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  • "Ils gagnent du terrain en Suisse: Les ultras de la cause animale" (L'Hebdo, Suisse)

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    Par Michel Audétat, Titus Plattner

    Combat: Ils veulent que les humains cessent d’exploiter les animaux. Après le foie gras, ils auront la peau du steak.

    Peter Singer a profité de son récent passage à l’Université de Berne, mardi 20 mai, pour dire combien la nouvelle législation suisse sur les animaux lui semble d’avant-garde dans le monde contemporain.

    Le compliment n’est pas anodin. Il provient d’un philosophe d’origine australienne, né en 1946, professeur de bioéthique à l’Université de Princeton, qui passe pour être aujourd’hui le penseur le plus influent parmi les défenseurs de la cause animale.

    Peter Singer plaide depuis longtemps pour l’abolition de la frontière séparant l’homme de la bête. Il dénonce le « spécisme », c’est-à-dire l’injustifiable supériorité que s’arroge l’espèce humaine sur les autres espèces.

    Et il s’est fait connaître par un ouvrage de 1975, La libération animale (Grasset, 1992), dans lequel il défend l’idée d’accorder une considération égale à tous les êtres qui souffrent, quelle que soit l’espèce à laquelle ils appartiennent.

    Ces thèses ont fait de lui un personnage très controversé. La philosophe française Elisabeth de Fontenay, auteur de l’ouvrage de référence Le silence des bêtes (Fayard, 1998), le tient pour un penseur « extrémiste » et « dangereux ».

    Les Suisses, eux, se sont montrés plus sceptiques que Peter Singer sur nos avancées législatives. Fin avril, l’ordonnance sur la protection des animaux a semé le trouble. On a discuté l’idée d’instituer un permis pour les détenteurs de chien.

    Mais on s’est aussi étonné des dispositions qui concernent les perruches ou les cochons d’Inde. Ainsi donc, il faudra désormais acheter ces animaux par paires afin que leur sociabilité naturelle ne soit pas trop maltraitée.

    Le législateur est-il ici dans son rôle ? Ne se trouve-t-on pas devant une dérive comparable à celle qui, s’agissant du règne végétal, a conduit la Commission fédérale d’éthique pour la biotechnologie dans le domaine non humain (CENH) à vouloir défendre la « dignité » des plantes ? Sait-on vraiment où l’on va ? 

    A ces questions, on peut en ajouter une autre: dans quelle mesure les fondamentalistes de la cause animale, dont Peter Singer apparaît comme un des principaux inspirateurs, ne sont-ils pas en train de faire avancer leur conception radicale du rapport entre l’homme et l’animal sous le couvert du droit ?

    Végétarien, végétalien, végan

    Les végétariens : ils renoncent à manger de la viande, par égard envers les animaux ou pour des motifs écologiques, la production de la viande étant bien plus polluante qu’une quantité équivalente de calories d’origine végétale.

    Les végétaliens : ils refusent également d’ingérer les produits lactés, les œufs et tout produit d’origine animale comme le miel, en général parce qu’ils sont animalistes.

    Les végans : d’origine anglo-saxonne, le véganisme s’applique à ceux qui, en plus d’être végétaliens, évitent d’utiliser des produits d’origine animale (cuir, laine, cire d’abeille, etc.). Pour ses adeptes, ce mode de vie est le seul à être en cohérence avec des convictions animalistes. Peter Singer est lui-même végan.

    À consulter :

    www.cahiers-antispecistes.org
    www.lausanimaliste.org
    www.vegan.ch

    Mot-clés : Cause animale, animaux, viande, foie gras, steak, végétariens, végétaliens, végans,

    http://www.hebdo.ch/Edition/2008-22/Actuels/societe/ils_gagnent_du_terrain_en_suisse_les_ultras.htm

  • Jane Goodall demande à l'Europe d'interdire les expériences sur les animaux

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    Par Constant Brand, ASSOCIATED PRESS

    BRUXELLES - Plusieurs scientifiques - dont Jane Goodall, une experte de renommée mondiale sur les primates - ont demandé mercredi à l'Union européenne d'interdire l'expérimentation sur les animaux dans le cadre de recherches médicales et scientifiques.

    Mme Goodall a déclaré que de telles expériences sont « moralement mauvaises et inacceptables ».

    Elle a présenté aux membres du Parlement européen une pétition de 150 000 noms qui demande aux responsables politiques de l'Union européenne d'avoir recours à des méthodes d'expérimentation qui n'impliquent pas les animaux.

    Mme Goodall et ses collègues demandent aussi à l'Europe de revoir des règles adoptées en 1986, notamment en donnant plus d'ampleur à un interdit qui existe déjà sur l'utilisation des animaux et en faisant la promotion de technologies alternatives pour les recherches médicales.

    Des règles qui entreront en vigueur en 2009 interdiront essentiellement les tests de produits cosmétiques sur les animaux sur le territoire des 27 pays membres de l'Union européenne. Certains tests effectués sur les animaux dans le cadre de recherches médicales seront toutefois encore autorisés.

    La Commission européenne et les industries cosmétique, chimique et pharmaceutique se sont aussi entendus, en 2006, pour éliminer progressivement les tests de nouveaux médicaments et autres produits de consommation sur les animaux, sur le territoire de l'Union européenne.

    Quelque 115 millions d'animaux seraient utilisés à travers le monde chaque année, dans le cadre d'expériences médicales.

    http://www.jminforme.ca/showbizz/article/308966;showbizz

  • Goodall urges Nobel prize for sparing lab animals (The Guardian)

    http://commerce.janegoodall.net/store/image.php?productid=133

    James Randerson, science correspondent

    The primatologist Dr Jane Goodall will today propose that a Nobel prize be set up for advancing medical knowledge without experimentation on animals. The scientist, who pioneered research on chimpanzees in the wild, says moving away from animal research is a "goal towards which all civilised nations should be moving".

    She will speak at an event organised by animal rights groups and MEPs to put pressure on the European commission to review directive 86/609, which governs animal research across the EU.

    "As we move into the 21st century we need a new mind-set," she said. "We should admit that the infliction of suffering on beings who are capable of feeling is ethically problematic and that the amazing human brain should set to work to find new ways of testing and experimenting that will not involve the use of live, sentient beings.

    "The scientific establishment should actively encourage such research. More funding should be made available for it. And rewards - such as a Nobel prize - should be given for it."

    She will also advocate a centre of excellence to develop alternatives to animal research. About 12m animals were used in experiments in 2005. The vast majority were mice and rats.

    Goodall's suggestion of a Nobel prize looks unlikely to succeed. Only one has been added - the Nobel Memorial Prize in Economics in 1968 - since the scientific accolades were first awarded in 1901.

    About 15 years ago the former US vice-president Al Gore approached the Nobel Foundation to suggest an award for contributions to environmentalism. Michael Sohlman, president of the foundation, said the organisation politely turned him down.

    Adding a prize for alternatives to animal testing was "out of the question", Sohlman said.

    Scientists argue that research using animals has contributed to advances in many fields including antibiotics, anaesthetics, vaccines, insulin for diabetes, open heart surgery, kidney dialysis and transplants.

    They say that animal research is highly regulated in the UK, with both the lab where research is carried out and the specific project needing a licence from the Home Office.

    They also point out that the high cost of animal testing is a strong incentive for researchers to use alternatives where possible.

    But Green MEP Caroline Lucas said alternatives were not being developed fast enough.

    "What we want to see in there very clearly is a strategy that will move us away from animal experiments and include more up to date, effective alternatives," she said, "What we need is far more resources put into developing them and getting them on to the market."

    http://www.guardian.co.uk/environment/2008/may/28/medicalresearch.ethicsofscience?gusrc=rss&feed=science

  • Duel Farrachi/Nihous chez Fogiel : 1-0

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  • ONU : Animaux en danger (La Dépêche)

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    La biodiversité et son avenir sont au cœur des préoccupations de l'ONU.

