Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

  • En 2008, sauvez des vies : devenez végétarien !

    06513b3cb14f07f980fe4377df379e82.jpg

    Une bonne résolution pour 2008 ?

    Vous en avez marre des holocaustes mondiaux, permanents, institutionnalisés, banalisés  ?

    Vous en avez marre d’être responsable de ça ?...

    6135524245d562543eecc140e39a54b9.gif
    Devenez végétarien-ne : vous épargnerez ainsi la vie de milliers d’animaux.

    En adoptant ce régime sain et équilibré, vous pourrez enfin vivre sans tuer.

    Vous pourrez enfin ne plus avoir de sang sur les mains.

    Vous pourrez enfin vous regarder dans une glace et dire : « Je suis un être humain qui n’a pas commis de crimes. Je ne suis plus un barbare. »

    Et comme Kafka, chaque fois que vous croiserez le regard d'un animal, vous penserez :

    « Maintenant je peux te regarder en paix, désormais je ne te mange plus. »

    Rappel : dans le monde, cent milliards d'animaux sont assassinés chaque année pour leur viande. Plus d'un milliard le sont dans les abattoirs français.

    Kit du végétarien en herbe : http://www.petafrance.com/vegkit/meat.asp

    La cruauté est notre passé, la compassion est notre avenir.

    Devenons humains : il est temps !

  • Une biopuce pour éviter les tests sur les animaux

    06bf77c1456a5660ab8e5e1389785e4c.jpg

    Des cellules de foie humain sont cultivées dans chacune des alvéoles du DataChip © Moo-Yeal Lee/Rensselaer Polytechnic Institute


    Par Jean-Luc Goudet - Futura-Sciences

    Une start-up américaine, issue d'un centre de recherche, vient de mettre au point un outil miniature pour tester rapidement des produits pharmacologiques et cosmétiques, évitant le recours à des essais sur des animaux.

    Depuis longtemps, on étudie des alternatives aux tests sur les animaux. Pour l'industrie pharmacologique, il s'agit moins de réduire la souffrance d'êtres vivants que de diminuer le coût et la durée des essais toxicologiques. Mais l'industrie cosmétique y est poussée depuis 2004 par la réglementation européenne, qui en limite déjà l'usage. En 2009, l'interdiction sera complète et concernera même les produits importés.

    C'est ce marché que vise d'abord Solidus Biosciences, une start-up créée par des chercheurs de l'Institut Polytechnique Rensselaer (Troy, Etat de New York) et qui a collaboré avec l'université de Californie à Berkeley. L'équipe a mis au point deux biopuces, appelées DataChip et MetaChip, dont l'usage combiné permet des tests fiables. Ces résultats viennent d'être publiés dans la revue Pnas (Proceedings of the National Academy of Sciences).

    « Nous avons développé le DataChip et le MetaChip pour aider à déterminer les deux points clés lors d'une étude de toxicité d'un composé : quel est son effet sur les différentes cellules de l'organisme et comment sa toxicité est modifiée quand ce composé est métabolisé par le corps » explique Jonathan Dordick, l'un des co-auteurs. En effet, même si une molécule n'est pas toxique, ses sous-produits peuvent l'être et la plupart apparaîtront dans le foie, cette usine biochimique qui recycle une grande quantité de molécules.

    Tester aussi les sous-produits issus du métabolisme

    Le DataChip (Data Analysis Toxicology Assay Chip), dont la mise au point est toute récente, est avant tout un ensemble de 1.080 minuscules alvéoles de 20 nanolitres disposées sur une lame destinée à la microscopie optique. Chacune d'elles contient des cellules humaines en culture tridimensionnelle, c'est-à-dire en volume et non sur une surface, ce qui s'approche mieux des conditions d'un tissu vivant.

    Le MetaChip (Metabolizing EnzymeToxicology Assay Chip) avait été réalisé en 2005. Il comprend de minuscules plots sur lesquels sont déposées des enzymes, de celles qui, dans le foie, se chargent de dégrader les molécules. Une fois le composé à étudier réparti sur les plots, les sous-produits nés de sa dégradation apparaîtront peu après. Ce MetaChip reproduit, dans une certaine mesure, le fonctionnement du foie et peut même modéliser des différences individuelles. Il suffit de modifier les doses relatives de toutes ces enzymes. Une même molécule peut en effet conduire à des conséquences différentes selon les personnes. « On est encore loin d'une médecine personnalisée, reconnaît Jonathan Dordick, mais le MetaChip le permettrait. »

    Les deux biopuces peuvent s'utiliser ensemble : quand le MetaChip est appliqué sur le DataChip, les sous-produits du composé apparus sur les différents plots viendront en contact avec les cellules des alvéoles du DataChip et leur effet pourra alors être observé.

    Le test devient alors bien plus rapide et bien moins cher qu'un long essai sur un animal...

    http://www.futura-sciences.com/fr/sinformer/actualites/news/t/biologie-1/d/une-biopuce-pour-eviter-les-tests-sur-les-animaux_14073/

  • The "Chimp Haven is Home Act" is signed into law!

    e0ce09655b6672568ccec4b7eb880870.jpg

    Project R&R reported to you last week that the House and Senate had passed the "Chimp Haven is Home Act" and that it awaited President Bush's signature. The bill was signed into law yesterday by the President, prohibiting all "retired" chimpanzees in federal sanctuary from ever being returned to research. Finally, the original intent of the 2000 CHIMP Act -- to provide permanent protection from research -- has been realized.

    Thank you again to all of our supporters who wrote letters and made calls to their legislators asking for their support of this important legislation. As we move into 2008, we look forward to continuing our shared efforts on behalf of all chimpanzees who remain in U.S. laboratories. 

    *** 

    Project R&R is a campaign of the New England Anti-Vivisection Society (NEAVS)

    333 Washington Street, Suite 850, Boston, MA 02108

    © NEAVS. All rights reserved.

  • Bardot, "La déshumanisation de l’Être"

    babeee6002382f608c8593c5addb8e3b.jpg

    La déshumanisation de l’Être

    Ils partagent avec nous cette vie sur la Terre,
    Depuis la nuit des Temps, ils se cachent et se terrent,
    Ils sont devenus pour nous des produits et pourtant
    Lorsque l’on est seul, c’est vers eux que l’on tend
    Nos cœurs si déçus par l’âpreté humaine
    Et que l’on reçoit en retour la bonté sans la haine.

    Tous ces animaux magnifiques que l’on tue
    Alors qu’on le sait, lorsqu’ils ne seront plus,
    Quand sur la Terre ne resteront que les hommes
    Crées à l’image de Dieu, mais en somme
    Diabolisés par leur désir de destruction inné,
    Ils n’en finiront plus de vouloir s’entre-tuer !

    La planète était belle et harmonieuse
    Tant que la vie n’apporte cette nombreuse
    Humanité barbare et, hélas, tueuse ! 

    Brigitte Bardot, in Nous sommes tous poètes (coll.), Paris, Plon, 2006.

    664c662f4a1c5b57ba8ddaa6d5972775.jpg 
  • Noël : les abattoirs à plein régime/Deuil (inter)national II

    acbcdb5a1af296b964522a9a23d9f350.jpg

    Fêter Noël dans un abattoir, ça vous plairait ?

    Et c’est reparti pour un tour !

    La grande bouffe, le grand massacre, ça va chauffer dans les abattoirs, canards évidés, crustacés ébouillantés…

    Pour nos papilles, pour des traditions religieuses dont seul le mépris pour la vie est réactualisé, c’est à dire rendu à son siècle, nous envoyons au grand massacre des centaines de milliers d’animaux.

    Pour notre bon plaisir. Parce que nous le voulons bien. En plus, on est tout fier de raquer, d’allonger la monnaie, de participer à ce grand cirque, colossale mise en scène gerbante qui tourne autour d’une seule chose : la mort des animaux.

    Je suis incorrigible. Comme ça m’indigne à n’en plus finir, cette farce sanglante, je deviens cynique.

    Et je m’amuse d’un rien.

    Vous vous souvenez de cette vague d’intoxication alimentaire mortelle qui avait frappé ceux qui avaient becqueté un truc immonde qu’on appelle du fromage de tête ? Une préparation charcutière délicieusement enrichie de souches bactériennes qui feraient même crever un surmulot endurci.

    Et bien rebelote cette année, en Loire-Atlantique, avec une autre saloperie comestible, les pieds de porcs.

    Un couple de retraités a consommé ce produit, fabriqué artisanalement (c’est-à-dire que les agents infectieux ont été élevés avec l’amour du terroir).

    Elle est décédée. Lui a été hospitalisé.

    Les lots de cette daube ont été rappelés par respect du principe de précaution.  

    Le philosophe autrichien Helmut F. Kaplan rappelait qu’un non végétarien, européen moyen, au cours de sa vie, est responsable de la mort (et de quelles conditions d’élevage !) de 8 vaches, de 25 lapins, de 390 poissons, de 720 poulets sans compter maints autres animaux.

    Il faut croire que ça l’indiffère totalement.

    Joyeux Noël dans le sang quand même. Enfin… pour ceux qui auront survécu aux pieds de porc et autres museaux persillés.

    http://taomugaia.blog.lemonde.fr/
    ebc8b8c1da4aa17052ae3a5973b8f12b.jpg
  • Vivisection : la barbarie a notre visage


    "Poisoning for profit, a BUAV special investigation"
    Traduction par Carine Dos Santos

    Enquête réalisée courant 2003 dans le laboratoire Covance en Allemagne par un membre de l’association britannique BUAV. Pour visionner la vidéo, cliquez dans la rubrique "Vidéos" de ce site.

    Présentation de l’enquête

    La dernière enquête secrète de l’association BUAV (British Association for the Abolition of Vivisection*) révèle l’horrible vérité cachée derrière les portes closes de Covance, l’une des plus importantes entreprises de tests sous contrat au monde.

    Dans le cadre de la première opération clandestine jamais menée dans un laboratoire allemand, notre enquête choc relate l’atroce souffrance de milliers de singes soumis à une vie de privation, de peur, de torture et d’empoisonnement.

    Chaque année en Europe, jusqu’à 10 000 primates non humains (singes) souffrent et meurent dans des expériences en laboratoire. On les utilise principalement dans les tests de "sécurité" pour les produits pharmaceutiques et autres produits chimiques, dans la production et le contrôle qualité de vaccins (comprenant des tests neurologiques très violents pour tester des vaccins contre la poliomyélite), tests de matériaux dentaires et dans la recherche biomédicale fondamentale.

    Selon les statistiques européennes les plus récentes datant de 1999, le Royaume Uni et la France étaient les plus importants utilisateurs de singes de laboratoires (respectivement 35% et 25% de la totalité des expériences sur singes en Europe). L’Allemagne, avec une augmentation de 21%, arrive maintenant à la troisième place (23% du total européen).

    Pendant 5 mois, un agent de la BUAV appelé "Marcus" a travaillé sous la couverture d’un technicien animalier pour le compte de Covance (basé à Münster en Allemagne). Ce laboratoire ne teste pratiquement que sur des primates non humains. Il héberge jusqu’à 2 000 singes rhésus macaques (Macaca Mulatta), macaques crabiers ou macaques à longue queue (Macaca Fascicularis) ainsi que des ouistitis (Callithrix Jacchus) pour des tests de toxicité.

    Ce laboratoire Covance est probablement l’un des plus grands utilisateurs de primates non humains pour la vivisection dans toute l’Europe. Travaillant principalement avec des macaques cynomologus (importés de l’Ile Maurice, de Chine et du Vietnam), Marcus a été le témoin de la souffrance quotidienne des singes (y compris de femelles dont la grossesse était très avancée) soumis à la détestable routine des tests de toxicité pharmaceutique.

