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  • Pharmagora Paris : un lapin géant perturbe la remise des prix pharmaceutiques

    Aujourd'hui, dimanche 30 mars 2008, un lapin géant soutenu par des militants de Droits Des Animaux et de la Coalition Anti-Vivisection a perturbé la remise des prix pharmaceutiques au salon Pharmagora.

    Fier de son premier prix, entouré par de nombreux médias, le représentant de Novartis fut humilié par ce lapin en colère. Et pour cause, comme les autres laboratoires pharmaceutiques, Novartis cache les atrocités de l'expérimentation animale que subissent chaque année en France trois millions d'animaux, ainsi que le faible budget attribué pour le développement et la recherche des méthodes substitutives.

    Le débat fut impossible, le lapin et les militants furent chassés du salon pour avoir tenté de mettre la lumière sur cette torture qu'est l'expérimentation animale - le principal étant que la vérité ait été entendue et que les tortionnaires soient humiliés.

    http://fr.youtube.com/watch?v=nY32zhvF29k

  • "Earthlings" : une Passion

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     EARTHLINGS IS THE PASSION OF THE CHRIST OF ANIMAL RIGHTS FILMS.”

    Aint It Cool News

    “FOR THOSE WHO WATCH EARTHLINGS, THE WORLD WILL NEVER BE THE SAME.”

    Tom Regan, author A Case for Animal Rights

    "IF I COULD MAKE EVERYONE IN THE WORLD SEE ONE FILM, I’D MAKE THEM SEE EARTHLINGS.”

    Peter Singer, author Animal Liberation

    EARTHLINGS IS THE DEFINITIVE FILM OF ALL TIME THAT AMERICANS DON’T WANT TO SEE.”

    Gretchen Wyler, The Humane Society of the United States

    ***

    Du 29 au 31 mars 2008 au cinéma Christine, 4, rue Christine à Paris, dans le cadre du Festival International du Film des Droits de l’Homme

    Samedi 29 mars - 20h30 - Cinéma Action Christine (Salle 1), suivie d’une rencontre/débat avec le réalisateur.

    Dimanche 30 mars - 11h - Cinéma Action Christine (Salle 2), suivie d’une rencontre/débat avec le réalisateur.

    Lundi 31 mars - 14h15 - Cinéma Action Christine (Salle 2), suivie d’une rencontre/débat avec le réalisateur.

    ***

    Ce documentaire américain, réalisé par Shaun Monson en 2005, traite de la place de l'homme dans la nature et son action négative sur le monde animal.

    Aussi puissant qu’Une vérité qui dérange de Al Gore, il a connu un énorme succès aux USA, remporté de nombreux prix et été nominé aux Oscars.

    Le narrateur est l’acteur américain Joaquin Phoenix, végan. La musique est de Moby.

    Il y est question notamment de la barbarie de l’industrie moderne, et plus généralement de la cruauté immémoriale des humains envers les animaux, souvent gratuite, toujours volontaire, que ce soit dans les abattoirs, les « fermes » à fourrure, les arènes ou les laboratoires de vivisection.

    Plus d'informations sur le film : http://www.isawearthlings.com/trailer.html 

    Synopsis : en utilisant des caméras cachées et des images jamais montrées, EARTHLINGS est une chronique des pratiques des plus grandes industries actuelles, dont les profits dépendent pour toutes - d'une manière ou d’une autre - de l'exploitation animale.

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    Interview: Earthlings' Writer & Director Shaun Monson

    "If slaughterhouses had glass walls, everyone would be a vegetarian", claim many animal advocates. But what if puppy mills, zoos, factory farms, scientific laboratories, entertainment industries, and the fur and leather trades, also had glass walls ? Human existence is inextricably bound to animals, but too often this fact is neglected and we do not bear witness to their lives.

    Earthlings provides an opportunity to peer behind the walls of these carefully-guarded institutions. The film explores our dependence on non-humans animals, and leaves the viewer with a startling reminder that in return for their service, animals are repaid with the cruelest of treatment.

    We'll talk with Shaun Monson, writer and director of the award-winning film. He'll share his experiences making the documentary, his thoughts on the graphic representation of suffering, and his perspective on being human among many other earthlings.

    Some further thoughts on Earthlings:

    Joaquin Phoenix, narrator of Earthlings, reflects during an interview with 944 Magazine: "While I've seen a number of animal rights films over the years, none has affected me as profoundly as Earthlings. It re-invigorated my commitment to the cause — to ensure the humane treatment of animals and to protect their rights as other earthlings... Earthlings has the potential to change people's lives because of the undeniable factual content. It is a film that honestly exposes the incomprehensible treatment of animals."

    "If I could make everyone in the world see one film, I'd make them see Earthlings," declares Peter Singer. While actress Bryce Dallas Howard confides, "Watching Earthlings is the greatest gift I have ever received. I can't believe how ignorant I've been in the past."

    From the website ISawEarthlings.com, "Powerful, informative and thought-provoking, EARTHLINGS is by far the most comprehensive documentary ever produced on the correlation between nature, animals, and human economic interests."

    Please see ISawEarthlings.com for more information about the film.

    Earthlings has won the following awards:

    Winner of the 2005 Artivist Film Festival (Best Documentary Film - Animal Advocacy)

    Winner of the 2005 Boston International Film Festival (Indie Spec, Best Content Award)

    Winner of the 2005 San Diego Film Festival (The Humanitarian Award, Joaquin Phoenix, Best Documentary Film)

    2004 PETA Proggy Award (PETA Progress Award)

    Download an mp3 of the interview (4.76 MB)

    http://www.animalvoices.ca/shows/shaun_monson

    Earthlings peut être acheté en ligne à la boutique de l’association L 214 :

    http://boutique.l214.com/index.php?cat=4

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  • "Répliques" d'Alain Finkielkraut : "Humanisme et barbarie"

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    [Mention spéciale à Alain Finkielkraut qui, même s’il ne veut pas aliéner la littérature et la philosophie à un « combat », aussi noble soit-il, est un des rares philosophes français à aborder publiquement la question animale, que ce soit dans les émissions qu’il anime ou lors de ses propres conférences, comme en témoigne celle qu’il donna sur Vassili Grossman le 12 mars dernier à Paris.]

     Emission du samedi 29 mars 2008       
     http://www.radiofrance.fr/chaines/france-culture2/emissions/repliques/index.php?emission_id=14 

    HUMANISME ET BARBARIE

    Avec Elisabeth de Fontenay, Philosophe, professeur à l'université de Paris-Sorbonne I, et Roger-Pol Droit, écrivain, philosophe, Chroniqueur au journal Le Monde.

    Elisabeth de Fontenay, Le silence des bêtes, Fayard – 1998

    L'Antiquité fut en quelque sorte un âge d'or pour les bêtes. Car si les hommes offraient des animaux en sacrifice à Dieu, aux dieux, ils s'accordaient sur leur statut d'êtres animés et avaient pour elles de la considération. Certes, bien des questions demeuraient ouvertes, et les philosophes de ce temps ne manquèrent pas de s'entredéchirer en tentant d'y répondre. Les animaux pensent-ils ? Sont-ils doués de raison ? Ont-ils la même sensibilité que nous ? Faut-il s'interdire de les manger ? Mais pourquoi donc restent-ils silencieux ?

    Depuis que Dieu s'est fait homme, que le Christ s'est offert en sacrifice tel un agneau, c'est-à-dire depuis l'ère chrétienne, la condition de l'animal a radicalement changé. Désormais les philosophes se préoccupent surtout de verrouiller le propre de l'homme et de ressasser les traits qui le différencient des autres vivants, lesquels sont considérés comme des êtres négligeables : tenus pour des machines (Descartes) et à l'occasion comparés à des pommes de terre (Kant). Des hommes d'esprit et de coeur font bien sûr exception, au XVIIIe siècle surtout. A leur suite, Michelet dénoncera prophétiquement l'injustice faite aux animaux et annoncera que c'est compromettre la démocratie que de les persécuter.

    Au XXe siècle, une certaine littérature vient renforcer de nouveaux courants philosophiques pour rappeler que la manière dont nous regardons les bêtes n'est pas sans rapport avec la façon dont sont traités quelques-uns d'entre nous, ceux que l'on déshumanise par le racisme, ceux qui, du fait de l'infirmité, de la maladie, de la vieillesse, du trouble mental, ne sont pas conformes à l'idéal dominant de la conscience de soi.

    Ce livre expose avec clarté la façon dont les diverses traditions philosophiques occidentales, des Présocratiques à Derrida, ont abordé l'énigme de l'animalité, révélant par là même le regard que chacune d'elle porte sur l'humanité. C'est pourquoi on peut le lire aussi comme une autre histoire de la philosophie.

    - Note de l'éditeur -

    Roger-Pol Droit, Généalogie des barbares, Odile Jacob - 18 octobre 2007

    De tous côtés, aujourd'hui, resurgit le mot « barbare ». Pour parler du terrorisme ou pour critiquer l'Occident. Pour désigner les massacres du XXe siècle ou pour annoncer l'avenir qui menace. Pour dire la violence extrême ou le vandalisme ordinaire. Que signifie donc ce terme ? À quoi sert-il ? Pour le comprendre vraiment, il faut remonter le temps, reconstituer les aventures d'un vocable aux mille sens. Il faut revenir à sa naissance chez les Grecs, retracer ses mutations romaines, chrétiennes, médiévales, suivre ses éclipses, ses renaissances, ses contradictions jusqu'à nos jours.

    D'Homère à Freud, de Platon à Nietzsche, de saint Paul à Michelet, cette grande enquête historique, philosophique et littéraire dessine les lignes de force de la représentation des barbares et de la barbarie dans la pensée occidentale. Avec ce livre, on n'emploie plus « barbare » de la même manière et on dispose de clés essentielles pour envisager autrement la barbarie contemporaine.

    - 4e de couverture -

    Elisabeth de Fontenay, Sans offenser le genre humain, Albin Michel - mars 2008

    Dix ans après avoir, dans Le Silence des bêtes, arpenté les diverses traditions occidentales qui, des Présocratiques à Jacques Derrida, ont abordé l’énigme de l’animalité, Elisabeth de Fontenay s’expose au risque et à l’urgence des questions politiques qui nous font face aujourd’hui et auxquelles il nous faut répondre. L’homme se rend-il coupable d’un crime lorsqu’il tue ou fait souffrir une bête ? Faut-il reconnaître des droits aux animaux ?

