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Véganisme abolitionniste - Page 12

  • Commentaire : World Vegan Day - 1er Novembre 2009

    http://www.offthehoof.co.uk/ecard/ecard-front.jpg

    Chers collègues,

    Joyeux World Vegan Day à tous !

    Dans ce commentaire, je parle de l’état du mouvement végan.

    La mauvaise nouvelle : les grosses associations de promotion du bien-être animal ont fait un gros travail de marginalisation du véganisme.

    La bonne nouvelle: ces dernières années, nous avons vu la naissance d’un mouvement abolitionniste qui voit le véganisme comme une base morale, rejette les campagnes de reformes et les campagnes ciblées et considère le véganisme comme essentiel à toute théorie non-violente cohérente.

    Si vous n’êtes pas encore végan, alors commencez dès aujourd’hui.

    C’est facile.

    C’est meilleur pour votre santé et la planète.

    Et le plus important : le véganisme éthique représente votre engagement dans la justice, l’abolition de l’exploitation animale et la non-violence.

    Gary L. Francione

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    http://www.abolitionistapproach.com/fr/

  • "Commentaire : une discussion sur les Principes Abolitionnistes" (Gary Francione)

    http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/1/11/Gary_Francione.jpg

    Chers Collègues,

    Certains défenseurs des animaux prétendent être abolitionnistes mais soutiennent les réformes de bien-être ou la violence.

    Dans ce commentaire, j’explique pourquoi les réformes de bien-être et la violence ne peuvent pas faire partie de l’approche abolitionniste.

    Gary L. Francione

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    http://www.abolitionistapproach.com/fr/2009/09/21/checkingcommentaire-une-discussion-sur-les-principes-abolitionnistes/

  • Sexisme et misogynie dans le Mouvement (Gary Francione)

    Chers collègues,

    Depuis maintenant 20 ans, je soutiens qu’utiliser le sexisme et la misogynie soi-disant pour promouvoir les Droits des Animaux est une très mauvaise idée.

    Perpétuer la marchandisation des femmes est non seulement intrinsèquement immoral, mais ne fera rien pour changer les mentalités sociales relatives à la marchandisation des non-humains.

    Depuis des années PETA a fait différentes versions de la campagne “Je préfère être nue plutôt qu’en fourrure”.

    Et quel résultat cela a t-il donné ?

    L’industrie de la fourrure est plus forte aujourd’hui qu’elle ne l’a jamais été.

    Même ceux qui jadis allaient nus pour PETA se mettent à porter à nouveau de la fourrure.

    Je viens de voir une petite vidéo produite par Wakker Dier, qui signifie « Animal Awake », une association néerlandaise décrite comme une “copie de PETA Europe”.

    Wakker Dier a embauché la playmate néerlandaise et modèle fétiche Ancilla Tilia à jouer le rôle d’une strip-teaseuse qui se fait matraquer et dépouiller comme un animal.

    PETA a poussé ses campagnes sexistes plus loin avec des vidéos de nudité.

    Et maintenant nous voyons de la violence graphique pure et simple.

    Si vous pensez que tout cela va aider les gens à prendre conscience de l’exploitation animale, je suis respectueusement mais fermement en désaccord.

    Ces pitreries sont conçues comme rien de plus qu’un divertissement pour le mouvement, elles ne font rien pour convaincre le public de l’importance de la question de l’exploitation animale.

    Depuis le temps que je travaille sur le sujet des droits des animaux, personne n’est venu vers moi pour dire qu’il allait se pencher sur la question parce qu’il avait vu une femme nue dans une cage.

    En effet, c’est précisément le genre de choses qui fait que des personnes progressistes pensent que le mouvement des Droits des Animaux est une plaisanterie pathétique qu’il faut rejeter et ignorer.

    La marchandisation des non-humains est très similaire à la marchandisation des femmes.

    Mais la société n’a aucun problème avec la marchandisation des femmes.

    Au lieu de s’opposer au sexisme et la misogynie, une grande partie du mouvement en fait activement la promotion.

    Tant que nous continuerons à voir les femmes comme de la viande, nous ne verrons jamais  où est le problème d’utiliser les animaux comme de la viande.

    Je vous demande de réfléchir à cette question et d’envisager une opposition active au sexisme et la misogynie dans le mouvement.

