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  • Conférence "Animal objet ou sujet de droit ?" (La Montagne)

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    Pour les questions éthiques , un dessin vaut parfois mieux qu'un long discours :

    http://www.charliehebdo.fr/sites/default/files/imce/S884-Puce-Honore-1.jpg

    (Nouvelles Clés N° 64, hiver 2009/2010)

    Plus besoin de torturer pour tester nos médicaments

    Régulièrement, des commandos d’« amis des animaux », appelés écoterroristes, vont saboter de grands labos et délivrer les cobayes destinés à leurs expérimentations, au grand dam de certains « amis des humains ».

    Ce conflit n’a plus lieu d’être.

    Il existe des tests non-violents - et plus efficaces - pour tester la toxicité des milliers de produits chimiques mis sur le marché.

    Écoutez ce qu’en dit Claude Reiss, le chercheur français le mieux informé sur le sujet.

    Physicien de formation, biologiste spécialisé en toxicologie moléculaire, ex-directeur de recherche du laboratoire Structure et dynamique du génome au CNRS de Gif-sur-Yvette, auteur et coauteur de plus de 250 publications scientifiques, Claude Reiss a consacré sa vie à la recherche sur le cancer et le sida.

    Connu pour ses travaux en toxicologie sur cellules, il est convié en 1992 à un débat radiophonique consacré à l’expérimentation animale.

    Reiss explique alors pourquoi le modèle animal lui semble faire obstacle au progrès et comment à l’inverse avec ces nouvelles technologies que sont la biochimie (l’étude des processus chimiques de la matière vivante) et l’informatique, il est possible de mieux comprendre comment une cellule est agressée en présence d’un produit potentiellement toxique.

    Relation de cause à effet ou pas, quelques mois plus tard, Reiss est sommé de quitter dans les meilleurs délais l’institut Jacques Monod où il travaille depuis dix sept ans !

    Muté avec la moitié de son équipement, de son budget et de ses techniciens, l’événement tombe mal : le chercheur vient tout juste de bénéficier de deux contrats de recherche importants, l’un portant sur le sida, financé par l’Agence nationale de recherche contre le sida (ANRS), l’autre de la CEE, en collaboration avec plusieurs laboratoires européens, dans la lutte contre le cancer.

    L’homme ne s’avoue pas vaincu pour autant et poursuit ses recherches.

    En 2003, il créé avec d’autres chercheurs issus du CNRS, Le comité scientifique Antitode Europe, une association à but non lucratif oeuvrant pour une meilleure prévention en matière de santé humaine.

    Une mission de la plus haute importance à l’heure où le rôle de la pollution chimique dans l’apparition de cancers, des allergies et des maladies neurologiques n’est plus à démontrer - à noter que depuis 40 ans, des chercheurs ne cessent d’alerter les pouvoirs publics.

    Pour Claude Reiss, il est désormais urgent de repenser la manière dont sont testés les produits chimiques avant leur mise sur le marché, c’est à dire développer d’autres méthodes que l’utilisation des tests de toxicité effectués sur des animaux.

    L’affaire n’est pas nouvelle mais dépasse de loin la simple et vieille querelle des pro et anti-expérimentation animale.

    Nouvelles Clés : Que reprochez vous au modèle animal ?

    Claude Reiss : Chaque espèce a évolué dans une niche écologique spécifique où elle a prospéré en adoptant son métabolisme, ses systèmes de défense, sa physiologie.

    Bien qu’il y ait une unicité du vivant, face à une agression de l’organisme, chaque espèce réagit donc selon les moyens qu’elle a développés.

    Il est donc dangereux de prétendre extrapoler à l’homme des résultats toxicologiques issus de l’expérimentation animale.

    N. C. : Les mécanismes fondamentaux de la vie sont pourtant communs à toutes les espèces ?

    C. R. : Il y a effectivement une grande unicité du vivant.

    Depuis la bactérie jusqu’aux mammifères en passant par les plantes, la vie est basée sur l’information stockée dans l’ADN laquelle est transcrite en ARN messager, lui même traduit en protéines.

    Pourtant, que des organismes partagent une stratégie de développement identique, ne signifie pas qu’ils réagissent à l’environnement de la même façon.

    N. C. : Pourriez-vous nous donner un exemple ?

    C. R. : Il y a quelque temps, on a expérimenté la métabolisation de certains médicaments chez le rat et chez l’homme.

    La plupart des substances que nous consommons sont métabolisées dans le foie par l’intermédiaire d’une bonne trentaine de gènes différents.

    Un des médicaments en question avait été métabolisé dans le foie du rat à 30% sous une certaine forme et à 50% sous une autre forme.

    Chez l’homme, il l’a été de façon différente.

    Au lieu des 30% obtenus chez le rat, on atteignait 70% chez l’homme et là où il y avait 50% pour l’animal, nous sommes tombés à 0,7% chez l’homme.

    Ces résultats parlent d’eux-mêmes.

    On sait effectivement depuis longtemps, que la manière dont une substance se dégrade dans l’organisme est très différente chez le rat, le chien, le singe et l’homme et que les lésions éventuellement causées par l’absorption de ce produit ne sont pas forcément identiques.

    Il existe des exemples connus. Alors que la morphine rend fou n’importe quel chat, le chien ne réagira pas à une dose vingt fois supérieure à celle recommandée pour un homme.

    De la même façon, le mouton peut manger de l’arsenic et le lapin de l’amanite phalloïde alors qu’une dose de pénicilline, si utile à l’homme, peut tuer net un cochon d’Inde.

    Sur la base d’un produit comme le fluoroacétate de méthyle, une substance toxique utilisée comme raticide, il est intéressant de noter que le singe est 73 fois plus résistant à ce produit que le chien et la souris tandis que le cobaye y est 10 fois plus sensible que le lapin.

    Tout animal réagit donc individuellement à l’agression d’un produit selon son espèce et son âge.

    Il développe des maladies qui lui sont propres, reste dépendant de comportement dictés par l’évolution et par son capital génétique.

    Quant à son environnement, il interfère en permanence avec son organisme.

    Stress, humidité, lumière, alimentation, heures et saisons, tout est source de fluctuation d’où l’idée de créer des modèles animaux standardisés.

    Problème : si l’on teste ces produits sur une population d’individus tous identiques, comment peut on reproduire alors les variations de réponses entre individus susceptibles de se trouver dans la population humaine ?!

    N. C. : Les industriels ont-ils conscience de ces faiblesses ?

    C. R. : Tout à fait.

    En 2006, le Conseil national de la recherche (NRC) des Etats-Unis a publié un rapport intitulé "Tests de toxicité au
XXIe siècle : une vision et une stratégie", dans lequel il dénonce les
failles des tests actuels sur des animaux et propose de mettre au premier
plan les tests réalisés sur du matériel humain, en l’occurrence des cultures de cellules humaines.

    L’industrie chimique et pharmaceutique en a pris bonne note, cette dernière étant déjà bien engagée dans cette voie.

    Il est grand temps de se tourner vers des méthodes véritablement scientifiques !

    N. C. : Quelles sont ces méthodes et pour quelle raison sont-elles plus fiables ?

    C. R. : La biologie moléculaire comme toutes les techniques in vitro qui exploitent les mécanismes vitaux offre cette possibilité de bavarder avec les cellules, notamment par l’intermédiaire de ce que l’on appelle les gènes de stress.

    Dès qu’un agent extérieur - produit chimique, choc thermique ou autres - agresse la cellule, celle-ci développe dès gènes de stress pour faire face à la situation.

    Le travail de mon équipe a consisté a capturer l’un de ses gènes, à le couper en deux et à souder derrière lui un repère visuel à base de luciférase, une substance que l’on trouve dans les méduses et les vers luisants, laquelle leur permettent d’émettre des signaux.

    Ainsi marquée, dès que la cellule émet un stress, elle devient luminescente.

    On peut alors tester sur cette molécule toutes sortes de substances.

    Elle répond dans les trente secondes et nous indique si le produit en question a attaqué ou non son ADN.

    Force est de constater que depuis le début des années 1990 l’utilisation de l’animal en toxicologie a commencé à décroître chez les grands industriels, eux-mêmes convaincus des avantages économiques et scientifiques de ces autres méthodes (modèles mathématiques, simulation sur ordinateur, cultures de cellules, etc.).

    Contrairement à des pays comme l’Angleterre et l’Allemagne - les pionniers en la matière de développement des méthodes alternatives - mais aussi l’Italie, la Suède, la Hollande, les Etats Unis et le Japon, la France s’est toujours démarquée par sa mauvaise volonté.

    Guère étonnant quand on sait que les gouvernements successifs ont été invariablement conseillés par un sérail de vieux chercheurs et techniciens récalcitrants formés à l’ancienne école et donc davantage attachés à persuader les pouvoirs publics de la nécessité de poursuivre l’expérimentation animale que de permettre à la France de rattraper son retard considérable.

    Tout a toujours été fait pour passer outre les volontés internationales et le savoir-faire des chercheurs français au profit de différents avantages comme l’ économie basée sur l’expérimentation animale ou la possibilité pour des industriels de continuer à produire légalement des substances toxiques.

    On peut se demander de toute manière à quoi peuvent bien servir ces tests sur les animaux quand on sait que des substances toxiques chez l’animal sont malgré tout vendues dans le commerce.

    L’acétate de benzoyle, parfum ajouté dans les lessives s’est révélé cancérigène chez le rat, la souris et le hamster.

    Malgré ces résultats, le produit a reçu l’autorisation de commercialisation parce qu’il ne s’était pas monté dangereux pour une autre espèce de rongeur !

    Lorsque la plupart de ces produits ont chez l’animal des répercussions, logiquement, il faudrait donc limiter l’utilisation de ces produits chez l’homme, pourtant, on légalise leur diffusion !

    Donc, bien que les effets secondaires de ces produits (Formaldehyd, Dioxine, Furane, Lindane, PCP, etc.) aient été reconnus, on a autorisé leur élaboration et leur utilisation.

    Les exemples sont nombreux.

    Le Diphényle E 230 utilisé pour le traitement des agrumes provoque chez l’animal de labo des affections hépatiques et rénales.

    On sait depuis quarante ans que les ethers de glycol sont cancérigènes pour les embryons animaux, nombreux sont les produits d’entretien, peinture... qui pourtant en contiennent encore.

    Que dire de ces gouvernements qui se prémunissent en responsabilité en se fiant eux aussi sur la base d’expérimentations animales afin d’établir des normes d’eau potable, des limites de la qualité de l’air et des sols.

    Des réglementations qui protègent avant tout l’industrie.

    Vous avez dit sécurité sanitaire ?!

    Le 1er juin 2007 est entré en vigueur la nouvelle réglementation chimique européenne ayant pour objectif d’offrir au public une meilleure protection sur la base de quelques cent mille substances chimiques présentes dans notre environnement.

    Cette réglementation baptisée REACH (enRegistrement, Evaluation et Autorisation des substances Chimiques) se propose donc d’étudier leur toxicité, de retirer du marché les plus dangereuses et, pour les autres, de redéfinir leurs conditions d’utilisation.

    Au-delà du fait que les fabricants doivent eux-mêmes fournir le résultat des tests de leurs propres substances ( !), la plupart des industriels dénoncent un système coûteux et un manque de toxicologues compétents.

    Même le ProfesseurThomas Hartung, conseiller scientifique de la Commission européenne, qualifie lui aussi les actuels tests de toxicité sur animaux de "tout simplement de la mauvaise science."