    C’était un défi épuisant, immergé dans un monde où les animaux étaient traités sans aucune pitié, torturés par le personnel, séparés les uns des autres, isolés dans des cages stériles, régulièrement dopés de force et finalement tués.

    Covance Allemagne est l’une des exploitations mondiales du groupe Covance. Avec des installations dans plus de 18 pays y compris au Royaume-Uni (à Harrogate), il emploie plus de 6 900 personnes à travers le monde et se vante d’être le "leader mondial en matière de tests de sécurité certifiés" et "l’une des entreprises de développement pharmaceutique les plus importantes au monde et des plus complètes". Ses bénéfices pour l’année 2002 atteignent les 883 millions de dollars US et il compte parmi ses clients les 50 plus importantes entreprises pharmaceutiques et biotechnologiques au monde.

    De façon générale, Covance propose toutes les méthodes concevables d’empoisonnement animal. La lecture de sa liste de "services" est écœurante et comprend les éléments suivants : étude de la toxicité aiguë, subaiguë et chronique, toxicité reproductive, toxicité neurologique ainsi que ce que l’on nomme les "services de spécialité" comme les études de la toxicité par inhalation, l’étude de la toxicité chez les primates et des études continues quant à la toxicité par perfusion et la toxicité oculaire.

    303288a76b268da2263e20d89196c8f7.jpg

    Journal de l’investigateur :

    “Les nouveaux arrivants étaient acheminés dans l’unité par groupes de six à huit singes par cage. Ils étaient extrêmement effrayés. On lisait facilement la panique dans leurs yeux. Ils se cramponnaient désespérément les uns aux autres en criant, alors qu’ils étaient extraits de force de la cage un par un. La lutte était parfois si intense que lorsque les singes étaient tirés hors de la cage, la porte de celle-ci claquait, coupant leurs queues ou blessant leurs pattes.

    Le procédé faisait penser à une chaîne de montage. Tout d’abord, on anesthésiait les singes et on tatouait leur poitrine. Puis, on leur ouvrait l’abdomen et on introduisait une lentille en fibre optique pour examiner leurs organes internes. On ne leur administrait aucun antidouleur avant de les placer dans une minuscule cage de quarantaine, supposée les "abriter" au cours des semaines suivantes. Les cages étaient démunies. Peu à peu. Les singes se réveillaient. Ils titubaient et s’effondraient la plupart du temps, ils tombaient et se tapaient la tête aux barreaux des cages. Ils se réveillaient au son d’une musique braillarde et des cris du personnel. Complètement choqués face à cette horreur, les singes restaient prostrés, silencieux dans leur minuscule prison. Elle était leur enfer à présent.

    Travailler dans l’Unité de Toxicité Reproductive a été profondément bouleversant. Le bloc était rempli de femelles enceintes et de mères avec leur petit. Les cages étaient tout aussi démunies que celles des autres singes. Régulièrement, on séparait de force les petits de leur mère pour les peser et leur faire des prises de sang. Les mères essayaient désespérément de protéger leur petit, criant et se jetant contre les parois des cages. Lire le désespoir dans le regard des mères alors qu’elles luttaient contre l’inéluctable était insupportable. Deux techniciens séparaient les mères des petits en tirant sur leurs queues et leurs bras.

    Chaque jour, on administrait des substances test à des centaines de singes. Une fois, j’ai regardé les autres techniciens plaisanter, rire et discuter avec les chercheurs alors qu’ils testaient un singe après l’autre. La musique beuglait. Un singe a tenté de résister. Le technicien est devenu agressif et a commencé à secouer le singe qui s’est mis à gémir. Le chercheur n’arrivait pas à insérer le tube dans sa gorge. Elle discutait avec les techniciens et bougeait sur la musique. Le technicien qui tenait le singe a commencé à bouger l’animal au rythme de la radio. Le chercheur a finalement réussi à intuber l’animal et à introduire la substance test dans son estomac. Le singe est entré en état de choc et a cessé de se battre. Seuls ses yeux trahissaient la panique et la peur. Après le test, le technicien, tenant le singe par un bras, l’a littéralement jeté dans sa cage en faisant claquer la porte derrière lui".

    Souffrance solitaire

    Après l’arrivage au laboratoire Covance, la plupart des singes étaient directement acheminés vers des cages de quarantaine individuelles, dans lesquelles ils restaient pendant 2 à 4 semaines, isolés les uns des autres. Les cages ne faisaient que 60x40x40cm.

    Après quoi les singes étaient déménagés vers des cages d’expérimentation. Dans ces cages, on leur donnait quelques malheureux centimètres de plus : 80x60x60cm pour les macaques cynomologus et 90x70x70 cm pour les macaques rhésus et certains mâles cynomologus imposants. Selon les directives législatives européennes, ces dimensions correspondent tout simplement au minimum absolu recommandé.

    Sans considérer ces directives, il ne fait aucun doute que ces animaux ont sévèrement souffert d’être enfermés dans des espaces aussi minuscules, stériles et solitaires. Dans leur habitat naturel, leurs abris sont généralement larges, s’étendant sur 200 à 400 hectares et les groupes peuvent se déplacer sur plusieurs kilomètres quotidiennement. Au contraire, chez Covance, on les confinait dans de minuscules prisons métalliques, les seuls moments où la vue changeait étaient lorsqu’on les sortait des cages pour les soumettre à toutes sortes de procédures pénibles.

    Privation

    Les macaques à longue queue sont la plus arboricole des espèces macaques, ils passent normalement la plupart du temps dans les arbres et vivent dans des zones exclusivement tropicales. Ce sont des animaux extrêmement sociaux, vivant en groupes de plusieurs mâles et femelles comprenant entre 10 et 100 individus voire plus. Ils passent leur vie entière dans leur groupe d’origine et forment des liens sociaux très forts.

    Ils ont une alimentation naturelle variée, principalement frugivore, bien qu’il leur arrive de consommer des insectes, des œufs ou des proies animales accessibles. Dans la nature, ils passent la majorité de leur temps à la recherche de nourriture ; les mâles cynomologus peuvent passer 45% de leur temps à se déplacer en quête de nourriture et 13% à manger. Ils consacrent également beaucoup de temps à l’épouillage, activité sociale et pratique essentielle aux liens du groupe et à son bien être.

    Cependant, leur existence à Covance était d’un contraste à fendre le cœur par rapport à leur riche habitat dans la forêt. La plupart de ces pauvres animaux étaient non seulement isolés dans des espaces minuscules, entourés de barres métalliques, et l’intérieur même des cages était complètement nu. Il n’y avait aucune perche dans ces cages d’expérimentation hébergeant la grande majorité des macaques cynomologus, simplement des barres métalliques pour s’asseoir. La seule tentative pathétique d’enrichissement de leur environnement consistait, pour certains animaux, en un tout petit morceau de bois et un os en plastique occasionnellement.

    Les cages étaient empilées au deux tiers dans de longues rangées, dans des pièces dénuées de lumière naturelle. Pour des animaux normalement si actifs et si agiles, il n’y avait aucun espace d’exercice et rien à faire. Même les femelles enceintes étaient détenues dans ces conditions révoltantes, forcées à mettre bas sur les barres métalliques froides du sol de leur cage.

    Bien évidemment, ces conditions stériles ont provoqué un comportement stéréotypé grave chez certains singes, se frappant continuellement les barreaux, tournant en rond et se tordant le dos. Ces comportements sont les symptômes classiques de troubles mentaux. L’ennui et les privations les rendaient littéralement fous.

    98d3f235c263f4cba52d9a9714c5e512.jpg

    Non-respect de la loi

    En plus de soumettre les singes à des procédures pénibles et douloureuses, les conditions même de n’importe quel laboratoire constitueront toujours une atteinte sévère à leur bien-être. Le peu de "protection" existant en Europe (Directive 86/609) est faible et maladroitement soutenue.

    Cependant, les preuves réunies par BUAV (British Union for the Abolition of Vivisection, la ligue antivivisection britannique, N.d.T.) montrent clairement qu’à Covance, cette faible législation était régulièrement battue en brèche. Le préambule de la loi stipule :

    “...Que de tels animaux doivent être soignés, qu’aucune souffrance, douleur, stress ou mal durable ne doit leur être infligé inutilement et qu’il faut s’assurer, lorsque c’est inévitable, que ces maux doivent être réduits au minimum."

    L’article 5(a) énonce :

    "Tout animal de laboratoire doit recevoir : un hébergement, un environnement, une liberté de mouvement minimale, de la nourriture, de l’eau, et des soins appropriés à leur santé et à leur bien-être."

    L’article 5(b) mentionne :

    " Toute restriction, dans la mesure où un animal de laboratoire peut satisfaire ses besoins physiologiques et éthologiques, doit être limitée au minimum absolu. "

    L’association BUAV pense que Covance ne respecte pas la loi et a entamé une action légale contre l’entreprise. Celle-ci ignore même ce que l’on considère comme étant la meilleure pratique dans l’industrie. En effet, l’UFAW, The Universities Federation for Animal Welfare (La Fédération des Universités pour le Bien être Animal), mentionne dans leur livre, The Care & Management of Laboratory Animals (Les soins et la gestion d’animaux de laboratoire), au chapitre 39 :
    “Toutes les espèces de primates sont très actives et sont à la fois arboricoles et terrestres. Ce sont également des animaux sociaux intelligents. Un confinement en cages stériles est donc très stressant pour eux. " (p.613)

    Dans le monde de la vivisection, Covance se présente à ses clients internationaux comme une entreprise moderne, professionnelle et respectueuse de la loi. La vérité bien sûr est que l’expérimentation animale sera toujours un sale commerce de souffrance et de mort, et les laboratoires sous contrat se soucient bien plus des marges de profit que du bien être des animaux. Mais lorsqu’on compare les preuves de BUAV avec un rapport récent commandé et adopté par la Commission Européenne, il est facile de voir à quel point on prive les singes de laboratoire en général, et les singes chez Covance en particulier.

    13.3 “La plupart des primates sont des animaux fortement sociaux et intelligents. Leurs aptitudes cognitives ont été affûtées par l’évolution pour trouver et manipuler la nourriture, pour nouer des liens avec d’autres individus dans un groupe social. Avoir des partenaires sociaux est l’un de besoins les plus significatifs des primates et ils développent un comportement anormal lorsqu’ils sont socialement démunis."

    13.4 “Les primates ont besoin d’un environnement riche et stimulant pour pouvoir explorer, manipuler, jouer, creuser et chercher de la nourriture, un espace minimum satisfaisant à peine le minimum requis est inadéquat... "

    13.8 “Lorsque les primates ne peuvent exprimer leur comportement normal ni satisfaire leur besoin de montrer certains comportements, soit par manque de diversité environnementale ou en raison d’un espace insuffisant, ils développent des comportements anormaux (par exemple des comportements stéréotypés)... "

    13.9 “Puisque les primates sont habituellement des animaux sociaux, l’hébergement en solitaire est toujours au détriment de leur bien être... "

    Source : "Le bien-être des primates non humains utilisés pour la recherche" - Rapport de la Commission Européenne par le Comité Scientifique de la Santé Animale et du Bien-être Animal - Adopté par la Commission Européenne le 17 décembre 2002

    Procédure

    Les primates à Covance, en plus de d’être soumis à des conditions alarmantes, étaient également sujets à des procédures régulières douloureuses et pénibles au cours desquelles ils étaient brutalement manipulés, étroitement maintenus, nourris de force : on leur injectait des substances dans le cadre de tests toxicologiques et on les immobilisait dans des piloris en plastique connues sous le nom de "chaises à primates". Jour après jour, leur vie était réduite à un catalogue de souffrance. Voici quelques-unes des horreurs imposées à ces pauvres animaux :

    Gavage oral

    Les directives qui impliquaient la nutrition par sonde orale introduite de force est la méthode la plus stressante d’administration, elle peut entraîner des inflammations ou des ulcérations de la gorge ou de l’estomac, elle peut accidentellement perforer la gorge ou l’estomac provoquant une infection interne ou même entrer par erreur dans les poumons. Pour réaliser cette procédure, les singes étaient étroitement maintenus sur le genou replié d’un technicien, leurs bras étaient tordus de force dans leur dos. Le technicien maintenait leur bouche ouverte avec ses doigts et un long tube en caoutchouc était introduit de force dans la gorge afin d’introduire la substance dans l’estomac.