    C’est intrinsèquement mauvais et ca ne fait rien, absolument rien pour aider les animaux.

    Gary L. Francione

    http://www.abolitionistapproach.com/fr/2009/09/15/sexisme-et-misogynie-dans-le-mouvement/

  • Commentaire : une rencontre personnelle et intime avec la schizophrénie morale (Francione)

    http://fr.toonpool.com/user/651/files/schizophrenia_258785.jpg

    Chers collègues,

    Je fais référence à la manière délirante et confuse que nous avons de penser aux animaux en terme de question sociale/morale comme constituant une « schizophrénie morale ».

    J’ai récemment rencontré un cas de schizophrénie morale face à un chevreuil qui avait été touché par une voiture et des chasseurs qui se sont arrêtés pour l’aider.

    Dans ce commentaire, je vais vous décrire et discuter de ce qui s’est passé.

    Gary L. Francione

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    http://www.abolitionistapproach.com/fr/2009/09/08/commentaire-an-up-close-and-personal-encounter-with-moral-schizophrenia/

  • Annonce Facebook (Gary Francione)

    http://lecolporteur.files.wordpress.com/2009/10/colombe-sortir-du-nucleaire.jpg

    Chers collègues,

    Je suppose que la plupart d’entre vous choisiront de ne pas passer du temps avec des gens qui se montrent sur la place publique proposant une guerre civile ou parlant de plan de santé digne des « nazis », ou avec des gens qui pensent que ce genre de comportements et discours est acceptable, et qui les appuient.

    Je ne veux pas passer mon temps à parler avec des gens qui pensent qu’il est approprié d’encourager la violence ou qui considèrent comme approprié d’appeler les gens des “cons”, “nazis” ou “collaborateurs de l’État” parce qu’ils rejettent la violence et les menaces de violence.

    Quand j’ai commencé mon compte Facebook, j’ai demandé à ceux qui soutiennent la violence de ne pas participer à ma page.

    J’ai clairement fait savoir que le but de la page était de discuter des questions relatives aux animaux à partir d’une perspective non-violente.

    Malheureusement, il est un certain nombre de personnes qui pensent avoir le droit d’entrer dans n’importe quel forum et d’y promouvoir leur vision pro-violence.

    C'est d'autant plus curieux que ces mêmes personnes ne tolèrent aucune critique de leurs positions sur leurs propres sites, ou modifient et altèrent parfois même des commentaires critiques qui ont été postés.

    En tout état de cause, j’ai décidé de mettre en pause mon compte FB.

    Je continuerai à promouvoir la non-violence ici et vais peut-être démarrer un groupe de discussion FB sur “Ahimsa” et “Animal Rights” qui se fera sur invitation seulement.

    Je ne suis pas sûr.

    Sachez que j’ai pris un immense plaisir à rencontrer beaucoup de personnes qui ont rejoint le site.

    Il y a eu des discussions merveilleuses et de nombreuses contributions réfléchies.

    Malheureusement, un nombre relativement restreint de personnes en ont fait leur projet pour essayer d’infecter tous les articles avec leur rhétorique pro-violence malgré mes demandes répétées comme quoi la page FB met uniquement l’accent sur la discussion sur les droits des animaux dans une perspective de non-violence.

    S’il vous plaît, continuez de visiter ce site.

    Il y aura beaucoup plus d’articles et de podcasts à venir.

    Et j’ai un nouveau livre, Le Débat sur les Droits des Animaux : abolition ou réglementation ?, co-écrit avec le Dr Robert Garner et publiée par Columbia University Press, qui paraîtra cet automne.

    J’espère que ce livre aidera les défenseurs des animaux à avoir une réflexion critique sur des problématiques pertinentes.

    Devenez végan.

    C’est facile ; c’est meilleur pour vous et pour la planète et, le plus important, c’est d’un point de vue moral le juste choix à faire.

    L’éducation végane et non-violente est la plus importante forme d’activisme dans laquelle nous pouvons nous engager.

    Selon moi, notre mouvement doit être celui de la paix et de la non-violence.

    C’est l’unique façon que nous avons d’atteindre, un jour, des changements significatifs et durables.