    Il ne fait pas bon d'être un animal ou un végétal en ce moment sur la planète bleue : 70 % des plantes, 33 % des amphibiens, 25 % des mammifères et un oiseau sur huit sont menacés d'extinction, selon l'UICN (Union mondiale pour la nature).

    Pour 785 espèces, il est trop tard : ils ont été rayés de la carte. Parmi eux, le dinosaure, le dodo, canard géant de Nouvelle-Zélande, le mammouth et tant d'autres dont on a déjà oublié le nom. Soixante-cinq autres survivent « grâce » à l'homme, en captivité ou domestiqué.

    Une étude renforce les conclusions du Groupe intergouvernemental sur le climat (GIEC), mandaté par l'ONU. À cause du réchauffement climatique, « des changements significatifs sont en cours sur tous les continents et la plupart des océans », détaille le texte publié dans la revue scientifique Nature.

    La semaine dernière une conférence internationale sur la biodiversité a réuni 191 pays, pour une journée mondiale. Angela Merkel, la chancelière allemande, a averti que cette rencontre internationale devait donner le signal d'un nouveau départ indispensable.

    Son appel sera-t-il été entendu ? En tout cas, le temps presse. Sans chiffrer son objectif, la Convention de l'ONU veut ralentir le rythme de l'appauvrissement de la biodiversité d'ici 2 010.

    Côté français, pour Nathalie Kosiusko-Morizet, secrétaire d'état à l'Ecologie, « nous ne sommes pas sur le bon chemin pour ralentir l'érosion de la biodiversité ». Les promesses de Bonn seront-elles mieux respectées que celles de Rio qui ont été rapidement enterrées ?


    « Une très grande responsabilité »

    Quelle est la situation de la région en terme de biodiversité ?

    C'est une très grande région en terme de biogéographie, avec des influences de deux grands massifs, de l'Atlantique, de la Méditerranée. Nous avons donc une biodiversité très intéressante et donc une très grande responsabilité.

    Quelles sont les menaces ?

    Il y a d'abord la fragmentation des habitats, mais aussi les problèmes liés à l'aménagement de la montagne. Le grand tétras, par exemple, vit dans les vieilles forêts pyrénéennes. Il est donc directement concerné du fait de l'extension des stations de ski.

    La disparition des haies porte atteinte aux rivières. Il y a aussi le problème de l'étalement urbain de Toulouse allant jusqu'à 80 km. Les gens n'ont pas conscience des atteintes portées.

    Les hommes n'ont-ils qu'une influence néfaste sur le milieu ?

    Non, en Midi-Pyrénées, la biodiversité est aussi là où les hommes ont travaillé la terre. Les zones de culture sont extrêmement positives pour son développement. Ça a permis le développement d'orchidées sur les pelouses sèches, par exemple.

    Une journée de la biodiversité est-elle importante ?

    La biodiversité est une notion compliquée à comprendre, mais les gens se sont appropriés le concept de développement durable, de réchauffement climatique. La notion de biodiversité commence à entrer dans les mœurs et c'est grâce à ces grands événements internationaux que l'on fait avancer les choses.


    124 espèces menacées en France

    La France fait partie des dix pays hébergeant le plus grand nombre d'espèces en danger.641 espèces mondialement menacées sont présentes sur son territoire. Ce sont les collectivités françaises d'Outre-Mer, et notamment la Nouvelle -Calédonie et la Polynésie française, qui placent l'hexagone dans cette position.

    « Une situation à risque quand on sait que 80 % de la biodiversité se trouve dans les DOM-TOM qui, malheureusement, attirent peu l'attention », explique Florian Kirchner, chargé de mission « espèces » au comité français de l'UICN.

    Dans le classement européen, la France métropolitaine ne fait pas mieux : avec 124 espèces mondialement menacées, elle se classe quatrième, après l'Espagne, le Portugal et l'Italie.

    Pour avoir une vision plus précise des animaux et végétaux concernés, le comité français de l'UICN et le Muséum national d'histoire naturelle ont lancé il y a un an un recensement complet de la faune et de la flore selon les critères internationaux.

    Les premiers résultats viennent de tomber : un reptile sur cinq et un amphibien sur cinq sont en sursis en France. Les autres espèces devraient être comptabilisées d'ici 2 010 dans un Livre rouge.

    Le dernier décompte datait de 1994-1995.


    Région : des espèces uniques

    Esturgeon commun : Présent dans toute l'Europe, il n'existe plus qu'un seul site de reproduction qui se situe dans l'estuaire de la Gironde.

    Gypaète barbu : Le plus grand vautour européen, dont la majorité se trouve dans les Pyrénées, est le rapace le plus menacé en Europe.

    La Cistude d'Europe : Malgré une protection précoce dès 1979 en France et 1992 en Europe, la tortue est en voie de disparition, notamment en Aquitaine, à cause de la suppression des habitats des zones humides.

    Vautour percnoptère : À cause de la disparition de sa nourriture, le plus petit vautour français est en sursis dans les montagnes pyrénéennes où l'on ne décomptait plus que 63 couples il y a deux ans.

    Grand tétras ou coq de Bruyère : Le plus gros gallinacé d'Europe est un habitant des forêts de conifères de montagnes, d'où sa présence forte dans notre région. Il a disparu des Alpes et est en danger dans les Vosges.

    Dossier de Gwénaëlle Conraux

    http://www.ladepeche.fr/article/2008/05/27/456095-Environ...

  • Verra-t-on des labos sans animaux ? (La Presse)

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    Mathieu Perreault

    La Presse

    D'ici une ou deux décennies, la médecine arrivera à se passer presque complètement d'animaux de laboratoire, selon un chercheur américain. Mais les singes passeront fort probablement à côté de cette révolution.

    « Les chercheurs qui veulent utiliser des primates doivent déjà affronter des exigences très sévères », a expliqué Alan Goldberg, directeur du Centre pour des options aux tests animaux à l'Université Johns Hopkins, à Baltimore, rencontré l'hiver dernier dans une conférence scientifique à Boston.

    « Ils doivent faire la preuve que leur recherche ne peut être menée à bien sans ces caractéristiques physiologiques si proches des humains. Les tests sur des bouillons de cellules humaines ne pourront malheureusement pas remplacer cela. Nous utilisons déjà au minimum les primates.»

    Ces bouillons de culture sont faits à partir de cellules humaines prélevées sur des volontaires. Les cellules sont ensuite nourries de manière à ce qu'elles se multiplient. Les primates exceptés, les autres espèces d'animaux de laboratoire seront profondément affectées par le grand chambardement qui s'annonce.

    « Présentement, les bouillons de cellules humaines ne sont pas encore totalement capables de remplacer les animaux. Mais l'an dernier, les instituts nationaux de la santé des États-Unis ont publié une première comparaison de 1200 tests toxicologiques qui montrent qu'on s'en approche. »

    La fin des animaux de laboratoire est annoncée depuis les années 50.

    « Le biologiste qui a dès 1959 proposé les trois R de la recherche animale remplacer les animaux par des bouillons de cellules si possible; réduire le nombre d'animaux nécessaires ; raffiner la méthodologie pour réduire la souffrance des animaux - avait aussi souligné que le stress de la captivité sur les animaux de laboratoire fausse les résultats », dit M. Goldberg, qui s'est d'abord spécialisé en pharmacologie.

    À l'Université McGill, le responsable du Bureau de déontologie animale, Le vétérinaire Jim Gourdon, estime que la question du stress doit être nuancée.

    « En soi, ce n'est pas une mauvaise chose, a souligné Dr Gourdon. Dans la nature, il y a de la compétition entre les espèces, et à l'intérieur même des espèces. La chasse est stressante. L'activité sexuelle est stressante. Si elle est bien conçue, avec des activités sportives et assez d'espace pour chaque individu, la captivité n'est pas un stress qualitativement différent pour les animaux. »

    [Horrible menteur...]

    L'équipe de Cyberpresse vous suggère : Des recherches top secret impliquant des primates

    http://www.cyberpresse.ca/article/20080524/CPSCIENCES/805240763/1020/CPSCIENCES

  • Québec : "Des recherches top secret impliquant des primates" (La Presse)

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    Mathieu Perreault

    La Presse

    N'entre pas qui veut dans un laboratoire de primates.