    Pour pallier ces failles, Antidote Europe, dont le siège social est à Strasbourg, a démontré la pertinence et la faisabilité de tests dits de toxicogénomique.

    N. C. : De quoi s’agit-il exactement ?

    C. R. : Avec mon équipe de chercheurs, nous avons développé une plate-forme informatique capable de gérer un ensemble d’automates pour tester parallèlement des centaines de substances en un temps record et à un coût dérisoire, alliant ainsi recherche scientifique pertinente pour notre santé et compétitivité industrielle.

    Contrairement à la toxicologie sur animaux, le Programme de toxicologie scientifique que nous avons développé permet d’interroger des cellules HUMAINES en culture, exposées à la substance à tester.

    Il est peu coûteux car facilement automatisable ; il est aussi très rapide puisque sur la base d’une substance à tester, le résultat est disponible en quelques jours seulement, fournissant une évaluation sur plusieurs critères (cancérogénicité, immunotoxicité, neurotoxicité, etc.) alors que le seul test de cancérogénicité sur les animaux, par exemple, se déroule sur deux à quatre années ; le tout pour un coût d’environ 10.000 euros par substance (contre 2 à 4 millions de dollars).

    Le PTS se fonde sur la génomique (connaissance de la fonction des gènes humains) et les puces à ADN (dispositif pour détecter d’éventuels dysfonctionnements de ces gènes).

    Des programmes de toxicogénomique sont en cours d’exploitation aux Etats-Unis mais l’Europe est en retard dans ce domaine.

    De même, pour les puces à ADN, de nombreux brevets existent déjà aux Etats-Unis mais Antidote Europe n’a identifié qu’un seul laboratoire européen capable de les produire.

    Le PTS est donc une technique innovante et Antidote Europe a démontré qu’elle pouvait être mise en place dès aujourd’hui si la volonté politique était suffisante.

    Un Centre de toxicogénomique utilisant l’approche proposée par Antidote Europe permettrait de tester les 100.000 substances en deux ans pour un budget total de 1,5 milliard d’euros.

    N. C. : Votre méthode a-t-elle donné des résultats concrets ?

    C. R. : Pour prouver la fiabilité et la faisabilité
d’expériences de toxicogénomique, Antidote Europe a dirigé une étude, 
par cette méthode, de 28 substances chimiques parmi les plus présentes
dans notre environnement et susceptibles d’affecter notre santé.

    Les 
résultats de 22 de ces analyses viennent de recevoir leur numéro
d’enregistrement dans la base internationale spécialisée MIAME (Minimum
Information About a Microarray Experiment ; numéros d’accès : E-TOXM-31
pour les expériences, A-MEXP-798 pour le design de la puce).L’expertise d’Antidote Europe dans ce domaine est donc ainsi reconnue par la communauté scientifique internationale.

    N. C. : Ces méthodes seront-elles utilisées dans le cadre de REACH ?

    C. R. : Antidote Europe s’emploie depuis plus de deux ans à ce que la
toxicogénomique soit rendue obligatoire dans le règlement REACH et a
obtenu qu’elle soit inscrite officiellement dans le préambule de ce
règlement européen sur les substances chimiques entré en vigueur le 1er 
juin dernier.

    Je rappelle que la toxicogénomique est déjà utilisée aux Etats-Unis depuis des années.

    Plus récemment, le Centre commun de recherche, sous l’égide de la Commission européenne, s’est doté d’un département de toxicogénomique.

    Alors qu’elle fournit des résultats valables pour l’homme, qu’elle est bien plus rapide et moins chère que les tests actuellement requis, pourquoi son utilisation est-elle retardée ?

    L’Allemagne, le Japon, l’Italie, la Belgique... évoluent dans ce sens alors que la France, deuxième puissance chimique en Europe, reste comme toujours muette sur cette question.

    Rien d’étonnant à cela lorsqu’on sait que Jacques Chirac s’était allié à Tony Blair pour réclamer que REACH ne constitue pas une charge trop importante pour l’industrie chimique.

    Plutôt que de tirer parti des méthodes modernes pour mettre en évidence la toxicité des substances chimiques, des tests continueront à se faire, comme au Moyen Age, sur des animaux, et à fournir des résultats aussi aléatoires qu’un jeu de pile ou face... à moins que ces résultats ne soient orientés pour innocenter des substances pourtant dangereuses !

    Contact : www.antidote-europe.org

     

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  • La Pologne déboutée : l’interdiction des cages de batterie de ponte dans l’UE ne sera pas différée

    http://www.snda.asso.fr/images/themes/j0182682%5B1%5D.jpg

    La Pologne a vu sa demande rejetée hier au Conseil des ministres de l'Agriculture de l'UE.

    Le ministre polonais de l'Agriculture avait demandé que l'interdiction européenne des cages de batterie (conventionnelles), qui doit entrer en vigueur dans toute l'Union européenne à partir de 2012, soit différée.

    Mais pas un seul des autres 26 états membres n'a suivi la Pologne.

    La Commission européenne non plus.

    Notre pays a pris clairement position dans ce dossier: tout renvoi à une date plus lointaine est inacceptable et n'est pas sujet à discussion, ainsi que l'a fait savoir à GAIA le cabinet de la ministre pour le Bien-être animal, Laurette Onkelinx, avant la réunion des ministres européens.

    GAIA, qui a vigoureusement lutté en faveur de l'interdiction, et des organisations européennes qui lui sont alliées dans cette lutte ont applaudi la décision du conseil des ministres de l'UE.

    http://www.gaia.be/fra/control.php?&topgroupname=&groupname=cp200

  • Combats de coqs / Alice Rallier : « Un combat de coqs, c’est laid, sale, vulgaire… et misérable » (Charlie Hebdo/Les Puces)

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    En Belgique, les combats de coqs sont interdits depuis 1929, et les organisateurs de combats illégaux très sévèrement sanctionnés.

    En France aussi les mauvais traitements aux animaux sont punis par la loi — article 521-1 du Code pénal.

    Leurs tortionnaires risquent une amende de 30 000 euros et deux ans d’emprisonnement.

    Elle est très bien, cette loi.

    Sauf qu’il suffit d’un alinéa, aujourd’hui le 7 (anciennement 3, puis 5), à cet article pour autoriser sévices graves et actes de cruauté sous couvert de « tradition locale » : la corrida dans le Sud, les combats de coqs dans le Nord.

    Alice Rallier, militante dans la protection animale, a enquêté dans le « milieu » des coqueleurs — ceux qui pratiquent les combats de coqs.

    Comment se déroule un combat de coqs ?

    Deux coqs sont placés sur une sorte de petit ring surélevé et entouré d’un grillage d’environ 70 cm, surmonté d’une grosse ampoule qui s’allume et s’éteint pour annoncer le début et la fin d’un combat.

    Les coqs commencent par se regarder, mais, les secondes passant, stressés et excités par l’environnement dans lequel ils se trouvent, ils finissent par se poursuivre, puis par s’en prendre l’un à l’autre.

    Comme ils sont drogués et équipés pour blesser profondément leur adversaire, ces animaux déjà impressionnants au départ se livrent à une lutte d’une grande violence, en se frappant à coups de bec, et surtout de pattes.

    Au bout de 6 minutes, fin du temps réglementaire, l’un des deux coqs est mort ou agonisant.

    Si aucun des coqs n’est mort au bout de ce temps, soit ils sont représentés l’un à l’autre après un temps de repos, soit le match est considéré comme nul et on passe à la paire suivante.

    Le coq perdant est amené « à l’égouttoir », sorte d’entonnoir métallique fixé à un mur au-dessus d’un seau, le plus souvent à l’abri des regards (mais pas toujours), et égorgé.

    Il peut ensuite être vendu quelques euros et mangé.

    Sur le ring, deux autres coqs sont à leur tour mis l’un en face de l’autre, et les combats s’enchaînent ainsi sur plusieurs heures.

    Quelle durée peuvent atteindre ces combats ?

    Un des records aurait eu lieu à Bouvignies en 1998 : plus de 120 paires de coqs (soit 240 animaux !) se seraient affrontées, sur 28 heures de combat d’affilée.

    En moyenne, « on bat » (c’est l’expression qu’emploient les coqueleurs) une dizaine de coqs à l’heure.

    Les coqueleurs belges, qui ne peuvent pas pratiquer légalement en Belgique, où les combats de coqs ont été interdits, n’hésitent pas à se déplacer dans les gallodromes (lieux où les combats de coqs ont lieu) français avec plusieurs dizaines de coqs.

    Le massacre est estimé entre 10000 et 50000 animaux par an.

    Quels coqs utilise-t-on ?

    Ce ne sont pas les coqs de basse-cour qu’on a l’habitude de voir.

    Ils appartiennent à une race spéciale, le « combattant du Nord », que l’on n’a de cesse de « perfectionner » pour qu’elle donne les individus le plus agressifs possibles.

    Ces animaux, qui pèsent plusieurs kilos, sont très impressionnants.

    Comme tous les coqs, et beaucoup d’animaux mâles en général, ils supportent mal la rivalité avec les autres coqs.

    Dans la psychologie du coq, il y a en effet le désir de régner sur toutes les poules, et la présence d’un autre coq est perçue comme une agression.

    Cela dit, même s’il y a une base naturelle à l’agressivité qu’un coq peut éprouver envers l’un de ses congénères du même sexe, tout est fait pour exacerber cette agressivité au maximum, par les procédés les plus vils.

    Où sont-ils élevés, et dans quelles conditions ?

    Il existerait environ 4 000 élevages de coqs dits « de combat » dans la région Nord - Pas-de-Calais, de confort et de propreté très variables.

    Certains, très «beaux» et bien tenus, sont dans des petites maisons individuelles grillagées, à l’abri du vent et de la pluie.

    Mais beaucoup d’autres sont enfermés dans des cages d’une crasse insoutenable, ou confinés dans des tonneaux posés à même le sol, bouchés par une planche de bois, dans le noir.

    Dans tous les cas, les conditions ne sont pas des conditions de vie naturelles pour un coq, animal qui est fait pour avoir des congénères autour de lui, passer du temps à chercher sa nourriture dans les herbes, se percher pour chanter le matin, etc.

    Dans son box ou sa cage, le coq n’a rien d’autre à faire que manger, boire et tourner en rond.

    Cela ne favorise pas sa sociabilité envers ses congénères.

    Certaines municipalités accordent des passe-droits à certains éleveurs et les autorisent à avoir des élevages de coqs en plein centre-ville, chose normalement interdite en raison des nuisances causées par ces animaux, qui ont un cri très puissant, sans parler du risque que l’évasion de l’un d’entre eux ferait éventuellement courir aux autres animaux (chiens, chats).

    Les coqs subissent des mutilations, notamment de la crête, pour les préparer au combat.

    Décrivez-nous les différentes phases de préparation d’un combat.

    Le jour du combat, le coq est placé dans un panier en osier ou en bois (avec des trous pour respirer), opaque, car, selon les coqueleurs, si le coq voyait un autre coq à travers son panier, de fureur, il ferait une crise cardiaque.

    En réalité, il s’agit de maintenir le coq éloigné de ses congénères le plus longtemps possible, afin que le choc psychologique soit le plus grand possible lors de la confrontation sur le ring.

    Arrivé au gallodrome, le coqueleur sort le coq du panier, et, à l’aide d’un « armeur », prépare le coq au combat : il lui fixe une longue pique (dont la longueur légale maximale est de 52 mm, soit plus de 5 cm) sur chaque ergot, ceci afin de blesser plus profondément l’adversaire.

