Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Go vegan! - Page 10

  • De la notion de crime gratuit

    j.jpg

    Chaque semaine apporte son lot de massacres d'animaux "gratuits" à caractère sadique.

    Les "amis des animaux" en sont systématiquement scandalisés et le font savoir.

    Mais sont-ils toujours végans ?

    Car c'est une illusion de croire que la mort en abattoir est moins "horrible" ou plus "humaine" qu'une mort infligée gratuitement - et quand bien même le serait-elle, elle n'en serait pas moins injustifiable.

    Les chaînes d'abattage ont des cafouillages nombreux, la moitié des animaux sont désormais massacrés à la manière halal ou casher, même si la plupart des gens préfèrent l'ignorer.

    Certains employés s'amusent derrière les murs avec les victimes, sans compter les souffrances et le stress endurés, avant, sur les routes dans les sinistres bétaillères, à la "réception" puis dans les rampes d'abattage.

    Toute mort infligée est un crime, et il n'y a pas de torture ni de meurtre "humains".

    Par ailleurs les victimes se moquent bien d'être torturées et tuées par des sadiques ou par des employés d'abattoir que les consommateurs paient pour commettre le pire à leur place.

    Pour elles, cela revient au même.

    Il n'y a que pour les consommateurs qu'il y a une différence, bien illusoire pourtant : celle de ne pas avoir de sang sur les mains et d'avoir ainsi la conscience nette.

    Or devant la loi, commanditer un meurtre c'est en être coupable au plus haut degré, bien plus que l'exécutant qu'on paie.

    Il n'y a pas d'offre sans demande, et ce sont les consommateurs qui créent l'immense marché de la mort et de l'exploitation.

    Voilà pourquoi il ne sert à rien d'incriminer les abattoirs ou les éleveurs, qui n'existent que parce que les populations demandent des produits d'origine animale, viande, oeufs ou produits laitiers.

    Quant à la notion de gratuité, le fait de tuer ou faire tuer un animal nonhumain à seule fin de garnir son assiette, autrement dit de combler son plaisir gustatif, constitue aussi un crime "gratuit".

    Dernièrement, un éleveur en périphérie d'Orange a trouvé son troupeau de brebis et d'agneaux massacré par des inconnus, par sadisme.

    Là encore, les consommateurs sont responsables de cette tuerie, dans la mesure où s'ils n'existaient pas, l'éleveur lui non plus n'existerait pas.

    Par conséquent il n'y aurait eu personne à massacrer joyeusement dans l'étable.

    Il n'y aurait plus de victimes, que ce soit dans les abattoirs ou de manière "récréative", si les gens étaient végans.

    Si vraiment nous respectons les animaux, alors devenons végans et sensibilisons les autres au véganisme.

    Le véganisme est le seul mode de vie ne reposant pas sur l'exploitation de ceux qu'hypocritement nous prétendons "aimer".

    M. P.

  • Nouveauté jeunesse : "Vegan is Love", de Ruby Roth (éd. L'Age d'Homme)

    https://scontent-b-mad.xx.fbcdn.net/hphotos-prn2/1480668_671645482875577_1620729105_n.jpg

    12/2013 48 p. 978-2-8251-4337-7

    Album enfant

    « Comme c’est merveilleux de se dire qu’en ce moment même, chacun, petit ou grand, a le pouvoir de créer un monde plus beau ! N’attendons pas des changements de lois ou l’élection de présidents. Nous pouvons commencer maintenant.

    Nous pouvons choisir de vivre sans utiliser les animaux pour nous nourrir, nous vêtir ou nous divertir. Nous décidons d’être vegans, car c’est meilleur pour la santé, pour les animaux et pour la planète. Et ça, c’est de l’amour.

    Beaucoup de gens savent que des animaux à travers le monde sont maltraités. Pourtant, ils préfèrent ne pas y penser. Nous, les vegans, nous préoccupons de la façon dont nos choix aident les animaux ou leur font du mal. Nous sommes libres de créer la paix ou la souffrance dans le monde.

