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  • Enfance et corrida : c'est Mozart qu'on assassine

    Apprendre à Tuer - Pablo Knudsen - 2007 - CORRIDA

    A l’heure où débute la féria d’Ales, avec au programme aujourd’hui « La journée des enfants » (sic) (voir http://www.midilibre.com/articles/2008/04/29/20080429-ALES-AU-PROGRAMME-Mercredi-30-avril-la-journee-des-enfants.php5#reaction), il est bon de rappeler avec Cesbron combien l’enfance est fragile et peut être ruinée à jamais par la perversité des adultes.

    La corrida est une invention sadique et dégoûtante, vouée à disparaître. La moindre des choses aurait été d’en protéger les mineurs. Mais même de cela, la France n’est pas capable.

    * * *

    APPRENDRE A TUER est un film de Pablo KNUDSEN, également réalisateur du documentaire Zoos, l'enfer du décor : http://www.l214.com/zoos-l-enfer-du-decor.

    APPRENDRE A TUER a été tourné durant les étés 2006 et 2007 dans le sud de la France.

    Ce court-métrage suffit à témoigner du spectacle d’horreur auquel assistent des enfants de tous âges.

    De jeunes adolescents sont initiés à la pratique tauromachique dans les écoles taurines, pour la plupart subventionnées par des fonds publics. Ils se font la main sur des taurillons.

    Au-delà de l’atrocité de la corrida (torture et mise à mort ludiques, en public, d’un être sensible), le film montre avec force la nécessité d’INTERDIRE L’ACCES DES ARENES aux MINEURS, comme en Espagne.

    Pour commander le film en DVD, ou contacter le réalisateur : p-knudsen@hotmail.fr
    ou http://boutique.l214.com/index.php?art=13

    ENGLISH / ANGLAIS :

    LEARN TO KILL (APPRENDRE A TUER) is the new Pablo KNUDSEN's film, also director of the documentary Zoos, the hell of the decoration (Zoos, l'enfer du décor) about the zoological parks (90 minutes).

    Shot during summers 2006 and 2007 in the South of France, this short film (5 minutes) is enough to testify of a spectacle of horror which children of any ages attend.

    Young teenagers are introduced to the practice tauromachique in taurine schools, for the greater part subsidized by public money.

    They are made the hand on bull calves.

    Beyond the atrocity of the bullfight (torture and killing playful, in public, of a sensitive being), the film shows with strength the necessity of FORBIDDING THE ACCESS OF ARENAE (BULLRINGS) to the MINORS, as in Spain.

    To buy the movie : http://boutique.l214.com/index.php?art=13

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  • Le Sénat contre le hunt sabotage : résistons !

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    A l’heure où le Sénat envisage une offensive contre le hunt sabotage et ses partisans à travers la « Proposition de loi pour l'amélioration et la simplification du droit de la chasse » (Rapport n° 307 (2007-2008) de M. Ladislas PONIATOWSKI, fait au nom de la commission des affaires économiques et déposé le 30 avril 2008 : http://www.senat.fr/rap/l07-307/l07-307.html#toc110) (1), les militants réaffirment LEUR DROIT DE SAUVER LES ANIMAUX CONTRE LE DROIT DES CHASSEURS A LES MASSACRER.

     

    Soutenez le hunt sabotage, soutenez DDA !

    http://www.droitsdesanimaux.net/

     

    LA VIOLENCE EST DU CÔTÉ DES ASSASSINS,

    PAS DE CEUX QUI S'OPPOSENT À EUX.

    (1) Article 11 (Article L. 428-3-1 [nouveau] du code de l'environnement - Lutte contre le sabotage des actions de chasse.

    Cet article constitue un ajout par rapport au texte initial, afin d'apporter une réponse juridique à un phénomène inquiétant en plein développement, à savoir le sabotage des actions de chasse.

    Le droit existant

    En l'état actuel du droit, le fait d'entraver une action de chasse ne constitue pas une infraction spécifique, alors même que l'on assiste aux premières opérations en France de sabotage selon un mode opératoire identique à celui des groupes de « hunt-sabotage » britannique.

    Les opérations de hunt-sabotage

    Les saboteurs -c'est le nom qu'ils se donnent- arrivent, vêtus de noir et cagoulés23(*), en commando d'une trentaine de personnes et s'efforcent de bloquer par la contrainte l'utilisation des moyens de chasse. Jusqu'ici, ils se sont attaqués en priorité à la vènerie, mais depuis peu à la chasse à tir. Leur objectif, clairement énoncé sur les sites internet animés par ces groupuscules, est de parvenir progressivement à la suppression de toutes les formes de subordination de l'animal (élevage, consommation de la viande et de tous les produits d'origine animale, usage du cuir et de la fourrure, utilisation de l'animal dans les spectacles, utilisation dans la recherche médicale...).

    Ce phénomène est d'ailleurs en développement rapide puisqu'après deux tentatives avortées au début de 2007, dix sabotages de journées de chasse se sont produits au cours de la saison 2007-2008 et que l'on assiste désormais à un recrutement plus massif des saboteurs, notamment par des petites annonces explicites diffusées dans la presse locale.

    En l'absence d'une incrimination spécifique, le traitement juridique de ces opérations de sabotage s'inscrit dans le cadre du droit commun.

    D'une part, le droit pénal punit déjà un certain nombre d'infractions susceptibles d'être commises à l'occasion de ces sabotages, tels que :

    - la destruction, la dégradation ou la détérioration d'un bien appartenant à autrui (article 322-1 du code pénal), qui est punie de deux ans d'emprisonnement et 30.000 euros d'amende24(*) ;

    - ou encore la menace, par quelque moyen que ce soit, de commettre un crime ou un délit contre les personnes (articles 222-18 du code pénal), qui est punie de trois ans d'emprisonnement et de 45.000 euros d'amende, lorsqu'elle est faite avec l'ordre de remplir une condition.

    D'autre part, le droit civil de la responsabilité ouvre en principe droit à la réparation des préjudices subis par les participants à la chasse. Il s'agit éventuellement des préjudices matériels mais il n'est pas exclu que les saboteurs soient amenés à indemniser le préjudice moral d'agrément que constitue la privation d'une journée de chasse.

    Ceci n'est bien sûr possible que dans la mesure où les saboteurs peuvent être identifiés (ce qui est difficile dans le cas de groupes cagoulés) et le résultat des deux procédures judiciaires actuellement en cours sera instructif sur la façon dont la justice appréhende ces faits tant au pénal qu'au civil.

    Les conclusions de votre commission

    Votre commission considère que le développement rapide des opérations de sabotage constitue une évolution inquiétante, partageant en cela non seulement le point de vue des chasseurs mais aussi des organisations institutionnelles de défense des animaux, entendues par votre rapporteur à ce sujet.

    Sur le plan de l'état de droit, il n'est en effet pas acceptable que les activités cynégétiques ayant un statut légal clairement défini puissent être délibérément entravées par des militants d'un mouvement radical, organisés en commando, sans que ceux-ci s'exposent à des sanctions.

    De plus, en termes de sécurité des personnes et des biens, les opérations de sabotage visant à empêcher l'action de chasse sur le terrain engendrent des risques d'accidents graves. Ces risques tiennent aux réactions des animaux (chiens séquestrés dans des véhicules, chevaux bloqués dans des filets) utilisés par la vénerie, et ils ont encore été accrus dès lors que les saboteurs s'attaquent à des activités de chasse à tir qui supposent l'emploi d'armes à feu.

    Enfin, au regard de l'ordre public, les opérations de sabotage pourraient dégénérer en affrontements. Cela n'a pas été le cas jusqu'à présent, grâce tant à la présence vigilante de la gendarmerie qui intervient à chaque occasion, qu'au sang froid des chasseurs. Toutefois, la poursuite de ces opérations, a fortiori leur développement, risquerait de remettre en question cet équilibre.

    Aussi votre commission propose-t-elle d'insérer un nouvel article L. 428-3-1 dans le code de l'environnement, punissant « le fait d'entraver ou d'empêcher le déroulement normal d'une action de chasse » d'une amende prévue pour les contraventions de la cinquième classe25(*), qu'elle estime doublement justifiée :

    - d'une part, parce qu'elle rappelle clairement, par une inscription spécifique, le caractère illégal du sabotage des actions de chasse, assurant ainsi que de telles actions soient réprimées, même lorsqu'il pourrait y avoir une hésitation quant au rattachement de ces actions de sabotage à une autre infraction du code pénal ;

    - d'autre part, parce que la peine prévue (contravention de cinquième catégorie) traduit bien le caractère résiduel de cette nouvelle infraction, puisqu'elle est inférieure à celle retenue pour la plupart des infractions accompagnant ces actions de sabotage ;

    Enfin, s'agissant de la proportionnalité de cette peine, il convient de rappeler qu'elle est équivalente aux peines prévues pour la plupart des infractions graves commises par les chasseurs, notamment lorsque les actions de chasse ne sont pas autorisées. Ceci permet d'atteindre l'équilibre recherché par votre commission dans la préparation de l'article 11 de ses conclusions.

  • Lapins français et italiens indésirables en Suisse

     

    SAINT-GALL, Suisse — La campagne de l'association de protection des animaux alémanique Kagfreiland contre la commercialisation de viande de lapins élevés en cages porte ses fruits. Les grands distributeurs suisses ont cessé les uns après les autres de vendre du lapin provenant d'Italie, de France ou de Hongrie, souligne l'organisation.

