recherches sur ces questions. La direction scientifique a annoncé qu'elle va organiser une réflexion interne à l'INRA pour étudier les éventuelles recherches qui pourraient être entreprises dans ces domaines.

    - Au delà du cas du foie gras, l'INRA et Stop Gavage ont exprimé leur volonté commune que soit développé, sur le programme de recherche en bien-être animal, un partenariat d'orientation entre l'institut et les associations de protection animale. L'idée est que les associations soient informées et consultées, sans caractère a priori contraignant pour l'INRA, sur ce programme de recherche.

    - Pour initier ce partenariat, l'INRA va organiser, le 4 juillet 2007, un séminaire sur la question de l'expertise publique en bien-être animal. Des représentants d'associations de protection animale interviendront pour exprimer leurs attentes sur cette question. Les autres intervenants seront des chercheurs de l'INRA et un représentant du ministère de l'agriculture (DGAL, Bureau de la Protection Animale).

    Pour plus de précisions sur la rencontre du 20 mars, se référer au compte-rendu détaillé (PDF).

    Le mensuel de la FNSEA, L'Information Agricole, a publié un article sur cette rencontre et la controverse en cours dans son numéro de mai.

    http://www.stopgavage.com/

  • Retour sur la JSV

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    Des photos ici : http://antispeciste.free.fr/viewtopic.php?p=537#537

    À l’occasion de la Journée sans viande, une quinzaine de militants ont tenu une table d’information avec dégustation de nourriture végétalienne sur la place Joachim du Bellay (Fontaine des Innocents) à Châtelet (Paris).

    À midi, il pleuvait beaucoup, nous nous sommes donc abrité-es sous le porche, non loin de la fontaine. Nous avons donc un peu lutté pour tout installer : documentation, nourriture, banderole, etc.

    Nous avons mis à disposition des tracts, brochures, articles, le dernier numéro de l’antispéfeuille  (téléchargeable ici : http://antispesite.free.fr/materiel.html ) et de la délicieuse nourriture, très variée : houmous, pâtés végétaux, gâteaux  végétaliens, tartare d’algues, pizza végétalienne, feuilles de vigne, galettes de riz...

    Le patron du bar à côté est venu nous voir. Il était très aimable et a pris quelques tracts et même des dégustations pour les donner à ses clients !

    Plus tard, un moment de colère : nous étions en train de discuter avec un homme noir, très sympa et végétarien quand 5 policiers sont arrivés et l’ont immobilisé, lui ont demandé ses papiers, en lui disant qu’il correspondait à la description qu’ils avaient reçue de quelqu’un qui était recherché. L’homme s’est un peu énervé d’être traité de la sorte, du coup les policiers l’ont mis à l’écart, plaqué contre la vitrine d’un magasin, mis en T-shirt alors qu’il faisait bien froid, fouillé, puis menotté. Ils l’ont ensuite embarqué au commissariat tout proche, où il a  été retenu environ une demi-heure avant qu’ils le relâchent ! Il y avait eu un vol le matin dans un Flunch... (!) et il n’y était pour rien.... On peut se demander quel genre de description ils avaient bien pu avoir : homme noir ?

    Enfin, à part ce moment de colère, et le vent froid, nous avons tous passé un bon moment et vers la fin, comme le soleil est apparu, nous nous sommes installés près de la Fontaine des Innocents, où il y avait plus de passage.

    Nous avons distribué environ 500 tracts en 5 heures, ce qui est  relativement peu, mais nous avons eu de nombreuses discussions, souvent assez positives. Bref, une bonne après-midi militante !

    Difftong, pour le Collectif Antispéciste de Paris.

    http://antispesite.free.fr

  • 20 mars : Journée sans viande

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    Le saviez-vous ? Le 20 mars 2007 aura lieu l'édition 2007 de la Journée Sans Viande (campagne Meatout) aux États-Unis... et dans le monde entier !

    Qu’est-ce que la Journée Sans Viande ?

    Avec l’arrivée du printemps, des milliers de personnes végétariennes à travers le monde organiseront à l'occasion de la Journée Sans Viande 2007, le 20 mars ou alentour du 20 mars, des actions de sensibilisation au végétarisme.

