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Planète Terre - Page 3

  • Les deux seuls remèdes à la disparition des animaux sauvages sur terre

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    IL N'Y A QUE DEUX REMÈDES À LA DISPARITION DES ANIMAUX SAUVAGES :
     
    1) Le véganisme ;
    2) La décision de ne pas faire d'enfants.
     
    Mais qui le dit ?
    Personne.
     
    Quel gouvernement le prescrit ?
    Aucun.
     
    L'issue fatale est donc inéluctable.
     
    La planète Terre ne sera bientôt plus qu'un dépotoir bétonné décimé par un cancer ravageur ayant pour nom : humanité.
     

  • Le poème du jour : "Ainsi soit le vers", Philip Larkin

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    This Be The Verse
     
    They fuck you up, your mum and dad.   
    They may not mean to, but they do.   
    They fill you with the faults they had
    And add some extra, just for you.
     
    But they were fucked up in their turn
    By fools in old-style hats and coats,   
    Who half the time were soppy-stern
    And half at one another’s throats.
     
    Man hands on misery to man.
    It deepens like a coastal shelf.
    Get out as early as you can,
    And don’t have any kids yourself.
     
    Philip Larkin, "This Be the Verse" from Collected Poems.
    Copyright © Estate of Philip Larkin.  Reprinted by permission of Faber and Faber, Ltd.
    Source: Collected Poems (Farrar Straus and Giroux, 2001)
     
    * * *
     

    Ainsi soit le vers

     

    Ils te bousillent, papa et maman.

    Ce n’était pas leur but, mais pourtant

    Ils te remplissent de tous leurs défauts

    Puis en ajoutent deux trois, en cadeau.

     

    Car ils ont été bousillés naguère

    Par des idiots en habits d’avant-guerre,

    Un jour sur deux tendres et guindés

    Et le reste du temps à s’étriper.

     

    Ainsi l’homme lègue à l’homme la misère

    Toujours plus bas, comme le fond des mers

    Alors fuis tant qu’il est encore temps,

    Et abstiens-toi d’avoir des enfants.

     

    (Traduction française : François Charton)

     

  • " La valeur d'une civilisation", par Gérard Charollois (CVN)

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    La valeur d’une civilisation se mesure au degré de respect, de protection, de dignité, de liberté qu'elle offre aux plus vulnérables et notamment aux femmes, aux animaux, aux enfants, aux malades.

     

    Lorsque se déchaînent les haines, les guerres, les génocides, que tombent les barrières des interdits moraux les plus élémentaires, que la pulsion prime sur la raison et la violence primaire sur la retenue, ce sont ces victimes vulnérables qui succombent d’abord.

     

    Sur la terre des hommes qui n’est pas partout celle des femmes, le kidnapping, l’exploitation, la soumission, la domination, perpétuent en notre temps leurs atrocités.

     

    N’en déplaise aux récitants des dogmes contemporains, toutes les cultures ne se valent pas.

     

    Tous les us et coutumes, y compris certains des nôtres, gagnent à être abolis et récusés au nom du progrès humain qui tient à une élévation de ce degré de respect et d’empathie.

     

    Que de lâchetés criantes se masquent derrière le refus de condamner les crimes de notre temps : enfermement de la femme, répression de l’homosexualité, châtiments corporels et peine de mort à l’encontre des blasphémateurs et des apostats, mais aussi abattages rituels, chasse loisir, corrida et plus généralement tous actes révélant la cruauté hideuse des hommes.

     

    Notre époque souffre, dans le petit monde intellectuel, des mêmes tares qui empêchaient, au siècle passé, de beaux et grands esprits de dénoncer les crimes des régimes totalitaires.

     

    Il leur fallait, pour la bonne cause, cacher le sang coulant du mauvais côté.

     

    Or, aucune fin ne justifiera jamais le mépris des plus faibles, des plus fragiles, des plus humbles.

     

    Une fin civilisatrice passe par des moyens qui lui correspondent et n’exige aucun moment de négativité.

     

    Que voilà des évidences éthiques qui dépassent tellement les débats politiciens dont l’indigence confine à la débilité.