    Gary L. Francione

    http://www.abolitionistapproach.com/fr/2009/09/03/annonce-facebook/

  • "Hey, est-ce du lait sur ta cagoule ?" (Gary Francione)

    http://www.joliecarte.com/images/carte/journee_de_la_paix/fleur-paix.jpg

    Chers collègues,

    Comme vous le savez, je suis opposé à toute violence.

    Voir, par exemple, un commentaire sur la violence (podcast), un commentaire sur la violence, ainsi que sur la violence et les droits des animaux et sur la vivisection et la violence.

    Cela a été un thème récurrent dans mon travail pendant de nombreuses années.

    Je suis opposé à toute violence, y compris la violence contre la propriété.

    Ceux qui prétendent qu’il est possible de détruire un bâtiment ou de s’engager dans un cambriolage sans causer de préjudices ou risquer de causer des préjudices sur des êtres sensibles (humains ou nonhumains) se font tout simplement des illusions.

    Pour les raisons que j’ai déjà énoncé à plusieurs occasions, je considère la violence comme le problème et non comme une partie de la solution et j’encourage ceux qui sont préoccupés par l’exploitation des animaux à devenir végans et à s’engager dans une éducation créative et non violente au véganisme.

    J’ai jeté un coup d’œil sur le site web du Front de Libération des Animaux, site que je n’avais pas regardé depuis un moment.

    Ce site est remarquable.

    Selon le “credo ALF” : le Front de Libération Animal (ALF) mène des actions directes contre la cruauté envers les animaux sous la forme de sauvetages d’animaux et en causant des pertes financières pour les exploiteurs d’animaux, généralement à travers les dommages et destructions de propriétés.

    Le credo dit aussi : Tout groupe de personnes qui sont végétariens ou végans et qui mènent des actions selon les directives de l’ALF ont le droit de se considérer comme faisant partie de l’ALF.

    Si vous êtes un végétarien - si vous consommez du lait, des crèmes glacées, du fromage, des œufs, etc. - vous avez la bénédiction de l’ALF pour détruire des propriétés en son nom.

    Je ne pense pas qu’il faille se livrer à la violence même si vous êtes végan, mais il est plus que déconcertant pour moi que des personnes qui sont activement engagées eux-mêmes dans l’exploitation des animaux, en n’étant pas vegan, pensent qu’il pourrait être acceptable qu’ils puissent s’engager dans des actes de violence contre d’autres personnes impliquées elles-aussi dans l’exploitation animale.

    Mais attendez.

    Ce n’est pas tout.

    Il y a un lien sur les “Saints vivants” qui liste de nombreuses célébrités et personnalités publiques non-veganes (ou non-végétariennes), y compris celles qui ont encouragé ou approuvé les produits animaux.

    Et ils ont des liens vers à peu près toutes les organisations réformistes qui font la promotion de viande/produits animaux “heureux”.

    Alors, les gens qui exploitent les animaux et qui soutiennent d’autres exploiteurs d’animaux prétendent être des militants avec le droit de recourir à la violence contre d’autres exploiteurs d’animaux.

    Le niveau de confusion ici est profond.

    Très profond.

    J’ai souvent affirmé que ceux qui soutiennent la violence ne peuvent pas prétendre de manière cohérente que nous devons cibler les exploiteurs, parce que c’est nous, les consommateurs, qui créons la demande pour les produits animaux.

    La solution pour changer le paradigme moral est l’éducation.

    Il n’existe aucune autre solution réaliste.

    Les personnes pro-violence deviennent violemment en colère quand je présente cet argument et ils m’appellent de toutes sortes de noms et, malheureusement, certains d’entre eux menacent et harcèlent ceux qui se déclarent favorables à la non-violence.

    Je vois maintenant pourquoi.

    Ils auraient tous à mettre leur cagoule et à commettre des actes violents les uns contre les autres s’ils acceptaient ma position.

    Devenez végan.

    C’est facile, c’est meilleur pour vous, pour la planète et, plus important encore, c’est la chose la plus juste à faire d’un point de vue moral.

    Et, au moins en ce qui me concerne, les droits des animaux et le véganisme éthique représentent un engagement dans la non-violence.