    Il lui fait ensuite avaler quelques gouttes d’un liquide destiné à le rendre encore plus « combatif » (car la honte du coqueleur, c’est d’avoir un coq qui fuit le combat), un mélange d’alcool à 90° et d’un produit connu sous le nom de « Démézan » (un nom « bidon », selon ma source), que l’on se procure à la pharmacie locale.

    Le combat a lieu comme décrit plus haut.

    Le coq, qui se retrouve brusquement en pleine lumière, dans un espace réduit, un environnement stressant et en présence d’un autre coq inconnu, a une réaction de stupeur puis d’agressivité envers ce congénère et l’attaque au bout de quelques secondes ou minutes.

    Si le coq perdant n’est pas tué, il mettra deux à trois semaines à se remettre de ses blessures, avant de repartir au combat.

    Certains se vantent d’avoir des coqs vainqueurs de près de trente combats.

    Mais le plus souvent, le coq, qui finit toujours par tomber sur plus fort que lui, ne survit qu’à quatre ou cinq combats.

    Où se trouvent les gallodromes, et quel public assiste à ces combats ?

    Les gallodromes se situent soit dans des arrière-cours de cafés, soit dans des salles municipales classiques.

    Les combats se déroulent sous le regard passionné des coqueleurs, qui parient sur tel ou tel coq (des billets circulent de main en main) ou se contentent de regarder le spectacle.

    Le public est à dominante masculine et d’âge mûr, mais il y a aussi des femmes, des jeunes couples et des enfants.

    L’alcool est très présent.

    Il y aurait plus de 80000 amateurs dans la région, dont 5000 inconditionnels.

    Ces passionnés sont regroupés dans une Fédération, la Fédération des coqueleurs du Nord de la France.

    Y a-t-il, comme pour la corrida, des affiches annonçant les dates de combats et les lieux où ils se déroulent ?

    Ces coqueleurs, qui se surnomment eux-mêmes « sociétés discrètes », forment un milieu fermé : on peut vivre des dizaines d’années dans le Nord-Pas-de-Calais en ignorant qu’il se tient des combats de coqs à dix minutes de chez soi.

    La passion se transmettant par filiation (principalement de père en fils, les femmes étant en général moins intéressées), on a peu de chances d’entrer un jour dans le milieu des combats de coqs si on n’est pas soi-même fils ou fille de coqueleur, car les combats de coqs, pour lesquels il est interdit de faire la publicité, n’attirent pratiquement aucun public venu de l’extérieur.

    C’est un milieu assez simple et peu cultivé (le combat de coqs est à la base une tradition d’origine ouvrière).

    Selon un coqueleur ayant pris ses distances avec le milieu mais ayant exercé d’importantes responsabilités au sein de la Fédération, « 85 % des gens de ce milieu sont des imbéciles ».

    Les arguments des coqueleurs justifiant ces combats semblent les mêmes que ceux utilisés par les aficionados pour légitimer les corridas…

    « C’est grâce aux éleveurs que les coqs vivent encore. »

    Mais les passionnés de la race pourraient très bien préserver quelques individus sans se sentir obligés de conduire à terme la totalité de leur cheptel à l’égouttoir.

    « Ils sont élevés en parcours libre jusqu’à 6 mois. »

    Le concept de « parcours libre » est à géométrie variable selon les éleveurs, cela a été constaté.

    Mais même dans le cas où cela serait vrai, cela n’excuse en rien le sort réservé au coq au-delà de ses six mois d’existence.

    « Si on ne les faisait pas combattre, ils se battraient tout seuls ou attraperaient un coup de sang et ne dépasseraient pas 2 ans. »

    Pour juger de ceci, il faudrait encore que les animaux observés soient élevés normalement, dans un environnement conforme à leurs besoins, notamment sociaux.

    Accuser un animal d’agressivité alors que l’on fait tout pour lui développer cette caractéristique n’est pas honnête.

    « C’est notre patrimoine. »

    C’est faux, les combats de coqs ont été amenés par les immigrés flamands.

    Les Lillois de vieille souche ne les aimaient pas.

    Que dit la loi ?

    Après plusieurs interdictions (loi Gramont du 2 juillet 1830, arrêté préfectoral du 11 février 1852), les combats de coqs ont été de nouveau autorisés par de Gaulle, le 8 juillet 1964, qui a déclaré :

    « Puisque l’on mange les coqs, il faut bien qu’ils meurent. »

    Le 8 décembre 1993, un arrêt de la cour d’appel de Douai a proclamé les combats de coqs tradition locale ininterrompue.

    Comment peut-on s’opposer à cette « tradition » ?

    Actuellement, aucune opposition autre que de principe n’existe contre les combats de coqs.

    Aucune campagne n’est menée.

    Deux « obstacles » principaux (en réalité, de très bons points) à la lutte contre les combats de coqs.

    Tout d’abord, une impopularité quasi totale.

    Rares sont les Nordistes qui approuvent les combats de coqs, parce que, d’une part, beaucoup en ignorent l’existence, et parce que cette pratique a une image lamentable d’autre part.

    Le combat de coqs n’ayant pas le côté « chic » que certains trouvent à la corrida, aucune célébrité ne vient non plus assister à un combat de coqs pour améliorer son image et se faire photographier par la presse people.

    Un combat de coqs, c’est laid, sale, vulgaire, et globalement misérable à tous les niveaux.

    Aucune musique, fanfare ou tralala d’aucune sorte ne vient tenter de « remonter » esthétiquement le tout : un combat de coqs, c’est la violence et la mort avec des plumes et de la poussière qui volent autour, et pas grand-chose d’autre.

    Il faut vraiment beaucoup d’imagination (ou d’alcool) pour trouver de la beauté là-dedans.

    Par ailleurs, le combat de coqs n’étant réservé qu’aux gens du milieu (les billetteries pour les combats de coqs n’existent pas, aucune information publique sur ces événements ne circule, ni dans les calendriers culturels de la région, ni dans les médias locaux, ou alors exceptionnellement, demandez à assister à un combat de coqs à l’office du tourisme et on va vous regarder avec des yeux ronds), il n’y a pas comme dans le cas de la corrida un public de touristes, de curieux ou d’ignorants à convertir, d’autant que la publicité est interdite.

    Mais les passionnés, eux, sont irrécupérables.

    Un espoir, malgré tout ?

    Une solution pour accélérer le déclin des coqueleurs serait peut-être de faire interdire l’accès aux combats de coqs aux enfants.

    La passion se transmettant par filiation, cela handicaperait beaucoup le renouvellement des rangs des coqueleurs.

    L’argument à avancer est évident : un combat de coqs est un spectacle d’une violence terrible, susceptible de traumatiser durablement les enfants.

    Propos recueillis par Luce Lapin
    20 février 2010
    lucelapin@charliehebdo.fr

    http://www.charliehebdo.fr/la_puce/corrida

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    Dans « Les Puces » du journal (Charlie Hebdo du 24 février). Quel est le pays d’Europe où l’on trouve le plus de végétariens ? Allez, je vous aide, un pays dans lequel il n’y a pas de corridas ni de combats de coqs, c’est, c’est… C’est à vous !

  • Le 15 mars 2010 à Paris : appel à manifester contre le trafic d'animaux

    http://membres.multimania.fr/anma/images/trafic.jpg

    GRANDE MANIFESTATION UNITAIRE CONTRE LE TRAFIC D'ANIMAUX

    Appel à toutes les associations à se rassembler devant la Préfecture de Police de Paris

    Suite à nos courriers restés sans réponse de la part de la Préfecture de Police de Paris, suite aux trop nombreux chiots et chatons "vendus" sur les trottoirs parisiens tout comme à l'intérieur du métro....

    Le refuge SOSANIMAUX78 peut témoigner des nombreux chiens récupérés du trafic.

    Les derniers chiens, saisis dans un état lamentable, sont atteints de la maladie de Carré.

    Deux chiots sont déjà morts, le troisième  lutte et, selon le vétérinaire, s'il survit il gardera des séquelles.

    Le trafiquant à qui nous avions saisi ces chiens (en 3 mois une vingtaine) est revenu de Roumanie avec un nouveau chien.

    Face au silence de notre administration et à son indifférence face à la détresse animale, nous appelons à une manifestation prochainement devant la Préfecture de Police de Paris, puis devant le Ministère de l'Intérieur et pourquoi pas devant l'Elysée si rien ne bouge !

    Nous voulons l'application des textes de loi, ni plus, ni moins.

    Le rendez vous est prévu à 10 heures précise le lundi 15 mars 2010 devant la Préfecture de Police de Paris sur le Parvis de Notre-Dame, 4e arrondissement de Paris (métro Cité ou Saint-Michel)

    Toutes les associations et militants sont conviés à se munir de leurs propres pancartes, banderoles et mégaphones.

    L'heure est à l'union afin de lutter plus efficacement contre ce trafic, qui n'a cessé de s'accroître ces dernières années sous l'oeil impassible des autorités.

    Nous vous invitons à visiter régulièrement le site internet afin d'être informé des infos de dernières minutes concernant le rendez-vous.

    L'ensemble des défenseurs des animaux.

    http://www.associationstephanelamart.com/

    Contact : SNDA 01 44 75 37 65

  • En fait-on assez pour les animaux maltraités en France ?

    http://medias.lepost.fr/ill/2010/02/19/h-3-1949581-1266582604.jpg

    Chiens tristes derrière des barreaux. Illustration.
    MAXPPP

    Pas une semaine sans qu'un animal domestique ne soit victime d'un acte de cruauté en France.

    Médias, people, associations, services publics, tous interagissent pour que de tels actes ne passent pas inaperçus et ne restent pas impunis...

    1. Ce que dit le Code pénal

    Le droit français est très clair, rappelle l'espace juridique de l'Association Stéphane Lamart pour la défense des animaux:

    . Mauvais traitements: amende allant jusqu'à 762,25 € ;

    . Atteintes involontaires à la vie ou à l'intégrité d'un animal: amende allant jusqu'à 457,34 € ;

    . Actes de cruauté: "le fait, sans nécessité, publiquement ou non, d'exercer des sévices graves ou de commettre un acte de cruauté envers un animal domestique, ou apprivoisé, ou tenu en captivité, est puni d'une peine de deux ans d'emprisonnement et de 30.000€ d'amende." ;

    "Le code pénal est satisfaisant" estime Maître Xavier Bacquet, avocat de la Fondation 30 Millions d'Amis contacté par le Post.

    Actuellement, les actes sont jugés en correctionnelle.

    "Je ne suis pas du tout pour que cela soit un jour jugé devant les assises."

    2. Des services publics visiblement réactifs

    Il n'est pas rare de voir des gros moyens déployés après la découverte d'un animal maltraité, chose inconcevable il y a encore quinze ans.

    Ou alors pour de grosses exceptions, comme en mai 2001, après la découverte d'une centaine de chiens morts en Corrèze.

    Le Nouvel Observateur décrivait à l'époque l'impressionnant dispositif pour mettre la main sur l'auteur des faits:

    "- un hélicoptère et 30 gendarmes équipés de jumelles à infrarouge surveillent jour et nuit la forêt ;

    - une cellule spéciale de 6 enquêteurs, mobilisée 24 heures sur 24, vérifie et recoupe à l’aide de 15 ordinateurs les 4.000 numéros d’immatriculation relevés lors de contrôles de véhicules."

    On va même jusqu'à établir le profil psychologique de l'auteur :

    Concernant l'histoire du chien retrouvé abattu à Saint-Nicolas-de-la-Grave dans le Gard, la police scientifique analyse l'ADN retrouvé sur la corde attachant l'animal annonce La Dépêche.