     

    Comme il est plus aisé de célébrer les révolutions d’hier, les résistances victorieuses du passé, que d’affronter les maux de l’époque où l’on vit.

     

    Combien de ceux qui commémorent les gloires d’antan auraient été du bon côté de l’Histoire ?

     

    En fait, trop rares sont les humains d’exception qui osent se dresser contre les crimes contemporains car, à dénoncer la violence, la soumission, le lâche conformisme, il y a trop de coups à recevoir.

     

    Flatter le tyran, servir le lobby, bêler à l’unisson des capitulations morales, radoter les préjugés de sa secte s’avère plus confortable que de s’exposer à penser librement, à solliciter sa raison et à pratiquer l’empathie.

     

    « La civilisation est une marche vers la lumière », disait Victor Hugo.

     

    Vers la lumière ?

     

    Oui, si l’on contemple le chemin parcouru, l’amélioration des conditions matérielles de vie des hommes, les conquêtes contre la maladie et la douleur, la reconnaissance des droits des enfants, l’abolition de la torture et de la peine de mort, la déclaration des droits de l’homme et les garanties contre l’arbitraire, la dissipation des ténèbres de la superstition et du charlatanisme.

     

    Alors sommes-nous assurés, pour nos successeurs, de lendemains radieux, sous le soleil de la raison et de la compassion envers tout ce qui vit ?

     

    Rien n’est décidé.

     

    Le gouffre béant, le trou noir dont rien ne sort attendent leur heure, enfantés par le libéralisme économique qui dévaste la biosphère et avilit l’humain en un être cupide, avec altération du climat, surpopulation, disparition de la biodiversité, libération des pulsions de mort.

     

    Selon les jours et vos interlocuteurs, vous opterez pour la marche vers la lumière ou pour celle à l’abîme.

     

    Mais n’oublions pas que si l’humanité s’anéantissait, cela ne ferait pas frissonner le cosmos*.

     

    Gérard CHAROLLOIS

    CONVENTION VIE ET NATURE

    MOUVEMENT D’ECOLOGIE ETHIQUE ET RADICALE

    POUR LE RESPECT DES ÊTRES VIVANTS ET DES ÉQUILIBRES NATURELS

    www.ecologie-radicale.org

     

    * Sinon de joie ?... (note personnelle)

  • La citation du jour : Claude Lévi-Strauss

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  • L’ONU recommande de devenir végan, et de taxer la viande

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    Lien article : http://www.vegactu.com/actualite/lonu-recommande-de-devenir-vegan-et-de-taxer-la-viande-22802/

     

    Un rapport de l’ONU a pointé du doigt dès 2010, et comme jamais auparavant, le lien de cause à effet entre consommation de viande et réchauffement climatique. Et en a tiré les conséquences :

    Une réduction substantielle des impacts [environnementaux] ne serait possible qu’avec un changement substantiel, au niveau planétaire, de régime alimentaire, d’où serait bannie  la consommation de tout produit d’origine animale.

    Le Professeur Edgar Hertwich, auteur principal du rapport de l’ONU, a ajouté :

    Les produits animaux causent plus de dégâts que n’en cause la production  de minéraux et de matériaux de construction, tels sables et ciments, plastiques ou métaux. La biomasse et les cultures spécifiques pour les animaux sont aussi dommageables que la consommation de combustibles fossiles1.

    Ernst von Weizsäcker, un spécialiste de l’environnement qui a co-présidé le groupe de travail de l’ONU, a quant à lui déclaré :

    La prospérité croissante provoque et enclenche un changement dans l’alimentation qui se porte sur la viande et les produits laitiers – le bétail consomme maintenant beaucoup des cultures de par le monde et, par inférence, beaucoup d’eau douce, des quantités d’engrais et de pesticides.

    Gaspillage de l’or bleu au profit de l’élevage : pour produire 1 kg de bœuf, il faut plus de 15 400 litres d’eau contre seulement 290 litres pour 1 kg de pommes de terre !
    Gaspillage de l’or bleu au profit de l’élevage : pour produire 1 kg de bœuf, il faut plus de 15 400 litres d’eau contre seulement 290 litres pour 1 kg de pommes de terre !