    Nos choix sont puissants. »

    Ruby Roth est une artiste et illustratrice qui vit à Los Angeles, en Californie. Végane depuis 2003, elle a découvert l’intérêt qu’ont les enfants pour le végétarisme et le véganisme alors qu’elle donnait des cours d’arts visuels.

    http://www.lagedhomme.com/boutique/fiche_produit.cfm?ref=978-2-8251-4337-7&type=47&code_lg=lg_fr&num=0

  • L'animal dans la philosophie contemporaine : une libération à venir ?

    Chimères 81 animalité

    Le dernier numéro de la revue Chimères, fondée par Deleuze et Guattari, vient de publier son dernier numéro sur   la question animale dans la pensée contemporaine, en mettant à l'honneur trois des plus importants philosophes animalistes de notre époque : Derrida, Deleuze et l'allemand Sloterdijk...

    Le numéro est tout simplement passionnant et contient une grande richesse d'articles sur cette question animale. L'article le plus engagé est celui qui s'intitule "Du droit des bêtes à la bêtise" dans lequel le philosophe Patrick Llored propose d'accorder des droits politiques aux animaux domestiques pour les sortir de l'esclavage dans lequel nous les avons  enfermés.

    D'autres articles tout aussi intéressants réfléchissent sur les liens étroits entre certaines formes de domination politique et celle qui s'exerce sur les animaux.

    Autrement dit, un numéro iconoclaste qui donne la parole à de vrais défenseurs des animaux, phénomène rare pour ne pas le signaler...

    Jaquis

    http://blogs.mediapart.fr/edition/droits-des-animaux/article/160214/lanimal-dans-la-philosophie-contemporaine-une-liberation-venir

  • La corrida fait débat au Parlement : les députés prennent enfin la mesure de cette cruauté (Nouvel Obs)

    Etre contre la corrida, c'est comme être contre la chasse : ça ne mange pas de pain.
     
    C'est facile, dans le vent, non contraignant.
     
    Ca permet de se sentir bon, dans l'air du temps, progressiste, à peu de frais.
     
    A quand la cohérence (y compris dans les rangs de la "protection animale") et une mobilisation contre TOUTES les formes d'exploitation animale ?...
     
    Car ce qui se passe dans les arènes à ciel ouvert, se passe aussi derrière les murs des abattoirs.
     
    Mais reconnaître cette vérité implique de devenir végan.
     
    Voilà pourquoi ça traîne des pieds.
     
    Et Messere Gaster est toujours roi.
     
    M. P.
     
    ***
     
    Publié le 12-12-2013 à 12h10 - Modifié à 12h10
    Par 
    Juriste

    LE PLUS. Les dernières corridas de la saison 2013 n'auront pas eu lieu. Elles ont été annulées suite à des manifestations de militants anti-tauromachie, alors que, dans le même temps, plusieurs propositions de loi pour son abolition ont été défendues au Parlement. Assiste-t-on à un revirement de situation sur cette question ? C'est en tout cas synonyme d'espoir pour Muriel Fusi, juriste et militante pour les droits des animaux.

    Édité par Rozenn Le Carboulec  Auteur parrainé par Christophe Marie

     

    Le torero espagnol David Mora lors des fêtes de Bayonne, le 31/08/2013 (F.DUPUY/SIPA)

    Après un été riche en manifestations, avec notamment une action "d'interposition" le 24 août 2013 à Rion des Landes et qui s’est terminé par trois annulations de corridas (les samedis 23 novembre et 30 novembre 2013 à Lunel et à St Laurent d’Aigouze), les parlementaires semblent avoir pris la mesure de l'impatience ressentie par les Français et de leur saine colère face à l'indifférence morale à l'égard des taureaux dits de combat.

    Une déferlante parlementaire contre la corrida

    Pas moins de quatre propositions de loi pour l’abolition de la corrida ont donc été enregistrées cet automne à l’Assemblée nationale et au Sénat à l’initiative :

    - des sénateurs Roland Povinelli et Roger Madec (PS) le 7 octobre 2013,

    - de la députée Laurence Abeille (EELV) le 10 octobre 2013,

    - du député Damien Meslot (UMP) le 6 novembre 2013,

    - de la députée Geneviève Gaillard (SRC – Parti socialiste, républicain et citoyen) le 5 décembre 2013.