    À l'occasion de cette journée de sensibilisation, à caractère totalement laïque, des conférences, des actions de rue, des repas en public, des cours de cuisine, des dégustations de délicieuse nourriture végétarienne/végétalienne, des distributions de tracts ainsi que des stands d’information/sensibilisation et de dégustation seront organisés partout dans le monde pour faire découvrir ce mode d'alimentation - et de vie - motivé par la compassion.

    La Journée Sans Viande est une campagne internationale destinée à aider la population à évoluer vers un régime non violent et équilibré à base de fruits, de légumes et de céréales. L’objectif est de communiquer au public les joies et vertus d’une alimentation végétale tout en faisant la promotion du large choix d'alternatives à la viande et aux produits laitiers disponibles.

    Pas encore végétarien(ne) ?

    Découvrez un mode de vie basé sur le respect des animaux en parcourant la sélection de liens que nous vous proposons ici. A l'occasion de cette campagne, faites le geste qui sauvera de la souffrance et de la mort de très nombreux animaux chaque année.

    Déjà végétarien(ne) ?

    À l'occasion de la prochaine Edition de la Journée Sans Viande, nous vous invitons à vous joindre à cette campagne de sensibilisation qui permettra de sauver beaucoup d'animaux destinés à la boucherie.

    Au nom des animaux, merci de consacrer quelques heures de votre précieux temps le 20 mars prochain, ou le week-end juste avant si vous ne pouvez pas faire autrement ou si cela vous semble plus efficace, pour organiser une action ou un événement qui permettra à votre entourage d'abandonner son alimentation carnée, source d'une immense misère animale.

    Ecrivez-nous pour nous signaler votre action Journée Sans Viande dès aujourd’hui ! Elle sera mentionnée avec tous les détails sur une page Agenda des actions JSV.

    Pour réfléchir à et préparer dès maintenant la Journée Sans Viande, voici quelques conseils

    • Consultez les comptes-rendus et les albums-photos des actions menées en France et en Suisse à l'occasion de l'édition 2006 de la JSV
    • Pour un résumé - en anglais - des actions menées à travers le monde pour l'édition 2006, cliquez ici
    • Jetez un œil à la liste des actions menées à l’international le 20 mars 2005 ici et (photos).
    • Consultez les actions menées en France à l’occasion de la Journée Sans Viande 2004, cliquez ici.
    • Rendez-vous sur la page Conseils pour vos actions.
    • http://journee-sans-viande.info/
  • André Dufour : "L'Occident n'a pas inventé le racisme"

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    Seuls les «Occidentaux» sont racistes.


    C’est du moins ce que ne cessent de clamer, non seulement les ennemis de la culture et des valeurs occidentales, mais aussi nos propres auto flagellants à leur service. Or, sans trop remonter le cours de l’Histoire, nous avons assisté au Rwanda à un génocide d’une ethnie Noire africaine commis par un autre groupe ethnique Noir, au sein d’un même pays. Et le racisme des Arabes du Soudan à l’encontre des Noirs du Darfour surpasse de loin en horreur et en nombre de victimes les discriminations que connurent quelques Etats sudistes des USA ou celles d’Afrique du Sud au temps de l’apartheid. Et les Thaïlandais du Sud, égorgés par les musulmans de la minorité malaisienne pour leur seul crime d’être des Thaïs, même pas musulmans, ne sont malheureusement plus là pour témoigner de la bienveillance, de la tolérance de l’amour qui caractérisent l’Islam.

    Je crois aussi savoir que les Asiatiques chinois, coréens, japonais ne font pas preuve d’une tendresse immodérée à l’encontre des Blancs, des Noirs ou de leurs immigrés. Mais il nous restait le «bon Sauvage», le Peau Rouge que le cinéma de mon enfance présentait comme d’infâmes pillards, chasseurs de scalps et massacreurs de familles Blanches, avant que par un retournement politiquement correct, ils soient désormais présentés comme des individus aux sentiments nobles, généreux, éternellement roulés, massacrés et persécutés par les salauds de Blancs.