    Cette approche philosophique qui s’essaie à travers sept perspectives différentes atteste, on ne s’en étonnera pas, un refus constant de dissocier le parti des bêtes et celui de l’exception humaine.

    Elisabeth de Fontenay est philosophe et auteur de plusieurs livres devenus des classiques, notamment de la somme à laquelle cet ouvrage fait suite : Le Silence des bêtes. La philosophie à l’épreuve de l’animalité (1998).

    Élisabeth de Fontenay et Marie-Claire Pasquier, Traduire le parler des bêtes, L'Herne - mars 2008

    « C’est parce que le mutisme des voix animales est une sorte de fleuve des enfers, un Achéron, que j’ai souhaité intituler cet exposé « le rameau d’or ». On découvre en effet, chez Virgile et Michelet, dans le lien que l’historien entretient au poète, l’évocation d’une secrète analogie entre les animaux et les morts, entre les endormis que sont les animaux et les à demi vivants que sont pour nous les morts. Autres qu’il est difficile, voire dangereux d’approcher. Avant de les rencontrer, il faut se munir d’un mot de passe, d’un schibboleth, d’un rituel, d’un instrument orphique, ce qui n’exclut cependant pas l’effort et l’endurance. Ce pouvoir énigmatique, on peut le nommer indifféremment, finesse de l’oreille ou don de la traduction. La grâce est accordée à certains et refusée à d’autres, qui permet d’entendre et de comprendre le parler des à jamais silencieux, et d’administrer un remède à cette immémoriale séparation entre les bêtes et les hommes qu’on nomme pompeusement la différence zoo-anthrologique »

    Marie-Claire Pasquier est Professeur émérite à l’Université de Paris X-Nanterre, spécialiste du théâtre américain et traductrice de Virginia Woolf, Gertrude Stein, Norman Maclean, William Kennedy, Kaye Gibbons, David Edgar, Will Self, David Treuer. Elle prépare avec Jean-Michel Déprats l’édition des Oeuvres de Tennessee Williams dans la Pléiade.

  • Massacre sur la banquise

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    La chasse aux phoques est ouverte au Canada. 275.000 mammifères marins vont mourir. Brigitte Bardot réagit

    BRUXELLES - Chaque année, c'est le même drame. Au Canada, depuis hier, la chasse aux phoques est ouverte. Les autorités ont fixé les quotas pour 2008 à 275.000 individus que les chasseurs pourront tuer à coups de bâton. Le Canada ne cède donc toujours pas aux pressions internationales et, pis, le gouvernement a augmenté les quotas par rapport à l'année dernière.

    Pionnière de la lutte contre cette chasse sanguinaire depuis près de 30 ans, Brigitte Bardot ne pouvait que réagir. « Cette annonce me scandalise, me révolte et me plonge dans une profonde tristesse car le Canada traite par le mépris les protestations venues du monde entier. Il s'agit du plus grand massacre de mammifères marins, du plus cruel aussi. »

    Un massacre qui met clairement en péril cette espèce. « Les populations de phoques sont sérieusement touchées par le réchauffement climatique. La banquise se rétrécit chaque jour davantage. Les mères mettent bas sur des glaces instables et la mortalité des nouveau-nés n'a jamais été aussi importante que ces 5 dernières années. Je ne sais pas si le Canada arrêtera un jour ses massacres, mais j'espère que, très vite, l'Union européenne ne sera plus complice de cette boucherie qui écoeure le monde. »

    La Belgique a déjà fait un pas dans la bonne direction en interdisant récemment la vente de produits à base de phoque. Initiative que Brigitte Bardot salue : « Je tiens d'ailleurs à féliciter de tout coeur les associations Gaia et IFAW qui ont fait un travail remarquable pour arriver à ce résultat ». Mais la France et l'Europe ne suivent pas le mouvement.

    « J'ai été reçue, le 27 septembre, par le président de la République qui m'a promis, en guise de cadeau d'anniversaire, de faire le nécessaire. J'ai une grande confiance en Nicolas Sarkozy mais je ne vois toujours rien venir... Il y a deux ans, je suis venue à Bruxelles pour rencontrer le commissaire européen Stavros Dimas. Il a été très compréhensif et m'a, lui aussi, promis de faire quelque chose, mais je ne vois, là non plus, toujours rien venir... »

    Et à ceux qui défendent bec et ongles une tradition, un secteur économique et une préservation de la biodiversité, Brigitte Bardot répond sans ambages : « Les animaux sauvages se régulent parfaitement. Lorsqu'une population se développe et que la nourriture diminue, les naissances ralentissent naturellement. Laissons les phoques vivre leur vie loin des hommes. De toute façon, il n'y aura jamais autant de phoques que de cons sur la terre ! ».

    Michaël Kaibeck

    © La Dernière Heure 2008

    http://www.dhnet.be/infos/faits-divers/article/203241/massacre-sur-la-banquise.html

  • France Soir : "Chine - Contre la consommation de viande de chien"

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    Romain Bourg

    L’association française One Voice, qui a opéré en sous-marin dans tout le pays, vient de lancer une pétition demandant à Hu Jintao de suspendre les violences sur les animaux avant le début des Jeux olympiques.

    Cela fait plus d’un an que l’association avait prévu d’aller en Chine. Des enquêteurs se sont donc rendus sur place pendant trois semaines et leurs conclusions sont sans équivoque : les animaux sont particulièrement maltraités dans l’ensemble du pays et les chiens continuent à être tués vivants pour la consommation de leur viande. Muriel Arnal, présidente et fondatrice de l’association One Voice, est consternée. « Nous voulions voir de nos propres yeux ce qui se passait et nous avons vu l’horreur », dit-elle, ajoutant : « Le pire, c’est que les Chinois souhaitent une législation sur la protection des animaux, mais c’est au niveau des autorités que ça bloque. Exemple, en 2006, le gouvernement avait décidé d’enlever et d’emmener à l’abattoir tous les chiens de plus de 30 cm de haut. Résultat, impossible pour les maîtres de promener leur compagnon dans la rue, de peur qu’il soit enlevé. »

    Une pétition

    « Les violences sur les chiens, notamment quand ils sont tués avant d’être servis dans les restaurants, sont d’une très grande banalisation. Même les enfants les plus jeunes y assistent », explique Muriel Arnal. « Il y a des campagnes pour les tigres, les ours, contre la fourrure de chat, mais rien pour les chiens. C’est pourquoi nous avons décidé de réagir et que nous proposons une pétition qui s’adresse directement à Hu Jintao, le président chinois. » En effet, il suffit d’aller sur le site de One Voice et de cliquer sur « pétition » pour la voir apparaître. Cette dernière commence par « Monsieur le Président… » et fait état du calvaire des animaux dans le pays. Pour l’association, y avait-il meilleure opportunité médiatique que les Jeux olympiques pour dénoncer cette cruauté ? Probablement non.

    Edition France Soir du mercredi 20 février 2008 n°19726 p. 15

    http://www.francesoir.fr/etranger/2008/02/20/chine-contre-la-consommation-de-viande-de-chien.html

  • Le commerce de la viande de chien en Chine : une vérité choquante qui n'honore pas les hôtes des prochains JO

    L'image “http://www.onevoice-ear.org/img/campagne/chine/chien_accueil.jpg” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.

    Pétition en ligne :

    http://www.onevoice-ear.org/combattre/petitions/petition_chine.html

    Une enquête troublante de One Voice

    La presse a beaucoup parlé du nettoyage de Beijing, à coups de milliards de dollars, en vue des Jeux Olympiques de l’été 2008. Soucieuses d’organiser des Jeux « verts » et de présenter un nouveau visage sur les écrans de télévision du monde entier, les autorités chinoises se sont fixé 20 objectifs environnementaux parmi lesquels le déménagement de 200 usines afin de réduire la pollution atmosphérique chronique de la capitale et de bâtir des installations éoliennes en périphérie.

    Ce qui est bien moins connu, c’est le grand nombre de restaurants spécialisés dans la viande de chien qui vont fermer à Beijing juste avant les Jeux Olympiques. Seulement, il s’agit là d’une chose que les autorités chinoises préfèrent cacher.

    Nombreux dans toutes les grandes villes chinoises, ces restaurants servent des plats préparés avec toutes les parties possibles du corps du chien, y compris la tête, les pattes, les testicules et les entrailles. Les chiens destinés à servir ainsi de repas sont souvent enfermés dans des cages exiguës installées en évidence sur la devanture des restaurants.

    Jusqu’à récemment, un grand nombre, sinon la plupart de ces chiens provenaient d’élevages intensifs. Cependant, d’après une importante enquête en caméra cachée effectuée en Chine par One Voice, les chiens tués pour leur viande sont de plus en plus souvent des animaux de compagnie ou des chiens errants fournis de façon non régulière par des sources diverses : parfois, ces malheureux chiens portent encore un collier. Quelle que soit leur provenance, ils sont mis à mort de façon brutale, souvent sur le trottoir juste devant le restaurant, une pratique qui constitue une véritable insulte à la civilisation.

    Notre équipe a pris des risques trois semaines durant pour infiltrer l’industrie chinoise de la viande de chien. Ses membres auraient pu se faire arrêter par la police, ou pire, ils auraient pu se retrouver aux prises avec les individus parfois peu recommandables que l’on peut rencontrer dans ce commerce. Pour pouvoir obtenir l’information nécessaire, l’équipe a gagné la confiance de trois de ces restaurants et d’une usine d’aliments à base de viande de chien et a filmé des scènes de l’effrayante cruauté qu’engendre cette industrie épouvantable. Des atrocités attendaient les enquêteurs à chaque pas, et One Voice espère que ces images inciteront le monde entier à soutenir son appel à la Chine pour que celle-ci édicte des lois protégeant les animaux. Nous avons affaire à un pays censé être moderne, capable d’accueillir les Jeux Olympiques, mais dans lequel il n’existe absolument aucune législation relative au bien-être animal.