    On assiste en quelques mois à une déferlante parlementaire favorable à l'unification du régime juridique de la corrida dans le code pénal. L’article 521-1 du même code qui punit les sévices graves et actes de cruauté sur animaux de deux ans d’emprisonnement et de 30.000 euros d’amende, établit en effet en son alinéa 7 une exception au profit de la corrida et des combats de coqs "lorsqu’existe une tradition locale ininterrompue".

    Alors que leur souffrance est démontrée par tous les scientifiques, les taureaux peuvent donc être torturés en toute impunité dans le tiers sud de la France uniquement, au prix d’une exception juridique inédite dans le code pénal.

    La question de la protection de l'enfance

    La Question prioritaire de constitutionnalité, tranchée le 21 septembre 2012 par le Conseil constitutionnel, a permis de mettre en évidence aux yeux du public le malaise qui entoure cette exception pénale, véritable ovni juridique qui justifie "l'exception corrida" par la tradition, alors qu'on ne compte plus les traditions cruelles qui n'ont pas résisté à l’épreuve du progrès moral.

    Outre la question du martyr des taureaux, le débat autour de la corrida soulève la question de la protection de l’enfance. Comment en effet ne pas s’inquiéter pour ces enfants parfois très jeunes (nous en avons été témoins à Rodilhan le 8 octobre 2011 et à Rion des Landes le 24 aout dernier) qui assistent aux corridas dans les gradins des arènes alors que pour le CSA la diffusion de telles images à la télévision nécessite une signalétique de catégorie II (déconseillé aux moins de 10 ans) ?

    Cette inquiétude est partagée par de nombreux spécialistes de l’enfance comme Hubert Montagner, ancien directeur de recherche à l’INSERM, qui estime que "Les blessures portées au taureau avec les banderilles puis l’épée, le sang qui coule, les conduites désespérées du taureau pour échapper aux souffrances menant à la mort de l’animal perturbent de très nombreux enfants" et "peuvent être ressenties comme un véritable traumatisme".

    Plus grave, en France une demi-douzaine d’écoles taurines (soutenues financièrement par les mairies) enseignent à des enfants de moins de 10 ans les secrets de la torture tauromachique sur de jeunes veaux.

    Ce débat dépasse le cadre du droit des animaux

    Les français ont également de quoi être scandalisés par les subventions offertes par les collectivités locales à la tauromachie. Ainsi en 2010, le Conseil général des Bouches du Rhône aurait acheté pour 63 255,00 euros de places pour assister aux corridas de la féria d’Arles. Et en décembre 2011 à Bayonne, la saison taurine qui s’achevait révélait un déficit de 400.000 euros, portant à près d’un million d’euros sur cinq ans le coût public de la temporada. Mais ce n’est pas tout puisque des centaines de millions d'euros émanent également de toute l’Union Européenne pour être versés à trois États (France, Portugal, Espagne) et soutenir une activité illégale dans la totalité des vingt-quatre autres.

    Le débat dépasse donc le cadre de la protection animale en touchant à la protection de l’enfance et à la gestion de l’argent public. Ce sont autant de raisons d’abolir la barbarie des arènes.

    Aujourd’hui, chacun d’entre nous peut agir en prenant rendez-vous avec son député (quelle que soit son étiquette politique, ces différentes propositions de loi d’origines politiques diverses ayant ouvert un champ très large) et en invoquant ces arguments auprès de lui pour tenter de briser le verrou mis par certains aficionados au gouvernement (quelques jours avant la décision du Conseil constitutionnel, Manuel Valls déclarait vouloir préserver la culture de la tauromachie).

    C'est à cette condition que l'abolition de la corrida, devenue enjeu électoral, fera progresser la dignité humaine, car il est inconcevable au XXIe siècle que l’humain se délecte encore de la torture et de la mise à mort publiques d'un animal.

     http://leplus.nouvelobs.com/contribution/1053990-la-corrida-fait-debat-au-parlement-les-deputes-prennent-enfin-la-mesure-de-cette-cruaute.html

  • Pas de non-violence sans véganisme

    1658417_729482020404888_1609974435_o.jpg

  • L'exploitation des êtres nonhumains sentients est un crime irrémissible

    1505048_729245740428516_1005206963_n.jpg

  • Quelqu'un, pas quelque chose


    Devenons végans.
    Plus aucun produit d'origine animale dans nos vies.