    Gants, masque, lunettes et blouse blanche ne suffisent pas. Il faut d'abord subir un examen médical pour vérifier qu'on est en bonne santé, à la fois pour sa propre sécurité et pour protéger les animaux des pathogènes humains. Vérifier que son carnet de vaccination est à jour.

    Et suivre une petite formation.

     

    Même si La Presse était disposée à respecter toutes ces exigences, aucune des quatre universités québécoises qui utilisent des singes pour leurs recherches n'a accepté qu'un photographe se rende sur les lieux.

    Les universités de Montréal, McGill et Laval et le Centre Armand-Frappier de l'INRS ont invoqué des motifs allant de la nécessité de protéger les primates du stress causé par la venue d'une nouvelle personne à la « sécurité » des lieux, en référence à la crainte de devenir la cible des militants des droits des animaux.

    « Si on vous permet de venir, on ne pourra pas refuser les autres demandes », a expliqué la vétérinaire Lucie Côté, responsable du laboratoire de primates de l'INRS. Santé Canada, qui a une colonie à Ottawa, a aussi refusé que La Presse y envoie un photographe.

    Cache-t-on des mauvais traitements ?

    « Je ne peux l'affirmer », a répondu Kathleen Conlee, spécialiste de la recherche animale à la Humane Society des États-Unis, qui estime qu'on devrait mettre un terme à la recherche sur les primates. « Mais ces laboratoires devraient savoir que leurs refus de permettre les visites incitent le public à se demander pourquoi. »

    Chose certaine, les laboratoires de primates sont étroitement surveillés. Les inspections du Conseil canadien de protection des animaux ont lieu au moins tous les trois ans, selon Claude Charbonneau, du Conseil. « Chez nous, ils viennent à deux équipes de quatre personnes et restent deux semaines », a souligné le Dr Jim Gourdon, responsable du Bureau de déontologie animale à McGill.

    De plus, le Comité de protection des animaux (CPA) de chaque établissement fait une inspection au moins chaque année. Il vérifie s'il y a une façon de se passer des primates ou carrément des animaux, si on a raffiné les techniques pour diminuer le stress des animaux et si on a réduit le nombre d'animaux au minimum. Les exigences sont particulièrement élevées, selon la Dre Lucie Côté.

    Selon le Dr Gourdon, les projets refusés par un conseil de protection des animaux sont très rares, parce que les chercheurs connaissent bien les exigences. Par contre, moins de 10% des projets sont acceptés sans modifications : la plupart du temps, le conseil exige que le chercheur justifie mieux qu'il utilise vraiment le nombre minimal d'animaux.

    Autre limite à la recherche sur les primates: leur coût, jusqu'à 5000$ par animal, selon la vétérinaire Brigitte Dubé, responsable du laboratoire de primates à l'Université Laval. « Si une étude peut être faite avec un autre animal, c'est certain que le chercheur ne va pas demander un primate », a-t-elle dit.

    Les craintes relatives à la sécurité ne sont pas futiles, non plus. « Nous n'avons pas eu de vandalisme ou de menaces, mais il y a eu des cas dans des entreprises privées montréalaises », a précisé le Dr Gourdon, citant l'entreprise d'essais cliniques Lomir, dans l'Ouest-de-l'Île.

    Un responsable de Lomir a confirmé à La Presse, lors d'une conversation téléphonique, qu'il y avait effectivement eu du vandalisme de la part de groupes animalistes l'an dernier. Cette personne n'a pas voulu donner son nom.

    « Pourquoi mettre l'accent sur les primates alors que c'est une si petite proportion des animaux de laboratoire, moins de 0,5%, a déploré le Dr Gourdon. En tant que vétérinaire, j'ai un respect pour toute vie animale, autant pour les souris que pour les primates. »

    [Que surtout le Dr Gourdon dorme sur ses deux oreilles : les authentiques défenseurs des droits des animaux se préoccupent de TOUS les animaux.]

    La recherche soulève des objections

    Voici les arguments de la Humane Society of America contre la recherche qui fait appel à des primates non humains.

    - Personne n'a réévalué l'utilité de ces recherches, malgré le fait que chacune des 85 études faites sur des singes pour tester un vaccin contre le sida a échoué. D'autre part, des critiques ont été publiées sur la validité du chimpanzé comme modèle pour le sida, parce que la maladie qui le frappe n'est pas exactement la même.

    - Les primates coûtent cher, jusqu'à un milliard par année.

    - Le public s'inquiète de voir que des animaux auxquels il accorde un statut spécial sont utilisés dans des laboratoires.

    - Ils sont très intelligents et sociables et peuvent souffrir psychologiquement.

    Des recherches tous azimuts

    - À l'Université McGill, des neurologues étudient les zones du cerveau impliquées dans la mémoire, la vision et la coordination psychomotrice en surveillant quelles zones du cerveau de primates sont activées quand ils accomplissent certaines tâches sur un ordinateur.

    D'autres chercheurs s'intéressent à l'origine de la capacité humaine du langage. Comme il faut beaucoup de temps pour « former » les cobayes, leur taux de renouvellement est particulièrement bas.

    - Au Centre Armand-Frappier de l'INRS, une chercheuse s'affaire à mettre au point un vaccin antigrippal qui serait efficace contre toutes les souches. Actuellement, il faut mettre au point un nouveau vaccin chaque année, parce que les souches évoluent ;

    parfois, le vaccin ne donne pas les résultats escomptés parce que les souches ont évolué entre l'Asie et le Canada. Après des essais sur le furet, la chercheuse testera son vaccin sur des macaques. Si les résultats en cours sont positifs, le vaccin pourra être testé sur des humains.

    - À l'Université Laval, le neurologue André Parent analyse les zones du cerveau affectées par des maladies neurodégénératives comme le parkinson, grâce à l'autopsie de primates. Il compare leur cerveau à celui d'humains qui sont morts et étaient atteints de ces maladies.

    Les primates sont très peu utilisés pour des tests sur des médicaments, selon John Miller, président de l'Association internationale pour l'évaluation et l'accréditation des soins aux animaux de laboratoire. Les principales exceptions concernent certains vaccins, notamment contre le sida.

    - À l'Université de Montréal, des chercheurs étudient à l'aide de primates les processus neurochimiques liés à la dyskinésie tardive qui consiste en des mouvements involontaires anormaux, souvent buccaux. Ce trouble est associé à la prise à long terme de médicaments antipsychotiques, et contre la schizophrénie.

    Des chiffres assez stables

    Nombre de primates non-humains utilisés en science au Canada

    1975 : 4728 – 1985 : 3085 – 1995 : 1379 – 2005 : 3713

    Nombre total d'animaux utilisés en science au Canada

    1975 : 2,6 millions – 1985 : 2,1 millions – 1995 : 2,0 millions – 2005 : 2,5 millions

    Proportion des animaux de laboratoire qui servent à des tests de nouveaux médicaments (en 2006) : 9,4%

    Source : CCPA.

    La recherche sur les primates non-humains au Québec :

    - Université McGill: une cinquantaine de macaques.

    - Université de Montréal: une douzaine de macaques et huit capucins.

    - Université Laval: une soixantaine de macaques.

    - Institut national de la recherche scientifique, Centre Armand-Frappier (à Laval): une vingtaine de macaques.

    L'équipe de Cyberpresse vous suggère : Quand les vervets prennent un coup - Verra-t-on des labos sans animaux?

    http://www.cyberpresse.ca/article/20080524/CPSCIENCES/805240764/1020/CPSCIENCES

  • Le stress du blaireau aux abois (Libération)

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    Denis-Richard Blackbourn, docteur en écoéthologie à Paris-V et en ethnozoologie au Musée national d’Histoire naturelle (MNHN), Jean-Marie BROHM, professeur de sociologie à Montpellier-III et Laurence Werli, doctorante en histoire des sciences à l’EHESS de Paris.