    (attention photo pouvant choquer)

    Chien retrouvé abattu à Castelsarrasin.


    "Les moyens sont adéquats, nous avons mis 10 ans pour parvenir à sensibiliser les pouvoirs publics. Il s'agit dans le cas de ce chien, d'un acte de cruauté délibéré. Aujourd'hui, ce genre d'enquête est d'ordre criminel" précise Maître Bacquet au Post.

    3. Des people qui montent au front

    Les stars (autres que Brigitte Bardot) n'hésitent plus à évoquer leur indignation face à la cruauté animale.


    Contactée par le Post, la chanteuse Rika Zaraï évoque sa révolte :

    "Qui nous a donné le droit de torturer les animaux ainsi ? Si une telle chose arrivait à mon chat, je ne sais pas de quoi je serais capable... Si l'on ne respecte pas la vie d'un petit chat, alors on a aucun respect pour l'être humain. Nous ne possédons pas la vie des animaux. Nous ne devons respecter la vie sous toutes ces formes, de la toute petite plante à la planète entière."

    Chat coincé en haut d'un arbre.

    Autopsie, enquête, la justice annoncera que le chat a été victime d'un accident...

    Pendant ce temps, Alain Delon souhaite des avocats pour les animaux, et Benoît Poelvoorde annonce sur TF1 News quitter le cinéma pour créer une crèche pour les animaux!

    Benoît Poelvoorde


    4. Vers des avocats pour les animaux?

    On en discute en Suisse, un référendum populaire sur la question est prévu en mars.

    "L'idéal
    en France serait que l'animal passe du statut d'objet
    à celui de sujet de droit, puisque le droit français ne permet pas de représenter l'animal"
    , explique Maître Bacquet au Post.

    "Il y a souvent des cas de personnes maltraitant des animaux, qui finissent par s'en prendre aux humains."

    La SPA, 30 millions d'amis, l'association Stéphane Lamart n'hésitent plus à aller en justice.

    "C'est là-dessus qu'il faut continuer, donner davantage de visibilité et de poids à ces associations."

    Quoi qu'il en soit, "il n'y a pas plus de cas de maltraitance que par le passé, nous avons en moyenne 300 dossiers par an" ajoute Maître Bacquet.

    A lire sur LePost.fr:
    - Alain Delon: "Je suis pour des avocats défendant les animaux"
    - Mais qui a osé tirer sur ces deux chiens?
    - Elle sauve un chien de la mort: "Il reste craintif"
    - Un homme aurait fusillé son chien froidement…

    http://www.lepost.fr/article/2010/02/19/1949368_en-fait-on-assez-pour-les-animaux-maltraites-en-france_0_3542034.html

  • Le Dalaï Lama soutient la lutte pour l'abolition de la corrida

    dalailama.jpg

    La lettre du Dalaï Lama adressée à l'association ADDA :

    A l'Association ADDA,

    "Sa Sainteté le Dalaï Lama considère d'une façon évidente que la corrida est une pratique cruelle qui inflige publiquement d'atroces souffrances à des animaux conscients et innocents.

    En conséquence le Dalaï Lama apporte son soutien à l' Initiative Législative Populaire (ILP) initiée par des ONG et des citoyens catalans pour bannir la corrida hors de la Catalogne et invite le Parlement catalan à voter en faveur de l'amendement de l'article 6.2a de la Loi Catalane de Protection Animale et à abolir ainsi, définitivement l'exception qui autorise la corrida.

    A Dharamsala, Inde
    le 02 février 2010

    ***

    La lettre du Dalaï Lama adressée aux associations françaises qui luttent contre la torture animale :

    «Aujourd’hui, alors qu’on assiste à une montée en puissance de la reconnaissance des Droits de l’Homme, il y a, au niveau mondial, une prise de conscience de plus en plus grande d’un besoin pour une protection, non seulement de l’environnement, mais aussi des animaux et une prise en compte de leurs droits.

    Malheureusement, il y a encore des gens qui, non seulement n’acceptent pas cette idée, mais qui considèrent que c’est un plaisir de chasser et de combattre des animaux jusqu'à la mort douloureuse de ces animaux.

    Cela semble en contradiction avec l’esprit d’équanimité qui est en train de se développer de nos jours dans les sociétés.

    Je suis intimement persuadé que les êtres humains sont par nature fondamentalement bons, et je pense que nous devrions non seulement maintenir des relations affables et paisibles avec nos congénères mais qu’il est très important d’étendre la même sorte de sollicitude à l’environnement et aux animaux qui vivent naturellement en harmonie avec ce dernier.

    Quand j’étais adolescent, étudiant le Bouddhisme au Tibet, il m’a été inculqué qu’il était important d’adopter un comportement consistant à se soucier d’autrui.

    Une telle pratique de la non-violence s’applique à tous les êtres sensibles, à tout être vivant qui possède un esprit comme nous le reconnaissons dans le Bouddhisme. Et là où il y a un esprit, il y a des sensations telles que la peine, le plaisir et la joie.

    Aucun être sensible ne cherche la souffrance, bien au contraire, tous recherchent le bonheur.

    Comme nous partageons avec eux ces mêmes sensations de base, nous, en tant qu’êtres humains rationnels, avons l’obligation de contribuer, dans toute la mesure du possible, au bonheur des autres espèces et de faire de notre mieux pour soulager leurs peurs et leurs souffrances.

    C’est pourquoi je suis heureux d’apporter mon soutien à l'Association française de Protection Animale qui lutte contre la corrida ».

    ***

    La lettre originale du Dalaï Lama :

    « Today, together with a growing appreciation of the importance of human rights there is a greater awareness worldwide of the need for the protection not only of the environment, but also of animals and their rights.
    Unfortunately, there continue to be those who feel it is not only acceptable, but also a pleasure, to hunt or fight with animals, resulting in the painful deaths of those animals.
    This seems to contradict the general spirit of egalitarianism growing in most societies today.

    I deeply believe that human beings are basically gentle by nature and I feel that we should not only maintain gentle and peaceful relations with our fellow human beings but that it is also very important to extend the same kind of attitude towards the environment and the animals who naturally live in harmony with it.
    As a boy studying Buddhism in Tibet, I was taught the importance of a caring attitude towards others.
    Such a practice of non-violence applies to all sentient beings - any living thing that has a mind.
    Where there is a mind, there are feelings such as pain, pleasure and joy.
    No sentient beings want pain, instead all want happiness.
    Since we all share these feelings at some basic level, we as rational human beings have an obligation to contribute in whatever way we can to the happiness of other species and try our best to relieve their ears and sufferings.

    Therefore, I am happy to support the French Animal Protect Association who is campaigning to prevent the bullfighting."

    http://www.flac-anticorrida.org/dalai-lama-corrida.html

  • L'"artiste" Wim Delvoye tente d'étrangler une militante (MAMAC, Nice)

    http://www.chine-informations.com/images/upload2/Wim%20Delvoye.jpg

    La saga du MAMAC encochonné continue...

    Il y avait bien des cochons tatoués - sans doute à l'encre de Chine - et naturalisés exposés au MAMAC de Nice.

    L'artiste agresse un manifestant violemment, plainte est déposée contre lui.

    GEE  s'associe aux réactions d'incompréhension qui s'élèvent de tous côtés contre cet art indigne d'une Humanité évoluée.

    Reçu hier :

    Info expo cochons tatoués au MAMAC Nice qui dérape

    France En Action (FEA) - Génération Écologie (GE) - Mouvement Écologiste Indépendant (MEI)

    http://www.alliance-ecologiste-independante.fr/

    Communiqué de presse :

    Au MAMAC, Wim DELVOYE étrangle une militante de la cause animale.

    « Il faut comprendre que si on est capable de torturer un chien ou un autre animal, on est capable de torturer un être humain. »

    Les propos d’Alain DELON tout récemment publiés par le Matin de Suisse devraient être médités par Wim DELVOYE, cet artiste à l’esprit si dérangé qu’il se permet de prendre des cochons pour les barbouiller d’encre par tatouage avant de les tuer pour les exposer … au MAMAC* de Nice par exemple.

    En tout cas, vendredi soir, lors du vernissage de son exposition, W. DELVOYE était dans la droite ligne des études qui aux USA ont démontré que psychopathes et criminels se faisaient bien souvent la main sur des animaux avant de s'en prendre à leurs semblables.

    Ainsi refusant le dialogue et la confrontation des idées, W. DELVOYE a tout d’abord tenté de me coller son poing sur la figure avant de se précipiter sur Cristel, jeune « animaliste » deux fois moins lourde que lui, afin de lui infliger une strangulation.

    Si ce n’était l’intervention de M. Christian RAZEAU, président de l’association Quartier de Nice, jusqu’où serait allé cet homme dont les œuvres reflètent son côté névrotique?

    Témoignages et certificat médical à l’appui, plainte pour agression a été déposée contre ce lâche.

    Considérant que :

    - Les animaux ne sont pas des objets, que leur mort aux fins de consommation est déjà discutable en soit, mais surtout que de les tuer pour le spectacle, pour la mode ou pour l’art est inacceptable d’un point de vue éthique.

    - Wim DELVOYE est un être irrespectueux, agressif et dangereux.

    - Wim DELVOYE s’est montré indigne d’être accueilli par la France et la Ville de Nice dont les contribuables ont partiellement payé de leurs poches l’organisation de son exposition.

    Nous prions fortement les autorités niçoises et les responsables du MAMAC de faire procéder au retrait de toute la collection de ce pseudo artiste belge.

    Le mieux serait qu’il débarrasse lui-même les murs et planchers du musée et se prenne sous le bras sa machine à fabriquer des excréments humains dont il est si fier (http://www.wimdelvoye.be/cloacafactory.php#)!

    Ceci dit, je souhaite ici remercier Monsieur PERLEIN, conservateur en chef du MAMAC, ainsi que ses collaborateurs, pour leur accueil et leur écoute.

    Merci de bien vouloir diffuser.

    Didier Le Gall,

    Vice-Président national du MEI, en charge de la Condition Animale
    Contact: didier.legall@sfr.fr - 04 94 76 89 15

    http://unanimus.over-blog.com/article-cochons-tatoues-naturalises-l-expo-du-mamac-fait-tache-d-encre-de-chine-45039262.html

  • Chiens de chasse : la SPA alertée (Saint-Laurent d'Aigouze, Gard)

    http://www.midilibre.com/img/photos/biz/2010-02/2010-02-15/1208_BC200LUN.jpg

    Quand Nadine découvre dans la garrigue du village un parc de chiens de chasse manquant visiblement d'attentions, elle n'hésite pas à donner l'alerte.

    « Il y avait 11 chiens pataugeant dans l'eau et la boue, car il pleuvait ces jours-là, se souvient-elle.

    Leurs croquettes, distribuées une seule fois par semaine, étaient gorgées d'eau.

    Quand il y a du soleil l'eau à boire s'évapore.

    Les chiens avaient l'air peureux. »

    Elle leur apporte à manger durant deux semaines, prévient la SPA (Société protectrice des animaux) et la municipalité.

    Dès que la maire Joëlle Gibelin voit les photos, elle demande à la police municipale de se rendre sur place.

    La gendarmerie est finalement contactée il y a une quinzaine de jours, et le propriétaire des chiens prévenu.

    « Il n'y a pas de raison quel'on maltraite les bêtes comme cela » déclare la maire.

    Si c'est la première fois que Joëlle Gibelin doit régler ce genre de problème, ce n'est pas le cas de la SPA.

    « On est régulièrement alertés pour des affaires de chiens de chasse dans tout le Gard, et ce, souvent par des promeneurs » précise-t-on à la SPA de Nîmes.