    Manor, Globus, Carrefour et Denner, en particulier, ne commercialisent pas ou plus de viande de lapins provenant d'élevages utilisant des cages. Kagfreiland, dont le siège est situé dans le canton de Saint-Gall, dans l'est du pays, avait fait pression après avoir mené une enquête selon laquelle plus d'un million de kilos de viande de lapin étranger élevé en cages atterrit chaque année dans les assiettes helvétiques. Selon Kagfreiland, Globus va procéder à des investigations auprès de ses fournisseurs afin de vérifier les conditions d'élevage.

    Brigitte Gothière, porte-parole de l'association française de protection des animaux L214, précise que la France exporte bon an mal an quelque 180.000 lapins en Suisse. Elle dénonce un élevage professionnel intensif pour le 99% de la production dans l'Hexagone, avec des lapins enfermés dans des cages exiguës au sol grillagé. Les animaux n'ont même pas assez de place pour se redresser dans leur cage. Elle regrette que les normes françaises soient beaucoup moins contraignantes que celles appliquées en Suisse.

    http://tempsreel.nouvelobs.com/depeches/societe/20080430.FAP1336/lapins_francais_et_italiens_indesirables_en_suisse.html

    http://canadianpress.google.com/article/ALeqM5jsRZ_c-9cFZH97M68cDBGEenzthw

  • La chasse à l’éléphant en Afrique du Sud est de nouveau autorisée

    L'image “http://cache.20minutes.fr/img/photos/afp/2007-06/2007-06-06/article_SGE.KPO41.060607170803.photo00.photo.default-415x512.jpg” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.

    L’Afrique du Sud a décidé d’autoriser à nouveau l’abattage des éléphants, dont la population, passée de 8000 à 18000 en 13 ans, menace la biodiversité.

    « Notre ministère a reconnu la nécessité de conserver l’abattage comme option de gestion (de la population) mais a fait en sorte que cela reste une mesure en dernier recours qui ne puisse être acceptée que sous de strictes conditions », avait déclaré le ministre de l’Environnement, Marthinus van Schalkwyk en février.

    L’abattage ne pourra être retenu qu’en cas d’échec des tentatives de contraception ou de déplacement des populations.

    Les défenseurs des animaux se mobilisent

    Une telle prudence s’explique parce que la reprise possible de l’abattage a causé une forte émotion chez les défenseurs des animaux, particulièrement sensible à la méthode retenue pour tuer les pachydermes.

    « Dire que nous allons les tuer en masse est une chose terrible », s’est émue Michelle Pickover, de l’organisation Animal Rights Africa qui prévoit d’introduire un recours en justice pour empêcher l’abattage.

    Les éléphants seront en effet exécutés par un tireur d’élite qui, depuis un hélicoptère, tentera de les abattre avec une seule balle au cerveau, à l’écart d’autres groupes, pour éviter les traumatismes.

    Bardot écrit à Mbeki

    Son association entend également lancer une campagne internationale pour demander aux touristes de boycotter l’Afrique du Sud au moment de la prochaine Coupe du Monde de football.

    L’ancienne actrice française Brigitte Bardot, ardent défenseur de la cause animale, a également écrit au président Thabo Mbeki pour lui demander de renoncer à la mesure, en se disant « scandalisée par la reprise de cette tuerie ».

    La semaine dernière, des spécialistes venus du monde entier réunis en Afrique du Sud ont estimé que « l’abattage et le déplacement sont les seules options efficaces pour réduire la densité de population dans les endroits où il est urgent de le faire ».

    L’organisme SANParks qui gère les réserves nationales où vivent la grande majorité des éléphants, n’a pas encore décidé s’il allait se saisir de cette possibilité.

    « Nous trancherons au cours d’un processus de planification. Nous devons être très minutieux », a annoncé la porte-parole de SANParks.

    Alexander Joe

     

    http://www.20minutes.fr/article/228698/Monde-La-chasse-a-l-elephant-en-Afrique-du-Sud-est-de-nouveau-autorisee.php

  • Libération (30/04/08) : "Aux Pays-Bas, des militants bêtes et méchants"

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    [Ce titre ne vous rappelle rien ? Si bien sûr... Sabine Cessou et Marie Vaton : les deux font la paire...]

    Les défenseurs des animaux multiplient les actions radicales. Le mouvement autrefois populaire y perd de son crédit.

    De notre correspondante à Amsterdam Sabine Cessou

    Il y a peu, même la reine Beatrix avait adopté la cause animale en retirant de ses dîners le foie gras. Une décision royale motivée par les embarrassantes questions posées par le Parti des animaux, créé en 2006 et fort de deux sièges sur 150 au Parlement.

    Aujourd’hui toutefois, difficile de savoir si la souveraine ferait de même. Longtemps écoutés, les activistes de la cause animale ont désormais mauvaise presse. Leurs méthodes, de plus en plus violentes, inquiètent le pays et les services secrets évoquent la radicalisation du mouvement.

    Menaces aux familles.

    Les « visites à domicile » sont l’une des tactiques les plus répandues. Les militants font des descentes, le visage masqué, chez les employés de sociétés impliquées dans des expériences sur des animaux. Ils menacent les membres de leur famille et se livrent à des actes de vandalisme.

    Dernière illustration : le 15 avril, à la suite de menaces répétées, la petite ville de Venray a renoncé à investir 60 millions d’euros dans Sciencelink, un projet de parc industriel et scientifique. Parce que des entreprises y auraient pratiqué des tests sur des animaux de laboratoire, le Front de libération des animaux s’est déchaîné.

    Le promoteur immobilier s’est retiré du projet - censé créer 400 emplois - après que deux de ses directeurs ont retrouvé leurs maisons barbouillées de slogans. « Nous reviendrons, et pas avec de la peinture », ont fait savoir les militants. Egalement menacés, le maire et un conseiller municipal ont vécu des mois sous protection policière

    Le groupe Respect pour les animaux forme le noyau dur de cet activisme. Anna Kroos, sa porte-parole, a démenti son implication dans les violences, sans pour autant condamner les agressions commises par d’autres.

    « La seule limite, a-t-elle déclaré à la Radio Netherlands Worldwide, c’est qu’il n’y ait pas de morts ni de blessés ». Des députés se sont indignés de la « terreur » semée par les activistes et débattent de l’éventuelle application des lois antiterroristes.

    Pourtant, aux Pays-Bas, la cause animale avait plutôt bonne réputation jusqu’à présent, même si l’un de ses défenseurs détraqués, Volkert van der Graaf, avait assassiné en 2002 Pim Fortuyn, le chef de la droite populiste [1].

    Il y a un an, un vétérinaire a été condamné à une amende sans précédent de 200 000 euros, pour avoir traité de « terroristes » les militants du groupe WakkerDier (Animal éveillé).

    L’amour des animaux étant chose largement partagée, une majorité s’est dégagée, le 30 janvier, pour l’interdiction des animaux sauvages dans les cirques. Une enquête préalable a été ordonnée par le gouvernement, pour en savoir plus sur le « bien-être » des éléphants, lions et otaries de scène.

    Soude caustique.

    Avant 2005, l’activisme anti-laboratoires était plutôt une spécialité britannique. Mais la répression à l’œuvre outre-Manche a incité les militants à s’expatrier en Suisse, en Allemagne, en Suède, en Belgique et aux Pays-Bas.

    Et cette virulence a des répercussions diplomatiques. Voilà des années que les Pays-Bas et le Japon sont en froid, sur le dossier de la pêche à la baleine. Alors que La Haye fait pression pour que le Japon cesse de chasser les cétacés, Tokyo a convoqué en mars l’ambassadeur des Pays-Bas, au sujet des militants du groupe américain The Sea Shepherd, qui croisent à bord d’un navire néerlandais.

    Ses membres sont accusés d’avoir jeté de la soude caustique sur l’équipage d’un baleinier japonais opérant en Antarctique. Maxime Verhagen, le ministre néerlandais des Affaires étrangères, a condamné la violence, mais défendu le droit de manifester, y compris en mer.

    http://www.liberation.fr/actualite/monde/323953.FR.php

    [1] : l’assassinat de Pim Fortuyn n’a, bien sûr, strictement rien à voir avec le mouvement de libération animale, contrairement à ce qui est odieusement sous-entendu dans l’article.

    Commentaire de Coco : « Amalgame affligeant »

    « Les activistes de la cause animale ont désormais mauvaise presse. » C'est sûr qu'avec une certaine presse racoleuse et friande d'amalgames, comme cet article par exemple, cela donne des résultats pas terribles.

    Sabine Cessou, pourquoi avoir repris le titre d'un article du Nouvel Obs sur le même thème « bêtes et méchants » ?

    Parce que c'était moins fatiguant que d'en chercher un autre ? Parce que c'est dans l'air du temps que de casser les militants pour les animaux ? Parce que c'est racoleur à souhait ?

    Bonjour le titre méprisant en tout cas. Que faites-vous de toutes les personnes qui travaillent bénévolement, seule ou en association, pour les animaux dans le respect des lois et des personnes ? Pourquoi passer sous silence leurs actions ?

    Et pour changer un peu, pourquoi ne pas faire un article sur ce que subissent réellement les animaux au lieu de diaboliser ceux qui tentent de leur venir en aide ?