    Un week-end de mai en forêt de Saône-et-Loire. Des déterreurs, accompagnés de leurs chiens spécialisés, s’activent autour des terriers de l’espèce blaireau, Meles meles. Les canidés, excités par l’épreuve, ont acculé l’animal au fond de son terrier, les déterreurs creusent une tranchée pour tenter de l’en extraire.

    Afin d’en finir avec les récalcitrants, on les saisit par le cou, le museau ou les pattes au moyen d’énormes pinces métalliques, puis on les achève, d’un coup de carabine ou d’un coup de pelle…

    Ce championnat pose la question du sort réservé aux espèces animales déclarées « chassables » ou « gibier » dans le cadre de la vénerie, pratique qui avec la chasse à courre est sensée relever de la pure tradition de la chasse européenne.

    Question nullement anodine, puisqu’elle renvoie à la difficile tentative d’harmoniser les requêtes des chasseurs et des associations de protection animale dans le cadre du Grenelle de l’environnement.

    Pour la plupart des chasseurs, l’environnement naturel se limite à « leur » territoire de chasse et la seule biodiversité qu’ils reconnaissent est celle de « leurs » gibiers, supposés menacés en permanence par des prédateurs qualifiés de « nuisibles » qu’il convient donc d’éliminer.

    Si les espèces « protégées » sont parfois l’objet d’« erreurs de tir », nombre d’entre elles ne sont protégées que par la discrétion qui entoure leur disparition « accidentelle » et celle de leurs biotopes.

    Les médias, heureux d’avoir rappelé quelques vérités utiles sur les dangers de l’extinction en masse de la biodiversité, semblent néanmoins assez peu renseignés sur la nature et les modalités de ces « épreuves » de destruction des espèces qui ont bien lieu sur le territoire français.

    Si l’on s’émeut du sort fait aux singes anthropoïdes et autres bêtes peuplant notre imaginaire (loups, ours, tigres), on s’intéresse moins à celui d’animaux comme les blaireaux, renards, chauve-souris et moult autres espèces « dénigrées ».

    Cela justifie-t-il pour autant un tel déchaînement à leur encontre, sous prétexte d’arguments aussi fallacieux que faussement écologiques ?

    Si cette violence propre à ce genre d’activité dite ludico-écologique est rendue possible, c’est en effet au nom de ce que d’aucuns brandissent comme alibi : la régulation des prédateurs.

    Or, au-delà du caractère cruel de cette joute entre l’homme et l’animal, le public est en droit de savoir pourquoi ce championnat viole les règles des conventions de protection del’animal sauvage (convention de Berne, directive Habitats) et la loi française (arrêtés ministériels), parce que ces épreuves « sportives » font subir aux espèces protégées et non protégées des dommages inacceptables.

    Le site choisi pour ce championnat abrite également d’autres espèces, notamment le chat forestier ou Felis silvestris, « protégé » par la loi française. Son aire de répartition occupe le département de la Saône-et-Loire et particulièrement le secteur de Cluny, « épicentre » du concours de déterrage de blaireaux au mois de mai.

    Le chat forestier est non seulement potentiellement présent dans les terriers des blaireaux mais il est, à cette période, en pleine saison de reproduction, avec l’essentiel des mises bas en avril.

    Cela signifie qu’à la mi-mai, les chatons de l’espèce Felis silvestris auront vraisemblablement entre 2 et 4 semaines, période pendant laquelle ils sont extrêmement vulnérables. La présence de meutes de chiens et d’équipes de déterrage dans les communes alentour est un danger pour la survie de ces chatons.

    Non seulement ces derniers courent le risque d’être immédiatement exécutés « sous terre » par les chiens mais ils ne survivraient pas à la mort de leur mère si cette dernière venait à être tuée (le mâle ne s’occupant pas de sa progéniture).

    Il faut ensuite rappeler que le blaireau, Meles meles, est placé en annexe III de la convention de Berne en tant qu’« espèce de faune protégée dont l’exploitation est réglementée » et sur la liste rouge de France métropolitaine en tant qu’« espèce à surveiller ».

    D’un autre côté, la population locale des blaireaux court le risque de succomber au stress de la capture.

    Cette pratique de vénerie sous terre s’exerce encore en toute légalité en France bien que la plupart des pays européens aient protégé cette espèce au nom de sa « fragilité » caractéristique.

    En conséquence, le gouvernement doit, au nom du respect de la biodiversité et de la lutte contre les pratiques cruelles et dégradantes, légiférer à son tour sur cette pratique et rejoindre les normes de la communauté européenne.

    Près de 9 000 signataires se sont déjà prononcés en faveur de l’annulation de ce championnat.

    Deux urgences s’imposent : l’interdiction totale du déterrage et la mise en protection du blaireau. Ce qui implique bien sûr son reclassement dans la catégorie des « espèces protégées ».

    Un seul mot d’ordre : halte à la destruction !

    http://www.liberation.fr/rebonds/327686.FR.php

  • Liste rouge des espèces menacées : un oiseau sur huit en danger

    La perruche verte de l'île Maurice (Psittacula eques) va mieux. Elle est En danger. Dans la précédente liste en effet, elle apparaissait dans la catégorie En danger critique d'extinction. L'espèce a disparu de l'île de La Réunion. © Malcolm Burgess. Photo fournie par ARKive

    Par Jean-Luc Goudet, Futura-Sciences

    L'Union mondiale pour la nature vient de publier une mise à jour de sa célèbre Liste rouge, qui recense les espèces menacées. Chez les oiseaux, une sur huit risque la disparition.

    Bird Life International profite de la conférence mondiale sur la biodiversité pour apporter sa contribution à la Liste rouge des espèces menacées. Publiée par l'Union mondiale pour la nature (UICN), elle fait régulièrement le point sur l'état de quelque 40.000 espèces animales et végétales suivies en permanence sur la planète.

    Le constat pour les oiseaux est attristant. Comme l'indiquaient les premiers éléments diffusés en septembre 2007, une espèce d'oiseaux sur huit (12,4%) est menacée d'extinction. Le nombre atteint précisément 1.226, alors qu'il était de 1.186 dans la précédente édition de la Liste rouge.

    Selon les critères de l'UICN, chacune de ces espèces se range dans l'une des catégories suivantes : En danger critique d’extinction (Critical endangered, CR), En danger (Endangered, EN), Vulnérable (Vulnerable, VU) et Eteinte dans la nature (Extinct in the wild, EW).

    S'y ajoutent 835 espèces sur lesquelles pèse un risque moindre mais réel (catégorie Presque menacée, Near Threatened, ou NT). Le total d'espèces menacées est donc de 2.061.

    Des causes multiples

    En France, la LPO (Ligue pour la protection des oiseaux), le représentant de Bird Life International, tient les comptes nationaux. 75 espèces y sont menacées, essentiellement dans les territoires d'outre-mer parce que, explique la LPO, l'insularité est un facteur fragilisant.

    En Métropole, seules cinq espèces sont concernées : le faucon crécerellette, le vautour percnoptère, le puffin des Baléares, le phragmite aquatique et l'aigle criard. Sur les 70 espèces menacées outre-mer, 35 vivent en Polynésie.

    Mais c'est l'île de La Réunion qui détient le record d'espèces complètement disparues, avec 17 oiseaux. A Saint-Pierre-et-Miquelon, la pêche à la palangre menace de disparition complète la plupart des albatros.

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    Sur les 9.856 espèces connues d'oiseaux actuels, 1.126 (12,4%) sont considérées en danger (Threatened). Parmi elles, 190 sont en Danger critique d'extinction et 4 ont disparu  dans le milieu naturel. 835 sont menacées (Near Threatened) et le reste est Peu concerné (Least Concern). © Bird Life International

    Al'échelle mondiale, selon l'UICN, la planète aurait perdu 153 espèces d'oiseaux depuis 1500. L'homme n'est pas nécessairement responsable de toutes ces disparitions mais on doit remarquer que 18 ont eu lieu dans le dernier quart du vingtième siècle et 3, sous réserve de vérifications, se seraient produites depuis 2000.