  • Qu'on se le dise une fois pour toutes

    1607096_728762863810137_480605545_n.jpg

  • Être vegan et manger équilibré : à bas les idées reçues !

    http://4.bp.blogspot.com/_fCngMGErOUY/S7SbwPVRkGI/AAAAAAAAAFM/YXOUkGiPQ5o/s1600/VeganTM_col.jpg

    Charlotte est végane, et en a un peu assez des idées reçues sur ce mode d’alimentation encore méconnu.

    Suivez le guide pour vous débarrasser des clichés !

    Que mange un/e végétalien/ne, pourquoi, qui sont-ils, quels sont leurs réseaux ?

    Je tenterai modestement d’apporter quelques éléments de réponse à ces questions et bien d’autres soulevées sur le forum après l’article de BleuKobalt, à partir de mon expérience.

    Avertissement : je ne suis pas le porte-drapeau des végétaliens de France et de Navarre.

    Je rechigne d’ailleurs à m’attacher l’étiquette.

    Pour moi, être végé, vegan, ce que vous voulez, c’est un peu comme être féministe : c’est une philosophie de vie, des valeurs auxquelles je crois sans vouloir nécessairement les imprimer sur ma carte de visite.

    Il s’est écoulé 8 ans entre ma “prise de conscience” et le moment où j’ai exclu le dernier produit laitier (le parmesan) et le dernier animal (le sashimi saumon) de mon alimentation.

    Je n’ai pas lu Faut-il manger des animaux, j’ai lu Fast Food Nation.

    Au final, j’étais devenue une végé-dilettante : un peu comme certain/es ne fument qu’en soirées, je ne mangeais “normalement” qu’en société.

    Et ces repas “sociaux” sont au fil du temps devenus des efforts, puis des contraintes.

    À l’aide d’amis végétaliens (vivant malheureusement à l’autre bout de la planète) j’ai finalement sauté le pas.

    Le plus dur n’était pas “d’exclure” des produits sur lesquels mon choix ne se portait plus depuis longtemps.

    Le problème était d’assumer publiquement ce qui est perçu comme une différence… dérangeante.

    Pour tout vous dire, j’avais bien pensé à proposer mon témoignage sur Mad, et puis non, j’avais peur d’être étiquetée, réduite à mon assiette.

    La team Mad étant composée des gens les plus ouverts et les plus tolérants que je connaisse, je vous laisse imaginer mon niveau de paranoïa…

    Mais les idées reçues ont la vie dure.

    Dégommons-les ensemble s’il vous plaît, ça me fait plaisir.

    Idée reçue numéro 1 : Les carences

    Ce n’est pas parce que vous mangez “de tout” que vous mangez “équilibré”.

    La difficulté, c’est d’équilibrer.

    C’est d’autant plus difficile que “l’équilibre” n’est pas le même pour tout le monde, il n’est pas figé dans le temps, bref, il n’existe pas de recette gravée dans le marbre de l’équilibre alimentaire.

    Au sortir de mes 5 années d’études dont une d’Erasmus, autant vous dire que j’avais oublié qu’un repas se prenait à table, à heures fixes, avec différents groupes alimentaires…

    Bière + chips constituait pour moi un dîner tout à fait valide.

    Afin d’entrer dignement dans la vie active (et ceux qui subissent en ce moment la transition savent qu’adopter un rythme “travail” après la vie étudiante est épuisant), j’ai été suivie par une diététicienne pendant 6 mois.

    Prescription : pas de produits laitiers, c’est beaucoup trop gras.

    Pour le calcium, 4 yaourts nature par jour (pas allégés, ces produits maudits, et pas de sucre).

    Un repas, c’est 125g de protéines animales (125g = un steak haché.)

    Pas de porc, c’est trop gras, plutôt poulet, boeuf ou poisson gras (saumon) et 300g de légumes.

    Pas de féculents, sauf si on fait beaucoup de sport.

    Dans une vie sédentaire, ça s’accumule.

    Soit.

    Admettons (mais je sens que cette version du “régime équilibré” est facilement attaquable : “lâchez vos com’s” !).