    « Les restaurants de viande de chien de Beijing ont peut-être fermé pour les Jeux Olympiques, dit un de nos enquêteurs, mais à seulement 30 km, on en trouve toujours en abondance. Ce que nous avons découvert du commerce de la viande de chien en Chine montre ce qu’est véritablement la préparation de la ville pour les Jeux Olympiques : une opération de chirurgie esthétique superficielle et cynique, pour cacher la plus infâme déloyauté imaginable envers le plus proche compagnon de l’Homme. »  

    Le chien dans l’alimentation en Chine : rappel historique

    Cela fait au moins 7 000 ans que les Chinois mangent du chien. La chair de cet animal est appréciée pour son goût et pour sa teneur en protéines mais aussi parce qu’elle est censée être bonne pour la santé, notamment en raison d’une croyance selon laquelle elle « réchaufferait le sang » durant l’hiver. La viande de chien est aussi considérée comme favorable au yang, c’est­-à­-dire à l’aspect chaud et extraverti de la nature humaine. Pourtant, cela fait aussi plusieurs milliers d’années que les chiens servent d’animaux de compagnie en Chine : un certain nombre d’empereurs les avaient choyés et en avaient fait de véritables « courtisans ».

    Aujourd’hui, on mange du chien partout en Chine, sauf à Hong Kong où la viande de chien est interdite depuis 1950. La viande de chien est consommée plus particulièrement dans les provinces du Nord Est et du Sud. Globalement, la demande paraît relativement faible. En 2000, pour une population totale de 1,3 milliard d’habitants, la consommation de cette viande a été d’environ 100 000 tonnes, soit l’équivalent de quelques millions d’animaux.

    De nos jours, une grande partie de la viande de chien provient d’élevages. Leur nombre, que l’on ignore, a augmenté dans les années quatre­-vingt ­dix en raison des importantes subventions gouvernementales accordées à la création d’élevages de chiens, souvent intensifs, qui compteraient maintenant pas moins de 15 000 animaux. Cependant, un grand nombre de chiens sont élevés sur une bien plus petite échelle, souvent par des particuliers qui cherchent ainsi à compléter leurs revenus. Il peut s’agir de différentes races : jusqu’à récemment, les éleveurs préféraient souvent les Saint-Bernard en raison de leur croissance rapide, de leur grande taille et du goût de leur chair. Il semble toutefois qu’on leur préfère maintenant d’autres races moins coûteuses à nourrir.

    Les conditions de vie de ces chiens d’élevage sont déplorables. Après une existence abrégée dans des cages étroites, ils sont généralement abattus sur place de façon brutale. Un certain nombre d’entre eux seraient torturés ou saignés lentement afin d’accroître leur terreur et d’obtenir ainsi une viande plus riche en adrénaline, censée rendre les consommateurs plus virils.

    Les résultats de notre enquête semblent indiquer un déclin des élevages de chiens, du moins dans l’Est de la Chine. Nous n’avons pas pu trouver un seul élevage qui soit encore exploité. Dans un élevage désaffecté à l’ouest de Qingdao, nous avons vu des rangées de petites stalles en briques ayant servi à abriter une centaine de chiennes allaitantes. Le gérant nous a dit que jusqu’à il y a quelques années, chaque kilo de viande lui coûtait 3 yuans (30 centimes d’euro) à produire, pour un prix de vente de six yuans. Depuis, les prix sont descendus à 3 ou 4 yuans le kilo, si bien que la production de viande de chien a cessé d’être rentable. Le gérant d’une usine de production de viande de chien nous a confirmé ces chiffres et nous a expliqué que sa production déclinait à mesure que la consommation de viande de bœuf et de poulet augmentait.

    À l’élevage des chiens succèdent des méthodes plus opportunistes. Il semble que, de plus en plus, les chiens soient élevés pour leur viande par des particuliers, tandis que des « ramasseurs » professionnels recueillent en masse les chiens errants et ceux dont les propriétaires ne veulent plus. Ce sinistre commerce alimente directement les usines de produits à base de viande de chien ainsi que les restaurants. Cependant, le public fait aussi partie des fournisseurs : nous avons vu des restaurants qui affichaient des annonces pour acheter des chiens.

    Une usine à nulle autre pareille

    Avec ses hauts murs de briques et ses portes métalliques, l’usine rurale de M. Wang, au sud-ouest de Jinan, dans l’Est de la Chine, ressemble à bien d’autres usines de par le monde. Cependant, ce qui se passe à l’intérieur est une honte, non seulement pour la Chine mais aussi pour l’humanité. Il existe en Chine un nombre indéterminé d’usines comme celle-ci, qui porte le nom de Ruen Chun Yuen (« maison du chien ») et dans laquelle on abat les chiens pour leur viande.

    Dans le passé, M. Wang a élevé des chiens pour leur viande, mais cette activité lui demandait trop de temps et ne lui rapportait pas assez. Aujourd’hui, il achète les chiens en grande quantité et affirme être le plus gros producteur de viande de chien de l’Est de la Chine. Nous sommes allés le rencontrer dans son usine, et il nous a fièrement présenté ses sinistres installations.

    Nous avons vu l’abattoir extérieur, où une bonne vingtaine de chiens de petite et de moyenne taille à l’aspect piteux étaient à l’étroit dans deux cages. À proximité immédiate se trouvait un espace couvert garni de systèmes de suspension avec une zone d’écoulement du sang, un matériel de dépeçage, un évier et une marmite, des congélateurs remplis de viande, de pattes, de têtes écorchées et de testicules de chiens.

    Dans les cages, les chiens s’agitaient de façon pitoyable : ils avaient de bonnes raisons d’être terrorisés. À l’aide d’une longue pince, un ouvrier a attrapé le cou d’un chien et l’a sorti de sa cage tandis que l’animal se débattait, puis il l’a frappé à la tête et au museau jusqu’à ce qu’il perde connaissance. Il l’a ensuite traîné vers la zone d’abattage, il a mis le pied sur la tête du chien avant d’introduire un doigt dans son cou et de le saigner. Pendant que son sang s’écoulait sur le béton, l’animal était secoué de spasmes. Cependant, il était toujours vivant. Le boucher l’a laissé agoniser pendant sept minutes dans des conditions effroyables, le temps de tuer plusieurs autres chiens. Enfin, il l’a frappé à mort et l’a mis dans la marmite en ébullition afin d’en détendre la peau. « La peau ne se détache pas si le chien est encore vivant quand on l’ébouillante », nous a-­t-­on expliqué.

    La désinvolture dans laquelle une telle brutalité s’exerçait était presque aussi effrayante que les souffrances qu’elle provoquait. Nous avons vu des chiens amenés pour être abattus, comprimés les uns contre les autres dans des cages transportées sur des motos et sur de petits tracteurs. Les chiens étaient brutalement tirés des cages par le cou à l’aide de crochets en fer, ce qui les faisait hurler et se tordre de douleur. À un moment, un petit terrier a réussi à s’échapper au moment où on le sortait de sa cage. Un des ouvriers l’a brutalement attrapé et tiré à l’aide des crochets en fer, et les cinq ou six ouvriers qui assistaient à la scène ont rigolé en l’entendant hurler de douleur et de terreur.

    Certains chiens – divers terriers mais aussi des croisements de chiens danois – portaient des colliers, ce qui laisse penser qu’ils avaient été des animaux de compagnie.

    Compte tenu de sa dimension et de la cruauté de ses méthodes, cette usine est ce que nous avons visité de plus choquant en Chine. Notre chauffeur, un Chinois d’une cinquantaine d’années, en avait les larmes aux yeux. De tous les Chinois que nous avons rencontrés, il n’était pas le seul à être choqué et dégoûté par la façon dont les animaux sont traités dans son pays, ce qui nous laisse espérer que le jour où ce que nous avons vu sera montré à une part suffisamment importante de la population, une cruauté aussi épouvantable ne sera plus permise.  

    Les restaurants qui servent du chien : la cruauté au menu

    Le consommateur chinois a la possibilité non seulement d’acheter la viande surgelée d’un chien tué dans une usine d’abattage, mais aussi, un peu partout dans le pays, de consommer dans des restaurants la viande d’un animal venant d’être tué sur place. L’établissement que notre équipe a visité à Zibo, dans la province de Shandong, en est un exemple type.

    Là, comme dans de nombreux autres restaurants qui servent de la viande de chien en Chine, les chiens sont présentés à la clientèle sur le trottoir même, enfermés dans des cages... Ils sont abattus sur place, de façon très brutale. Lors de notre visite, il y avait en évidence 10 chiens dans des cages, notamment des bergers allemands et des dobermans. À notre arrivée, ils ont remué la queue, un signe émouvant de leur familiarité étroite avec les humains et qui laissait penser qu’ils avaient été des animaux de compagnie.

    Le gérant, M. Chu, dirige ce restaurant depuis 20 ans. Ses chiens proviennent d’intermédiaires qui les ont « recueillis dans les environs ». Il en tue six à sept par jour pour servir sa clientèle. Il découpe les cadavres pour en faire des « spécialités » comme par exemple la « Patte de chien aux cinq épices ». Son fils nous a expliqué qu’afin d’en renforcer le goût, on nourrit les chiens avec la viande d’autres chiens avant de les abattre.

    M. Chu est fier de son restaurant et de la façon dont il le gère et en assure la promotion : il nous a montré ses propres conteneurs de viande de chien congelée sur lesquels une image représente des bergers allemands en train de batifoler dans un pré. Cependant, ses préoccupations ne s’étendent pas à ce que peuvent ressentir les animaux qu’il tue. Comme nous avons pu nous en rendre compte avec effroi lors d’une visite très matinale, leur mort sur le trottoir est affreuse, comme celle d’innombrables autres animaux dans ce si vaste pays.

    Au moment de notre arrivée, M. Chu était en train d’aiguiser un couteau attaché à une tige tandis qu’une grande marmite remplie d’eau chauffait sur un feu à côté des cages des chiens. À l’aide d’un nœud coulant fixé à l’extrémité d’un manche, son fils était en train de tirer par le cou un chien croisé de type berger allemand. Nous avons vu M. Chu plonger son couteau dans le poitrail du chien. Il visait le cœur, mais il l’a raté, et le malheureux chien a hurlé: nous avons alors assisté au début d’une longue agonie.