    « Le groupe Respect pour les animaux forme le noyau dur de cet activisme. » Et la présomption d'innocence, vous connaissez ?

    Etes-vous une juge ou une enquêtrice de police pour déclarer ainsi que cette association est impliquée dans ces actions illégales ? Ne croyez-vous pas que vous tombez dans le registre de la diffamation, là ? 

    Jeudi 01 Mai 2008 - 09:02

  • Les hirondelles et les martinets gravement menacés par la destruction de leurs nids

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    Au printemps, les hirondelles et les martinets se retrouvent sans nid à leur retour de migration. En cause : la destruction volontaire et illégale de leurs logis pour éviter les salissures sur les façades et permettre l’avancée de travaux sur les bâtiments. Pourtant, ces espèces sont strictement protégées par la loi et des solutions faciles à mettre en œuvre existent pour cohabiter paisiblement.

    Chaque printemps, la LPO reçoit de nombreux appels de personnes désarmées après avoir constaté des actes de destruction illégale de nids d’hirondelles et de martinets. Ces espèces viennent, en effet, nicher sur les façades des maisons, des immeubles, dans les  dépendances ou les étables, pour le plus grand bonheur de beaucoup d’entre nous.

    Malheureusement, pour d’autres, ces oiseaux constituent une gêne, en raison notamment des salissures que leurs déjections peuvent laisser sur les façades. Certaines personnes irresponsables détruisent donc les nids, même pendant la saison de nidification !

    De nombreux nids sont également réduits à néant au cours de travaux d’entretien d’immeubles ou de réhabilitation de quartiers, réalisés par certaines administrations publiques (mairies, écoles, gares SNCF ou RATP, Office public d’aménagement et de construction), qui sont pourtant sensées connaître la loi protégeant ces oiseaux 

    En effet, toutes les espèces d’hirondelles et de martinets, des plus communes aux plus rares, sont protégées. Il est donc interdit de porter atteinte aux individus, à leurs nids et à leurs couvées (œufs et poussins). Tout auteur d’une infraction est passible d’une amende de 9 000 euros et d’une peine d’emprisonnement de six mois.

    Aujourd’hui, la sauvegarde de ces oiseaux s’avère d’autant plus indispensable qu’ils connaissent un déclin alarmant en France. La destruction des nids est, avec les pesticides et la profonde altération de leurs habitats, l’une des causes principales de leur déclin. Ainsi, entre 1989 et 2007, les effectifs d’hirondelles rustiques et de fenêtre ont chuté, chacun, de près de 39 %.

    Pourtant, des solutions existent pour faciliter une cohabitation harmonieuse de l’homme avec ces oiseaux. Afin d’éviter les salissures sur les façades, il suffit de placer de petites planchettes en-dessous des nids, qui pourront également éviter aux jeunes de tomber au moment du nourrissage.

    Malgré toutes ces précautions, si vous êtes témoin d’atteintes portées à ces oiseaux, vous pouvez agir directement.

    Dans un premier temps, vous pouvez intervenir auprès des personnes responsables en tentant de les sensibiliser à la sauvegarde des nids. Si vous souhaitez agir dans ce sens, la LPO met à votre disposition des fiches conseils sur les hirondelles et martinets que vous pouvez leur remettre. Après s’être renseignés auprès de La LPO, plusieurs particuliers se sont ainsi mobilisés et ont pu faire ajourner des travaux qui auraient causé la destruction de nids.

    Si les personnes portant atteinte à ces espèces ne se montrent pas coopératives ou s’il y a urgence, vous pouvez alerter le service départemental de garderie de l’ONCFS (Office nationale de la chasse et de la faune sauvage), la police ou la gendarmerie nationale. Seuls ces organismes assermentés peuvent dresser procès-verbal d’infraction. Vous pouvez également avertir la LPO qui pourra tenter une démarche amiable à vos côtés et, le cas échéant, déposer plainte si le délit est constaté.

    La protection de ces fragiles oiseaux migrateurs participe d’une action citoyenne. Il appartient donc à chacun de nous, sur la base d’une démarche simple et concrète, de veiller à la sauvegarde de ces ambassadeurs du printemps et de faciliter ensemble leur retour de migration.

    Allain Bougrain Dubourg

    Président de la LPO

    http://www.lpo.fr/comm/cphirondellesetmartinetsmenaces.shtml

  • Le Point : "Enquête - Le scandale des abattoirs"

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    Près de la moitié des abattoirs français ne sont pas conformes aux normes d'hygiène européennes, selon une note de la Direction générale de l'alimentation.

    Le Point a pu se procurer ce document confidentiel.

    Jean-Michel Decugis, Christophe Labbé et Olivia Recasens

    Un quart de la viande que nous avalons est issu d'abattoirs qui ne respectent pas les règles d'hygiène européennes. C'est le constat qui ressort d'une note de service de la Direction générale de l'alimentation (DGAl), datée du 21 novembre 2007.

    Selon ce document à usage interne que Le Point a pu se procurer, 42 % des établissements où l'on abat veaux, vaches, cochons... et 46 % des abattoirs de volailles et de lapins sont hors-la-loi au regard des normes d'hygiène européennes.

    Fâcheux quand on sait que la moindre entorse aux règles d'hygiène peut transformer un morceau de viande en bombe biologique. Il y a un mois, Carrefour et Monoprix ont ainsi dû rappeler plus de 2,5 tonnes de steaks hachés qui avaient été contaminés dans un abattoir par l' Escherichia coli , une bactérie d'origine fécale. Il suffit d'un mauvais geste lors de l'éviscération de l'animal pour que ce germe, vecteur de gastro-entérites et de graves infections rénales, souille la viande.

    Deux autres ennemis bactériens sont en embuscade : Campylobacter, qui donne de violentes gastroentérites, et Salmonella , la bactérie responsable des fameuses salmonelloses. Outre les intestins, l'autre cheval de Troie sont les plumes ou les poils souillés. Selon l'Institut de l'élevage, un quart des bovins entrant dans les abattoirs sont couverts de boue et de bouses.

    Cela fait des années que l'Europe tape du poing sur la table pour que la France fasse le ménage dans ses abattoirs. Au printemps 2006, l'Office alimentaire et vétérinaire européen (OAV), le bras armé de Bruxelles en matière de contrôle sanitaire, a dépêché quatre inspecteurs pour faire la tournée d'une vingtaine d'abattoirs français, afin de juger sur place des progrès réalisés.

    Ils n'ont pas été déçus du voyage. « Dans les établissements du secteur viandes, la situation varie de l'excellent jusqu'à l'inacceptable et des problèmes majeurs ont été identifiés », écrivent les inspecteurs européens dans leur rapport remis en août 2006. La plupart des abattoirs visités ont été épinglés par les procédures de dépouillement et d'éviscération : « Il y avait contact entre la face externe de la peau et la carcasse. »

    En prime, aucune mesure n'avait été prise pour s'assurer que les animaux étaient propres à leur arrivée à l'abattoir. Dans un établissement, les vétérinaires de l'OAV ont constaté que « jusqu'à 80 % des carcasses de veau et presque la moitié des carcasses de bovin avaient des contaminations fécales visibles ».

    Et ce n'est pas tout. Dans trois abattoirs, ils ont relevé pêle-mêle des « croissances importantes d'algues et de moisissures sur un mur dans un couloir entre le hall d'abattage et les frigos », des « toiles d'araignée » sur des lignes de production, de la « rouille étendue » et des « saletés incrustées » un peu partout.

    Dans un autre, les vestiaires étaient à la fois utilisés par le personnel travaillant à l'abattoir et celui des étables, et tout ce petit monde traversait le hall d'abattage pour aller se changer. De quoi favoriser la prolifération des micro-organismes en tout genre.

    Quid des vétérinaires chargés de contrôler les abattoirs ? Dans certains départements, ils « signaient des certificats concernant des produits qu'ils n'avaient pas inspectés ». Et l'OAV de souligner le manque de sévérité des pouvoirs publics, avec des suspensions ou des retraits d'agrément mis en oeuvre de « façon trop parcimonieuse ».

    Depuis 2005, l'Europe a resserré les boulons sur l'hygiène alimentaire. Nos abattoirs - 318 pour les animaux de boucherie et 1 520 pour les volailles, dont seulement 420 sont agréés CE - ont jusqu'à 2010 pour se mettre aux normes.

    « Cela fait longtemps que l'on tire la sonnette d'alarme, confie un vétérinaire français. L'administration sait qu'il y a des abattoirs poubelles, mais les inspections de l'OAV ont eu l'effet d'un électrochoc. » La mise aux normes des abattoirs est devenue une priorité.

    Conditions apocalyptiques

    Afin de repérer les canards boiteux, la DGAl, qui dépend du ministère de l'Agriculture, a classé les établissements en quatre catégories. En novembre 2007, 33 % des abattoirs pour animaux de boucherie écopaient d'un III parce qu'ils présentaient « plusieurs points de non-conformité », et 9 % étaient estampillés IV en raison « de graves points de non-conformité [...] pouvant justifier la suspension de l'agrément ». Du côté des abattoirs de volailles et de lapins, on en comptait 42 % en classe III et 4 % en classe IV.