    Au bout de 6 mois, j’ai capitulé.

    J’en avais vraiment marre du poulet, du saumon, du steak.

    En revanche, j’ai redécouvert les légumes (300g sérieux, ça cale) et les féculents me manquaient.

    J’ai donc remanié le régime à ma sauce.

    Notez que 125g de viande, ce n’est pas énorme.

    On arrive facilement à récupérer l’équivalent en protéines végétales.

    Le tofu est un substitut “facile” : je lui colle une sauce aux légumes ou un curry selon mes envies, je suis tranquille en protéines.

    Mais ça marche aussi en incluant du soja frais à votre wok de légumes, ou en utilisant les fameux couples de légumineuses ; j’alterne riz + haricots rouges (en burritos végétaliens, mmmmh), pâtes + pois chiches (tomates/basilic, ou huile/ail/piment), lentilles (j’ai appris le Dal indien, ma nouvelle drogue), j’accompagne mes ratatouilles bio de quinoa, en été je m’en fais des tupperwares froid pour les pique-niques (une variante de taboulé).

    Mes astuces pour ne pas carencer en protéines sont aussi et surtout les noix, le houmous (purée de pois chiches), le tahini (purée de sésame) et les falafels.

    Un de mes plats spécial re-boost si je me sens à plat est un pad thaï maison : udon noodles, légumes sautés (oignons, poivrons, soja, choux chinois et/ou brocolis), avec une sauce soja + beurre de cacahuètes + piment + sucre + jus de citron.

    Plein de saveurs, tout ce qu’il faut pour décoller.

    Et c’est addictif tellement c’est magnifique.

    Être vegan et manger équilibré : à bas les idées reçues ! (1/2) padthai

    Les protéines végétales sont ingérées en plus faibles quantités, mais elles sont plus efficaces, c’est-à-dire qu’on les absorbe mieux.

    Donc on s’y retrouve assez facilement.

    C’est certain que s’il fallait ingurgiter l’équivalent de 250g de steak en protéines végétales, j’aurais fait une overdose de soja en 2 jours.

    Je ne parle pas des quantités ; voilà l’élément variable.

    Ça dépend des gens !

    Si vous devenez vegan du jour au lendemain, vous aurez une DALLE MONSTRE les premières semaines.

    Si vous y allez progressivement, même sans vouloir arrêter complètement les produits animaux, vous ressentirez les bénéfices tout aussi rapidement.

    Je ne m’étais jamais dit que je voulais arrêter les produits laitiers.

    Mais en l’espace de quelques semaines, j’ai ressenti un tel changement, dans le confort de digestion, l’après-repas, que je ne pourrais sans doute plus y revenir.

    Moi qui fut fan de fromage pendant quelques années, le confort d’une vie sans produits laitiers compense largement pour le “sacrifice” d’une vie sans raclette.

    C’est dit.

    Le fer et le calcium ?

    On les trouve essentiellement dans les légumes verts (brocolis, épinards, haricots, petits pois, choux, etc… )

    Astuce ?

    Si vous les agrémentez d’un jus de citron, vous absorbez plus efficacement le fer.

    La carence en calcium est la plus facile à éviter, tant les substituts sont nombreux : laits de soja ou d’amandes sont parfaits pour votre chocolat chaud du matin ou du 4h, j’en utilise abondamment dans mes gâteaux (mes collègues ont récemment salué mon carrot cake vegan ; c’est la minute “je me la pète”).

    Certains laits sont fortifiés en B12 (dont nous reparlerons).

    On trouve également facilement du calcium dans les légumes verts.

    C’est sûr qu’un verre de lait contient plus de calcium qu’une portion de brocolis.

    Mais le calcium d’origine animale augmente l’acidité de l’organisme, qui doit puiser dans le calcium des os pour faire baisser cette acidité.

    Le calcium du lait animal n’est donc pas la panacée.

    Ah oui, tous les végétaliens que j’ai rencontrés étaient assez calés en diététique et en métabolisme humain.

    Effet collatéral d’un régime “non-conventionnel” qui oblige à se documenter soi-même, sans doute…

    Depuis que je suis « strictement » végétalienne, je goûte religieusement.