    Certaines alertes ont donné lieu à de gros procès, comme il y a quatre ans à Monoblet.

    « Les chiens sont toujours isolés dans des bois ou à la campagne, parqués dans des enclos avec des abris précaires, dans des conditions d'hygiènes lamentables et peu nourris.

    Cela fait mal au coeur. »

    Conséquence : la SPA ne donne pas de chiens aux chasseurs (comme elle ne le fait pas pour des personnes voulant un chien pour la sécurité ou la garde).

    « Un animal n'est pas une marchandise, mais un être vivant. »

    [...]

    Carine Kubelec

    http://www.midilibre.com/articles/2010/02/15/VILLAGES-Chiens-de-chasse-la-SPA-alertee-1113225.php5

  • A propos de la violence (Gary Francione)

    http://farm4.static.flickr.com/3547/3486481372_c1c10aaf5b.jpg

    Chers Collègues,

    Malheureusement, certaines personnes se considérant comme des défenseurs des animaux prétendent que la violence est la solution au problème de l’exploitation animale.

    Certains d’entre eux ont commis des actes de violence contre des exploiteurs institutionnels.

    D’autres incitent à la violence en conseillant d’”intimider” les exploiteurs ou bien de leur faire “craindre” des mesures de rétorsion.

    Si l’on met de côté les aspects moraux/spirituels de la violence, ceux qui font sa promotion montrent une incompréhension profonde des mécanismes de l’exploitation animale.

    Les institutions pratiquent l’exploitation des animaux parce que le public le demande.

    Pour la plupart, elles se moquent de vendre du boeuf ou des bananes.

    Elles mettront leur capital là où elles recevront le meilleur retour sur investissement.

    La plupart des gens considèrent aussi “normal” d’utiliser les animaux que de respirer ou boire de l’eau.

    Ils veulent des produits d’origine animale.

    Si, aujourd’hui, vous détruisez 10 abattoirs, 10 autres seront construits ou bien 10 abattoirs existants augmenteront leur production (et deviendront probablement encore plus rentables).

    Si vous faites fermer un fournisseur d’animaux destinés aux laboratoires alors que le public est en faveur des tests sur les animaux, ce qui est clairement le cas, alors un autre fournisseur prendra sa place.

    Sur le plan pratique, la violence comme stratégie ne peut pas fonctionner.

    Aussi longtemps qu’il sera considéré comme normal d’utiliser des animaux et que cela ne soulèvera pas de question fondamentale, rien ne changera jamais.

    Mais nous n’arriverons pas à convaincre les gens de se préoccuper des animaux par l’intimidation, la peur et des actes violents.

    L’éducation, pour être efficace, ne peut en aucun cas être violente.

    Il ne faut jamais chercher à intimider ou effrayer les gens.

    Il faut ouvrir leur esprit et leur coeur.

    La stratégie non-violente est tout sauf passive.

    Elle implique de travailler constamment, activement et de manière créative pour inverser un paradigme fondamental : la notion que les animaux sont des objets, des ressources, notre propriété;  qu’ils sont exclusivement des moyens pour atteindre nos objectifs.

    Il est clair que nos efforts d’éducation fonctionnent.

    Un dialogue sur l’utilisation des animaux et non plus seulement leur traitement “humains” est en train de naître.

    Il y a un flux permanent de témoignages de personnes qui deviennent conscientes de la schizophrénie morale qui caractérise les relations entre humains et non-humains.

    Ceux qui défendent la violence se trompent non seulement sur les principes économiques fondamentaux, mais ils freinent le progrès car ils fournissent une cible facile à tous ceux qui cherchent une raison d’ignorer le problème de l’exploitation animale.

    A cet égard, ceux qui font la promotion de la violence sont comparables a ceux qui défendent le sexisme.

    Martin Luther King aurait-il prétendu “Plutôt nu qu’assis à l’arrière du bus” pour promouvoir les droits civils ?

    Bien sûr que non.

    Gandhi et King nous auraient-ils incités à “intimider” les autres et à leur faire “craindre” d’être à leur tour victimes de violence ?

    Bien sûr que non.

    Parfois, lorsque je vois certaines des choses que font ou disent ceux qui promeuvent la violence (ou lorsque je vois une femme se dénuder “pour les animaux”), je secoue la tête en me demandant s’il est possible de s’y prendre encore plus mal pour inciter les gens à prendre ce sujet au sérieux.

    En effet, on dirait que ces gens cherchent à saboter tout changement significatif.

    Pour plus de détails sur ce sujet, écoutez mon Intervention, ou bien lisez “Un commentaire sur la violence, à propos de la violence et des droits des animaux” et “Violence et vivisection“, tous disponibles sur ce site.

    Je discute également de la violence dans mon prochain livre, écrit en collaboration avec le docteur Robert Garner, The Animal Rights Debate: Abolition or Regulation?, qui sera publié par les éditions Columbia University Press en mai 2010.

    LE MONDE EST VEGAN ! Si vous le voulez.

    Gary L. Francione
    ©2010 Gary L. Francione

    http://www.abolitionistapproach.com/fr/2010/02/14/a-propos-de-la-violence/

  • Braconnage d'une louve : les associations demandent une condamnation exemplaire (RAC)

    http://ptiloup.typepad.com/photos/uncategorized/loups_photos_051_1.jpg

    Le 18 février aura lieu à Gap le procès du chasseur qui a abattu une louve à Esparron (Hautes-Alpes) en 2009.

    Cette louve n’était responsable d’aucun dégât, et fut tuée lors d’une chasse en battue.

    Le tireur l’avait-il identifiée ?

    Si c’est le cas les circonstances sont aggravantes… et dans le cas contraire, il eut tout aussi bien été capable de tuer un chien ou un enfant jouant dans le bois.

    Ce flagrant délit a été constaté par les gardes de l’Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage.

    La peine maximale prévue est 6 mois d’emprisonnement et 9 000 euros d’amende.

    Des chasseurs et une partie des éleveurs ont d’ores et déjà prévu de manifester leur soutien au braconnier, démontrant ainsi leur plus complet mépris des lois.

    Même s’ils ne sont pas représentatifs de la majorité de leurs « corporations », ces groupuscules jettent le discrédit sur leur population.

    Cette manoeuvre d’intimidation ne doit pas empêcher le tribunal de rendre la justice et d’appliquer une peine exemplaire.

    Il est inadmissible que les cas de braconnage de grands prédateurs ne soient pas punis en France.

    La plupart du temps, les plaintes sont classées sans suite, les auteurs de ces infractions sont relaxés ou ne se voient infliger que des peines ridicules sans pouvoir dissuasif envers d’éventuels candidats au braconnage.

    Faut-il rappeler que les ours, loups et lynx sont des espèces en danger, protégés par la loi française et européenne ?

    Les associations signataires demandent donc à la justice qu’elle punisse le coupable à la hauteur de la gravité de son acte.

    En cette année 2010 qui a été consacrée Année internationale de la biodiversité, il est grand temps que l’État français fasse preuve d’efficacité dans la lutte contre le braconnage et tienne ses engagements internationaux.

    Associations signataires : Animal Cross ; A pas de loup ; APIE ; AVES France ; Convention Vie et Nature ; IDAE ; Loup.org ; NOA France ; Rassemblement Anti Chasse

    http://www.antichasse.com/rac_communiques.htm#14022010

  • Pétition contre un montreur d'ours à Montpellier (AVES)

    Exploitation.jpg
    Quelle est la place de l'animal dans nos sociétés modernes ?

    Il me semble que cette question est importante, mais sommes-nous prêt à y répondre, ou du moins à lancer le débat ?

    La place d'un lion est-elle dans un cirque ?

    La place d'un ours est-elle dans un spectacle médiéval ?

    Est-il normal de mettre un ours sur des patins à glace ou sur un scooter comme le font les Poliakov ?

    Pour nous, non !

    Bien sûr que non.

    Et c'est la raison pour laquelle nous dénonçons la présence de ces montreur d’ours à Montpellier et que nous vous demandons de signer une pétition.

    Certes, les animaux sont nés en captivité.

    Mais notre question est simple : est-ce leur place ?

    Nous apprenions cette semaine que le Marineland d'Antibes allait s'offrir pour ses 40 ans un pavillon Ours Polaires, sous de faux prétextes de conservation de l'espèce.

    Quel intérêt de conserver l'ours polaire à Antibes ?

    N'est-ce pas plus important de se battre pour qu'il garde sa place dans son milieu naturel, en Arctique ?

    Cet été, c'était Nigloland qui faisait de la pédagogie en employant un montreur d'ours.

    Demain, les cirques participeront-ils à la conservation des éléphants ?

    [...]

    Le débat sur la place de l'ours dans les Pyrénées est relancé, avec des médias qui une fois de plus cherchent la confrontation entre pro et anti.

    Celui sur la place du loup sera sur la place publique le 18 février prochain à Gap, lors du procès du chasseur qui a abattu une louve à Esparron (Hautes-Alpes) en 2009.

    L'animal a-t-il désormais plus sa place dans un spectacle que dans son milieu naturel ?

    Si AVES France donne autant d'importance à la sensibilisation du public, c'est parce qu'il faut faire évoluer les mentalités pour garantir un futur à ces espèces.

    Peut-être devrions-nous prendre exemple sur les communautés en Amérique du Sud qui ont compris l'intérêt de protéger leur environnement et garantissent un avenir à l'ours à lunettes.

    J'ai un rêve... mais pourrons-nous le réaliser à temps ?

    Christophe CORET

    Président d'AVES France

    www.aves.asso.fr

    ***

    145.jpg

    Montreur d’ours à Montpellier : signez pour demander l’annulation d’un tel "spectacle" indigne !

    Le 6 février 2010 par Christophe CORET

    Les Poliakov prévoient d’exhiber 3 ours bruns à Montpellier. Manifestez votre mécontentement pour faire annuler leur venue !

    petition

    A l'attention de : Daniel Bedos, Directeur du Printemps des Comédiens

    Nous apprenons avec stupéfaction qu’un spectacle, mettant en scène 3 ours, est programmé dans le cadre du Printemps des Comédiens dont le thème est cette année « La route tsigane ».

    Sachez Monsieur, que les montreurs d'ours ont connu leur heure de gloire au Moyen Age en France et encore récemment dans les pays de l'Est, mais que cette tradition a disparu en même temps que nos moeurs ont changé.

    Aujourd'hui, le bien-être animal est reconnu et il n'est plus autorisé, dans de nombreux pays, d'utiliser des animaux sauvages domestiqués pour divertir le public.

    Nous nous permettons d'autant plus de critiquer votre programmation que vous faites appel aux Poliakov, montreurs d'ours peu scrupuleux de la provenance de leurs ours (un des ours brun a été cédé par le zoo du Mont Faron, qui détient des animaux dans des conditions inacceptables).

    Ces montreurs d'ours vous diront que leurs ours sont nés en captivité.

    C'est en effet le cas, puisqu'ils se fournissent dans les zoos.

    Mais un ours né en captivité doit-il pour autant subir les caprices de son dresseur ?

    Les Poliakov sont sûrement les pires montreurs d'ours de notre pays.

    Peut-on aimer un animal et le contraindre à faire du vélo ou à monter sur un scooter, à marcher sur une poutre ou à patiner ?

    Si vous avez un animal de compagnie, lui demanderiez-vous d'effectuer ces tours ridicules ?

    D'après vous, quelles violences ou privations devrait-il encaisser pour se soumettre à ce genre d'exercices ?