    De l'aveu même de la DGAl, ce sont ainsi plus de 700 000 tonnes de viande de boeuf, veau, mouton... et environ 500 000 tonnes de poulets qui, chaque année, sortent d'abattoirs non conformes. « Ces classements sont à usage interne à l'administration, insiste-t-on à la DGAl. Ils donnent une idée globale du niveau de conformité des établissements, mais ne permettent pas directement de conclure en matière de risque pour le consommateur. » Il n'empêche, la viande produite dans ces établissements est interdite à l'exportation en dehors de l'Union européenne...

    Pour donner un coup de balai au plus vite, la DGAl a envoyé, le 15 avril, une note confidentielle à tous les directeurs départementaux des services vétérinaires leur indiquant que, désormais, leur notation tiendrait compte du taux de conformité des abattoirs dans leur département. Une façon d'activer la motivation des troupes.

    Le Point a récupéré la liste noire des abattoirs d'animaux de boucherie classés IV (voir carte ci-dessus, à gauche). Au début du mois d'avril 2008, ils étaient vingt-trois. Essentiellement des petites structures produisant moins de 5 000 tonnes par an, à l'intérieur desquelles les conditions d'abattage sont parfois apocalyptiques.

    Ainsi, les animaux tués selon le rituel halal agonisent-ils jusqu'à vingt minutes. Depuis peu de temps, sous la pression de Bruxelles, le bien-être animal fait partie des critères d'évaluation des abattoirs. Il est vrai que le stress ressenti par l'animal au moment de l'abattage provoque la sécrétion de toxines qui plombent le goût, la couleur et la tenue de la viande.

    « Lorsque les non-conformités sont récurrentes et qu'aucune mise aux normes n'est engagée, on propose au préfet de suspendre l'agrément de l'abattoir. Le problème est que les élus montent aussitôt au créneau. La fermeture d'un abattoir pour raison sanitaire, c'est la bombe atomique à l'échelle locale », constate le même inspecteur vétérinaire.

    Dans le Morbihan, la mairie de Malestroit a obtenu un sursis pour son abattoir relégué en catégorie IV : « L'infrastructure ne permet pas de le mettre aux normes européennes. Une étude est en cours pour le rebâtir complètement. En attendant, nous faisons tout pour maintenir ce service de proximité. »

    A la FNICGV, la fédération qui regroupe la plupart des petits abattoirs, on ne décolère pas. « D'ici à 2010, une cinquantaine d'établissement risquent de mettre la clé sous la porte, avertit le directeur. Les pouvoirs publics utilisent l'arme sanitaire pour rationaliser le secteur. »

    La plupart des abattoirs classés IV que nous avons contactés jurent avoir engagé des travaux. D'autres nous ont claqué la porte au nez. Comme celui de Saint-Affrique, dans le département de l'Aveyron, dont le directeur a coupé court à l'entretien par un : « On vit caché, ça nous va très bien. » C'est ce même abattoir qui a été condamné en 2005 pour avoir pollué la Sorgue avec du sang et des substances carnées.

    A Montereau-Fault-Yonne, en Seine-et-Marne, Kissi Tradi Viandes est spécialisé halal. Selon les services vétérinaires, l'activité d'abattage est stoppée depuis le mois de janvier. Ce n'est pas ce que Le Point a observé sur place. Ce vendredi, à l'aube, au bout de la zone industrielle, à une centaine de mètres d'une Déchetterie, 250 moutons viennent d'être égorgés par trois bouchers dans la salle d'abattage, un ancien entrepôt frigorifique.

    « Il faudrait rendre publique la situation sanitaire des abattoirs en France, suggère, sous couvert d'anonymat, un directeur départemental des services vétérinaires. On laisse croire au grand public que, si un abattoir a un agrément, il est carré : ce n'est pas vrai. Le seul levier, c'est la transparence, qui existe chez la plupart de nos voisins... mais pas chez nous. »

    http://www.lepoint.fr/actualites-societe/le-scandale-des-abattoirs/920/0/242001

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  • Centre d'Élevage d'Ardenay : "La mort est mon métier"

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    Campagne contre le CENTRE D'ÉLEVAGE D'ARDENAY (SARL CEC), Domaine Saint Louis, Bray-et-Lû, 95710 France

    Situé dans le Val d'Oise à une heure de Paris, le centre élève des animaux et des insectes destinés à la dissection ou à la vente aux particuliers*.

    Dans le cadre de travaux pratiques effectués dans des cours de Sciences de la Vie et de la Terre (SVT), les élèves sont parfois amenés à pratiquer la dissection. Celle-ci se fait généralement sur une grenouille, un rat, un lapin, une souris, un poussin, un oeil de boeuf, un poisson, un coeur ou rein de porc, des insectes...

    Il est pourtant avéré que les étudiants n'apprécient pas beaucoup cette pratique d'un autre temps et seraient contents d'observer une video ou des photos sans avoir à « sacrifier » un être vivant !

    Animaux et insectes sont élevés pour mourir, seuls les organes appelés abats sont probablement récupérés des abattoirs. Les écoles vétérinaires ont différents moyens de se procurer les corps d'animaux morts naturellement.

    De nombreuses alternatives s'offrent aux enseignants des SVT, y compris pour les études supérieures. Il y existe des CD Roms, des mannequins ou des vidéos qui remplacent efficacement les anciens « outils pédagogiques ». Certains programmes informatiques simulant une dissection sont performants et permettent à l'étudiant de revenir en arrière en cas de maladresse mais aussi d'avoir accès à des informations, de gros plans, des images en 3D, des animations. Certaines organisations prêtent même du matériel et offrent leurs conseils.

    Le Centre d'Élevage d'Ardenay fournit ses clients sans complexe aucun vis-à-vis du respect de la vie. Le client peut choisir le conditionnement des victimes : congelées, dans le formol ou vivantes !

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    La nuit du 27 Décembre 2007, des militants se sont introduits dans le centre et ont découvert un endroit sordide et glauque.

    D'après leur rapport et les photos diffusés sur le net :

    Il y a « deux pièces consacrées à l'élevage de souris, dont beaucoup sont enceintes, énormes, prêtes à mettre bas. D’autres accompagnent les nouveaux nés, regroupés jusqu’à 40 par cage. » « Une pièce destinée à l'élevage de rats. Plusieurs dizaines de milliers d'animaux entassés dans des cages. »

    « Une pièce pour les insectes : blattes, grillons et criquets dans des placards grillagés maintenus dans une lumière constante. »

    « Les grenouilles, apparemment mourantes, sans force ni énergie, en léthargie, dans des baignoires rouillées, stagnent dans un fond d’eau putride additionnée d’une substance forte à l’odeur de pétrole. Beaucoup de grenouilles sont mortes mutilées... »

    « Il y a une quarantaine de congélateurs «remplis de souris et rats congelés, dont des nouveaux nés, et aussi un lapin, des cochons d’Inde, poussins, cœurs de porcs, cœurs d’agneau. »

    « Les souris et rats sont rangés par centaines en rang serrés dans des bacs en polystyrène empilés, apparemment chloroformés avant d'êtres congelés. D'autres congélateurs contiennent des animaux jetés en vrac, en posture recroquevillée ou tordue, crispés, ce qui nous laisse penser qu'ils ont été congelés vivants ! »

    « Une bonne vingtaine de seaux, dans la dernière pièce au fond, contiennent des animaux morts par centaines et conservés dans un liquide à l’odeur intenable. Dans ces seaux on trouve grenouilles, criquets, écrevisses, yeux de lapins, testicules de moutons, yeux de bœufs, blattes. »

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    Gérante : Marie Lessieux / lessieux.marie@wanadoo.fr

    Tél. : 01 34 67 72 06 / Fax : 01 34 67 73 23

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    Complice : 95 Express Saint-Ouen l'Aumône. Via ce transporteur, animaux, insectes et organes sont livrés à travers toute la France aux Académies de Paris (Jussieu), Versailles, Lyon, Nice, Toulouse...

    Il est temps que les enseignants passent aux méthodes modernes et cessent le carnage !

    *Le particulier ayant choisi de garder un reptile en captivité se trouve confronté à la nécessité de lui procurer de la nourriture. Emprisonnés dans leurs vivariums, les reptiles sont nourris par la main de l'homme avec des rongeurs vivants spécialement élevés pour. Selon l'âge ou la taille du prédateur, les animaux donnés en pâture peuvent aller de souriceaux à peine nés jusqu'aux adultes, puis des rats, des cochons d'Indes, pour finir par des lapins.