    Tous les pays du monde sont concernés par ces disparitions d'oiseaux mais plus particulièrement les régions tropicales.

    Les causes sont multiples mais connues. La LPO recense les déforestations, qui s'accélèrent pour la production d'agrocarburants, la dégradation de leur environnement, la compétition avec des espèces exotiques envahissantes et les changements climatiques.

    Le vautour percnoptère (<em>Neophron percnopterus</em>), qui vit en Afrique, en Europe et en Asie, est en danger, surtout en Europe. © Bernard Castelein/naturepl.com/Photo fournie par ARKive

    Le vautour percnoptère (Neophron percnopterus), qui vit en Afrique, en Europe et en Asie, est en danger, surtout en Europe. © Bernard Castelein/naturepl.com/Photo fournie par ARKive

    Sujets connexes

    http://www.futura-sciences.com/fr/sinformer/actualites/news/t/zoologie/d/liste-rouge-des-especes-menacees-un-oiseau-sur-huit-en-danger_15602/

  • Pourquoi les bananes sont-elles une parabole de notre temps

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    Why bananas are a parable for our times

    Below the headlines about rocketing food prices and rocking governments, there lays a largely unnoticed fact: bananas are dying. The foodstuff, more heavily consumed even than rice or potatoes, has its own form of cancer. It is a fungus called Panama Disease, and it turns bananas brick-red and inedible.

    There is no cure. They all die as it spreads, and it spreads quickly. Soon – in five, 10 or 30 years – the yellow creamy fruit as we know it will not exist. The story of how the banana rose and fell can be seen a strange parable about the corporations that increasingly dominate the world – and where they are leading us.

    Bananas seem at first like a lush product of nature, but this is a sweet illusion. In their current form, bananas were quite consciously created. Until 150 ago, a vast array of bananas grew in the world's jungles and they were invariably consumed nearby. Some were sweet; some were sour. They were green or purple or yellow.

    A corporation called United Fruit took one particular type – the Gros Michael – out of the jungle and decided to mass produce it on vast plantations, shipping it on refrigerated boats across the globe. The banana was standardised into one friendly model: yellow and creamy and handy for your lunchbox.

    There was an entrepreneurial spark of genius there – but United Fruit developed a cruel business model to deliver it. As the writer Dan Koeppel explains in his brilliant history Banana: The Fate of the Fruit That Changed the World, it worked like this. Find a poor, weak country. Make sure the government will serve your interests. If it won't, topple it and replace it with one that will.

    Burn down its rainforests and build banana plantations. Make the locals dependent on you. Crush any flicker of trade unionism. Then, alas, you may have to watch as the banana fields die from the strange disease that stalks bananas across the globe. If this happens, dump tonnes of chemicals on them to see if it makes a difference. If that doesn't work, move on to the next country. Begin again.

    This sounds like hyperbole until you study what actually happened. In 1911, the banana magnate Samuel Zemurray decided to seize the country of Honduras as a private plantation. He gathered together some international gangsters like Guy "Machine Gun" Maloney, drummed up a private army, and invaded, installing an amigo as president.

    The term "banana republic" was invented to describe the servile dictatorships that were created to please the banana companies. In the early 1950s, the Guatemalan people elected a science teacher named Jacobo Arbenz, because he promised to redistribute some of the banana companies' land among the millions of landless peasants.

    President Eisenhower and the CIA (headed by a former United Fruit employee) issued instructions that these "communists" should be killed, and noted that good methods were "a hammer, axe, wrench, screw driver, fire poker or kitchen knife". The tyranny they replaced it with went on to kill more than 200,000 people.

    But how does this relate to the disease now scything through the world's bananas? The evidence suggests even when they peddle something as innocuous as bananas, corporations are structured to do one thing only: maximise their shareholders' profits.

    As part of a highly regulated mixed economy, that's a good thing, because it helps to generate wealth or churn out ideas. But if the corporations aren't subject to tight regulations, they will do anything to maximise short-term profit. This will lead them to seemingly unhinged behaviour – like destroying the environment on which they depend.

    Not long after Panama Disease first began to kill bananas in the early 20th century, United Fruit's scientists warned the corporation was making two errors. They were building a gigantic monoculture. If every banana is from one homogenous species, a disease entering the chain anywhere on earth will soon spread. The solution? Diversify into a broad range of banana types.

    The company's quarantine standards were also dire. Even the people who were supposed to prevent infection were trudging into healthy fields with disease-carrying soil on their boots. But both of these solutions cost money – and United Front didn't want to pay. They decided to maximise their profit today, reckoning they would get out of the banana business if it all went wrong.

    So by the 1960s, the Gros Michel that United Fruit had packaged as The One True Banana was dead. They scrambled to find a replacement that was immune to the fungus, and eventually stumbled upon the Cavendish. It was smaller and less creamy and bruised easily, but it would have to do.

    But like in a horror movie sequel, the killer came back. In the 1980s, the Cavendish too became sick. Now it too is dying, its immunity a myth. In many parts of Africa, the crop is down 60 percent. There is a consensus among scientists that the fungus will eventually infect all Cavendish bananas everywhere.

    There are bananas we could adopt as Banana 3.0 – but they are so different to the bananas that we know now that they feel like a totally different and far less appetising fruit. The most likely contender is the Goldfinger, which is crunchier and tangier: it is know as "the acid banana".

    Thanks to bad corporate behaviour and physical limits, we seem to be at a dead end. The only possible glimmer of hope is a genetically modified banana that can resist Panama Disease. But that is a distant prospect, and it is resisted by many people: would you like a banana split made from a banana split with fish genes?

    When we hit up against a natural limit like Panama disease, we are bemused, and then affronted. It seems instinctively bizarre to me that lush yellow bananas could vanish from the global food supply, because I have grown up in a culture without any idea of physical limits to what we can buy and eat.

    Is there a parable for our times in this odd milkshake of banana, blood and fungus? For a hundred years, a handful of corporations were given a gorgeous fruit, set free from regulation, and allowed to do what they wanted with it.

    What happened? They had one good entrepreneurial idea – and to squeeze every tiny drop of profit from it, they destroyed democracies, burned down rainforests, and ended up killing the fruit itself.

    But have we learned? Across the world, politicians like George Bush and David Cameron are telling us the regulation of corporations is "a menace" to be "rolled back"; they even say we should leave the planet's climate in their hands. Now that's bananas.

    To purchase 'Banana: The Fate of the Fruit That Changed the World', click here

    Johann Hari / j.hari@independent.co.uk

    http://www.independent.co.uk/opinion/commentators/johann-hari/johann-hari-why-bananas-are-a-parable-for-our-times-832104.html

  • Autriche : Des raids ont eu lieu à l'aube contre des militants anti-fourrure

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    Dès 6 h ce matin, des descentes de police ont eu lieu dans des maisons, des appartements et des entrepôts appartenant à des militants des droits des animaux et leurs occupants ont été arrêtés, dans toute l'Autriche.

    Dans plusieurs cas, les militants ont été réveillés par des policiers armés et brutalement menottés, ne pouvant qu'assister avec impuissance au saccage de leurs domiciles et de leurs biens.

    Les portes ont été défoncées à coups de pied par des unités spéciales de la police (WEG), armées et portant des passe-montagnes, qui ont traité ces militants comme de dangereux terroristes.

    14 personnes ont été arrêtées et sont en détention préventive.

    Elles sont accusées de 31 délits différents liés à la campagne anti-fourrure contre la maison de couture Kleider Bauer qui utilise la fourrure, mais le plus important est qu'elles sont accusées d'association de malfaiteurs en vertu de la section 278a de la législation autrichienne.

    Kleider Bauer est réputé pour tenter de faire taire ses opposants par ordonnance des tribunaux et de limiter leur droit à s'exprimer.

    Depuis presque 2 ans, des manifestations ont lieu régulièrement devant diverses succursales de la maison de couture dans les principales villes d'Autriche.

    Bien évidemment, les personnes détenues sont parmi les plus actives dans cette campagne....
    _________
    Austrian Embassies
    Source/Quelle: Dawn raids against anti-fur activists in Austria

    http://www.evana.org/index.php?id=34104&lang=fr

  • ALF/ELF : même combat

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    ALF/ELF : même combat !