    Montpellier : ville résolument tournée vers l’avenir ? Cherchez l’erreur.

    Monsieur le Directeur du Printemps des Comédiens de Montpellier, le Collectif de Libération Animale de Montpellier, avec le soutien de l’Association AVES France, vous demande l’annulation de ce spectacle indigne, qui pourrait nuire à la qualité de votre route tsigane.

    Sans réponse de votre part, nous ne manquerons pas de venir en nombre alerter les spectateurs des pratiques de vos montreurs d'ours.

    Cordialement,

    CLAM 34 - AVES France

    Contacts presse :

    * Dominique Joron pour le CLAM 34

    06 88 57 42 06

    mail@clam34.org

    http://clam34.org/

    * Christophe CORET, Président d'AVES France

    06 85 42 49 65

    medias@aves.asso.fr

    http://www.aves.asso.fr/

    petition

    Voir en ligne Signez la pétition

    http://www.aves.asso.fr/article1068.html

  • Animaux : le trafic de la honte (La Dépêche du Midi)

    http://www.ladepeche.fr/content/photo/biz/2010/02/13/201002131419_w350.jpg

    Ils viennent d'Europe de l'est, malades, et avec de faux documents.

    C'est devenu le troisième commerce illégal au monde, après la drogue et les armes.

    Dans une jardinerie de Saint-Gaudens, un vendeur tente d'écouler ses chiens.

    Ils ont le poil terne et l'œil vitreux.

    Mais s'il paye en liquide le client a droit à une réduction.

    Cet argument imparable, on le retrouve sur les trottoirs toulousains. *

    Là, ce sont des chiots que l'on vend sous le manteau.

    Une scène courante à Paris, qui commence à s'installer dans les grandes villes de province.

    Le plus souvent, les bêtes viennent d'Europe de l'Est, munis de faux papiers d'identités.

    Ils arrivent de Roumanie, de République Tchèque, de Slovaquie, via la Belgique, l'Espagne ou les Pays-Bas.

    Pour les trouver, il n'est même pas besoin de descendre dans la rue.

    Un clic sur internet suffit, comme de répondre à une petite annonce, ou même de pousser la porte d'une animalerie : beaucoup n'hésitent pas à vendre ces animaux entrés illégalement en France.

    Problème : leur santé est plus que douteuse, et il arrive fréquemment qu'ils tombent malades quelques jours seulement après l'achat.

    Brigitte Piquetpellorce, responsable de la cellule anti-trafic de la SPA, est allée dans les pays de l'est.

    Elle y a vu des animaux élevés en batterie, des femelles reproductrices enchaînant portée sur portée.

    « On voit ça aussi en France », précise la responsable de la SPA, citant Francis Duprat, cet éleveur du Comminges (31), dont l'affaire n'a pas encore été jugée.

    Il aurait notamment fait venir des chiens de Slovaquie.

    Les élevages d'Europe de l'est sont doublement rentables.

    Une première fois pour les éleveurs, qui vendent un Chihuahua, très en vogue, jusqu'à 350 €.

    Une aubaine dans ces pays, qui rapporte nettement plus qu'un salaire à l'usine.

    L'opération est rentable une deuxième fois, pour le revendeur français, qui peut espérer toucher jusqu'à 3000€ pour le même animal.

    Ces derniers, qui multiplient leur mise par dix, touchent carrément le jackpot.

    Les animaux arrivent en France munis de faux papiers.

    « Je me suis présentée comme une acheteuse potentielle en Slovaquie, on m'a même proposé un stock de fausses puces d'identité françaises » raconte encore Brigitte Piquetpellorce.

    On s'aperçoit souvent par la suite que ces bêtes souffrent de toutes sortes de troubles du comportement.

    Séparés trop tôt de leur mère, bringuebalés des jours entiers dans des camionnettes à travers l'Europe, ils sont devenus des chiens mordeurs, hyperactifs…

    Le plus grave est sans doute que ces chiens sont le plus souvent malades.

    Et dans leurs pays d'origine, la rage n'a pas été éradiquée.

    « Ma plus grande crainte est qu'un jour un enfant se fasse mordre et attrape la rage » s'alarme une responsable de la fondation Brigitte Bardot.

    Une interpellation qui a valeur d'avertissement pour les pouvoirs publics.


    « Les services vétérinaires ne font pas leur travail »

    Quelles images vous ont marqué, dans les élevages que vous avez visités ?

    Des hangars, de véritables usines de reproduction, ouverts à tous vents.

    N'importe quel renard pouvait entrer et mordre les chiots, qui ont souvent les yeux collés par le pus.

    Je revois aussi leur nourriture collée dans le fond des gamelles…

    Et je me souviens être entrée dans un élevage en Slovaquie qui sentait tellement fort l'ammoniaque que j'ai dû sortir.

    Pourtant je ne suis pas une petite nature.

    Les pays de l'est sont donc à l'origine de la filière ?

    Pas uniquement !

    On trouve de ces élevages en France aussi.

    Je dirais que c'est 80 % de la filière qui est pourrie.

    Seulement, c'est encore moins cher d'aller chercher les animaux dans les pays de l'est.

    Comment luttez-vous contre le trafic ?

    Nous sommes saisis de plaintes, on va sur le terrain.

    Puis on dépose plainte.

    Si ça concerne des élevages à l'étranger, les animaux sont le plus souvent saisis.

    Dans le cas d'élevages français, les plaintes sont souvent classées sans suite.

    Pourquoi ?

    Les services vétérinaires ne font pas leur travail en amont.

    Ils ne contrôlent pas, ou préviennent 15 jours à l'avance, ce qui laisse le temps aux éleveurs de prendre leurs dispositions.

    Donc ils ont toujours tendance à minimiser les faits.

    Avec la Brigade nationale des enquêtes vétérinaires et phytosanitaires qui intervient pour les élevages à l'étranger, c'est différent.

    Les choses avancent.

    Comme avec les gendarmes ou les douanes.


    Dans des les rayons de revendeurs toulousains

    Animaleries : l'origine n'est pas toujours contrôlée

    Derrière une vitre, trois souris blanches se courent après sur une roue d'exercice.

    Un peu plus loin, des hamsters se reposent.

    Tout autour, les piaillements des oiseaux donnent à la boutique une atmosphère agréable.

    Nous sommes dans une animalerie du centre ville de Toulouse.

    Il n'est pas encore 11 heures, et l'unique client plaisante avec le patron.

    Alors que nous interrogeons ce dernier sur l'origine de ses animaux, son visage s'assombrit.

    « Je ne peux rien dire, affirme-t-il. C'est à cause de la concurrence. »

    Il finira par nous révéler qu'il se fournit chez des grossistes, « tout ce qu'il y a de plus légaux ».

    En Belgique, principalement.

    Mais en refusant tout net de nous montrer le nom de ses fournisseurs.

    Filières louches ?

    Pas forcément, pour un autre professionnel, qui concède tout de même que la Belgique est considérée comme une plaque tournante du trafic d'animaux.

    Animaux de la région

    Autre animalerie, autre histoire.

    A Portet-sur-Garonne, au sud de la Ville rose.

    Amazonie est une grande boutique.

    On y trouve des rongeurs, des oiseaux, mais aussi des chiots.

    Cette enseigne avait fait l'objet d'un scandale il y a quelques années, alors qu'elle achetait des animaux à l'éleveur du Comminges Francis Duprat.

    Ce dernier est de nouveau mis en examen depuis 2008, pour avoir importé des chiens en mauvais état de l'Europe de l'est, et plus particulièrement de Slovaquie.

    Chez Amazonie, il semble qu'on a retenu la leçon.

    Alors que nous nous présentons comme des clients, le responsable s'empresse de nous montrer la provenance de ses chiots, sur leurs papiers d'identité.

    Toulouse, Castelnaudary : des animaux de la région.

    Un peu plus loin, une éleveuse qui arrive tout droit de Saint-Gaudens lui apporte de jeunes labradors.

    Tout est en règle.

    Mais bien sûr tout a un prix.

    « En vivre ? C'est impossible, s'amuse l'éleveuse. C'est une passion. »

    Pour elle, les animaux venus de l'est ne peuvent lui faire de tort : les clients sont libres de choisir, en connaissance de cause.

    S'ils veulent des animaux de qualité, ils doivent se les procurer chez des éleveurs français.

    Malgré ces garanties, Jocelyne, une cliente de 63 ans, n'est pas convaincue.

    « Si je veux acheter un chien, je ne viendrai pas dans une animalerie. Il y a toujours le risque de trafic. Je préfère aller chez un éleveur directement.


    BB : « Ne soyez pas complices »

    Brigitte Bardot réagit en exclusivité dans La Dépêche du Midi.

    « Les animaux ne sont pas une marchandise que l'on produit, transporte et vend comme une vulgaire « denrée périssable »…

    Ce triste commerce des animaux, souvent totalement illégal, provoque la souffrance et trop souvent la mort de milliers de chiens, de chats, d'oiseaux, de reptiles, et autres N.A.C. (nouveaux animaux de compagnie, ndlr) pour alimenter les animaleries, hélas de plus en plus nombreuses, et qui vendent n'importe quoi à n'importe qui.

    C'est un commerce juteux et souvent ignoble, dont les animaux sont une fois de plus les victimes silencieuses.

    De grâce, ne soyez pas les complices de ce trafic, n'achetez pas de chien ou de chat, il y en a tellement dans les refuges…

    Et surtout, ne vous laissez pas tenter par la nouvelle mode des N.A.C.

    La place d'un animal sauvage, si petit soit il, n'est pas dans une maison, un appartement et encore moins dans une minuscule cage !

    Le considérer comme un animal domestique est une grave erreur.

    Par snobisme, caprice ou ignorance, vous le privez de sa liberté et le condamnez à une existence misérable !

    http://www.ladepeche.fr/article/2010/02/13/776447-Animaux-le-trafic-de-la-honte.html

  • La Chine va interdire de manger des chiens et des chats

    http://www.massacreanimal.org/img/chiens_asie.jpg

    Pékin envisage l'interdiction de la consommation des chiens et des chats.

    Une loi sur la protection des animaux est en préparation qui devrait bouleverser certaines habitudes alimentaires en Chine.

    Dans un reportage en Chine, De Standaard annonce qu'un projet de loi de protection des animaux risque de faire du bruit en Chine.

    Le texte concerne plusieurs espèces animales dont le gibier mais aussi des espèces spécifiques de chats et de chiens d'élevage uniquement destinés à la consommation.

    On ne mange pas de labrador ou de golden retriever mais par exemple du chien jaune.

    On élève ainsi 10 millions de chiens et 4 millions de chats destinés à finir dans les bols.

    C'est surtout en Chine du sud, en Mongolie et en Corée que l'on cuisine la viande de chat ou de chien.

    Mais parallèlement au succès croissant des animaux domestiques, se sont développés en Chine des mouvements de défense des droits des animaux qui critiquent cette tradition.

    Leur campagne en faveur d'une interdiction semble à présent porter ses fruits.

    Reste à voir si la loi, une fois votée, sera respectée : certains restaurateurs imagineraient déjà des formulations poétiques pour mettre au menu de la viande de chien ou de chat sous un autre nom.

    JFH

    http://www.rtbf.be/info/monde/chine/la-chine-sapprete-a-interdire-la-consommation-des-chiens-et-des-chats-187182

  • Jean-Louis Borloo face aux victimes de la chasse (ASPAS)

    http://www.isle-aux-grues.com/images/nouvelles/chasse1.JPG

    251 667 signatures d’une pétition exigeant l’interdiction de la chasse le dimanche ont été remises hier à Jean-Louis Borloo, par Pierre Athanaze (président de l’ASPAS) et Bernard Barrel (représentant des MJC et ami d’un vététiste tué par un chasseur), en présence d’Allain Bougrain Dubourg (président de la LPO). L’ASPAS attend maintenant des mesures concrètes pour un partage équitable de la nature.