    De nombreux singes se débattaient, recrachant le tube, poussant les bras du chercheur avec leur jambe, maintenant leur bouche fermée autant que possible, essayant désespérément de résister à ce qu’ils devinaient. Dans leur effort pour ouvrir la gueule du singe, les techniciens leur bouchaient parfois le nez pour les empêcher de respirer, pressaient leur visage contre les barres métalliques de la cage ou introduisaient le tube de force par un trou entre les dents.

    L’enquêteur de BUAV a également vu des techniciens utiliser leur poing contre la rangée inférieure de dents ou secouer la tête du singe. Certains membres du personnel ne vérifiaient pas que le tube était correctement introduit, mettant en péril la vie des singes. Notre investigateur a appris qu’un singe était mort d’un "gonflement" car un tube fut introduit dans le poumon de l’animal et non dans son estomac.

    3be50b97afac55115440fa49177550ad.jpg

    Prise de sang

    Les preuves de l’association BUAV démontrent clairement que certains membres du personnel ne parvenaient pas à faire les prises de sang, à la fois chez les singes adultes et chez les jeunes, qu’ils s’y prenaient à plusieurs reprises pour insérer les aiguilles dans un bras ou dans les deux. La prise de sang pouvait devenir un interminable supplice pour les singes que l’on peut voir hurler et se débattre (dans la vidéo d’investigation), certains étaient abandonnés avec des blessures sanglantes.

    Études sur les perfusions

    Les singes étaient maintenus de force dans des "chaises à primates" et on injectait des composés expérimentaux directement dans le flux sanguin. Un bras, parfois les deux, était maintenu et les jambes étaient attachées de part et d’autre. Leur tête était fixée dans un pilori en plastique. Totalement immobilisés et donc vulnérables, on peut voir sur la vidéo tournée en caméra cachée par BUAV de nombreux animaux se débattant désespérément pour s’échapper. Chaque singe subissait ce traitement jusqu’à une demi-heure, pour une seule perfusion. Ce supplice était même infligé à des femelles enceintes, utilisées dans ces tests pour la toxicologie reproductive afin de pouvoir observer les effets néfastes sur leurs bébés.

    Prélèvement de liquide céphalorachidien (CSF, Cerebro Spinal Fluid)

    Des singes anesthésiés étaient attachés sur un chevalet en métal et leurs mains étaient liées par une corde. On utilisait une aiguille pour extraire le liquide céphalorachidien. Plusieurs fois, des singes encore inconscients étaient tout simplement balancés dans leur cage stérile pour se "remettre" après avoir subi cette douloureuse procédure.

    Prélèvement de sperme

    Les singes furent anesthésiés et mis face contre une table. On leur donnait un choc électrique (via une électrode placée dans l’anus) pour provoquer une érection et on les manipulait jusqu’à éjaculation pour collecter leur sperme. Une fois, comme on le voit sur la vidéo de BUAV, un technicien animalier se moque des singes inconscients pendant le procédé, le montrant du doigt et riant en la présence de chercheurs plus haut placés qui ne tentent même pas de réprimander le technicien, ce qui indique qu’on tolère de telles blagues sur les animaux.

    Prélèvement de lait maternel

    Les femelles singes furent privées de nourriture 12 heures avant le prélèvement de lait. On séparait la mère de son petit pendant plusieurs heures (ce genre de séparation est extrêmement stressant pour les deux). On mettait le petit dans une cage avec une mère de substitution (un rouleau de peinture) pour le rassurer.

    Examen interne

    On anesthésiait les singes avec de la kétamine et on introduisait une lentille en fibre optique par le biais d’une incision abdominale pour procéder à un examen interne pendant que le singe se balançait la tête en bas. Sur la vidéo de BUAV, on peut voir un groupe de singes anesthésiés alignés sur une surface de travail, comme si on avait une chaîne de production d’animaux prêts à l’emploi. Il est arrivé qu’un singe ne soit pas complètement anesthésié, il avait besoin d’une autre dose de kétamine. En dépit d’une courte attente de la part du chercheur, on peut encore se demander si le singe est complètement anesthésié pendant la manipulation. Il semble qu’aucun anti-douleur ne soit administré aux animaux par la suite, on se contentait d’appliquer tout simplement un antiseptique sur la blessure, malgré une plaie visiblement rouge et sérieuse.

    Frottis vaginaux

    Un frottis était pratiqué chaque matin chez les femelles. Un coton-tige ou un objet similaire était introduit dans le vagin pour vérifier d’éventuelles traces de sang. Selon notre enquêteur, certains techniciens étaient très brutaux avec les femelles singes, ce qui a entraîné une remarque de la part d’un technicien envers un collègue : "Il faut faire un frottis et non les violer".

    “Soins” post-opératoires

    La directive européenne 86/609 stipule clairement que "des équipements de rétablissement post-opératoires devraient être disponibles au sein des laboratoires les garantissant». Ils étaient clairement garantis chez Covance. Cependant, à Covance Allemagne, on se contentait de remettre les singes dans leurs cages pour se rétablir sur les barres métalliques après les anesthésies et les interventions chirurgicales comme le prélèvement de liquide céphalo-rachidien. Les singes désorientés se remettant des effets de la kétamine vomissaient et salivaient fréquemment, pratiquement sans aucun suivi post-opératoire efficace. Sur notre vidéo, on peut voir des singes inconscients ou semi-conscients risquant clairement de se blesser. Nous avons filmé deux singes s’effondrant, tombant violemment sur le sol de la cage et la tête de l’un a tapé contre le barreau. Même ces animaux objectivement vulnérables n’avaient aucun couchage ni rembourrage pour empêcher les blessures.

    Euthanasie

    On administrait des sédatifs aux singes puis on les saignait à mort en pratiquant des incisions dans les principales artères du cou et des jambes, puis on les tenait de façon à ce que le sang puisse couler hors de leurs corps avachis. On disséquait les singes morts et l’on retirait les organes principaux pour analyser les effets des substances testées. Des parties du corps, y compris des têtes, étaient congelées avant que l’on ne se débarrasse des corps comme de vulgaires déchets.

    b4c267882086938920df70d36654ea9b.jpg

    Violence

    Sur son site Internet, Covance tente clairement de donner l’impression d’une entreprise professionnelle dont le personnel est hautement qualifié. "La clé de notre succès est l’expérience de notre équipe scientifique. Nous sommes fiers de nos employés", se vantent-ils.

    Nous pensons que Covance Allemagne ne sera pas très fier de voir le comportement violent et non professionnel flagrant de certains membres de son personnel révélé au public par BUAV. La directive européenne 86/609 déclare que le personnel de laboratoire doit être compétent tout autant que "compatissant, doux et ferme lorsqu’ils travaillent avec des animaux". Années après années, BUAV n’a cessé de démontrer que la compassion et l’empathie étaient absentes dans tout laboratoire animal, comment pourrait-il en être autrement avec des gens payés pour nuire aux animaux quotidiennement. Covance Allemagne ne fait pas exception, de nombreux employés étaient violents verbalement et physiquement envers les animaux, créant une atmosphère hautement menaçante.

    La manipulation par des humains est extrêmement stressante pour les primates de laboratoire, mais dans ce cas, elle était très brutale. Certains employés étaient très rudes quand ils prenaient les singes dans leur cage, les extirpant littéralement pour les tests. La vidéo de BUAV montre un singe tentant désespérément d’échapper à la main gantée en grattant, griffant, tirant et se contorsionnant pour ne pas être extirpé de sa cage pour subir une nouvelle procédure expérimentale.

    Une fois la procédure terminée, on peut voir les techniciens jeter littéralement les singes dans leur cage, tout particulièrement s’ils ne se sont pas montrés " coopératifs " pendant le test. Un pauvre singe avait le bras cassé après avoir été maintenu de force. La vidéo de BUAV le montre seul dans sa cage, en équilibre sur un minuscule bout de bois. Son bras cassé pendant négligemment d’un côté.

    Les employés trimballent souvent les singes de droite à gauche sans aucune considération pour leur bien-être. Pendu par un bras, le poids du corps de l’animal reposait sur son poignet, risquant d’entraîner de blessures telles qu’une luxation de l’épaule. On a filmé un technicien transportant un singe sur son épaule comme un vulgaire sac de patates.

    Le bruit représente une source supplémentaire de stress pour les animaux de laboratoire, tout particulièrement pour ces créatures extrêmement sensibles que sont les singes. Chez Covance Allemagne, les employés travaillaient quotidiennement dans une atmosphère de bruit excessif, criant et plaisantant, et dans certaines unités avec les beuglements d’une musique disco ou techno en fond sonore.

    Capturé par la caméra de BUAV, on peut voir le personnel s’amuser, se moquant et raillant les singes, même au cours d’expériences et sous l’œil de responsables hiérarchiques qui faisaient comme s’ils ne voyaient rien. On forçait les singes à "danser" au rythme de la musique disco que hurlait la radio, le personnel manipulait les membres des singes comme des marionnettes, faisant bouger leurs têtes sur le tempo des chansons pendant qu’un autre employé essaie d’intuber pour une administration orale.

    Au lieu de respecter les animaux et de les traiter comme des êtres intelligents et sensibles, certains employés les avilissaient régulièrement, volant leur dignité et jouant avec eux pour leur amusement. Pendant une expérience, il est arrivé qu’un technicien utilise la main d’un singe non anesthésié pour simuler une baguette de batterie, il frappait sur la table en rythme avec la radio pendant qu’un autre technicien chantait et dansait comme un crétin. Un technicien animalier responsable mettait la musique et augmentait le volume tandis que deux autres responsables restaient là sans rien tenter pour faire cesser ce qui se passait sous leurs yeux.

    Le dosage oral et les prises de sang pouvaient également impliquer un comportement physiquement violent. Les animaux étaient souvent manipulés brutalement. Violemment secoués et jetés au sol pour qu’ils cessent de se rebeller. Sur la vidéo, on voit au moins un technicien frapper un singe à la tête avec la paume de la main. Notre enquêteur a également rapporté d’autres occasions au cours desquelles le personnel avait frappé les singes avec le poing ou la paume de la main.

    Agression verbale

    Certains membres du personnel se sentaient frustrés et se mettaient en colère quand les singes ne se montraient pas immédiatement "coopératifs». Par exemple, s’ils avaient des difficultés à trouver la veine pour les prises de sang ou pour intuber, le personnel perdait fréquemment son calme et commençait à jurer et crier sur les macaques.

    Il existait dans certaines unités une culture de la menace verbale envers les animaux, même chez certains responsables qui toléraient et participaient parfois aux injures. Sur la vidéo, une femme technicien chante : "Trou du c** ! Trou du c** ! Trou du c** !" alors qu’elle introduit de force un tube dans la gorge d’un singe puis par la suite ne cesse de répéter : "Méchant, méchant, il est méchant !".