    Cela n’empêche pas «Danse avec les loups» d’être un film grandiose. Disons seulement que le cinéma, qui obéit davantage aux effets de mode qu’à l’objectivité historique, se soumet à la loi du marché. Cela dit, mon antiracisme est satisfait de voir les «Peaux Rouges» traités de façon moins négative que durant mon enfance. Ne sont-ils pas nos frères en humanité ? Et puis patatras ! Voilà que la nation Cherokee, sortie de la misère grâce aux possibilités légales que lui offre son statut de nation à part, enclavée dans le territoire des Etats-Unis, décide de pratiquer la «préférence nationale» et raciale en retirant la "nationalité" cherokee aux descendants d’esclaves noirs fugitifs qui avaient trouvé refuge sur leur territoire, ainsi que les métis de Noirs et Cherokees et ce, afin qu’ils ne puissent bénéficier des richesses de cette «réserve».

    Chez nous on appelle ça la Préférence Nationale et c’est présenté comme quelque chose de raciste. Oui mais, ne nous y trompons pas, ce qui, venant des Blancs, est mauvais et raciste, doit-il être stigmatisé quand cela vient des Noirs, Rouges, Jaunes ou Musulmans ? Alors, qu’on se le dise, il n’y a pas de racisme Noir, Jaune, Peau-Rouge, Arabe. Eux, ce sont des victimes. Point barre !

    Pour qu’il y ait racisme, il faut une race.

    C’est une lapalissade. Même si ce mot appliqué à des êtres humains est ignoble lorsque l’on connaît l’usage qui en fut fait, point n’est besoin d’être un anthropologue pour constater qu’il existe des groupes humains d’une diversité physique «visible». Tout un chacun croit pouvoir reconnaître dans son vis-à-vis un Noir, un Asiatique, un Maghrébin, un Amérindien, un Européen sans pour autant en tirer quelque jugement de valeur. Ou alors, il faudrait bannir ces appellations comme le fait le politiquement correct américain qui remplace «Black» par le ridicule «Coloured», ce qui ne semble pas avoir grand effet sur la pigmentation ni sur le mépris et l’hostilité que les racistes lui manifestent, de même que devenu «technicien de surface», le balayeur n’en continue pas moins de balayer.

    Ces différences physiques sont inscrites dans le patrimoine génétique de chacun d’entre nous qui constitue notre part de déterminisme. C’est ce déterminisme qui différencie la «race» de la religion, de l’idéologie, de la nationalité ou de la culture. On peut changer de nationalité, on peut, parfois non sans risques, renier la religion dans laquelle on a été éduqué et en adopter une autre ou les rejeter toutes. On peut adhérer à une idéologie ou la rejeter, mais on ne peut pas changer de morphologie ou de couleur d’épiderme.

    Dès lors il est légitime de critiquer ou de combattre une idéologie ou une religion dans la mesure où nous pensons que ses adeptes se trompent ou sont trompés et qu’elles représentent une menace non seulement pour nos valeurs, notre liberté, notre vie mais aussi pour ceux qui sont soumis à cette idéologie. Par contre on ne peut pas dénigrer, discriminer ou combattre des individus pour leur seule appartenance à une «race» supposée qui ne résulte du reste pas d’un choix délibéré, tout en se prétendant non raciste.

    Les préjugés raciaux ne datent pas d’aujourd’hui, et l’humanité a connu des situations encore pires au cours du passé proche et lointain. Le racisme est lié aux conquêtes impérialistes et nationalistes où les vainqueurs assortissaient de mépris les populations soumises par les armes. L’antisémitisme, qui est une forme de racisme, est un cas à part que nous aborderons plus loin. Une chose est certaine et doit être affirmée haut et fort :

    L’Occident n’a pas inventé le racisme.


    Lorsque les Normands envahissent l’Angleterre, les conquérants manifestent condescendance et mépris envers les paysans saxons. Mais l’Inde avec sa hiérarchie des castes pratiquait déjà le racisme bien avant notre Occident. Et que dire des Africains qui, dans leurs guerres, faisaient des vaincus des esclaves et en tiraient profit en les vendant aux Arabes. Le mépris manifesté par ces derniers envers ceux en qui ils ne peuvent se résoudre à voir autre chose que des esclaves, se manifeste aujourd’hui de façon ô combien cruelle au Darfour.