    Pendant plusieurs minutes, le chien, en état de choc, a léché sa blessure de façon pathétique, alors que son sang se répandait par terre. Pourtant, il continuait de remuer la queue. M. Chu l’a alors poignardé à nouveau. Les hurlements de douleur et de terreur étaient insoutenables. Il a tiré de la cage le chien dont le sang continuait de couler et dont la queue s’agitait toujours, l’a fait basculer et lui a porté encore un coup en tournant le couteau alors que le chien hurlait encore davantage. Ensuite, son fils a hissé le chien jusqu’au bord de la marmite et a plongé dans l’eau bouillante l’animal encore vivant.

    Les autres chiens, terrorisés, observaient la scène, qui se déroulait à un mètre seulement de leur cage, sous leurs yeux et sous les yeux des passants, parmi lesquels des enfants qui empruntaient cette rue très passante pour se rendre à l’école. Nous avons été témoins de brutalités similaires dans d’autres restaurants. Ainsi, devant un restaurant, nous avons vu quelqu’un frapper à l’aide d’une batte de base­ball un chien recroquevillé et gémissant jusqu’à ce qu’il perde connaissance puis le saigner sur le trottoir même. Nous avons vu son sang se répandre sous les cages pleines à craquer de chiens terrorisés qui attendaient de subir le même sort.

    C’est cette cruauté envers les chiens, d’un bout à l’autre de la Chine, que dissimule la façade riche en couleurs des Jeux Olympiques. Voilà ce qui se produit dans un pays lorsqu’il n’y existe absolument aucune loi pour protéger les animaux.

    Mille chiens dans un camion

    Si les résultats de notre enquête peuvent laisser penser que les élevages de chiens sont de moins en moins nombreux, un fait troublant constaté par notre équipe montre cependant qu’ils sont loin d’avoir disparu.

    Alors que nous roulions sur une voie rapide, à deux cents kilomètres à l’est de Chengdu, nous avons vu un grand camion rempli de chiens dans des cages. Ces cages, d’un mètre de largeur sur deux mètres de longueur, étaient empilées par rangées et par colonnes de six. Dans chaque cage, qua­tre jeunes chiens issus de croisements, de taille moyenne, étaient entassés. Le fait qu’ils soient semblables en taille et en âge laissait penser qu’ils provenaient d’un élevage. Ils étaient plus de 1 000 dans ce camion.

    Effarés, nous avons suivi le camion jusqu’à ce que nous nous retrouvions bloqués dans un embouteillage. Nous sommes alors sortis de notre voiture pour nous approcher du camion et parler au chauffeur. « En approchant, nous avons vu un filet d’urine de chien qui se déversait sur le macadam », a déclaré un membre de l’équipe. « La puanteur des chiens trempés et de leurs excréments devenait étouffante : la cruauté atteignait un degré effrayant. C’était presque irréel, tant c’était épouvantable.»

    Les hommes du camion nous ont dit qu’ils venaient d’une ville des environs de Chengdu et qu’ils transportaient les chiens vers Guangdong… ce qui représentait un trajet de 48 heures sans aucun arrêt. Les chiens n’avaient ni nourriture ni eau. Les hommes du camion n’ont pas tardé à avoir des soupçons et à nous regarder de travers, si bien que nous avons dû retourner à notre voiture.

    Nous nous sommes demandé combien de ces animaux pouvaient survivre à ce voyage infernal. Comme le dit un des membres de l’équipe : « La vue de tant de chiens entassés dans des cages étroites par une nuit chaude, sous la lumière des phares des voitures, nous hantera encore longtemps.»

    Aidez­-nous à faire cesser ce commerce sordide

    La cruauté de l’industrie de la viande de chien en Chine, telle que nous l’avons découverte, est pire que tout ce que les enquêteurs professionnels expérimentés dont l’équipe était constituée avaient encore jamais vu de leur vie. Cette industrie est monstrueuse à tous points de vue : les conditions de transport inhumaines, avec des trajets interminables sans rien à manger et sans eau, le fait que les chiens soient entassés dans des cages minuscules, la brutalité avec laquelle ils sont tués sans étourdissement préalable, et le fait qu’on les tue sous les yeux de leurs semblables, ce qui ajoute encore à leur immense détresse.

    Notre équipe a rencontré des militants de petites associations chinoises qui se consacrent au bien-être animal et qui s’efforcent d’éveiller les consciences dans le contexte d’un régime communiste oppressif. Ces hommes, femmes, jeunes et vieux, engagés dans un nouveau combat, ont soupiré en regardant les images de brutalité et d’abattage de chiens que nous avons filmées. Ils ont déclaré qu’ils avaient honte que la Chine permette une telle cruauté. Ils veulent que cela change. L’un d’eux nous a dit : « En Chine, quand on aime les animaux, on a envie de se suicider tous les jours. »

    La création d’une législation chinoise de protection des animaux, dont l’absence se fait cruellement sentir depuis trop longtemps déjà, permettrait que cesse la cruauté de ce commerce de viande de chien – et il en est bien temps. De plus en plus de Chinois désapprouvent la façon dont les animaux, et plus particulièrement les animaux de compagnie, sont traités dans leur pays. Interdite lors de la Révolution culturelle entre 1966 et 1976 parce qu’elle était considérée comme « bourgeoise », la possession d’animaux de compagnie connaît actuellement un nouvel essor, surtout dans les agglomérations : en 2002, selon une estimation, plus d’un million de chiens servaient d’animaux de compagnie rien qu’à Beijing.

    Par ailleurs, selon une enquête menée en 2004 avec la participation de One Voice, plus des trois quarts des Chinois seraient partisans d’une loi pour protéger les animaux. Or, tant qu’aucune voix ne s’élèvera dans le monde libre pour protester, on continuera à maltraiter les chiens par millions en Chine : aidez­-nous à faire entendre cette voix en signant notre pétition en ligne et en écrivant à l’ambassade de Chine de votre pays.

    http://www.onevoice-ear.org/campagnes/chine/rapport_chiens.html

    Pétition en ligne :

    http://www.onevoice-ear.org/combattre/petitions/petition_chine.html

  • L214 : "Notre vidéo 'La vraie recette du foie gras' censurée par YouTube"

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    Tri des canetons, gavage, abattage : des images ordinaires de la production de foie gras vues par YouTube comme des mauvais traitements infligés à des animaux. Jusqu'ici, nous sommes d'accord... sauf que cette constatation a conduit Youtube à retirer cette vidéo de son site.

    Nous nous retrouvons donc dans une situation ubuesque : YouTube nous censure parce que nous montrons les mauvais traitements infligés aux animaux dans la production de foie gras, mais en France ces mauvais traitements sont niés quand il s'agit d'interdire cette production !

    Tant que de telles méthodes d'élevage sont pratiquées, nous souhaitons qu'elles puissent être portées à la connaissance des consommateurs et de toute personne désireuse de s'informer des conditions de production du foie gras. Ces vidéos doivent avoir leur place sur YouTube qui par ailleurs montre des recettes de foie gras...

    Nous venons d'envoyer un recours dans ce sens, nous vous tiendrons au courant d'une éventuelle campagne de protestation selon la réaction de YouTube.

    Cette vidéo est encore visible sur Dailymotion, c'est l'occasion de la faire connaître autour de vous.

    Foie gras : la vraie recette sur Dailymotion.

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    Un éternel Treblinka

    Dans Un éternel Treblinka, Charles Patterson (historien spécialiste de la Shoah) retrace le rapport entre les humains et les animaux depuis les débuts de notre espèce et soutient la thèse selon laquelle l'oppression des animaux sert de modèle à toute forme d'oppression. L214 met à votre disposition une transcription de l'émission, Logiques de l'abattoir, consacrée à son livre, diffusée le 8 février 2008 sur France culture.
    Transcription de Logiques de l'abattoir.

    L’équipe de L214 – www.L214.com

    Si vous souhaitez vous désinscrire à la lettre d'information L214/Stop Gavage, signalez-le simplement à contact@L214.com

  • Chasse aux phoques: le Sea Shepherd défie le gouvernement canadien

    http://www.sierraclub.ca/national/people-and-the-planet/images/speakers/paulwatson.jpg

    27 mars

    HALIFAX — En dépit des menaces de poursuites judiciaires du gouvernement canadien, l'activiste des droits des animaux Paul Watson est déterminé à entrer dans le golfe Saint-Laurent la semaine prochaine pour exprimer son opposition à la chasse aux phoques.

    Paul Watson a affirmé mercredi qu'il naviguerait avec les membres du Sea Shepherd Conservation Society dans les eaux canadiennes, à bord du Farley Mowat, pour documenter l'"abomination perverse" de la chasse aux phoques.

    La période de chasse commerciale doit s'ouvir dans le sud du golfe vendredi. Elle doit se poursuivre à plus grande échelle aux larges de Terre-Neuve et du Labrador en avril.

    L'activiste a déclaré que le Farley Mowat était "un navire danois comptant sur un équipage international" et a dit croire que l'on ferait face à "un incident international si le Canada essayait de stopper le navire danois".

    Le ministre fédéral des Transports, Lawrence Cannon, a menacé Paul Watson de poursuites judiciaires si le navire entre dans les eaux canadiennes, arguant que le Farley Mowat ne respecte pas les règles maritimes internationales.

    L'activiste a repoussé ces menaces du revers de la main, prétendant que le ministre Cannon citait des règles qui ne s'appliquaient pas au Farley Mowat, qui est enregistré aux Pays-Bas en tant que yacht, et non en tant que navire commercial.

    M. Watson a souligné que le Farley Mowat a le droit de passer à 12 milles des côtes et que l'équipage n'avait pas l'intention de s'approcher davantage. La plupart des phoques sont abattus à l'extérieur de cette zone, a affirmé le défenseur des droits des animaux.

    Le ministre des Pêches et Océans, Loyola Hearn, a servi à son tour un avertissement musclé à M. Watson, déclarant qu'"il ne se laisserait pas contraindre par la force ou par le chantage à priver de leur moyen de subsistance des gens qui dépendent de l'industrie de la chasse aux phoques".

    http://canadianpress.google.com/article/ALeqM5gPX732wWJIxHGQ8Z8GUD4bMu3Egw

  • Adel Abdessemed ou la mort de l'art

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    Adel Abdessemed, « artiste contemporain » parisien de 37 ans, surnommé par un certain Harry Bellet, dans Le Monde du 28 février, « l’enfant terrible de l’art », présenté comme un père et un mari exemplaire, ayant besoin de sa famille pour « créer », chouchou du clown François Pinault, exposé dans les plus grands musées du monde dont le Museum of Modern Art de New York, hébergé par le prestigieux San Francisco Art Institute et plusieurs galeries de Manhattan, restera dans les annales pour égaler en barbarie son collègue de triste mémoire Herman Nitsch.