    Gary L. Francione

    http://www.abolitionistapproach.com/fr/2009/09/01/hey-est-ce-que-cest-du-lait-sur-ta-cagoule/

  • Un commentaire sur la violence (Francione)

    http://3.bp.blogspot.com/_Hfi9xg1VS7k/Sbg1bHeUhEI/AAAAAAAABXE/NQ3oxXV3WEw/s400/peace-love_mandala.jpg

    Chers collègues,

    Je suis opposé à la violence.

    Je considère la violence comme intrinsèquement immorale.

    J’ai souvent écrit et débattu à ce sujet, y compris dans les essais (1,2) sur ce site.

    Je reconnais que beaucoup d’entre vous êtes en désaccord avec mon opposition à la violence.

    Mais ce n’est pas pertinent.

    Même si vous croyez que la violence peut être justifiée, il y a encore des raisons d’affirmer que la violence n’a absolument aucun sens dans le cadre de la lutte pour les droits des animaux.

    Je maintiens que la seule chose qui a un sens pratique est l’éducation créative, non-violente au véganisme.

    Cette stratégie est loin d’être passive, il s’agit de notre travail actif et constant à changer un paradigme fondamental : la notion que les animaux sont des choses, des ressources, des biens, qu’ils sont uniquement des moyens destinés à des fins humaines.

    Tant que nous ne construirons pas une masse importante de personnes qui refuse ce paradigme, rien ne changera.

    Dans ce commentaire, je débats au sujet de la violence.

    Gary L. Francione

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    http://www.abolitionistapproach.com/fr/2009/08/22/un-commentaire-sur-la-violence/

  • Suite du commentaire « animaux de compagnie » les chats non-végétaliens (Francione)

    http://i241.photobucket.com/albums/ff131/khloemi/VeganCat.jpg

    Chers collègues,

    Un certain nombre de personnes m’ont écrit en réponse au commentaire sur les “animaux de compagnie” au sujet des chats non-végétaliens.

    A ma connaissance, de nombreux chats peuvent vivre sainement avec une alimentation végétalienne, mais s’il y a des chats qui ont absolument besoin de consommer des produits animaux?

    Dans ce commentaire, je vous propose quelques idées qui, je l’espère, vont stimuler votre réflexion sur cette question.

    Gary L. Francione

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    http://www.abolitionistapproach.com/fr/2009/08/17/suite-du-commentaire-%C2%AB-animaux-de-compagnie-%C2%BB-les-chats-non-vegetaliens/

  • Quelques commentaires sur le végétarisme en tant que "passerelle" vers le véganisme (Francione)

    http://rlv.zcache.com/veganism_food_philosophyof_the_future_tshirt-p2358960627710674843png_400.jpg

    Chers collègues,

    Suite à mes commentaires (ici, sur Facebook, et sur le commentaire du podcast), j’ai été inondé de messages privés qui avaient tous les mêmes thèmes :

    (1) "mais beaucoup de vegans ont commencé par être végétariens" ;

    et (2) "promouvoir le véganisme est élitiste".

    Quant à savoir si beaucoup de végans ont commencé par être végétariens, laissez-moi vous dire clairement : là n’est pas la question.

    Premièrement, la question pertinente est de savoir si le végétarisme est une position morale significative.

    Donc, pouvons-nous faire une distinction morale significative entre la chair et des autres produits animaux ?

    Si, comme je le maintiens, nous ne pouvons pas, alors  le végétarisme n’a pas plus  à être promu que la viande de veau rouge au détriment de la viande de veau blanche, que les oeufs de poules élevés en plein air au détriment des oeufs de poules de batterie. Si tous ces produits sont immoraux, nous devons être clairs et honnêtes et le dire.

    Les produits animaux autres que la chair impliquent souvent plus de souffrances et de morts que la chair elle-même.

    Par exemple, les animaux utilisés pour le lait sont gardés en vie plus longtemps, traités de façon pire (incluant, sans s’y limiter, le retrait des bébés et leur mort pour en faire de la viande de veau), et ces animaux finissent dans les mêmes abattoirs que les animaux utilisés pour la viande.

    Les végétariens qui continuent de consommer des produits laitiers sont toujours complices de la souffrance et de la mort des animaux.

    Quelle justification morale y a-t-il à promouvoir une complicité continue de la souffrance et de la mort ?

    En effet, si la personne végétarienne augmente sa consommation de produits laitiers, comme beaucoup de végétariens font, elle pourra être responsable de plus de souffrances et de morts qu’avant de devenir végétarienne.