    J’ai toujours des barres de céréales dans les poches ou dans le sac, un fruit si je peux, et une réserve d’amandes que je grignote vers 16h.

    …Mais… ET LA B12 ?

    Oui.

    La vitamine B12 ne se trouve pas dans les produits végétaux.

    Ni la D3 qu’on trouve essentiellement dans le poisson (ceux/elles qui n’en mangent pas, vous êtes sans doute carencés en D3 de toute façon).

    Donc oui, je prends des gélules de B12 et de D3 de temps en temps.

    Niveau contrainte, c’est rien comparé à la pilule ; si j’oublie ma B12, je la prends quand je veux.

    Quant à choisir un régime “par défaut carencé”, je dois vous avouer que cet argument m’a longtemps, longtemps retenue.

    Mais on en revient toujours au premier point : la clé, c’est l’équilibre.

    Quand j’étais omnivore, j’étais systématiquement carencée en fer et en vitamine C.

    J’absorbais mal le fer animal.

    Je prenais régulièrement des gélules de fer et des pastilles de vitamine C.

    Depuis que je mets du jus de citron sur mes brocolis (et du poivre pour le goût), deux révolutions ont eu lieu dans ma vie : 1/ j’aime les brocolis, 2/ je n’ai jamais eu d’aussi bons bilans sanguins.

    Cet équilibre vaut bien une prise de gélule en concession, à mon avis.

    Vous devez trouver votre équilibre, avec l’aide de médecins, de diététiciens, d’amis, de forums Internet, de ce qui vous permet d’accorder vos choix avec votre santé.

    Oui, je recommande même des sources non scientifiques, ainsi que cet océan d’incertitude et d’intox qu’est Internet.

    Mais toi qui dans la semaine alterne pâtes jambon-beurre-gruyère, pâtes bolo, pâtes pesto (pour la verdure), pâtes Sodebo (« boh, j’avais pu de casserole propre…« ), pizza, bière+chips+vodka le samedi, admets que tu n’as pas besoin d’un gourou de la médecine moderne pour t’aider à “corriger” ton équilibre alimentaire…

    J’ajoute que je suis très sportive (5 jours sur 7) et que j’avais la solide habitude de tomber malade 3 fois par hiver (un trio gastro-angine-rhino).

    Aujourd’hui je suis toujours très sportive, je me blesse moins, je ne suis pas (vraiment) tombée malade les 3 dernières années.

    Ça ne prouve rien à personne, mais ça me conforte dans mes choix.

    Idée reçue n°2 : la privation

    Si je ne vous ai pas fait saliver avec mon pad thaï maison, mon dal ou mon carrot cake, attendez que je vous parle de mes muffins banane chocolat…

    Être vegan et manger équilibré : à bas les idées reçues ! (1/2) carrotcake

    Le fameux carrot cake et son smoothie aux fruits

    La privation c’était AVANT.

    Mange pas ci, mange pas trop de ça, mange 5 fruits et légumes par jour, ne mange pas trop gras, trop sucré, trop salé, pratique une activité sportive régulière.

    Mais bon, si tu demandes des légumes sans beurre à la cantine, alors là, c’est la levée de boucliers.

    Un pain au chocolat tous les 15 jours et ma mère me tombait dessus comme si je mettais ma santé en péril, mais en revanche “bon, il reste une part de quiche lorraine, faut la finir” (pour ceux qui l’ignorent, la quiche lorraine c’est pâte brisée = beurre, flanquée d’une omelette au lard et au fromage, en gros).

    Bref, avant, j’avalais en un repas l’équivalent calorique d’une journée entière.

    Donc quand j’avais envie de M&M’s au ciné c’était non, les calories. Le mal.

    Forcément, maintenant, c’est l’inverse.

    Je tartine le beurre de cachuète sur mon pain multicéréales le matin en avalant 3 fruits différents, j’emporte un muffin et un stock d’amandes “pour tenir l’après midi”.

    Et M&M’s vient de sortir une variété chocolat noir SANS LAIT.

    Mesdames et messieurs, Dieu existe (et il est vraisemblablement végétalien).