    Abdessemed est en effet l’auteur de Don’t Trust Me, un horrible montage-vidéo où le public est convié à assister au massacre, à coups de marteau, de six animaux, et à leur agonie (voir photo).

    L’art est mort, c’est sûr, et avec lui ce que Vassili Grossman appelait « l’humain dans l’homme », cette part de bonté sans laquelle nous ne sommes que des barbares, et que l’auteur de Vie et destin voulait croire immortelle. C’est à travers ce qu’il y avait « d’humain dans l’homme », lui qui avait vécu l'innommable de la guerre et vu l'horreur des camps, qu’il continuait de croire et d’espérer, envers et contre tout.

    Or si Dieu est mort, notre humanité l’est aussi.

    Abdessemed en est la preuve, en assassinant l'innocence, et avec elle l'ultime espérance de Grossman.

    Pétition IDA ici : http://ga0.org/campaign/sfai2

  • Les pies, victimes des hommes

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    Nous transmettons un extrait du texte intéressant de l’association www.associationstephanelamart.com

    Voir aussi http://cousin.pascal1.free.fr/ pour les pigeons  

    Pie bavarde, poursuivie à tort comme nuisible  

    Outre sa beauté, remarquons l’intelligence de la pie. Ces facultés hors norme, qu’elle partage avec les autres corvidés, lui ont vite permis de comprendre tout l’intérêt de résider en ville… C’est ainsi que les populations de pies citadines augmentent régulièrement : plus 7% par an en moyenne ! Et que trouve notre bel oiseau de si attirant en ville ?

    On estime que 70% du régime alimentaire des pies citadines est d’origine humaine, déchets ou nourrissage !

    C’est ainsi qu’au fil des ans, on a vu des groupes de pies de plus en plus importants arriver dans les parcs et les jardins. Et on s’est habitué à voir tournoyer les beaux oiseaux noirs et blancs, notamment au début de l’été, au
    moment de l’apprentissage du vol par les jeunes pies…  D’un autre côté, il faut dire que la situation à la campagne est moins rose, pour ne pas dire carrément sinistre… Rappelons que notre magnifique oiseau a subit à la campagne entre 1989 et 2001 un effondrement de 68% de ses effectifs…

    La pie paie ici son inscription en bonne place sur la liste des oiseaux nuisibles. Les oiseaux tués ne sont pas déclarés, loin de là. En France, c’est le piégeage et la destruction systématique qui sont les causes de la disparition des pies à la campagne. Le drame des animaux nuisibles est une notion ancienne, notion récupérée par le monde de la chasse qui l’adapta à ses priorités  En 1988, le Ministère fixa définitivement par arrêté la liste des nuisibles - 12 mammifères et 6 oiseaux – et l’affaire fut pliée. Libre ensuite aux préfets des départements de déclencher à leur guise les exterminations…

    En France, les piégeurs sont organisés en association. Ils ont leur magazine, qu’ils partagent avec les chasseurs de petits gibiers, preuve s’il en est qu’il s’agit plus pour eux d’une activité de loisir qu’autre chose… Sur plainte des particuliers, le préfet déclenche les hostilités et ordonne la destruction systématique, réponse disproportionnée au moindre écart du pauvre animal… Ce qui a pour effet  de renforcer dans l’esprit du public l’idée que si on massacre ainsi une espèce, c’est qu’elle a dû se rendre  coupable de crimes terribles…

    Ces rappels étaient nécessaires pour expliquer la disparition de notre bel oiseau de la campagne. La tragédie des animaux nuisibles est perpétuée par le monde de la chasse qui y voit le moyen de pouvoir continuer à tuer des animaux toute l’année en  toute impunité… Et le plus rageant dans cette histoire, c’est que ce massacre à grande échelle s’effectue sans aucune  justification biologique ni étude sérieuse quant au rôle et à l’impact réels de nos pauvres nuisibles sur les autres espèces…

    Chaque année les associations scientifiques demandent le retrait de
    certaines espèces du classement des nuisibles, et chaque année cela est refusé, comme en 2006 pour la martre, la belette, et le putois… Encore la pie a-t-elle cette chance d’avoir réussi à se rabattre sur les villes où elle retrouve une – relative – sérénité. Bien que nous ne le méritions pas, elle nous fait l’honneur, pas toujours désintéressé il est vrai, de vivre à  nos côtés et d’accepter notre voisinage… Pour les citadins, c’est l’occasion d’observer à leur porte la vie  quotidienne d’un remarquable oiseau qui lutte courageusement pour sa survie.

    Vous pouvez adhérer au RAC (Rassemblement Anti Chasse) : c'est dix  euros par an + une enveloppe timbrée avec votre adresse : RAC  Boîte Postale 50026    33702 MERIGNAC cedex. Vous recevrez plusieurs petits Bulletins informatifs (indiquez votre adresse Internet si vous en avez).

    http://www.antichasse.com/mailings_new/pie_bavarde.htm

  • Chasse à courre empêchée en forêt de Boulogne

    Mont-près-Chambord. Une cinquantaine de membres de l'association Droits des animaux ont empêché le déroulement d'une chasse à courre, hier matin en forêt de Boulogne.

    Ils la jouent façon commando et s'en donnent les couleurs, gris-noir jusqu'aux foulards masquant des visages trop exposés aux photographes. Tout s'est joué ce samedi sur un timing serré, au cœur de la forêt de Boulogne. Partie perdue pour les veneurs.
    En bordure de l'allée empierrée et à bonne distance des vans, les voitures s'alignent. « Cinq personnes pour garder les bagnoles, sortez les vaporisateurs. » On nous expliquera que c'est un mélange d'eau et de citronnelle, « inoffensif, pour que les chiens perdent les traces des animaux. » C'est la seconde fois dans le département qu'une opération de ce type est menée. La plupart de ces saboteurs non violents ont déjà quelques heures de route derrière eux. « Nous sommes là pour sauver les animaux, ce mode de chasse est intolérable, il est déjà interdit partout en Europe et devrait l'être bientôt en France », commente Jean-Luc, visage découvert, catogan et badge au revers de la veste. C'est l'un des membres fondateurs de l'association Droits des animaux. Épaulé par des informateurs locaux, il est parvenu à localiser cette chasse, « le reste est une affaire de réseau, nous sommes environ deux cents sur le territoire ». Cette fois l'équipage de Cheverny est ciblé, les premiers veneurs au point de rendez-vous ont tout de suite compris et appliqueront à la lettre le mot d'ordre du maître d'équipage : pas d'affrontement. Ce qui n'empêche pas de dénoncer « une atteinte caractérisée à la liberté, la chasse n'est pas interdite, et une entrave à la circulation ».

    « Jamais en dehors des lois »

    Charles-Antoine de Vibraye, maître d'équipage, monte au créneau. Il rappelle que les veneurs sont des légalistes qui n'agiront jamais en dehors des lois. « Nous ferons tout pour nous défendre, parce que la chasse a lieu d'être, mais nous n'aurons jamais recours à la violence. » Surprenant tête à tête de deux mondes que tout semble opposer. L'arrivée de la gendarmerie crée un léger flottement. Plus à l'écart les suiveurs habituels observent en silence. Bientôt midi, le maître d'équipage appelle au rapport : chasse annulée.

    Henri Lemaire

    nr.blois@nrco.fr

    http://www.wikio.fr/france/centre/loir-et-cher?wfid=50260938

  • Festival International du Film des Droits de l’Homme : "Earthlings" trois fois à l'honneur

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    EARTHLINGS (Terriens)

    Documentaire de Shaun Monson (92 min)
    Année de réalisation 2005

    Catégorie Hors compétition
    Edition du FIFDH 2008
    Production USA
    Réalisation Shaun Monson
    Thématiques Droits des animaux - Droits du vivant

    Projections

    Samedi 29 mars - 20h30 - Cinéma Action Christine (Salle 1), suivie d’une rencontre/débat avec le réalisateur.
    Dimanche 30 mars - 11h - Cinéma Action Christine (Salle 2), suivie d’une rencontre/débat avec le réalisateur.
    Lundi 31 mars - 14h15 - Cinéma Action Christine (Salle 2), suivie d’une rencontre/débat avec le réalisateur.

    « De tous les films que j’ai faits, c’est le film qui fait parler le plus les gens. Pour une personne qui voit Terriens, elle va en parler à trois autres. » Joaquin Phoenix (acteur/narrateur)

    Ce film documentaire est le fruit de cinq années de travail. Composé d’images souvent dérangeantes tournées en caméra cachée, Terriens aborde le thème de la dépendance totale de l’humanité envers les animaux (la nourriture, les vêtements, la recherche scientifique, le divertissement, la compagnie, etc.) mais dans le même temps, illustre le manque total de respect dont nous faisons preuve à leur égard. Cette attitude vis-à-vis du vivant déteint sur les rapports que nous entretenons avec les autres hommes et est à l’origine d’un grand nombre de maux dont souffre l’humanité. Joaquin Phoenix (Gladiateur) est le narrateur de ce film dont la bande son a été écrite par Moby.

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    Synopsis in English

    EARTHLINGS is a feature length documentary about humanity’s absolute dependence on animals (for pets, food, clothing, entertainment, and scientific research) but also illustrates our complete disrespect for these so-called "non-human providers." The film is narrated by Academy Award nominee Joaquin Phoenix (GLADIATOR) and features music by the critically acclaimed platinum artist Moby.

    With an in-depth study into pet stores, puppy mills and animals shelters, as well as factory farms, the leather and fur trades, sports and entertainment industries, and finally the medical and scientific profession, EARTHLINGS uses hidden cameras and never before seen footage to chronicle the day-to-day practices of some of the largest industries in the world, all of which rely entirely on animals for profit. Powerful, informative and thought-provoking, EARTHLINGS is by far the most comprehensive documentary ever produced on the correlation between nature, animals, and human economic interests.