    C’est le 19ème siècle qui, avec l’essor des nationalismes et des impérialismes, a vu naître le racisme mondain et intellectuel anti-Juif. Il n’est que de lire n’importe quel roman ou pièce de théâtre de l’époque pour constater que ce racisme relevait d’une évidence et d’une convention sociale. Si c’est en Allemagne qu’apparaît le néologisme «antisémitisme» forgé, soit dit en passant, par un homme de gauche, ce mot avec l’idée qu’il véhicule s’est propagé comme une traînée de poudre dans toutes les langues européennes, le terrain ayant été bien préparé par une judéophobie diffusée, non seulement par une droite héritière du «bon vieil» antijudaïsme chrétien, mais, de façon plus «moderne» par des penseurs de gauche tels que Joseph Proudhon, père du socialisme français qui prônait la déportation des Juifs d’Europe vers l’Asie. Il est vrai que xénophobe (et misogyne, rappelons le à Ségolène), le très socialiste Proudhon voulait aussi expulser les Belges ! Je le dis pour tordre le cou à ce mythe qui fait de l’antisémitisme et de la xénophobie un attribut de la droite alors que la gauche vertueuse en est exonérée.

    C’est le point de départ d’une confusion mentale entretenue par le gauchisme et l’islamisme et ses relais médiatiques tels que Nouvel Obs ou Le Monde justement.

    Le mot antisémite apparaît à une époque où les linguistes établissent une classification des langues en fonction de leurs racines communes : nous avons ainsi le groupe linguistique indo-européen, lui-même subdivisé entre autres par les familles latines, germaniques, slaves sans pour autant constituer des races, sachant que la langue d’un peuple dominant finit par se substituer à celle d’un pays dominé, sans qu’il y ait pour autant mutation raciale. Il y eut ainsi jusqu’à récemment un mouvement de va et vient entre Pologne et l’Allemagne, entre germanophones et slavophones, sans que les Sorabes ou Kaschoubs, slaves absorbés par l’Allemagne, ou les Allemands silésiens et poméraniens, annexés à présent par la Pologne, soient passés de la «race slave» à la «race» germanique ou l’inverse. Siégeant à l’Académie française, Léopold Senghor n’était pas pour autant de «race» latine. C’est dans cette vision que les linguistes classèrent l’hébreu dans la famille linguistique sémitique avec l’araméen, l’arabe entre autres. Bien que ne parlant plus l’hébreu depuis deux millénaires, en dehors de son usage liturgique, les Juifs d’Allemagne, tous germanophones et, probablement, génétiquement mélangés au cours de plus de deux millénaires de diaspora, furent catalogués «sémites», non pas par les linguistes, mais par des cuistres idéologues hostiles aux Juifs et généralement favorables aux Arabes.

    Contrairement donc au détournement de sens que pratiquent aujourd’hui les islamistes et leurs relais pro arabes et pro palestiniens, l’antisémitisme vise exclusivement les Juifs et pas du tout les Arabes ni, par une extension abusive, les Musulmans. On peut donc être Arabe (supposé sémite) et parfait antisémite, ce qui fut le cas du Muphti de Jérusalem qui, dans les années 1930 à 45, copinait avec Hitler dont il soutenait activement les objectifs génocidaires anti-juifs et cela reste fréquemment le cas de nos jours dans le monde arabe et musulman. La majorité des propos et des actes antisémites recensés en France sont imputables à des personnes issues de l’immigration arabo musulmane.

    L’antisémitisme est un racisme singulier en ce sens que, contrairement aux persécutions par Eglise médiévale qui ne visait pas à exterminer les Juifs mais à les intégrer par conversion, l’antisémitisme moderne a des motivations «temporelles», je n’ose dire «laïques». Il frappe indistinctement les Juifs «visibles», les Juifs assumés et les Juifs parfaitement assimilés, y compris les convertis au Catholicisme ou au Protestantisme. Les Juifs ne constituant pas une race au sens morphologique du terme, il a fallu inventer une race juive et lui prêter des traits illustrés par des caricaturistes. Il a fallu aussi, tant en terres d’islam que chrétiennes, leur imposer un accoutrement spécifique ou un signe, brassard, rouelle puis étoile jaune pour qu’ils puissent être reconnus comme tels, chose qui serait superflue pour les Noirs par exemple. Ce n’est donc pas sans raison que la LICRA, organisation luttant contre toutes formes de racisme, a associé tout en les distinguant dans son sigle le R de racisme et le A de l’antisémitisme, tandis que le Mrap, initialement Mouvement contre le Racisme, l’Antisémitisme et pour la Paix en a modifié la lecture par «mouvement contre le Racisme et pour l’Amitié entres les Peuples», relecture qui en dit long sur ce «mouvement» légué par le Stalinisme dans son apogée et à présent instrument au service de l’activisme islamique. De toute évidence le Mrap, dans ses quelques gènes marxistes, ne reconnaît pas les Juifs comme un peuple, tandis que dans ses gènes staliniens et sa greffe islamiste, il les exclut de l’amitié entre les peuples. Et pourtant, même athée, même parfaitement assimilé, même converti, même s’il a fait changer son nom, un Juif ne peut échapper à la malveillante vigilance des antisémites.