    Pas d’animaux sans nature, pas de nature sans animaux.

    Défendre les droits des animaux, cela signifie aussi défendre leur droit d’évoluer chez eux en liberté, c’est-à-dire sur une terre préservée, non polluée. 

    Rendons leurs territoires aux animaux.

    Cessons de développer nos modes de vie urbains et irresponsables.

    Arrêtons de détruire la planète avec nos villes, nos autoroutes, nos usines, nos lotissements, notre surpopulation.

    Pour les animaux et la nature.

    Pour la Beauté, avant qu'elle ne meure.

  • République de Saint-Marin (Italie) : première nation à abolir la vivisection

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    Rio de Janeiro avait donné le ton l'an dernier. La République de Saint-Marin, un état indépendant au centre de l'Italie et membre des Nations Unies et du Conseil de l'Europe, qui compte quelque 27 000 habitants, devient la première nation à abolir formellement les expériences sur les animaux.

    Suite à proposition faite par le Dr Stefano Cagno, antivivisectionniste italien, Massimo Tettemanti et Marina Berati, soutenue par la société protectrice des animaux de Saint-Marin, une motion visant à abolir toutes les expériences sur les animaux avait été soumise au 60 membres du Parlement de Saint-Marin en septembre 2007 puis adoptée par ces derniers à une large majorité.

    Il est donc désormais interdit légalement de pratiquer des expériences sur les animaux dans la République de Saint-Marin.

    Sources : Cornwall's Voice For Animals Wednesday, May 21, 2008 ; Swiss Association for the Abolition of Vivisection Aktionsgemeinschaft gegen Tierversuche Ffm.Int., Frankfurt/Main, Allemagne

    http://bronzez-sans-cruaute.org/news/newsflash/saint-marin__allez_oust_la_vivisection.html

  • Le régime "locavore"

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    Après les carnivores et les omnivores, une nouvelle espèce a fait irruption dans le paysage anthropologique américain : les "locavores".

    Les membres de cette tribu ont fait vœu de ne manger que des produits locaux. Adieu café, riz, chocolat et huile d'olive : tout ce qui n'a pas été produit, préparé et emballé dans un rayon de 160 km est interdit de séjour dans les assiettes.

    Après les délocalisations, voilà la re-localisation ; le retour au potager, dans l'espoir de limiter les émissions de gaz toxiques. La réinvention de la roue, diront certains. Un nouveau signe, quoi qu'il en soit, du grand trouble existentiel qui a saisi les champions de la mondialisation.

    Le New Oxford American Dictionary a fait de "locavore" son mot de l'année 2007 (devant "tase" : action d'infliger des chocs électriques à un individu rebelle, ou "mumblecore" : films "à petit budget, tournés par des acteurs non professionnels avec des dialogues largement improvisés").

    Selon Ben Zimmer, le responsable du dictionnaire, le choix 2007 reflète l'importance croissante du phénomène écologique dans la société américaine. Même le langage devient vert. En 2006, le mot retenu avait été "carbon neutral" (bilan carbone).

    La paternité de locavore est généralement attribuée à un groupe de quatre copines de San Francisco, dont Jessica Prentice, qui étudiait en 2005 à l'institut culinaire et trouvait ridicule que la Californie importe des fraises, alors qu'elle en produit pour l'exportation.

    Depuis, le mouvement s'est étendu à tout le pays. Son unité de référence est la "nourriture-kilomètre", la distance parcourue de la ferme du producteur à l'assiette du consommateur. En moyenne : 2 000 km. Selon les locavores, un verre de jus d'orange de Floride consommé à Chicago contient l'équivalent de deux verres de pétrole.

    Dans l'Oregon, l'association EcoTrust a lancé une campagne de sensibilisation qui raconte l'histoire de deux tomates. L'une est toute verte, la mine défaite : c'est Traveling Tom. La tomate Tom vient de loin, on a dû la cueillir avant maturité puis la faire rougir à coup d'hormones avant de la placer sur les rayons de supermarché. L'autre a une mine superbe. C'est Local Lucy. Tom venu de l'inconnu contre Lucy venue d'ici...

    Le locavore n'a pas la vie facile. Le régime n'autorise pas le jus d'orange, sauf pour les résidents de Floride ou de Californie. L'hiver, c'est vache maigre : la plupart des adeptes retournent à leurs supermarchés (bio, de préférence).

    Les groupes échangent des recettes. La glace aux haricots est un délice mais il faut faire bouillir soi-même les féculents (le bilan carbone interdit d'utiliser les produits en conserve). On s'invite à repiquer les oignons, "une fabuleuse occasion de s'amuser dans la terre".

    Les plus radicaux conseillent de supprimer purement et simplement la viande : si chaque Américain devenait végétarien une fois par semaine, cela reviendrait à retirer 8 millions de voitures de la circulation, affirment-ils.

    Chaque locavore a le droit de choisir une "exception" ; un petit privilège qui lui remonte le moral les jours de compote de rutabaga (du chocolat, par exemple). Il est possible aussi de conserver sel, poivre et épices dans ses menus.

    C'est "l'exception Marco Polo". Les locavores ne culpabilisent pas : comme dit l'un d'eux, importer du thé dans des containers non réfrigérés consomme nettement moins d'énergie "qu'expédier par avion des crevettes surgelées produites en Thaïlande sur des fermes qui détruisent les palétuviers".

    Les icônes du mouvement sont l'écrivain Barbara Kingsolver, qui a passé un an sur une ferme en Virginie. Ou les deux Canadiens James MacKinnon et Alisa Smith, auteurs du livre The 100-mile Diet (le régime 160 km).

    Adam Gopnik, le distingué critique du New Yorker, a de son côté poussé l'expérience jusqu'à essayer de tenir une semaine avec des aliments provenant exclusivement des cinq quartiers de New York.

    Il a trouvé un apiculteur qui entretient 15 ruches sur les toits de Manhattan, un éleveur de poulets dans le Bronx... Il en a tiré une leçon : le "localisme" est aussi un désir d'humanité. "Manger quelque chose de local, c'est rencontrer quelqu'un dans les environs."

    Les locavores sont critiqués pour leur isolationnisme alimentaire. "Manger au XXIe siècle comporte une part de voyage et de mélange des cultures", reproche Joel Stein, dans Time Magazine, en avouant avoir concocté un dîner dont aucun ingrédient n'avait parcouru moins de 5 000 km, par pur esprit de provocation (asperges du Pérou, bar d'Argentine, beaujolais...).

    D'autres trouvent le raisonnement "local" un peu simpliste : il est plus écologique, par exemple, pour les New-Yorkais, de boire du vin français, qui arrive par bateau que du vin californien transporté par camion.

    Quant aux tiers-mondistes, ils déplorent que les locavores trahissent les communautés du Costa Rica ou du Kenya avec lesquelles les chaînes de produits "bio" ont conclu des marchés.

    Cette discussion sur l'origine des aliments reflète l'inquiétude actuelle sur la sécurité alimentaire. Dans un pays où les alertes à la nourriture contaminée sont fréquentes et où deux tiers de la population présente une surcharge pondérale, les habitants ne touchent plus à leurs assiettes sans culpabilité.

    Il n'y a pas si longtemps, les Américains se moquaient de José Bové. Aujourd'hui, ils réévaluent leur mode de vie. Comme on dit à la ferme, mieux vaut tard que jamais.

    Corine Lesnes

    http://www.lemonde.fr/opinions/article/2008/05/21/le-regime-locavore-delices-et-delires-par-corinne-lesnes_1047775_3232.html

  • Contre le cancer, évitez la viande rouge

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    On savait déjà que les grands consommateurs de viande rouge avaient davantage de probabilités d'être victimes d'un cancer du colon que leurs amis végétariens.

    Mais ce qu'une étude américaine révèle à présent, c'est qu'ils ne sont pas exposés à un mais bien huit cancers différents !