    >Campagnes

    http://contrevivisection.org/campagnes/campagne_ardenay.htm

    http://contrevivisection.org/campagnes/campagne_ardenay_plus.htm

  • USA : du bruit autour d'un rapport contre l'élevage industriel

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     Le rapport : http://www.ncifap.org/  
     Aux USA vient d'être publié un rapport ("Putting Meat on the Table:   
     Industrial Farm Production in America") que la grande presse relaye   
     dans de grands articles, rapport qui met en cause l'élevage industriel   
     et les divers problèmes qu'il pose : santé publique, environnementaux,   
     bien-être animal, vie rurale.   
     Il est pris au sérieux car publié par une fondation philanthropique   
     reconnue, et est le fruit d'un travail de 2 ans d'experts reconnus   
     (santé publique, etc.).  De plus le Washington Post souligne que le   
     rapport "arrive à un moment où le questions d'alimentation,   
     d'agriculture et de bien-être animal sont proéminentes dans l'esprit   
     du public américain".   
     Les filières d'élevage s'étranglent publiquement devant les   
     recommandations du rapport.   
     Un article rapporte que le rapport recommande notamment : "un arrêt,   
     étalé sur 10 ans, de pratiques d'élevage problématiques, dont   
     l'utilisation des stalles qui empêchent les truies gestantes de se   
     retourner et limitent fortement leurs mouvements lorsqu'elles sont   
     avec les porcelets, des petites cages de batterie pour les poules   
     pondeuses, du gavage des oies et canards, et la coupe de la queue de   
     vaches laitières".   
     Parmi d'autres recommandations, il appuie aussi fortement une   
     proposition de loi d'interdiction de l'utilisation des antibiotiques à   
     des fins non-thérapeutiques.   
     Antoine Comiti   

  • Livre : "La Fin de l'exception humaine", Jean-Marie Schaeffer (Gallimard)

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    Jean-Marie Schaeffer La Fin de l'exception humaine
    Gallimard - NRF Essais 2007 / 21.50 € - 140.83 ffr.446 pages
    ISBN : 978-2-07-074999-7
    FORMAT : 14,0cm x 20,5cm

    L'auteur du compte rendu : Scénariste, cinéaste, Yannick Rolandeau est l’auteur de Le Cinéma de Woody Allen (Aléas) et collabore à la revue littéraire L'Atelier du roman (Flammarion-Boréal) où écrivent, entre autres, des personnalités comme Milan Kundera, Benoît Duteurtre et Arrabal.

    Le livre de Jean-Marie Schaeffer, chercheur au CNRS, enseignant à l'EHESS, se veut ambitieux.

    Ses travaux s’inspirent des outils de l’analyse structurale, des sciences cognitives et de la philosophie analytique.

    Il s'en prend à ce qu'il appelle la Thèse de l'exception humaine.

    Que dit-elle ?

    Elle affirme que l'homme fait exception parmi les êtres de la terre.

    Cette exception serait due au fait que, dans son essence, l'homme possède une dimension ontologique qui transcende la réalité des autres formes de vie et sa propre « naturalité ».

    La thèse revêt trois formes majeures.

    Premièrement, elle refuse de rendre l'identité de l'homme à la vie biologique.

    L'homme serait un sujet autonome et fondateur de son propre être (philosophies du XXe siècle comme la phénoménologie, le néo-kantisme, l'existentialisme).

    La seconde situe le lieu de la transcendance dans le social : l'homme est « non naturel », ou « anti-naturel ».

    La troisième soutient que c'est la culture qui constitue l'identité de l'être humain, et que la transcendance culturelle s'oppose à la fois à la nature et au social.

    La thèse joue donc de l'opposition entre « nature » et « culture » et postule une rupture ontique à l'intérieur de l'ordre du vivant.

    Selon elle, le monde des êtres vivants est constitué de deux classes disjointes, les formes de vie animales d'un côté, l'homme de l'autre.

    Cette rupture ontique n'oppose pas seulement deux domaines du vivant, celui de l'humain et celui de l'animalité, mais redouble cette dualité à l'intérieur de la conception de l'homme lui-même : corps/âme, rationalité/affectivité, nécessité/liberté, nature/culture, instinct/moralité, etc.

    La thèse implique une interprétation particulière du dualisme ontologique, c'est-à-dire de la croyance en l'existence de deux plans de l'être, un plan matériel et un plan dit spirituel.

    Elle implique aussi une conception gnoséocentrique de l'être humain, en affirmant que ce qu'il y a d'exclusivement humain dans l'homme, c'est la connaissance (connaissance épistémique ou connaissance éthique).

    Jean-Marie Schaeffer s'en prend à Descartes, à son opposition âme/corps : si l'homme seul est « esprit », c'est parce qu'il se définit comme être pensant.

    La pensée cartésienne accorde le privilège à la conscience autoréflexive sur toute autre modalité cognitive : le postulat de la rupture ontique adossé à une définition gnoséocentrique de l'homme va servir à légitimer le dualisme ontologique.

    Descartes n'est pas seulement mis en cause mais aussi Husserl même si la philosophe a critiqué le gnoséocentrisme scientiste du XIXe siècle.

    Si Descartes admettait l'unité de statut ontique, du corps humain et des animaux, il affirmait que l'essence de l'être humain ne résidait pas dans sa corporéité, mais dans sa pensée, et que les animaux n'étaient que pure corporéité.

    Cette rupture était fondée sur l'établissement d'une dichotomie ontologique donnée en amont de toute incarnation ontique c'est-à-dire que Descartes avait posé la détermination ontologique du cogito comme pure nécessité de pensée en amont de toute détermination ontique non seulement de la corporéité mais aussi de l'âme.

    Pour l'auteur, l’espèce humaine s’intègre dans la continuité du vivant et une approche externaliste de l’homme est fondatrice.

    Jean-Marie Schaeffer bat en brèche l’explication monocausale de la nature humaine.

    Pour lui, l'unique description sérieuse concernant la provenance et la nature de l'être humain est celle de la biologie de l'évolution.

    Celle-ci implique une naturalisation de l'identité humaine : l'homme n'apparaît pas simplement comme un être qui a un aspect biologique, elle implique une historisation de l'identité humaine.

    Elle rapatrie l'être humain dans l'histoire de la vie sur terre.

    La notion d'espèce humaine n'y fonctionne pas comme un type qui déterminerait l'évolution, mais comme la résultante de l'histoire reproductive des individus.

    Nous voilà dans une conception non finaliste : l'évolution n'est pas guidée par une téléologie transcendante ou immanente, mais s'explique en termes de causalité « ordinaire » et de téléonomie (de systèmes auto-organisationnels).

    L'essai est technique et érudit.

    Il nécessite du temps pour saisir l’argumentation et les concepts (philosophiques et biologiques).

    C'est un livre sérieux et exigeant, ardu dans sa démonstration mais tentant d'argumenter le plus rigoureusement possible.

    [...]

    Yannick Rolandeau

    http://www.parutions.com/index.php?pid=1&rid=76&srid=0&ida=9294

  • Guillermo Vargas Habacuc... un "artiste" très protégé ?

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    L'Affaire Vargas  semble mettre tout le monde dans la mouise et tout le monde d'ouvrir le parapluie pour essayer de ne pas être trop éclaboussé par ce scandale : les uns parce que peut-être ils n'ont pas réagi assez vite ne pensant pas que ce scandale puisse exploser de telle manière (les grandes organisations de défense animale internationales) et les autres parce que cela commence à donner une bien piètre image de leur pays (je parle des autorités gouvernementales organisant la Bienal).

    C'est ainsi que dernièrement nous avons eu ce communiqué qui se voulait rassurant de la part de HSUS Humane Society International . Il semblerait que tout le monde soit en train de s'acheter un alibi béton par l'affirmation que le chien ne serait jamais mort à l'intérieur de la Biénal Centroamericana de Arte dans la mesure où il se serait échappé dès les premières 24h de sa captivité.

    On n'est pas trop étonné de cette course à la bonne conscience lorsque l'on va sur le blog ERES LO QUE HACES (TU ES CE QUE TU FAIS), blog humaniste, animaliste et écologiste car on y apprend des choses très intéressantes : 3000000 de personnes demandent l'exclusion de Vargas pour la prochaine Bienal de l'Honduras, comme dit sur le blog c'est une riposte mondiale sans précédent, du jamais vu.

    Mais ce que l'on y apprend encore c'est qu'une autre organisation mondiale de protection animale, la WSPA World Society for the Protection of Animal   se serait rangée aux côtés de Ronald Zürcher organisateur de la Bienal, proche de Vargas, pour donner l'absolution à Vargas et lui permettre de participer à la prochaine Bienal.

    La question est de savoir qui ment dans cette affaire ?

    - La Ministre de la Culture de Costa Rica qui prétend ne pas pouvoir censurer Vargas, ni aucun autre artiste dans la mesure où ils ne représentent pas le pays lors de la Bienal ?

    - Ou bien le mégalo Vargas qui dans son délire déclare : « Je ne me soucie pas de cette pétition et je ne demanderai pas pardon. Je représenterai mon pays de manière heureuse et avec orgueil. »

    - La directrice de la Galerie qui prétend que le chien n'est jamais mort à l'intérieur et s'est échappé.

    - Ou bien le mégalo Vargas qui traite la même directrice Juanita Bermudez de menteuse et affirme dans son délire zoosadique que son œuvre s'est accomplie jusqu'au bout ?

    Le fait est que le Señor Zürcher et la WSPA ont décidé de tirer un trait sur cette sale affaire, d'oublier la maltraitance subie par ce chien si toutefois Vargas s'engage à ne pas recommencer et c'est en ce sens que la WSPA a décidé de placer en tant qu'observatrice officielle pour la prochaine Bienal. Comme dit sur le blog ... peut-on tomber plus bas quand on se dit organisation mondiale ?

    On conclura par la déclaration du Señor Zürcher : « L'artiste Guillermo Vargas ne sera pas exclu de la délégation artistique qui représentera le Costa Rica pour la prochaine Bienal Centroaméricaine au Honduras. » Quand on sait que Vargas est considéré comme l'un des six représentants officiels de Costa Rica selon déclaration du 18/03/2008 d'une institution d'Honduras faisant partie du comité organisateur de la Bienal, ça fait froid dans le dos.