    147143648.gifShaun Monson - Avant d’écrire, de réaliser et produire Terriens, Shaun a réalisé le film Holy war, unholy victory sur l’invasion russe en Afghanistan dans les années 80 et la venue au pouvoir des Talibans. Son prochain film, Unité, sera un film traitant de l’humanitaire et sera le 2e volume d’une trilogie documentaire sur les liens unissant la nature, les animaux et l’humanité.

    http://www.festival-droitsdelhomme.org/Terriens?Valider=Voir+la+fiche+du+film

  • "Une vie de lapin", par L214

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    60 millions de lapins de chair sont consommés chaque année en France.

    100 % des lapins vendus en grande surface sont issus d’animaux qui ont passé la totalité de leur vie entassés dans des cages de batterie sur un sol grillagé.

    100 % cage au sol grillagé

    En France plus de 40 millions de lapins vivent en cage sur un sol grillagé, source d’inconfort permanent et de blessures aux pattes.

    Les élevages comptent en moyenne plus de 6000 animaux. Les lapins sont très craintifs : la plupart des éleveurs diffusent de la radio dans leurs bâtiments pour couvrir les bruits soudains (bruits de cages, mise en route des ventilateurs, etc.).

    Les animaux disposent de peu de place : la surface d’une feuille de papier A4 chacun durant leur vie entière.

    Leurs cages sont dépourvues de tout aménagement. Il leur est impossible de se dresser, bondir, ronger, fouiner, se cacher...

    En phase d’engraissement, le moindre déplacement dérange les autres lapins et les agressions sont fréquentes occasionnant blessures et infections.

    Reproduction

    Les reproducteurs sont sélectionnés dès leur naissance. Ils sont choisis puis conditionnés pour être envoyé dès 1 jour vers les élevages.

    La mise en place des bagues est particulièrement douloureuse. Il arrive que les oreilles soient déchirées.

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    Les lapines vivent isolées les unes des autres et sont inséminées 10 jours après chaque mise bas. Elles donnent naissance à une dizaine de petits par portée, plus d’une soixantaine par an. Elles souffrent en outre de lésions aux pattes et de déformations du squelette. Environ un tiers des mères meurent chaque année.

    7 lapereaux sur 100 éliminés

    Dès la naissance, les petits sont triés : ils sont répartis en fonction de leur taille et de leur poids. 8 à 9 sont placés avec chaque lapine. Les malades, les plus petits et ceux en surnombre sont assommés sur le rebord d'une caisse.

    Ils agonisent ensuite au milieu des mort-nés.

    Les lapereaux sont sevrés et séparés des mères à un peu plus d’un mois, juste avant la mise bas suivante de la mère. Les mises bas s'enchaînent tous les 42 jours ou 49 jours.

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    5 minutes par vie de lapin

    L’éleveur consacre en moyenne 4,3 heures par an par lapine, soit moins de 5 min pour un lapin sur toute sa vie. Cette durée inclut le temps passé au nettoyage du bâtiment, à la distribution de nourriture, etc.

    25 % de lapins morts

    La nourriture des lapins est supplémentée en vitamines, minéraux, antibiotiques et autres médicaments. Pourtant, un quart des lapins meurent avant d’atteindre l’âge où ils sont abattus.

    Ce taux de mortalité est un chiffre officiel de la filière issus des résultats technico-économiques de 2007.

    L’abattoir

    Vers deux mois et demi, ils sont entassés dans des caisses et conduits à l’abattoir. Ils y sont étourdis, saignés, dépecés, éviscérés.

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    Voilà un bref résumé de la courte "vie" d'un lapin.

    http://www.l214.com/vie-de-lapin

  • Tibet libre !

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    Solidarité avec le peuple tibétain :
    signez la pétition

  • Boycott des JO : lettre ouverte de Brigitte Bardot au Président du CNOSF

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    Brigitte Bardot ne s'est pas totalement désintéressée des êtres humains au profit des animaux. La preuve, elle a récemment écrit une lettre au président du Comité national olympique et sportif français concernant les Jeux Olympiques de Pékin.

    Alors que beaucoup pensaient que Brigitte Bardot se désintéressait totalement des souffrances humaines au profit des souffrances animales, la mythique actrice française montre qu'elle se soucie aussi du sort de ses semblables.

    Brigitte Bardot a écrit à Henri Sérandour, président du Comité national olympique et sportif français pour réclamer une prise de position officielle contre la répression chinoise au Tibet. 

    Voici la lettre que l'actrice française a fait parvenir au président du Comité Olympique Français à qui beaucoup reprochent son mutisme :

    "Monsieur le Président,

    Depuis plusieurs années, j'interviens, sans grand succès hélas, auprès du gouvernement français pour lui demander de réagir auprès des autorités chinoises afin de protester contre les actes de cruauté perpétrés en toute impunité, parfois même encouragés, par le régime de Pékin.

    Que la France, berceau des Droits de l'Homme, se taise pour ne pas compromettre la signature de contrats m'écoeure et me fait honte, il me paraît donc légitime de me faire le porte-parole des citoyens, laissant nos politiques se faire les porte-paroles des économistes !

    La Chine est actuellement sous les feux de l'actualité pour deux raisons bien différentes : d'une part, la terrible répression exercée à l'encontre du peuple tibétain qui réclame, en toute légitimité, l'autonomie de son pays et, d'autre part, l'organisation des prochains Jeux Olympiques.

    Je suis déjà intervenue auprès du CIO pour dire combien il était injuste de mettre à l'honneur la Chine, pays qui ne peut être associé aux valeurs des JO dont la charte énonce « le respect des principes éthiques fondamentaux universels ».

    D'ailleurs, pour l'organisation de ces jeux, les autorités chinoises n'ont pas hésité à déplacer des populations entières, à détruire des quartiers anciens pour édifier des stades et autres équipements sportifs. Des milliers de Chinois ont été plongés dans la détresse et des milliers d'animaux ont été condamnés à mort pour faire place nette... c'est scandaleux !

    En plus des violations aux Droits de l'Homme, la Chine est la terre de toutes les souffrances animales. Nous connaissons l'horreur des élevages de chiens et de chats et leur abattage dans des souffrances indescriptibles, un « spectacle »insoutenable, indigne de tout être humain qui se respecte. Egalement, l'exploitation cruelle d'ours pour leur bile dans des fermes de la honte, où les malheureux animaux vivent dans des cages, un cathéter enfoncé directement dans leur vésicule pour prélever la bile...

    Mais la cruauté semble n'avoir aucune limite en Chine comme en témoignent différents rapports sur l'élevage et la mise à mort des animaux pour leur fourrure. J'ai vu ces images monstrueuses où des renards, des chiens viverrins étaient assommés à coups de gourdins ou projetés avec force contre le sol. Les images de ces animaux encore conscients à qui l'on arrache la fourrure, se tordant de douleur une fois écorchés, me hantent et me révoltent au-delà de ce que vous pouvez imaginer.

    Si dans la mythologie chinoise la sagesse est représentée par 3 singes dont la devise est « ne rien voir, ne rien entendre et ne rien dire », cette devise est reprise aujourd'hui par tous ceux qui ne font preuve d'aucune sagesse mais d'une totale lâcheté !

    Je suis consciente que nous ne pouvons pas demander à nos athlètes de boycotter ces jeux qui sont, pour certains, l'aboutissement de leur carrière. Alors je vous demande, Monsieur le Président, de soutenir le boycott de la cérémonie d'ouverture.

    C'est un symbole fort, un refus de cautionner et d'accepter l'inacceptable. Si nos politiques sont prêts à toutes les compromissions, toutes les soumissions, l'espoir peut alors venir des sportifs, qui portent en eux des valeurs de respect et de dignité.

    C'est donc une supplique que je vous adresse aujourd'hui, en mon nom propre et celui de ma Fondation qui a pour unique membre d'honneur le Dalaï Lama.

    Je compte sur vous et vous assure, Monsieur le Président, de toute ma considération.

    Brigitte Bardot, Présidente"

    http://www.chine-informations.com/actualite/chine-boycott-des-jo-lettre-ouverte-de-brigitte-bardot-au-president-du_8902.html

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    Solidarité avec le peuple tibétain : signez la pétition http://www.avaaz.org/fr/tibet_end_the_violence/13.php?cl=64221600

  • Honte sur Champs-sur-Marne : non au massacre des renards !

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    COMMUNIQUE DU RAC

    A Champs-sur-Marne comme ailleurs : NON A LA DESTRUCTION DES RENARDS !

    La municipalité de Champs-sur-Marne (77) a l’intention de signer une convention avec l’Association des Piégeurs agréés de Seine-et-Marne en vue de détruire les renards.

    Dans le département de Seine-et-Marne le renard a été déclaré « nuisible » pour « dommages aux élevages de petit gibier ».   

    Dans quelle société vivons-nous, alors qu’on nous ressasse qu’il faut « préserver la biodiversité », on élimine les animaux sauvages parce qu’ils sont les prédateurs naturels d’animaux élevés tout spécialement pour être tirés par les chasseurs !

    Ainsi on veut protéger le gibier d’élevage au détriment des animaux sauvages !  

    Il existe près de 600 élevages de gibier en Seine-et-Marne, et plus de 8000 dans toute la France. Ce sont des millions de faisans, perdrix, lapins… qui sont « produits » dans ces élevages et relâchés périodiquement dans la nature pour servir d’amusement aux chasseurs. Certains sont lâchés dès l’ouverture de la chasse, d’autres plus tard pour « repeupler » les territoires de chasse pour la saison suivante.

    Et quelques jours avant ces « lâchers » on éradique les prédateurs potentiels comme les renards pour préserver les futures reproductions de ce gibier d’élevage destiné au plaisir des chasseurs. 

    Et pour mieux faire passer ces destructions aux yeux du public, les chasseurs et piégeurs, soutenus par l’administration, avancent l’argument de l’échinococcose alvéolaire dont seraient porteurs certains renards. Ils provoquent ainsi volontairement la panique auprès de la population pour mieux faire passer leurs propres intérêts. C’est bien connu : qui veut noyer son chien l’accuse de la rage ! 

    Or les chats et les chiens peuvent aussi être porteurs de ces vers parasites et il n’existe qu’une vingtaine de cas de contamination humaine en France. Pour s’en prémunir, il suffit d’éviter de toucher les excréments de ces animaux ! D’ailleurs il n’est jamais question d’envisager de vermifuger les quelques renards qui sont parasités, mais toujours de les tuer tous sans distinction ! 