    Un rapport accablant

    Le groupe d’experts s’est appuyé sur plus de 240 études scientifiques (dont l’évaluation de l’écosystème du millénaire2 ) pour classer les produits, les ressources et les activités en fonction de leurs impacts environnementaux. L’agriculture s’est révélée faire autant de dégâts que la consommation de combustibles fossiles.
    Elle représente par ailleurs 70% de la consommation mondiale d’eau douce, 38% de l’utilisation totale des terres et 19% des émissions de gaz à effet de serre mondiales — ces chiffres sont cités dans le rapport, qui n’omet pas de préciser que c’est avant tout la viande et les produits laitiers qui en sont responsables :

    Les produits animaux, viande et produits laitiers, nécessitent plus de ressources et causent des émissions de gaz à effet de serre plus importantes que les alternatives végétales.

    Elevage

    Des experts préconisent de taxer les produits animaux

    L’impact environnemental est la raison pour laquelle un nouveau rapport de l’ONU daté de mai 2016 vient de recommander une taxe sur les producteurs et vendeurs de viande3. En effet, augmenter le coût d’achat de la viande, réduirait la demande, et en fin de compte la production de celle-ci.

    Crédits : Pawel Kazmierczyk, contributeur au rapport des Nations Unies
    Crédits : Pawel Kazmierczyk, contributeur au rapport des Nations Unies
    Maarten Hajer
    Maarten Hajer

    Le groupe d’experts réunissait cette fois 34 chercheurs de haut niveau et 30 représentants de gouvernements internationaux.

    Maarten Hajer, universitaire et directeur de l’Agence d’Évaluation Environnementale des Pays-Bas, a participé à la rédaction de rapport de l’ONU. Dans le Washington Post4, il propose que les conséquences néfastes de la consommation de produits animaux soient prises en compte via une taxe sur la viande :

    Tous les effets nocif sur l’environnement et sur la santé doivent être répercutés sur le prix des aliments.

    Si Maarten Hajer évoque la santé du consommateur, c’est qu’en 2015, l’OMS a classé les viandes transformées (saucisse, jambon, bacon…) comme cancérigènes — entre l’arsenic, l’amiante et la cigarette — et la viande rouge comme probablement cancérigène.

    Il a ajouté qu’il y avait urgence.

    « La nourriture est très politique »

    Les pays qui tentent désespérément de freiner les émissions qui favorisent le réchauffement climatique vont-ils suivre cette recommandation ?

    En Suisse, les organisations environnementales sont d’accord avec les experts et envisagent très favorablement elles aussi une taxe sur les produits carnés5. Selon Greenpeace Suisse :

    La production de produits carnés contribue énormément au réchauffement climatique, bien plus que le trafic routier ou aérien. Dans de nombreux pays, les habitants sont affamés car dans leurs champs, ils ne produisent que du fourrage pour le bétail. La forêt tropicale est aussi souvent déboisée à cet effet.

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    Extrait du rapport des Nations Unies

    Greenpeace réclame une taxe qui pourrait être de 20 à 30% au début, avant de grimper jusqu’à 100% si elle n’est pas suivie d’effets.

    En Suisse toujours, où le rapport de l’ONU a fait l’effet d’une déflagration (contrairement à chez nous), le WWF semble globalement d’accord, mais comme à son habitude n’ose pas s’assumer et s’embourbe dans des déclarations accessoires (« d’un point de vue environnemental, tous les prix, que ce soit celui d’une saucisse ou d’un stylo à bille, devraient être revus à la hausse, puisque tous ces produits ont tous un impact sur le climat »).

    Proviande, lobby helvète de la filière carnée, se défend en expliquant qu’en Suisse, l’agriculture est responsable de moins d’émissions de gaz à effet de serre que les pots d’échappement. C’est faux au niveau mondial, et comment cloisonner par pays pour lutter contre le réchauffement climatique ?