    Les deux dernières questions, probablement celles qui contiennent en elles-mêmes la réponse au mystère Vargas ... Qui protège Vargas ? .... Et pourquoi le protège-t-on ?

    3000000 de personnes se sont prononcées contre cette cruauté extrême ... sont-ce réellement 3000000 de personnes qui se sont trompées ?

    Quant à Vargas lui-même il déclarera que toute cette agitation autour de ce chien est pure hypocrisie si l'on considère que de toute façon comme des milliers d'autres comme lui il serait mort de toute façon dans la rue.

    Pure hypocrisie également que celle de tous ces gens qui ont décidé de tirer un trait sur cette affaire chacun à sa façon soit parce qu'ils n'ont rien vu, les autres rien entendu et sans parler de ceux qui n'ont rien à dire.

    http://agir-pour-les-galgos.over-blog.com/article-19155059-6.html#anchorComment

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    Guillermo Vargas Habacuc

  • Alain Finkielkraut sur la bonne voie

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    « Je ne peux manger du foie gras sans éprouver un sentiment de gêne, non pas pour ma santé, mais parce que j’imagine ce qu’il y a dans l’expression  ‘gaver une oie’. C’est abominable.

    Une phrase de McCartney  que j’aime beaucoup… Il dit : ‘Si les murs des abattoirs étaient en verre, nous serions tous végétariens.’ Nous avons besoin de ne pas voir ce que nous faisons aux bêtes parce que c’est indigne.

    L’élevage en batterie. Gaver des oies pour le simple plaisir des restaurants gastronomiques, ce n’est pas à notre honneur. Alors je ne vais pas en tirer des conclusions draconiennes, je reste un amateur de viande.

    Mais je pense que nous aurions intérêt à réfléchir aux rapports que nous entretenons avec les animaux et à ne pas penser que tout est permis sous prétexte que nous sommes plus forts qu’eux. Il faudrait être capable d’établir des limites.

    Le foie gras, c’est mauvais pour nous. Mais le foie gras, c’est surtout mauvais pour les oies. »

    Alain Finkielkraut, Gentlemen’s Quaterly, n° 3, mai 2008, p. 130.

    … à lui qui aime Kundera :

    « La vraie bonté de l'homme ne peut se manifester en toute liberté et en toute pureté qu'à l'égard de ceux qui ne représentent aucune force. Le véritable test moral de l'humanité (le plus radical, qui se situe à un niveau tel qu'il échappe à notre regard), ce sont ses relations avec ceux qui sont à sa merci: les animaux. Et c'est ici que s'est produite la plus grande déroute de l'homme, débâcle fondamentale dont toutes les autres découlent. »

    Milan Kindera, L'Insoutenable légèreté de l'être (1984)
     

  • L’UE impose à Malte de ne pas ouvrir la chasse aux oiseaux ce printemps

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    Depuis son adhésion à l’Union européenne en 2004, en permettant la chasse à la tourterelle et à la caille des blés au printemps, lors des flux migratoires, Malte ne respecte pas la législation de l’UE.

    Sans réaction face aux multiples avertissements dont il a fait l’objet, ce petit Etat, situé au Sud de la Sicile, s’est vu cité devant la Cour européenne de justice en début d’année.

    C’est ainsi que le 24 avril dernier, cette dernière a publié dans l’urgence des mesures provisoires visant à bloquer toute ouverture de la chasse à la tourterelle des bois (Streptopelia turtur) et à la caille des blés (Coturnix coturnix) ce printemps, à Malte.

    Si légalement on voit difficilement comment le gouvernement maltais pourrait passer outre cette interdiction reste à voir quels moyens il mettra à la faire respecter.

    Alex Belvoit

    http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=3104

  • Les plantes aussi ont une dignité

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    Selon les observations de la biologie moderne,les plantes disposent d'une capacité perceptive ultrasensible.

    Comme les animaux, les plantes ont une dignité et une valeur morale. C'est ce qu'affirme la Commission fédérale d'éthique pour le génie génétique dans le domaine non humain (CENH). Un nouveau tournant dans les rapports que l'homme entretien avec le monde végétal.

    « Si les plantes et les animaux n'ont pas suivi la même évolution, les différences biologiques qui les distinguent sont cependant beaucoup moins grandes qu'il n'y paraît », explique Jürg Stöcklin, enseignant en botanique à l'Université de Bâle, et chargé par la CENH d'illustrer les spécificités scientifiques du monde végétal.

    « Bien sûr, les plantes sont sédentaires, leur système de nutrition et de croissance se distingue des nôtres, elles se reproduisent différemment et souvent par le biais du clonage. Ceci n'empêche pas que leurs liens de parenté avec les animaux sont, aujourd'hui encore, très importants, tant pour leur structure, que pour les processus et la complexité de leurs cellules », rappelle le chercheur.

    De fait, les espèces végétales et animales partagent près de trois milliards d'années d'histoire commune comme organismes monocellulaires. En effet, il n'y a « que » 700 millions d'années que ces espèces ont commencé à se différencier sur le plan de leur organisation, se transformant en organismes pluricellulaires.

    Pas de supériorité animale

    « Les plantes ne sont pas munies d'un système nerveux comme le nôtre et, jusqu'à présent, on les considérait comme des organismes autonomes et passifs. En réalité, elles disposent d'une capacité perceptive ultrasensible et interagissent de manière complexe avec les signaux extérieurs. Elles sont ainsi à même de réagir à la lumière, aux stimulations mécaniques et même au stress ressenti par d'autres plantes », souligne encore Jürg Stöcklin.

    Le spécialiste estime aussi que d'un point de vue strictement biologique, mais aussi parce que nos connaissances du monde végétal sont encore limitées, l'unicité du règne animal ne peut pas être considérée comme supérieure à celle des végétaux.

    Et, les arguments avancés par le Bâlois et d'autres spécialistes dans ce domaine ont interpellé les membres de la CENH.

    La commission a été chargée par les autorités fédérales d'examiner le concept de «dignité de la créature», tel qu'il est prévu dans la Constitution fédérale depuis 1992, année au cours de laquelle a été introduit le nouvel article sur le patrimoine génétique.

    Selon l'article 120 de la Constitution fédérale, consacré au génie génétique dans le domaine humain, la Confédération peut légiférer sur l'utilisation du patrimoine germinal et génétique des animaux, des végétaux et d'autres organismes.

    Un domaine dans lequel il faut notamment tenir compte de la dignité de la créature; un concept qui doit désormais être clairement défini, en vue de l'adoption de nouvelles lois et ordonnances en la matière.

    Valeur morale

    Ces dernières années, la CENH s'était exprimée à plusieurs reprises sur la question de la dignité des animaux. Grâce à ses évaluations, la Confédération avait introduit, en 2003, une loi parmi les plus modernes au monde, dans le but d'améliorer le statut juridique des animaux.

    Désormais en Suisse, les animaux ne sont plus considérés comme des choses mais sont reconnus comme des êtres vivants, doués de sensibilité.

    Aujourd'hui, les membres de la Commission fédérale d'éthique franchissent un pas de plus, en reconnaissant aussi une valeur morale aux plantes. C'est ce que révèle un rapport publié lundi et intitulé : « La dignité de la créature dans le règne végétal ».

    Selon la CENH, les organismes végétaux ne doivent pas uniquement être protégés en tant que valeur instrumentale (leur utilité pour l'homme), les plantes doivent aussi faire l'objet d'un respect moral en tant qu' « organismes individuels doués d'intérêts propres ».

    Pour les experts en matière d'éthique, tout être humain peut posséder des plantes et les utiliser pour satisfaire ses besoins, dont l'alimentation.

    Par contre, nul n'est autorisé du point de vue moral, et sans justification valable, à traiter de façon arbitraire ou à endommager une plante, de manière à en empêcher la croissance ou à compromettre ses chances de reproduction.

    Réglementation nécessaire

    Dans son rapport, la CENH s'est limitée à définir le principe de la dignité des plantes. Elle ne s'oppose pas aux expériences génétiques ou à d'autres manipulations d'organismes végétaux, pour autant qu'elles ne compromettent pas leur capacité reproductive et d'adaptation.

    La commission admet aussi le principe de la brevetabilité des plantes, du moment que la valeur morale de celles-ci reste intacte, cet aspect relevant davantage de l'éthique sociale.

    Il n'en demeure pas moins que le rapport de la CENH constitue un instrument de réflexion précieux, qui doit permettre aux politiques d'orienter leur choix législatif et d'évaluer l'opportunité de nouveaux projets de recherche sur les plantes, comme l'explique Markus Schefer, l'un des membres de la commission :

    « La diffusion rapide des nouvelles technologies, comme la génétique, stimule les appétits de l'économie face aux opportunités et aux avantages de telles applications; parallèlement, elle met en exergue les risques de dérapage et de dommage moral qui menacent. Du coup, l'exigence, d'un point de vue social et politique, de réglementer la liberté scientifique et économique augmente elle aussi ».

    Swissinfo, Armando Mombelli

    Contexte :

    De plus en plus, gouvernement et parlement sont appelés à réglementer des questions relatives aux nouvelles applications de la science et de la médecine, dans le domaine du génie génétique en particulier.

    Afin de pouvoir disposer d'un instrument de réflexion et d'évaluation face à ces nouvelles questions, le Conseil fédéral a institué deux commissions fédérales d'éthique. Ces organes sont composés de spécialistes, scientifiques et techniciens, de philosophes, de sociologues, de psychologues et de représentants des Eglises.