    Or c’est par référence à l’antisémitisme dont les Juifs, croyants ou non, ont tant souffert que l’islamisme, idéologie totalitaire amalgamant religion, politique, lutte armée, chantage, violence et terrorisme, entend faire interdire toute expression, toute critique, toute recherche historique, toute confrontation de textes, tout commentaire de l’actualité jugés défavorables ou peu propices à l’Islam. De Khomeiny, qui en est semble-t-il l’auteur, et d’Ahmadinejad au MRAP et au Monde Diplomatique, le néologisme «islamophobe» est une arme de guerre pour stigmatiser comme raciste et bâillonner toute expression non complaisante à l’égard de l’Islam.

    Mais comme il n’y a pas de racisme sans race, il reste à prouver que l’Islam, dans tous les aspects que nous lui connaissons, est une race. Autant dire que le bolchévisme, le nazisme, le fascisme, le maoïsme, le végétarisme ou l’anthropophagie sont des races et par voie de conséquence, que leurs opposants sont des racistes. Le Mrap, qui fut l’instrument du stalinisme avant de devenir l’auxiliaire de l’Islamisme, est le mieux placé pour le croire.

    L’accusation d’islamophobie présentée comme un racisme est donc une imposture qui sort du même tonneau que les tristement célèbres procès de Moscou et établit leur parenté totalitaire.

    Selon l’attitude envers les religions, on peut parler de tolérance ou d’intolérance, certainement pas de racisme. Ou alors, le Vatican qui vient de confirmer son hostilité à la Franc-maçonnerie serait raciste. Nul ne le pense pourtant et bon nombre de Catholiques, néanmoins sympathisants ou membres de la franc-maçonnerie, déplorent cette position anachronique et passent outre, le haut clergé ne disposant plus, alors que c’est encore le cas en terre d’islam, du bras séculier pour envoyer l’hérétique ou l’indocile au bûcher.

    Les Français sont-ils racistes ?

    Nous savons comment les islamistes implantés en France, redoutant toute critique et confrontation qui désavantagerait l’Islam, s’évertuent, par le recours à la dénonciation d’un prétendu racisme, à interdire toute critique même constructive de l’islam et de ses livres saints.

    Les Français sont-ils racistes ? Un récent sondage d’opinion établi par «expression-publique.com» nous éclaire sur cette question, même si la méthode employée n’est pas strictement conforme aux techniques des quotas utilisées par les instituts de sondage. Les personnes répondant au questionnaire devaient dire s’ils éprouvent à divers degrés de la sympathie ou de l’hostilité à pour chacun des 7 groupes humains ci-après :



    Que peut-on déduire de ces chiffres ? Pour ma part, je constate d’abord qu’aucun des groupes humains n’est épargné par des préjugés défavorables (même les Catholiques dans une France «fille aînée de l’église», encore que la part musulmane des internautes doit certainement peser dans le score défavorable de 18%, pas très éloigné du pourcentage de musulmans en France. Reste en faveur des Catholiques 70% d’opinions favorables. Cela étant dit, dans leur immense majorité, les Français sondés ne sont pas xénophobes (71% favorables aux Etrangers), ni racistes (77% favorables aux asiatiques, 60% aux Noirs, 65% aux Juifs). Le mauvais «score» des Maghrébins doit être comparé avec celui, le plus défavorable, des Musulmans (53% d’opinions défavorables) qui ne se recoupe pas avec celui des Maghrébins (46% d’opinions favorables contre 35% d’opinions défavorables) et encore moins en tenant compte des Noirs d’origine africaine, majoritairement musulmans. Le pourcentage de 60% d’opinions favorables aux Noirs mériterait d’être affiné pour connaître la part d’Antillais et d’Africains chrétiens. Sans avoir de chiffre précis, on peut constater que les opinions défavorables aux Noirs et aux Maghrébins et celles défavorables à l’Islam ne se recouvrent pas.