    Enfin, on sera peut-être surpris de constater qu’une taxe sur la viande ne trouve pas de relais politique, même auprès des Verts. Pour Bastien Girod, conseiller national suisse, « il faut procéder autrement: si les substituts de viande étaient meilleurs au niveau du goût, les consommateurs se tourneraient davantage vers les produits à base de plantes ». Un manque de courage politique et une hypocrisie flagrants.

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    Alternatives à la viande, en supermarché traditionnel : galettes, steaks, nuggets, falafels.

    Selon Bastien Girod, il existe des façons respectueuses de l’environnement pour produire de la viande : alors, pourquoi ne sont-elles pas mentionnées dans le rapport de l’ONU ?

    En France aussi, les Écologistes ont toujours été et demeurent lamentablement frileux et rétrogrades sur la question de l’alimentation végétale. Lorsqu’on sait que l’agriculture représente aujourd’hui un tiers des émissions mondiales de gaz à effet de serre, et que la moitié de ces émissions de l’agriculture sont dues à l’élevage — qui produit notamment de grandes quantités de méthane, puissant gaz à effet de serre — on ne peut que constater que ces élus ont saisi un créneau politique ouvert et n’ont en réalité pas la moindre conscience écologique.
    Nous verrons dans les jours à venir si l’édifiant rapport d’experts des Nations Unies sera commenté par Europe Ecologie Les Verts.

    Stop viande

  • Jean-Christophe Rufin choisi par Le Robert pour illustrer son entrée "spéciste" : hasard ou volonté ?

    Il est troublant de constater que la citation (antispéciste) choisie par Le Robert pour illustrer son entrée "SPÉCISTE" est tirée du roman Le Parfum d'Adam de Jean-Christophe Rufin, grand ennemi des défenseurs des animaux devant l'éternel (et donc des animaux eux-mêmes), qu'il fait passer dans son livre pour de dangereux terroristes n'ayant qu'une idée en tête : exterminer l'espèce humaine.
     
    De fait, la citation ne représente pas la pensée de Rufin, mais bien celle d'un de ses antihéros, un extrémiste violent prônant le meurtre. La voici in extenso : 
     
    "Chaque jour, les humains se rendent coupables à l’égard des animaux d’actes qui, appliqués aux hommes, s’appelleraient meurtre, torture, esclavage. On tue des bêtes pour les manger, on sacrifie des animaux de laboratoire pour la recherche, on enferme des singes dans des cages leur vie durant pour les montrer aux enfants. Ce sont des crimes spécistes particulièrement odieux. Tuer ceux qui s’en rendent coupables n’est donc pas un crime : c’est un acte légitime."
     
    On constate que la dernière phrase, contrairement à celles qui la précèdent, ne reflète en rien la pensée antispéciste, qu'elle en est au contraire la négation, et qu'elle fait passer les militants de l'égalité animale pour des assassins fanatiques.
     
    J'avais eu l'occasion de faire une critique en règle de ce roman l'année de sa parution dans la revue belge Jibrile : www.revuejibrile.com/JIBRILE/PDF/ACTUELLES/RUFIN.pdf - critique dont avaient parlé plus tard des universitaires américains dans un essai intitulé Ecocritical Approaches to Literature in French (http://www.amazon.com/Ecocritical-Approaches-Literature-French-Practice/dp/1498517315).
     
    Alors que faut-il penser du choix du Robert ? Les rédacteurs ont-ils choisi cet extrait en toute innocence, ou au contraire en toute connaissance de cause ?...
     
    Une manière alors subtile et déloyale de calomnier, disqualifier l'antispécisme, tout en ne pouvant faire autrement que de reconnaître son existence dans les faits et dans la langue.

  • Et pourtant, l'humanité persiste et signe...

  • COP21 : l'hypocrisie humaine à son comble

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    MARRE de voir tous ces hypocrites à la télévision et dans la société parler au nom d'une planète qui meurt par leur faute.

    CAR : combien de végans parmi eux (rappelons que l'élevage est l'une des principales causes du réchauffement climatique) ?

    Combien parmi eux ont pris la décision de ne PAS faire d'enfants (7,5 milliards de pollueurs et d'assassins d'animaux, combien demain ?) ?...

    ENGAGEZ-VOUS VRAIMENT, arrêtez de blablater.