    On a également filmé cette technicienne crachant sa colère sur un singe car elle ne parvenait pas à l’intuber correctement. À un autre moment, alors qu’elle rencontre des difficultés à faire une prise de sang, elle se met à crier : "Est-ce que quelqu’un peut tenir ce p***** d’animal ? !" Alors que le singe se débat, elle relâche son bras et le désigne en criant : "Il a voulu me mordre". Après avoir violemment secoué le singe pétrifié, la technicienne lui crie : " Tu es stupide ou quoi ? P**** de s***** !". Elle finit par le menacer : "Je m’en souviendrai. "

    A plusieurs occasions, les injures finissaient par éclater : "Tiens-toi tranquille ou je t’en mets sur la g******", "M****. Tiens-toi tranquille", "Sale petite m****, ne me touche pas. Je déteste ça."

    Complément d’information :

    -  (*) Ligue Britannique pour l’Abolition de la Vivisection, N.d.T.

    -  Cliquez sur ce lien : BUAV enquête laboratoire texte en anglais

    Article traduit de l’anglais par Carine Dos Santos

    http://www.stopvivisection.info/article_imprime.php3?id_a...

     

  • Berthillon : la honte

    b17b21c63ab6f3590b2b3b09f922e86b.jpg

    L’ancienne actrice Brigitte Bardot a fustigé mardi le célèbre glacier parisien Berthillon, après l'annonce par ce dernier du lancement d'une glace au foie gras à l'occasion des fêtes de fin d'année.

    « Le gavage est une véritable torture pour les oies et canards, qui doivent ingérer de force et en quelques secondes, une telle quantité de nourriture que leur foie grossit jusqu'à atteindre dix fois sa taille normale », écrit B.B. au glacier, dans un courrier qu'a pu lire l'Associated Press.

    L'ancienne actrice se dit indignée qu'une « maison aussi réputée et appréciée pour la qualité de ses glaces et sorbets associe son image à la maltraitance animale ». Elle rappelle les conditions dans lesquelles sont élevés oies et canards, « maintenus dans de petites cages qui les empêchent de se retourner, de se lever, d'étendre leurs ailes » et comment « ils sont rendus malades et agonisent, le coeur et les poumons compressés par leur foie hypertrophié ».

    La militante de la cause animale demande au glacier de l'Ile-Saint-Louis de ne pas être « complice de cette industrie de la souffrance et de la mort » car, estime-t-elle, « le sang n'a pas à être versé pour la création de nouvelles glaces, ça n'a pas de sens ».

    Encourageant Berthillon à « retirer ce produit révoltant qui ne peut que nuire à son image », B.B. termine sa missive d'un lapidaire « sentiments écoeurés ». AP

    http://tempsreel.nouvelobs.com/depeches/societe/20071218.FAP5926/la_glace_au_foie_gras_pas_au_gout_de_brigitte_bardot.html

  • Le Japon abandonne la chasse aux baleines à bosse pendant une à deux années, mais pas aux autres

    d0df228f3d11ff67a6934a01d7a5ec03.jpg

    Suite aux menaces de l’Australie mercredi, le Japon a préféré annoncer que sa flotte de chasse à la baleine ne tuerait pas de baleines à bosse pendant un ou deux ans, évitant ainsi que l’Australie n’intente une action en justice contre le pays d'Asie.

    La flotte de chasse à la baleine du Japon dans l’Antarctique évitera de tuer des baleines à bosse pour l’instant, mais fera tout pour que son projet d’attraper environ 1000 autres baleines d’ici le début de l’année prochaine soit approuvé, d’après les déclarations d’un responsable du gouvernement.

    La décision fait suite à une annonce de l’Australie mercredi, qui affirmait qu’elle enverrait un bateau de patrouille pour réunir des preuves appuyant une action en justice devant une cour internationale, pour faire cesser le massacre annuel des baleines par le Japon.

    http://www.actualites-news-environnement.com/13843-Japon-baleines-bosse.html

    d63e63b538ac0d6c09e185823c485dc7.jpg

    C'est apparemment pour faire plaisir à l'Australie que le Japon a décidé de ne plus chasser les baleines à bosse. Mais les autres cétacés continueront à être capturés par les flottes nipponnes, qui en tueront un millier durant la campagne en cours.

    Le porte-parole du gouvernement en personne, Nobutaka Machimura, a déclaré que les baleines, du moins à bosse, auront la vie sauve. « Il est vrai que l'Australie a exprimé son vif mécontentement auprès du Japon à ce sujet, a-t-il expliqué, selon l'AFP. En échange, j'espère que cela débouchera sur de meilleures relations avec l'Australie. »

    Au mois de novembre, en effet, le Japon avait annoncé à la Commission baleinière internationale (CBI) que ses flottes de pêche se lançaient dans une nouvelle campagne de « captures à des fins scientifiques » d'un millier d'individus durant la saison d'été austral.

    L'hypocrisie dure depuis 1986 quand la CBI a établi un moratoire sur la pêche. Le Japon a alors fait valoir une option, décidée en 1946, d'une possibilité d'organiser des captures dans le cadre d'études scientifiques. En vingt ans, la science des cétacés n'a pas progressé de manière spectaculaire mais les restaurants et les poissonneries nippons ont apparemment profité de ces études de physiologie animale. L'Islande, de son côté, avait repris l'idée en 2003 mais avait finalement abandonné la chasse en 2007.

    Les baleines à bosse, enjeu diplomatique

    Mais le Japon a poussé le bouchon juste un peu trop loin quand, devant la CBI en novembre, ses représentants ont annoncé qu'ils chasseraient aussi 50 baleines à bosse, une espèce protégée depuis 40 ans. C'en était trop pour l'Australie, où, comme s'en étonne Nobutaka Machimura, cité par l'AFP, on aime bien les cétacés : « Les Australiens trouvent que les baleines sont affectueuses, ce que j'ai du mal à comprendre. Mais apparemment, ils donnent des noms à chaque baleine et le public éprouve un véritable sentiment à leur égard ». En plus de cet attachement sentimental, les Australiens apprécient également l'activité touristique centrée sur les cétacés, représentant un chiffre d'affaires non négligeable.

    Depuis, l'Australie proteste et les relations entre les deux pays s'enveniment. Déjà, en 2005, il avait été question de représailles économiques. Le nouveau gouvernement australien est monté d'un cran cette année avec l'envoi d'un navire sur les zones de pêche pour surveiller les bateaux japonais. Une trentaine de pays se joints aux protestations australiennes, dont la France et la Commission européenne, et ont présenté une protestation diplomatique commune au gouvernement japonais.

    Visiblement, le Japon pense que 50 baleines à bosse ne valent pas un conflit avec le reste de la planète. Mais les autres cétacés ne sont pas sauvés pour autant et un millier d'individus seront bel et bien capturés au cours des prochains mois. Bon appétit.

    http://www.futura-sciences.com/fr/sinformer/actualites/news/t/zoologie/d/le-japon-gracie-la-baleine-a-bosse_14015/

  • Montreur d’ours à Fismes (51) : le spectacle de la honte

    173449b5b751a987de5a18c96f99c766.jpg

    par Sylvie CARDONA

    Le dimanche 2 décembre 2007 un montreur d’ours était sollicité à Fismes, dans la Marne, pour animer la fête de Noël. Les quelques rares personnes qui ont assisté à cette représentation ont été choquées par l’état pitoyable de l’ours, la journaliste de l’Union a d’ailleurs reporté les faits dans un article paru le 4 décembre.

    La personne qui a été témoin de ce lamentable spectacle nous a rapporté que l’animal semblait drogué car il avait du mal à tenir sur ses pattes et n’est sorti de sa cage que parce qu’on lui présentait un sucre. Un vétérinaire, présent à titre privé, a également jugé cette situation consternante. Malheureusement, personne n’a pensé à prendre une photo ou à relever le numéro d’immatriculation du camion transportant l’ours. Les propriétaires ont donné une carte de visite aux personnes qui voulaient leurs coordonnées, le n° de téléphone et l’adresse mail se sont révélés être invalides. Une fois de plus, nous dénonçons ces spectacles d’un autre âge, avec des animaux qui passent leur malheureuse vie enfermés dans une cage, ne sortant que pour s’exhiber quelques minutes en public quelques fois par an. Pire encore, l’attitude indigne du maire de Fismes, Jean-Pierre Pinon et du président du Comité des fêtes qui ont voulu minimiser cette affaire, se montrant fort discourtois avec les personnes qui ont protesté contre cet affligeant spectacle. Aucun des deux n’a vérifié si le montreur d’ours était sérieux, possédait un certificat de capacité, le maire avoue lui-même, dans l’article de l’Union, ne pas avoir assisté à la représentation. Nous cherchons maintenant à avoir les coordonnées du producteur qui a fait appel au montreur d’ours, agissant comme intermédiaire auprès de la commune. Nous verrons ainsi si le maire se montre plus coopératif.

    La personne qui a été témoin de ces agissements a pour sa part regretté que le public n’ait pas osé protester, se contentant de condamner fort discrètement le montreur d’ours.

    Nous déplorons quant à nous que des municipalités s’obstinent à faire appel à des montreurs d’ours pour égayer une fête locale. Nous ne pouvons guère, malheureusement, faire entendre raison à certains élus complètement insensibles aux conditions de détention des ours ou désespérément ignorants. Nous souhaiterions en revanche que le public boycotte systématiquement ce genre de spectacle.

    Nous lançons une fois de plus un appel afin que chacun d’entre vous nous informe du passage d’un montreur d’ours dans sa commune.

    Sylvie CARDONA

    Co-Fondatrice d’AVES France

    Adresse de contact : Mairie de Dornes

    Bureau local AVES FRANCE – Nièvre

    A l’attention de Sylvie Cardona

    58390 Dornes

    sylvie.cardona@aves.asso.fr

    http://www.aves.asso.fr/article.php3?id_article=591

  • Aïd : le Grand Massacre/Deuil (inter)national I

    25800ba70d56442285b21b6c85368705.jpg

    AÏD EL KEBIR : Une fête, pas un carnage !

    Le prochain Aïd el Kébir (ou Aïd al Adha) sera célébré du 19 au 21 décembre prochains : 200 000 ovins et bovins seront ainsi égorgés, la quasi totalité en pleine conscience, sans étourdissement préalable, lors de ces abattages rituels.

    Comme chaque année, la majorité des fidèles souhaitera sacrifier son animal le premier jour de l’Aïd, ce qui entraînera inévitablement une insuffisance des lieux d’abattage et ce, malgré l’agrément d’une quarantaine d’abattoirs temporaires venant renforcer la capacité d’abattage des établissements pérennes, ouverts tout au long de l’année. De nombreux ovins et caprins seront ainsi clandestinement achetés, transportés puis stockés en attente de sacrifice et enfin abattus dans des conditions inadmissibles, sources de souffrances et de stress considérables chez les animaux. Cette fête islamique du partage ne doit pas devenir un carnage.

    S’il est avéré que l’Islam impose de traiter dignement les animaux, force est de reconnaître que ce principe est loin d’être constamment respecté au moment de l’Aïd.

    Quant aux sacrifices, ils sont trop souvent exécutés par des personnes non expérimentées, avec des instruments inadaptés et, dans le cas d’abattages clandestins, réalisés dans des conditions d’hygiène déplorables qui constituent un danger pour la santé humaine (en raison de l’absence d’inspection sanitaire) et pour l’environnement.