    La Commission fédérale d'éthique et de génie génétique dans le secteur non humain, la CENH, a été constituée en 1998. La Commission nationale d'éthique pour la médecine humaine (CNE) a été créée en 2001.

    La CENH s'est déjà prononcée en marge de la réglementation des émissions dans l'environnement d'organismes génétiquement modifiés, sur les dispositions concernant les denrées alimentaires contenant des organismes transgéniques, sur la transplantation de tissus et d'organes ainsi que sur la brevetabilité d'animaux et de plantes.

    Faits marquants :

    Selon les conclusions du rapport «La dignité des créatures dans le règne végétal», il n'est pas admissible, du point de vue moral, de traiter des plantes de manière arbitraire et sans raison valable. Parmi ces exceptions, figure en premier lieu la sauvegarde de l'espèce humaine.

    La CENHconsidère par ailleurs que nul ne peut s'arroger un droit de propriété absolu sur les plantes. La question de la brevetabilité des végétaux ne touche cependant pas leur intégrité, mais rentrerait dans le champ de l'éthique sociale.

    Toujours selon la commission, la manipulation génétique des plantes ne contrevient pas au principe de la sauvegarde de leur dignité, tant que la capacité d'adaptation et de reproduction des espèces végétales est garantie.

    Liens :

    http://www.swissinfo.ch/fre/a_la_une/Les_plantes_aussi_ont_une_dignite.html?siteSect=107&sid=8997654&cKey=1209288321000&ty=st

  • Bravo au Collège des Échevins de Louvain pour sa ferme décision contre les expériences sur les animaux par Philip Morris !

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    GAIA félicite le Collège des Échevins de Louvain pour sa ferme décision contre les expériences sur les animaux par Philip Morris

    "Refus de l'octroi du permis environnement pour raisons éthiques"

     L'organisation de défense des animaux GAIA félicite le collège des bourgmestre et échevins de Louvain pour son refus d'octroyer à Philip Morris un permis environnement pour son centre de recherches où des expériences sur des souris sont réalisées.

    Les animaux doivent inhaler durant des semaines la fumée de nouvelles cigarettes. C'est de cette façon que Philip Morris veut en examiner les effets sur la santé de l'homme.

    Le collège des échevins de Louvain est d'avis qu'il est immoral de rendre des animaux malades pour des cigarettes, alors que le gouvernement incite justement les gens à ne pas fumer et qu'il est manifestement clair qu'ici il n'y a pas lieu sauver des vies humaines via des expériences sur les animaux.

    « Chapeau pour le collège des échevins de Louvain », dit Michel Vandenbosch, Président de GAIA. « De par son refus, pour raisons éthiques, à octroyer une autorisation à une entreprise, qui fait des expériences inutiles sur des animaux, le collège des échevins de Louvain donne l'exemple. Pour autant que je sache, il s'agit ici d'une première », ajoute-t-il.

    « Ceci souligne également que les cigarettes de Philip Morris ne tuent pas seulement les gens, l'entreprise tue également des animaux », poursuit Michel Vandenbosch.

    GAIA fait également remarquer que la direction de Philip Morris aux Etats-Unis a décidé récemment de ne plus donner d'argent aux projets d'investigation en Californie où des expériences sur des singes et autres animaux étaient réalisées en vue d'examiner les effets d'accoutumance de la nicotine de nouvelles cigarettes.

    La direction jugeait que les résultats des recherches n'apportaient pas suffisamment d'information importante.

    Philip Morris peut encore aller en appel contre la décision du collège des échevins de Louvain. Dans ce cas, le dossier arrivera d'abord sur la table du député de la province du Brabant Flamand. « Et là ils ont également un député en charge du bien-être animal ».

    Cela, Michel Vandenbosch le sait. « Il est grand temps que Philip Morris se rende compte que l'opposition à ces expériences totalement inutiles sur des animaux va s'accroître ».

    L'organisation de défense des animaux insiste auprès de la ministre fédéral de la Santé Publique Madame Laurette Onkelinx, qui est également chargée du bien-être animal, afin de défendre les animaux contre les expériences pour le tabac.

    Voyez aussi:

    16-01-2008: GAIA demande à la ministre Onkelinx des mesures contre l'expérimentation animale pour les produits de tabac

    http://www.gaia.be/fra/control.php?&topgroupname=&groupname=cp120

  • Arte : la torture selon Mehdi

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    Arte diffuse ce soir un reportage à la gloire du bourreau tauromaniaque Mehdi Savalli, « La passion selon Mehdi » (documentaire de Bernard George, 2007).

    Merci de protester auprès de la chaîne qui fait régulièrement, ainsi que toutes ses consoeurs, l’apologie de la torture.

    http://www.arte.tv/fr/tout-sur-ARTE/contacts-credits/411158.html

  • Louvain refuse l'ouverture d'un laboratoire de Philip Morris

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    Le collège des Bourgmestre et Echevins de Louvain a refusé l'octroi d'un permis d'environnement à la société Philip Morris Research Laboratorium pour un projet d'extension de ses locaux, et ce, pour des raisons d'éthique, a annoncé samedi la Anti Dierproeven Coalitie. Cette association mène depuis plusieurs mois des actions de protestation contre ce projet d'extension de l'entreprise où des tests sont pratiqués sur des animaux.

    Le refus de permis a été confirmé par l'échevine louvaniste de l'Aménagement du territoire, Karin Brouwers (CD&V). La décision date déjà d'il y a trois semaines. « Nous ne sommes pas opposés par principe aux tests pratiqués sur les animaux. Ceux-ci sont utiles lorsqu'ils peuvent aider à faire avancer la recherche scientifique, mais dans le cas présent, ces tests ne sont pratiqués sur des animaux que pour mesurer les effets nocifs sur la santé de la fumée de nouveaux types de cigarettes, ce qui est en contradiction avec la recherche du bien-être des gens », a souligné Mme Brouwers.

    « Nous sommes une ville universitaire, mais nous n'autoriserons pas n'importe quel type de recherche sur notre territoire. Ce qu'ils font avec les animaux fait partie des choses dont nous ne voulons pas », souligne l'échevine.

    La société Philip Morris Research va se pourvoir en appel de cette décision auprès du ministre flamand de l'Environnement, Hilde Crevits. Il a appartiendra à celle-ci de déterminer dans quelle mesure les raisons invoquées pour ce refus de permis sont légalement établies.

    Selon la Anti Dierproeven Coalitie, entre 4.000 et 6.000 animaux (souris, rats, etc.) sont sacrifiés chaque année dans ce laboratoire de Louvain lors de tests pour mesurer les effets de la cigarette.

    http://www.7sur7.be/7s7/fr/1502/Belgique/article/detail/257263/2008/04/26/Louvain-refuse-l-ouverture-d-un-laboratoire-de-Philip-Morris.dhtml

  • Univers Nature : "Les dérives de l’expérimentation animale en France"

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    Alors que notre société condamne massivement la maltraitance animale, des millions d’animaux sont toujours utilisés à des fins expérimentales pour tester la nocivité de produits destinés à la consommation humaine.

    Si ce constat est vrai pour l’ensemble de l’Europe, il l’est tout particulièrement pour la France qui se place en position de leader en terme d’expérimentation animale. D’après le rapport publié tous les 3 ans par l’Union européenne, 12,1 millions d’animaux étaient soumis à des expériences scientifiques en 2005, soit une hausse de 3,2% par rapport à 2002. La France, l’Allemagne et le Royaume-Uni représentent à eux seuls 50% de ce chiffre, la France se plaçant en tête de liste avec un total dépassant les deux millions d’animaux. Elle affiche également la hausse la plus soutenue : plus de 20% par rapport à 2002.

    Bien que le secteur des aliments pour animaux soit pour beaucoup dans cette envolée, les cosmétiques ont également joué un rôle important dans le recours soutenu aux tests scientifiques sur animaux. Alors que la directive européenne du 14 mai 2005 interdit à partir de 2009 aux 25 pays de l’Union européenne l’expérimentation animale dans le domaine des produits de beauté, les expériences sur animaux dans cette branche ont crû de 107% entre 2002 et 2005 en Europe. L’hexagone fait une fois de plus figure de mauvais élève en affichant la plus forte augmentation (+ 5%) alors que l’Allemagne, elle, enregistre une baisse de 12%.

    Engagée depuis plusieurs années contre l’utilisation d’animaux comme cobayes de laboratoire, l’organisation One Voice mène jusqu'au 6 septembre 2008 l’opération « Carton rouge à la France ! ». Décidée à lever le voile sur ces dérives, elle dénonce les souffrances prolongées infligées aux animaux devenus ″sujets d’étude″.

    Soumis à un stress constant, chiens, chats, rongeurs, poissons, oiseaux mais aussi chevaux, bovins, ovins et singes sont retenus dans des espaces souvent exigus et la plupart du temps exempts de lumière naturelle.

    Les expériences peuvent être d’une grande cruauté, à l’image du test de Draize lors duquel les yeux de l’animal sont maintenus ouverts pour y appliquer des substances chimiques. Pendant plusieurs jours, les lésions sur la cornée sont étudiées sur l’animal encore vivant, celles-ci allant de la simple démangeaison à la crevaison définitive de l’œil.