    Il n’y a donc pas d’identité entre le préjugé raciste, qui reste largement minoritaire, et une opinion majoritairement défavorable à l’Islam. Les Français, semble-t-il, n’aiment pas qu’on mette constamment sa religion en avant et qu’on l’instrumentalise à des fins politiques. Les Français n’aiment pas cet incessant harcèlement des musulmans «représentatifs», cette remise en cause des valeurs et des usages d’une société qui les a accueillis et amélioré leur niveau de vie, estimant que c’est aux nouveaux venus de s’adapter aux us, coutumes et valeurs du pays d’accueil et non à celui-ci de se plier à leurs exigences. C’est sans doute là qu’il faut chercher la clef du record d’opinions favorables détenu par les Asiatiques : on ne peut leur reprocher aucun activisme communautariste, religieux ou politique, aucune revendication spécifique, aucune émeute ; ils ne sont probablement pas plus vertueux que les autres mais, issus d’une civilisation plurimillénaire, ils ont appris les règles du savoir vivre qui en font des concitoyens fréquentables.

    L’islam est aussi jugé à travers l’état de guerre permanent et la kyrielle d’attentats aveugles qu’il impose aux quatre coins du monde, à travers les prises et exécutions exhibées d’otage. Si le racisme est fait de comportements et de propos malveillants envers une autre population, il est incontestable que ce sont les Musulmans qui, dans un nombre trop important, se conduisent en racistes contre les autres habitants de la France. Ce n’est donc pas à nous mais aux Musulmans de faire un effort en vue d’améliorer l’image que les Français se font de l’Islam.

    Mais à quoi bon se lancer dans un long développement ? L’Islam, dans sa phase djihadiste qui le traverse, ne cherche pas à plaire mais à intimider. Toute cette agitation, ces procès des caricatures, ces offensives du voile, ces exigences des piscines réservées aux Musulmanes, cette tendance à éliminer la viande de porc des cantines scolaires et d’entreprises, ces pressions des organisations wahhabites, ces «Mrapitudes» et autres «Halditudes» n’ont qu’un seul objectif : introduire dans notre système pénal le délit de blasphème. Nul, dans un premier temps du moins, ne nous forcera à nous convertir à la religion de Mahomet, mais rien ne pourra se faire, s’enseigner ou se dire sans l’aval de l’Islam. C’est ce que dans cette religion d’amour, de tolérance et de paix on appelle la dhimmitude. On mesure alors mieux le rôle pervers joué par les penseurs hémiplégiques qui grouillent dans nos médias imprimés ou télévisés tels que Le Monde, Le Monde Diplomatique, le Nouvel Obs nauséeux et autres Libés «sartréeuses».

    Mise à mort de Cassandre

    C’est vieux comme l’humanité et Cassandre l’a payé de sa vie, les gens n’aiment pas ceux qui les dérangent dans la quiétude de leurs certitudes. On les excommunie comme l’ont fait nos «élites intellectuelles» contre ceux qui révélaient au monde incrédule le caractère criminel du stalinisme et autres maoïsmes et, comme nos actuelles «élites» friquées des beaux quartiers le font encore contre ceux qui voient clair avant eux et le font savoir. Au besoin, ceux qui dénoncent les mensonges et clament la vérité, on les tue. Nos élites prennent alors une mine chagrinée en ajoutant sentencieusement «ils l’ont un peu cherché». Nous n’avons donc d’autre choix que d’aboyer avec la meute politiquement correcte, ce qui nous vaudra de temps en temps un «su-sucre» ou de déplaire en disant tout haut, tel l’enfant de la fable d’Andersen, ce que tout le monde voit mais n’ose croire ni, a fortiori, dire tout haut que l’empereur est nu.

    André Dufour pour LibertyVox

       http://www.libertyvox.com/article.php?id=242   

     

  • LOVE !