    Pour éviter que la fête de l’Aïd ne soit une nouvelle fois associée à la souffrance animale, l’OABA demande :

    - Aux fidèles musulmans : de se renseigner auprès des Conseils Régionaux du Culte Musulman ou des Services vétérinaires afin de connaître la liste des établissements d’abattages agréés pour les trois jours de l’Aïd et d’étaler les sacrifices sur ces trois jours. En cas d’impossibilité matérielle de faire pratiquer un sacrifice, de s’abstenir de tout abattage. Qu’ils n’oublient pas que le sacrifice du mouton, lors de l’Aïd el Kébir, est facultatif et ne constitue pas l’un des cinq piliers de l’Islam et surtout, que l’abattage clandestin constitue désormais un délit passible de 6 mois d’emprisonnement et 7 500 € d’amende.

    - Aux préfets et services vétérinaires : de s’assurer que toutes dispositions sont prises afin que les sacrifices réalisés pendant ces trois jours dans les établissements d’abattage agréés, correspondent aux exigences normatives en matière de protection animale.

    - Aux autorités : de faire appliquer la stricte interdiction d’abattage en dehors d’un abattoir agréé, aucun autre lieu n’étant toléré. Comme les années passées, l’OABA n’hésitera pas à engager les poursuites pénales et administratives appropriées.

    Contacts Presse : Docteur J.-P. KIEFFER, Frédéric FREUND : 01 43 79 46 46

     
    Aïd el Kébir : Rappel historique

    1993 Une directive de l’Union européenne de 1993 (directive 93/119/CE du 22 décembre 1993)

    impose que tout abattage rituel se fasse en abattoir et interdit la mise à disposition de sites dérogatoires.

    1997 Un décret transcrit cette directive en droit français et interdit l’abattage rituel en dehors d’un abattoir : « La mise à disposition de terrains en vue de procéder à un abattage rituel en dehors d’un abattoir est interdite » (décret 97-930 du 1er octobre 1997). La contention mécanique des ovins, comme des bovins, est obligatoire lors d’abattages rituels.

    1998-2001 Cette réglementation était officiellement bafouée. Chaque année, une circulaire signée conjointement par le ministre de l’Agriculture et le ministre de l’Intérieur, adressée à tous les Préfets, admettait qu’il puisse être dérogé aux obligations réglementaires et autorisait de ce fait les sites dérogatoires.

    2001 Un arrêt du Conseil d’Etat, rendu le 10 octobre 2001 à la suite d’une procédure engagée par l’O.A.B.A., annule la circulaire signée par les deux ministres et confirme l’illégalité des sites dérogatoires.

    2002-2007 Cette interdiction des sites dérogatoires est rappelée à tous les Préfets dans une circulaire signée conjointement par les ministres de l’Agriculture et de l’Intérieur. Malgré cela, de nombreuses infractions sont encore constatées, des préfets et des Maires autorisant des sites dérogatoires en toute illégalité. Ces infractions font l’objet de plaintes de l’O.A.B.A. aboutissant pour certaines à des condamnations des autorités.

    2007 Cette année encore, l’O.A.B.A. entend voir respecter les textes et diligentera toutes procédures à l’encontre de ceux qui auront autorisé ou laissé organiser des égorgements de moutons pratiqués en dehors d’un abattoir, par n’importe qui et n’importe comment, au prix de souffrances considérables pour ces animaux.

    http://www.oaba.fr/pdf/reglementations/Communique_aek.pdf

  • Beijing a modifié la liste de protection des animaux

    d146a748709db9d91fa0e68efdc8a3e9.jpg

    À partir du 1er janvier 2008, les habitants de Beijing qui achèteront des oiseaux comme les grives seront condamnés à une amende de 10 fois supérieur au prix qu'ils ont payé pour l'oiseau.

    Selon le bureau de l'horticulture et du reboisement de Beijing, une nouvelle liste de protection des animaux de Beijing sera bientôt publiée.

    57 sortes d'oiseaux, y compris la grive et le perroquet, considérés comme animaux domestiques par les habitants de Beijing, seront inclus pour la première fois sur cette liste.

    C'est la première modification de la liste de protection des animaux depuis sa création en 1989 à Beijing.

    Source : le Quotidien du Peuple en ligne

    http://french.peopledaily.com.cn/VieSociale/6323021.html

  • Thierry Souccar : le lait, pas toujours bon pour la santé

    be4276413b840991c88536e6014ca923.jpg

    Thierry Souccar est journaliste, rédacteur en chef de lanutrition.fr, collaborateur de Sciences et avenir, spécialiste des questions de santé, auteur d'un ouvrage intitulé Lait, mensonges et propagande.

    Lors d'une séance de chat, il a répondu aux nombreuses questions des internautes, précisant son point de vue quant aux conséquences d'une consommation de produits laitiers trop importante.

    Combien y a t-il eu d'études démontrant les méfaits du lait ?

    Thierry Souccar : Méfaits est un peu fort. Je dirais effets indésirables. Il y a des dizaines d'`études associant une consommation excessive de laitages (3 et plus par jour) à des risques pour la santé.

    Quels sont les maux provoqués par le lait ?

    Avec 3 laitages et plus par jour, on voit augmenter le risque de cancers de la prostate et des ovaires, de maladie de Parkinson. Et pour 75 % des habitants de la planète qui ne tolèrent pas le lactose, il y a une myriade de troubles qui apparaissent lorsqu'ils boivent du lait : troubles digestifs, rhumatismes, etc.

    Qu'est-ce qui est mauvais, précisément, dans le lait ?

    Dans le lait : des protéines allergisantes ou mal tolérées, le lactose (sucre du lait), que ne digère pas la plupart d'entre nous, trop de calcium lorsque la consommation de vitamine D ne suit pas, un facteur de croissance, l'IGF-1, qui pourrait attiser certains cancers, des pesticides...

    Quelles sont vos compétences pour porter ces jugements sur le lait et les produits laitiers ? Etes-vous médecin ou professionnel de santé ?

    Les médecins ne sont pas les plus compétents pour parler de nutrition, la nutrition est une discipline fondée par les biochimistes, ce sont eux qui sont à l'origine des principales découvertes et c'est ma formation dans ce domaine qui m'a conduit à la nutrition. Toutes les sources du livre sont référencées et le corps du livre a été écrit avec le concours et la collaboration des plus grandes unités de recherche en nutrition au monde, comme l'Ecole de santé publique de Harvard, qui tient exactement le même discours que moi.

    Mettez-vous tous les laitages sur le même plan ? Sont-ils tous aussi néfastes ?

    Le lait liquide est sûrement le moins recommandable. On peut consommer des yaourts avec modération et un peu de fromage. Il n'y a plus de lactose dans le fromage et il ne fait pas monter l'insuline, mais il comporte des graisses saturées, du sel et il détériore un équilibre très important, l'équilibre acide-base. On peut continuer de consommer des laitages si on les tolère, mais avec modération.

    J'aimerais simplement savoir si vous faites une différence entre le lait de vache et le lait de chèvre? Sont-ils égaux au niveau des méfaits ou le lait de chèvre est-il "moins mauvais " pour notre santé ?

    Je pense qu'il n'y a pas beaucoup de différences, en tous cas pas dans la teneur en protéines, calcium, lactose. Les chèvres étant de petits animaux, il y a probablement moins de facteurs de croissance et d'hormones, donc un petit avantage aux chèvres.

    Si le lait est mauvais pour la santé, quel est le produit qui peut le remplacer ?

    Le lait n'est pas indispensable. La majorité des Asiatiques n'en consomme pas et pourtant on vit très longtemps au Japon, en bonne santé. Donc on ne doit pas s'inquiéter si l'on n'en consomme pas. Il faut manger un peu plus de fruits et légumes et s'assurer d'une à deux bonnes sources de calcium chaque jour comme le chou, les eaux minérales, les sardines, les amandes...

    Les pesticides et autres polluants dans certains prés peuvent-ils se retrouver dans le lait ?

    Bien sûr, puisque le lait (non écrémé) renferme des graisses et que les pesticides sont lipophiles, c'est-à-dire qu'ils ont une affinité pour les graisses. C'est le cas aussi des dioxines lorsque des vaches broutaient l'herbe à proximité des incinérateurs (autrefois, car aujourd'hui, les incinérateurs relâchent très peu de dioxines).

    Est-ce que le lait bio avec 0 % de matières grasses ne pourrait pas constituer un bon apport en protéines ?

    On n'a pas besoin de lait pour s'assurer de ne pas manquer de protéines en France. Cela posé, le lait bio aura moins de pesticides (donc risque réduit de Parkinson, par exemple) et on peut penser qu'il y aura aussi moins de facteurs de croissance.

    Et le calcium ? Comment en avoir autrement que par le lait ?

    Il n'y a pas de crise d'apport en calcium en France, sauf pour une petite partie de la population. C'est une invention du lobby laitier et des nutritionnistes qui travaillent pour lui. Les besoins en calcium lorsqu'on consomme beaucoup de potassium (fruits et légumes), qui aide à fixer le calcium, sont de l'ordre de 500 à 700 mg/jour, très facilement couverts par l'alimentation dès lors qu'on veille à s'assurer 1 à 2 bonnes sources de calcium par jour (dont un laitage par exemple).

    Est-ce que la maîtresse a le droit, à l'école, d'obliger les enfants à boire une brique de lait comme c'est souvent le cas ?

    Absolument pas, d'autant que la consommation de lait dans l'enfance pourrait déclencher une maladie très grave, le diabète de type-1 chez des enfants à risque. Les parents doivent, s'ils y sont opposés, exiger de l'école que leur enfant ne reçoive pas de lait.

    Que doit-on donner aux enfants ?

    Si pas d'antécédents de diabète de type-1, on peut introduire le lait pas trop tôt et surveiller l'enfant pour voir s'il n'y a pas de régurgitations, d'allergies. Si tout se passe bien, on peut donner des laitages avec modération (pas plus de 2 par jour) et compléter avec d'autres "laits" s'ils sont bien tolérés comme celui de soja (attention aux risques d'allergies au lait de soja).

    Et le lait maternel, il n'est pas dangereux ?

    Non, c'est la Rolls pour nourrir un bébé. La maman doit aussi veiller à bien s'alimenter car de nombreux nutriments indispensables dépendent d'elle, notamment les acides gras à longues chaînes.

    Et la consommation de laitage dans le cadre de la grossesse, c'est aussi à éviter ?

    On sait depuis quelques années qu'il est inutile de se gaver de calcium pendant la grossesse. Donc le régime à suivre est le même : les laitages ne sont pas interdits, mais il faudrait en consommer avec modération.


    Que pensez-vous du lait maternisé ? Y a-t-il un âge limite après lequel il est mauvais de continuer ?

    Les laits artificiels ont deux problèmes, entre autres : trop de protéines qui pourraient favoriser l'obésité et des composés antinutritionnels appelés produits de glycation avancés dus au chauffage en présence de fer et vitamine C. Mieux vaut limiter la durée d'exposition à ces aliments.

    Je suis allergique au lait depuis tout petit, en fait il parait que je ne digère pas le lactose. Du coup, je n'en mange jamais. Est-ce que ça veut dire que mon espérance de vie s'en trouve prolongée?

    Le régime d'Okinawa est le plus efficace pour faire des centenaires sur la planète. C'est un régime sans laitages. Vous ne serez peut-être pas centenaire, mais le fait de ne pas consommer de laitages n'est pas un handicap. Le régime d'Okinawa se caractérise par une grande consommation de fruits, légumes, plantes, thé etc. et peu de calories au total.

    En dehors du goût, quelles sont les autres différences entre du lait "frais" et du lait "longue conservation" ? Quel est le meilleur ou le moins nocif pour la santé ?

    Pas de grande différence. Le lait UHT conduit à l'élimination d'une partie des facteurs de croissance, ce qui est bien mais aussi à dénaturer peut-être des protéines, ce qui est moins bien.