    Ainsi, dès l'instant où la ration quotidienne de viande ou de charcuterie atteint 110g, le carnivore risque huit types de cancers, peu importe le sexe.

    La viande rouge favoriserait le cancer du colon, de l'oesophage, du poumon du pancréas, de la prostate et du foie. La charcuterie, celui des os et de la vessie.

    (7sur7)

    http://www.7sur7.be/7s7/fr/1518/Sante/article/detail/284234/2008/05/21/Contre-le-cancer-evitez-la-viande-rouge.dhtml

  • Pôle PASS : un symposium sur les méthodes alternatives aux tests sur animaux

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    Par Jean-Pierre Largillet

    PASS veut se mettre en pôle position sur les méthodes alternatives aux tests sur animaux.

    Le pôle de compétitivité Parfums, Arômes, Senteurs, Saveurs, qui s'est monté autour de Grasse, organise ainsi lundi 26 mai de 9h15 à 16 heures, au centre d'affaires de l'aéroport Nice Côte d'Azur (Terminal 1), la 1ère édition d’un symposium résolument international sur le thème de "L’enjeu des méthodes alternatives aux tests sur animaux en cosmétique".

    A partir de 2009, le 7è amendement à la Directive Cosmétique prévoit la suppression progressive des essais sur animaux. La mise en place de méthodes alternatives aux tests sur animaux est aussi un défi majeur pour l’industrie des ingrédients et cosmétiques.

    A 6 mois de l’entrée en vigueur de la nouvelle réglementation, le pôle PASS a souhaité réunir les principaux acteurs de la profession ainsi que des experts européens et internationaux engagés dans cette course contre la montre.

    En organisant cette manifestation, PASS se positionne également comme un acteur référent dans le domaine de la mise au point de modèles In Vitro. D'autant plus que depuis 2007, ce sont 3 nouveaux projets de R&D qui ont été labellisés sur cette thématique.

    A titre d'exemple sera présenté l’état d’avancement de 3 modèles appliqués à l’irritation cutanée et oculaire. Deux des projets appartiennent à des pôles de compétitivité :

    • Immunosearch, irritation cutanée (Pôle PASS, PACA) avec Hervé Groux
    • Virtual Skin Sensitisation, irritation cutanée (Cosmetic Valley, Eure et Loire)
    • Le projet concernant l’évaluation du pouvoir irritant oculaire est italien : VitroScreen qui présente un protocole pour les ingrédients et cosmétiques (VitroScreen Srl, In Vitro Research Laboratories, It) 

    En conclusion, c’est le rôle des pôles de compétitivité dans l’avancement de ces programmes qui sera discuté.

    Contact : inscription obligatoire mais participation gratuite : http://www.pole-pass.fr/symposium/home.html

    http://www.sophianet.com/wtm_article47587.fr.htm

  • Des militants n'ont pas réussi à stopper un massacre de kangourous en Australie

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    Des militants ont échoué mardi à faire cesser l'abattage très controversé de centaines de kangourous sur une base militaire près de la capitale de l’Australie, Canberra, un abattage que les défenseurs des droits des animaux ont qualifié de « barbare ».

    Deux militants qui avaient réussi à passer les lignes de sécurité et de policiers afin de libérer des kangourous se sont faits piéger par un leurre et se sont concentrés sur des kangourous confinés dans une fausse zone fermée, tandis que des vétérinaires endormaient et tuaient près de 400 kangourous dans une autre zone, d’après ce qu’a déclaré un militaire.

    « Les actes de ces militants se sont concentrés sur un petit nombre de kangourous qui avaient été capturés au préalable » a déclaré le porte-parole de la défense, le Brigadier Andrew Nikolic.

    Les autorités ont indiqué que les 400 kangourous gris, qui sont le symbole de l’Australie, menaçaient d’autres espèces locales menacées à proximité de la base militaire car ils mangeaient trop d’herbe.

    Au total 600 kangourous vivent sur la base militaire de communications de 200 hectares en périphérie de la ville de Canberra, et les militaires ont indiqué que ces kangourous mourraient de faim s’ils n’étaient pas capturés et tués avec des barbituriques.

    Le ministre des affaires étrangères Stephen Smith a nié le fait que l'abattage des kangourous nuirait à la réputation de l’Australie alors que les journaux locaux multiplient les caricatures montrant le blouson d’un australien affichant un trou fait par une balle à la place qu’occupe habituellement le kangourou sur ces blousons traditionnels.

    « Des abattages et des battues ont déjà été organisés dans le passé en Australie. Ils pourraient encore avoir lieu à l’avenir » a indiqué Stephen Smith.

    Près de 4 millions de kangourous sauvages sont tués chaque année en Australie pour contrôler la population et empêcher une reproduction excessive. Au total près de 50 millions de kangourous vivent en Australie.

    Les militants pour les droits des animaux ont écrit à l’ancien Beatles Sir Paul McCartney et à son ex-femme Heather Mills pour leur demander de financer un programme de relocalisation des kangourous de 714000 dollars qui a été rejeté par le gouvernement comme étant trop coûteux.

    « Heather Mills a déclaré qu’elle donnerait tout l’argent qu’elle recevrait de son divorce avec Paul MCCartney aux groupes de défense des droits des animaux » a déclaré la porte-parole Angie Stephenson du groupe Animal Liberation NSW.

    En Mars dernier, Paul McCartney est apparu sur une vidéo postée sur un site Internet mis en place par le groupe de défense des droits des animaux Viva! pour condamner l'abattage prévu en Australie et pour protéger les kangourous de ce « massacre honteux ».

    http://www.actualites-news-environnement.com/16044-kangourous-abattage-Australie.html

  • En une du Dauphiné Libéré : "Le lapin de batterie dans les étals suisses, c'est fini"

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    D’après les observations des associations de protection des animaux, un lapin élevé en batterie bénéficie uniquement de l’espace d’une feuille A4 dans sa cage.

    C’est la guerre du lapin - Grâce au lobbying de leurs associations, les protecteurs suisses des animaux ont obtenu des chaînes de supermarchés le retrait des rayons des lapins produits en France.

    Motif : des conditions d’élevage jugées inacceptables. P. 3

    LES SUISSES NE VEULENT PLUS EN IMPORTER DE FRANCE - Dans les supermarchés suisses - comme ici à la Coop de la Praille -, on ne trouve donc plus de lapin produit en France. Le DL / Julien BAUER

    * * *

    HAUTE-SAVOIE / CONSOMMATION

    Dégoûtés, les Suisses nous font le coup du lapin.

    Le lapin de batterie dans les étals suisses, c'est fini. Depuis le mois de mars, les grands noms de la distribution helvète ferment un à un la porte aux éleveurs qui pratiquent l'élevage intensif.

    Point de départ de la fronde : la diffusion d'un reportage sur une télé alémanique. Ce dernier dénonçait les conditions d'élevage de lapins italiens. Dès le lendemain de la diffusion, Manor retirait de ses étals sa viande d'origine italienne.

    Depuis, appuyé par le lobbying de Kagfreiland, association suisse de protection des animaux, d'autres chaînes d'hypers et de supermarchés suisses ont suivi. Notamment Migros, Coop, Denner ou plus récemment Globus.

    Et cet embargo sur le lapin italien vaut aussi pour la France. Normal, « entre Italie et France, les conditions d'élevage sont similaires », explique Brigitte Gothière, porte-parole de L214, une association de protection des animaux d'élevage.

     Le sujet, elle le connaît bien. L'association vient de rendre publique une enquête menée durant six mois sur la filière lapine. Ses conclusions ? « Édifiantes ! » Promiscuité, apathie, développement de maladies...

    « L'élevage en cage ne peut répondre aux besoins des animaux », tranche Brigitte Gothière. L'élevage en cage concerne pourtant selon elle 99 % de la filière française.

    « D'un point de vue purement commercial, c'est mauvais »

    À Genève, dans les rayons de Manor, ce sont aujourd'hui les lapins hongrois qui se sont substitués à la viande d'origine italienne et française. Réactions dans l'hyper ? Bien moins achalandé au moment de Pâques, puisque Manor venait tout juste de révoquer son ancien fournisseur, les clients ont fait grise mine.