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    Une enseignante colombienne au secours des animaux sauvages maltraités

    AP | 16.03.2007 | 12:00

    À travers les barreaux de sa cage, Jupiter, un lion de 110 kilos, met ses pattes autour du cou d'Ana Julia Torres et dépose un énorme baiser sur ses lèvres. Ce pourrait bien être un geste de gratitude, celle-ci lui ayant apporté une vie pleine d'amour dans son refuge pour animaux maltraités et blessés.

    "Ici, nous avons des animaux qui boitent, qui ont perdu des membres, qui sont aveugles, (...) handicapés ou qui ont même été violés", explique Ana, 47 ans, au sujet de son refuge, la Villa Lorena. Le lion est arrivé il y a six ans après avoir vécu dans des conditions déplorables. Elle l'a nourri et soigné.

    Son centre dépend de dons et de son modeste salaire d'enseignante dans un quartier pauvre de Cali, une ville de deux millions d'habitants dans le sud de la Colombie. Elle s'est lancée dans la protection des animaux il y a une dizaine d'années, lorsqu'un de ses amis lui a confié un hibou domestiqué. Elle a ensuite demandé à ses élèves d'apporter leurs animaux domestiques et s'est alors rendue compte que de nombreuses familles conservaient chez elles et en toute illégalité des animaux sauvages.

    Aujourd'hui, Jupiter est l'une des 800 bêtes recueillies à la Villa Lorena, de paons brûlés à des singes aveugles, en passant par des éléphants mutilés. Ana Julia Torres explique que la plupart ont été abandonnés bébés par leurs parents ou retrouvés dans les rues de Cali. D'autres ont été secourus des traitements cruels que leur faisaient subir leurs propriétaires. Ainsi, un puma a eu ses deux pattes de devant amputées par son propriétaire après qu'il eut griffé le visage d'un membre de la famille.

    De tous les animaux dont elle s'est occupée, Ana Torres est surtout fière d'avoir sauvé Yeyo. Ce singe-araignée aujourd'hui décédé était battu par son maître alcoolique. Il "criait à chaque fois qu'on le battait, jusqu'à ce que la police vienne un jour et découvre un mur recouvert de sang", raconte-t-elle. "Nous avons hurlé de colère quand nous avons appris comment il était traité".

    Deux vétérinaires ont oeuvré 24 heures sur 24 pour sauver Yeyo. Un oeil et ses dents n'ont pu être sauvés. Mais le singe restait terrifié à l'approche des autres humains, se recroquevillant dans sa cage dès qu'il entendait des pas, explique Mme Torres.

    L'enseignante a par ailleurs décidé de ne pas ouvrir son refuge au public. "Nous voulons que ces animaux vivent en paix. Ils ont passé toute leur vie à être exhibés dans des cirques ou des spectacles. Ceci est un paradis où ils peuvent enfin se reposer", explique-t-elle. AP

      http://tempsreel.nouvelobs.com/depeches/international/200...  
  • Philippe Val, Le Pen et les animaux

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      Merci à Philippe Val de remettre une fois de plus les       
      pendules à l'heure (N.d.A.).          
           