    Je suis ménopausée. Mon médecin m'encourage à manger des laitages pour prévenir l'ostéoporose. Qu'en pensez-vous ?

    Cette stratégie est inefficace pour prévenir l'ostéoporose. Il n'y a pas d'interdit sur les laitages, mais aucune raison d'en consommer si on n'aime pas ça. La santé des os semble plus assurée par un régime riche en végétaux, qui apportent des substances alcalinisantes (sels de potassium), des vitamines C et K, des phytoestrogènes. Il faut veiller à ses apports en vitamine D et faire un peu d'exercice.

    J'ai énormément d'arthrose (découverte à 32 ans). Pourquoi dit-on que le lait n'est pas conseillé ?

    Les protéines du lait pourraient favoriser des réactions auto-immunes, qui sont en cause dans l'arthrite rhumatoïde. Si vous souffrez d'arthrose "simple", je ne suis pas certain que l'exclusion totale des laitages vous apporte un soulagement.

    Boire un litre de lait par jour sans plus de laitage, est-ce mauvais à long terme ? Je fais ça depuis 50 ans !

    Il y a de bonnes chances que vous restiez en bonne santé. Les études que je cite sont des études épidémiologiques : elles ne pointent pas des certitudes, mais une association avec un risque statistique. Le lait n'est pas encore un poison mortel !

    Quelle est la situation de la France par rapport à d'autres pays ? Est-ce qu'on consomme plus ou moins de lait qu'ailleurs ?

    La France est un grand pays de production laitière, donc en Europe il se situe dans la moyenne haute de consommation. Nous sommes dépassés par les pays anglo-saxons et scandinaves. La Suède détient le record de conso de lait et, bizarrement, le record de fractures du col du fémur, comme je le rapporte dans "Lait mensonges et propagande".

    La polémique existe-t-elle dans d'autres pays ?

    Dans tous les pays : USA, Grande-Bretagne, Scandinavie, Grèce, Australie, etc. Y compris en Chine où "Lait mensonges et propagande" va bientôt être publié. Partout, des chercheurs indépendants tirent la sonnette d'alarme mais les intérêts économiques sont trop importants.

    Y a-t-il vraiment un lobby des produits laitiers ? Quelle est son influence véritable ?

    Evidemment. Le lobby est en place depuis les années 1930. C'est lui qui a obtenu de Mendès-France l'instauration du "lait à l'école". De très nombreux nutritionnistes officiels travaillent avec l'industrie laitière, que ce soit au sein de l'Agence française de sécurité sanitaire des aliments ou du Programme national nutrition santé, voir "Santé, mensonges et propagande". Lobby très puissant, l'un des plus puissants en France, plus que le lobby pharmaceutique.

    Que pensez-vous de toutes les recommandations santé en matière d'alimentation auxquelles on a droit ces derniers temps (notamment avec le livre de David Servan Schreiber) ?

    Nous allons publier dans quelques semaines un guide objectif pour mieux se nourrir, "La meilleure façon de manger". Vous y lirez notre analyse des recommandations actuelles. Pour faire vite : il y a du bon (fruits et légumes, peu de sucre), du bizarre (manger des céréales et des pommes de terre !) et du moche (avaler 3 à 4 laitages par jour, manger moins gras). Il n'y a pas encore assez de science dans les recommandations officielles et beaucoup de "gestes" en faveur de l'industrie agro-alimentaire. En revanche, je pense beaucoup de bien des conseils de David Servan-Schreiber, avec lequel mon équipe a d'ailleurs collaboré sur certains points comme l'index glycémique.

    Subissez-vous des pressions suite à la parution de votre bouquin ?

    Non, les pressions, c'est depuis des années ! Non, sérieusement, j'arrive à faire mon travail, je pense qu'en face l'industrie et les nutritionnistes officiels sont ulcérés mais qu'ils savent que ce que j'écris ne sort pas d'un chapeau. Je ne suis pas contre la consommation de laitages, je demande simplement que le grand public soit informé et qu'on arrête de lui mentir, y compris au plus haut niveau du ministère de la Santé sur les soi-disant vertus du lait, breuvage indispensable. Le lait n'est pas un aliment magique, il a sa place dans l'alimentation, ni plus que ça, ni moins que ça.

    Selon vous, le problème du lait représente-t-il le prochain grand scandale sanitaire médiatisé ? En voyez vous d'autres ?

    Dans l'alimentation oui, il y en aura d'autres, comme la surconsommation de céréales, un autre aliment "nouveau" apparu au néolithique. Oui, je pense que le lait est un scandale, car il s'agit de pure propagande, de désinformation et d'intoxication du corps médical et des diététiciens.

    Allez-vous mener d'autres combats après celui contre le lait ?

    Dans la maison d'édition que j'ai créée, j'essaie de donner la parole à des chercheurs et des scientifiques qui sont en avance sur leur temps. A titre personnel, j'aimerais reprendre l'écriture d'un roman médiéval commencé il y a des années et que j'interromps régulièrement pour écrire des livres comme celui sur le lait.

    Thierry Souccar : Ce chat a permis pour ceux qui ne connaissent pas mon travail de clarifier ma position. L'industrie agro-alimentaire me dépeint volontiers comme un ayatollah anti-lait, mais j'ai simplement un message de modération issu d'une analyse en profondeur des données scientifiques et de mes contacts avec les chercheurs. Je mange volontiers (mais pas tous les jours) du fromage, je pense qu'on peut continuer à consommer des laitages si on les supporte bien, mais je recommande de ne pas en prendre plus de 2 par jour parce que les études scientifiques montrent que les risques apparaissent à ce seuil. Les laitages ne préviennent pas l'ostéoporose, je pense que les données objectives publiées sont éloquentes et que c'est mentir aux Français que de soutenir le contraire. De ce point de vue, comme le dit mon ami le Professeur Walter Willett de Harvard, les recommandations actuelles (3 à 4 laitages par jour) sont irresponsables et ne devraient pas être suivies.

    À lire :

    Thierry Souccar, Lait, mensonges et propagande, Thierry Souccar éditions, 228 pages, 19,00 €.

    Consulter les librairies

    Mathilde Regnault, L'Internaute

  • LeShop.ch : plus de foie gras en ligne

    eed9915d23c6c05977004772f6bc79ff.jpg

    Agence France-Presse - Genève

    Le plus grand site suisse de vente de produits alimentaires en ligne a décidé de retirer de la vente le foie gras d'animaux gavés destiné à ses clients germanophones, à la suite d'un sondage révélant une forte hostilité à la pratique du gavage.

    LeShop.ch, site de vente en ligne de Migros, le premier distributeur du pays, n'offrira plus de foie gras d'animaux gavés dans sa version allemande, alors que le produit reste disponible sur les pages du site en langue française, a annoncé la société mardi dans un communiqué.

    «Malgré une longue tradition, les méthodes de production du foie gras par gavage sont de plus en plus contestées par des organisations de protection des animaux», a expliqué LeShop.ch, qui dit vouloir s'adapter à «la sensibilité culturelle de chaque région linguistique».

    Selon la société, qui a effectué une enquête auprès de 10 000 de ses clients, 78% de la clientèle alémanique s'est en effet prononcée contre la vente du foie gras traditionnel.

    En Suisse romande, plus ouverte à un produit largement importé depuis la France voisine, 64% des clients se sont en revanche dits en faveur de la liberté de choix.

    Les clients alémaniques pourront toujours s'offrir des produits à base de foies d'oies et de canards non-gavés.

    Migros, la maison mère de LeShop.ch, a déjà retiré le foie gras gavé de ses supermarchés de Suisse alémanique, de même que Coop, l'autre géant de la distribution helvétique.

    Pendant les fêtes de 2006, LeShop.ch n'a vendu que 190 kilogrammes de foie gras, soit 0,05% de son chiffre d'affaires.

    http://www.cyberpresse.ca/article/20071218/CPACTUEL/71218059/6685/CPACTUEL

  • L'Australie change de thon

    1c15d19280cf6e18c21da9e5bbb457ff.jpg

    SYDNEY - Les thons sont durs à Port Lincoln, dans la péninsule d'Eyre, dans le sud de l'Australie. L'édition 2008 du Tunarama Festival du lancer de thon congelé, en janvier, connaîtra en effet une évolution majeure avec le remplacement des véritables poissons par des répliques en polyuréthane, protection des animaux oblige. Chaque année, les concurrents classés en quatre catégories doivent projeter aussi loin qu'ils le peuvent un spécimen pesant jusqu'à 10 kg, en général en utilisant la technique olympique du lancer de marteau. Le thon, c'est de l'argent, et le vainqueur dans chaque catégorie empoche 1000 dollars australiens (895 $ CA).

    Les faux thons sont sculptés par un artiste local habituellement spécialiste de la corne et ressemblent vraiment à des vrais. "Les dimensions sont parfaites. Nous avons déjà testé avec un de nos champions. Il a essayé quelques lancers et a été vraiment impressionné. La sensation est très bonne, l'équilibre impeccable", affirme Merriwyne Hore, qui dirige le festival. Et le faux thon est plus solide que le vrai, car il ne se casse pas lors des manipulations, ce qui évite le gaspillage. "Il est temps que nous nous mettions à l'écologique", conclut Merriwyne Hore. Les élevages de Port Lincoln constituent la principale source d'approvisionnement en thon d'Australie.

    http://www.capacadie.com/AcadieNouvelle/2007/12/15/LAustralie_423.cfm

  • EFSA : "La chasse commerciale aux phoques au Canada est inhumaine"

    796ae47070b6a949f818220afccd5fa5.jpg
    L’Autorité Européenne de Sécurité des Aliments a conclu à l'inhumanité de la chasse commerciale aux phoques au Canada.

     

    L’Autorité Européenne de Sécurité des Aliments conclut à l'inhumanité de la chasse commerciale aux phoques au Canada. A la demande de la Commission européenne, l'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) vient de publier son rapport sur la protection animale dans le cadre de la chasse aux phoques (« Animal Welfare Aspects of Seal Hunting »).

     

    Ce rapport conclut qu’il n’existe absolument aucune preuve scientifique pour soutenir les prétentions du gouvernement canadien selon lesquelles la chasse commerciale aux phoques est « humaine ». Les experts d'IFAW (le Fonds international pour la protection des animaux) se réjouissent que ce rapport rétablissent la vérité : la chasse commerciale aux phoques est foncièrement « inhumaine ».

     

    « Ce rapport assure que l'allégation du gouvernement canadien selon laquelle 98% des phoques sont tués humainement lors de la chasse commerciale aux phoques est scientifiquement incorrecte. Il révèle également la vérité sur la chasse commerciale des phoques au Canada et il détruit l'un des plus grands mythes constamment propagés par le gouvernement canadien », a déclaré Sheryl Fink, chargée de recherches auprès d'IFAW.

     

    Lors de cette étude de la chasse aux phoques au Canada, les scientifiques de l'EFSA ont constaté qu’il existe des preuves solides qu'en pratique, les phoques ne sont pas toujours effectivement tués ; il est prouvé que, pendant la chasse commerciale des phoques au Canada, les animaux endurent la douleur et la détresse (c'est-à-dire qu'ils sont tués de manière inhumaine) ; bien souvent, les chasseurs ne se conforment pas aux réglementations canadiennes qui obligent à vérifier manuellement le crâne ou à procéder à un test de réflexe de clignement de l’œil ; contrairement aux pratiques actuelles, les chasseurs ne doivent pas essayer de tuer un phoque lorsque celui-ci ne constitue pas une cible stable ou si le chasseur peut être déséquilibré, comme c'est le cas sur les blocs de glace en mouvement ; la chasse aux phoques devrait être ouverte aux inspections indépendantes, sans interférence intempestive.