    Un choix éthique qui se traduirait donc en flop commercial ? « Quand on l'explique aux clients, ils finissent par comprendre », défend Walter Manzi, responsable de l'alimentation dans le grand magasin genevois.

    Il l'admet pourtant : « D'un point de vue purement commercial, c'est mauvais ». Tant pis. L'enseigne ne reviendra pas en arrière. « Le plus important reste la transparence. À long terme, notre engagement est la meilleure solution. C'est en tout cas notre philosophie. »

    Une éthique toute suisse que les associations de protection peinent à voir transposer en France. « Les normes suisses sont bien plus élevées qu'en Europe et il y a une autre mentalité, une meilleure adéquation entre comportements d'achats et conscience citoyenne », poursuit Brigitte Gothière.

    N'empêche que d'un point de vue économique, l'élevage français risque d'en pâtir. Selon L214, depuis que l'Allemagne a durci ses critères d'exigence sur le bien-être des animaux, les exportations françaises de lapins auraient chuté de 20 %.

    Encore plus radical, l'Autriche a purement et simplement interdit depuis fin 2007 la commercialisation de bêtes élevées en cage. Une première.

    POUR EN SAVOIR PLUS

    L'enquête menée sur la filière lapine par L214 est accessible à l'adresse suivante : www.l214.com/lapins.

    REPÈRES EN CHIFFRES

    La Suissene produirait que 20 % de sa consommation de viande de lapin, le reste étant le fruit de l'importation. L214 évalue à 180 000, le nombre de lapins importés de France chaque année.

    D'après l'enquête réalisée par L214, le taux de mortalité dans les filières intensives françaises atteindrait près de 29 % pour les lapines reproductrices et 26 % pour les lapereaux. La France ne compterait en tout et pour tout qu'une dizaine d'éleveurs de lapins bio.

    LÉGISLATION HELVÈTE

    En matière de protection animalière, la confédération helvétique a encore rehaussé d'un cran sa législation (lire notre édition du 7 mai).

    À compter du 1er septembre, il sera ainsi impossible d'acheter un cochon d'Inde seul (animal éminemment sociable, c'est le duo qui est imposé), de castrer un porcelet sans anesthésie préalable ou de détenir une chèvre seule sans qu'elle ait de contacts visuels avec l'un de ses congénères.

    Virginie BORLET

    http://ledauphine.com/index.jspz?article=24947

  • Biodiversité : une conférence mondiale face à l'urgence

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    Par Jean-Luc Goudet, Futura-Sciences

    A Bonn, une longue réunion de deux semaines vient de s'ouvrir pour étudier des mesures à prendre face à l'extinction massive d'espèces, aujourd'hui un fait d'observation. Un problème ardu mais d'importance.

    Cinq mille experts venant de 191 pays viennent de prendre leurs quartiers à Bonn, en Allemagne, pour la neuvième édition de la Conférence des Parties à la Convention de l’ONU sur la Diversité Biologique (UNCBD).

    Depuis le sommet de la Terre, à Rio de Janeiro, en 1992, l'UNCBD se réunit régulièrement pour parler préservation d'espèces en danger.

    Mais les objectifs envisagés, qui devaient conduire à ralentir significativement le rythme de disparition d'espèces avant 2010, semblent aujourd'hui impossibles à atteindre. Le taux d'extinction n'a jamais été aussi élevé. On l'estime à 150 espèces... par jour !

    A l'échelle mondiale, l'UICN (Union mondiale pour la nature) tient les comptes. Sa dernière Liste rouge indique des chiffres terribles.

    Près du quart (23%) des mammifères sont menacés d'extinction. Pour les amphibiens (grenouilles, crapaud, tritons, salamandres), la proportion s'approche du tiers (32 %). Mieux lotis, les oiseaux ne risquent de voir disparaître que 12% des espèces.

    Les végétaux font aussi partie de la liste. Pour toutes les espèces de plantes surveillées par l'UICN, 70% sont considérées comme menacées...

    Bientôt un Giec de la biodiversité

    Les armes de destruction massive d'espèces sont bien connues. La première d'entre elles est la déforestation. Partout dans le monde, l'extension des surfaces agricoles et des zones d'habitations entre en conflit avec la préservation des milieux naturels.

    A Sumatra, cas emblématique, les arbres sont coupés pour laisser place à la production d'huile de palme. En Amazonie, après quelques années d'accalmie, le grignotage de la forêt a repris.

    Au Brésil, la ministre de l'environnement, Marina Silva, vient de démissionner, en expliquant qu'elle jetait l'éponge face à la puissance des lobbies agricoles, qui privilégient notamment l'élevage et la production de biocarburants. Carlos Minc, son successeur, qui a déjà fait ses preuves dans ce domaine, se dit déterminé à défendre la biodiversité.

    A Bonn, les experts auront la tache facile pour mesurer l'ampleur du phénomène, bien documenté aujourd'hui, mais il leur sera bien plus ardu de proposer des solutions applicables.

    L'une des idées est de s'appuyer sur un organisme international qui serait à biodiversité ce que le Giec (Groupe intergouvernemental sur l'évolution du climat) est au réchauffement climatique.

    Déjà baptisée Imoseb (International Mechanism of Scientific Expertise on Biodiversity, Mécanisme mondial d'expertise scientifique sur la biodiversité), cette instance a été imaginée après la conférence de Paris sur la biodiversité en janvier 2005.

    http://www.futura-sciences.com/fr/sinformer/actualites/news/t/developpement-durable-1/d/biodiversite-une-conference-mondiale-face-a-lurgence_15569/

  • Chasse contestée de blaireaux en Saône-et-Loire (AFP)

    http://afp.google.com/media/ALeqM5g-rFjI-Iv_AunrJpJ6aCAMrGilsQ?size=m

    CLUNY (AFP) — Près de 800 chasseurs se sont rassemblés pendant trois jours à Cluny (Saône-et-Loire) pour débusquer des blaireaux, suscitant l'ire des écologistes, a indiqué dimanche l'Association française des équipages de vénerie sous terre (AFEVST).

    « Cette manifestation consiste à juger les aptitudes de chiens de terrier, type jack-russel, et à s'entraîner pour la prochaine saison de chasse en septembre prochain afin de promouvoir les chasses de tradition », a déclaré à l'AFP Frédéric Herbet, président de l'AFEVST, à l'origine de ce rassemblement.

    Strictement réglementée, la chasse au blaireau ne pouvait avoir lieu qu'à la condition expresse, posée par la préfecture, qu'il n'y ait pas de mise à mort de ce gibier.

    Fin avril, plusieurs associations de défense d'animaux s'étaient indignées de cette chasse, qualifiée de « pratique barbare » par l'Association pour la protection des animaux sauvages (Aspas).

    « Alors que les populations de blaireaux sont en chute libre en France et que cette espèce est protégée dans la plupart des autres pays d'Europe, le gouvernement français continue de cautionner cette pratique moyenâgeuse et inutile pour le loisir de quelques-uns », avait souligné l'association.

    Dominique Voynet, sénatrice Verts de Seine-Saint-Denis, avait écrit début mai au ministre de l'Ecologie, Jean-Louis Borloo, pour réclamer l'annulation de la manifestation.

    Le président de l'AFEVST ne comprend pas « ces attaques d'écologistes de tous bords alors qu'il n'y a pas de mise à mort de l'animal ».

    Vendredi, une trentaine de militants écologistes, masqués et cagoulés, avaient donné de la voix afin d'effrayer les blaireaux. « Ce que nous contestons, ce n'est pas la chasse, mais la cruauté de cette pratique », a déclaré le représentant jurassien de France Nature Environnement, Pascal Blain.

    « De plus, la population des blaireaux se régule d'elle-même et la préservation de la biodiversité est un enjeu énorme aujourd'hui », a-t-il ajouté.

    http://afp.google.com/article/ALeqM5htfcs37cE64JJZLbOBgWkY57t54Q