    Chaque année en France, la pratique de la chasse provoque des dizaines d’accidents, dont un nombre bien trop élevé s’avère être mortel.

    C’est surtout la seule activité de loisir qui blesse ou tue chaque année des dizaines de personnes qui ne participent pas à l’activité en question !

    La majorité des accidents de chasse ont lieu le dimanche, jour où nombre de personnes se retrouvent dans la nature pour pratiquer des activités aussi diverses que la randonnée, le VTT, le Kayak, les balades à cheval, l’observation de la faune sauvage, le ramassage des champignons ou la simple promenade familiale.

    Notre pays est le seul en Europe où la chasse est pratiquée tous les jours de la semaine !

    C’est celui qui compte également le plus d’accidents de chasse !

    Pourtant, cette activité de loisir est de plus en plus déréglementée.

    En décembre 2008, la Loi « Poniatowski » supprimait le peu de référence à la sécurité liée à la chasse qui restait dans le Droit français.

    Depuis, la chasse est devenue le loisir le plus déresponsabilisé de France, bien qu’étant une activité dangereuse.

    Mercredi 10 février 2010, l’ASPAS a remis ses propositions* au ministre de l’Écologie et à Jérôme Bignon (président du groupe chasse à l’Assemblée Nationale) :

    1ère proposition : Le dimanche, jour de la semaine où la fréquentation de la nature est la plus importante, doit devenir un jour sans chasse.

    2ème proposition : Les dirigeants des sociétés et fédérations de chasse, doivent être pénalement responsables en cas d’accident, comme cela se passe pour tout responsable associatif qui organise une compétition, rallye ou course. Cette déresponsabilisation pénale est coupable du laxisme actuel et du nombre si élevé d’accidents de chasse.

    3ème proposition : Les mesures de sécurité doivent être les mêmes pour tous les départements français. Ce qui n’est pas le cas actuellement !

    Soutenue par de très nombreuses associations de loisirs de plein air et des familles de victimes, l’ASPAS souhaite que toutes ces mesures soient prises rapidement afin de rendre nos escapades campagnardes plus sûres.

    L'ASPAS et ses associations partenaires resteront très mobilisées sur ce sujet de sécurité publique.

    Nous attendons du ministre de l'Écologie de mesures rapides.

    Le week-end dernier, deux nouvelles personnes sont mortes à la chasse, une troisième a été blessée.

    Il y a urgence!

    Contact presse : Pierre Athanaze
    Président de l’ASPAS
    Tél. 06 08 18 54 55

    *Le dossier en format pdf sera envoyé aux journalistes en faisant la demande.



    Association pour la Protection des Animaux Sauvages - www.aspas-nature.org
    Membre du Bureau Européen de l’Environnement - Bruxelles
    B.P. 505 - 26401 CREST Cedex - France Tel. 04 75 25 10 00 - Fax. 04 75 76 77 58 - info@aspas-nature.org
    Association reconnue d’utilité publique par arrêté préfectoral du 11 décembre 2008 (JORF n°0067 du 20/03/09)
    Association 100% indépendante

  • "Plus de 250.000 signatures pour l'interdiction de la chasse le dimanche" (Ouest France)

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    Une pétition de 251.667 signatures en faveur de l'interdiction de la chasse le dimanche a été remise au ministre de l'Ecologie Jean-Louis Borloo, selon un communiqué publié jeudi par l'association pour la protection des animaux sauvages (Aspas).

    Chaque année en France, la pratique de la chasse provoque des dizaines d'accidents, dont un nombre bien trop élevé se révèle mortel, affirme l'Aspas, qui souligne que c'est « la seule activité de loisir qui blesse ou tue chaque année des dizaines de personnes qui ne participent pas à l'activité en question. »

    « Afin de rendre nos escapades campagnardes plus sûres », l'Aspas attend du gouvernement qu'il prenne « d'urgence des mesures concrètes pour un partage équitable de la nature. »

    La France est le seul pays européen où l'on chasse 7 jours sur 7 et celui qui compte également le plus d'accidents de chasse, rappelle le communiqué.

    http://www.ouest-france.fr/ofdernmin_-Plus-de-250.000-signatures-pour-l-interdiction-de-la-chasse-le-dimanche_6346-1260822-fils-tous_filDMA.Htm

  • Il abat froidement son chien de chasse (région Tarn-et-Garonne)

    http://www.ladepeche.fr/content/photo/biz/2010/02/10/201002101087_w350.jpg

    Dimanche matin, dans un bois entre Castelsarrasin et Saint-Nicolas, un promeneur a assisté à une scène d'un autre âge.

    Le cliché que nous publions parle de lui-même, c'est un acte sadique, une scène d'un autre âge à laquelle a assisté un promeneur qui baladait, dimanche matin, ses chiens dans un bois isolé entre Castelsarrasin et Saint-Nicolas-de-la-Grave.

    L'homme, qui préfère, pour l'heure, conserver, pour des raisons évidentes, l'anonymat, témoigne sur « l'exécution sommaire » à laquelle il a assisté.

    « C'est en promenant mes chiens non loin du Tarn que j'ai été intrigué par le va-et-vient d'un véhicule auquel je ne portais pas d'attention particulière, si ce n'est qu'il ne circule pas beaucoup d'automobiles en plein bois. »

    Et de poursuivre :

    « Je l'ai vu alors sortir quelque chose de sa malle qu'il a traînée avec une certaine résistance jusqu'à un arbre (c'est vraisemblablement le chien de chasse, avec la corde qu'il a déjà autour du cou, NDLR). Peu après, j'ai entendu un coup de feu, ce qui m'a d'autant surpris que l'on est en pleine réserve de chasse, un endroit où les chasseurs n'ont justement pas le droit de tirer. »

    En quelques minutes, le promeneur se précipite sur les lieux pour voir de quoi il s'agit.

    Sur place, il a juste le temps de voir un véhicule qui s'éloigne promptement et le cadavre d'un chien de chasse froidement abattu d'un coup de fusil à l'arrière du crâne.

    Indigné par cet acte de cruauté sans nom, il informe immédiatement l'association du refuge de Saint-Béart à deux pas de là qui lui conseille de déposer aussitôt plainte.

    Cette dernière est enregistrée au commissariat, accompagnée d'une série de clichés.

    Le chien a, depuis, été transporté à la clinique vétérinaire de Moissac où, à la demande du parquet, il a été autopsié hier.

    Dans le même temps, une douille de calibre 12 - celle d'un fusil de chasse - et de plomb 6 - servant habituellement aux chasseurs de faisans ou de perdreaux- a pu être identifiée sur le lieu du tir.

    Elle a été transmise aux services de la gendarmerie qui devraient la faire analyser dans leur laboratoire.

    Également sur place, Michèle Fléta, l'un des coresponsables du refuge canin, se déclarait indignée par ce qu'elle n'hésitait pas à qualifier comme un « acte de barbarie. Il n'a laissé aucune chance à cet animal attaché à 60 centimètres de corde ».

    Et de pointer du doigt une catégorie qu'elle connaît bien :

    « C'est la fin de la saison de la chasse, on n'a plus besoin du chien, et bien, on n'hésite pas à s'en débarrasser d'un coup de fusil. »

    Une situation dont ce défenseur des animaux entend faire un exemple.

    « L'association de Saint-Béart, à laquelle se sont joints, d'ores et déjà, 30 Millions d'amis et la fondation Brigitte Bardot, a déposé plainte et se portera partie civile s'il devait y avoir un procès. »

    http://www.ladepeche.fr/article/2010/02/10/773789-Il-abat-froidement-son-chien-de-chasse.html

  • Clermont-Ferrand, 19 février 2010 : conférence "Quels droits pour les animaux ?"

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  • Alain Delon: « Qui torture un chien peut torturer un homme »

    http://www.ninapeople.com/i/2009/4/15251_s.jpg

    Alain Delon s'engage ici pour la première fois de sa vie dans une campagne politique suisse.

    Et si la star franco-suisse donne de la voix, c'est en faveur des avocats pour animaux.

    Jamais Alain Delon ne s'était mêlé d'une campagne politique suisse.

    Jusqu'à aujourd'hui.

    Car la légende du cinéma veut souligner ici tout le bien qu'il pense de l'instauration d'avocats pour animaux, qui sera soumise au vote des Suisses le 7 mars.

    Hier, l'acteur a promis de donner son nom et son image à la Société vaudoise pour la protection des animaux, qui lancera une campagne d'affiches la semaine prochaine.

    Alain Delon nous a reçus hier au Lausanne-Palace, en exclusivité, pour peser dans la campagne.

    Binational Français et Suisse, il nous explique les raisons de cet engagement, nous parle à coeur ouvert de son amour des chiens.

    Et peut-être de sa méfiance des hommes.

    Alain Delon, avez-vous déjà voté en Suisse ?

    Jamais.

    Mais je voterai pour la première fois pour les avocats pour les animaux.

    Je veux dire ici que je suis résolument pour et inciter la population à aller voter oui.

    Pourquoi vous engagez-vous aujourd'hui ?

    Parce que je suis convaincu que, dans certaines situations, il faut prendre la défense d'un animal.

    Il faut comprendre que si on est capable de torturer un chien ou un autre animal, on est capable de torturer un être humain.

    J'espère aussi que la Suisse va servir de modèle, et que la France suivra.

    N'y a-t-il pas d'autres thèmes politiques plus importants ?

    Oui, les Suisses votent sur des thèmes civilement plus importants.

    Reste qu'il ne s'agit pas ici d'une question légère. Jusqu'à présent, des avocats ont défendu des familles d'animaux agressés.

    Mais jamais les victimes elles-mêmes.

    Or les animaux ont droit à une défense.

    Quel argument mettriez-vous en avant pour convaincre les Suisses ?

    Je ne vois simplement pas qui peut être contre ce projet.

    Qui ?

    Je vais vous dire une chose simple: je ne vois pas pourquoi la bête qui crève n'aurait pas d'avocat. P

    our moi, celui qui fait souffrir les animaux est pire qu'une bête.

    C'est lui l'animal.

    Pour certains, la création d'avocats pour animaux pourrait engorger la justice.

    Ben voyons !

    Il n'y a pas autant d'animaux maltraités que de délits ou autres meurtres horribles, qui couvrent chaque jour les pages des journaux.

    Soyons sérieux : il n'y a pas de bonnes raisons de s'opposer au projet.

    En quoi un avocat pour animaux peut-il déranger?

    Mais l'humain ne doit-il pas passer avant l'animal ?

    Mais l'humain passe déjà avant : il a des avocats.

    Même l'inhumain passe avant !

    Des pourritures comme des Fourniret ou des Dutroux sont défendues.

    Les violeurs ou tueurs d'enfants sont défendus.

    Et s'ils n'ont pas d'avocat, la loi leur en donne un d'office.

    Souvenez-vous de « Mambo » (ndlr : chien brûlé vif par deux jeunes en août dans les Pyrénées-Orientales).

    J'avais envoyé mon vétérinaire, qui a pu le sauver.

    Mais ce chien aurait dû avoir droit à un avocat et, pour la première fois, le procureur a exigé que le chien soit présent au procès.

    Imaginez : ils l'ont aspergé d'essence et lui ont mis le feu.