     

    L'EFSA conclut que les phoques devraient être reconnus comme des mammifères marins sensibles qui peuvent ressentir la douleur, la détresse, la peur et d'autres formes de souffrance, et non comme des poissons, ce qui est leur classification au Canada. Il conseille également que les phoques soient protégés contre les pratiques d'abattage et de dépeçage qui leur font endurer la douleur, la détresse, et des souffrances qui pourraient être évitées.

     

    Ce rapport fait une distinction importante entre les méthodes prescrites pour étourdir et tuer les phoques qui sont décrites dans la réglementation canadienne sur les mammifères marins et les méthodes qui sont effectivement utilisées lors de la chasse commerciale canadienne. « IFAW recueille des informations sur la chasse commerciale des phoques au Canada depuis des décennies et a témoigné des actes de cruauté innommables qui se déroulent sur la glace », a ajouté Mme Fink.

     

    IFAW a soumis des films non montés au panel d'experts de l'EFSA, qui montraient clairement que les phoques étaient crochetés et tractés vivants, que des phoques blessés souffraient pendant des temps très longs, et que peu de chasseurs pratiquaient les tests de base pour s'assurer que les phoques étaient morts avant de les dépecer. Des reportages et photographies représentatifs sont disponibles sur le site www.stopthesealhunt.org.

     

    « Le gouvernement canadien doit désormais admettre ce que le rapport de l'EFSA spécifie clairement : La chasse commerciale des phoques au Canada est inhumaine, la réglementation actuelle ne répond pas aux critères modernes de la protection animale et, par ailleurs, elle est inapplicable. Il est clairement temps que le Canada abandonne cette chasse cruelle et inutile. »

     

    Le rapport de l'EFSA a été compilé à la demande de la Commission européenne. L'EFSA a évalué depuis le point de vue de la protection animale les preuves scientifiques sur les différentes méthodes d'abattage et de dépeçage des phoques.

    http://berry-aspas.spaces.live.com/blog/cns!B16A79AF69A1A06C!7264.entry

    91b7cf687be0fb5a9dee93006d6cf1cf.jpg
  • Société Mars : PETA et Pamela Anderson exigent l'arrêt des expériences faites sur des animaux

    d57713ae0b7b3bcee4f3dfeee33cf204.jpg

    Pamela Anderson a envoyé une lettre au président de la société Mars, réclamant l'arrêt des expériences faites sur des animaux pour fabriquer des confiseries.

    Pamela Anderson, qui avait l’an dernier fait la promotion des M&M’s, a écrit une lettre à Paul S. Michaels, président de la société Mars INC, fabricant de confiserie.

    Elle demande à la société Mars de cesser de pratiquer des expériences sur des animaux, à l’instar du concurrent de Mars, Hershey’s. Pamela Anderson explique avoir été alertée par l’association de défenses des animaux, PETA, qui aurait apporté des preuves de mauvais traitement des animaux à l’ex sirène de Malibu.

    PETA a lancé une campagne de sensibilisation contre le confiseur MARS, qui pratiquerait de nombreuses expériences sur des animaux dans plusieurs laboratoires.

    Nous nous sommes procurés une copie de la lettre adressée au président de Mars Inc, signée par Pamela Anderson. Elle dénonce des expériences immondes proches de la torture. Le logo imaginé par PETA pour cette campagne représente une souris blanche maculée de sang sur le logo MARS.

    L’association propose même une vidéo choc (réservée à un public averti) pour dénoncer ces expériences.

    La lettre :http://photos.actualite-de-stars.com/people/pamela-anderson-lettre-agrave-mars-372.html

  • Les Etats-Unis interdisent l’abattage des chevaux


    Wild Horse Study #1
     

    Il n’y a plus un seul équidé abattu aux Etats-Unis depuis le mois de mai 2007 en raison de la réintroduction d’une loi de 1949 interdisant l’abattage de chevaux à des fins d’alimentation humaine.

    Les sociétés de protection animale américaines ne crient pas pour autant victoire. Elles doivent en effet désormais oeuvrer à l’interdiction des longs transports de chevaux vers des pays où ils peuvent encore être abattus : Mexique et Canada. En outre, la fermeture des abattoirs chevalins a entraîné une chute de la valeur marchande des chevaux âgés. Ne trouvant plus à les vendre à un prix satisfaisant, certains propriétaires ont libéré leurs animaux dans la nature afin de ne plus avoir à les nourrir ou les soigner. En France, certaines associations souhaitent également parvenir à l’arrêt des abattages de chevaux. L’exemple américain donne toutefois à réfléchir…

    Chez nous, la consommation de viande chevaline est en très nette diminution depuis plusieurs années. Si en 2004, près de 24 000 chevaux ont été abattus dans les différents abattoirs français, 19 770 équidés l’ont été en 2006. La viande chevaline n’est achetée que par 18 % des ménages, contre 94 % pour la viande bovine et 61 % pour la viande ovine. Les professionnels aimeraient bien renverser cette tendance à la baisse. Pour y parvenir, ils visent la restauration collective. Bientôt du steak haché de cheval au menu des cantines ?

    Pour ne plus voir ça : http://protectionanimale.com/chevaux.htm

  • H5N1 : Les oiseaux migrateurs accusés à tort

    84ab45ecde9748e6735d9ce80ce3037e.jpg
    Une équipe française de la station ornithologique de la Tour du Valat en Camargue et du CNRS ont publié dans le British Ornithologist’s Union Journal une étude qui précise le rôle exact des oiseaux migrateurs dans la dispersion du virus H5N1.

    Il apparaît clairement que l’extension de la maladie ne correspond pas aux routes empruntées par les oiseaux, mais semble en rapport avec les activités humaines et les transports liés à la mondialisation. Les échanges commerciaux sont mis en cause. S’il est possible que les oiseaux migrateurs puissent transporter le virus sur de courtes distances, c’est bien l’élevage intensif des volailles et les échanges commerciaux internationaux qui sont en première ligne.

     

    Autre article :

    Selon le Dc Leon Bennun, ( BirdLife International) les oiseaux sauvages sont accusés à tort de propager la grippe aviaire alors que des intérêts personnels dissimulent la réalité : la responsabilité de cette propagation incombe aux techniques modernes d'élevage. Les demandes de battues et de destruction des sites de nidification menacent, dit-il, de provoquer l'extinction de certaines espèces rares et n'empêchera pas la propagation de la maladie.

    Grippe aviaire : la réalité s'envole

    Pendant la deuxième semaine de février, l'Europe de l'ouest a déclaré ses premiers cas de contamination par le virus H5N1 de grippe aviaire chez des oiseaux sauvages. En Italie, Grèce et Slovénie, plus de 25 cygnes sont morts ; dés la St Valentin on déplorait aussi la mort de cygnes sauvages en Autriche et en Allemagne.

    Les responsables de réserves naturelles, les éleveurs de volailles, et les autorités sanitaires s'attentent à l'extension de cette épidémie.

    Alimentés d'une part par des articles de presse alarmistes et d'autre part par des tentatives par les agences gouvernementales de camoufler la responsabilité des élevages, des appels sont lancés pour prendre des mesures drastiques contre les populations d'oiseaux sauvages.

    Je pense que ces mesures menaceront certaines espèces d'extinction, sans que cela n'ait d'effet sur le développement de l'épizootie de grippe aviaire. Attraper les responsables

    Il est fort probable que les cygnes qui meurent actuellement en Europe de l'ouest soient arrivés récemment venant de la Mer Noire, poussés vers le sud et l'ouest par le gel les empêchant de se nourrir.

    Ils ont pu attraper la maladie d'autres animaux sauvages ; mais cela est peu probable étant donné les dizaines de milliers d'oiseaux d'eau testés négatifs au H5N1 cette dernière décennie.

    Ils ont probablement attrapé le virus dans les fermes, avant de migrer, soit auprés de volailles infectées soit des déjections de celles-ci. Les cygnes pâturent souvent les champs cultivés et ont de fortes chances d'être rentrés en contact avec les déjections des volailles utilisées comme fertilisant.

    Si les oiseaux sauvages avaient répandu la maladie à travers les continents, il y aurait des traces d'apparition d'épidémies le long des voies de migration. Il n'en a rien été.

    La théorie "de l'oiseau sauvage" répandant le virus H5N1 ne fournit pas non plus d'explication pourquoi certains pays situés sur ces voies de migration en Asie ont échappé à la contamination, alors que leurs voisins ont subis des épidémies à répétition.

    Ce qui est étonnant, c'est que des pays comme le Japon et la Corée du Sud, qui imposent des contrôles stricts sur l'importation et les déplacements des volailles d'élevage, après quelques épidémies de départ, n'en ont plus subies aucune. Myanmar a été épargné.

    En fait, des pays qui n'ont pas développé d'élevages intensifs ont été eux aussi épargnés. La FAO (Organisation de l'ONU pour l'Alimentation et l'Agriculture) a rapporté qu'au Laos, 42 des 45 zones infectées étaient des zones d'élevages intensifs.

    Evolution mortelle

    Les virus de la grippe aviaire particulièrement virulents sont rares chez les oiseaux sauvages. Mais, dans les poulaillers industriels, la grande concentration de volailles, l'exposition constance aux déjections , à la salive et aux sécrétions fournissent les conditions idéales pour la reproduction, la mutation, la recombinaison et la sélection, à partir desquels des catégories extrêmement dangereuses de virus peuvent évoluer.

    En ajoutant les mauvais diagnostics répétés, les dissimulations par l'industrie et les gouvernements, la vente et transformation sous l'effet de panique de volailles infectées, on a l'explication de pourquoi le H5N1 est maintenant endémique dans certaines parties du sud est asiatique.

    En prenant en compte avant et après les déclarations d'épidémie en Asie, de la nature globale de l'industrie d'élevage de volailles, et les mouvements internationaux de volailles vivantes et de produits issus des volailles, on a le mécanisme le plus plausible de propagation du virus entre des endroits qui ne sont pas liés par les déplacements des oiseaux migrateurs.

    Les épidémies, par leur caractère et le moment où elles se sont déclarées, ne correspondent pas aux mouvements des oiseaux sauvages ; mais, selon ces critères, elles ont souvent suivi les routes principales des échanges commerciaux.

    La thèse comme quoi les mouvements de volailles ont joué un rôle majeur dans la propagation de la maladie est corroborée par une analyse des souches virales publiée récemment dans le journal américain "Proccedings of the National Academy of Sciences".

    Certaines des organisations qui essaient de surveiller et contrôler la grippe aviaire telles que la FAO, semblent réticentes à attirer l'attention sur le rôle joué par l'élevage intensif, à cause de l'impact sur les économies nationales et sur l'accès à des ressources bon marché de protéines.

    Destruction insensée

    A cause de cela et pour d'autres raisons, le rôle des migrations des oiseaux sauvages dans la transmission de la maladie a été exagéré, et la presse l'a sensationnalisé.

    Dans certain pays il y a eu un effet négatif sur la conservation des oiseaux, avec des demandes de destruction de populations entières, l'assèchement des marécages, et la destruction des sites de nidification.

    En fait, les épidémies de H5N1 chez les oiseaux sauvages ont disparues d'elles-mêmes sans destruction ni intervention humaine.

    Certains oiseaux les plus menacés courent un grand danger. Mais il y a aussi des possibilités réelles de dommages aux écosystèmes dont dépendent certaines personnes et économies.

    Alarmant pour ceux qui craignent une épidémie de grippe aviaire humaine, cette vision déformée, implique aussi que les bonnes questions ne sont pas posées, et que les mesures de protection les plus efficaces ne seront peut être pas prises.