      Lundi matin, Le Pen sur France Inter. Dans le cadre de la         
      tranche 7h-9h30, spéciale présidentielle, la règle du jeu         
      consiste à faire la revue de presse et choisir un invité,         
      et enfin à répondre aux questions des auditeurs. Après         
      une revue de presse laborieuse — où l’on s’aperçoit que le             
      journalisme, quoi qu’en pensent les foules farcies à TF1,         
      c’est quand même un métier —, voici donc l’invitée.              
      C'est sa collègue au Parlement européen, madame        
      Schenardi, membre du  groupe Identité, tradition,        
      souveraineté (ITS), tout un programme.  Mais il se        
      trouve que madame Schenardi est une farouche           
      défenseuse de  la cause animale. Pourquoi pas ?        
      Elle est sans doute de bonne foi.  Nicolas Demorand,            
      cherchant la faille, pose alors la question : « Est-ce        
      que c’est bien politique ? » Hélas, oui, ça l’est. Si la        
      chose — le respect que l’on doit aux animaux, et la        
      lutte contre la souffrance animale — était entendue        
      par tous, ce ne serait pas politique. Mais comme        
      personne d’autre n’en parle, ça le devient.         
      Et, malheur  pour les bêtes, il se trouve qu’elles ont        
      le pire des défenseurs, puisque, dorénavant, vouloir        
      améliorer leur condition équivaudrait à prendre sa        
      carte du Front national. Selon cette logique de crétin,        
      si Le Pen boit de l’eau fraîche pendant la canicule,         
      il faudrait se laisser mourir de soif pour ne pas risquer        
      d’être assimilé à un fasciste, sous prétexte qu’on a        
      la même réaction en cas de forte chaleur.            
      Il faut le dire haut et fort, Le Pen et Schenardi ont raison       
      de dire ce qu’ils disent. La tradition humaniste de la        
      gauche n’a toujours pas fait litière des imbécillités        
      cartésiennes sur les animaux-machines. Descartes        
      était un génie, il a fait ce qu’il a pu — et il a pu        
      beaucoup — pour rendre compatibles la civilisation        
      chrétienne et l’essor des savoirs, mais sur les animaux,        
      il a pensé comme une enclume…            
      S’il n’y avait pas une continuité entre l’homme et        
      l’animal, cela voudrait dire que Dieu a créé l’homme        
      à part. D’abord les animaux et le reste, pour faire joli        
      dans le jardin, puis l’homme, pour qu’il en jouisse.            
      Nier la continuité, c’est adhérer — la plupart du temps      
      sans le savoir — aux thèses théologiques de la       
      création du monde… Mais l’admettre, c’est accepter       
      que la civilisation inclut nécessairement dans sa            
      recherche d’une vie plus douce et plus heureuse       
      non seulement le recul de la souffrance animale,       
      mais l’interdiction de toutes les formes de tortures       
      infligées aux plus faibles que l’homme.            
      Évidemment, que ce soit Le Pen qui soulève la question      
      va contribuer à braquer ceux qui sont indifférents       
      au sort des bêtes, et qui vont trouver là un argument      
      à leur indifférence. On ne peut rien contre       
      l’abrutissement volontaire des abrutis. Mais pour les       
      autres, c’est un problème. En effet, que vaut pour les       
      animaux d’être défendus par un homme dont le       
      programme politique se fonde sur l’irrespect pour les         
      autres hommes ? Comment quelqu’un qui parle des       
      attentats du 11 septembre qui ont fait plus de trois       
      mille morts comme d’un incident et des chambres à       
      gaz comme d’un point de détail de notre histoire         
      peut-il s’indigner des conditions de transport des       
      animaux de boucherie ? C’est évidemment une       
      provocation supplémentaire.            
      Dans la même émission, Le Pen a défendu le collège       
      musulman de Lyon, créé à l’instigation de l’Union des       
      organisations islamiques de France (UOIF), où toutes       
      les filles iront voilées. Qu’on approuve qu’un être       
      humain soit réduit à une impureté qui doive aller à       
      l’école dissimulée sous un voile tout en s’indignant      
      du sort fait aux bêtes révèle au mieux une pensée      
      chaotique, au pire, un cynisme idéologique qui n’est      
      pas sans rappeler les délicatesses de Hitler, premier      
      promulgateur des lois de protection animale. Le jour      
      où la gauche aura compris, elle aussi, que s’humaniser,      
      c’est aussi s’animaliser, elle aura fait un petit bond en      
      avant. Le Pen — qui ne se fait guère d’illusions sur le      
      soutien que pourrait lui apporter ce qu’il appelle le      
      « lobby juif » —, en défendant les animaux, cherche à      
      capter un lobby bien plus large encore, celui des solitaires      
      à animal… Réduire la question de la cohabitation des     
      animaux et des hommes* à un débat pour ou contre Le     
      Pen est une sorte de suicide intellectuel et politique. C’est     
      oublier que la vertu romaine a disparu corps et bien dans     
      les cirques où se mélangeaient les sangs des animaux et   
      des hommes.            
               
      Philippe Val            
         
      * Ce n’est pas Le Pen qu’il faut interroger sur ce sujet, mais         
      une de nos grandes philosophes, Elisabeth de Fontenay,   
      dont le magnifique ouvrage Le Silence des bêtes, la   
      philosophie à l’épreuve de l’animalité, aux éditions Fayard,   
      est une référence en la matière.