    Deuxièmement, le fait que beaucoup de végans ont commencé par être végétariens, si cela est vrai, nous amènent à nous demander pourquoi cela a été le cas.

    Beaucoup de gens déclarent qu’ils n’ont pas été végans plus tôt précisément à cause de l’accent mis sur l’opportunité morale du végétarisme promu par de grandes associations animalistes.

    Promouvoir le végétarisme est finalement une entrave au véganisme.

    Cela est clair : si vous expliquez qu’il n’y a pas de distinction entre la chair et les autres produits animaux et pourquoi nous devrions être végans, et que la personne avec qui vous parlez s’intéresse au problème :

    1) soit elle deviendra végane immédiatement ;

    (2) soit elle deviendra végane progressivement ;

    (3) soit elle ne deviendra pas végane mais adoptera une version du végétarisme (ou une consommation de viande/produits animaux “heureux”).

    Mais au moins elle comprendra que le véganisme est l’aspiration vers laquelle il faut aller.

    Elle comprendra que la ligne entre chair et autres produits animaux est arbitraire.

    Si vous maintenez que devenir végétarien est moralement significatif et qu’il y a une distinction entre la chair et les autres produits animaux, alors vous augmentez les chances de ralentir ses progrès vers le véganisme.

    En d’autres mots, vous n’avez pas besoin de promouvoir le végétarisme.

    Cela est complètement inutile, moralement dénué de sens, et, en pratique, cela entrave la transition vers le véganisme.

    Concernant le supposé "élitisme" du véganisme, je continue de trouver ce commentaire déconcertant.

    Y a-t-il quelque chose de plus élitiste que de croire que les gens sont trop stupides pour comprendre l’argument contre l’exploitation animale et l’absence de toute distinction significative entre la chair et le lait ?

    Y a-t-il quelque chose de plus élitiste que de promouvoir l’idée qu’il est moralement plus acceptable de manger des laitages, des oeufs ou tout autre produit animal et de continuer d’exploiter les plus vulnérables ?

    Nous ne qualifierions jamais d’"élitiste" un plaidoyer contre une interdiction totale du viol (même si le viol est, a été, et continuera d’être un événement fréquent dans un monde patriarcal).

    Mais quand cela concerne les animaux, un plaidoyer pour une interdiction totale de la consommation et de l’utilisation est considéré comme élitiste.

    Qu’est-ce qui distingue les deux situations?

    C’est une question de rhétorique.

    La réponse est claire : les espèces.

    Je suis désolé mais je ne peux pas répondre à tous les emails et messages sur Facebook.

    Mais je l’ai dit aussi clairement que je peux.

    Je n’ai pas d’habileté artistique et je ne sais pas dessiner.

    Devenez végan.

    C’est facile ; c’est meilleur pour votre santé, c’est meilleur pour la planète ; et le plus important, c’est moralement la bonne chose à faire.

    Et, s’il vous plaît, rappelez-vous : la violence est le problème ; ce n’est pas une partie de la solution.

    Abolition, véganisme, et non-violence sont différents aspects du même concept.

    Gary L. Francione

    http://www.abolitionistapproach.com/fr/2009/08/13/quelques-commentaires-sur-le-vegetarisme-en-tant-que-passerelle-vers-le-veganisme/

  • Les "animaux de compagnie" (Francione)

    http://www.magazine-avantages.fr/data/photos/F0/7d918b166_chien.jpg

    Chers collègues,

    La question des « animaux de compagnie » est un sujet sensible avec beaucoup de défenseurs.

    Voici ce que j’ai écrit dans l’appendice de mon livre : Introduction aux Droits des Animaux: Votre Enfant ou le Chien ? :

    Question 3 : l’institution de la possession d’animaux de compagnie viole-t-elle le droit basique des animaux à ne pas être considérés comme des objets ?

    Réponse : oui.

    Les animaux de compagnie sont notre propriété.

    Les chiens, chats, hamsters, lapins, et autres animaux sont produits en masse comme des boulons dans une usine ou, dans le cas des oiseaux ou animaux exotiques, capturés dans la nature, transportés sur de longues distances, pendant lesquelles beaucoup d’entre eux meurent.