    Quant à toutes ces choses qu’il FAUT aimer sous peine de commettre un suicide social assuré, type les glaces, le Nutella, et j’en passe : je distingue deux types d’aliments.

    La catégorie “Nutella”, qui comprend également les Kinder, etc., correspond à la pression sociale.

    Je ne me suis jamais mise à fumer malgré la “pression sociale”, j’ai fini par adopter le même raisonnement avec les aliments.

    De toute façon, je n’ai jamais aimé le Nutella !

    La 2ème catégorie est ce que j’appelle les attaches émotionnelles.

    Il se trouve que les spaghettis carbonara sont LE plat de ma famille.

    J’ai tellement de souvenirs autour de ce plat que quand je vivais loin, il me suffisait de le cuisiner pour me retrouver à table avec eux.

    Ces aliments sont les plus difficiles à supprimer.

    Mais il s’agit finalement d’une simple prise de conscience.

    Je n’aime pas moins ma famille parce que j’ai décidé de ne plus manger d’aliments que je n’apprécie pas pour leur goût mais pour les émotions qu’ils me rappellent.

    Je garde ces émotions précieusement à l’intérieur de moi, et je n’ai pas besoin d’une odeur de lard grillé dans tout mon appart pour penser à mes proches.

    Il en va de même pour le chocolat chaud de mon enfance et la tarte aux myrtilles de ma grand-mère.

    Leurs versions vegan existent, et ce sont de nouveaux souvenirs qui s’y attacheront.

    Je garde un souvenir indélébile de mon premier carrot cake vegan.

    Grandir, c’est aussi lâcher prise sur certaines choses, en découvrir et en aimer d’autres…

    Mes parents m’ont justement éduquée de sorte que je devienne une adulte indépendante, apte à faire ses propres choix, intelligemment et dans le respect d’autrui.

    J’ai le sentiment de faire honneur à leur éducation dans ce sens.

    À très bientôt pour casser de nouvelles idées reçues concernant les végétalien-ne-s !

    En attendant, n’hésite pas à venir réagir dans les commentaires !

    http://www.madmoizelle.com/vegan-idees-recues-1-120062

  • Nous sommes tous des animaux

    1535558_723980174278693_1161902008_n.jpg

    Les animaux nonhumains souffrent lorsque leurs besoins, attentes et désirs ne sont pas satisfaits.

    Tous les mammifères (humains et nonhumains) ont les mêmes structures dans une partie du cerveau appelée le système limbique, qui est principalement responsable de notre vie affective et de la formation des souvenirs.

    Les mammifères partagent aussi les mêmes neurotransmetteurs qui sont importants dans les émotions de traitement.

    Les animaux peuvent ainsi expérimenter certaines choses plus intensément que les humains.

    Nous devons traiter les membres des autres espèces animales qui peuplent cette terre avec respect et amour : ils ne méritent pas moins.

    Aucun être humain ne devrait causer de souffrances à un animal pour satisfaire ses intérêts, ni lui infliger la mort.

    Les animaux ne sont pas des objets.

    Ils ne sont pas des propriétés.

    Nous ne les possédons pas.

    Les éthologues eux-mêmes ont changé de paradigme : avec l'aide des nouvelles technologies comme l'IRM fonctionnelle, les scientifiques en sont venus à comprendre que les animaux ont des émotions, des sentiments, et qu'ils sont intelligents.

    Même s'ils ne l'étaient pas, en vertu de leur seule sentience, ils possèdent des droits fondamentaux que nous leur nions arbitrairement.

    L'"intelligence", outre qu'il en existe de multiples formes et qu'elle est irréductible à l'intelligence humaine, n'est pas le critère qui seul doit permettre l'intégration à la communauté morale : le simple fait d'avoir une conscience subjective, des désirs, des intérêts à satisfaire, le simple fait de tenir à sa propre existence, le simple fait, en un mot, d'être sentient, fait d'un être un membre à part entière de la communauté des égaux.

    Nous savons que les animaux souffrent du syndrome de stress post-traumatique, qu'ils souffrent des mêmes symptômes que les humains dans les mêmes conditions.

    Nous devons refuser l'utilisation et l'exploitation animales.

    Plus aucun produit d'origine animale dans nos vies.

    Devenons végans.