    Le renard est déclaré « nuisible » dans  TOUS les départements français. Chaque année ce sont environ 500 000 renards qui sont tués, tirés au fusil ou piégés ! La faune sauvage, qui est un patrimoine national, est appropriée et massacrée par les chasseurs !

    La Revue Nationale de la Chasse titre en couverture de son numéro de mars 2008, sous une photo de renard : Moins de nuisibles = plus de gibier ! L’aveu est clair !  

    Non à la destruction des renards pour le plaisir des chasseurs !

    Protestons auprès de la mairie de Champs-sur-Marne : cabinet@ville-champssurmarne.fr

    Vous pouvez adhérer au RAC (Rassemblement Anti Chasse) : c'est dix  euros par an + une enveloppe timbrée avec votre adresse : RAC  Boîte Postale 50026    33702 MERIGNAC cedex. Vous recevrez plusieurs petits Bulletins informatifs (indiquez votre adresse Internet si vous en avez).

    http://www.antichasse.com/mailings_new/destruction_renards.htm

  • On achève bien les poussins...

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    3,5 millions sont liquidés chaque année: sensibilisation à l'approche de Pâques

    BRUXELLES Chaque année, dans notre pays, 3,5 millions de poussins meurent. Pas par accident : ils sont gazés car en surnombre. Un sur deux finit mort sur les 7 millions de bestioles nées dans le pays de poules pondeuses. Le chiffre vient d'être confirmé par le ministère de la Santé et son département pour le bien-être animal. Une association flamande, Bite Back, dénonce et entend sensibiliser le grand public à l'approche de Pâques. Gaia, qui lutte pour la même cause, avait déjà soulevé le problème depuis les années 90 !

    "C'est une des grandes horreurs de l'élevage industriel ", tempête Michel Vandenbosch. "Seules les futures poules sont préservées. Les mâles sont tués car ils n'ont aucune valeur économique : forcément, ils ne produisent pas d'oeufs et ils ne seront jamais assez gros, même à l'âge adulte. Il n'y a pas de solution rentable pour eux, donc on élimine ".

    Gaia et Bite Back voudraient que le public soit un peu plus conscient de cette réalité, d'autant que si la chose est interdite, d'aucuns offrent encore des poussins à Pâques comme cadeau. "Un de mes collaborateurs s'est rendu hier dans une animalerie où à l'achat de nourriture animale, vous receviez non pas un mais six poussins en cadeau !" Sur la façon de tuer les poussins, les associations réclament enfin un minimum d'humanité. "Souvent, ils sont gazés ou ils passent dans une machine qui les broie."

    N.F.

    © La Dernière Heure 2008

    http://www.dhnet.be/infos/societe/article/202179/on-acheve-bien-les-poussins.html
  • L'Express : "Végétarisme, l’alimentation au vert"

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    Vache folle, grippe du poulet et peste porcine… La viande en a vu de toutes les couleurs ! Certains l’ont déjà bannie de leur assiette, en faveur du végétarisme. Renforcée par l’affluence des produits végétariens sur le marché, cette pratique se popularise davantage. Explorons cet univers à l’occasion de la Journée mondiale qui lui est dédiée aujourd’hui.

    Ce terme est apparu au XIXe siècle sous forme de diète végétale. En hommage à Pythagore, qui le prônait, on l’a également qualifié de pythagorisme. Le régime végétarien, aussi connu comme végétarisme aujourd’hui, est à la base de nombre de courants philosophiques hindous et grecs.

    Et au fil des générations, il s’est perpétué telle une tradition, visant à privilégier les produits de la nature au lieu de se satisfaire d’un plat qui nécessitera la mort d’un animal. Ainsi, par définition, le végétarisme implique la consommation d’aliments excluant toute chair animale.

    Une étude révèle que l’Inde demeure le pays où le végétarisme est le plus pratiqué, avec environ 85 % d’hindous qui l’ont adopté. Outre ce mode de nutrition, certains tolèrent le lait et les œufs, alors que d’autres proscrivent l’un ou l’autre, parfois même les deux (voir encadré). Quelques végétariens évitent aussi l’oignon et l’ail, condiments contenant des propriétés rajas, donc passionnelles, dans leur nutrition.

    Et avec l’évolution, le végétarisme a dépassé le cadre de la motivation religieuse. Le principal moteur aujourd’hui se résume en un mot : santé. De plus, les produits végétariens se rapprochant de la saveur de la chair sont légion.

    Depuis quelques années, on assiste en effet à un déferlement dans la chaîne alimentaire de ces « viandes » végétariennes. Les rayons ne font que s’élargir pour accueillir cette riche gamme verte !

    « Auparavant, quand ces produits sont arrivés, c’était un marché niche, mais maintenant, c’est en nette expansion », confie Jimmy Siew, manager chez Ébène Way. Pourquoi ?

    Un œuf digéré en quatre heures

    « Avec toutes les maladies qui ont récemment surgi et qui sont liées à la viande, les gens songent à revenir vers la nature pour se nourrir sainement, et surtout de manière végétarienne », soutient Jyotee Mohess, nutritionniste. Les spécialistes de la médecine ne diront pas le contraire, avançant que la chair possède un effet préjudiciable sur la santé, et pouvant entraîner pléthore de maladies.

    « L’alimentation carnée possède une plus forte incidence sur des risques de maladies cardiovasculaires, certains cancers, l’obésité, l’ostéoporose et l’arthritisme », souligne le docteur Comalchandra Radhakissoon. Comment ? Selon lui, la production industrielle des aliments carnés contient des traces de produits chimiques ingérés par les animaux ou qui sont inoculés durant leur vie (hormones de croissance, pesticides, etc.) « Lorsque nous mangeons de la chair, nous ingurgitons également les hormones et d’autres additifs artificiels qu’elle contient. Le corps peut s’adapter à cela, en modifiant ses propres hormones. Toutefois, cela implique une mutation des gènes, et on peut être alors exposé aux maladies à travers la toxicité et les radicaux libres présents », explique-t-il.

    En effet, lors de la digestion, qui prend beaucoup plus de temps, la chair ingérée a le temps de libérer des substances toxi-ques comme les urates, l’acide lactique, ou encore des corps gras saturés.

    Ces substances sont absorbées par la muqueuse intestinale avant de passer dans le sang. Elles sont alors difficiles à éliminer par le foie et les reins et peuvent être des vecteurs de maladies. Imaginez que la digestion d’un œuf est de quatre heures, tandis que celle du dholl est d’une heure !

    Le débat est bien lancé

    Ainsi, le végétarisme, avec ses vertus pour la santé, est privilégié au détriment de la chair. D’autant plus que le régime végétarien possède un intérêt environnemental. Par exemple, il consomme moins d’eau qu’un régime carné, où cette ressource doit être utilisée pour la production et l’alimentation des animaux. Le végétarisme, c’est aussi une façon de lutter contre le réchauffement climatique. Des études démontrent que le ratio énergétique pour la production d’un kilo de viande est 100 fois plus conséquent que pour produire la même quantité de céréales !

    Bien sûr, le végétarisme a ses détracteurs. On peut comprendre que les goûts et saveurs ne battront jamais à l’unisson dans le palais. Des critiques ont souvent été soulevées quant aux carences nutritionnelles entourant le végétarisme. Mais celles-ci peuvent être évitées, dans la mesure où le repas est équilibré et répond aux besoins nutritionnels et diététiques de l’individu.

    « Dans les végétaux, on trouve plein de sources de protéines », poursuit notre interlocutrice. Le règne végétal est donc apte à apporter les protéines et acides aminés nécessaires à notre organisme. Certes, le débat entre l’animal et le végétal est bien lancé ! Voilà de quoi vous aider à réfléchir à la résolution de passer au vert !  

    Le végétarisme en plein essor

    Le marché aussi. Vous l’aurez constaté de visu en faisant un petit tour dans les supermarchés. Les rayons regorgent de produits végétariens frigorifiés. Outre les traditionnels légumes surgelés, on trouve une vaste gamme d’aliments à base de soja. « Nous disposons d’une bonne variété de burgers, de polony, de saucisses entre autres produits végétariens. Plusieurs gammes fabriquées à partir de soja et assaisonnées de façon à se rapprocher du goût des aliments carnés sont également proposées. Nous avons aussi des plats déjà préparés, importés, à partir de Rs 50 tandis que d’autres produits à frire ou à cuire sont fabriqués localement », explique Jimmy Siew, manager chez Ébène Way.

    Certains de ces produits locaux sont fabriqués par la firme Govinda’s Gift de Chemduth Muneshar. « Nous produisons du poisson, du poulet, du paneer, du kofta, de la viande, des crevettes végétariennes. Ces mets sont prisés depuis quelque temps et nous approvisionnons les grandes surfaces, les boutiques et les restaurants », indique un membre de la famille. Ainsi, à partir de Rs 50, voire même moins, on peut trouver de quoi mitonner un savoureux plat végétarien.

    Et si vous n’êtes pas très bon aux fourneaux, sachez que davantage de restaurants ont lancé des menus végétariens. À l’instar de Pizza Hut, qui propose un assortiment de mets.

    « Selon des recherches, nous avons remarqué qu’il y a une demande pour les plats végétariens, et ce, de l’entrée aux autres plats. Aussi, nous avons introduit en août le Pan 4 all, avec quatre petites pizzas végétariennes, mais nous avons également, depuis octobre, étoffé la carte des menus avec des pizzas végétariennes, tandouri et exotica. Nos pizzas végétariennes sont garnies de maïs, de tomates, de poivrons, de champignons ou encore de fromage », soutient Gaël Devienne, Sales and Marketing Coordinator de Sopral Ltée. Selon lui, Pizza Hut a également introduit des salades composées ainsi que des soupes entre autres entrées et plats allant de Rs 40 à Rs 130.

    UNE NUTRITION AUX DIFFERENTES FORMES :

    Ovo-lacto : Ce mode d’alimentation proscrit la viande et d’autres aliments carnés. Toutefois, les œufs et le lait sont autorisés.

    Lacto : Cette forme de végétarisme permet de consommer des légumes, de même que des produits laitiers et leurs dérivés tels que le fromage, le beurre et le yaourt.