    Les animaux de compagnie sont commercialisés exactement de la même façon que d’autres commodités.

    Bien que certains d’entre nous traitent bien leurs compagnons, la plupart d’entre nous les traite mal.

    En Amérique, la majorité des chiens passent moins de deux ans dans un foyer avant d’être jetés dans une fourrière ou sinon transférés à un nouveau propriétaire ; plus de 70% des gens qui adoptent des animaux les donnent, les emmènent dans des refuges ou les abandonnent.

    Nous sommes tous conscients d’histoires horribles de chiens du voisinage vivant à l’attache et passant la majorité de leur vie seuls.

    Nos villes sont pleines de chiens et chats errant qui vivent misérablement, qui sont affamés ou souffrent du froid, qui succombent de maladies, ou  qui sont torturés par des humains.

    Des gens qui disent aimer leurs compagnons animaux les mutilent absurdement en leur faisant  couper les oreilles, la queue, ou arracher les griffes de façon à ce qu’ils ne grattent pas les meubles.

    Vous pouvez traiter votre compagnon comme un membre de votre famille et effectivement lui accorder une valeur intrinsèque ou le droit basique de ne pas être traité comme votre ressource.

    Mais le traitement de votre animal signifie vraiment que vous considérez votre propriété animale comme ayant une valeur supérieure à celle du marché ; si vous changiez d’avis et que  vous administriez quotidiennement des sévices corporels graves à votre chien à des fins disciplinaires ou que vous arrêtiez de nourrir votre chat pour le motiver davantage à attraper les souris dans le sous-sol de votre magasin,  ou que vous tuiez votre animal pour ne plus l’assumer financièrement, votre décision serait protégée par la loi.

    Vous êtes libre de donner la valeur que bon vous semble à votre propriété.

    Vous pouvez décider de lustrer souvent votre voiture ou de laisser l’érosion se faire.

    Le choix vous appartient.

    Tant que vous apportez le minimum d’entretien à votre voiture pour qu’elle passe le contrôle technique, toutes autres décisions prises avec respect envers le véhicule, y compris le donner au ferrailleur sont vos affaires.

    Tant que vous apportez un minimum de nourriture, d’eau et d’abris à votre animal, toutes autres décisions, à part de le torturer sans raison, sont vos affaires, y compris votre décision de l’abandonner dans le refuge le plus proche (où beaucoup d’animaux sont soit tués soit vendus pour la recherche), ou de le faire tuer par un vétérinaire complaisant.

    Il y a de nombreuses années, j’ai adopté un hamster par l’intermédiaire d’un camarade de fac de droit.

    Une nuit le hamster a été malade, et j’ai appelé les urgences vétérinaires.

    Le vétérinaire a dit que la somme minimale pour une urgence était de 50$ et m’a demandé si je voulais dépenser cette somme alors que je pouvais avoir un “nouveau” hamster dans n’importe quelle animalerie pour 3$.

    J’ai de toute façon emmené le hamster chez le vétérinaire, mais cet événement a été l’un des premiers à réveiller ma conscience au sujet du statut de commodités économiques que sont les animaux.

    En tant que personne vivant avec sept compagnons canins sauvés que j’aime tendrement, je ne prends pas ce sujet à la légère.

    Bien que je considère mes compagnons comme des membres de la famille, ils restent ma propriété et je pourrais décider demain de les tuer.

    J’ai beau aimer vivre avec des chiens, s’il n’en restait plus que deux dans le monde, je ne serais pas d’avis de les élever pour qu’il y ait plus “d’animaux de compagnie” et donc de perpétuer leur statut de propriété.

    En effet, quiconque se soucie réellement des chiens devrait visiter une “usine à chiots” - un endroit où les chiens sont élevés par centaines ou par milliers et ne sont traités que comme des commodités.

    Les chiennes reproduisent jusqu’à épuisement et sont soit tuées soit vendues pour la recherche.

    Nous devrions bien sûr arrêter de donner la vie à des animaux pour pouvoir les posséder comme animaux de compagnie.

    Dans ce second Commentaire de l’Approche Abolitionniste, nous étudierons tous les aspects de la question des “animaux de compagnie”.

    Gary L. Francione

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    http://www.abolitionistapproach.com/fr/2009/08/12/les-animaux-de-compagnie/