    Ces actes de barbarie sont d’autant plus inacceptables qu’ils ne garantissent pas l’absence d’effets secondaires chez l’homme et que l’efficacité de solutions alternatives telles la culture de cellules humaines, l’étude de tissus post-mortem ou la simulation sur ordinateur est aujourd’hui attestée.

    Cécile Cassier

    1- Univers-nature vous propose dans la page "Consommateur averti" divers liens vers des ressources externes, dont notamment 2 listes de produits non-testés sur les animaux.
    http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=3102
  • La barbarie des chasseurs de phoques

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    Des images récentes réfutent les affirmations du Canada que cette année la chasse aux phoques se déroule sans cruauté.

    GAIA, IFAW, Eurogroup for Animals et Humane Society International revendiquent une interdiction européenne du commerce des produits dérivés du phoque.

    L'association de défense des droits des animaux GAIA a montré aujourd'hui lors d'une conférence de presse commune avec IFAW (International Fund for Animal Welfare), Eurogroup for Animals et Humane Society International, des images atroces de la chasse aux phoques, tournées ce mois-ci et fin mars au Canada par IFAW et Humane Society International. Les images démontrent que les chasseurs de phoques canadiens ne tuent pas les phoques 'sans cruauté' ainsi que les autorités canadiennes ont prétendu récemment. Bien au contraire.

    Le Commissaire européen pour l'Environnement, Stavros Dimas, a annoncé récemment que la Commission européenne interdirait l'importation de peaux de phoques si le pays ne peut pas prouver que les produits ont été obtenus sans cruauté. Les organisations de défense des animaux insistent pour qu'il tienne parole.

    La Belgiquea joué le rôle d'éclaireur. Quand l'Europe suivra-t-elle ?

    En 2007, la Belgique fut le premier état membre de l'UE à interdire le commerce de peaux et de produits dérivés du phoque. Cette interdiction a vu le jour grâce aux actions de GAIA et IFAW. L'interdiction belge a créé un effet boule de neige dans l'Union européenne. Les Pays-Bas ont suivi, avec une interdiction commercialisation similaire. Entre-temps la Croatie et la Slovénie ont également imposé une interdiction de commercialisation et l'Allemagne et l'Italie préparent aussi une interdiction.

    Des images terribles: non-respect des 'règles'

    Le Canada prétend que de nouvelles règles ont rendu la chasse aux phoques moins cruelle. Mais on n'en voit rien sur les images: les chasseurs ne réussissent pas à tuer les animaux rapidement, des animaux blessés et morts se retrouvent dans l'eau parce que les chasseurs n'arrivent pas à les atteindre à temps...

    Toutes les images et les photos montrées lors de la conférence de presse ont été tournées ou prises ce mois-ci. Elles prouvent pourquoi la chasse aux phoques ne pourra jamais se dérouler sans cruauté.

    Aujourd'hui, dans toute l'Europe, des organisations pour le bien-être animal attireront dans leurs pays respectifs l'attention sur la nécessité d'introduire des mesures contre cette chasse atroce. Elles sont soutenues par des parlementaires européens, dont la députée belge Frieda Brepoels (N-VA).

    Témoins oculaires

    Sheryl Fink, chercheuse à l' IFAW, a vu de très près il y a quelques semaines les cruautés que l'on voit sur les images. 'Quand on voit la souffrance des animaux sur ces images récentes, on ne peut pas continuer à prétendre que la chasse aux phoques se déroule de façon moins cruelle aujourd'hui. Nos images prouvent que la chasse est toujours aussi atroce, et n'a pas sa place dans un pays moderne comme le Canada.'

    Michel Vandenbosch a été témoin il y a quatre ans de l'abattage des phoques au Canada. 'Ce que j'ai vu alors, je le revois maintenant sur ces images. Et ce que montrent ces images n'est pas une exception: ce que nous montrons est la façon habituelle de chasser.'

    Mark Glover, directeur de HSI UK: "Nos preuves filmées montrent que les quelques règles qui existent pour protéger les phoques au Canada sont enfreintes de façon répétée, et prouvent que la chasse commerciale du phoque au Canada est intrinsèquement cruelle. Seule une interdiction complète du commerce de produits provenant du phoque dans l'Union européenne pourra satisfaire les citoyens européens et le Parlement européen, et mettre fin à sa complicité de ce cruel massacre."

    Sonja Van Tichelen, directrice d'Eurogroup for Animals: "La Commission doit maintenant interdire l'importation de produits provenant du phoque pour montrer aux citoyens de l'UE que l'Europe ne soutient pas cette chasse cruelle. Plusieurs pays ont déjà imposé une interdiction. La Commission devrait suivre leur bon exemple.'

    La députée européenne Dr Caroline Lucas, vice-présidente de l'Intergroup on the Welfare and Conservation of Animals, déclare: "Les députés européens ont demandé qu'une action soit menée contre le plus grand massacre de mammifères au monde. Nous soutenons à fond une interdiction des produits provenant du phoque pour donner un signal: assez c'est assez.'

    Les organisations de défense animale et les députés du Parlement européen soulignent qu'ils revendiquent l'interdiction de la chasse aux phoques commerciale. Au Canada et ailleurs, comme en Russie et en Namibie.

    Stavros Dimas, le Commissaire européen pour l'Environnement, doit rendre son avis cet été quant à une interdiction possible.

    En 2006, 425 députés européens ont signé une résolution demandant à la Commission d'imposer une interdiction du commerce des produits provenant du phoque.
    La Belgique, Les Pays-Bas, la Croatie, la Slovénie, les USA et le Mexique ont déjà imposé une interdiction de commercialiser les produits provenant du phoque.

    L'Allemagne et l'Italie préparent une interdiction.

    Les autorités canadiennes ont décidé de permettre l'abattage de 275.000 phoques cette année. C'est 50.000 de plus qu'en 2007.

    En savoir plus sur notre campagne contre la chasse aux phoques

    http://www.gaia.be/fra/control.php?&topgroupname=&groupname=cp118

  • Le gouvernement Flamand interdit dès 2010 d'abattre les chats harets à l'aide d'un fusil

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    Le prélèvement des chats harets à l'aide d'un fusil sera interdit dès 2010 en Flandres. C'est ce qu'a décidé aujourd'hui le Gouvernement flamand. Les 175.765 signatures contre la chasse aux chats obtenues par GAIA, Animaux en péril, la Chaîne Bleue Mondiale, Help Animals, APMA, Veeweyde, BLID, l'association Flamande pour la protection des animaux, la SPA de Liège, UBAEAV (Union belge pour l'Abolition de l'Expérimentation sur l'Animal Vivant) et d'autres organisations n'ont pas laissé le Gouvernement flamand de marbre.

    La régulation des chats harets à l'aide d'un fusil n'est autorisée que jusqu'à la fin de la saison de chasse 2009-2010. Ceci figure dans le nouvel arrêt sur la chasse que le gouvernement Flamand a accepté aujourd'hui suite à la proposition de la Ministre de l'Environnement Hilde Crevits. Le Gouvernement flamand confirme dans un communiqué de presse qu' « abattre les chats harets à l'aide du fusil sera interdit en 2010 ». Ainsi les défenseurs des animaux obtiennent gain de cause.

    Ils approuvent également les mesures préventives que le gouvernement prévoit pour régulariser la population féline au moyen d'un plan de stérilisation respectueux du bien-être animal. «Voilà une autre décision que nous accueillons comme une démarche positive », souligne Michel Vandenbosch, président de GAIA. Il ajoute aussi que « nos actions contre l'abattage des chats à l'aide au fusil ont porté leurs fruits.

    La ministre Crevits et le Gouvernement flamand contentent les revendications de plus de 8 flamands sur 10 qui sont favorables à une interdiction ». « Bien sûr nous aurions souhaité que ces actes barbares soient déjà interdits dès le 1er juillet 2008. Mais le principal est que cette nouvelle réglementation annonce la fin de ces pratiques dans un lapse de temps relativement court ».

    Il est encore permis de tirer sur un chat haret à l'aide d'un fusil entre le 1er juillet 2008 et le 1er juillet 2010, mais uniquement «en dernier recours » et seulement s'il est prouvé que les chats apportent des dégâts écologiques à la faune.

    Des mesures et initiatives pro-stérilisation des chats

    Le Gouvernement flamand a également décidé que des mesures de sensibilisation et de régulation seront prises aussi vite que possible au plus tard avant la fin de cette législature dans le cadre de l'application du décret nature pour réguler respectueusement la population de chats harets. Le Gouvernement flamand réagit face à ce problème et annonce à la grande joie des associations de défense des animaux qu'il fera prendre des mesures de sensibilisation où les propriétaires de chats seront par exemple encouragés à stériliser leur animal afin de réduire la population féline.

    De plus dans le cadre de la coopération entre communes, le Gouvernement flamand a décidé de mettre en place des actions de sensibilisation et de prévention. (voir : subsides) Patrick Lachaert, le président de la commission environnement (open VLD) annonçait déjà hier sa volonté d'amener le gouvernement vers une politique de prévention axée sur la stérilisation et la castration.

    En Wallonie, la chasse aux chats harets est ouverte toute l'année. Les associations de défense animale veulent y mettre fin. L'étape suivante de la campagne des défenseurs des animaux sera donc une visite chez le ministre de l'Environnement wallon, Benoît Lutgen.

    Voyez également:

    http://www.gaia.be/fra/control.php?&topgroupname=&groupname=cp119