    Les œufs sont toutefois proscrits.

    Ovo : Ce terme se réfère à la pratique alimentaire excluant la viande et tout produit laitier, mais elle permet la consommation d’œufs.

    Végétaliens : Sous cette forme de végétarisme, les personnes se nourrissent exclusivement de végétaux en évitant la consommation de produits d’origine animale comme les œufs, le lait, le fromage et le miel.

    ■ « Vegan » : Ceci s’applique aux personnes qui ne consomment pas de chair, mais évitent également l’utilisation des produits dérivés d’origine animale comme le cuir, la laine, la cire d’abeille ainsi que des cosmétiques testés sur des animaux.

    http://www.lexpress.mu/display_news_dimanche.php?news_id=97396

  • Le Temps : "L'élevage nuit gravement à l'environnement"

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    [Même remarque liminaire que pour le post précédent.]

    L'élevage nuit gravement à l'environnement.

    Etienne Dubuis

    Vendredi 14 mars 2008

    Une chose est de savoir si la Terre pourra produire suffisamment de viande, demain, pour répondre à l'attente des hommes. Une autre est de déterminer l'impact de la viande aujourd'hui produite sur la Terre. L'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) s'est livré récemment à cet exercice, pour en tirer un long rapport intitulé Livestock's long shadow. Verdict de l'auteur principal du document, Henning Steinfeld: «Le bétail est un des plus importants contributeurs aux plus graves problèmes environnementaux de notre temps.»

    Comment arrive-t-on à cette conclusion? Première constatation: l'élevage prend beaucoup de place. Il accapare quelque 30% des terres émergées, 26% sous forme de pâturages et 4% sous forme de champs consacrés à son alimentation (l'agriculture n'en occupe que 12%). Et comme l'espace manque, il est souvent amené à coloniser des terres vierges, ce qui en fait l'un des principaux acteurs de la déforestation.

    Deuxième réalité: l'élevage cause de nombreux dégâts. Il dégrade le sol par destruction de la couche végétale ou par érosion, notamment dans les zones semi-arides. Il réduit les ressources en eau, en les polluant de diverses manières et en en ponctionnant de grosses quantités. Il réduit la biodiversité en faisant fuir des espèces sauvages: sur les 35points chauds de la biodiversité répertoriés par l'organisation Conservation International, 23 sont affectés par sa présence.

    Troisième observation: le bétail produit d'importantes quantités de gaz à effet de serre. Plus que le transport, avions inclus! Il est responsable de 9% des émissions de CO2, de 37% des émissions de méthane et de 65% des émissions de protoxyde d'azote.

    Ces maux ne sont pas sans remèdes. Le rapport de la FAO propose notamment de mieux intégrer le bétail dans son écosystème, de le nourrir de grains moins abondamment irrigués, de lui interdire plus strictement certaines régions et, enfin, d'améliorer sa diète, afin de transformer la teneur de sa flatulence. Vaste programme!

    © Le Temps, 2008. Droits de reproduction et de diffusion réservés.

    http://www.letemps.ch/template/tempsFort.asp?page=3&article=227786

  • Le Temps : "Le steak, malédiction écologique"

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    [L’auteur ne parle pas d’éthique pour les animaux, seulement d’éthique environnementale. C’est dommage, mais son article a au moins l’avantage de sensibiliser une population  par ailleurs indifférente à la souffrance animale, et l’amener, par le biais de l’écologie, à diminuer, voire à supprimer totalement, sa consommation de « viande ». C’est pourquoi je crois bon de le reproduire ici.]

    Etienne Dubuis

    Vendredi 14 mars 2008

    La croissance rapide de la consommation de viande, due à l'enrichissement des pays émergents, pose un défi planétaire : l'élevage est particulièrement vorace en ressources naturelles, terre et eau notamment, et contribue lourdement au réchauffement climatique. Comment faire ?

    C'est une excellente nouvelle. Et pourtant, elle a de quoi inquiéter. Au cours de ces vingt dernières années, le Chinois moyen a ajouté un morceau de viande à sa platée quotidienne de riz. Jusqu'ici tout va bien. Là où l'affaire se complique, c'est qu'il y a des centaines de millions de Chinois moyens. Et que produire des centaines de millions de cuisses de poulet ou de tranches de porc en plus chaque jour n'est pas une mince affaire pour notre planète, déjà sollicitée de toutes les façons.

    D'autant qu'il n'y a pas que les Chinois. Derrière eux, une multitude de ressortissants de pays émergents ont commencé à compléter leurs rations habituelles de céréales et de légumes par des aliments d'origine animale. Confirmant la règle selon laquelle plus l'homme s'enrichit, plus il se déplace vers le haut de la chaîne alimentaire. Si les Indiens n'ont guère augmenté pour l'instant leur ration de viande, ils boivent deux fois plus de lait qu'il y a 30 ans. D'un demi-bol de lait par personne et par jour, ils ont passé aujourd'hui à un bol entier. Et ils sont aussi plus d'un milliard.

    Ce dernier demi-siècle, l'agriculture mondiale a relevé le défi de manière remarquable. Ce qui a permis une multiplication par cinq et demi de la consommation globale de viande, qui a passé de 47 millions de tonnes en 1950 à 260 millions en 2005, soit de 17 à 40 kilos par habitant de la planète. Ce gain a été rendu possible par la colonisation de nouvelles terres de pâture, bien sûr. Mais en petite partie seulement. L'essentiel est dû au développement d'un élevage intensif, qui a pour double caractéristique de confiner davantage les animaux et de les nourrir essentiellement de grains (soja et maïs notamment). Le mouvement, parti des Etats-Unis dans les années 50, a rapidement submergé l'Europe, l'ex-Union soviétique et le Japon, avant de s'étendre dans une bonne partie de l'Asie et de l'Amérique latine.

    Rien ne dit, cependant, que pareille performance se perpétuera. La pression exercée sur l'agriculture est plus forte que jamais. Sous l'effet des dynamiques démographiques, l'humanité augmentera de deux à trois milliards de bouches à nourrir d'ici à 2050. Et du fait de la croissance économique, une part grandissante de l'humanité revendiquera sa part de viande. Une étude de la FAO, « Livestock's long shadow », publiée en novembre 2006, prévoit un doublement de la production d'ici au milieu du siècle. De 229 millions de tonnes en 1999-2001 à 465 millions en 2050.

    Comment faire ? Comment produire ces énormes quantités de viande supplémentaires ? Telle est l'une des questions majeures de ces prochaines décennies.

    La première option est d'étendre les zones de pâture. Hélas ! L'humanité n'est plus au XIXe siècle, quand d'immenses territoires (presque) vides s'ouvraient à ses éleveurs, des Etats-Unis à l'Australie, en passant par l'Argentine. Ni même dans la seconde moitié du XXe, où elle est encore parvenue à coloniser 500 millions d'hectares de terre. Les dernières conquêtes possibles, en Amérique latine et en Afrique subsaharienne, ne sont plus très nombreuses. Et beaucoup d'entre elles poseraient de graves problèmes environnementaux, puisqu'elles supposeraient, comme en Amazonie, la destruction de certaines des ultimes forêts tropicales.

    La deuxième option est d'en demander plus encore à l'élevage intensif. Mais c'est là une gageure. La méthode a des limites : elle requiert d'énormes quantités de céréales, qui exigent elles-mêmes beaucoup de terre et d'eau. Or, la terre et l'eau s'apprêtent à devenir simultanément plus rares, sous l'influence du réchauffement climatique, et plus sollicitées, sous l'effet du développement des biocarburants et de la croissance démographique. Jean-Paul Charvet, professeur de géographie à l'Université de Paris X-Nanterre, a calculé que la Terre devrait fournir 660 millions de tonnes de céréales supplémentaires pour faire face à l'accroissement attendu de la population mondiale d'ici à 2030. Et en ne nourrissant les nouveaux venus que de pain. 660 millions : c'est deux fois ce que produisent actuellement les Etats-Unis. Qui le fera ?

    On peut toujours espérer de nouvelles découvertes agronomiques qui permettraient de renouveler l'exploit accompli entre 1944 et 1970 par la révolution verte, à savoir des gains extraordinaires de productivité. Les deux fronts les plus évidents sont la productivité des céréales (plus de grains pour une même quantité de terre ou d'eau) et la productivité des animaux (plus de viande à partir d'une même quantité de grains).

    Mais il existe une façon plus simple d'accroître l'offre : développer les viandes les moins gourmandes en céréales. L'efficacité de conversion des grains varie considérablement d'un animal à l'autre. Il faut sept kilos de céréales pour obtenir un kilo de bœuf, mais il en faut seulement quatre pour un kilo de porc, un peu plus de deux pour un kilo de volaille et un peu moins de deux pour un kilo de poisson herbivore de pisciculture. Substituer la carpe au bœuf permet d'assurer une production de protéines quatre fois supérieure. La carpe serait-elle l'avenir de l'homme ?

    Ce changement est à l'œuvre. Le bœuf, qui a longtemps été la viande la plus consommée du monde après le poisson pêché, s'est fait devancer par le porc en 1979, puis par la volaille en 1997, et devrait l'être par le poisson d'élevage dans une dizaine d'années.

    Voilà pour l'offre. Reste la demande. Or il y a là un autre espoir. La faim de viande n'est pas condamnée à augmenter indéfiniment, comme le prouve sa stabilisation, voire son léger recul, dans les pays développés. Une inversion de tendance qui peut être attribuée au moins partiellement aux problèmes de santé qu'une alimentation riche occasionne à partir d'un certain niveau de consommation. Mais qui peut résulter aussi d'une modification profonde du rapport à la nourriture.

    « Mes quatre enfants mangent moins de viande que moi, confie Bruno Parmentier, directeur de l'Ecole supérieure d'agriculture d'Angers. Les deux ou trois générations qui ont suivi la Seconde Guerre mondiale ont vécu dans la peur du manque et se sont précipitées sur ces symboles de la prospérité que sont la viande, la matière grasse et le sucre. Aujourd'hui, les mentalités ont changé. La peur des jeunes, c'est l'obésité. Et la modernité, pour eux, ce n'est pas le steak de 200 grammes, mais la salade ou la pomme. »

    http://www.letemps.ch/template/tempsFort.asp?page=3&article=227788