  • COP21 : sans un véganisme généralisé, la planète n'a pas d'avenir (mais le direz-vous ?)

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  • La lettre de Gérard CHAROLLOIS : une guerre de l’obscurantisme

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    La lettre de Gérard CHAROLLOIS / 14 novembre 2015

    Une guerre de l’obscurantisme.
    www.ecologie-radicale.org

    Comment taire notre émotion, notre juste colère, notre nausée face aux assassinats perpétrés, ici et maintenant, comme dans d’autres sites, par des islamistes fanatisés.

    Cette idéologie tua, le 7 janvier dernier, nos amis de CHARLIEHEBDO.

    En Syrie,en Tunisie, en Egypte, en Somalie, au Mali, les mêmes barbares violent, réduisent en esclavage sexuel, posent des bombes, égorgent, décapitent et même brûlent vifs des personnes qui ne leur firent pas le moindre mal.

    Cette guerre asymétrique, aux allures de Moyen-âge, va durer.

    D’autres meurtres ensanglenteront nos pays.

    Par-delà cette émotion légitime, il y a lieu de s’interroger sur le sens de ce terrorisme au nom d’un dieu.

    Assiste-t-on à un retour de l’obscurantisme religieux, avec ses guerres de religions ?

    Il faut constater une montée de l’intégrisme islamique avec des attitudes ostentatoires, une volonté de réanimer les traditions, de se cramponner à des identités communautaires, terreau favorable au djihadisme.

    D’autres religions, en Inde et à Jerusalem, notamment, connaissent de telles poussées de fanatismes, de replis sur des rites sombres et grotesques.

    Ce qui caractérise, tous ces intégrismes oscurantistes est le refus de la science, de la démocratie, de la libération de la femme, de la prise en considération de la sensibilité animale.

    En fait, ces intégristes aspirent à revenir 1500 ans en arrière.

    Ils conchient la raison, la liberté, la vie et célèbrent

    La pulsion de mort.

    Mais, loin de marquer un « renouveau du fait religieux », ces crimes représentent les convulsions de sociétés théocratiques à l’agonie.

    Ils tuent parce queleur idéologie se meurt, parce que les valeurs, les précepts établis dans les caravanes du désert il y a plus de mille ans, se dissipent devant les Lumières.

    A terme, tous ces intégristes obscurs perdront la guerre.

    L’émancipation de la femme, la liberté de mode de vie et de pensée, l’élargissement du cercle de l’empathie à tous les êtres vulnérables l’emporteront, mais, pour l’heure, il convient d’adopter, concrètement, des mesures politiques afin de prévenir les assassinats.

    Les dirigeants, les services en charge de la sécurité publique, font un travail remarquable permettant de faire échec, neuf fois sur dix, aux attaques djihadistes.

    On peut encore faire mieux.

    Laissons partir en Syrie, ceux qui veulent y mourir en martyrs, car le problème n’est point leur départ,mais leur retour éventuel.

    Admettons que la démocratie ne pourra fleurir au Proche Orient que lorsque culturellement, la religion sera extirpée du champ politique et sera ramenée au rôle qu’elle joue en Occident, à savoir,une consolation purement individuelle, pour ceux qui en ont besoin.

    Aussi longtemps que le religieux dominera ces sociétés, celles-ci sécréteront des terroristes et souffriront d’atroces guerres équivalentes à celles que connut l’Europe au XVIe siècle.

    Ce matin, je pense aussi à nos regrettés amis CABU, Bernard MARIS et tous les autres.

    Ils sont morts prématurément parce que quelques demeurés préfèrent un arrière-monde mythologique à la vie.

    Aujourd’hui, nous devions manifester, à GUERET, contre l’élevage concentrationnaire.

    Les ténèbres en ont décidé autrement.

    Humanité : quand sortiras-tu de ta préhistoire ?

    Gérard CHAROLLOIS
    CONVENTION VIE ET NATURE
    MOUVEMENT D’ECOLOGIE ETHIQUE ET RADICALE
    POUR LE RESPECT DES ÊTRES VIVANTS ET DES EQUILIBRES NATURELS.