    BirdLife International demande qu'une enquête indépendante sur la propagation du H5N1 soit conduite, étudiant le rôle de l'industrie globale de l'élevage de volailles, et établissant des cartes des élevages officiels et non officiels ainsi que les routes du commerce de volailles en liaison avec l'éruption des épidémies.

    C'est peut être aussi le moment de se pencher sur la façon dont le monde se nourrit et de décider si le prix payé en terme de risque pour la santé humaine et pour la biodiversité de la planète par le développement des méthodes d'élevage moderne n'est pas trop élevé.

    Le DC Léon Bennun est directeur d'information, science et politique de BirdLife International.

    Source et copyright bbcnews online/ Green Room/Opinions : publication hebdomadaire sur des thèmes liés à l'environnement ; 17/02/06. www.news.bbc.co.uk

    Traduction bénévole pour information à caractère non commercial MD pour Planète Non Violence

    Source : BirdLife International/

    http://www.protection-des-animaux.org/actualites/archives-513.html

  • Gary Francione : "Féminisme postmoderne et bien-être animal : en parfaite harmonie"

    1857160262.jpg

    Récemment, un débat a été présenté sur les excellents et toujours stimulants Vegan Freak Forums, opposant ceux qui sont généralement appelés les « féministes postmodernes » et les « féministes radicaux ». Les féministes postmodernes reconnaissent que le choix des femmes de se chosifier elles-mêmes, au plan sexuel, peut représenter un geste d’affirmation et ne doit pas être systématiquement interprété de manière négative.

    Ces féministes sont souvent pro-pornographie ou, à tout le moins, ils ne sont pas anti-pornographie. Les féministes radicaux sont plus enclins à rejeter la chosification des femmes qui, selon eux, est nécessairement problématique. Ils sont généralement anti-pornographie et s’opposent tout particulièrement à la pornographie dans laquelle les femmes sont dépeintes comme des victimes de violence ou de traitement abusifs. Ils considèrent les stéréotypes liés au genre comme des dangers autant pour les femmes que pour les hommes et cherchent à éliminer ces stéréotypes. Les féministes postmodernes soutiennent souvent que les stéréotypes « féminins » peuvent aider les femmes à s’affirmer.

    Ce débat présente certains parallèles intéressants et importants avec le débat opposant l’abolition de l’exploitation animale et l’amélioration du bien-être des animaux. En fait, le féminisme postmoderne et le welfarisme relèvent de la même théorie, appliquée dans différents contextes.

    I. Chosification « heureuse » :

    La position du féminisme postmoderne a l’effet de rendre les gens plus confortables vis-à-vis l’exploitation des femmes. Si une femme décide de devenir un travailleur sexuel, cela est perçu comme le résultat d’un choix autonome que les féministes devraient supporter.

    Le féminisme postmoderne refuse de poser quelque jugement normatif négatif que ce soit à propos de cette institution fondée sur l’exploitation ou de la manière dont elle affecte les femmes provenant de classes socio-économiques défavorisées, qui n’ont pas les privilèges des féministes postmodernes, qui sont, pour la plupart d’entre elles, des caucasiennes de classe moyenne et bien éduquées.

    Considérant le sceau d’approbation estampillé par les féministes postmodernes sur l’acte consistant à se chosifier soi-même, il est facile de comprendre la réaction des hommes lorsque la question de la pornographie ou d’autres formes d’exploitation est soulevée : « Qu’y a-t-il de mal à cela ? Les féministes disent que c’est acceptable ».

    La semaine dernière, une féministe postmoderne m’a dit, sur le forum de Vegan Freak, que j’étais anti-féministe en raison de mes « commentaires exprimant du dédain » à l’égard des bars de danseuses nues. Quiconque a pris connaissance de cet échange en se demandant s’il devait ou non fréquenter ce genre d’endroit s’est vu encouragé à le faire par quelqu’un qui se qualifie lui-même de « féministe » - quelqu’un qui prétend être diplômé en études féminines, rien de moins.

    En fait, le message est clair : tenir un bar d’effeuilleuses est une manière de démontrer que l’on respecte la décision des femmes de s’adonner à ce type d’activités. Il n’est pas seulement correct de fréquenter de tels bars; il s’agit même d’un geste que les féministes devraient poser. Remarquable.

    Je voudrais mettre l’emphase sur le fait que personne ne cherche à critiquer ou à juger les femmes prises individuellement qui prennent la décision de s’auto-chosifier. La question est plutôt de déterminer si ceux qui s’opposent au sexisme devraient également s’opposer à ces institutions fondées sur l’exploitation. Les féministes postmodernes répondent par la négative; les féministes radicales répondent par l’affirmative.

    Il n’est pas surprenant que PETA adopte l’approche postmoderne du féminisme et encourage les femmes à poser, « pour les animaux », des gestes d’exploitation. Depuis quelques décennies, PETA nous offre des acrobaties sexistes allant de « Je préfère être nue plutôt que de [remplir l’espace] » au « discours sur l’état de l’Union, nu », offrant un striptease complet.

    On peut toujours compter sur les féministes postmodernes pour participer avec enthousiasme aux activités de PETA que les féministes radicales condamnent en rappelant qu’un mouvement qui s’oppose à l’instrumentalisation des non humains devrait également s’opposer à l’instrumentalisation des humains.

    Et nous pouvons voir que le raisonnement qui se trouve derrière l’approche postmoderne est directement repris dans le contexte de l’éthique animale, avec des résultats dévastateurs. Nous avons Peter Singer, PETA, HSUS et à peu près tous les groupes majeurs de protection des animaux qui prétendent représenter la position en faveur des « droits des animaux » en soutenant que l’exploitation animale peut être moralement défendable si la manière dont nous traitons les animaux est « humaine ».

    Nous pouvons être des « omnivores consciencieux » et nous permettre le « luxe » de consommer des produits d’origine animale tant que nous mangeons des non humains ayant été tués dans des abattoirs approuvés par le récipiendaire d’un prix PETA, Temple Grandin ou ayant été vendus chez Whole Foods, magasins qui, selon PETA, respectent des critères strictes par rapport au bien-être animal ou à la production d’œufs provenant d’élevage « sans cage », etc.

    Considérant le sceau d’approbation offert par Singer, PETA, etc., il est facile de comprendre pourquoi, lorsque nous faisons la promotion du véganisme, nous nous faisons souvent répondre : « Qu’est-ce qu’il y a de mal à manger de la viande (oeufs, fromage, etc.) ? Les défenseurs des droits des animaux disent qu’il est correct de le faire. ».

    PETA affirme que McDonald’s est un « précurseur » puisqu’il réforme les normes relatives au bien-être animal dans le domaine de la restauration rapide et l’icône Jane Goodall fait partie des célébrités qui appuient les produits laitiers Stonyfield. Le mouvement pour le bien-être animal rend les gens plus à l’aise face à l’exploitation des animaux, tout comme les féministes postmodernes rendent les gens plus à l’aise de participer à l’exploitation des femmes.

    Vous pouvez être « féministe » tout en profitant d’une danse-contact dans un bar; vous pouvez être un « défenseur des droits des animaux » tout en mangeant des œufs de « poules en liberté » ou de la viande approuvée par les organisations de protection des animaux.

    En somme, les féministes postmodernes ont créé une forme de chosification « heureuse » pour les femmes, comme les welfaristes ont créé le phénomène de la viande et autres produits animaux « heureux ». Les féministes postmodernes se permettent souvent d’ignorer le fait que les femmes impliquées dans l’industrie du sexe sont violées, qu’elles sont battues et qu’elles sont toxicomanes, tout comme les welfaristes se permettent d’ignorer le fait que les produits - incluant ceux qui sont produits dans les circonstances les plus « humaines » - impliquent d’horribles souffrances pour les animaux. Et les deux groupes ignorent que l’instrumentalisation des femmes et des animaux, peu importe la manière dont ils sont traités, est contestable par nature.

    Autant la position du féminisme postmoderne que celle du néo-welfarisme sont associées à l’idéologie du statu quo. Elles renforcent toutes les deux la situation actuelle où les animaux sont des propriétés et où les femmes sont des choses dont le statut de personne est réduit à quelques parties de corps et à quelques images de corps que nous fétichisons. Elles mettent toutes les deux des petits autocollants d’approbation sur des messages essentiellement très conservateurs et réactionnaires.

    Je dois relever une autre relation directe entre au moins certains féministes et les welfaristes. Les premiers ont quelques fois affirmé rejeter les droits des animaux parce que ceux-ci seraient « patriarchaux » et parce qu’il vaudrait mieux adopter la perspective de l’« éthique de la sollicitude » pour définir nos obligations à l’endroit des non humains.

    Ces féministes nient l’existence de règles universelles qui nous interdiraient d’utiliser les animaux en toutes circonstances; la moralité de l’utilisation des animaux devrait plutôt être évaluée en fonction des particularités de chaque situation afin de vérifier si certaines valeurs liées à la sollicitude ont été respectées.

    Il est intéressant de remarquer qu’aucun féministe, à ma connaissance, soutient que la moralité d’un viol dépend d’une éthique de la sollicitude; tous les féministes affirment justement que le viol ne peut jamais être justifié. Mais cela n’est pas différent de l’affirmation du droit des femmes à ne pas être violées. Les féministes sont donc en faveur d’un type de protection offert par les droits lorsque les individus concernés sont des êtres humains, mais pas lorsqu’ils sont des non humains.

    Tous les féministes ne défendent pas cette position, mais certains d’entre eux qui s’affichent eux-mêmes comme défenseurs des animaux ainsi que certains welfaristes ont affirmé adopter l’approche de l’éthique de la sollicitude comme alternative à l’approche des droits des animaux. (J’ai consacré un chapitre à la relation entre le droit animal et l’éthique de la sollicitude dans mon livre à venir, Animals as Persons: Essays on the Abolition of Animal Exploitation.)

    II. Les règles entourant les discours permis :

    Il y a également un parallèle entre les règles portant sur le discours, souvent imposées par les féministes postmodernes et par les welfaristes. Les deux groupes ont tendance à percevoir toute critique de leur position comme inacceptable. Les féministes postmodernes accusent les féministes radicales d’être « patriarchaux », « oppressifs », « abusifs », « affaiblissants », etc., si les derniers ne sont pas d’accord avec l’approche selon laquelle « l’auto-chosification constitue du féminisme ».

    Les welfaristes perçoivent toute critique des réformes liées au bien-être comme « diffamatoires », « fractionnelles » et « dommageables pour les animaux ». Autant les féministes postmodernes que les welfaristes en appellent fréquemment à l’« unité de mouvement », ce qui est le code signifiant que ceux qui ne sont pas d’accord doivent cesser d’être en désaccord et appuyer la position du féminisme postmoderne et celle du welfarisme.

    Les efforts fournis par les féministes radicales ou par les abolitionnistes pour offrir un discours étayé sur ces questions sont rejetés sous prétexte qu’ils sont futiles, « intellectuellement » élitistes ou trop « académiques », et qu’ils ne font que nuire aux efforts visant à libérer les femmes et les non humains.

    Ce type de discours reflète les tactiques de la droite réactionnaire. Toute dissidence est automatiquement « démonisée » et les efforts pour permettre une discussion raisonnée sont rejetés en faveur des slogans et autres formes de rhétorique vide qui ne fait rien d’autre que de maintenir l’idéologie de l’exploitation dominante.

    Il est dommage, bien que non surprenant, que de telles tactiques aient trouvé preneurs dans des mouvements sociaux soi-disant progressistes.

    Gary L. Francione

    © 2007 Gary L. Francione

    http://www.abolitionistapproach.com/fr/2007/12/05/feminisme-postmoderne-et-bien-etre-animal-en-parfaite-harmonie/