    Pour s'amuser !

    Comment peut-on ?

    Je n'aurais pas d'excuses, mais si je voyais ça devant moi je crois que je passerais le reste de ma vie en tôle.

    Je le tue, celui qui fait ça.

    Les animaux s'attaquent entre eux pour manger.

    Pas pour s'amuser!

    Derrière votre engagement, il y a votre immense amour des chiens.

    Des animaux en général, et des chiens en particulier.

    Ils sont comme les hommes, les défauts en moins.

    L'homme peut être sadique. Sadique et au-delà même.

    Les animaux n'ont pas de défauts, à part de pisser un jour sur les fleurs.

    Et les chiens montrent une fidélité et un amour absolus pour leur maître, que ce soit un clochard, le président Mitterrand ou Alain Delon.

    C'est magnifique.

    D'où vous vient cet amour des chiens ?

    J'ai été élevé avec des chiens, j'ai passé toute ma vie avec des chiens.

    « Gala », une doberman, a été l'un des premiers chiens de ma vie.

    Un jour je l'avais engueulée, je lui avais donné une tape sur les fesses.

    Elle s'est assise.

    Elle m'a regardé.

    Et je l'ai vue pleurer.

    De la même façon, j'ai maintenant un chien qui sourit.

    Elle fait une connerie, elle me regarde, elle sourit.

    C'est la première fois que vous vous mêlez d'une votation. Par contre votre engagement pour les animaux, lui, n'a rien de nouveau.

    Je cotise à la SPA, je soutiens 30 millions d'amis et, évidemment, Brigitte Bardot.

    J'ai aujourd'hui huit chiens dans ma propriété de Douchy (Loiret).

    Où j'ai un cimetière avec la plupart des chiens de ma vie : il y en a 35.

    J'y ai aussi maintenant un lapin à trois pattes et un chat à trois pattes.

    Je vis avec ce que je peux et j'adopte ce que je peux.

    Un chat à trois pattes ?

    J'étais chez le vétérinaire avec mes enfants pour un chien.

    Arrive un chat grièvement blessé à deux pattes.

    On téléphone à la propriétaire et elle dit :

    « Piquez-le ! »

    C'est ahurissant !

    J'ai fait venir un hélicoptère à Douchy.

    Il l'a emmené à Boulogne voire un grand vétérinaire.

    Qui l'a sauvé.

    Avez-vous parlé de votre soutien aux avocats pour animaux avec votre amie Brigitte Bardot ?

    Pas encore.

    Mais je lui ai parlé il y a quelques semaines.

    Brigitte vit pour et grâce aux animaux.

    Sinon, comme beaucoup d'autres, elle aurait dit au revoir à la vie.

    Brigitte venait de perdre un chat.

    Elle m'expliquait que dans un ou deux ans il n'y aurait plus d'ours blancs.

    Elle pleurait.

    C'est aussi ça, les hommes.

    Je ne veux pas les accabler, mais ils courent à leur perte.

    Au moins, le jour où nous ne serons plus là, il restera des bêtes.

    Elles seront plus tranquilles qu'avec nous.

    ***

    « Kelly », star d’un jour

    L’interview d’Alain Delon a duré une demi-heure, hier après-midi, dans une suite du Lausanne-Palace.

    Une trentaine de minutes que la légende du cinéma a surtout passées avec la chienne « Kelly » dans ses bras.

    Entre les deux, le courant est passé : Alain Delon n’a cessé de cajoler l’animal tout en l’utilisant pour sa plaidoirie en faveur des animaux : « Regardez-la. Vous pourriez lui mettre le feu ? »

    « Kelly », pourtant, n’est pas le chien de la star.

    Nous avons croisé cet animal, sauvé d’un accident, dans le hall de l’hôtel.

    Et nous avons demandé à sa maîtresse (qui tient à rester anonyme) si nous pouvions le présenter au grand défenseur des animaux.

    Elle a accepté.

    Après l’interview, Alain Delon a tenu à ramener lui-même la chienne à sa propriétaire.

    « Ma chienne «  Kelly» a 4 ans et vient de la SPA, lui a-t-elle expliqué.

    Elle était passée sous une voiture à Crans-Montana.

    Depuis, elle ne voit plus que d’un œil et n’entend plus que d’une oreille.

    C’est une handicapée.»

    Alain Delon a écouté, il a remercié. Il était très ému.

    Renaud Michiels avec Didier Dana (Le Matin)

    http://www.lematin.ch/actu/suisse/alain-delon-torture-chien-torturer-homme-234389

  • Sarkozy et les chasses présidentielles : retour d'une honteuse "tradition"

    http://asset.rue89.com/files/imagecache/asset_wizard_width/files/LucileSourds/2010_02_09_chambord_chateau_president_inside.jpg

    Photo : le domaine du château de Chambord (Panoramas/Flickr)

    Par Augustin Scalbert

    Si les grands patrons et les politiques ne venaient pas tuer les sangliers de Chambord, ce serait aux gardes du domaine de le faire…

    Autant inviter le gratin à jouer du fusil.

    C'est, en résumé, l'argument de Pierre Charon pour justifier la reprise des chasses présidentielles.

    La tradition désuète des chasses présidentielles avait disparu sous Jacques Chirac.

    L'Élysée l'a remise au goût du jour au domaine national de Chambord.

    Sur France Inter lundi, l'éditorialiste Thomas Legrand s'indignait de la reprise d'une institution « coûteuse, obscure et anachronique ».

    Politiques, patrons et autres gens d'influence s'y côtoient.

    Lesquels ?

    Impossible de savoir.

    « Quand on invite des gens à un anniversaire, on ne donne pas les noms des invités », a expliqué Pierre Charon, mardi matin sur France Inter. (Ecouter le son)

     

    A Rue89, l'ami du Président et responsable des chasses affirme que le choix des invités se fait en toute transparence :

    « Il n'y a pas d'opacité. Je demande aux deux présidents des groupes chasse au Parlement de trouver des députés et sénateurs intéressés. »

    Et la présence de magistrats parmi les invités ?

    « Mais [Yves] Bot est un grand chasseur », nous répond-il. Or, avocat général à la Cour de justice des communautés européennes, Yves Bot peut être amené à prendre position dans des affaires impliquant la France.

    Comme le directeur général de la police nationale Frédéric Péchenard, les milliardaires Albert Frère et Martin Bouygues, le sénateur ex-socialiste Michel Charasse ou le membre du Conseil constitutionnel Pierre Joxe (cités par Le Monde et par L'Express), Yves Bot n'est là, à écouter Pierre Charon, que par amour de la chasse.

    Budget annuel des chasses présidentielles : 12 000 euros. Vraiment ?

    Selon le président du domaine (depuis le mois de décembre), ces prestigieux invités rendent en plus un service de régulation cynégétique :

    « Il s'agit simplement de tuer des sangliers et quelques cerfs. Si j'ai un quota de 500 sangliers à Chambord et qu'il y en a 600 sur le domaine, qui est clos de murs, il faut faire des battues de régulation. Si on ne le fait pas sous forme d'invitation, ce sont les gardes qui le feront. »

    Autant joindre l'utile à l'agréable, donc.

    Surtout que « ça ne coûte rien du tout » :

    « L'établissement public à caractère industriel et commercial de Chambord s'autofinance à 78%. Le reste, c'est des subventions. Il y a quatorze chasses par an, dont quatre battues présidentielles. Ce ne sont pas des chasses extraordinaires, c'est très différent des très belles chasses que j'ai pu voir. »

    Selon Pierre Charon, ce coût de « rien du tout » se limite au prix des collations pour les 30 invités à chacune des battues, qui durent une journée.

    Soit « 100 euros » de traiteur par tête, qu'il négocie. 12 000 euros (4 x 30 x 100 euros), voilà donc le budget annuel des chasses présidentielles ?

    « Oui, c'est exactement ça. Vérifiez le prix du traiteur auprès de Jean d'Haussonville. »

    Ce diplomate, très utile selon Charon pour inviter de riches princes étrangers (« éventuels mécènes pour Chambord »), est le directeur général du domaine.

    Le budget cadre mal avec l'organisation de cérémonies de « tableau de chasse » avec tout l'apparât que décrit L'Express (gardes républicains tenant flambeaux, illumination du château…)

    Lundi soir, un ministre suédois invité pour une chasse individuelle

    En découvrant que le ministre des Finances suédois Anders Borg était allé chasser à Chambord, lundi soir et ce mardi matin (ce que ne mentionnait pas son emploi du temps), le correspondant du quotidien suédois Aftonbladet lui a demandé ce qu'il allait payer.

    Le ministre a donc demandé à ses hôtes de Chambord ce qu'il devait… 200 euros, lui a-t-on répondu à son insistance.

    Jean d'Haussonville, qui confirme que le Suédois « a tenu à payer son écôt » (d'un montant de 120 euros selon lui), me précise que le ministre était venu pour un « tir de sélection ».

    Une invitation différente des battues présidentielles, donc.

    Accompagné d'un garde-chasse, un invité tire un cervidé en fin d'après-midi, dort sur place, et en tire un autre à l'aube :

    « C'est un cadeau de la République française à un ministre européen. Nous estimons que ça peut être utile pour la France. »

    « Au fil de l'année », 80 personnes viendraient ainsi individuellement à Chambord pour des tirs de sélection.

    Sur invitation du président de la République, mais pas uniquement.

    Auprès de l'Express, Pierre Charon assume le côté « réseau » des battues présidentielles :

    « Je rapporte à Nicolas Sarkozy ce que je picore à Chambord. »

    Toujours sur France Inter ce mardi, Pierre Charon a trouvé la parade pour banaliser ces festivités :

    « Est-ce que vous dites à [Jean-Jacques] Aillagon [président du domaine de Versailles, ndlr] qu'il organise des parties fines à Versailles dans les bosquets ? Non. Et pourtant le parc s'y prête. »

  • "Les Coulisses du trafic des animaux cobayes" (Direct 8)

    http://www.prijatelji-zivotinja.hr/data/image_2_2151.jpg

    http://www.youtube.com/watch?v=ptv2zmsLLBs&feature=player_embedded

    Chaque année, 12 millions d’animaux sont utilisés comme cobayes en Europe.

    Et la France est en tête pour les essais sur les animaux.

    C’est que des centaines de produits doivent être testés avant d’être mis sur le marché.

    Médicaments, mais aussi shampooings, dentifrices ou produits d’entretien, tous doivent être essayés sur des lapins, des souris ou des singes.

    Aujourd’hui, des militants se battent contre les tests sur les animaux qui peuvent virer au sombre trafic.

    Plongée dans les étranges secrets des tests sur les animaux.

    ***
    Commentaire d'une militante :
     
    "J'ai regardé l'émission et j'ai failli m'évanouir d'horreur et par les images et par les propos de ces SADIQUES ! Il y a une école dans laquelle on apprend à "expérimenter avec amour" textuellement !
    Un étudiant : "Oui, parfois on est mal, et on pense que ça pourrait être un humain."
    Une étudiante : "C'est important pour sauver les humains."
    Cette image de ce petit beagle qui recule au fond de sa cage,avec un regard terrorisé.
    Les lapins brûlés.
    Les souris brûlées.
    Le cochon expérimenté pour sauver les bouffeurs de graisse animale victimes de mauvais cholestérol et qui après avoir été torturé pendant des semaines sera tué et broyé .
    Les expérimentations pour les médicaments, pour les produits cosmétiques et autres.
    Donner la souffrance à quelqu'un pour l'enlever à quelqu'un d'autre est ignoble.
    Une ignominie de plus..."